28 réflexions sur « Enfin une aide en ligne pour nos « Grands intellectuels français » à l’Égo endommagé »

  1. Aussi bon que les stratégies qu’on apprenait aux gens dejà dans les années 1970 dans les écoles de commerce :

    Comment faire admettre au client que ses réticences seront abattues, l’une après l’autre.
    … Même s’il y en a beaucoup, des réticences, elles ont toutes leur ligne de faiblesses, leur fêlures.

    Pour une fois qu’une fabrique du consentement va vers le bon consentement…

  2. J’ai éclaté de rire.

    Mais au sujet de Rouen :
    autour de la zone du site Sevozo il y a des communes, des prés, des champs, des cultures, des maraichages.

    va-t-on les distribuer dans toute la France ? ou le gouvernement va-t-il prendre les mesures de destructions de toutes les récoltes ?

    à surveiller de près.

    1. @Annie Stasse
      Tout dépend de ce que vous entendez par ‘autour de la zone’…
      À proximité il y a d’abord d’autres usines ‘Seveso’ ou pas, la Seine bien sûr avec le port maritime et fluvial, des habitations très proches pour certaines dont des écoles et des terrains de sport (rive gauche), un cimetière assez grand, des maraîchages pas ou très peu à ma connaissance, de la forêt, des habitations moins proches rive droite, et Éole a orienté ce jour là le panache de fumées vers ces dernières se trouvant au nord/nord-est, vers le plateau sur un axe Lubrizol/Bois-Guillaume/Isneauville, et au-delà sans doute… ?
      Pollution des cultures, j’ignore l’impact exact (sur le bétail peut-être ?) mais ça ne doit pas être pire que les engrais et pesticides habituels… :-\
      Je dégusterai toujours du délicieux Neufchâtel. 😉
      Enfin, je cite tout ça de mémoire, mais ça doit être très facile de se faire une idée via ‘maps’ !

      1. @François Corre
        merci pour toutes ses précisions de la part de quelqu’un qui a l’air de connaitre les lieux, ce qui n’est pas du tout mon cas, cela fait très longtemps que je ne traverse plus Rouen pour aller sur la côte ; j’ai gardé un souvenir prégnant des fumées stagnant dans cette vallée,
        Et j’ai rajouté mes souvenirs du fameux nuage de Tchernobyl ! qui avait contourné la France ! alors que les champignons, par exemple étaient tous contaminés.
        je me suis aperçue après publication que j’avais omis les animaux…
        vous les citez par l’intermédiaire du Neufchâtel !
        à surveiller quand même, car pas que les habitants seront impactés, me semble-t-il, et il n’est question que d’eux, qui déjà s’alarment du manque de l’attention que l’État leur porte.
        merci pour vos précisions.

  3. Les anti-Greta ont déjà perdu la bataille.

    Ce qui s’est passé à l’ONU est un coup de maître, personne ne l’a vu venir ; l’effet de surprise est total. D’où les réactions à proportion des affects et d’un discours jusqu’ici inaudible en prime-time.

    Merci au secrétaire général de l’ONU et aux quelques personnes qui se sont associées à Greta Thunberg dans cette opération magistrale. Cela a l’efficacité d’un opération de communication réussie, mais c’est bien plus que cela, car il s’agit de notre avenir à tous sur cette planète.
    Cela sonne aussi un peu comme le coup d’envoi du nouveau paradigme qu’on attendait, et qui tardait à s’annoncer, ce alors même que la météorite Trump encore fumante commence tout doucement à se refroidir, vivant ses dernières « gloires ».

    Rien n’est encore gagné mais il y a sans doute déjà là les prémices de quelque chose qui se met en place.
    Peut-être, rétrospectivement, dirons-nous y jour, que le discours de Greta Greenberg était le coup de gong du nouveau monde qui s’annonce.

    Ne pas oublier les autres jeunes qui entouraient Gréta, comme cette lycéenne Sud-Africaine, Ayakha Melithafa :
    https://blogs.mediapart.fr/jacqueline-derens/blog/270919/ayakha-melithafa-une-lyceenne-sud-africaine-avec-greta-thunberg

      1. @ méchante mouette rieuse de gaston,
        merci de remettre en mémoire cette magnifique intervention.
        J’avoue ne pas comprendre votre « bof » ni votre réflexion désabusée, mais ça, au fond, peu me chaut…

      2. Toujours les mêmes bonnes vielles techniques de social engeneering , plus les ficelles sont grosses moins ils les voient , que voulez vous y faire , ils sont endoctrinés 🙂

  4. J’ai l’impression qu’un nouveau front est en train de se former:
    – Ceux qui pensent comme Greta, beaucoup de jeunes qui aspirent à la même vie que les autres, mais ces autres ont tout pris et même plus (cf. les dettes).
    – Ces autres qui veulent bien sauver la planète tant que ça ne leur coute rien
    Ça va brasser, à coup de stigmatisation et de taxes.
    Et puis un jour proche, ces autres réaliseront qu’on peut vivre tout aussi bien, avec moins.

  5. La « haine » contre Greta Thunberg peut et doit être moquée et combattue. Mais attention, ce n’est qu’un effet dérivé et une conséquence du véritable problème et de la véritable résistance, qui n’est pas seulement ni même pas forcément principalement du fait des « intellectuels ». Et dégonfler la haine contre Thunberg ne suffira pas.

    Le véritable problème, c’est que la réalité de l’impact de l’humanité sur la biosphère est TERRIBLEMENT anxiogène. Ce n’est pas la faute de ceux qui le disent, bien sûr. C’est juste la réalité, et la réalité se fiche éperdument de savoir si elle nous angoisse ou pas.

    Et c’est bien la raison pour laquelle on entend de plus en plus de récriminations contre une écologie « anxiogène » dont certaines personnes refusent d’entendre parler, des reproches comme quoi « vous faites peur aux gens », ou des phrases comme quoi « moi je n’accepte qu’une écologie positive » – sous-entendu ne me parlez pas de risques qui m’effrayent trop. Ce ne sont pas les petitesses de quelques vedettes à l’ego endommagé. C’est bien plus profond que ça.

    Il faut le dire, en matière d’impact de l’humanité sur la biosphère, nous en sommes largement au stade de HANNIBAL ANTE PORTAS : Hannibal est devant les portes de Rome avec son armée. La seule manière de ne pas être inquiet, c’est de ne pas être au courant – ou alors de se mettre la tête dans le sable. Le danger n’est pas littéralement une troupe d’ennemis bien sûr. Mais il est largement aussi grave que si une armée de fanatiques sanguinaires était aux frontières.

    Et il est d’autant plus anxiogène que la solution n’est absolument pas évidente. La seule chose qui est certaine c’est qu’il devrait s’agir d’une solution d’ensemble, prenant en compte l’ensemble de la réalité et des limites, et à l’échelle de l’humanité. Et une fois qu’on a dit cela, on peut être découragé d’avance.

    On peut choisir la tête dans le sable. On peut l’en sortir, mais seulement pour s’accrocher à quelques fragments d’idée, même si à eux seuls au mieux ils peuvent aider mais sont loin de suffire, voire même ils sont nuisibles – et cela revient à ne pas vraiment la sortir du sable bien sûr :
    – Je vais faire des B.A.s écologiques, trier mes déchets et éviter de prendre l’avion. C’est sûr, ça va le faire !
    – Je vais faire confiance aux politiciens dont le discours est plein de petites fleurs et qui promettent de tout repeindre en vert. C’est sûr, ils vont le faire !
    – Je vais faire confiance aux dirigeants de multinationales qui font écrire des plaquettes d’entreprise avec plein de mots verts. C’est sûr, ils vont le faire !
    – Je vais faire confiance à ceux qui veulent mettre des énergies renouvelables partout. C’est sûr, ça va le faire !
    – Je vais croire que tout est de la faute des capitalistes, ou des 1%, ou des riches. C’est sûr, ce sont eux les coupables. Qu’on s’en débarrasse, et ça va le faire !
    – Je vais croire que tout est de la faute des étrangers, qui font trop d’enfants, ou viennent prendre le pain des bonnes gens comme moi. Qu’on s’en débarrasse, et ça va le faire !
    – Perdu pour perdu, qu’au moins on s’organise en Europe / en France, on va s’adapter aux changements et que les autres aillent au diable. C’est sûr, ça va le faire !
    – Perdu pour perdu, qu’au moins on s’organise dans ma petite famille / ma petite communauté paysanne ou autre. On construira une survie depuis le bas. C’est sûr, ça va le faire !

    Un homme que l’on prévient d’un danger majeur veut qu’on lui donne en même temps la solution. Thunberg a d’autant plus raison qu’elle ne cache pas qu’à ce jour LA SOLUTION N’EXISTE PAS ENCORE. Et qu’il s’agit de la créer, tous ensemble.

    Mais cela signifie d’accepter de faire face à l’angoisse, sans le secours d’une immédiate béquille « Mais on va faire telle chose, et tout s’arrangera ».

    Il est nécessaire d’accepter de faire face à Hannibal et à son armée, sans aucune arme dans les mains. Accepter de regarder en face le gouffre et l’angoisse. Et se faire confiance les uns les autres, s’entraîner les uns les autres, afin de construire nos solutions. Sachant que même dans le meilleur des cas, il se passera longtemps avant que nous puissions avoir ne serait-ce qu’une confiance modérée dans leur efficacité.

    Tout cela, avec l’ennemi dans les yeux.

    C’est difficile. Et c’est inévitable.

  6. Je me pose des questions sur les connaissances scientifiques élémentaires de nos intellectuels… Et pas seulement concernant le réchauffement climatique, car il se trouve que j’en connais un qui, apprenant qu’on a photographié un événement stellaire distant d’un milliard d’années-lumière, ce qui veut dire que l’image de l’événement a mis un milliard d’années à nous parvenir, et donc que l’événement en question s’est produit il y a un milliard d’années, nous affirme sans rire qu’il est « sur le point » de se produire…

    Et de s’interroger gravement : « Si c’est dans un milliard d’années on a peut-être le temps de décompresser, mais si c’est dans dix minutes… ». Non Paul, ce n’est pas *dans* un milliard d’années, c’est *il y a* un milliard d’années… Dans la passé, pas dans le présent ni dans le futur (on apprend ça au collège, je crois).

    Pas de quoi, donc, ironiser sur errements d’autrui. (Pour plus de détails, consulter l’Évangile selon Matthieu, 7, 3-5.)

    1. Ah zut ! Ça m’apprendra à parler de choses que je ne comprends pas et à donner mon opinion définitive sur des questions dont je n’ai pas la moindre notion ! Je dirai pour ma défense que je me suis laissé entraîner par le mauvais exemple d’un certain nombre de commentateurs ici sur le blog !

      P.S. Herculine, entre nous, cette collision, c’est plutôt dans un milliard d’années ou dans 10 minutes que nous saurons (vous voyez que je vous lis avec attention !) si elle a eu lieu (vous ne m’avez pas tout à fait ôté mon inquiétude) ?

    2. @ Herculine Barbin,
      Que des événements soit situés à plusieurs milliards d’années-lumière n’empêche pas que dans certains cas une succession rapide dans nos observations soient effectivement faite dans notre présent : cf. les gigantesques sursauts gamma ou l’apparition d’une supernova qui ensuite disparait (ce que les astronomes chinois avaient déjà noté bien avant Tycho Brahe).
      La détection des ondes gravitationnelles nous permettra un couplage avec un sursaut gamma observé par les moyens habituels. On peut donc tout à fait parler d’une vérification dans 10 mn ou dix jours : ce passé se découvre ainsi dans notre présent et l’usage du futur n’a rien de choquant pour moi (qui ne suis pas physicien).

  7. Ce qui n’augure rien, mais rien de bon, c’est que la toute grande majorité de la nomenclature au pouvoir (politiques, économistes, « intellectuels », journalistes, capitalistes, syndicalistes, religieux, la Gauche et la Droite) se retrouve « derrière cette ligne ».
    Question:
    Connaissons nous des dirigeants réellement pro Greta cad réellement pro future ?
    Moi pas.
    Nous avons choisi: après nous, les mouches (enfin, j’espère qu’elles survivront).

    1. Eh bien je crois qu’entre une Elisabeth Warren et un Donald Trump , par exemple, il y a une différence sensible, j’espère que vous l’avez noté.
      Les gouvernants ne pourront pas restés très longtemps les bras croisés, d’une part s’ils tiennent à être ré-élus, et d’autre part parce que les générations montantes pourraient connaître une élévation de la température moyenne à la surface du globe de plusieurs degrés, jusqu’à 7 aux dernières nouvelles. Personne n’a envie de commencer sa vie avec la perspective de rôtir sur cette planète. La tension va donc monter, car les infos sont là, et des humains normalement constitués ne restent pas sans réagir, d’autant plus s’ils sont encore jeunes et disposent pleinement de leur facultés intellectuelles pour intégrer l’ information scientifique disponible.

  8. @Hadrien, il n’y a pas de candidat ou de dirigeant pro-Greta … ni même anti-Greta. A mon avis, en invitant Greta à l’ONU le but de Guterres n’était pas d’influencer les dirigeants, mais ceux qui votent pour eux.

    @méchante mouette rieuse de gaston : oui, on a vu ça en 1992. Mais qui est « on » ? J’étais tout aussi écolo en 92 qu’aujourd’hui, je ne me souviens pas que la jeune fille de 92 ait eu un impact sur les gens au point de les faire sortir dans la rue !

  9. Les censeurs du billet sur la vaisselle n ont jamais vécu la situation ou quoi? Moi j avais souvent revoir à l arme suprême dans cette situation : l anti moisissure associé au fast food 🙂 jusqu ai jour où au comble du désespoir j ai suicidé mon double écolo et acheté une machine 😉

  10. La politique telle que nous la connaissions n’avait pas vocation à changer le futur (d’autant que visiblement, il n’est plus ce qu’il était). Elle reste cependant d’actualité à en croire toutes les réactions suite au discours de Great GRETA à l’ONU.
    Il faut bien reconnaître que la politique est faite d’hommes et de femmes qui lorsqu’il envisagent de prendre des mesures impopulaires, scient malheureusement la branche sur laquelle ils sont. Dans ce cas, leur faiblesse n’a d’égal que leurs intérêts. Ce qui n’est plus du tout le cas pour GREAT GRETA qui non seulement leur vole la vedette mais assoieTOUTE SA LEGITIMITE. VIVE GRETA.
    Nécessité faisant loi.

    1. @christian brasseur

      Les mesures envisagées sont impopulaires parce qu’elles ne sont porteuses d’aucun futur désirable. Se serrer la ceinture ad vitam æternam pour maintenir le système de domination capitaliste tant bien que mal, c’est insupportable pour la majorité des gens. C’est donc avec la plus extrême pertinence qu’elle rejette ce type de politique, même inconsciemment.

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