23 réflexions sur « Vidéo – lapireexcuse vs covid 19 : Laure Noualhat et Paul Jorion »

  1. Quand je vous écoute parler du monde de demain, j’entends ma grand-mère, née en 1910, décédée en 2012, parler du monde de sa petite enfance à la campagne.

    1. Elle a eu bien de la chance (évidemment elle a eu les guerres, la Dépression, etc.). Plusieurs de mes enfants ont su reconstituer, adultes, cette vie-là, mais aucun financement ne leur est tombé du ciel : ils ont dû d’abord choisir cette vie, et lutter ensuite pour la bâtir (et ils avaient, entre autres, un père aimant pour les encourager 😉 ).

  2. Mes enfants ont également choisi une vie où l’être vaut plus que le paraître et l’avoir. Ils vivent avec peu d’argent mais ils sont heureux et en accord avec leurs choix.
    Quand j’ai pris ma retraite, je suis allée m’installer dans un village de 2500 habitants et j’y ai construit une maison avec bois, paille et terre. Ce chantier n’aurait pu se réaliser sans le soutien et la participation de mes enfants et d’amis, sans l’organisation de chantiers participatifs, sans des chantiers chez d’autres auto-constructeurs pour y apprendre des savoir-faire, sans l’aide d’éco-artisans…
    Dans le village, avec des amis, nous avons acheté et mis en commun de l’outillage, une
    remorque…
    J’aimerais, comme Laure qui participe à l’émission, trouver une solution de voiture partagée.

    @Arnould, juste une question : combien de personnes dans le monde vivent au-dessus du seuil de pauvreté et doivent par obligation vivre sobrement ?
    Résister à revisiter son mode de consommation est vraiment un problème de riches !
    Et puis, merci pour cette émission.

  3. Le débat entre solutions micro et réflexions macro n’a pas vraiment été tranché dans la perspective d’une nécessaire convergence entre les deux dans les années ( combien ?) à venir .

    Le sujet de l’immigration en particulier est resté en suspens entre ces deux « moyens ». ( pas de référence à une annulation de la dette et programme d’investissements massifs dans les pays « émetteurs » via leur regroupements continentaux ou presque )

  4. M. ATTALI constate un tournant selon lequel pour la première fois à sa connaissance dans l’histoire de l’humanité, la vie passe avant l’économie. Cela semble être le cas effectivement dans notre société de consommation, sera-ce également le cas pour l’Afrique et pour d’autres régions du globe un peu en retrait de notre système, où la vie d’un citoyen ne vaut pas celle d’un citoyen d’origine américaine p.ex., et je ne parle pas que d’un point de vue financier, bien que…

  5. L’opposition micro-macro semble bien artificielle. Bien sûr, les expériences micro sont très intéressantes, mais si le macro ne change pas, elles resteront marginales. Le système dominant s’en chargera, et tant qu’elles resteront marginales, le système les tolèrera avec « bienveillance » (autant de personnes occupées ailleurs). L’expérience récente de la ZAD de l’aéroport de Nantes n’est-il pas éclairant ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui, après la répression farouche du système qui l’a totalement éliminé. Et bien d’autres exemples (on pense à toutes ses expériences alternatives des années 70-80). Pour moi , les expériences micro sont proches du survivalisme, au sens où elles n’apportent pas de solution globale à l’échelle des enjeux. Mais peut-être me trompe-je…

      1. Oui , mais le défi du passage cohérent du micro au macro , défi jamais résolu par la pensée anarchiste en dépit de ses efforts de réponses , demeure et devra bien être derrière nous si on veut atteindre l’espoir d’une gouvernance mondiale supportable par tous les étages « locaux » .

        https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371430

        Le simple principe de substitution tenté par l’Europe avec des succès et des échecs, n’a pas encore apporté de réponse sans faille et interprétation à cette difficulté .

        L’exemple de l’adossement des « monnaies » locales aux monnaies nationales ou internationales et à l’économie réelle , pourrait peut être constituer une piste de solution « support » avec le bancor , mais j’avoue rester de mon côté prudent vis à vis de monnaies virtuelles de type bitcoin ,trop facile à « truander » .

        Quant à la disparition de l’argent …..

        https://philitt.fr/2015/01/04/dostoievski-largent-le-jeu-et-la-creation/

  6.  » Nous-mêmes ne serons plus les mêmes. Si nous aurons beaucoup appris des faiblesses de celles et ceux qui nous gouvernent et nous exploitent, nous avons aussi expérimenté notre force d’intelligence collective. La réflexion politique sur le monde d’après doit prioritairement puiser dans cette expérience qui est aussi une expérience d’espoir.  » – Alain Bertho – Anthropologue / Saint-Denis.

    Article – Club Mediapart :  » Ne les laissons plus décider de nos vies  » :
    https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/200420/ne-les-laissons-plus-decider-de-nos-vies

    1. Rien de bien nouveau .

      De façon plus générale , c’est le sujet de la répartition des domaines de compétences et de la meilleure façon de l’exercer que connaissent bien les élus locaux , à la fois vers le « haut » ( décentralisation/déconcentration ) et vers le « bas » ( place du milieux associatif et des comités de quartiers ou autres , dans l’élaboration des choix et la gestion de proximité , en crise ou pas ) .

      Bref le très vieux chantier permanent , pour faire que le « pouvoir » de faire concrètement l’action , et le « pouvoir » institutionnel correspondant s’articule correctement .

      Par contre le vrai progrès sera de trouver enfin le bon mécano dans l’élaboration des choix en intégrant le terrain , les élus intermédiaires ( locaux et /ou parlementaires ) et le niveau national , car les français qu’ils soient de base ou président , ont encore d’énormes remises en question à opérer pour progresser dans ce sens , et apprendre la répartition des tâches et des responsabilités au bon niveau d’efficacité .

      Je ne suis pas sur que la Loi 3 D évoquée par ailleurs soit une réponse certaine à cet enjeu . On doit cependant se réjouir que notre démocratie imparfaite permette qu’on en discute et qu’on teste de nouvelles solutions .

      PS ; je regarde avec un peu de circonspection les outrés de l’absence de masques et tests , qui étaient les mêmes à se foutre de la gueule et se plaindre de Roselyne Bachelot .

      1. @ Juanessy

        En vouloir à Roselyne Bachelot, rien d’étonnant. C’est elle – par sa loi qui porte son nom – qui a tué l’Hôpital Public en faisant de celui-ci une entreprise à but purement lucratif et les malades un simple stock de marchandises à soigner ou à jeter à la morgue (ou maintenant dans des hangars de Rungis !). Pour mieux se souvenir de l’entreprise hautement nuisible de madame Roselyne Bachelot – outre le fiasco de sa communication lors de l’attaque du H1N1 – voici ce qu’en pensait Monsieur Grimaldi, Chef de service à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, en avril 2012, via un Article du « Nouvel Observateur  » :

        « La colère sourd à l’hôpital public. La loi Bachelot, a, selon André Grimaldi, chef de service à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, anéanti le service public hospitalier. En ces temps de campagne présidentielle, il appelle à appliquer à la santé des principes démocratiques plutôt que bureaucratiques  » :

        http://leplus.nouvelobs.com/contribution/517294-la-loi-bachelot-a-fait-de-l-hopital-une-entreprise.html

      2. Déconnecté depuis plus d’un mois j’ai eu tout le temps de voir et entendre madame Bachelot à la télé commenter l’actualité sanitaire et pas que.
        Tout d’abord on lui retirera pas les masques qu’elle avait bel et bien stockés lors de son ministères et que d’autres se chargèrent ensuite de déstocker avec les résultats calamiteux que l’on sait.

        Ceci étant dit, effectivement, aucun journaliste ou présentateur à ma connaissance ne lui rappelé sur les plateaux télévisés sa calamiteuse politique de l’hôpital public. Une politique qui ne s’est jamais démentie jusqu’à ce jour puisqu’au journaliste qui demanda lors d’une conférence de presse à monsieur Lemaire ce qu’il pensait des déclarations du directeur de l’ARS du Grand-Est selon lesquelles la politique de suppression de lits à Nancy devait se poursuivre, le ministre répondit que cette politique était reportée, se gardant de répondre à la question subsidiaire quant à savoir si la réforme devait ou non être annulée. On se contenta donc de congédier l’imprudent fonctionnaire. Le gouvernement avait là pourtant une belle occasion de manifester une rupture franche et nette par rapport au politiques précédentes relevant du ‘gouvernement par les nombres’. Tacitement le bed-management n’est remis en cause par aucun membre du gouvernement. On évoque les primes, les salaires, mais des principes devant organiser l’hôpital public, que nenni. Macron a fait allusion à des changements plus tard, mais comme si on avait l’éternité devant nous pour changer de cap… il faut battre le fer quand il est chaud dit pourtant l’adage.

      3. @Pierre-Yves Dambrine :

        D’abord merci de revenir à la vie en même temps que votre ordinateur .

        Mon propos n’est pas de citer Madame Bachelot comme modèle idéal d’organisation des hôpitaux de l’ARS ( encore qu’elle évoque elle même le point que vous soulevez , s’agissant des ARS , dans le lien que j’avais mis en lien).

        C’est plutôt , parce qu’il m’est arrivé de prêcher comme d’autres , sur les risques de la destruction systématique sous nos yeux , de la fonction publique , dans l’indifférence presque générale , que je trouve un peu suspecte la pertinence de vue de ceux qui se réveillent trente ans trop tard parce que ça fait mal .

        Et qui sont prêts au même retard à la jugeote sur des sujets qui ne leur font pas encore trop mal et qui sont déjà là: au hasard , la cata climatique et biologique , la cata humanitaire déjà là pour plus du quart de l’humanité , le fléau de l’automobile ….

  7. Le chat : Ce qui fait qu’il n’a aucune chance d’appréhender son altitude mais qui le fait à chaque fois retomber sur ses pattes est un centre de gravité très bas.

    On aura appris des choses sur les Félins au moins durant notre domestication

    1. Le ministre de l’éducation nationale français est le seul je crois à poster des vidéos de lui pour s’exprimer sur la situation, il les portent au moins.

    2. Salut Lucas,

      Outre que je ne sais pas pas ce que vous désignez par « chat » – le système ? – j’aimerais bien qu’on arrête avec les félins ! « Pas de quoi fouetter un chat », « chat échaudé » et autres comparaisons peu flatteuses, qu’on leur applique sans arrêt. C’est dingue ça 😉

      Si c’est bien le système, je ne sais pas si le « virus » n’est pas plus adapté. Bouts de code inertes (structures, comptabilité par exemple) incapables de se reproduire seuls (c’est le travail qui produit la richesse malgré l’activité parasitaire de la finance et des marchands) qui infectent les cellules (nécrose de la pensée individuelle et collective) et qui mutent en permanence.

      C’est là que je vous rejoins, dans la capacité de rétablissement et d’intégration du système (équivalent de l’antibio-résistance et mutations) : qu’on pense seulement à la réintégration de figures comme Che Guevara, Bob Marley ou simplement du masque qui est en passe de devenir un accessoire de mode qui se structurera sur le même modèle que d’habitude.

      Faut-il y voir la raison d’une nécessité interne (c’est comme ça que l’on fonctionne), externe (rôle structurant de l’argent par exemple, dû à une de ses fonctions traditionnelle), autre ?

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