31 réflexions sur « Vidéo – L’Après-Covid-19… n’est pas pour demain ! »

    1. Oui, d’accord, un petit accident : je n’avais pas remarqué que la tête de mon rasoir était tombée, et comme je ne suis pas du genre à me concentrer quand je me rase !

      Un dilemme quand même : « Refaire pousser ma barbe » ou « Laisser repousser ma barbe » (ça risque de me tenir éveillé la nuit !)

  1. Bonjour Paul,

    Et merci à vous pour ce point fort utile à « pré »chemin de la pandémie en cours ! Car la déclaration « hasardeuse » de « grippette » à 15.000 morts par an en France (avec vaccin et sans confinement – on s’en souvient encore) est d’ores et déjà classée au rang d’anecdotique au regard des chiffres en cours ; partout les Trolls se sont donc bel et bien fourvoyés courant fin-janvier-février-début-mars, mais cela, on s’en doutait beaucoup : dont acte !

    Concernant la performance egotico-médiatique de Sir Didier Raoult, les études publiées jour après jour rétablissent peu à peu en effet la vérité dans cette affaire, et les nombreux relais naïfs de la part du plus grand nombre seront rapidement eux-aussi classés au rang d’anecdotique au regard des résultats en cours, notamment concernant les effets secondaires graves que provoque l’association hydroxychloroquine + azthromycine…

    Concernant le positionnement du climatosceptisme en tant que parti politique, certes, mais il faut faire très attention de ne pas dédouaner trop tôt le milieu hélas ! bien fragile de la science, car c’est bien ce milieu qui sert de terreau au lobbyisme, et notamment au lobbyisme climatosceptique ; s’interroger également quant à la légitimité des programmes stratégiques de recherche successifs qui produisent l’ensemble des opportunités nécessaires à l’émergence, puis au règne à durée indéterminée, de ce type de phénomène nuisible versant en permanence dans la contradiction…

    Concernant l’après-Covid donc, c’est très clair : ce n’est absolument pas pour tout de suite…

    Quatre facteurs non-exclusif, désormais propices au renforcement de la dystopie ultralibérale en cours, peuvent d’ailleurs s’opposer très violemment à l’arrivée définitive de cet après-Covid :

    1- la capacité de mutation de ce virus SARS-CoV-2 pouvant réduire à néant les résultats à venir des premiers vaccins, ajournant/repoussant d’autant l’arrivée de solutions possibles sur ce terrain là…

    2- la capacité d’aggravation de la situation du fait de l’approche du solstice d’été, et de la prochaine vague d’emballement climatique à venir dans l’hémisphère nord, ce que le plus grand nombre semble avoir oublié ; l’année 2020 semblant « simplement » se passer d’un pic épisodique de la part d’El-Nino, pour faire parler d’elle…

    3- la capacité de bellicisme des occidentaux, la Chine étant partout au sein du monde occidentale, montrée du doigt avec l’adhésion désormais du plus grand nombre, ce qui est d’ores et déjà totalement contradictoire avec la démarche scientifique globale en cours à laquelle les chinois participent pourtant activement… et enfin,

    4- la capacité de récupération politique pure et « simple » par des personnes seules, des groupes de gens, voire des partis existants, de cette démarche d’organisation de l’après-Covid (ce qui comprend également la constitution d’un état/monde providence), ce qui serait totalement contradictoire avec une nécessaire démarche se devant être à la fois universelle et complexe…

    Alors oui Paul ! Parlons d’utopie !

    Amitiés,
    Philippe

    1. Soubeyrand Philippe,

      Tu comptes rester terré chez toi combien de temps encore ?

      Aligner des problèmes, je pense qu’ici on sait tous le faire avec plus ou moins de réussite. Et la tonalité de tes propos me fait préférer très sincèrement l’immersion totale sans gestes barrières ni masque dans une foule en délire de trolls porteuse du Covid-19 ! T’as vu le misanthrope hier sur la 5 ? Si non, tu devrais le voir en replay…

      Tu as idée que malheureusement, COVID ou pas, politique ultra libérale ou pas, va falloir continuer à vivre et produire des biens et services quoiqu’il en coûte ? Y compris des choses non essentiels ? Et pas dans 6 mois, mais maintenant assez rapidement dans le mois qui vient. Protocoles, moyens de protections et gestes barrières aidant. D’ailleurs contrairement à l’idée répandu, une grande partie de l’activité n’a pas cessé depuis le 17 mars, et c’est bien grâce à ces gens que tu peux encore écrire sur net, manger et boire. Faudrait un mélange de Peste marié à Ebola et un R 0 de la rougeole pour envoyer tout le monde à la maison définitivement.

      Mais pour ceux qui peuvent, en gros les retraités, les rentiers, les CSP ++, les sans activités (anciens et forcés), et les riches qui ne remettront pas leurs enfants à l’école (pas besoin pour eux y décrochent pas), restez chez-vous, pour tous les autres ouvriers et employés, et leurs encadrement, ils vont devoir rejoindre leur poste, car sans eux, rien ne fonctionne.

      Si on n’a pas pu modifier la trajectoire, en pleine conscience, dans un monde sans COVID, riche, et interconnecté, penser le faire dans un monde en plein repli, en pleine récession, c’est plus qu’être utopique, ça porte même un autre nom. Mais je garde espoir, j’en suis aussi, car comme disait Audiard, ils osent tout !

      1. Mais Cloclo, tu sais bien que ce sont pulsions et mauvaise conscience qui godillent le cours de l’espèce. Pas la « conscience » encore moins la « raison » (ou alors : artefact volontariste à la sauce soviéto-kantienne, donc voué à névrose, la morbilité et l’effondrement). Donc l’après machin, il est tout vu : retour aux objets pulsionnels (c’est pas 250 000 misérables décès qui changent le cours de l’histoire, 50 millions n’y ont pas suffi), qu’elle qu’en soit la forme (ce qui ouvre un champ politique, domaine où échoue les effrayeurs, les millénaristes laïcs et les scrongneugneus)

    2. S’il m’est permis de rebondir sur le réchauffement. Non seulement il continue pendant le confinement, mais il semble bien s’aggraver. Le 1,5°C objectif de la Tartufferie -pardon, Cop- 21 (vous vous souvenez? L’Accord de Paris: historique! La planète est sauvée!…)- est quasiment atteint lors des trois premiers mois de cette année. Les anomalies positives sur le gigantesque territoire nord-sibérien sont apocalyptiques. Le taux de CO2 dans l’atmosphère relevé à Hawaï n’a jamais été aussi élevé. Heureusement, tout sera fait pour sauver le secteur aérien, le tourisme de masse qui va avec et les constructeurs de essuvés de deux tonnes et demi (oui mais « full hybrid!). Des millions d’emplois sont en jeu!
      https://global-climat.com/2020/04/14/temperature-mondiale-2e-mois-de-mars-le-plus-chaud-dapres-la-nasa/#comments
      https://global-climat.com/2020/04/14/co2-une-concentration-record-de-41785-ppm-a-mauna-loa/

      1. – « C’est saisonnier ? »

        – « Ouais, ça a l’air. Bon après j’en sais rien, mais ça diminue bien donc dans un mois, p’têt bien qu’y a pu rien hein ».

        La science médicale au 21ème siècle. Si ça diminue, ça se pourrait un peu que ce soit l’effet du confinement, je dis ça, je dis rien…

  2. Il y a un siècle et demi, le 20 avril 1871, le Conseil de la Commune de Paris publiait « la Déclaration au peuple français », cela était considéré par certains à l’époque comme faisant partie des utopies et les tenants de cette utopie devaient être combattus sans pitié…

  3. Bonjour Mr Jorion,
    Peut-être que l’après COVID démarrera officiellement lorsqu’il ne sera plus possible de trouver de l’argent facilement et/ou qu’il faudra rembourser les sommes folles qui sont empruntées ?
    D’ailleurs j’aimerais bien savoir comment on va rembourser alors que les besoins en santé seront énormes ?
    Taxe sur les transactions financières ? Taxe sur les biens de luxe ?
    Et quid de l’Europe dont on a vu que la solidarité entre états n’est pas le point fort ?
    Soyons positif et optimiste, le système actuel nous menait à notre perte. Avec un systeme post covid différent (au moins un peu), ça peut-pas être pire.
    Merci de continuer à nous informer et nous éduquer.
    Cordialement.

  4. La mini-série Les enfants d’Icare (Childhood’s end) est à voir absolument pour ses thèmes concernant l’évolution de l’humanité.

    Quand la science-fiction est écrite par des grands auteurs (Arthur C. Clark, Aldous Huxley, etc.) elle s’avère capable d’anticiper des possibles que les hommes politiques trop myopes ne peuvent envisager.

    1. Je n’ai pas vu la série, mais j’ai bien lu le roman de Arthur C Clarke il y a… un bail.

      Histoire de SF amusante oui. Notamment la nature du secret dans l’apparence des extra-terrestres, et la raison pour laquelle ils la cachent 🙂

      Cela dit j’imagine assez mal qu’il ait une correspondance quelconque avec un avenir possible.

      J’ajouterais que l’histoire est beaucoup moins positive qu’on peut le comprendre au premier abord. En un certain sens, aussi bienveillants que soient ces extra-terrestres, c’est bien la destruction de l’humanité qu’ils visent.

  5. L’après-Covid-19 n’est pas pour demain … et notre présent n’est guère engageant.

    Tous les jours dans Le Monde, il y a le carnet (naissances, décès…) et la rubrique Disparitions. Habituellement on lit des biographies de notabilités ayant eu des vies bien remplies (pour autant que l’expression ait un sens), et justifiant un dernier hommage plus ou moins long dans le Journal de Référence. Actuellement on y lit une sorte d’hécatombe : des hommes et des femmes, magnifiques personnes très âgées, victimes du Covid-19. En particulier la dernière génération des Résistants : des chênes qu’on abat…
    Je les lis avec émotion, respect et reconnaissance.

    J’avais pensé mettre plusieurs liens mais pour illustrer mon propos je choisis celui concernant le décès de Rafael Gomez Nieto, « Engagé en 1942 dans la 2ième Division blindée du général Leclerc, il a été avec ses compagnons de la neuvième compagnie [la « Nueve »], le premier à entrer dans Paris, le 25 août 1944. Il est mort le 30 mars, à l’âge de 99 ans, emporté par le Covid-19 ».
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/04/05/la-mort-de-rafael-gomez-nieto-dernier-soldat-de-la-compagnie-nueve-de-la-2e-db_6035646_3382.html
    Aura-t-il les funérailles qu’il mérite ? Et tous ces Résistants, et/ou rescapés des Camps de la mort, dans quelles conditions sont-ils décédés ? Qui osera nous dire que de toutes façons ils étaient si vieux ?
    Plus largement nos vieux, morts comme des chiens, seuls, isolés dans des chambres d’EHPAD, mis dans un sac, jetés dans un cimetière sans aucun proche, ne seront-ils pas une honte ineffaçable pour nos sociétés qui se jugent si avancées mais qu’un virus ramène aux temps les plus obscurs ?
    Certains nous suggèreraient-ils la solution racontée dans La Balade de Narayama : l’élimination des anciens comme fatalité rationnellement assumée ? https://www.senscritique.com/film/La_Ballade_de_Narayama/486637
    Un sous-penseur, philosophe de café du Commerce, déclare : « Pourquoi devrais-je porter le deuil exclusivement des morts du coronavirus, dont la moyenne d’âge est de 81 ans ? » Personne ne lui demande de prendre un deuil exclusif : on pourrait demander à ce pauvre type de tout simplement avoir de l’empathie pour tout humain qui meurt sans penser à des nombres, à des moyennes d’âge, des statistiques.

    Toute vie compte, passer les vies des vieillards par pertes et profits est une attitude abjecte ─ on doit se souvenir de ce que fit Vichy pour les asiles de fous dans les années 40, la disette générale imposée par les Nazis justifiant une extermination passive par la faim.
    Heureusement dans le terrible décompte quotidien, en France, ces décès apparaissent depuis quelques semaines mais il est urgent d’améliorer les conditions de nos compatriotes en EHPAD ou isolés dans leurs logements ; pour les EHPAD, ça commence enfin à bouger avec des visites bientôt autorisées.

    Voici un lien où Cyrille Rodolphe Gallion pose bien les problèmes sur ce sujet :
    https://blogs.mediapart.fr/cyrille-rodolphe-gallion/blog/190420/reponse-christophe-barbier-sur-les-vieilles-et-les-vieux
    Il résume avec force : « Le verni d’humanité qui se fissure en ce moment est effrayant, vous êtes effrayants. »

    Je serais en désaccord avec certains arguments à tonalité involontairement « utilitariste » comme celui sur S. Hawking. Pas besoin d’être encore « utile » ; il suffit d’appartenir à l’espèce humaine, qu’un jour on ait pu la servir pour le meilleur comme R. Gomez Nieto ou bien simplement d’avoir vécu en son sein, ni plus ni moins, et avoir le droit de finir dignement sa vie avec ses proches et ses amis.
    C. Gallion conclut en parlant de « propos irresponsables » émis par M. Barbier. J’aurais cet autre petit désaccord avec lui : ce sont des propos réfléchis qui disent la vérité d’une idéologie, une idéologie nauséabonde, mortifère et en effet « effrayante ».

    1. Oui, « l’après covid-19 » ne sera pas automatiquement ‘meilleur’, en fait nous n’en savons rien, mais en tout cas certains prennent les devants !
      Quant à CB, il n’en est pas à ça première connerie, doit même être posé là pour ça !? 🙂
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/20/jean-yves-le-drian-ma-crainte-c-est-que-le-monde-d-apres-ressemble-au-monde-d-avant-mais-en-pire_6037128_3210.html?forecast_method=widget&forecast_data=top_article_list

  6. Haha, l’argument de la salade, comme quoi il ne serait pas gentil de la manger…argument typique « carniste » dit du « cri de la carotte » ( https://www.insolente-veggie.com/le-cri-de-la-carotte/ ).
    Oui, l’homme est un prédateur comme les autre êtres vivants, mais rien ne l’empêche de réduire cette prédation puisqu’il y a bien plus efficace et moins nocif, et pour l’environnement, et pour les vivants d’une manière générale.
    Et un comportement, ça se cultive, ça ne nous tombe pas du ciel comme un péché originel.
    Tout cela pour dire que si l’on ne s’y met pas, que l’on ne veut pas voir qu’il y a des comportements plus prédateurs que d’autres, l’utopie n’aura pas lieu, effectivement…

  7. Je partage l’idée que le chemin à parcourir sera inédit pour des rapports sociaux , et une relation entre états et avec notre environnement au sens large , inédit .

    Ça veut dire que « l’économie  » au sens étymologique du mot , qui est le seul signifiant ( l’art d’aménager sa maison ), sera elle aussi inédite si nous voulons nous adaptés aux contraintes environnementales dont bio sanitaires et climatiques . Je ne sais pas imaginer dans quelle durée cette mutation par nécessité pourra se faire , ni si les relations entre peuples et celles plus « nationales  » , proches et intimes , sauront évoluer pour la permettre .

    Ça passe vraisemblablement par :

    – des adaptations de modes de gouvernance à tous niveaux ( et ça sera , comme on se connait , en particulier en France , pas le plus facile ),
    – une adaptation à la capacité de charge de la terre ,dont politiques énergétiques ,
    – le respect de la nature et de la biodiversité ( dont nucléaire ) ,
    – la coopération internationale pour ce prémunir contre les grands fléaux « prévisibles  » ( y compris les invasions de criquets toujours là ) et mieux gérer l’assistance sanitaire permanente ou de « pointe » .
    – des règles de transports de personnes et de marchandises à longue ou très courte distances , économes en énergie ,espace et non polluants .
    – une gouvernance mondiale sur des règles d’échanges et de commerce réécrites par la communauté internationale ( bancor )
    – bannir le profit comme fin ,
    – cerner de plus en plus les besoins essentiels et le « superflu » en tous domaines .
    – fixer le niveau d’humains « supportables » ,
    – fixer le niveau supportables de récalcitrants et celui des « sanctions » .
    -…

    Trente à quarante ans pour y arriver ?

    1. OSEZ Juannessy !

      VIREZ les Trolls in »supportables de récalcitrants » et DEMULTIPLIEZ les « sanctions », et là vous GAGNEREZ peut-être 5 à 10 ans ; Trolls et lobbies, même combat !

      COURT-CIRCUITEZ dans le même temps tous les intermédiaires administratifs et juridiques, et là vous GAGNEREZ peut-être 5 à 10 ans de plus ; on a hélas ! encore jamais vu des vitesses juridiques linéaires se caller sur les vitesses systémiques exponentielles, sans quoi même ce Blog n’aurait plus aucune utilité publique !

      Et même là, en ayant réduit ce délai de réalisation autour de 10 ou 30 ans, pas sûr que cela suffise au regard de la rapidité des propagations systémiques en cours, sans parler de leurs accélérations ; par exemple : ce Covid-19…

      … à méditer !

      ps : comme dit l’autre, gardons espoir, « – Les cons, ça osent tout ! [Ils agissent toujours « en pleine conscience »] C’est même à ça qu’on les reconnait. […] – Nous par contre on est des adultes. On pourrait peut-être s’en faire un p’tit ? Hein ? – Ca le fait est… […] – Seulement le tout-venant a été piraté par les mômes ! Qu’est-ce qu’on fait, on se risque sur le… le bizarre ? Hé, ça va rajeunir personne. – Ben nous v’là sauvés. – Sauvés ? Faut boire… » 😉

      1. Moi, je ne cherche pas à gagner du temps , j’essaie juste d’essayer à repérer les obstacles à franchir dans le temps ….qui est devant nous .

        Pour les « récalcitrants  » , j’essaie de prendre en compte les remarques de notre hôte sur l’apparemment incontournable nécessité de mettre à l’écart ( sanctionner dans l’échelle de justice qui est la nôtre ) ceux qui par leur comportement ( ça peut être un ultra riche ou un anar ) compromettraient gravement ( notion de « supportable » ) l’effort collectif ( ce qui suppose que ledit effort ait été élaboré et tranché démocratiquement ).
        Bref l’issue pour éviter une solution exterministe brutale au seul service d’une politique déterminée par on ne sait qui .

        Si c’est Clo Clo le récalcitrant , j’ai déjà prévu la sanction : descendre deux bouteilles de Pic saint Loup en 5 minutes .

      2. De plus en plus exalté le Philippe Soubeyrand.
        Gardons le confiné le plus longtemps possible qu’on ne risque pas de le retrouver au pouvoir.

  8. L’après Covid-19 n’est pas pour demain…

    En tout cas, ceux qui disposent de quelque levier, s’affairent déjà :

    1/ À anticiper les comportements :

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement-pour-relancer-l-economie-il-faudra-que-les-francais-consomment-ce-qu-ils-sont-en-train-d-epargner-estime-un-economiste-de-l-ofce_3926073.html

    2/ À définir comment « on » va se refaire la cerise :

    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200418.OBS27694/coronavirus-le-pouvoir-d-achat-des-francais-sera-touche-a-terme-previent-l-industrie-agroalimentaire.html

    (NB la catégorie « coronavirus de wuhan »)

    Comment, alors que nous ne disposons pas habituellement de ces leviers, pourrions-nous en disposer confinés ?

  9. CAS DE RECHUTES : Non en effet ! L’après, ce n’est vraiment pas pour demain…

    Résumons l’une des données importantes à retenir de cette pandémie de Covid-19, et ceci très grossièrement :

    – Le SARS-CoV-2 s’en prend toujours plus facilement aux hommes âgés (qu’il tue dans certains cas de comorbidité) qu’aux femmes…

    Ok ! Sauf qu’un nouveau problème pointe le bout de son nez ! Les femmes seraient quant à elles prédisposées à rechuter, et cela toucherait toutes les classes d’âge dans un rapport établi à ce stade autour de 2,1% de la population déclarée guérie !

    C’est l’alerte que vient de donner vendredi dernier le CDC de Corée du Sud :

    https://en.yna.co.kr/view/AEN20200417006800320

    Ici, il semblerait que les rapports de distribution s’inversent par rapport aux taux de décès établis par genre. L’autre information importante à retenir de cette alerte, concerne le délais moyen avant la rechute qui serait établi à ce stade à 14 jours, ce qui correspond au délais de confinement à domicile des personnes guéris, que préconise le CDC de Corée du Sud !

    Eh ! bien, cela nous fait donc une capacité de camouflage de plus pour THE virus !

    Des cas de rechutes avaient déjà été déclarés fin mars, hors Corée du Sud, comme ici :

    https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/laura-atteinte-du-covid-19-fait-rechute-815650.html

    … à suivre.

    Comme si la problématique liée aux cas asymptomatiques ne nous suffisait pas…

    1. Il y avait déjà au moins un cas à plus de 30 jours, une quarantaine de 40 jours est plus couteuse qu’une quarantaine de 14 jours c’est pour ces raisons économiques qu’un tel délai a été préconisé.
      De toute façon le test n’est pas fiable à 100 % si le taux de détection est de 60 % 2 tests à un jour d’intervalle laisseront passer 16 % de non détectés …
      Il y a toujours une queue dans la distribution, les données coréennes semblent montrer que le délai de 14 jours est valable à 98 %, ce qui pour limiter statistiquement la propagation dans la population est un compromis sans doute suffisant, mais ne donne pas d’assurance quand au statut de l’individu et sa contagiosité éventuelle vis à vis de personnes à risque.

      Cette information tombe bien on va pouvoir exiger le port des masques pour tous mêmes des guéris.

  10. le jour d’apres ressemblera beaucoup au jour d’avant sans quelques coups de pied aux culs:
    Dans le monde aujourd’hui:

    Le Covid-19 aura-t-il raison, pour un temps du moins, du programme environnemental de la France et de celui de Bruxelles, un des piliers de la politique de la Commission présidée par Ursula von der Leyen ? De nombreuses voix réclament des assouplissements et des délais supplémentaires : au Medef, à France Industrie et à l’Association française des entreprises privées (AFEP), qui regroupe les 113 premiers groupes actifs en France.

    Le patronat veut profiter de la crise sanitaire et économique pour pousser le gouvernement et Bruxelles à revoir leur réglementation dans plusieurs domaines, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre et les avancées sur l’économie circulaire en faveur d’une gestion durable des ressources.

    Ces règles peuvent, selon l’AFEP, « représenter un frein pour sortir de la crise économique », notamment en mobilisant des « ressources importantes au sein des entreprises » qu’il faudrait utiliser autrement. Ce qui incite le puissant lobby patronal (78 % de la capitalisation du CAC 40), dans une note révélée par le site Contexte et dont Le Monde a obtenu une copie, à demander la suspension de plusieurs avancées récentes concernant l’environnement.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : le climat sera-t-il au cœur des plans de relance de l’économie ?
    Il propose de décaler d’un an la révision de la directive sur les émissions industrielles de CO2, assurant que, dans une situation économique aussi « grave », « ce n’est pas le moment de modifier un cadre juridique qui est efficace et a fait ses preuves ». En outre, il demande le report d’une année des dispositions sur l’économie circulaire au niveau européen, que la France a adoptées dans une loi de 2019.

    « Nous avons demandé un délai administratif de quelques mois »
    Le message est clair : les exigences de la transition écologique requièrent une mobilisation humaine et financière dont les entreprises ne sont pas capables au moment où elles doivent privilégier la relance de leur activité. L’AFEP s’inquiète d’un possible relèvement par Bruxelles de ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, et elle demande, là aussi, un moratoire. Des pressions qui s’exercent aussi sur le gouvernement français. Lors de son audition à l’Assemblée nationale, jeudi 16 avril, la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a évoqué une lettre dans laquelle le Medef lui demande un retour en arrière sur les engagements pris dans la loi énergie-climat.

    « Nous n’avons aucune intention de revenir sur les mesures issues de la loi économie circulaire et de la loi d’orientation des mobilités, se défend l’organisation patronale. Mais certaines doivent encore faire l’objet de concertation avant d’entrer en vigueur. Or les fédérations et les entreprises ne sont pas en mesure de répondre en temps et en heure, pour des raisons évidentes liées au confinement. C’est pourquoi, compte tenu de l’importance de ces mesures, nous avons demandé un délai administratif de quelques mois pour avoir le temps de répondre. »

    AFEP et Medef ne sont pas les seuls à donner de la voix. Lors d’une réunion du comité stratégique de filière automobile, organisée le 25 mars avec la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, Agnès Pannier-Runacher, Luc Chatel, ex-ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy et président de la Plateforme de l’automobile (PFA), le lobby qui regroupe 4 000 entreprises du secteur, aurait demandé une « pause » dans l’évolution des normes d’émissions de dioxyde de carbone, fortement durcies en 2020-2021. Comme un écho aux critiques des constructeurs européens contre les nouvelles normes bruxelloises d’émissions de CO2, qui fragilisent le secteur.

    « Ils veulent profiter du coronavirus »
    Dans un document interne intitulé « Anticiper l’après-crise », France Industrie invite ses adhérents à « faire remonter des propositions thématiques » sur un « décalage ou une suspension de mesures législatives ou réglementaires ». Exemple retenu par l’organisation professionnelle représentant ce secteur : le « report des décrets d’application de la loi économie circulaire », en cours de rédaction et applicables au 1er janvier 2021. « Le secteur de la plasturgie est aussi très allant, ils veulent profiter du coronavirus pour emballer tous les aliments ! », s’insurge une source gouvernementale, alors même que la loi prévoit la chasse aux plastiques.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : plus résilient, plus sobre, plus solidaire… des pistes pour imaginer « le monde d’après »
    Le gouvernement le reconnaît, les réseaux s’activent. « Il y a actuellement un intense lobbying de certaines entreprises et de certains secteurs économiques pour obtenir des concessions », souligne un conseiller ministériel. « Ceux qui s’opposent aujourd’hui sont les mêmes que ceux qui s’opposaient ces dernières années lors du vote des textes pro-climat, explique-t-on au cabinet de la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson. Cela ne résonne pas plus aujourd’hui qu’hier au sein du gouvernement. »

    Matthieu Orphelin, qui a quitté le groupe La République en marche (LRM) en février 2019, le dit dans une lettre au patronat. « L’Etat doit aider nos entreprises, mais pas au prix d’une régression des normes environnementales ni de renoncements sur la – si nécessaire – transition, y compris pour assurer la rentabilité de nos entreprises, souligne le député du Maine-et-Loire. On ne fera pas de business dans un monde dévasté. »

    « Il n’est pas question de rogner l’ambition »
    Le ministère de la transition écologique et solidaire se veut rassurant pour les entreprises : « On va regarder s’il y a des difficultés de mise en œuvre liées au Covid-19 », tout en restant ferme sur l’objectif : « Il n’est pas question de rogner l’ambition. » A Bercy, on affirme que la remise en cause de règles environnementales « n’est pas à l’ordre du jour ». « L’enjeu, aujourd’hui, est de permettre aux filières et aux entreprises de s’organiser pour redémarrer dans des conditions sanitaires irréprochables. La transition écologique et énergétique sera un levier du plan de relance », assure le cabinet de Mme Pannier-Runacher.

    Tenir sur un objectif à moyen terme d’une économie moins carbonée est la ligne affichée par le gouvernement, qui ne veut pas faire du Sarkozy. « Les questions d’environnement, ça commence à bien faire », avait déclaré le président de la République, lors du Salon de l’agriculture, en mars 2010. La crise financière de 2008 lui avait fait oublier ses envolées lyriques du « Grenelle de l’environnement », organisé quelques mois plus tôt.

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