« Confinement quand tu nous tiens ! » : Veille permanente

Ouvert aux nouvelles, informations, conseils.

Avec 775 commentaires, le premier fichier « Veille du coronavirus » peut être considéré comme plein. Vous pouvez toujours le consulter ici : il y a des tas de conseils utiles. J’en ouvre du coup un nouveau.

L’attestation de déplacement_derogatoire (nouvelle version) à imprimer en France et à avoir avec soi si l’on sort (sous peine d’amende).

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479 réflexions sur « « Confinement quand tu nous tiens ! » : Veille permanente »

  1. Les Américains, totalement indisciplinés (l’immunité de horde d’offre un boulevard).

    62% of Americans are still going to workplaces despite most COVID-19 cases

    According to Atlas VPN investigation, lockdowns successfully reduced the mobility of citizens, but 62% of Americans are still going to work.

    Recently, Google published its user’s location data to show how quarantine impacted the behaviors of citizens in various countries. Here, baseline or 0% is data from the beginning of the year, from January 3 to February 6. We compared the mobility data of 5 countries together with the timeline of their lockdowns.

    Among others, Google provides mobility trends for places of work. On March 29, both US and German citizens are coming to work around 40% less. In Spain and Italy, 60% of workers are not working at all or are working remotely. The UK is slowly closing the gap, with workplace mobility decreasing by around 55% by the end of March.

    In the middle of March, the International Labour Organization estimated that over 25 million jobs could be lost due to the COVID-19 pandemic globally. However, just two weeks later, they admitted that their estimations were conservative. On March 28, a record-breaking number of 6,648,000 Americans applied for unemployment benefits.

    US behind other countries in response

    It is apparent that the US is one of the latest adopters of social distancing and stay-at-home recommendations. Also, the US is one of the last countries in which coronavirus is rampant, but there is no nation-wide lockdown.

    Slow and rather insignificant response to the crisis might be the reason for the extreme growth in coronavirus cases in the US. It is now in the first place, with a total of 336,830 infections as of March 6.

    Retail and recreation mobility accounts for places like movie theaters, restaurants, cafes, museums, etc. In most countries, people are visiting such sites 70-90% less. Yet, Americans only reduced their visits around 47%.

    Spain and Italy, which are in the second and third place in terms of total infections respectively, reduced their visits around 97%. Italy was the first country to enforce nationwide lockdown on March 9. In Spain, the lockdown started soon after, on March 13. In comparison, the UK government ordered a shut down of non-essential businesses on March 23.

    Groceries and pharmacies saw an increase in customers in almost all countries just before the lockdowns. The panic led people to stock up on groceries, hand sanitizers, and some lucky ones could still purchase surgical face-masks.

    Once again, the US seems to be the country with the least noticeable decline in mall and pharmacy visits. The president’s coronavirus guidelines for America include recommendations to work from home, to avoid unnecessary travel, limit social gatherings of 10 people or more, and to practice good hygiene.

    Similarly, the German government only ordered a partial lockdown, limiting entry to the country as well as traveling by coaches, attending religious meetings, and visiting playgrounds.

    Record-breaking increases in calls and gaming

    Facebook recently reported that in countries hardest affected by the coronavirus, the volume of messages increased by over 50%. In Italy specifically, the number surged to over 70%. Also, voice and video calls on WhatsApp and messenger more than doubled during March.

    Moreover, telecommunication company Verizon shares its data on its user’s internet traffic in the US.  Most notably, Americans took up gaming, and video game traffic jumped by 102%.

    Another record breaking area is in phone calls. Verizon recorded an average of 800 million calls per day in March. In contrast, this is twice the amount of calls than during Mother’s Day, which was the record day for calls beforehand. Together with call frequency, the average call duration increased by 33%.

  2. On est vexé . Apparemment il n’y a pas de différence quand les français travaillent ou qu’ils ne travaillent pas . En tous cas , ça n’intéresse pas les Yankies

    1. On avait déjà les pays sans gouvernement, la grippe sans symptôme, nous v’là avec l’économie sans travailleur. Et tout ça, ça marche ! Keski nous manque ? Le pognon sans le travail ? Déjà fait. Y’a pas, il abat un sacré boulot ce corona…

  3. Moi, Bernadette suis française et demande à M. Jorion de transcrire son texte en français.
    Je ne suis pas étonnée que tout va mal.
    Alors Paul un effort.
    A bientôt de vous lire

    1. Si vous avez un neveu ou une nièce un peu futés , demandez leur de vous installer une icone de traducteur automatique dans la barre supérieure ( ou demandez à Paul Jorion de vous envoyer un technicien , il aime bien rendre service ) . La traduction est parfois grossière et drôle , mais on suit le sens général .

      Ici , il est dit que les américains continuent à aller au travail et faire leurs courses en gros , comme si de rien n’était , et que restriction confinement ou pas , c’est plutôt de fait « l’immunisation de groupe naturelle ( et à forte mortalité ) qui y est de fait en marche . Paul Jorion ne parle plus d’altruisme .

      On fait état aussi de l’explosion des communications téléphoniques et des échanges informatiques plus ou moins ludiques .

      Il est tenté une comparaison assez aléatoire avec ce qui se passe en Angleterre , en Allemagne , en Italie , en Espagne.

      PS : alors , est ce que vous avez reconduit votre maire ?

    2. De bernard à Bernadette :

      Les temps changent , mieux vaut s’habituer à trouver par soi même ce qui était disponible si facilement autrefois.

      Dans Google : tapez « traduction anglais français « après avoir copié le texte .( en plusieurs fois, nombre de caractères limités)
      Comment vous dites? La traduction de Google en français ?
      Quoi, comment on copie un texte? Ben on regarde par dessus l’épaule de son voisin …

    3. Copiez le texte et ensuite vous le collez sur Deepl traduction et vous aurez ainsi une bonne traduction ce qui évitera à Mr Jorion de s’y coltiner, amitiés

    4. Bernadette, PJ nous a déjà bien mâché la tâche en nous signalant ce site de traduction automatique très performant ( https://www.deepl.com/translator ). Faites simplement un copier/coller de l’article en anglais à l’ouverture de DeepL et le site vous donnera immédiatement la traduction suivante:

      62% des Américains se rendent toujours sur leur lieu de travail malgré la plupart des cas COVID-19

      Selon l’enquête d’Atlas VPN, les lockdowns ont réussi à réduire la mobilité des citoyens, mais 62 % des Américains vont encore travailler.

      Récemment, Google a publié les données de localisation de ses utilisateurs pour montrer l’impact de la quarantaine sur les comportements des citoyens dans différents pays. Ici, la base de référence ou 0 % correspond aux données du début de l’année, du 3 janvier au 6 février. Nous avons comparé les données sur la mobilité de 5 pays ainsi que la chronologie de leur mise en quarantaine.

      Entre autres, Google fournit les tendances de la mobilité sur les lieux de travail. Le 29 mars, les citoyens américains et allemands viennent travailler environ 40 % de moins. En Espagne et en Italie, 60 % des travailleurs ne travaillent pas du tout ou travaillent à distance. Le Royaume-Uni comble lentement l’écart, la mobilité sur le lieu de travail ayant diminué d’environ 55 % à la fin du mois de mars.

      À la mi-mars, l’Organisation internationale du travail a estimé que plus de 25 millions d’emplois pourraient être perdus à cause de la pandémie COVID-19 dans le monde. Toutefois, deux semaines plus tard, elle a admis que ses estimations étaient prudentes. Le 28 mars, un nombre record de 6 648 000 Américains ont demandé des allocations de chômage.
      Les États-Unis derrière d’autres pays en réponse

      Il est évident que les États-Unis sont l’un des derniers pays à avoir adopté des recommandations sur la distanciation sociale et le maintien à domicile. De plus, les États-Unis sont l’un des derniers pays où le coronavirus est endémique, mais il n’y a pas de verrouillage national.

      Une réponse lente et plutôt insignifiante à la crise pourrait être la raison de la croissance extrême des cas de coronavirus aux États-Unis. C’est maintenant le cas, avec un total de 336 830 infections au 6 mars.

      La mobilité dans le commerce de détail et les loisirs est à l’origine de la fréquentation de lieux tels que les cinémas, les restaurants, les cafés, les musées, etc. Dans la plupart des pays, la fréquentation de ces lieux diminue de 70 à 90 %. Pourtant, les Américains n’ont réduit leurs visites que d’environ 47 %.

      L’Espagne et l’Italie, qui occupent respectivement les deuxième et troisième places en termes d’infections totales, ont réduit leurs visites d’environ 97 %. L’Italie a été le premier pays à appliquer un verrouillage national le 9 mars. En Espagne, le verrouillage a commencé peu après, le 13 mars. En comparaison, le gouvernement britannique a ordonné la fermeture des entreprises non essentielles le 23 mars.

      Les épiceries et les pharmacies ont vu leur clientèle augmenter dans presque tous les pays juste avant les fermetures. La panique a conduit les gens à faire des provisions de produits d’épicerie et de désinfectants pour les mains, et certains chanceux ont pu continuer à acheter des masques chirurgicaux.

      Une fois de plus, les États-Unis semblent être le pays où la baisse des visites dans les centres commerciaux et les pharmacies est la moins perceptible. Les directives présidentielles sur les coronavirus pour l’Amérique comprennent des recommandations pour travailler à domicile, éviter les déplacements inutiles, limiter les réunions sociales de 10 personnes ou plus et pratiquer une bonne hygiène.

      De même, le gouvernement allemand n’a ordonné qu’une fermeture partielle, limitant l’entrée dans le pays ainsi que les déplacements en autocar, la participation à des réunions religieuses et la visite de terrains de jeux.
      Augmentation record des appels et des jeux

      Facebook a récemment signalé que dans les pays les plus touchés par le coronavirus, le volume des messages a augmenté de plus de 50 %. En Italie, plus précisément, le nombre de messages est passé à plus de 70 %. De plus, les appels vocaux et vidéo sur WhatsApp et messenger ont plus que doublé au cours du mois de mars.

      En outre, la société de télécommunications Verizon partage ses données sur le trafic internet de ses utilisateurs aux États-Unis. Les Américains se sont notamment mis à jouer et le trafic de jeux vidéo a augmenté de 102 %.

      Les appels téléphoniques constituent un autre domaine où les records ont été battus. Verizon a enregistré une moyenne de 800 millions d’appels par jour en mars. En revanche, c’est deux fois plus que pendant la fête des mères, qui était la journée record pour les appels passés auparavant. Avec la fréquence des appels, la durée moyenne des appels a augmenté de 33 %.

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  4. Les ricains censément rois de l’individualisme sont des crypto- grégaires, alors !
    Ils sont juste coronairement pourvus de quelques canons sciés qui dépassent et limité leurs excès naturels. Tout s’explique.

    1. Si on distinguait parmi les cas australiens ceux qui ont été contaminés à l’étranger et ceux qui ont été contaminés sur place, il me semble qu’on en aurait une bonne idée de l’effet d’un temps plus chaud sur la contagion mais ça n’a l’air d’intéresser personne (même pas ceux qui interviennent sur les marchés à terme?)

      C’est le début de l’automne mais il fait encore chaud. Depuis que les frontières sont fermées et malgré un nombre de tests en augmentation le nombre de cas nouveaux par jour est en forte baisse.

      Espoir ?

      https://www.theguardian.com/australia-news/datablog/ng-interactive/2020/apr/06/coronavirus-cases-in-australia-map-curve-confirmed-numbers-stats-how-many-covid-19-nsw-by-postcode-maps-victoria-live-data-qld-sa-wa-tas-nt-act-latest-statistics

  5. Pour gagner une guerre , faut des fantassins sur le terrain , et des avions ( ou satellites ) pour avoir une vision globale du champ de bataille.

    Ce blog offre une formidable vision d’ensemble , mais il est tout aussi important de savoir ce qui se passe au coin de la rue . «  Comment tu fais pour trouver des produits frais sans passer par la case grand magasin? « ha bon, ils cherchent des surblouses dans l’hôpital d’à côté ? »
    Alors bien sûr , quand le risque est trop grand de côtoyer ses voisins ( âge , maladie ) on peut leur écrire. C ‘est ce que fait une petite voisine qui nous fait parvenir des dessins. Ils sont tous affichés sur le frigo , pour le moral des troupes.
    Comment ? Le virus tient sur le papier? Bon, ben on est foutus… Foutue pandémie , on ne peut que minimiser les risques, pas totalement les éradiquer.

  6. Googlisez DeepL une fois trouvé allez y et déposez le texte english dans la fenêtre de gauche. Ca marche jusqu’à 5000 caractères. Au delà vous coupez la tête et le traducteur prendra son pied (du texte).
    c bo la modernitude.

    1. J’ai tout de suite voulu le faire mais je me suis dit que ça allait prendre du place sur le fil et que ce n’était pas la peine. En effet Bernadette si vous arrivez sur ce blog c’est que vous pouvez faire copier coller deepl!

      « Pas étonnant que tout va mal »
      😀
      Je le dis vous êtes trop forte !

  7. PHARMACOVIGILANCE : Nouvelle avertissement sur l’usage thérapeutique de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 !

    Un passage tiré des conclusions traduit :
    « Offrir trop d’espoir sur les thérapies qui n’ont pas été validées fait peser un énorme fardeau sur la société […] Le danger de ce battage médiatique est multiple : croire dans l’efficacité du traitement, les gens peuvent ne plus se protéger ou pourraient être exposés aux effets secondaires nocifs d’un surdosage (arythmies cardiaques, cécité,
    surdité, et même la mort). », par Brest, P. ; Benzaquen, J. ; Klionsky, D.J. ; Hofman, P. ; Mograbi, B., Open Questions for Harnessing Autophagy-Modulating Drugs in the SARS-CoV-2 War. Preprints 2020, 2020040022, CC-BY 4.0 :

    https://www.preprints.org/manuscript/202004.0022/v1

    1. Passionnant. L’article a eu ce soir 12.000 lecteurs. Mais il faut lire les trois excellents articles de la journaliste. La quinine est au départ un remède des indiens des Andes, qui a sauvé la marquise de Chinchon, espagnole en voyage au Pérou en 1629… et qui a inspiré le nom de Quinquina. Il fut une culture javanaise, mais avec l’invasion de Java par le Japon en 1942, le gouvernement belge (à Londres) décida de créer une usine sur place au Congo en 1943 (dans des plantations impulsées par le Roi Léopold III et quelques agronomes de Gembloux). La firme est passée en 1961 (à l’indépendance) dans les mains du Groupe Roche, qui l’a abandonnée il y a pas longtemps et cédée à un cadre de l’usine…
      « Original » : quand un spécialiste d’un pays « sous-développé » est à la pointe de la lutte contre le virus (il connait le Sida, Ebola…) avec des médicaments cubains (qui auraient été utilisés massivement en Chine pour arrêter l’épidémie), c’est effectivement très dur à avaler pour nos estomacs occidentaux.

      1. Sans vouloir vainement polémiquer, mon estomac occidental à moi – tout comme mes deux hémisphères cérébraux – se réjouit au contraire fortement de ce genre de percée. Vivement que disparaisse une notion aussi horrible que le «sous-développement», et que la morgue, l’agressivité et l’ethnocentrisme occidentaux en rabatte un peu ! Le genre humain (tiens, il ne fait plus beaucoup parler de lui, celui-là) ne s’en portera que mieux.

    2. Sur Scholar, l’unique article du Pr. Michel Balaka-Ekwalanga en relation avec son argumentaire de stress oxidatif est celui-ci

      https://pdfs.semanticscholar.org/f507/d0461c6816df4558e97c256f994419b2eea5.pdf
      International Journal of Science and Research (IJSR)ISSN: 2319-7064
      ResearchGate Impact Factor (2018): 0.28 | SJIF (2018): 7.426
      DOI: 10.21275/ART20203224

      Juste factuellement, (i) je voulais vérifier qu’il n’y avait pas de lien avec Raoult parce qu’il a « retapé » beaucoup d’étudiants africains, à très juste titre puisqu’ils faut des bons infectiologues et virologues et mimillogues en Afrique subsaharienne aussi. Pas de lien de type co-publi par exemple. (+)

      (ii) Le journal en question fait partie du « bas du tableau », avec un facteur d’impact de 0.28 en médecine, c’est très bas. Le journal n’apparait pas dans les listes « usuelles » de journaux en médecine. (-)

      Je vois bien l’évidence : quand on publie au Congo, dans un des rares hôpitaux, avec les rares appareils qui marchent, on n’est évidemment pas dans la même catégorie qu’en Europe. J’essaye en mentionnant ces éléments d’expliciter le questionnement : si ses résultats sont médicalement bons, comment aura-t-il un effet d’entrainement ? Ici je rappelle un effet connu en sciences et technologies : « NIH » : « Not Invented Here ». Ou en clair refuser les solutions qui ne font pas partie de son « école », voire de sa firme.

      En tout cas, c’est sûrement bienvenu pour enlever des oeillères aux chercheurs qui en ont sûrement quelques unes. Même si il y en aura pour « redécouvrir » quelque chose de voisin à leur façon. C’est comme ça que souvent la science a avancé, avec un chercheur qui avait le doigt sur la « vraie » chose, mais un autre mieux dans les réseaux qui a été l’amplificateur au point de devenir aux yeux de l’histoire l’inventeur plein et entier.

    1. Donc « la chaleur sèche à 70 °C détruit très efficacement une charge virale calibrée déposée sur des masques chirurgicaux et FFP2. » est prouvé scientifiquement.
      Quelle procédure pour faire durer un masque chez soi avec un séche-cheveux ?

      On a pas de masque mais on suppose avoir encore des centrales électronucléaires.

      ou alors avec un four solaire qui ne les enflamme pas ?

      Les masques jetables sont le signe d’une société de consommation, du flux, de la non autonomie locale, du contrôle de l’activité par un élément physique non substituable, comme l’emballage de la part de frite du Mac Do pour le franchiseur,ou le décompte des serviettes papier pour l’inspecteur polyvalent du fisc, pas le signe du développement durable écologique.

      La vapeur de peroxyde d’hydrogène c’est bien à la base de l’eau oxygénée ?
      A quand une procédure validée pour utiliser un verre d’eau oxygénée dans un four à micro-onde ?

  8. Bien que première puissance militaire, l’Amérique n’est pas armé pour ce genre de combat.
    Elle a beau montrer ses muscles, face à ce virus c’est de la gonflette.
    Chez eux aussi tout est à revoir.
    Un monde s’achève.

    1. @ timiota,
      Merci pour ce tableau (à mettre en « favoris »).
      Moi, j’admire ces médecins de prendre de leur temps pour nous donner cet outil.

      En pensant au Portugal, comment ne pas se souvenir que le PM Antonio Costa devait ruser avec les eurocrates (et donc avec les gouvernement européens austéritaires) pour commencer à rétablir son pays ? Oui tu as raison : le « seul laboratoire social-démocrate de l’UE » et qui désormais va se sentir moins seul …

      1. Je voudrais relever, comme pour le Portugal : l’énigme de Charleroi. (Belgique)
        Charleroi est une grande ville industrielle/ouvrière (type St-Etienne pour faire bref) de 200.000 habitants. L’agglo fait 400.000 hab. Il y a donc une forte densité. On y compte un grand taux de pauvreté, mais aussi une grande population d’origine italienne (beaucoup de belges sont revenus d’Italie après la semaine de Carnaval). Charleroi comporte un aéroport international, base pour RyanAir. Et des grands hôpitaux. Pourtant le taux de covid19 confirmés est ridiculement bas, un des moindres des communes belges :
        https://www.rtbf.be/info/regions/detail_combien-de-cas-de-covid-19-detectes-dans-votre-commune-et-combien-cela-represente-pour-1000-habitants?id=10474616
        Il vous faudra chercher un peu sur cette carte : le taux de liège (ville comparable) est 1,88 cas/1000 hab, il est de 0,88cas/1000 hab à Charleroi. Et une ville située à proximité ouest a un taux plus élevé : 3,46 cas à Mons, ville de 60.000 hab. Et le taux de Charleroi était deux fois moindre il y a 8 jours. (0,48 si je me souviens bien).
        Une hypothèse malveillante serait qu’une ville pauvre est négligée dans la distribution des tests ; je ne veux y croire. La Belgique teste peu partout, mais elle teste à l’entrée des hôpitaux pour les cas symptomatiques du virus. Donc, l’énigme reste à expliquer.

      2. Une explication alternative est que Charleroi a à sa tête Paul Magnette (bourgmestre = maire).

        [Il n’y a pas de quoi, Paul, je le pense vraiment].

        Rappel :

        Le texte de l’allocution :

        Monsieur le Président, chers collègues,

        C’est pour notre Parlement et la Wallonie, un moment extrêmement important.
        Ce dont nous parlons, ici, ce n’est pas seulement d’un traité commercial entre l’Union européenne et le Canada. Ce dont nous parlons, ici, c’est de toute la philosophie des échanges commerciaux tels qu’ils se construiront pour les 10, 15, 20 ou peut-être 30 prochaines années.

        Cela tombe sur le traité CETA mais la discussion que nous avons, au-delà de toute l’amitié qui nous lie aux Canadiens, est dans le fond une discussion de principe, est une discussion évidemment politique et même, à certains égards, une discussion philosophique. Sur le sens même de ce qu’est le commerce et sur la manière dont il faut le mener. C’est pour cela qu’il y a dans ce débat tant de gravité.

        Je commencerai comme vous, Monsieur Jeholet, par vraiment me réjouir du fond du cœur de la qualité des débats que nous avons eus dans ce Parlement sur ces sujets et qui font que ces débats qu’aujourd’hui, nous pouvons très sereinement assumer notre opposition à l’égard de l’ensemble de nos partenaires qu’ils soient européens ou canadiens.

        Il y a très peu d’autres parlements qui ont mené un débat aussi riche que le nôtre. Il y a eu un débat très fort aussi au Parlement néerlandais. Je me suis entretenu hier soir encore avec la ministre néerlandaise du Commerce extérieur qui m’a confié qu’un certain nombre de difficultés que nous rencontrons, elle les rencontre également dans son propre Parlement.

        Il y a eu un débat également à la Chambre basse du Parlement autrichien qui a lui aussi été très approfondi. Là aussi, le Chancelier autrichien avec qui je me suis entretenu, à plusieurs reprises, m’a dit la même chose: «Plus on débat, plus on analyse, plus effectivement les parlementaires se posent des questions».

        S’il y a un débat, ici, en Wallonie, et s’il y a des réticences, ici, en Wallonie, ce n’est pas parce que nous sommes plus bornés que les autres, ce n’est pas parce que nous prendrions plaisir à être le «petit village gaulois», ce n’est pas parce que nous rêvons d’autarcie. C’est tout simplement parce que dans cette Région, il y a deux particularités que l’on rencontre assez peu, ailleurs en Europe. La première particularité, c’est que la Wallonie a toujours été une terre de grande vitalité démocratique. Nous avons des organisations syndicales, des mutualités, des associations, dans tous les secteurs, extrêmement actives, dynamiques, vigilantes, mobilisées qui ont étudié ce texte avec beaucoup de sérieux, qui ont consulté les meilleurs experts, qui ont remis des avis et qui ont alimenté nos propres travaux. Cette vitalité démocratique de notre propre population, nous ne pouvons pas en faire fi; nous ne pouvons pas le balayer du revers de la main sous prétexte que nous risquons d’être isolés. Être isolés de sa propre population, être isolés de ses propres citoyens, à une époque, au début du XXIe siècle, où la démocratie est déjà tellement profondément en crise, ce serait au moins aussi grave que d’être diplomatiquement isolés. Nous devons faire en sorte que ces liens très forts que nous avons soient préservés. C’est un premier élément du débat.

        Deuxièmement, nous sommes — cela nous a été rappelé, ici, par M. le Professeur Koen Lenaerts, par ailleurs Président de la Cour de justice de l’Union européenne — l’une des très rares régions en Europe qui a constitutionnellement le même privilège, en termes de droit international, que les parlements nationaux. Nous avons, le Gouvernement wallon a le pouvoir de signer et donc aussi de ne pas signer un traité et votre Parlement a le pouvoir de ratifier et donc aussi celui de ne pas ratifier un traité.

        Ceci donne évidemment une très grande gravité à nos débats. Si nous n’avions pas ce privilège, nous n’aurions pas le panel de caméras, venues des quatre coins de l’Europe. Pas grand monde ne se soucierait de l’avis de la Wallonie, si l’avis de la Wallonie n’était pas décisif.

        Nous avons donc, de ce point de vue-là, une responsabilité politique majeure. Tout l’art de la politique, c’est de savoir utiliser ces responsabilités. Dire, comme Mme Defrang-Firket: «Nous avons un pouvoir formidable, nous avons une société civile qui s’est mobilisée, c’est très bien. Mais enfin bon, à quoi bon, laissons tomber, signez, ratifiez et puis allons de l’avant et ignorons tout le travail que nous avons fait», ce se serait remettre en cause nos propres compétences constitutionnelles et notre propre vitalité démocratique. À quoi sert alors un parlement, s’il faut de toute façon signer, s’il faut de toute façon ratifier?

        À l’inverse, dire: «Mettons tout cela à la poubelle, cela ne sert à rien de discuter», ce serait non seulement confirmer un isolement complet mais ce serait aussi ne pas utiliser pleinement le pouvoir qui est le nôtre.

        Bien sûr, nous utilisons pleinement ce pouvoir mais nous l’utilisons pour obtenir quelque chose, pas juste pour crier non, pas juste pour dire que nous ne sommes pas d’accord. Pas d’accord, pas d’accord, pas d’accord! Quand on a dit qu’on n’était pas d’accord, il faut ensuite dire ce que l’on veut et il faut utiliser le rapport de force que l’on a construit pour obtenir des concessions qui vont dans le sens de ce que sont nos inspirations et de ce que sont les aspirations de notre population. C’est cela la politique et c’est cela que nous sommes en train de faire. C’est difficile mais malgré tout, il faut aller au bout de cet exercice.

        Bien sûr, nous ne sommes pas contre le commerce. Bien sûr, nous ne sommes pas contre le Canada. Si l’on pouvait déjà s’épargner ces caricatures, si l’on pouvait s’épargner ces simplismes, l’on gagnerait non seulement beaucoup de temps mais on gagnerait aussi beaucoup de la qualité des relations avec nos partenaires européens, avec nos partenaires canadiens.

        Bien sûr que les Canadiens sont nos amis. Bien sûr que nous regrettons finalement que cette discussion — je l’ai dit — qui est une discussion de principe qui tombe sur ce traité avec le Canada, lequel est certainement l’un des pays les plus proches de nous au monde, qui tombe sur ce traité qui est certainement l’un des plus avancés aujourd’hui au monde. Ce n’est pas parce que nos amis sont nos amis et ce n’est pas parce que ce traité est moins mauvais que d’autres que nous devrions renoncer à exercer notre responsabilité et notre devoir de vigilance démocratique.

        Nous sommes un partenaire commercial important du Canada. L’année dernière, nous avions d’ailleurs un excédent commercial de 115 millions vis-à-vis du Canada. C’est la preuve que l’on commerce très bien avec le Canada et que, même sans le CETA, nous ne sommes pas en train de nous refermer sur nous-mêmes, de nous «racrapoter», comme certains le disent et le prétendent.

        Je reviens du Japon. J’ai passé trois jours à défendre nos entreprises présentes sur place pour les aider à exporter davantage, à essayer d’attirer chez nous des investisseurs étrangers. Je n’ai pas deux discours. Je suis convaincu que la Wallonie doit être une Wallonie ouverte. Je suis convaincu que la Wallonie doit exporter et qu’elle doit attirer des investissements étrangers. Je sais que, pour ce faire, nous avons besoin d’instruments juridiques.

        À nouveau, cela ne veut pas dire que l’on doit tout accepter, que l’on doit se priver du pouvoir que nous avons d’avoir un véritable examen critique.

        Sachons faire la part des choses. Nous ne sommes pas contre le commerce. Nous ne sommes pas contre le Canada. Je dirais d’ailleurs que c’est justement, Madame Defrang-Firket, parce que les Canadiens sont nos amis que nous pouvons nous permettre de leur dire que nous ne sommes pas d’accord avec un certain nombre de choses.

        Je n’aime pas quand la discussion, tout d’un coup, commence à glisser vers la menace, comme on a pu l’entendre ces derniers jours: «Attention, il y aura des conséquences. Attention, il y aura des rétorsions» et cetera. Je n’aime pas cela du tout. Je trouve que ce n’est pas digne d’un débat démocratique. Je n’aime pas non plus quand cela commence à glisser tout doucement vers des choses qui s’apparentent à de l’injure. J’espère que, justement parce que nous sommes des amis, nous pouvons éviter entre nous les menaces et les propos plus ou moins injurieux; que nous pouvons nous dire les choses franchement, en toute sincérité, en toute compréhension réciproque.

        Quand on a un ami qui a des difficultés, on l’écoute et on essaie de comprendre ses difficultés. On essaie de voir avec lui comment on peut les surmonter ensemble. Cela vaut autant dans les relations diplomatiques bilatérales que dans la vie de tous les jours. C’est le message que nous voulons faire passer.

        Nos difficultés sont bien connues.

        Elles sont d’abord sur la forme.

        Je vous rejoins, Madame Ryckmans et Monsieur Hazée, là-dessus assez largement. Vous avez été applaudis d’ailleurs sur les bancs de la majorité à certains moments. Il y a un vrai problème avec la manière dont on négocie ces traités commerciaux. Ceux qui, aujourd’hui, ne le comprennent pas, sont en train de préparer une crise du commerce bilatéral exactement équivalente à celle que nous avons connue il y a 15 ans avec la crise du commerce bilatéral.

        En 2001, souvenez-vous, l’OMC nous a dit: «On ouvre le site de Doha, un nouveau grand cycle de libéralisation multilatérale.» Formidable, ouvert, on fait de grandes négociations secrètes, mais on prépare une petite salle dans le coin où les ONG peuvent faire semblant d’être tenues informées et, de temps en temps, on vient leur faire coucou en leur demandant si cela va, si elles veulent encore un peu d’eau, encore un peu de café, mais sans rien leur donner comme véritable élément d’information et sans débat. Cela ne marche pas et cela ne marchera plus jamais. Les rounds de Doha sont enlisés depuis 15 ans.

        C’est pour cela que nous faisons aujourd’hui des discussions bilatérales. C’est justement parce que le multilatéral ne fonctionne plus que l’Europe essaie de renouer des relations avec les partenaires les plus proches, avec le Canada, avec le Japon, demain avec les États-Unis et de le faire sur d’autres bases, de le faire en incluant dans ses relations des normes, des règles sociales, environnementales, de respect des droits de l’homme, de respect de l’exception culturelle qui sont plus fortes et beaucoup plus solides que celles que l’on peut trouver dans les traités de libéralisation multilatéraux. C’est pour cela que nous devons, si nous sommes progressistes et si nous sommes ouverts au monde, si nous voulons, nous, Européens, continuer de jouer un rôle sur la scène mondiale, nous devons défendre l’idée de traités bilatéraux qui fixent des normes et des standards élevés.

        Moi, je ne suis pas, Monsieur Gillot, pour dire: «On met le traité à la poubelle». Cela veut dire que l’on met le traité à la poubelle et puis quoi? Rien. Puis, on aura exactement ce que l’on a encore aujourd’hui: des multinationales avec parfois des chiffres d’affaires supérieurs au PIB de certains États membres qui pensent qu’elles peuvent fixer la loi, des multinationales qui recourent à des juridictions privées ou à la menace du désinvestissement, à la menace de retrait, à la menace de rétorsion. C’est cela, le monde réel d’aujourd’hui.

        C’est ce que nous voulons éviter, ce dont nous voulons sortir, précisément en édictant des règles socio-économiques et environnementales à l’échelle mondiale, qui transposent dans les relations entre les États ce que nous sommes parvenus à construire dans le chef de nos États décennie après décennie au nom de longs combats sociaux. Les droits sociaux ne sont pas venus comme cela en une fois. Les normes environnementales ne sont pas venues comme cela en une fois. Elles sont le résultat d’une longue mobilisation de la société, qui s’est traduite à un moment donné par une législation.

        Il en va exactement de même à l’échelle internationale.

        Si nous voulons, demain, qu’il y ait de vraies normes sociales, si nous voulons que les conventions de l’OIT soient applicables, respectées, contraignantes, si nous voulons qu’il y ait de vraies règles en matière des droits de l’homme, du développement durable, il faut faire un travail de négociation pour obtenir un premier traité qui fixe les standards si hauts que cela deviendra la norme européenne. C’est l’enjeu fondamental du CETA.

        C’est pour cela que nous devons dire «non» pour négocier. Non pas «non» pour tout saborder et donner un coup de pied dans la fourmilière, mais «non» pour créer un rapport de force qui nous permette d’obtenir plus de normes sociales, plus de normes environnementales, plus de clauses de respect des services publics et qui nous permette, demain, de dire: «Voilà le standard européen». Quand l’Union européenne ouvrira une négociation avec le Japon, avec les États-Unis ou avec n’importe qui d’autre, c’est à partir de ce standard-là que l’on discutera. C’est cela l’enjeu fondamental et c’est pour cela qu’aujourd’hui, ces débats sont aussi forts.

        Une telle négociation, on ne peut évidemment pas la mener selon les méthodes habituelles. On ne peut pas faire du nouveau avec les méthodes à l’ancienne. «Un mode de pensée qui a produit les problèmes d’aujourd’hui ne peut pas produire les solutions de demain», disait en substance Albert Einstein. C’est toute la manière de faire des négociations commerciales qui doit changer.

        Dans le traité « Vers la paix perpétuelle », Emmanuel Kant disait: «Toutes les actions relatives au droit d’autrui, dont la maxime n’est pas susceptible de publicité, sont injustes». C’est devenu un principe fondamental du droit international. En d’autres termes, tout ce que l’on n’a pas à cacher, on ne doit pas le cacher.

        Si l’on n’a rien à cacher dans ces accords commerciaux, si vraiment le CETA est bon pour les petites et moyennes entreprises, si le CETA est bon pour les agriculteurs, si le CETA est bon pour les services publics, si le CETA est bon pour la croissance, alors pourquoi faut-il le négocier en secret ? Pourquoi n’a-t-on pas la confiance de le faire devant les citoyens ? Il y a là une contradiction fondamentale dans la méthode. Elle s’est appliquée depuis le début.

        Madame Defrang-Firket, ce n’est pas que nous nous soyons réveillés après 10 ans. Un mandat d’une vingtaine de pages a été donné en 2009. Il fixe les balises et le cadre. Entre 2009 et 2015, la Commission négocie au nom de l’Union européenne, c’est son rôle, mais ne rend pratiquement aucun compte, ne donne pratiquement aucune information sur ce que sont ces négociations en cours. Puis, on arrive en 2015 en disant: «Bonjour, voilà, c’est fini». Les 20 pages sont devenues 1.600 pages et maintenant on vous demande de dire amen. Non, c’est précisément ce qui ne marche pas. C’est précisément parce que nous ne pouvons plus accepter cette manière de faire de la négociation commerciale que nous avons, dès septembre 2015, dès que les textes nous ont été connus, tiré la sonnette d’alarme.

        Je ne vais pas vous refaire l’interminable liste des contacts que nous avons eus depuis plus d’un an, mais je voudrais rappeler quand même que c’est le 18 septembre 2015 que j’ai indiqué à la ministre québécoise des Relations internationales ces difficultés que nous avions avec le CETA. C’est quelques jours plus tard, le 2 octobre 2015, il y a plus d’un an, que je me suis rendu au bureau de Mme Malmström, la commissaire en charge du Commerce, au Berlaymont, pour lui expliquer très clairement les difficultés que nous avions avec ce traité. Tout au long de l’année, nous n’avons pas cessé d’avoir des contacts avec nos partenaires européens, avec la Commission, avec le Canada, mais tout cela n’a pratiquement rien donné.

        La première réunion de coordination intrabelge a eu lieu le 6 juillet 2016. Entre octobre et juillet, pendant 10 mois, il ne s’est rien passé. Tout à coup, en juillet 2016, on a commencé à se dire: «Tiens, ces Wallons ont l’air déterminés. Ces Wallons ont l’air de savoir ce qu’ils veulent et ils ont l’air de vouloir aller au bout. Il va donc falloir commencer à discuter avec eux».

        Quelques jours plus tard, j’appelais le Premier ministre québécois, M. Couillard, en lui disant: «Je comprends que ce soit difficile de tout renégocier, mais comprenez que nous avons, dans une résolution, énoncé quelques balises fondamentales et nous voudrions pouvoir rediscuter sur ces balises dans un instrument juridique à définir. Cela peut être un protocole, cela peut être une convention additionnelle, cela peut être une déclaration interprétative, du moment que c’est juridiquement contraignant». À ce moment-là, on m’a dit: «Pourquoi pas, cela pourrait être une bonne idée», mais rien n’a suivi.

        J’ai répété ceci fin septembre à l’envoyé spécial de M. Trudeau, M. Pettigrew, et aux ambassadeurs, mais il a fallu attendre le 4 octobre pour que l’on donne oralement les premiers éléments de ce qu’était la table des matières d’une éventuelle déclaration interprétative, en nous disant: «S’il vous plaît, nous sommes déjà en retard, essayez d’être d’accord pour le 11 octobre, en tout cas, au grand plus tard pour le 18 octobre qui est la réunion du COREPER». Que nous est-il arrivé — qui nous a été présenté oralement — seulement le 6 ou le 7 octobre en soirée, dans une version partielle et dont nous recevons encore chaque jour des petits compléments.

        Tous les jours, je reçois un petit bout de déclaration interprétative en plus, avec un peu l’idée: «Allez, ce n’est pas assez, tiens, en voilà encore un petit morceau, un petit morceau, vous finirez bien par dire oui».

        Mais cela ne va pas. Sur la méthode, cela ne va pas. Je le répète et je l’ai redit. Je l’ai redit hier au président Hollande, je l’ai dit hier soir au président de la Commission, Jean-Claude Juncker; je l’ai dit à tous ceux qui ont eu la gentillesse et la courtoisie de m’appeler pour me poser la question de la situation de la Wallonie. Nous voulons bien discuter, mais nous voulons nous mettre autour d’une table, en toute transparence, dans le respect des règles démocratiques.

        Nous voulons pouvoir dire: «Nous, Wallons, voici les balises que nous voulons absolument retrouver dans un traité» et c’est seulement à l’issue d’une telle négociation, et si les partenaires européens et canadiens rencontrent l’essentiel de nos préoccupations, que nous pourrons vous dire: «Oui, c’est un traité qui fixe des standards très élevés et il mérite d’être défendu».

        Mais à l’heure qu’il est, je n’ai toujours pas de réponse. J’ai appelé, ce matin encore, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Didier Reynders, pour lui expliquer cette piste. J’ai senti un intérêt. J’espère que nous pourrons avancer dans cette direction; c’est fondamentalement ma volonté. Mais il faut, pour cela, qu’il y ait une vraie volonté de changer la méthode et de démontrer, en bout de course au moins — mieux vaut tard que jamais — que face à des régions qui ont des difficultés, et nous sommes moins isolés qu’on le pense. Bien sûr, personne n’ose sortir le premier, c’est toujours le même jeu, on se dit que celui qui sortira le premier sera celui qui se fera blâmer, c’est lui qui aura les mesures de rétorsion, c’est lui qui sera mis sous pression. Beaucoup attendent en se disant: «Tiens, les Wallons vont-ils sortir les premiers, ce qui me permettra de ne pas devoir sortir puisque tout le processus sera paralysé»; petit jeu tout à fait classique.

        Je peux vous dire que, des très nombreux entretiens bilatéraux que j’ai eus, que des réticences il y en a dans au moins quatre ou cinq États membres et que la Commission européenne en est parfaitement consciente!

        Il n’y a que dans un jeu politique belgo-belge que l’on essaie de faire croire qu’il n’y a que la Wallonie qui a des réticences avec ce traité, à ce stade.

        Si la situation est celle-là, mettons-nous à table, clairement, en toute transparence discutons; voyons si nos demandes, légitimes, peuvent être rencontrées.

        Les demandes que vous avez formulées, dans vos résolutions je ne me cache pas devant le Parlement – demander au Parlement de faire un travail d’analyse, d’auditionner, de recevoir, de se prononcer, de fixer des balises dans une résolution, c’est un élément de vitalité démocratique plutôt que de se cacher. Je n’ai pas besoin du prétexte du Parlement. Je veux pouvoir démontrer que je m’appuie sur une majorité parlementaire très large et qui dépasse le cadre de la majorité.

        Quand on dit: «Nous avons des difficultés avec l’ICS, le fameux mécanisme d’arbitrage tel qu’il est toujours là», on est loin d’être les seuls. Lisez l’arrêt de la cour constitutionnelle allemande d’hier soir qui dit: «Oui, l’Allemagne peut signer, mais pas ce mécanisme d’arbitrage et quoi qu’il arrive, il ne pourra pas entrer en vigueur, même pas de manière provisoire». La cour constitutionnelle allemande est quand même une institution qui pèse en Europe. Si elle le dit, c’est que ce ne sont pas seulement nous, les petits Wallons, qui avons un problème avec ce mécanisme. Elle retient exactement les mêmes critiques d’un risque de privatisation rampante de la justice que nous avons émises, que vous avez émises dans vos résolutions.

        Quand nous disons: «La déclaration interprétative est pleine de bonnes intentions», c’est vrai. Les messages politiques qui sont exprimés sont des messages qui rencontrent nos aspirations, sur les droits de l’homme, sur l’exception culturelle, sur la protection des normes environnementales, sur le conventions de l’OIT, sur le droit du travail, sur la capacité de réguler, sur le principe de précaution, et autres, puisqu’il en arrive des nouvelles pages tous les jours. Tous ces éléments vont dans le bon sens, qui rencontrent ce qu’ont été nos aspirations.

        Mais telle, qu’elle est formulée aujourd’hui, cette déclaration interprétative n’est pas suffisante; elle ne nous donne pas suffisamment de garanties.

        Je ne vais pas entrer ici dans un débat de juristes, les expertises que nous avons demandées à différents cabinets d’avocats et différents universitaires nous disent qu’une déclaration interprétative peut, quand elle est écrite d’une certaine manière, avoir une force juridique totalement contraignante si elle est acceptée par les deux parties, opposable aux tiers, reconnue comme étant opposable aux tiers et si elle est libellée de manière très précise elle a exactement la même valeur que le traité lui-même.

        Si l’on dit dans la déclaration interprétative, à l’article 30, alinéa 5: «Il faut comprendre tel mot comme ayant tel sens», cela a tout à fait la même valeur juridique qu’un amendement. C’est, de fait, un amendement au traité.

        La question n’est pas «Faut-il une déclaration interprétative ou un autre instrument juridique?». La question c’est «Comment libelle-t-on ces observations?». C’est ce que j’ai dit aussi à tous ceux qui m’ont appelé. Si vous acceptez que nous rouvrions la discussion, nous demanderons que l’on relibelle, que l’on reformule un certain nombre de remarques qui sont dans la déclaration interprétative, que l’on en apporte quelques autres complémentaires.

        Je suis convaincu que beaucoup d’autres États européens, pour avoir eu de nombreux contacts, nous soutiendront parce qu’eux aussi, aspirent à avoir des clauses beaucoup plus précises en matière de protection des services publics, de protection des droits du travail.

        C’est ce message-là que nous devons faire passer. Politiquement, ce n’est pas facile, évidemment que ce n’est pas facile. On prend des risques, quoi que l’on fasse. On prend le risque soit de s’isoler de sa population. Si l’on veut se dire «Ne nous prenons pas pour plus importants que nous sommes, acceptons le traité tel quel, ce n’est déjà pas si mal. Tant pis pour les quelques petites imperfections». Je crois que l’on ne fera que renforcer la défiance déjà très profonde dans le personnel politique et on ne fera que renforcer la défiance encore plus profonde à l’égard des négociations internationales et du commerce.

        On peut se dire, à l’inverse: «Disons non, un point c’est tout, puis allons faire un feu d’artifice, en se réjouissant d’avoir fait échouer le bateau CETA. Et quoi demain? Demain tant pis». Cela ne me paraît pas non plus être une position de responsabilité politique.

        Par contre, on peut dire non mais expliquer pourquoi on dit non et expliquer à quelles conditions nous accepterions de négocier à nouveau. Cela a toujours été notre position et cela reste notre position.

        Ce que je dirai, à l’ensemble de ceux qui me poseront la question, ce que j’ai dit et que je confirmerai au ministre fédéral des Affaires étrangères tout à l’heure, c’est ceci: aujourd’hui, le Parlement wallon a réexaminé la déclaration interprétative. De nouveaux documents arrivent aujourd’hui, arriveront encore sans doute demain, peut-être lundi. Nous continuerons de les examiner, parce que c’est ce sérieux, c’est cette rigueur dans l’analyse qui nous donnent de la crédibilité dans notre démarche. Toutefois, aujourd’hui, à l’analyse, ceci ne donne pas de garanties suffisantes.

        Comme je m’y étais engagé formellement devant vous, je ne donnerai pas les pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral et la Belgique ne signera pas le CETA le 18 octobre.

        Je ne prends pas ceci comme un enterrement, je ne prends pas ceci comme un veto sans condition, je prends ceci comme une demande de rouvrir des négociations pour que de légitimes attentes d’une société civile organisée, transparente, qui ont été exprimées avec force, puissent être entendues par les dirigeants européens et pour que nous puissions ensemble contribuer, non seulement à notre prospérité mais aussi à reconstruire la confiance politique entre les citoyens et leurs élus.

      3. Paul, je n’ai pas répondu tout de suite. Mais vous avez proposé une (longue) « explication alternative » à mon énigme, qui n’en est pas une. Je vous laisse libre de vos admirations pour l’engagement de tel ou tel. Mais l’énigme est restée…

  9. Bonjour Paul
    Bonjour à tous

    Depuis plusieurs jours je remonte sur plusieurs blogs les infos par département des hospitalisés/décès en faisant un parallèle entre les départements Paris/Bouches du Rhône qui ont la même population et ont vu le démarrage de la pandémie au même moment.
    Ces informations se trouvent sur le site du Ministère de la Santé et montrent le constat suivant au 05/04:
    Hospitalisés:
    Paris : 3075
    Bouches du Rhône : 1095
    Décès :
    Paris : 593
    Bouches du Rhône : 96
    avec la mise en œuvre du protocole hydrochloroquine dans le 13
    Ces informations remontent maintenant sur certains plateaux télé et montrent en temps réel les écarts entre les différents protocoles.
    Je ne suis pas spécialiste en virologie mais j’ai travaillé en relation avec la FDA dans un domaine complètement différent ( implantologie rachidienne) .Cette organisation prend toujours ses décisions de façon très rigoureuse.
    FDA : Food and Drug Administration.
    C’est l’organisme américain qui valide , certifie , autorise la mise sur le marché étatsunien d’un dispositif médical , et pratique sa surveillance.
    L’équivalent en France est l’ANSM ex Afssaps
    La FDA a appliqué une EUA :Emergency Use Authorization pour autoriser l’utilisation du protocole le 30/03
    Qu’est-ce qu’une EUA
    l’EUA permet a la FDA d’aider à renforcer les protections de santé de la population US en cas de menace grave.
    article 564 de la FDA:
    le commissaire de la FDA peut autoriser l’utilisation de produits médicaux pour de nouvelles indications pour les médicaments précédemment APPROUVES lors d’une situation d’urgence déclarée.
    Procédure utilisée lors de la pandémie H1N1 de 2009.
    Les états américains reçoivent actuellement par avions cargo les moyens de protections et traitement , achetés sur le marché mondial et charge aux gouverneurs de mettre en œuvre.
    https://www.newsweek.com/fda-says-hydroxychloroquine-chloroquine-can-used-treat-coronavirus-1494925

    D’autres pays mettent en œuvre ce protocole: Maroc , Algérie , Tunisie ,Sénégal , Espagne , ……
    Italie
    https://www.trustnodes.com/2020/03/29/italy-finally-starts-mass-treatment-with-hydroxychloroquine
    Les résultats sont bons et ont un impact sur l’évolution favorable de diminution actuelle réanimation/décès

    Bien à vous

    1. @ilicitano
      Mais peut-on comparer deux départements ?
      Et peut-on comparer raisonnablement deux département dont l’un est Paris avec environ 20800 personnes/km2 et l’autre, les Bouches-du-Rhône, avec 400 personnes au km2… ?

      1. Bonjour François Corre

        J’entend bien votre remarque , mais ce sont les seuls chiffres dont nous disposons.

        https://mapthenews.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/5e09dff7cb434fb194e22261689e2887
        II aurait été plus judicieux de comparer avec Marseille (3700 hab/km2) , mais les chiffres ne sont pas disponibles ,mais certainement connus par le Ministère de la Santé, et je pense que la comparaison aurait été très proche en ratio.

        Ce matin, O. Veran sur RMC a donné certaines informations importantes et pris certaines décisions :

        – les premiers résultats de l’étude Discovery , préconisé par le comité scientifique d’experts, montrent que l’utilisation d’hydrochloroquine en réanimation ,sans l’antibiotique associé, ne montre pas ou peu d’amélioration. Résultats qu’avaient anticipés l’IHU
        – il a pris la décision et l’initiative , sans passer par le comité scientifique , de demander à un certain nombre de CHU d’engager l’utilisation du protocole hydrochloroquine + antibiotique préconisés par l’IHU en début de symptôme .
        Les résultats seront connus rapidement
        – il a informé que Sanofi pourrait mettre à disposition rapidement ce protocole pour l’ensemble de la France en cas de résultat positif du traitement en début de symptômes.

        Pour information concernant les préconisations du comité scientifique:
        – les élections du 15/03 peuvent se tenir ( pour info , ce jour la j’étais un assesseur bénévole pas content du tout)
        – le port du masque n’est pas nécessaire
        – les tests généralisés n’ont pas d’utilité
        – l’hydrochloroquine n’a aucune preuve de son efficacité
        – lancement de l’étude Discovery , en double aveugle , sur des patients en réa en contradiction complète avec les préconisations de l’IHU d’utilisation du protocole en début de symptômes.

        Ensuite toute validation, certification ,autorisation de la mise en œuvre d’un dispositif médical ainsi que sa surveillance , passe par l’ANSM, ex Afssap , organisme dont il y aurait beaucoup à discuter. Toutes les informations se trouvant sur internet.

        Pour terminer ce virus est une vraie sal……ie.
        La pathologie de SDRA ( Syndrome de Détresse Respiratoire Aigue) qui submerge actuellement la réa , ne serait pas la seule conséquence de ce virus , la récupération après sortie hospitalière étant difficile.

        Bien à vous

      2. @ilicitano
        Pour tout ce qui tient du domaine médical, je suis incapable de vous répondre, mais si il y a un domaine ou les études/essais/comparaisons trop rapides doivent être délicates, c’est bien celui-ci…
        Sinon, vous trouverez normalement sur le blog des réponses intéressantes sur vos remarques, billets ou commentaires, je vous jure qu’il y a de la lecture, et ce n’est pas fini ! 🙂

    2. Ces différences entre Paris et Marseille sont éloquentes et confirment a mon avis l’approche du Pr Didier Raoult
      Celui-ci d’ailleurs a remarqué que la mortalité,cette année, n’est pas aussi élevée que les médias essaient de nous la faire croire. Il est temps que le gouvernement mette en oeuvre une politique de tests et n’isole que les gens susceptibles de contaminer les autres. Le confinement,comme au temps de la peste,ne se justifie pas si on a un medicament qui peut agir sur le virus comme l’hydroxychloroquine,qui a été utilisée en Chine et d’autres pays avec succès. Ce n’est pas parce que Trump supporte son utilisation que l’on doit la combattre. En fait il risque bien d’être réélu a cause de cela.
      Mortalité hebdomadaire comparee 2014-2020
      https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/233008/2515964

    3. La comparaison n’a de sens que si les conditions locales (notament la date du début) de l’épidémie sont comparables et l’application des mesures non pharmacologiques (de confinement), intervient à un stade équivalent lors de la phase exponentielle initiale : un retard de 3 jours double le résultat …

  10. Le marché de wuhan est ouvert à nouveau , apparemment ça recommence à faire cuire dieu sait quelle bestiole dans des woks à même le sol , on en sortira jamais !

  11. Après le speech du président ils auraient dû embaucher Thomas Pesquet pour nous expliquer comment supporter cette période insupportable.
    Déjà en lisant primo Levi on sait qu’il est important de continuer à faire sa toilette. Il faut jouer de la trompette aussi.Oh Il y a une cigogne dans le ciel. (Lui n’en voyait pas)

  12. M’ENFIN ?! OU EST L’EUROPE ?!

    C’est fou comment la pandémie de Covid-19 due au virus SARS-Cov-2 a su effacer de tous les prompteurs des médias, de toutes les statistiques semi « temps réel », de tous les bilans journaliers, voire de toutes les cartes interactives, le mot EUROPE !!

    Les Etats-Unis existent toujours eux… Mais l’Europe ?! Un énième silence en musique ?!

    Il semblerait que cela arrange tout le monde qu’un bilan consolidé européen somme toute CATASTROPHIQUE, ne soit surtout pas communiqué en boucle au public européen…

    Boris Johnson, lui est en soin intensif, mais L’EUROPE EST DÉJÀ MORTE !!

      1. @ Julien, nous aimerions y croire et nous jugerons sur les actes.
        Lire François Leclerc :
        https://décodages.com/2020/04/06/les-autorites-allemandes-a-lepreuve-du-feu/
        Je fais partie de ceux qui n’aiment pas les tables rases et qui apprécient des acquis tels que Schengen (actuellement mis à mal). Je crois que l’UE a le mérite d’avoir construit des bases, initié une unification nécessaire, mais il faut vraiment et en urgence convaincre les gouvernements « austéritaires » (type Rutte) d’arrêter leurs sal***es, (cf. Troika et Grèce), puisque nos eurocrates leur doivent obéissance in fine.
        Malheureusement cela passe aussi par des prises de consciences lors des élections nationales et je ne vois pas beaucoup d’espoir de ce côté-là : par ex. comment convaincre nos vertueux Néerlandais luthériens (y compris le « répugnant » Hoekstra) de bien vouloir daigner aider nos « latinos » ? Le coronavirus va-t-il aider ? C’est triste d’en arriver là.

      2. Ça bouge un peu et peut être que la vraie Europe avancera ….masquée . Pascal Lamy a raison de dire que l’Europe doit viser le moyen et long terme pour se faire utilement , être une vraie force et se faire sa place dans la géopolitique et l’économie mondiale .

        J’espère , pour que le mouvement se renforce , que Trump se cassera la gueule et que les britishs retrouveront des aspirations plus proches de chez eux , on a besoin d’eux .

    1. Constat pouvant être établi depuis quelque temps déjà.

      La clause d’irresponsabilité -telle que décrite régulièrement par François Leclerc- est super agissante: « Nous allons nous réunir pour décider dans une semaine d’une conférence qui aurait pour but de déterminer quelles actions pourraient être soumises à l’approbation du Conseil etc… »

      Sèchons nos larmes:
      La chancelière Merkel a promis que de cette épreuve surmontée surgira une Europe renforcée. Merkel, entre tous. Le fossoyeur va s’exercer à la résurection.
      L’ UE? absoute.

      1. C’est clair !

        Comme l’eau de roche qui coule à flot au mépris des niveaux de l’ensemble des nappes phréatiques européennes… Va falloir se souvenir de tout cela pour le leur rappeler le moment venu…

        Tout aussi pathétique que symbolique ce lavage de main…

    2. Salut Philippe,

      Je ne peux pas vous laisser dire ça.

      En ce moment l’Europe légifère en vue d’harmoniser la taille des masques et la longueur de l’élastique.

    1. https://gothamist.com/news/surge-number-new-yorkers-dying-home-officials-suspect-undercount-covid-19-related-deaths

      (…)

      Une vague de NYers mourant dans leurs maisons suggère que la ville sous-estime les décès par coronavirusLundi après-midi, 2 738 habitants de New York sont décédés de cas «confirmés» de COVID-19, selon le département de la Santé de la ville. C’est une moyenne de 245 par jour depuis le lundi précédent.

      (…)

      Lundi après-midi, 2 738 habitants de New York sont décédés de cas «confirmés» de COVID-19, selon le département de la Santé de la ville. C’est une moyenne de 245 par jour depuis le lundi précédent.

      Mais 200 autres habitants de la ville meurent désormais chaque jour chez eux, contre 20 à 25 morts avant la pandémie, a déclaré Aja Worthy-Davis, porte-parole du bureau du médecin légiste. Et un nombre incalculable d’entre eux ne sont pas confirmés.

  13. Je signale une magnifique tribune dans Le Monde de Yuval Noah Hariri.
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/05/yuval-noah-harari-le-veritable-antidote-a-l-epidemie-n-est-pas-le-repli-mais-la-cooperation_6035644_3232.html

    C’est riche par sa vision et solidement argumenté. Comme l’article est réservé aux abonnés je voudrais vous en donner un aperçu.
    Sa thèse : «Face à l’épidémie due au coronavirus, beaucoup accusent la mondialisation et prétendent que le seul moyen d’éviter que ce scénario se reproduise est de démondialiser le monde. Construire des murs, restreindre les voyages, limiter les échanges. Et pourtant, si le confinement, à court terme, est essentiel pour freiner l’épidémie, l’isolationnisme, à long terme, provoquerait un effondrement de l’économie sans offrir aucune protection contre les maladies infectieuses. Au contraire. Le véritable antidote à l’épidémie n’est pas la ségrégation, mais la coopération. »
    Je cite d’abord le paradoxe qu’il soulève.
    Autrefois : « Les épidémies ont tué des millions de gens bien avant l’ère de la mondialisation. Au XIVe siècle, il n’y avait ni avion ni bateaux de croisière, ce qui n’a pas empêché la peste noire de se répandre de l’Extrême-Orient à l’Europe occidentale en guère plus de dix ans (…) » Or : « Au cours du siècle qui a suivi [après 1918], l’humanité est devenue encore plus vulnérable aux épidémies par l’effet combiné d’une amélioration des transports et d’une croissance des populations. Aujourd’hui, un virus peut voyager en classe affaires à travers le monde en 24 heures et infecter des mégapoles »
    Donc « Nous aurions donc dû nous attendre à vivre dans un enfer infectieux où des fléaux mortels se seraient répandus les uns après les autres.» Ce ne fut pas le cas, pourquoi ?

    Hariri fait une remarque de fond, sans doute évidente mais toujours importante à rappeler en es temps de néo-obscurantisme « (…) L’ampleur et l’impact des épidémies ont, en réalité, considérablement diminué. Malgré des virus abominables comme le VIH ou Ebola, jamais depuis l’Age de pierre les épidémies n’ont causé aussi peu de morts, en proportion, qu’au XXe siècle. C’est parce que la meilleure défense dont les hommes disposent contre les pathogènes, ce n’est pas l’isolement, c’est l’information. L’humanité a remporté la guerre contre les pathogènes parce que, dans la course aux armements à laquelle se livrent les pathogènes et les médecins, LES PATHOGÈNES COMPTENT SUR DES MUTATIONS AVEUGLES ET LES MÉDECINS SUR DES ANALYSES DE DONNÉES SCIENTIFIQUES.» [je mets en majuscule car je ne sais comment mettre en gras ni en italique]

    Il introduit un concept très fort : « Dans la bataille contre les virus, l’humanité a besoin de protéger étroitement ses frontières. Mais pas les frontières qui existent entre les pays, plutôt celle qui sépare le monde des hommes de celui des virus. La planète Terre fait équipe avec d’innombrables virus, et de nouveaux virus évoluent constamment à cause de mutations génétiques. LA LIGNE DE DÉMARCATION ENTRE LE MONDE DES VIRUS ET LE MONDE DES HOMMES PASSE A TRAVERS LE CORPS DE CHAQUE ÊTRE HUMAIN. Si un dangereux virus parvient à franchir cette frontière à n’importe quel point du globe, c’est toute l’espèce humaine qu’il met en danger.»
    Il note : « Au cours du siècle passé, l’humanité a fortifié cette frontière comme jamais elle ne l’avait fait auparavant. Les systèmes de santé modernes ont été conçus pour servir de mur le long de cette frontière, et les soignants, les médecins et les chercheurs sont les gardes qui patrouillent et repoussent les intrus. OR DE LONGUES PORTIONS DE CETTE FRONTIÈRE SONT RESTÉES EXPOSÉES. Des millions de personnes à travers le monde n’ont pas accès aux soins. Cela met en danger chacun d’entre nous. »

    Sa conclusion est irréfutable :
    « Dans ce moment de crise, le combat décisif se joue au sein même de l’humanité. Si cette épidémie conduit à une désunion et à une méfiance accrues entre les hommes, ce sera la plus grande victoire du virus. A l’inverse, si l’épidémie entraîne une coopération mondiale plus étroite, alors nous n’aurons pas seulement vaincu le coronavirus, mais tous les pathogènes à venir.»

    Aider massivement l’Afrique et tous les autres pays pauvres est crucial pour la survie de l’espèce mais qui en doutais ? À part les prédateurs venus de notre monde et leurs complices locaux?

    PS- Je m’indigne à nouveau en tant qu’abonné que Le Monde ne laisse pas en accès libre tous les articles sur la pandémie. Sans doute trop demander aux trois hyper-riches propriétaires.

    1. En phase avec George (sans s) Monbiot que j’ai cité l’autre jour :
      (ici sans passer par le Guardian : 24h + tard si je comprends bien comment il gère ses chroniques)
      https://www.monbiot.com/2020/04/02/a-zombie-love-story/

      « You can watch neoliberalism collapsing in real time. Governments whose mission was to shrink the state, to cut taxes and borrowing and dismantle public services, are discovering that the market forces they fetishised cannot defend us from this crisis. The theory has been tested, and almost everywhere abandoned. It may not be true that there were no atheists in the trenches. But there are no neoliberals in a pandemic.

      The shift is even more interesting than this suggests, however. Power has migrated not just from private money to the state, but from both market and state to another place altogether: the commons. All over the world, communities have mobilised where governments have failed. (…) « 

    2. Votre insistance à condamner les frontières (quelles quelles soit) est de nature probablement idéologique.
      Faire du confinement c’est limiter les déplacements et les contacts, c’est apparement le seul moyen dont on dispose pour limiter temporairement le tribut à payer à ce virus, qui ne menace nullement l’espèce, (dont la survie en l’espèce n’est pas en jeu) et protéger les classes du Baby Boom encore propriétaires et dirigeantes et tricher avec l’évolution naturelle de la maladie.

      C’est créer des millions de frontières au niveau de chaque maison, chambre individuelle ou EHPAD, interdire des zones entières publiques et partagées rues, parcs et jardins, plages, forêts, montagnes, espaces naturels !

      « les pathogènes comptent sur des mutations aveugles et les médecins sur des analyses de données scientifiques »
      A voir Raoult et le débat sur l’hydroxychloroquine « on est mal barré ».

      Des mutations aveugles ce sont des mutations attribuées au hasard et en science le hasard c’est ce qui permet de modéliser ce que l’on ne comprends pas.

      Lorsque l’on a affaire à un virus nouveau pour nous (mais très ancien dit-on car naturel), et qu’il a la bonne caractéristique d’être transmissible d’homme à homme c’est pourtant bien en créant des frontières entre les hommes (2m, masques.. ) dans des cantonnements que l’on peut espérer limiter sa diffusion.
      Que signifie « la frontière entre le monde des virus et le monde des hommes est à l’intérieur de chacun » , alors que le virus se réplique à l’intérieur de la cellule !
      Comment voulez-vous faire ? c’est un pur concept !
      Alors qu’une frontière entre un groupe d’humains réputé atteint et un groupe d’humains naïfs ou réputés indemnes est parfaitement réalisable (aux erreurs de tests et durée de quarantaine près) !
      Il faut mettre la société dans un état où le virus ne peut se répandre (R0 <1).

      Que l'information circule c'est bien, mais laquelle ?
      Une jeune journaliste de BFM témoignait récemment qu'au début janvier elle répandait encore dans un souci sans doute de se conformer à l'air ambiant de ne pas affoler les populations, que la transmission inter humaine n’était pas établie !

      En la matière l’ensemble du corps médical et des soignants ne fait rien pour repousser l’ennemi.
      il limite individuellement certains dégats.
      Au contraire des fabricants et distributeurs de masques, des policiers et gendarmes qui font observer le confinement, des fabricants et distributeurs de gels et savon, des technicien.es de surface qui limitent les contaminations avec surface intermédiaire. des employés qui s’enferment avec leurs clients dans leur EHPAD, des livreurs qui permettent le maintien à domicile, du décideur qui se décide à prendre la décision (de confinement).
      Promouvoir la confiance entre les peuples c’est savoir lire/accepter les publications scientifiques, même si elles viennent de Chine, c’est leur envoyer des masques et des respirateurs en janvier pour en recevoir en avril, mais c’est aussi accepter des frontières fermées dans la durée (moyennant quarantaine) pour un pays qui a traité ainsi son problème.
      En Europe, (UE et UK) il est normal que des frontières sanitaires se retrouvent aux limites des territoires qui appliquent des politiques sanitaires indépendantes et différentes, mêmes lorsqu’ils auront unifiés à terme leurs cantonnements internes à l’issue d’un processus progressif de déconfinement.
      C’est le maintien de ces frontières qui constitue un acte de coopération et de reconnaissance mutuelle .

      1. @ Ruiz,
        Une première remarque : les frontières entre États-nations sont une invention très récente dans l’Histoire (lisez par ex. Michel Foucher) qui s’est avérée extrêmement néfaste et mortifère. Quand Copernic est allé faire ses études en Italie, il pouvait certes franchir des barrières d’octrois à l’entrée des villes (frontières fiscales heureusement supprimées, elles) mais SANS passeport (lisez Stefan Zweig, le Monde d’hier ).
        Alors vos jugements, ce que j’en fais… J’assume cette « idéologie : elle s’appelle l’humanisme.

        Par ailleurs votre réponse est selon moi décousue et elle ne comprend pas du tout l’argumentation de Y. N. Hariri mais il est vrai que vous n’avez pas lu l’article en entier.
        Voilà ce qu’il dit pour la variole :
        «Dans les années 1970, l’humanité a réussi à vaincre le virus de la variole parce que partout dans le monde les gens ont été vaccinés contre la variole. Si un seul pays avait échoué à vacciner sa population, il aurait mis en danger toute l’humanité, car tant que le virus de la variole continuait d’exister et pouvait évoluer quelque part, il pouvait toujours se répandre à nouveau partout »
        Si le virus NOUVEAU (même d’origine ancienne comme tous les virus) reste dans la population mondiale comme ce fut le cas pour la variole, nous vivrons tous mal, pas seulement les baby boomers.
        Autre détail, quand Hariri dit à « l’intérieur de chacun » il parle bien sûr de nos cellules : tous vos arguments son à l’avenant de mauvaise foi.
        Quand vous dites que la « survie en l’espèce n’est pas en jeu» et implicitement que ce n’est pas un problème d’une si grande importance vous faites preuve d’un aveuglement incroyable. Vous pensez que l’espèce va vivre en harmonie avec ce virus circulant de façon endémique ? Qu’en pense la compagne de Mr Johnson ?
        Vos remarques sur le corps médical sont mesquines ; vous aimez les frontières et les divisions : opposer un médecin à un éboueur c’est démagogique et minable !
        Quant à recevoir les informations médicales venant de Chine, qui ose dire le contraire ?
        En conclusion, à vous lire, Ruiz, je dirai comme vous : « on est mal barré » !

      2. @ Jacques Seignan Merci de me répondre, comme d’autres sans doute vous réagissez au mot frontière en l’associant automatiquement à frontières entre États-nations et rappelez l’aspect néfaste et mortifère. que l’on peut je pense associer plutôt aux guerres territoriales que la France, les francs, les romains, les gaulois eux-mêmes qui sont allés à Rome ont pratiqué de longue date.
        La muraille de chine n’est pas très ancienne, le mur d’Hadrien peut être ?
        Mais les humains autrefois se mélangeaient moins vite. et si notre SARS amélioré Cov-2 était apparu il y a quelques siècles/millénaires ou les échanges internationaux à longue distance existaient déjà (peut être seulement de proche en proche) sa diffusion aurait conquis aussi le monde, mais à une vitesse bien plus lente, égale à celle du déplacement des hommes à cette époque, qui était alors aussi celle de l’information, laissant du temps aux responsables de l’époque pour étudier la situation, et adapter leur comportement, les communautés autosuffisantes pouvant sans gros inconvénients pour leur économie restreindre d’instinct leurs contact en pareil cas créant une « frontière de facto » -no man’s land- de contact et d’échange pas forcément territoriale et objet de rivalité d’appropriation (voire les tribus d’amazonie).

        Nous avons fait de gros progrès le virus se déplace à la vitesse de l’homme en avion et atteint l’autre bout de la planète en 48 H.
        L’information elle va à la vitesse des signaux de l’Internet et des télévisions numériques au flux compressé c’est à dire quelques secondes, quelques fractions de seconde en cas d’échange téléphonique.
        Celà laisse peu de temps pour la réflexion et comme nous n’en sommes pas encore à confier les décisions portant sur notre avenir à des systèmes experts ou à une intelligence artificielle nos structures décisionelles n’ont pas fait beaucoup de progrès et ne sont peut être pas adaptées à la situation.

        L’absence de passeport : on en est loin avec le code barre sur le smartphone géolocalisé, l’autorisation de sortie, la carte vitale, le rapatriement de tous les français n’est ce pas celà le troupeau pour lequel on veut créer un sentiment d’appartenance et peut-être une immunité ?

        Pour ce qui est de l’humanisme ce sentiment vous honore, mais je ne peux que vous inciter à vous inspirer de Descartes et vous interroger si l’humanisme ne peut pas être aussi néfaste et mortifère ?

        La variole est un exemple de coopération, mais il y a un vaccin, et les frontières n’ont pas joué de rôle prépondérant me sembe-t-il dans un sens ou dans l’autre. Son éradication et le fait que l’on ne vaccine plus, en fait un vecteur de guerre biologique, à la disposition de 3 ou 4 pays qui en ont conservé des souches, comme les Etats-Unis et la Russie, éventualité d’emploi pour laquelle la France disposait de vaccins pour toute la population, stock dont il conviendrait sans doute de s’interroger sur l’existence à la lumière de nos précautions prises en matière de masques.

        Si le virus nouveau reste dans la population son incidence (sur la base d’une létalité à 1% et d’une immunité de groupe permanente) sera sans doute assez semblable à la grippe 7000 morts par an, sans saturer le système de soins, puisqu’il ne s’agira que de renouvellement à la marge et pas de la contamination explosive d’une population naïve. Ce n’est pas un virus de même type, mais avons-nous éradiqué la grippe (d’ailleurs nous n’avons pas le vaccin adéquat) ?

        Si j’emploie la « survie en l’espèce n’est pas en jeu» c’est parce qu’il m’a semblé voir employé ici ou là l’affirmation contraire qui me semble inappropriée et qu’il me semble préférable de laisser aux mots leur sens.
        Celà ne veut pas dire que ce n’est pas important, il est même possible que des notions de regroupement, de tri ,de frontières sont, seront, pourraient être utilisées ici ou là pour traiter cette question si on le souhaite.
        Ce qu’en pense la compagne de Mr Johnson, n’était pas ici l’objet de mon propos.
        Il ne s’agit pas d’opposition chacun fait le boulot qui lui incombe, mais de mise en contraste vis à vis d’un but dans la mesure où l’essentiel de l’objectif ne dépends que de moyens non médicaux,
        opposer une aide-soignante à un président ou au premier ministre c’est peut être minable, mais je ne crois pas que ce soit démagogique.
        Je reconnais que le trait a été un peu forcé, l’action initiale, détection recherche des contacts tri mise en quarantaine requiert effectivement du personnel médical, -ce n’est pas à proprement parler du soin- mais surtout a été rapidement abandonnée avant de reprendre peut-être.

        Je ne doute pas que l’auteur dont vous rapportez les réflexions ait une connaissance des virus et des cellules, mais la notion de « ligne de démarcation entre le monde des virus et le monde des hommes qui passe à travers le corps de chaque être humain » me laisse perplexe, sachant que l’homme, le corps de l’homme est en fait l’organe reproducteur du virus !

        Quand aux frontières fiscales heureusement supprimées ce sont celles liées à un tranfert physique indubitable de marchandises alors que les frontières fiscales de droit permettant tout les ajustements de finance, de prix de transfert virtuel, de délocalisation de bénéfices sont rigoureusement conservées pour le bien de tous (actionnaires, investisseurs, créateurs d’emplois, entrepreneurs, avocats d’affaires ou fiscalistes traders, fonds de pension, instituteurs de californie retraités ..) !

      3. @ Ruiz,
        Je vous ai répondu longuement car je lis vos autres commentaires et souvent je suis assez d’accord avec vous et avec avec vos idées. Mais là non.
        Je lis votre longue réponse et je me dis que je ne veux pas continuer un dialogue de sourds. Il me faudrait reprendre point par point comme vous l’avez fait. Désolé de le dire ainsi : mais Hariri comprend plus en profondeur que vous le problème. Peu importe.
        Ce soir sur LCI il y avait un éditorialiste du Figaro qui reprenait la thèse trumpienne : le confinement est pire que le mal d’une économie en faillite. Un médecin chef de service en réanimation lui a répondu avec dignité et il a simplement dit que lui il a vu mourir des gens de 40 ou 50 ans… pas des vieux > 85 ans que la Suède suivant sa tradition eugéniste (comment avons-nous pu oublier ça?) pense passer pour pertes et profits.
        J’ai 68 ans et je peux accepter de dire que ma vie est derrière moi mais envisager de laisser circuler un virus tueur comme ça (aléatoirement des jeunes) , m’est insupportable car évidemment il frappe (frappera) tout le monde.
        Si vous ne comprenez pas ce qui se passe, je ne peux rien ajouter de plus.

        PS – Descartes est un très grand philosophe mais je ne l’aime pas. Ses idées se sont avérées fausses et quelqu’un qui ne voit les animaux que comme des machines animées, ma foi, quel penseur limitée !

      4. @ Jacques
        Pour ce que ca vaut, on attribue abusivement à Descartes la thèse des animaux-machines.
        Ce n’est pas du tout son propos. Mais les légendes ont la vie dure.

        D’un autre côté, un Paul Jorion vous dira que ce sont des machines comme les autres, quoique moins performantes que les vraies (comprendre les machines artificielles, qui, elles, ne « ratent » jamais rien…).

    1. Enfin! LCL s’est décidé.
      Noliser l’avion, ou la péniche, a du être difficile.

      Et, supposition raisonnable, sans Juan Branco pour servir de faire valoir.

      1. vous le frottez pour le charger electrostatiquement les virus vont êtres comme aimantés et piègés dans le filtre , vous aurez un magnifique masque à effet corona 🙂

      2. C’est une illumination pragmatique que je partage avec un manouche de Perpignan , que j’ai entrevu hier dans un reportage télé ( qui montrait aussi les limites  » ( euphémisme ) du confinement dans les quartiers  » réservés » , sur la jeunesse ) .Les vieux avaient bien compris , eux , que ça ne rigolait plus .

        https://www.bing.com/videos/search?q=elle+va+mourir+la+mama&docid=608035423081335845&mid=4D5BD1A3F8296DB98DD94D5BD1A3F8296DB98DD9&view=detail&FORM=VIRE

  14. Olivier Véran donne une information qui ressemble bien à une mauvaise nouvelle (1)

    [début citation]
    Interrogé sur l’hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine testé dans le cadre d’essais cliniques, il a répondu: «j’ai des éléments qui me reviennent des hôpitaux qui ne montrent pas, à ce stade, un effet statistiquement significatif de l’une ou l’autre des molécules» testées sur les patients.
    [fin citation]

    Si j’ai bien compris, les premières indications non seulement concernant l’hydroxychloroquine – pas une surprise – mais encore et surtout les autres molécules actuellement testées sont « pas d’effet statistiquement significatif ».

    En d’autres termes : ça marche pas 🙁

    (1) https://www.lefigaro.fr/flash-actu/olivier-veran-le-confinement-durera-aussi-longtemps-que-necessaire-20200407

    1. Cacophonie…??

      Voyez ce que fournit notre commentateur @ilicitano , ce même jour 14h45 , même fil :

      …  » Ce matin, O. Veran sur RMC a donné certaines informations importantes et pris certaines décisions :

      – les premiers résultats de l’étude Discovery , préconisé par le comité scientifique d’experts, montrent que l’utilisation d’hydrochloroquine en réanimation ,sans l’antibiotique associé, ne montre pas ou peu d’amélioration. Résultats qu’avaient anticipés l’IHU
      il a pris la décision et l’initiative , sans passer par le comité scientifique , de demander à un certain nombre de CHU d’engager l’utilisation du protocole hydrochloroquine + antibiotique préconisés par l’IHU en début de symptôme .
      Les résultats seront connus rapidement
      – il a informé que Sanofi pourrait mettre à disposition rapidement ce protocole pour l’ensemble de la France en cas de résultat positif du traitement en début de symptômes
      .  » …

      Disons que pour l’instant je m’abstiendrai de jugement…Par contre il serait intéressant de SAVOIR et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.. sachant que nous ne sommes pas le 1er avril..

    2. C’est stupéfiant, non ?
      L’essai Discovery (INSERM) a démarré le 22/3 avec cinq modalités de traitement :
      – soins standards
      – soins standards plus remdesivir,
      – soins standards plus lopinavir et ritonavir,
      – soins standards plus lopinavir, ritonavir et interféron beta
      – soins standards plus hydroxy-chloroquine.

      Donc cet essai d’une grande rigueur méthodologique dixit ceux qui le mettent en oeuvre, effectué à l’échelle européenne n’a pas étudié et privé sciemment les patients de l’association antipaludéen/antibiotique avec ECG à 0 et 2 jours préconisée par le Pr Didier Raoult.

      Ailleurs qu’à l’IHU de Marseille qui publie ses résultatsaccessibles pour tout à chacun , les résultats cliniques sont là :
      https://www.republicain-lorrain.fr/sante/2020/04/06/coronavirus-le-bilan-tres-positif-d-un-praticien-lorrain-qui-prescrit-la-chloroquine

      Et puis quand d’autres Diafoirus foireux, pas rigoureux et sans éthique s’y mettent aussi, ça donne ça :
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-ancien-patron-du-pole-anti-cancer-marseille-signe-tribune-faveur-du-pr-raoult-1812512.htm

      Bienheureuse de vivre à Marseille et de pouvoir y être soignée correctement, j’espère que d’autres en profiteront !

  15. Waoouuuh une excellente nouvelle enfin, ouf :

    https://hitek.fr/actualite/coronavirus-reouverture-mcdonalds-livraison-drive_22230

    Merci Mac Do, le clown est toujours vivant en toi, tu ne fais plus rire depuis longtemps, et là tu bats des records, filer de la bonne graisse à des gens sans activité, qui vont prendre leur bagnole pour aller chercher leur bouffe de première nécessité avec un Coke et un Sundae !

    Capitalisme je t’adore ! (j’ai écris salopard nulle part vous avez vu, je suis m’auto censure super bien)

    1. Allons allons, avec ces drives McDo, le niveau de stress oxidatifs dans les familles confinées avec deux pré-ados va baisser grandement, et c’est donc un bien sanitaire indéniable !
      (Comment dites vous ? la cigarette du condamné ? Non vous exagérez un peu, là)

  16. JVoudrais pas dire mais témoignage du terrain : ce qui ont été malade mais qui ne sont pas tout à fait guéri sans le renvoyer chez eux. Notamment beaucoup de personnes Âgées dépendantes d’auxiliaire de vie qui vont d’appartement en appartement sans aucun équipement pour la plupart.

    Franchement je comprends ceux qui se déconfinent Parce que c’est du grand n’importe quoi..

    C’est comme si un médecin au bord de mourir par foi pourri interdisait le whisky à ses patient. C’est NUL.

    1. Salut SDe,

      J’ai une hypothèse de travail là-dessus. La « confiance en soi ». A priori plutôt noble comme concept. Sauf que…

      Dans un système où l’ultima ratio c’est la réussite sociale, en gros le pognon, tu justifies tout rétrospectivement à l’aune de ta réussite matérielle, réelle ou supposée (voir Trump) . Ce qui nous donne « les trop intelligents et trop subtils », les « premiers de cordée », « les fers de lance » (autrefois « têtes de pioche ») comme ce monsieur Pich. Tu rajoutes là-dessus la démultiplication des moyens (subséquemment du pouvoir de nuisance) et l’application des méthodes standards du business (« pas vu pas pris ») et tu obtiens : des gros nazes bouffis de leur propre réussite et prêts à tout, confortés par leur basse-cour de courtisans vénaux.

      La réussite a cela de particulier que comme l’accord (faux) d’espèce avec le nom, elle fonctionne rétrospectivement et par contagion. Le nombre de potes devenus « experts en tout » une fois diplômés c’est fascinant.

      Seul antidote : l’échec. Et en général, tout le monde redescend de son cheval…

  17. The Washington Post : Qu’est-ce qu’on a à perdre ? Trump s’entiche d’un médicament dangereux contre le coronavirus

    Alors qu’il se prépare à une pandémie, à un effondrement économique et à une crise politique, le président Trump pense avoir trouvé une solution miracle : l’hydroxychloroquine.

    Il entend parler de ce médicament antipaludique controversé au téléphone par des amis à New York, notamment par son avocat personnel Rudolph W. Giuliani. Il en entend parler lors de réunions à la Maison Blanche par des conseillers désireux de faire plaisir au patron, qui lui font part d’anecdotes sur le médicament qui agit sur les patients atteints de covid-19. Et il en entend parler à la télévision, par des médecins qui vantent son efficacité dans les émissions de la chaîne Fox News.

    En fait, l’animatrice de la Fox, Laura Ingraham, et deux médecins qui sont des invités réguliers de ce qu’elle appelle son « cabinet médical » se sont rendus à la Maison Blanche vendredi dernier pour une réunion privée avec Trump afin de parler du médicament, selon deux responsables de la Maison Blanche et une autre personne qui connaît bien la réunion.

    Peu importe que l’hydroxychloroquine soit un traitement non éprouvé pour le covid-19 et qu’il soit encore en phase de test, qu’il ait des effets secondaires dangereux pour certains ou que les professionnels de la santé soient divisés sur ses capacités. L’expert en maladies infectieuses du groupe de travail sur les coronavirus de Trump, Anthony S. Fauci, a demandé en privé au président d’être plus prudent.

    Mais Trump – qui a dit qu’il se fiait à ses tripes plus qu’à tout ce qu’un expert pourrait lui conseiller – laisse à nouveau ses impulsions guider ce qu’il dit à une nation enfermée et désireuse de revenir à la normale.

    Ces derniers jours, il a préconisé que les personnes infectées par le nouveau coronavirus envisagent de prendre de l’hydroxychloroquine en consultation avec leur médecin. Il a fait remarquer dimanche que « beaucoup de gens disent » que les patients devraient prendre ce médicament et a qualifié ce dernier de « chose très spéciale ».

    Trump, Fauci, Birx délivrent des messages contradictoires sur l’hydroxychloroquine
    Avec la propagation du coronavirus, l’administration Trump a délivré des messages contradictoires sur l’opportunité d’utiliser un médicament utilisé pour traiter le paludisme contre le virus. (Vidéo : JM Rieger/Photo : Jabin Botsford/The Washington Post)

    Comme le président l’a dit à plusieurs reprises, « Qu’avez-vous à perdre ?

    L’adoption rapide par Trump de l’hydroxychloroquine – ainsi que de l’azithromycine, dont il a fait l’éloge en la qualifiant de « l’un des plus grands changements de jeu dans l’histoire de la médecine » – illustre la mesure dans laquelle le président donne la priorité à l’anecdote et au sentiment plutôt qu’à la science et aux faits. Il a également provoqué un vilain clivage au sein d’une Maison Blanche déjà assiégée, qui lutte pour rattraper le temps perdu dans le ralentissement de la propagation du coronavirus.

    Le président s’est souvent heurté aux scientifiques qui mènent la lutte contre le virus ou leur a fait faux bond, qu’il s’agisse d’hésiter à porter des masques en public ou de faire pression à plusieurs reprises pour que les entreprises rouvrent leurs portes plus tôt que ne le recommandent les experts en santé publique.

    L’hydroxychloroquine est toujours à l’étude pour son efficacité dans le traitement du covid-19, la maladie que le virus provoque, mais la Food and Drug Administration l’a déjà approuvée pour le paludisme, le lupus et l’arthrite rhumatoïde. Cela signifie que les médecins peuvent prescrire le médicament pour le covid-19 ou d’autres affections en dehors des indications figurant sur l’étiquette. L’agence a également autorisé l’utilisation en urgence du médicament provenant du stock national stratégique pour certains patients hospitalisés.
    Anthony S. Fauci, à gauche, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, écoute M. Trump lors d’une conférence de presse sur les coronavirus, dimanche.

    De nombreux médecins prendraient eux-mêmes le médicament comme mesure préventive potentielle et le donneraient à leurs patients, en particulier à New York, qui compte de loin le plus grand nombre de cas de coronavirus dans le pays.

    Kenneth E. Raske, directeur général de la Greater New York Hospital Association, qui représente tous les hôpitaux de la ville de New York, a déclaré que les cliniciens ont rapporté que « le jury n’a pas encore statué » sur le médicament. Néanmoins, il a déclaré qu’il ne pensait pas que les effets secondaires étaient si délétères qu’ils devaient être évités.

    « Nous utilisons ces médicaments de manière intensive », a déclaré M. Raske. « Ce n’est pas comme si c’était une conversation distante. La drogue existe depuis longtemps. Je pense que tout le monde y va les yeux grands ouverts. »

    Au cours du week-end, le groupe de travail de M. Trump a décidé de livrer en urgence de l’hydroxychloroquine aux hôpitaux et aux pharmacies de la région de New York, de Detroit, de la Nouvelle-Orléans et d’autres zones à risque de coronavirus, à condition que le médicament ne soit administré aux patients que sur l’avis de leur médecin.

    « En temps de paix, l’approche conservatrice serait correcte », a déclaré dans une interview Peter Navarro, un conseiller commercial qui a récemment été nommé coordinateur de la politique de l’administration en matière de Defense Production Act. « En temps de guerre, avec le potentiel de pertes massives, vous devrez peut-être être plus prévoyants et accepter des risques supplémentaires ».

    « En temps de paix, l’approche conservatrice serait correcte », a déclaré dans une interview Peter Navarro, un conseiller commercial qui a récemment été nommé coordinateur de la politique de la loi sur la production de défense de l’administration. « En temps de guerre, avec le potentiel de pertes massives, vous devrez peut-être être plus prévoyants et accepter des risques supplémentaires ».

    L’action a eu lieu après la rencontre de Trump avec Ingraham, qui a fait une promotion enthousiaste de l’hydroxychloroquine lors de son émission de 22 heures. Elle a amené deux invités de son émission – Ramin Oskoui, un cardiologue de Washington, et Stephen Smith, un spécialiste des maladies infectieuses du New Jersey – et Mme Trump a demandé que le commissaire de la FDA, Stephen Hahn, soit également présent.

    Smith a fait une présentation détaillée à Trump sur son point de vue sur le traitement, en mettant l’accent sur les avantages de l’hydroxychloroquine sur la base de ses propres expériences et études, selon deux fonctionnaires de la Maison Blanche et une personne connaissant bien la réunion, qui, comme certains autres fonctionnaires interrogés pour cette histoire, ont parlé de la condition de l’anonymat pour offrir une évaluation franche.

    Trump a écouté attentivement, ont-ils dit, et est ressorti de cette réunion apparemment déterminé à plaider pour que l’hydroxychloroquine soit plus largement utilisée.

    Smith, qui connaît Fauci, le directeur de longue date de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, depuis des décennies et a traité plus de 100 patients covid-19, a déclaré dans une interview lundi qu’il a fait parcourir à Trump une feuille de calcul et d’autres documents sur le fonctionnement de l’hydroxychloroquine et ses utilisations pendant l’hospitalisation.

    « Je suis un gars qui regarde les données », a déclaré M. Smith. « Je suis venu en tant que scientifique et médecin. J’ai été formé par le Dr Fauci et je le respecte beaucoup. » Il a qualifié Hahn de « soutien ».

    La FDA a refusé de commenter la réunion. Un haut fonctionnaire de l’administration a déclaré que la session semblait être un effort pour faire pression sur M. Trump afin qu’il augmente son soutien public au médicament. Le fonctionnaire, qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat car il n’était pas autorisé à s’exprimer sur le sujet, a déclaré que Hahn avait fait preuve de souplesse dans la manipulation du médicament mais qu’il n’était pas à l’aise pour l’approuver avant la fin des essais. Les efforts déployés pour joindre Oskoui par courriel et par téléphone n’ont pas abouti.

    Lors de la réunion du groupe de travail de samedi, M. Navarro a fait pression pour que le médicament soit approuvé. Il s’est présenté avec un dossier de statistiques et de documents pour plaider avec force en faveur de l’utilisation du médicament et s’est battu avec Fauci sur son efficacité, comme l’a d’abord rapporté Axios.

    Navarro a déclaré que le désaccord « n’est pas un vrai débat ». C’est un théâtre Kabuki pour les drogués de la politique ». Plus tôt, cependant, Navarro a eu un air provocateur lors d’une apparition dans « Fox & Friends », une émission matinale que Trump regarde souvent.

    « Je pense que l’histoire jugera qui a raison sur ce débat, mais je parierais sur l’intuition du président Trump sur celui-ci », a-t-il déclaré.

    La tension entre la foi de Trump dans un médicament non prouvé et la réticence des experts en santé publique à l’approuver était évidente lors de la conférence de presse de la Maison Blanche de dimanche, lorsque le correspondant de CNN Jeremy Diamond a demandé à Fauci son avis sur l’hydroxychloroquine. Trump a interrompu et a dit que Fauci n’avait pas à répondre à la question, et il a réprimandé Diamond pour l’avoir posée. Fauci est resté silencieux.

    Le porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, a insisté sur le fait qu' »il n’y a pas de lumière du jour » entre Trump et Fauci concernant la drogue et a accusé les médias d’essayer de créer un « drame semblable à un feuilleton ».

    L’hydroxychloroquine a un certain nombre d’effets secondaires graves, dont le principal est son impact sur l' »intervalle QT » – le temps que met le système électrique du cœur à se réactiver entre les contractions, qui poussent le sang dans le système vasculaire et autour du corps, selon Mark Gladwin, président du département de médecine de l’école de médecine de l’université de Pittsburgh. Cela augmente le risque d’arythmies cardiaques – battements irréguliers – qui peuvent être mortelles, a-t-il déclaré.

    Avec de nombreux patients atteints de covid-19 qui arrivent à l’hôpital en urgence, il n’est pas toujours possible pour les médecins de savoir quels autres médicaments un patient prend ou d’effectuer un électrocardiogramme, ce qui rend l’utilisation de ce médicament dangereuse, a déclaré M. Gladwin.

    Comme l’hydroxychloroquine n’a pas fait l’objet de recherches valables à grande échelle, les médecins ne peuvent pas connaître la dose appropriée pour un patient covid-19. En outre, la maladie provoque une infection cardiaque, la myocardite, chez certains des patients les plus gravement malades.

    « Le cœur est peut-être déjà impliqué dans ce virus », a déclaré M. Gladwin. « Et maintenant, nous ajoutons un médicament qui prolonge l’intervalle QT [intervalle]. Nous n’avons aucune idée de ce que cela fera dans le cas d’un patient atteint de covid-19. »

    Scott Gottlieb, qui a été commissaire de la FDA plus tôt dans l’administration Trump, a déclaré que les données sur l’hydroxychloroquine sont « très préliminaires » et que le médicament a été largement utilisé aux États-Unis et en Europe sans « aucun avantage évident ». Les données des essais cliniques sont nécessaires, a-t-il dit. En attendant, il a ajouté : « Nous devrions nous concentrer sur les médicaments qui sont les plus susceptibles d’être transformants », comme les anticorps qui sont à l’étude.

    Le porte-parole de la FDA, Michael Felberbaum, a déclaré : « Le rôle de la FDA est de prendre des décisions indépendantes, fondées sur la science, pour apporter de nouvelles thérapies aux patients malades aussi rapidement que possible, tout en soutenant la recherche pour évaluer plus avant si ces contre-mesures médicales sont sûres et efficaces pour traiter les patients infectés par ce nouveau virus ».

    L’hydroxychloroquine avait rarement été évoquée dans les réunions officielles des groupes de travail avant la discussion explosive de samedi entre Navarro et Fauci, qui ne s’est terminée qu’après l’intervention du vice-président Pence et du conseiller principal Jared Kushner, selon une personne ayant une connaissance directe des discussions.

    L’intérêt de M. Trump pour l’hydroxychloroquine provient d’un sentiment de désespoir et d’un optimisme quant à l’efficacité de ce médicament, même si les données scientifiques ne sont pas concluantes, ont déclaré les alliés. Comme l’a dit une personne, « Le président vit dans un monde de souhaits et d’espoir ».

    « C’est la seule chose que l’on ait jamais offerte comme un répit immédiat de ce qui est devenu son plus grand défi – et une menace politique », a déclaré un ancien haut fonctionnaire de l’administration. Ce fonctionnaire a décrit le « désir irrésistible du président de disposer d’une balle d’argent pour faire disparaître tout cela ».

    Les assistants de Trump lui donnent des raisons de croire. Les responsables de la Maison Blanche ont compilé des articles de presse optimiste sur des personnes qui ont dit avoir été aidées par le médicament expérimental à donner au président. Et lundi, un e-mail a été envoyé aux assistants de l’administration avec le sujet : « DRAPEAU CORONAVIRUS : Un médecin de Los Angeles constate le succès de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la COVID-19 », en lien avec un article de KABC à Los Angeles.

    « Le président parle à tant de gens à New York – des amis, des types de Wall Street, des types de l’immobilier », a déclaré un fonctionnaire de la Maison Blanche. « Il entend parler de cette drogue et il voit son propre optimisme lui revenir sur Fox News. Tout cela se renforce. Une chambre d’écho. »

    Trump a fait pression sur Hahn pour qu’il fasse des déclarations plus favorables sur l’hydroxychloroquine et l’a régulièrement évoqué avec lui, selon deux responsables de la Maison Blanche au courant des discussions.

    Parfois, Trump est frustré parce que certains médecins de son administration – y compris Hahn et Fauci – ont concédé en privé qu’il y a des preuves anecdotiques que le médicament peut fonctionner, mais ne le déclareront pas publiquement lors des conférences de presse du président, ont déclaré ces fonctionnaires.

    Un autre habitué de Fox News, l’oncologue new-yorkais William Grace, est soudainement apparu comme une voix influente dans l’orbite de Trump, bien qu’il n’ait aucun lien formel avec le gouvernement. Grace est apparu régulièrement dans l’émission d’Ingraham vantant les mérites de l’hydroxychloroquine.

    Grace a déclaré dans une interview qu’en suivant la pandémie comme un « médecin intéressé », il est devenu convaincu que « les médicaments fonctionnent, que moins de gens doivent aller aux respirateurs dans des endroits comme l’hôpital de Lenox Hill ».

    Grace n’est pas un porte-parole de l’hôpital et n’est pas autorisée à parler de son utilisation de l’hydroxychloroquine sur les patients. Quand Ingraham a posté un tweet le 20 mars sur les commentaires de Grace concernant l’hôpital, Twitter l’a supprimé pour avoir violé les politiques de la plateforme, et l’hôpital a déclaré dans une déclaration que « ses opinions sont les siennes et ne représentent pas l’hôpital ».

    Grace a continué à s’exprimer et a communiqué avec Navarro.

    « Je ne connais pas une seule institution qui ne traite pas les patients hospitalisés avec de l’hydroxychloroquine », a déclaré Grace. « Il est mis en œuvre très rapidement partout. Vous n’avez jamais vu une telle rapidité ».

    Peter Lurie, un haut fonctionnaire de la FDA dans l’administration Obama qui est maintenant président du Centre pour la science dans l’intérêt public, a déclaré qu’il était préoccupé par le fait que la campagne de Trump pour l’hydroxychloroquine contredise la philosophie fondamentale de la FDA sur l’approbation des médicaments.

    Lorsque le président dit « Qu’avez-vous à perdre », c’est très différent de ce que les agences scientifiques ont essayé de communiquer au public depuis des décennies », a déclaré M. Lurie.

    1. « balle d’argent » = remède miracle.

      Comment tempérer l’enthousiasme pour les remèdes-miracles ?

      Je raconte dans « La transmission des savoirs » (1984, avec Geneviève Delbos) que j’expliquais à mon vieux Prof Meyer Fortes à Cambridge, que certains dictons des pêcheurs de l’Ile de Houat n’étaient pas confirmés par les faits (je faisais des calculs à partir de mes données), et qu’il m’avait regardé avec gentillesse pour dire : « Tu oublies l’espérance, sans laquelle, nous les humains, ne serions plus là depuis longtemps ! »

  18. The Washington Post

    Pourquoi M. Trump considère-t-il qu’un médicament non éprouvé de 86 ans change la donne contre le coronavirus ?

    Les experts médicaux affirment qu’il n’y a pas suffisamment de preuves que les antipaludéens chloroquine et hydroxychloroquine sont bénéfiques pour les patients atteints de covid-19
    Trump, Fauci, Birx délivrent des messages contradictoires sur l’hydroxychloroquine

    Par
    Christopher Rowland
    6 avril 2020

    L’absence de vaccins et de traitement pour le nouveau coronavirus lui a permis de balayer la planète pratiquement sans contrôle. La seule façon efficace de ralentir sa progression est de lui faire subir un régime de chasse et de lavage des mains, et les dirigeants nationaux cherchent désespérément un médicament qui pourrait avoir un effet. Mais les encouragements du président Trump en faveur des médicaments antipaludiques ont suscité des espoirs qui vont au-delà de ce qui est soutenu par les faits scientifiques.
    Que sont la chloroquine et l’hydroxychloroquine ?

    Bayer a inventé le médicament chloroquine en 1934, et il est utilisé depuis des décennies pour traiter le paludisme dans le monde entier. L’hydroxychloroquine a été inventée pendant la Seconde Guerre mondiale pour offrir une alternative avec moins d’effets secondaires.

    L’hydroxychloroquine, vendue sous la marque Plaquenil, est également utilisée par les patients atteints de lupus et de polyarthrite rhumatoïde pour contrôler l’inflammation. Les deux médicaments, la chloroquine et l’hydroxychloroquine, sont disponibles sous forme de génériques, mais l’intérêt du public et des politiques a provoqué des courses, des accumulations et de graves pénuries ces dernières semaines.

    Malgré le manque de preuves rigoureuses, M. Trump a fait la promotion de ces médicaments comme traitements importants pour le covid-19, la maladie causée par le coronavirus, et la Food and Drug Administration a délivré une autorisation d’urgence pour permettre leur utilisation à grande échelle pour traiter les patients gravement malades dans les hôpitaux.
    Quelles sont les preuves de leur efficacité pour traiter le coronavirus ?

    Il n’y a pas de preuve évidente que les médicaments agissent contre le coronavirus, malgré leur utilisation par les hôpitaux et les médecins aux États-Unis et dans d’autres pays depuis le début de l’épidémie. Leurs propriétés antivirales ont été prouvées en éprouvette, mais des essais cliniques rigoureux visant à tester leur efficacité chez l’homme n’ont pas encore été réalisés.

    Des études limitées sur les patients atteints de coronavirus ont été publiées par des chercheurs en France et en Chine, mais leur taille extrêmement petite et d’autres problèmes les ont empêchés d’être statistiquement significatifs. L’étude française comprenait une combinaison d’hydroxychloroquine et de l’antibiotique azithromycine qui a montré un bénéfice chez six patients, des résultats que Trump a vanté. Une autre étude, menée sur 11 patients en France, n’a montré aucune preuve de l’efficacité du traitement. Une étude chinoise n’a également montré aucun bénéfice par rapport au traitement standard.

    Que dit la science traditionnelle ?

    Les scientifiques mettent en garde contre l’utilisation de ces médicaments sans plus de preuves de leur efficacité. Anthony S. Fauci, chef de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a accompagné Trump au pupitre de la Maison Blanche et a ouvertement réfuté ses déclarations selon lesquelles les médicaments « changent la donne » dans la lutte contre le coronavirus.

    Trump a empêché Fauci de répondre à une question sur le sujet dimanche, mais cela n’a pas changé l’évaluation des universitaires selon laquelle il n’y a pas assez de preuves de la capacité de ces médicaments à réduire la charge virale et à prévenir la réponse inflammatoire qui dévaste les poumons des patients gravement malades atteints de coronavirus. La FDA a été équivoque sur les avantages possibles lorsqu’elle a délivré son autorisation d’utilisation d’urgence le mois dernier : « Il est raisonnable de croire que le phosphate de chloroquine et le sulfate d’hydroxychloroquine peuvent être efficaces dans le traitement du covid-19 », a déclaré l’agence.

    Le président Trump a été le principal promoteur de l’utilisation de l’hydroxychloroquine, un médicament générique contre le paludisme datant de plusieurs décennies, pour traiter les patients atteints de covid-19, mais il n’existe pas de preuves rigoureuses de son efficacité contre la maladie, et celle-ci présente des effets secondaires dangereux pour certains. (John Phillips/Getty Images)
    Quels sont les dangers des effets secondaires de ces médicaments ?

    Les effets secondaires dangereux de ces médicaments sont beaucoup mieux connus. Plus grave encore, ces médicaments peuvent déclencher une arythmie, qui peut entraîner une crise cardiaque mortelle chez les patients souffrant de maladies cardiovasculaires ou qui prennent certains médicaments, notamment des antidépresseurs. Les médecins recommandent un dépistage par électrocardiogramme pour éviter que le médicament ne soit administré au 1 % de patients présentant le plus grand risque d’accident cardiaque. Les médicaments peuvent également entraîner une perte de vision appelée rétinopathie en cas d’utilisation prolongée, et la chloroquine a été associée à la psychose.
    Pourquoi Trump ne cesse-t-il de vanter leurs bienfaits ?

    Alors que le coronavirus s’est répandu de la Chine à travers le monde et aux États-Unis, la terrible réalité est qu’il n’existe aucun vaccin ni aucun médicament approuvé pour traiter les graves symptômes respiratoires qui font des milliers de victimes.

    En vantant sans cesse les mérites de médicaments non éprouvés depuis la salle de réunion de la Maison Blanche, M. Trump a rallié des éléments de sa base autour de la possibilité de trouver un remède et a cherché à se présenter comme un président de guerre qui agit. Trump a déclaré qu’il était impatient de pousser la FDA à approuver les médicaments et à les faire entrer rapidement dans les hôpitaux, sans tenir compte de l’importance de l’utilisation des médicaments.

  19. Un message de François Ruffin :

    Bonjour,

    #OnNoublieraPas : nous avons repéré ce hashtag, il y a quelques jours, qui gazouillait dans les coins gilets jaunes de Twitter. Il nous convenait.

    Que faire, en ces temps de confinement, sinon préparer l’après ? Et pour ça, exercer notre devoir de mémoire. Car très vite, eux voudront oublier, effacer. Oublier leur nullité, « pas besoin des tests », « pas besoin des masques », nous disaient-il, transformant la pénurie en « doctrine ». Oublier que la France au temps du corona a reposé sur les simili-smicards, les soignants, les caissières, les livreurs, les routiers. Oublier qu’ils ont promis, un instant, un instant seulement, que l’économie n’écraserait plus la vie.
    Nous, nous ne devons pas oublier.

    Aussi, vous propose-t-on de soutenir ce mot d’ordre : #OnNoublieraPas, d’en faire une opération post-it, à coller sur sa porte des toilettes, son front ou son frigo, à remplir de ses colères ou de ses espoirs.

    Si ça vous tente, vous pouvez le faire par une photo ou une vidéo. Pour toute information, n’hésitez pas à contacter Paul Bernardet, au 06.61.19.17.20.

    Très parlementairement,

    François Ruffin

      1. Quand je lis Lordon, je pense souvent pour lui et moi au duo « good cop, bad cop » des polars américains. C’est bien qu’il ait pris « bad cop », parce que « good cop » convient mieux à mon tempérament.

      2. @ Paul, en tout cas Ruffin (que tu désignas un jour avec justesse ( pour « Merci patron! ») comme un Till L’espiègle/Eulenspiegel) a été promoteur de Nuit Debout avec F. Lordon et il est aussi ton ami : à la fin peu importe les « cops ». Ruffin permet d’unifier et c’est indispensable
        L’objectif est le même !

      3. @ Tout me hérisse,
        Merci pour le lien avec l’appel d’Acrimed.
        C’est excellent et justifié !
        L’autre jour j’ai vu J.-M. Apathie commencer à expliquer que nous payons notre longue indiscipline budgétaire ou quelque chose comme ça. J’ai évidemment zappé le plus vite possible avant de casser ma télé (qui n’est y pour rien la pauvre).

      4. @tout me hérisse :

        Ça n’est pas en faisant taire les autres qu’on se fait entendre , sauf au sud de Valence ( France ) où « l’on a fait quand on a dit « .

        Le taulier doit être d’accord avec moi , lui qui s’apprête à faire parler ceux que Acrimed veut faire taire .

      5. @ Juannessy, merci de me permettre d’ajouter un élément au débat.

        Je pense que la liste d’ACRIMED mérite d’être lu AVEC les nombreuses citations des gens cités au champ du déshonneur, de ces chiens de garde qui monopolisent tous les médias et qui ont lessivé les cerveaux (et en ont tiré de gros profits).
        Or jeudi Paul Jorion invite Jacques Attali qui est dans cette liste. C’est un personnage de roman. Il est très brillant, il a tout lu, tout fait, tout écrit, tout compris et un mec moyen (comme moi) ne peut que se sentir impressionné et admiratif. Au hasard, j’avais lu ainsi ses prévisions sur l’extraction du gaz et huile de schiste aux USA. Il a su aussi détecter en 2008 un « maverick » comme notre hôte ; c’est à son honneur. Mais j’ai également un problème avec ce penseur qui oublie ses limites. Il n’y a et il n’y aura jamais de génie absolu sur Terre. Il semble l’oublier malgré un affichage de fausse modestie.

        Or je vois une grande limite chez lui : son idéologie spontanée penche vers le néolibéralisme.
        Attali a proposé de « devenir soi », d’être entrepreneur de sa vie et c’est bien un des piliers de la pensée néolibérale dans ce qu’elle a de plus pernicieux et méprisant ─ pour l’immense majorité d’entre nous. On imagine parfaitement que sa vie magnifique est la suprême illustration de ce conseil délivré avec générosité aux simples citoyens.
        Parmi ses nombreuses interviews, lire par exemple le 1er mars 2016 :
        « MADAME FIGARO. – Face à la crise, ceux qui s’en sortiront sont ceux qui se « débrouilleront ». N’attendons plus de l’État et de l’entreprise qu’ils décident de notre avenir, écrivez-vous. La sortie du marasme ambiant dépend-elle aussi de notre attitude ?
        JACQUES ATTALI. – Plus que dans l’attente, les Français sont à mes yeux aujourd’hui dans la position du résigné-réclamant. Pouvoir réclamer, c’est déjà une chance, cela signifie que l’on n’est pas dans un État totalitaire. Mais nous sommes comme résignés à ne faire que réclamer. Il y a une explication à cela : la France est une nation qui s’est construite autour de l’État providence, dont on a été habitués à tout obtenir. Mais cet État est devenu obèse, il ne peut plus répondre à la demande. Quand je dis « N’attendez plus rien du politique, prenez-vous en main ! », ce n’est pas un constat d’échec du politique, mais plutôt celui d’une fin de course. Il va falloir que la société prenne le relais. Car ce que les gens attendent, en réalité, ce n’est plus seulement un travail, un salaire, mais qu’on les aide à devenir soi. On va plus que jamais avoir besoin de gens qui nous orientent, de conseillers d’éducation, de coachs… [JS traduit : lisez mes bouquins]»

        Quatre ans après oserait-il proférer de telles insanités ?

        Un autre exemple de ses limites : sa réaction devant la proposition indispensable de Paul Jorion pour rétablir les interdictions de spéculations qui existaient à la fin du XIXe siècle. Acte simple, facile et indispensable. Je ne retrouve pas la référence mais je suis presque sûr de la façon dont il avait semblé balayer l’idée en suggérant qu’elle est impraticable…

        Voilà je personnellement j’attendrai de la rencontre : un aveu de JA qu’il s’est trompé sur bien des points et qu’il adhère désormais à un nouveau paradigme qui n’est plus celui des « entrepreneurs de sa vie » mais celui des solidarités sociales. Un monde où la hiérarchie des métiers et fonctions sera définitivement bouleversée : on voit le rôle d’un éboueur, on ne voit pas celui d’un trader.
        Frédéric Lordon le résume ainsi :
        « les réputés premiers étaient des boulets, inutiles au mieux, nuisibles le plus souvent ; la société ne tenait en fait que par ceux qu’elle considérait comme ses subalternes. La division du travail refaite en vue de l’élimination des boulets, la société identifiera clairement ceux à qui elle doit le plus, et les traitera en conséquence. »
        Voilà des questions et remarques que je soulèverai s’il était devant moi.

  20. Ruffin en voisin direct… ça tombe bien… :

    … » Dans le cadre de la commission d’enquête de suivi du Covid-19 lancée par les parlementaires de La France insoumise , Manuel Bompard auditionnait Olivier Balzer, Secrétaire national du Syndicat National des Agents des Douanes CGT. Cette audition s’est déroulée le mardi 31 mars.  » … (2020 of course..^!^..)

    https://www.youtube.com/watch?v=t57P4Emdv2o

    Voilà voilà …. les douaniers ont constaté que depuis le début de l’épidémie en Chine, des entreprises privées françaises se sont approvisionnées en millions masques à l’étranger et ont été livrées alors que dans le même temps aucune livraison n’a été effectuée pour l’Etat français
    Un scandale..!?
    Est-ce étonnant quand il n’y a pas eu de commande de l’Etat ?………..(minute 4 +)…………….. (°!^)…….

    1. Que l’Etat n’ait rien commandé c’est normal puisqu’il avait réduit son stock aux besoins nécessaires (pour faire face à toute pandémie of course) et qu’il n’avait pas encore eu à y puiser.

      Que les hôpitaux et les praticiens n’aient pas complété leur stock (les FFP2 leur incombent) par exemple auprès de leur phamacie est plus troublant.

      En revanche s’il n’y avait déjà plus de masques disponibles en pharmacie (signal fort) comment se fait-il que les grossistes répartiteurs ou les grandes chaînes (centrales d’achat) de pharmacies n’aient pas passé des commandes, obtenus des remises pour quantité et fait un peu de pub sur ce produit au lieu de continuer leur marketing sur des produits aussi utiles que les compléments amincissants, crèmes de beauté ….
      Sommes-nous vraiment dans une société de marché libérale ?
      Il ne s’agit pas de médicament à circulation contrôlée, il n’y a (/avait) pas de contrôle réglementaire sur la libre circulation et le libre commerce de ces produits ?
      Pourquoi le marché a-t-il failli ?

      Le décret actuel réglemente la détention pour les personnes morales, et les fournisseurs (nationaux) pas pour les particuliers, Il doit être tout à fait possible sans attendre la fin
      mai de commander des masques chez un fournisseur étranger de les payer et de se les faire livrer, chez Alibaba/Aliexpress par exemple et de les recevoir.

  21. https://www.syndicat-infirmier.com/Grande-enquete-Covid19-loin-des-jolis-contes-du-gouvernement-les-tristes.html

    Au niveau des infir­miè­res qui exer­cent dans un établissement de soins :
    Seulement 42% ont un masque chi­rur­gi­cal toutes les 4h (recom­man­da­tions de bonnes pra­ti­ques) 18% en psy­chia­trie
    35% ont un seul masque par jour (au bout de quel­ques heures de suite, il est trop humide pour être effi­cace)
    11% n’arri­vent pas à avoir un masque ! Particulièrement en psy­chia­trie (36%) et en EHPAD (13%)
    Uniquement 12% en autant de mas­ques que néces­saire pour tra­vailler (pou­voir en chan­ger en cas de pro­jec­tions)

    En libé­ral, seu­le­ment 64% ont reçu les « 18 mas­ques chi­rur­gi­caux par semaine », et un tiers les FFP2 !

    1. Les masques chirurgicaux pour les praticiens s’ils sont prélevé sur le stock de 117 millions que l’Etat avait préservé sont destinés exclusivement aux malades (d’ailleurs une partie de ce stock (43 millons ?) est de taille pédiatrique) .

  22. DE NOMBREUX PATIENTS ATTEINTS DE COVID-19 MEURENT D’UN ARRÊT CARDIAQUELA DÉCOUVERTE A MYSTIFIÉ LES MÉDECINS.

    PAR VICTOR TANGERMANN / IL Y A 11 HEURES
    Une étude récente menée par des chercheurs chinois a révélé que jusqu’à un patient COVID-19 sur cinq a subi des dommages cardiaques, une insuffisance cardiaque – et, dans certains cas, la mort.

    Sur 416 patients hospitalisés, 19 % présentaient des signes de lésions cardiaques. Environ la moitié de ceux qui ont subi des dommages cardiaques ont succombé à la maladie, tandis que seulement 4,5 % de ceux qui n’en ont pas subi.

    Un rapport de médecins italiens a constaté des problèmes cardiaques tout aussi graves associés à l’épidémie de coronavirus. Un « patient de 53 ans par ailleurs en bonne santé » a développé une myocardite, une grave inflammation du cœur, une semaine seulement après avoir fait de la fièvre et toussé à cause de la COVID-19.

    Dans un cas, comme le rapporte le New York Times, un patient de 64 ans de Brooklyn a été admis d’urgence pour être traité pour une artère bouchée. Mais il s’est avéré qu’il ne s’agissait pas d’une crise cardiaque, mais du coronavirus.

    Nous savions déjà que les poumons des patients atteints de COVID-19 étaient affectés par le virus SRAS-CoV-2. L’accent a été mis en grande partie sur les problèmes respiratoires, les rapports faisant état d’une pénurie de ventilateurs aux États-Unis faisant la une des journaux depuis des semaines.

    « Nous pensions aux poumons, aux poumons, aux poumons – avec nous dans un rôle de soutien », a déclaré au Times John Rumsfeld, directeur scientifique et responsable de la qualité à l’American College of Cardiology. « Puis, tout d’un coup, nous avons commencé à entendre parler d’un impact direct potentiel sur le cœur ».

    Cette tendance a intrigué les cardiologues, qui s’efforcent de déterminer si les méthodes de pronostic et de traitement existantes pour la COVID-19 doivent être ajustées.

    « Il est extrêmement important de répondre à la question : Leur cœur est-il affecté par le virus et pouvons-nous faire quelque chose pour y remédier ? Ulrich Jorde, cardiologue au Montefiore Health System à New York, a déclaré à Scientific American. « Cela pourrait finalement sauver de nombreuses vies ».

    Ce qui n’est pas encore clair cependant, c’est une question de corrélation ou de causalité : les problèmes cardiaques qui en découlent sont-ils simplement un sous-produit de la réaction de l’organisme au virus – nous savons que dans les cas graves, la pneumonie peut entraîner une insuffisance cardiaque – ou les problèmes sont-ils directement causés par le virus lui-même ?

    Et puis, il y a la propension à être plus vulnérable chez les personnes souffrant déjà de problèmes cardiaques.

    « Dans l’ensemble, les lésions du muscle cardiaque peuvent survenir chez tout patient, qu’il souffre ou non d’une maladie cardiaque, mais le risque est plus élevé chez ceux qui ont déjà une maladie cardiaque », a déclaré à Science Daily Mohammad Madjid, professeur adjoint de cardiologie à la McGovern Medical School de l’UTHealth et principal auteur d’un récent article étudiant la relation entre COVID-19 et les maladies cardiovasculaires.

    Les scientifiques ont plusieurs hypothèses sur le lien entre le virus et l’inflammation cardiaque. Des niveaux excessifs de substances chimiques appelées cytokines pourraient provoquer une inflation des poumons et du cœur, causée par un système immunitaire qui se dérègle, comme le rapporte le NYT.

    Cela pourrait également être lié à une exposition à des charges virales plus élevées, selon le Scientific American, ce qui signifie que certains patients doivent faire face à des quantités totales plus élevées d’un virus à l’intérieur d’eux.

    Tester les patients pour révéler le lien s’avère difficile. Les hôpitaux n’ont ni les ressources ni le temps d’utiliser les électrocardiogrammes sur les patients COVID-19, d’autant plus que la plupart d’entre eux, si ce n’est tous, sont mis en isolement. Mais la découverte du lien pourrait être la clé d’une lutte efficace contre la pandémie.

    « Nous devons supposer, peut-être, que le virus affecte directement le cœur », a déclaré M. Jorde à la SA. « Mais il est essentiel de le découvrir. »

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    1. N’est-ce pas celà le secret de l’hydroxychloroquine et du traitement miracle du Pr Raoult ?
      A savoir que son mélange prédispose à des effets secondaires cardiaques gravissimes, donc son protocole prévoit une surveillance cardiaque approffondie, ce qui fait que les malades en question sont correctement pris en charge si le Covid atteint leur fonction cardiaque, ce qui n’est pas le cas dans un traitement standard !
      … marginal sans doute ?

      1. @ Otromeros A rapprocher de çà https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-these-de-la-double-affection-se-223038 (déjà cité je crois.)
        C’est aussi un marseillais !
        Il faudrait connaître le % de malades de Lupus traités au Plaquénil en France et le % parmi les malades hospitalisés -maintenant on en a en France un échantillon suffisant- (la remontée d’info doit pouvoir ête organisée avec les morts -ou les entrées- du jour).
        Ca signifierait qu’un traitement préventif au long cours à faible dose serait possible pour les personnes à risque.
        On comprends mieux pourquoi la réglementation a été rapidement ajustée pour interdire l’autoprescription du corps médical.
        .. Se faire une autorisation pour aller en pharmacie acheter du BM.
        avant qu’il n’y en ait plus, ce sera sans doute plus difficile de l »interdire.

        cadeau une référence : http://www.gispe.org/10._Place_du_Bleu_de_methylene__BM__dans_le_traitement_du_paludisme.pdf
        merci G..gle

  23. Le Royaume-Uni aura le pire bilan de l’Europe en matière de coronavirus, selon une étude
    L’analyse de l’IHME est contestée par les scientifiques dont le gouvernement britannique s’appuie sur la modélisation

    Coronavirus – dernières mises à jour
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    Sarah Boseley

    Mar 7 avr 2020 18.32

    Les analystes des données sur les maladies les plus importantes au monde ont prévu que le Royaume-Uni deviendra le pays le plus touché par la pandémie de coronavirus en Europe, représentant plus de 40 % du total des décès sur le continent.

    L’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) de Seattle prévoit 66 000 décès au Royaume-Uni dus au Covid-19 d’ici le mois d’août, avec un pic de près de 3 000 par jour, sur la base d’une forte augmentation des décès quotidiens au début de l’épidémie.

    Les analystes affirment également que les discussions sur l' »immunité collective » ont entraîné un retard dans l’introduction au Royaume-Uni de mesures d’éloignement physique, qui ont été introduites à partir du 23 mars en Angleterre, lorsque le nombre de décès quotidiens dus au coronavirus était de 54. Le Portugal, par comparaison, n’avait qu’un seul décès confirmé lorsque des mesures d’éloignement ont été imposées.

    La modélisation de l’IHME prévoit que d’ici le 4 août, le Royaume-Uni connaîtra un total de 66 314 décès – une moyenne tirée d’une large fourchette d’estimations comprise entre 14 572 et 219 211 décès, ce qui indique les incertitudes qui l’entourent.

    Les données récemment publiées sont contestées par les scientifiques dont le gouvernement s’appuie sur la modélisation de la forme probable de l’épidémie au Royaume-Uni. Le professeur Neil Ferguson, de l’Imperial College, a déclaré que les chiffres de l’IHME sur la « demande de soins de santé » – y compris l’utilisation des lits d’hôpitaux et les décès – étaient deux fois plus élevés qu’ils ne devraient l’être.

    L’IHME, qui est responsable de l’étude en cours sur la charge mondiale de morbidité, a calculé le besoin probable d’admissions à l’hôpital et de lits de soins intensifs, ainsi que les décès prévus dans les pays européens touchés par la crise de Covid-19.

    En ce qui concerne les mesures prises par le Royaume-Uni pour freiner la propagation de la maladie, l’institut indique que le pic devrait être atteint dans 10 jours, le 17 avril. A ce moment-là, le pays aura besoin de plus de 102 000 lits d’hôpital, selon l’IHME. Il en reste près de 18 000, soit un déficit de 85 000.

    Le même tableau sombre s’applique aux lits de soins intensifs. Au pic, 24 500 lits de soins intensifs seront nécessaires et 799 sont disponibles, prédisent les analystes. Il faudra près de 21 000 respirateurs, disent-ils. Au plus fort de la crise, le Royaume-Uni connaîtra 2 932 décès par jour, selon les prévisions de l’IHME.

    Le nombre de décès dans les autres pays européens qui sont actuellement aux prises avec le Covid-19 sera plus faible, disent-ils. L’Espagne devrait compter 19 209 décès à la même date, l’Italie 20 300 et la France 15 058. Ces trois pays ont imposé des mesures de confinement plus sévères que le Royaume-Uni.

    L’IHME fonde ses prévisions en grande partie sur la trajectoire des décès plutôt que sur le nombre de cas et sur la rapidité avec laquelle les mesures d’éloignement ont été mises en place.

    Le Royaume-Uni va manquer cruellement de lits, constate-t-il. L’Allemagne, en revanche, devrait disposer d’un nombre suffisant de lits d’hôpitaux, y compris de lits d’unités de soins intensifs, pour atteindre son pic. L’IHME prévoit que l’Allemagne comptera 8 802 décès d’ici le 4 août.

    La France disposera de suffisamment de lits d’hôpitaux généraux, mais il lui manquera environ 4 000 lits d’unités de soins intensifs au plus fort de la crise, selon les prévisions. On prévoit un peu plus de 15.000 décès dans ce pays. L’Italie et l’Espagne ont toutes deux dépassé leur pic, selon l’IHME.

    L’IHME, basé à l’Université de Washington, a publié dimanche ses prévisions pour les États-Unis, révisant à la baisse le nombre de décès prévus par le Covid-19, qui passerait de 93 500 à 81 800. Ces chiffres ont été utilisés en partie pour les prévisions plus élevées du gouvernement américain concernant le nombre de décès dus aux coronavirus.

    En mars, les modélisateurs sur lesquels le gouvernement britannique s’est appuyé, sous la direction de l’équipe de l’Imperial College de Londres, ont déclaré que le nombre de décès pourrait atteindre 260 000 au Royaume-Uni sans aucune restriction de mouvement, mais ils espéraient ramener le nombre de décès à 20 000 grâce à la stratégie de verrouillage.

    Ferguson a déclaré qu’il ne pensait pas que l’on pouvait se fier à ces prévisions. « Ce modèle ne correspond pas à la situation actuelle du Royaume-Uni », a-t-il déclaré, ajoutant que les chiffres utilisés par l’IHME étaient au moins deux fois plus élevés qu’ils ne devraient l’être pour l’utilisation actuelle des lits et les décès dans le service de santé. « Leur modèle de demande de soins de santé est fondamentalement erroné, au moins pour le Royaume-Uni », a-t-il déclaré.

    L’IHME a déclaré que son modèle était conçu pour être mis à jour au jour le jour, au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie. Pour un pays comme le Royaume-Uni, qui est au tout début de l’épidémie, l’incertitude était plus grande et les chiffres pourraient changer dans les prochains jours à mesure que de nouvelles données seront collectées.

    Le nombre élevé de décès prévu au Royaume-Uni est dû à trois facteurs, selon l’IHME : ce qui s’est passé dans d’autres pays qui sont en avance sur leur épidémie, comme l’Italie et l’Espagne, ce qui s’est passé jusqu’à présent au Royaume-Uni, et le moment où des mesures d’éloignement physique ont été mises en place.

    Dans les premiers stades de l’épidémie britannique, le nombre de décès a fortement augmenté, ce qui, selon l’IHME, est l’un des principaux facteurs de mortalité prévisible. Le flirt au sein du gouvernement avec l’idée d’une « immunité de groupe » comme moyen de sortir de l’épidémie a entraîné un retard dans la mise en place de l’éloignement physique jusqu’au 23 mars, date à laquelle on comptait déjà 54 décès par jour.

    « Nous nous attendons à quelques semaines de mauvais augure pour les habitants de nombreuses régions d’Europe », a déclaré le directeur de l’IHME, le Dr Christopher Murray. « Il semble probable que le nombre de décès dépassera nos projections pour les États-Unis.

    « Il est évident que la distanciation sociale peut, lorsqu’elle est bien mise en œuvre et maintenue, contrôler l’épidémie, entraînant une baisse des taux de mortalité. Ces nations ont été durement touchées dès le début de la mise en œuvre des ordres de distanciation sociale et pourraient avoir le pire derrière elles, car elles constatent des progrès importants dans la réduction de leur taux de mortalité. La trajectoire de chaque nation changera – et de façon spectaculaire pour le pire – si les gens relâchent la distanciation sociale ou assouplissent d’autres précautions ».

    Murray a averti que l’assouplissement de ces précautions trop tôt au cours de la première vague de la pandémie pourrait entraîner de nouvelles séries d’infections, d’hospitalisations et de décès. Il a défini la fin de cette « vague » comme un ratio de 0,3 décès pour 1 million de personnes.

    « Pour réduire le risque d’une deuxième vague dans les endroits où la première vague est contrôlée par une forte distanciation sociale, les gouvernements devraient envisager des tests de masse, la recherche des contacts et la mise en quarantaine des personnes infectées jusqu’à ce qu’une vaccination soit disponible, produite en masse et largement distribuée », a déclaré M. Murray.

    Un porte-parole du ministère de la santé et de l’aide sociale a déclaré : « Notre réponse au coronavirus – y compris les décisions concernant les mesures à prendre et le moment de leur introduction – est basée sur les derniers avis scientifiques, modèles et preuves, et nous travaillons 24 heures sur 24 avec des cliniciens, des experts en santé publique et des scientifiques de renommée mondiale pour assurer la sécurité de ce pays.

    « Rien qu’en Angleterre, le service de santé a réussi à libérer plus de 33 000 lits – l’équivalent de 50 nouveaux hôpitaux – et nous augmentons le nombre de respirateurs et ouvrons d’autres hôpitaux Nightingale, ce qui permettra de sauver encore plus de vies dans les semaines à venir ».

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

    1. @ Julien,
      Important en effet de signaler ça. Paul a également indiqué la question des problèmes cardiaques et des dermatos ont récemment expliqué qu’il y a aussi des lésions dermatologiques :
      http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-de-nouveaux-symptomes-dermatologiques-07-04-2020-8295594.php

      Que peut dire quelqu’un comme moi qui n’ai aucune compétence en virologie ? Simplement que si l’on sait que les coronavirus sont anciens et cousins des virus de rhumes, il est absolument évident qu’un virus nouveau pour les humains (ce qui est le cas) aura des effets imprévisibles, même si au début un voit un SARS (ou quasiment rien heureusement).
      De plus sachant que le réservoir humain à la disposition de ce SARS-CoV-2 croît de manière exponentielle, on sait aussi que ses mutations sont ainsi plus rendues fréquentes.
      Conclusions : on peut dorénavant, non seulement dire aux gens évoquant une « grosse grippe » qu’ils étaient des crétins irresponsables, mais, que ceux qui continuent à ne pas comprendre le problème pandémique dans son extrême gravité, est qu’ils vont rejoindre les premiers dans peu de temps.
      Eh oui, les fait finissent par parler. D’autant qu’il est question de vie ou de mort, pas d' »économie ».

      1. Si effectivement l’action de ce virus semble limitée -avec les données actuelles- 1 à 2% de létalité à court terme pour la vague en cours, le risque de mutation dans un réservoir humain de plus en plus grand est un élément d’agravation possible, -certain- , de nature en plus à rendre la pertinence d’un vaccin problématique (cf grippe ?) à moins d’attendre ? une stabilisation.

        – La rémanence de l’immunisation n’est pas établie (et pas vraiment extrapolable favorablement de celle du premier SARS).
        – De plus, outre les complications qu’on semble découvrir peu à peu, que sait-on/risque-t-on de découvrir sur des conséquences à très long terme y compris pour les « peu malades » et les asymptomatiques (cf syphilis …)

      2. @ Ruiz, on est donc bien d’accord !
        Dans un autre commentaire, l’autre jour j’avais omis de donner cet exemple concernant le virus de la grippe : souvent assez bénin (sauf pour les vieux…) sa mutation fut terrible en 1918.

    2. De toutes façons, l’inflation cytoquinique déclenche un choc septique qui flingue tous les organes, en commençant par ceux qui sont les plus affaiblis voire déjà défaillants; dès qu’une porte est ouverte c’est l’invasion et l’inflammation due aux cytokines attaque littéralement et détruit le terrain voire l’organe et les organes qu’elle envahit. Le système de défense d’un individu se retourne littéralement contre lui en et par surréaction pour le protéger, hélàs ! D’où la nécessité d’éradiquer le virus (comme préconisé par le Dr Raoult) AVANT ce stade si possible et donc avant le fatal SDR.

      « On considère que l’encéphalopathie hémorragique aiguë nécrosante, rare complication de la grippe et d’autres infections virales, est due à un « orage cytokinique » intracérébral. En d’autres termes, cette pathologie ne semble pas due à une atteinte directe d’un virus, ou d’un processus post-infectieux, mais à une déferlante de molécules inflammatoires (cytokines) produites par le système immunitaire et ayant gagné le cerveau du fait d’une brèche dans la barrière sang-cerveau (barrière hémato-méningée). »
      https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/04/07/covid-19-les-symptomes-peuvent-etre-neurologiques/

      1. Autrement dit sale temps pour les personnes, de plus en plus nombreuses d’après mon doc, ayant déjà une ‘maladie auto-immune’…??

  24. Etude clinique observationnelle internationale d’un traitement diminuant l’inflation de cytokines pour les covid19 en phase critique, à la suite des observations de réanimateurs et infectiologues.
    https://www.vidal.fr/actualites/24612/covid_19_le_role_du_choc_cytokinique_et_les_premieres_pistes_therapeutiques/

    Cytokine et choc septique
    https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1164675605804153
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Choc_cytokinique
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Choc_septique

  25. Des lits en hosto, tu ne supprimeras plus ! Bim !

    « Selon nos confrères du Nouvel Obs, Christophe Lannelongue, directeur de l’agence régional de Santé du Grand Est va être limogé par l’exécutif. En pleine épidémie du Coronavirus, il avait assuré, dans nos colonnes, que le plan de suppression de 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy allait poursuivre sa « trajectoire ». »
    https://www.vosgesmatin.fr/sante/2020/04/08/en-pleine-tourmente-le-directeur-general-de-l-ars-du-grand-est-limoge

    1. Salut Dundee,

      Le cas typique du petit chefaillon sans envergure, néfaste et nuisible dans la société. Il y en a partout de ces S….p…D ! (pas pu m’en empêcher saperlipopette !)

      En même temps, ces êtres sans intérêts ne peuvent exister que par l’action enclencheur des dirigeants des instances du plus au niveau d’organisation. Une belle communauté d’enfoirés qui explique malheureusement le carnage et l’épuration dévastatrice lors des grands chamboulement par dessus tête du système, qui remet souvent le même genre d’empaffés en lieu et place mais d’une autre couleur…

      Portez-vous bien.

    2. Contrairement au préfet de police lui il a sauté.
      Tout celà également pour une simple déclaration (pas une action quelconque) conforme à toutes les injonctions à long terme officielles qu’il a reçu, et probablement pour lesquelles il n’a pas obtenu entre temps de contre-ordre écrit officiel par la voie hiérarchique.
      Mais c’est un cadre intermédiaire jetable pas une figure d’autorité de l’Etat, sans doute un spécialiste interchangeable du tableau EXCEL et de l’alignement des organisations sur leurs objectifs et du suivi des indicateurs de tableaux équilibrés … exprimant la « raison d’être et la vision de l’organisme ».
      Il n’a pas compris que pour s’exprimer dans certaines circonstances il vaut mieux avoir été recruté pour son sens politique.
      Les RH ont encore à faire ..

      1. Disons qu’entre un préfet de police à Paris et un ARS de l’est , quand il y a sanction , elle ne se fait pas dans les mêmes tempo , ni les mêmes mises en scène .

  26. Bonjour Cloclo,

    Vi, vi, vi…bien d’accord avec to propos, hélàs, et public, comme privé, qui n’en n’a pas connu ?
    Et quand ils « dégagent », personne ne pleure, ie tout le monde applaudit des 4 mains !!!
    Fort heureusement : y en a des biens ! 😉

    Take care itou Cloclo !

    1. le propre des petits nazillons mis en place , c’est d’imaginer que ceux qui les ont fait ,ou laissé, accéder à leur poste sont des dieux protecteurs , et qu’ils portent la seule vérité vraie .

      Alors que , lorsqu’ils jouent leur pièce à contretemps ou à contresens , la foudre leur tombe dessus comme au commun des mortels , de par la conviction ou de par l’intérêt des dieux .

      1. « le propre des petits nazillons mis en place , c’est d’imaginer que ceux qui les ont fait ,ou laissé, accéder à leur poste sont des dieux protecteurs , et qu’ils portent la seule vérité vraie . »

        Exact , bien observé Juan, je confirme et avec une forte tendance à la psycho-rigidité et trouillards et lâches de première, entre autres…
        Mais bon. Je préfère me focaliser sur les ceusses qui valent le coup, qui ont de belles valeurs, restent ouverts à l’échange sans stigmatiser et font évoluer les situations et heureusement ils ne manquent pas à l’appel, ils n’en sont que plus précieux ! 😉

      2. Toutafé quant aux staline de poche c’est du pareil au même , avec leur morale lénifiante , et leurs grands plans megalomaniaques qui tournent en eau de boudin , ils se prennent pour quoi ?

      3. Léninifiante, leur pensée, Barnard, Léninifiante.

        Mais on peut te faire la liste, en ce moment c’est festival : Alors on a Lallement, qu’est pas mal, on a Pich qu’est bien aussi, Lannelongue qui fait assez fort, de Juniac, tiens, que j’ai entendu tout-à-l’heure, il est calmé mais on se souviendra du travail des enfants, Calvi tient la corde.

        Ah ben c’est déjà en cours : https://twitter.com/hashtag/onnoublierapas

        Et puis comme on a évolué un peu, on laisse tomber le goulag ou le Lac Laogaï, mais…

        https://www.youtube.com/watch?v=uhyMGvdmWNA

    1. Ca veut dire qu’on aura pas les résultats avant encore un mois ?
      soit plus de 2 mois après le début (1er mars).

      Encore heureux qu’on ait attendu avant de confiner sinon on aurait pas eu assez de malades.
      C’et ce qui a géné les scientifique- avec le premier SARS et Ebola et peut-être empéché les chinois d’avoir des résultats scientifiques présentables.

  27. Et pan l’Europe « Excellente » (ERC, santé) s’écrase sur le sol comme une vulgaire fiente de mouette:

    https://www.lesechos.fr/monde/europe/coronavirus-denoncant-les-entraves-a-son-action-le-patron-de-la-recherche-europeenne-jette-leponge-1193248

    Mauro Ferrari qui avait pris le poste il y a 3 mois explique (dans le Guardian aussi) qu’il s’est heurté à des murailles bureaucratiques quand il a voulu agir utilement. A voir le contexte précis, mais c’est assez crédible que ce soit tel qu’il le dit : La fracture de la vitre Europe en 33 morceaux.

    1. Ah que tous ces scientifiques sont ingrats !
      On leur donne l’occasion de s’épanouir avec de riches activités administratives compliquées qui leur épargnent de faire chauffer leur cerveau dans des recherches complexes, permettant enfin de valoriser un temps passé dans les bureaux (fini ce fainéant de Newton sous son pommier!) et ils râlent !
      Idem dans les hôpitaux, tous ces médecins qui auraient pu éviter d’aller au contact des malades en remplissant des formulaires à longueur de journée, quels ingrats ! Tous ces gens qui passent à côté de la grandeur de la gouvernance par les nombres (au fait ce démoralisateur de Supiot, on l’a viré ou non ? on me dit dans l’oreillette qu’il est au Collège de France … ça existe encore ce truc qui rapporte rien ?

    2. Édit.

      Le cas Mauro Ferrari apparemment plus compliqué. Il semble être passé outre toute consultation du CS de l’ERC et n’en avoir fait qu’à sa tête depuis sa nomination en abusant de la permission qu’il avait de garder une certaine activité à son labo aux USA.

      Cinquante nuances de Raoult (ou de patriarcat comme vous voudrez ).
      La polémique est lancée en tout cas. Le plus intéressant est la génération de « merde d’excellence  » tant côté IHU-Raoult que côté ERC – Ferrari.

      Faudrait que les premiers de cordée sachent mieux se retenir…

      1. De patriarcat timiota, je suis plutôt d’accord avec ça et heureux de te lire ainsi !! Depuis le temps que je vous le dis…

        Mais croire qu’ils seraient capable de « mieux se retenir » est hélas ! illusoire…

    1. Une piste pour la recherche ? :

      Les tests de dépistage du Covid-19 reposent jusqu’à présent sur la technique de réaction en chaîne par polymérase (PCR), inventée par le biochimiste états-unien Kary Mullis (1944 – 2019), après une expérience sous LSD… ce qui lui valut le prix Nobel de chimie en 1993. Dans le documentaire Psychedelic Science produit en 1997 par la BBC, Kary Mullis déclare : “aurais-je inventé la PCR si je n’avais pas pris de LSD ? J’en doute fort… Je pouvais m’assoir sur une molécule d’ADN et voir passer les polymères… J’appris cela en partie sous l’influence des psychédéliques…”.

      1. Et en plus, l’enzyme clé qui a lancé le tout , c’est la TAq polymérase (qu’on a ensuite bidouillée sous des formes « recombinantes » . Car elle a été trouvée dans la bactérie T. Aq = Thermus Aquaticus, qui vient des source chaudes notamment près du jeyser du Yellowstone. (*)

        « Chauffe Marcel, chauffe ».

        (*wiki) « Dans les années 1960, lorsque commencèrent les premières études biologiques des organismes vivant dans les sources chaudes, les scientifiques pensaient que les bactéries thermophiles ne pouvaient pas survivre à des températures supérieures à environ 55 °C. Cependant, ils découvrirent rapidement que de nombreuses bactéries issues de sources chaudes diverses pouvaient non seulement survivre, mais également prospérer à des températures supérieures à 55 °C. En 1969, Thomas Brock et Hudson Freeze, de l’Université de l’Indiana, ont recensé une nouvelle espèce de bactérie thermophile qu’ils ont appelée Thermus aquaticus. Elle fut d’abord isolée de la source Mushroom Spring du bassin Lower Geyser Basin du Parc National du Yellowstone, source qui se situe près des geysers Great Fountain et White Dome, et a depuis été retrouvée dans des environnements chauds similaires à travers le monde.  »

        Aussi inattendu que le serait la nomination d’Elizabeth Warren comme candidate démocrate ?

  28. Après avoir vu votre entretien sur Interdit d’interdire, me voilà proposé (merci l’IA) une autre émission avec Franck Lepage.
    https://www.youtube.com/watch?v=p6d82YwSFII
    Fort intéressante. Même si le monsieur est bien pessimiste (il dit qu’il est optimiste 😉 ) D’ailleurs, j’aimerais voir ce monsieur sur PJ TV ! La mise en parallèle de vos travaux respectifs devrait être intéressante. De plus, il parle de Bernard Friot dans l’interview comme d’une des seules voies(x) valables. Voilà d’ailleurs un autre échange qui pourrait être intéressant. Comment le salaire (pas revenu) à vie (à la qualification) et la gratuité pour l’indispensable se conjuguent/transitionnent ?

    1. Le système de Friot, c’est en gros celui qui fonctionnait dans l’ensemble du monde soviétique, ce qui ne veut pas dire qu’il faille le rejeter sur cette base-là. Il faudrait trouver un moyen de l’articuler avec la gratuité pour l’indispensable. Cela étant dit, il ne tient absolument pas compte de la disparition du travail. Et il est aux antipodes de ma proposition de déconnecter entièrement le travail effectué des revenus.

      1. Il reste que ces deux approches ( au moins ) qui ont la même fin , n’ont pas les mêmes moyens , sans doute parce que dans les deux cas les deux systèmes d’outils , dans leur contenus opérationnels , leurs mesures et par leurs impacts réels , n’ont pas été mesurés par suffisamment de réelles parties prenantes .

        c’était un peu le sens de mes attentes supplémentaires de « détails » sur ce que la société est prête à retenir comme essentiel et superflu .

        Je souris un peu quand j’entends que la démarche qualité ( héritière des cercles de qualité japonais d’il y a soixante ans , et qui m’avait valu une passe d’armes avec Jducac)) soit repérée enfin seulement aujourd’hui comme arme de guerre contre la fonction publique .

        Remarque faite que la démarche qualité originelle avait des vertus réelles pourvu qu’on sache à quel domaine on l’applique , et que c’est surtout la kyrielle des méthodes managériales qui l’ont hybridé à la communication interpersonnelle et à certains délires psy , qui en ont rendu la diffusion sexy et envahissante . Plusieurs domaines de la fonction publique en sont morts dans l’indifférence générale ces 3 dernières décennies . Les fonctions régaliennes et la santé y avaient échappé , encore que la santé et l’éducation sont bien  » mixtes » entre public et privé . On arrive dans ce dur aujourd’hui .

        Mais le vrai coup de poignard , c’est la dette qui l’a donné et le donne encore , et il faudra bien taper là pour qu’un monde nouveau commence à éclore .

      2. Parfaitement dit pour Friot !

        Par contre, puisque la gratuité de l’indispensable est une variante marginale du « revenu social », elle sert de repoussoir pour reconduction de la domination des néo (néo libéraux) par la mise en place de l’une ou l’autre forme de revenu social.

        La gratuité de l’indispensable est donc déjà dans les rails et ne correspond pas à l’émancipation du peuple. L’élite éclairée décidera du niveau de superflu qu’elle s’octroie.

        Déconnecter la subsistnce des revenus du travail ne suffit pas. L’émancipation demande la liberté de s’associer pour construire le – superflu gratuit – , et donc, construit sur base de la – gratuité de l’indispensable – .

        La tâche est de construire un NEO superflu qui ne détruit pas l’écosystème. Il est, je le crois, dès aujourd’hui nécessaire d’assumer ce nouveau rapport de force, lequel déterminera le prix de la gratuité : le don symbolique.

        Fi des cantines communales hétérogènes : guinguettes populaires autogérées, partout !
        (Bookchin, Jean Zin, H. Laborit …)

        Ajoutons:

        – Chloroquine + antibiotique (dès les premiers symptômes !) relève du serment d’Hypocrate (faire tout ce que l’on peut et ne pas nuire) ; c’est toujours mieux que l’incompétente gabegie néolibérale macronienne.
        – La part du C02 anthropique est marginale dans le réchauffement, ce qui n’empêche pas de combattre le capitalisme comme thanatocratie écologique planétaire.

      3. @ Jean-Luce Morlie,
        Et hop une pièce dans la machine !
        En douce, dans le fil, vous dites : « La part du C02 anthropique est marginale dans le réchauffement» mais vous précisez que ça n’empêche pas de «combattre le capitalisme comme thanatocratie écologique planétaire». Ouf !
        Qu’avec des mots savants, ce combat est proclamé.
        Les climatosceptiques de la pire espèce sont les survivants : ceux qui ne nient plus le réchauffement mais en nient l’origine anthropique => donc on n’avait rien à faire contre puisque c’est pas not’ faute, comme nous le disaient notamment les industries pétrolières ─ mais c’est trop tard sans doute, je vous l’accorde.

        Nous sommes confinés, vous êtes confondant.

        Personnellement ce genre d’assertions négationnistes ne passerait pas modération du blog si j’étais modérateur. Je n’arrive plus à être tolérant et j’ai sans doute tort mais c’est un libre forum et je suppose que je peux exprimer l’indignation de beaucoup. Basta!

        PS – il y au moins une cohérence avec Raoult qui sait tout et qui était (est,) climatosceptique.

      4. À moins que les travailleurs eux-mêmes se suicident politiquement et économiquement avec le Revenu de base universel, le Salaire à vie de Friot, étendu à tous, adviendra que cela plaise ou non. Avec la gratuité en plus, bien sûr.

      5. Octobre,

        Examinons, dès aujourd’hui ,les conditions de la création collective la gratuité du néo superflu , c’est-à-dire d’un nouveau bien commun qui nous construit comme humanité.

        Puis je-je vous demander de relire :

        https://www.pauljorion.com/blog/2020/04/06/confinement-quand-tu-nous-tiens-veille-permanente/#comment-785229

        Ne croyez-vous pas qu’il y deux gratuités , et que l’une est aliènante tandis que l’autre est émancipatrice ; quel est votre avis ?

      6. Jean-Luce Morlie
        Je crois que pour la plupart des travailleurs il devient urgent, notamment si nous voulons recoudre le monde, de sortir du marché de l’emploi, du chantage et de la suspicion permanente exercés sur le dos des travailleurs ; alors quoi maintenant le chantage à la dette plus menaçante que jamais après le covid-19. Non non non ! cela n’est plus possible, ils n’ont plus qu’un idéal en tête les parasites : l’esclavagisme pour résoudre le chômage qui va être un vrai tsunami. J’ai bien peur d’être à côté de votre demande.

      7. Oui, c’est parce qu’il y a un petit recoupement et une grande opposition que c’est justement intéressant d’avoir un débat ensemble non ? L’articulation en question pourrait être pertinante :
        Je suis en cours de lecture de « comment sauver le genre humain », et ce que je n’y ai pas encore trouvé (mais je n’ai pas encore tout lu), c’est le besoin de reconnaissance, de se sentir utile. Le travail joue un rôle important à ce niveau dans notre société contemporaine. Et vous dites vous même qu’on n’a pas le temps de changer les mentalités, il faut agir vite (et je suis bien d’accord). Il faut peut être répartir le travail restant entre tous, y compris le travail pénible et peu gratifiant mais indispensable. Comme ramasser les poubelles (en attendant que des drones autonomes ne s’en chargent). Est-ce que le système de Friot n’a pas un rôle à jouer à ce niveau ? En effet, qui voudra faire un travail avilissant, sans aucune reconnaissance sociale alors qu’il a accès à la gratuité pour l’indispensable ? Assez peu de monde j’imagine.

  29. Des médecins et des chercheurs américains lancent un appel à la prudence et au suivi médical vis à vis des patients à risque dans le cadre de traitements associant hydroxychloroquine et azithromycine :

    https://www.dicardiology.com/article/aha-acc-hrs-caution-use-covid-19-therapies-hydroxychloroquine-and-azithromycin-cardiac

    Cet appel fait notamment suite à la publication d’une étude réalisée sur 84 patients New-Yorkais et faisant état d’effets secondaires cardiaques importants dans 30% des cas, dont 11% à haut risque, du fait dudit traitement :

    https://www.businessinsider.fr/us/coronavirus-treatment-clinical-data-on-hydroxychloroquine-in-covid-19-2020-4

    De son côté, le CDC américain vient de retirer de ses recommandations thérapeutiques contre le Covid-19, les éléments de prescription propres au dit traitement :

    https://edition.cnn.com/2020/04/08/health/cdc-coronavirus-hydroxychloroquine/index.html

    La recherche avance !!

    1. Oui la recherche avance, comme tu dis Soubeyrand :

      Extrait de ton dernier lien :

       » Mais dans une conversation Facebook Live avec Mark Zuckerberg et le Dr Priscilla Chan mardi, le virologue et spécialiste des maladies infectieuses, le Dr Don Ganem, s’est demandé si le médicament serait plus efficace s’il était administré à des patients présentant des symptômes plus bénins.
      « Même si cela fonctionne, la personne très malade des soins intensifs est-elle la meilleure personne pour utiliser ce médicament? » Dit Ganem.
      Au moment où les patients sont généralement transférés à l’unité de soins intensifs, ils sont généralement plusieurs jours après l’infection et la réplication virale est déjà en baisse, a déclaré Ganem. Il pourrait être plus efficace, a-t-il estimé, de traiter les patients plus tôt lorsque leurs symptômes sont légers et qu’ils sont à la période de réplication virale maximale.
      Avec autant de vies en jeu, Ganem a déclaré qu’il était logique de vouloir utiliser tous les outils disponibles, mais il a souligné l’importance de faire des essais cliniques parallèlement à l’utilisation du médicament.  »

      Je répépépéte :

      « des essais cliniques parallèlement à l’utilisation du médicament.  »

      Sinon, on a des chiffres sur les accidents mortels depuis quelques semaines suite à l’utilisation de la Hydrotrucmachin Soubeyrand ?

  30. Conversation au petit déj avec ma fille de 5 ans :

    Elle : Je veux encore de la purée d’amandes
    Moi : Il n’y en a presque plus, et il n’y en a plus au magasin. Tu préfères en avoir beaucoup maintenant ou en manger un peu tous les jours ?
    Elle : Pourquoi il n’y en a plus au magasin ?
    Moi : Probablement car les ouvriers ne travaillent plus à cause du coronavirus
    – Si j’étais marchande, moi je mettrais des robots pour fabriquer la purée d’amande
    – Peut-être qu’ils ne voudraient pas faire ça tous les jours tes robots
    – Si parce que je mettrai dans leur cerveau qu’ils sont obligés
    – Et à quoi ils ressembleraient ces robots ?
    – A toi, mais sans la barbe sinon il faudrait des hérissons
    [… je vous passe la suite du délire !]
    – Mais alors les gens qui travaillaient là, ils n’aurait plus de travail et plus d’argent
    – Si parce que tu vois, les gens qui veulent de la purée d’amande ils payent et le soir, les robots donnent l’argent aux gens qui ne peuvent plus travailler. Mais avant ils nettoient l’argent pour pas qu’il y ai de coronavirus dessus.

    CQFD, à 5 ans, elle vient d’inventer la taxe sismondi !

    1. De la purée d’amandes de chez fauchon ! ça serait pas un truc de bobo ça ? Les gamins faut leur donner du nesquick de chez lidl , faut les habituer à vivre à la spartiate parce que s’ils attendent de l’argent de poche d’un robot …

    1. @ Hervey,
      Je ne vois pas ce que vient faire le bon sens populaire dans le cas du traitement d’une pandémie avec un nouveau virus. D’ailleurs le Pr. Raoult ne s’en réclame pas que je sache.
      Par contre il est facile de détecter une démarche populiste au sens le plus bas du terme.

      PS – un grand merci et bravo pour vos montages créatifs sur ce blog et celui de François Leclerc.
      Comme ce dernier :
      https://décodages.com/2020/04/09/cest-pas-pour-demain-par-hervey/

      1. Je vois qu’au sein de la recherche les avis divergent (et on pourrait développer là-dessus à l’infini).
        Je prends l’exemple des lieux géographiques de Paris et Marseille pour amplifier ce différent sans évoquer l’autre différent pointé par le Pr Raoult qui lui se réclame d’une double casquette (chercheur + praticien).
        Je ne cite pas l’avis des patients qui à juste titre défendent les compétences de celui qui les a sorti d’affaire, tout ceci constituant un ensemble hétéroclite particulier ni savant ni populiste mais qui n’est pas dénué de sens et de bon sens.
        A cela, je remarque la volte face du pouvoir qui se rend à Canossa, des fois que…
        J’en conclue rapidement : « le bon sens populaire a gagné ».
        Peut-être que je me trompe…
        J’essaie donc d’expliquer comme vous m’y invitez, les méandres d’un esprit tortueux (le mien).
        Mais j’avoue ne pas être doué pour ça, parce que toujours trop pressé.

      2. Cher Hervey, nous sommes TOUS trop pressé et ça se comprend dans les temps que l’on vit ou subit.

  31. Pas sûr que ça apprenne grand’chose à grand monde sur ce blog, mais je trouve quand même que Gaël Giraud arrive à bien résumer la situation. Je n’ai pas dit mieux que Paul! Un commentaire peut-être sur l’allusion à la décision toute récente du gouverneur de la Banque centrale d’Angleterre? (Mes excuses si ça n’a aucune espèce d’intérêt).
    J’ai cru comprendre que ce n’était pas bien de mettre des liens avec des contenus de face de bouc bicôze ce sont d’affreux mouchards mais je ne sais pas comment faire autrement dans ce cas précis.
    https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/10159186292617281

    1. Prochain tabou: mutualisation des dettes. Suivant: effacement des dettes. Après: terra incognita.
      En ce saint Vendredi de Pâques, on a le droit de rêver (ou cauchemarder pour certains).

    2. Oui, c’est un des signes qu’on est a minima dans une des répétitions d’un effondrement.

      Je n’ai pas bien saisi ce qu’en pense un expert en Eurozone, Varoufakis. Je l’ai écouté interviewer Brian Eno himself (tuyau trouvé ici sur le BPJ ? je n’sais plus où, sorry).
      https://www.youtube.com/watch?v=J7ei1-rYHMU

      Si les malades peuvent traverser les fontières (et évidemment les virus), les dettes resteraient bloquées comme devant des douves moyenâgeuses ?

    1. Le ralentissement économique réduit probablement les émissions d’aérosols et particules qui freinent le réchauffement en interceptant un peu d’énergie solaire (« forçage négatif », dans le jargon des climatologues).

      Je m’attends donc à un coup de chaud soigné en mai-juin.

  32. Cette étude semble sérieuse:
    Note du Prof. Pierre Sonveaux, Docteur en Sciences Pharmaceutiques, Maître de Recherche du F.R.S.-FNRS et Professeur de Pharmacologie à l’UCLouvain:
    Chères toutes et chers tous,
    La communauté scientifique, y compris l’université de Gand, vient de faire un pas important pour la compréhension de la maladie COVID-19. La porte d’entrée du virus dans les cellules, qui est nécessaire pour que la maladie se développe, est une protéine qui s’appelle ACE (angiotensin-converting enzyme) (1,2). Ainsi, plus l’expression d’ACE est élevée chez un individu, plus le risque qu’il fasse la maladie est élevé. Or, des études indiquent que l’expression de cette enzyme est plus élevée chez les personnes âgées, chez certaines personnes atteintes de troubles cardiaques et chez les personnes atteintes d’obésité. Cela expliquerait pourquoi ces populations sont plus à risque que d’autres.
    Or, il existe aussi des polymorphismes de cette enzyme (1). Cela signifie que l’enzyme, l’ACE, existe sous des formes différentes dans différentes populations. Ainsi, les populations scandinaves et des pays de l’est ont en général une enzyme dont la forme diffère de celle des pays occidentaux. Puisque l’ACE est la porte d’entrée du virus dans nos cellules, si sa forme change, alors la possibilité qu’a le virus de causer la maladie change aussi. Imaginez une clé (le virus) et une serrure (la protéine ACE). Si la serrure change de forme, la clé rentre moins bien ou ne rentre plus du tout. Ainsi, selon l’étude gantoise, c’est parce que la forme de l’ACE est semblable à une mauvaise serrure chez les populations scandinaves et des pays de l’est que ces personnes sont moins sujettes à la maladie. Par contre, chez les occidentaux, la forme de l’ACE est semblable à une bonne serrure, et le virus entre donc plus facilement. C’est particulièrement le cas pour les habitants du Limbourg. Le risque infectieux du COVID-19 n’a donc rien à voir avec une meilleure ou moins bonne Médecine en Belgique par rapport à d’autres pays. Ce risque est lié à des différences génétiques entre populations.
    Lorsque la personne est infectée, le virus bloque la protéine ACE. Un peu comme si la clé restait dans la serrure. Or, ACE est une enzyme dont le bon fonctionnement protège contre l’inflammation et contre les maladies cardiovasculaires. Si le COVID-19 bloque l’ACE, alors l’individu fera une inflammation pulmonaire et aura des problèmes cardiaques pouvant être mortels. Et c’est là que la maladie est pernicieuse ! En effet, plus l’individu a d’ACE (plus le nombre de serrures est élevé), plus il sera protégé d’une issue fatale, puisque toutes les serrures ne seront pas occupées par des clés (il restera des serrures libres, c’est-à-dire des enzymes fonctionnelles). Par contre, les individus qui possèdent moins de quantité de l’enzyme (moins de serrures) auront plus de mal à surmonter la maladie, puisque la malchance que toutes les serrures soient occupées/bloquées par des clés augmente. Donc, plus d’ACE augmenterait le risque d’infection mais diminuerait le risque de décès. Et moins d’ACE diminuerait le risque d’infection mais augmenterait le risque de décès.
    Une piste des plus prometteuses à mes yeux est celle qui étudie actuellement les médicaments déjà existants qui interagissent avec l’ACE. L’idée est que si, avant l’infection, toutes les serrures étaient bloquées, alors le risque d’attraper la maladie serait annulé. Par contre, si on bloquait avec un médicament toutes les copies de l’enzyme, on risquerait d’induire des problèmes inflammatoires et cardiovasculaires chez les individus sains. La possibilité thérapeutique serait donc d’empêcher l’accès du virus à l’ACE en empêchant le virus d’interagir avec sa cible tout en maintenant l’activité de l’enzyme. Un peu comme si on mettait du tape sur la serrure : cela empêcherait l’entrée d’une clé sans pour autant bloquer la serrure. Il est également possible de retirer la clé (le virus) de la serrure (l’ACE) avec des médicaments chez les patients malades, mais c’est plus compliqué.
    Un effet secondaire de la chloroquine et de l’hydroxychoroquine est de modifier la forme de l’ACE (3). Si la forme change, le risque de contamination diminue. Par contre, avec la chloroquine et l’hydroxychoroquine, l’ACE semble être inhibée (la serrure est bloquée) ce qui augmente le risque de mourir d’un arrêt cardiaque. Ces médicaments sont donc des candidats intéressants mais imparfaits. D’où la précaution, justifiée à mes yeux, de la communauté scientifique : il ne faut pas tuer les patients avec un médicament alors qu’ils auraient pu survivre au virus sans ce médicament. C’est évidemment une situation très difficile à gérer, d’autant plus que l’opinion publique, qui est souvent incorrectement informée et réagit avec ses tripes, s’en mêle. Il faut à tout prix éviter que ‘vox populi vox dei’ devienne une réalité dans le domaine médical en général et dans le cadre de l’infection COVID-19 en particulier. Il s’agit de problèmes complexes, et il faut un solide bagage médical ne fut-ce que pour comprendre comment opère une maladie. Moi-même, je dois bien admettre que je ne comprends pas encore tout de la maladie COVID-19, parce que ce n’est pas mon domaine d’expertise et parce que bien des données moléculaires manquent.
    La suite avec l’évolution ultérieure des recherches au niveau mondial.
    N’hésitez pas à soutenir les chercheurs dans le domaine.
    En Belgique, le FNRS vient d’ouvrir un appel à proposition de projets contre le COVID-19. Soutenez-le ! https://www.frs-fnrs.be/fr/l-actualite-fnrs
    Pour soutenir la recherche contre le COVID-19 à l’UCLouvain: https://getinvolved.uclouvain.be/covid-19/~mon-don
    Soyez prudents, restez chez vous !
    Gardez un esprit critique: allez toujours vérifier les sources!
    Prof. Pierre Sonveaux, PhD
    UCLouvain

    1. Démarche intéressante, à rapprocher des faits rapportés concernant l’effet du tabac (de la nicotine) qui semble avoir un effet contraire (contre-intuitif ?) en matière de susceptibilités à la maladie et de décès.
      (plus faible/plus forte).
      Il faut fumer pour ne pas être malade, et ne pas avoir fumé pour ne pas mourrir.
      Fumer diminuerait les ACE ? comme le vieillissement.
      Donc les jeunes plus seraient facilement contaminés et les vieux plus atteints.
      Ce n’est pas très rassurant : celà voudrait dire que ceux qui ne sont pas encore atteints ont plus de chance de l’être plus gravement ….
      Et que la recherche de médication doit être très différente (voire même opposée) entre le 2 stades de la maladie …
      Pr Raoult serait un grand communicateur (MACRON/TRUMP) mais aussi un grand simplificateur, les puristes orthodoxes, restants obtus à la complexité et à la recherche de compréhension en univers incertain.

      1. Les fumeurs ont, en général, des taux de leucocytes supérieurs à la moyenne…
        Vite, tous au bureau de tabac ! 🙂

  33. Ce samedi, commentaire officiel belge (in Le Soir) : « La situation épidémique peut être largement différente d’un pays à l’autre expliquait ce samedi Emmanuel André. Et ce, « simplement parce que le virus est entré dans le pays à un moment différent. Le démarrage de l’épidémie peut avoir retardé ou accéléré. »

    En Belgique, le retour des vacances de carnaval a vu plus de 150 nouveaux foyers commencer en même temps. « Ce qui a fait que le démarrage de l’épidémie était particulièrement rapide, c’est une particularité de notre pays. »

  34. Je ne suis pas médecin, mais j’ai déjà dit ici, que mon vieux toubib me prescrivait TOUJOURS des antibiotiques lors d’une infection virale pour EVITER la surinfection bactérienne. Avec Cortisone pour booster le système si besoin une fois enclenchée.

    Mais, certainement à raison qu’est-ce que j’en sais moi, à cause la résistance aux antibiotiques on dit qu’il ne faut pas traiter une infection virale avec. La CPAM faisait même des slogans à la TV sur ça.

    Avec pareil raisonnement, on laisse des gens par milliers chez eux avec seulement du Doliprane, alors que leur système immunitaire est shut down, c’est quand même un peu du délire…

    Je n’ai aucune compétence autre que ma propre expérience.

  35. J’ai fait suivre au chef des urgences de l’hôpital nord de Grenoble, qui est de ma famille. J’espère qu’il trouvera le temps d’y jeter un cil.

    S’il me donne un avis, je le publierai ici.

    1. Je crois que depuis, certains laboratoires vétérinaires équipés ont le droit d’effectuer des dosages de covid par PCR, en fonction de leurs stocks de réactifs j’imagine; par contre les ‘tests sérologiques’ (pas fiables à 100% non plus) ne sont à priori pas homologués par l’ARS, donc pas remboursés par la sécurité sociale, donc on ne fait pas.
      Cela a peut-être changé depuis fin mars/début avril…? À vérifier…

    1. C’est vraiment triste cette histoire, les français se font insulter, reçoivent des œufs quand ils vont faire leur course en Allemagne.

      Dans le Hubei, à la sortie de 2 mois de confinement, il s’est même produit une émeute quand les provinces voisines ont voulu interdire leur territoire d’accès aux résidents du Hubei (https://www.youtube.com/watch?v=diW-LRz_T2A).

  36. Peut-être ça passera…? (Pour l’idée de se mettre à la place d’hommes de terrain… »du front » comme « on » dit..)

    https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/04/11/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine

     » Deux médecins mosellans et l’une de leurs consœurs belges semblent avoir mis au point une combinaison médicamenteuse efficace contre le coronavirus. Tablant sur l’azithromycine sans recourir à l’hydroxychloroquine prônée par l’infectiologue D. R. , ils ont constaté une chute nette des hospitalisations de leurs patients traités « .

    1. On finira bien par les estimer en 2021 , ici et ailleurs , en suspicion ou non . En plus , ils sont morts , ils ne demandent plus rien à personne . C’est déjà assez dur de s’occuper des pas encore morts .

      Si on est encore là pour compter et poursuivre les JO coronavirus .

      1. « En plus (…) » écrivez-vous
        Juannessy, vous avez décidément bel et bien l’humour ordurier d’un bureaucrate. C’était donc ça, votre utopie réaliste d’il y a quelques années.

      2. Non , mais dans l’immédiat je préfère qu’on dépense son énergie à s’occuper des vivants plutôt qu’à cataloguer les morts .

        Ni plus , ni moins .

      3. C’est bien ce que je dis.

        Votre « on » qui pue l’Union sacrée confond bureaucratiquement ceux qui « dépense[nt leur] énergie » et ceux qui « catalogue[nt] » et étalent la nomenclature statistique morbide falsifiée (que ce blog a tellement vantée) de manière à se montrer actifs alors qu’ils sont impuissants et ont refusé de diagnostiquer massivement, puis tardé de le faire devant l’évidence que cette solution était incontournable et alternative au confinement généralisé.

        Les premiers ne sont pas des héros, les seconds des criminels autoritaires étatistes. Face l’émergence lente et rétrospective de cette solution, le rire courtelinesque montre progressivement sa crispation.

    2. Vous êtes sur que c’est le coronavirus l’objet de votre irritation à mon endroit ?

      Pour la dépense d’énergie active , je pointe le milieux médical , et celles et ceux qui assurent le lien et le supportable sur le terrain .

      Pour les discours inutiles , je pointe celles et ceux qui se nourrissent de statistiques du jour sans avoir la compétence pour en traiter , ni même imaginer leurs limites de validité à l’instant où elles remontent . Et là aussi c’est le monde médical et ses process de recueil d’informations , encadrés depuis longtemps par des actes légaux relatifs à la mort , qui peut et pourra fructifier l’information . Pas les amateurs de compétition olympique ou les idéologues de tous bords .

      Et c’est , en l’état , le fléau et ce qu’il promet qui m’intéresse .

      1. L’objet de mon irritation est votre mentalité bureaucratique et son rire ordurier subséquent : « les morts ne demandent rien ». Et plus généralement, pourquoi ce blog a-t-il tant glosé de ces stats en interrogeant seulement « leurs limites de validité » plutôt que de souligner leur rôle disciplinaire et l’inanité des sources compte tenu des conditions si disparates de dépistage, lequel est quasiment inexistant en France puisque les chefs macroniens de la gestion de la mort ont préféré confiner la masse plutôt que de permettre à chacun de savoir ce qu’il en était de sa propre santé et de décider par soi-même ? Votre confiance envers les « actes légaux relatifs à la mort » exprime à nouveau, et sans rire, votre mentalité bureaucratique, criminelle en l’occurrence.

        Quelque chose à dire sur les morts chez-eux sinon ?

      2. PS : je n’ai pas compris tout à fait la signification de « permettre à chacun de savoir ce qu’il en étaiat de sa propre santé et de décider par soi même » .

        Pour les actes légaux , je visais tout bonnement les actes de décès établis par le médecin seul habilité à les rédiger , avec mention de la cause de la mort , certaine ou  » en suspicion de « . On saura ( on sait d’ailleurs sans doute déjà dans le réseau de collecte d’information de la médecine de ville ) mesurer le poids et l’évolution de ces situations . Ça ne va ni les ressusciter , ni exonérer les politiques des failles , erreurs des choix qu’ils ont fait ou pas faits de Macron jusqu’à Chirac pour rester contemporain . La sanction par la justice ou par le vote n’est pas mon sujet du moment .

  37. Bonjour tous, petit retour de médecins du cote de Versailles sur l’usage du PLAQUENIL
    1) médecin très classique, a senti le Covid, hop au Plaquenil et se porte bien, ok..
    2) un autre, responsable d’un service gériatrie à l’hôpital, a deux étages :
    — un étage traité sans Plaquenil… ca se passe pas bien du tout
    — l’autre étage avec ca se passe beaucoup mieux!
    A priori il s’agit d’un traitement rapide des premiers signes.
    D’ou quelque inquiétude sur les résultats des « grands tests » réalisés par la grande Européenne sur un panel de grands malades déjà avances… parce que la a priori, ca sert plus a rien.. alors que en premier traitement ca semble donne plus de chances et évier des complications. Hugh Y a t il d’autres retours dans le genre??

    Nb ; j’ai bien lu et me suis laissé bien influence dans ma position précédemment par ce qui apparait comme de gros défauts de statistiques dans l’étude de notre ami marseillais. Le doute (et je suis un cultivateur du doute) cependant semble soulever la possibilité d’un réel intérêt pour cette médicamentation, prise tôt et a dose modérée pour relativiser les risques cardiaques! Bref, un son de cloche en ce sou 🙂

    1. « … et je suis un cultivateur du doute »

      Assurément, la preuve :

      D’ou quelque inquiétude sur les résultats des « grands tests » réalisés par la grande Européenne sur un panel de grands malades déjà avances… parce que la a priori, ca sert plus a rien.. alors que en premier traitement ca semble donne plus de chances et évier des complications.

      Alors que cette affirmation est évidemment complètement fausse et ne mérite donc pas d’être répétée inlassablement par les « croyants » du Docteur Raoult :

      https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/10/est-il-vrai-que-l-essai-clinique-discovery-ne-permet-pas-de-tester-le-protocole-du-professeur-raoult_1784819

      «Je ne sais pas sur la base de quoi ils affirment que l’essai ne serait mené que sur des cas sévères», s’étonne Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Inserm, experte en méthodologie, qui a récemment rejoint le Comité d’organisation international de l’essai européen Discovery. «Je vous confirme qu’il y a bien des cas modérés dans Discovery. Il y a également des cas qui sont déjà en réanimation – donc sévères – mais la majorité des patients inclus pour l’instant ne sont pas des cas sévères.»

      Un peu de sérieux svp

      1. Merci de cet éclairage. Et comment dire? me concernant, n’étant pas médecin.. :).. jen ‘ai pas d’avis personnel hugh! En revanche je me permettais de faire remonter une info d’une source, « relativement » sure, mais indirecte. Un peu comme l’éclairage apporté ici par un acteur en EHPAD sur ce blog, sur la manière dont les remontées de cas covid étaient officiellement prises en compte.

        Ensuite sur le fond, la ou le doute surgit un peu, c’est que on peut avoir l’impression qu’une bonne intuition (nourrie par une observation avant que l’analyse ait pu valider ou invalider) puisse être cassée par le point de vue du technicien/scientifique statisticien, un peu castrateur, voir… un peu borné! Bien entendu c’est son rôle, mais dans mon activité, j’ai eu affaire à des techniciens qui m’ont dit de manière péremptoire « non ce n’est pas ci ou ca.. ca ne fonctionne pas comme ci ou ca..  » et au final… cela marche très très bien! D’ou ma culture du doute dans les deux sens : non pas de simplement évacuer les possibilités mais de leur donner toutes les chances d’etre le plus justement évaluées. Et ce faisant, en faisant cela peut ouvrir d’autres voies dans la compéhension, ce qui est semble t il en train d’arriver. Hugh!

      2. De ce que je connais de ce qui se passe au CHU d’Annecy , qui participe à Discovery , Dominique Castaglia dit vrai .

      3. La science avance !
        Curieusement la notice du Plaquenil a été mise à jour le 23/3/2020 :
        http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=67767535&typedoc=N

        Quelqu’un a-t-il l’ancienne version ou sait ce qui a changé ?

        Le Dr Raoult a-t-il utilisé la pipéraquine (médicament utilisé pour traiter le paludisme) ?
        ou de de l’halofantrine (médicament utilisé pour traiter des crises de paludisme aigu).

        L’incidence oculaire avérée est un effet secondaire nécessitant parfois un examen oculaire :
        Ceci est à rapprocher du fait que le médecin lanceur d’alerte chinois, mort depuis, était ophtalmologiste.
        Peut-être ont-ils dès le début utilisé l’hydroxychloroquine à différentes doses …

        Pour l’indépendance Nationale on apprends :

        Fabricant
        SANOFI AVENTIS S.A
        CTRA C-35 (LA BATLLORIA-HOSTALRIC)
        KM. 63.09
        17404 RIELLS I VIABREA (GIRONA)
        ESPAGNE

        Pourvu que l’Espagne n’ait pas la bonne idée de réquisitionner la production comme la France les masques, privant les britanniques d’approvisionnements commandés.
        Finalement L’U.E laisse les Etats assez libres de faire leur petites affaires et ne se soucie pas de la santé des européens :
        (libre-circulation concurrence non faussée tout-ça tout-ça ..)

        Heureusement qu’en l’absence d’une telle mesure les décisions dépendent des actionnaires qui semblent français et qui peuvent rassurer le gouvernement français tant que le gouvernement espagnol ne ressent pas de besoin critique.

  38. (le lien repondre est invisible)
    => Julien
    « Bien d’accord Roberto, mais la musique n’est pas une science, c’est un art. La médecine n’est pas un art  »
    => En l’occurence il s’agit pour ma part de facture d’instruments, production de sons, ce qui est scientifique par essence (ensembles de phénomènes physiques et psychologiques) et ce qui est encore perçu en partie comme un art… faute de connaissance suffisament précise et aussi, par la volonté d’une tradition conservatrice qui arrange certains « facteurs » et luthiers. Cette fausse « magie » étant cependant de plus en plus grignotée par la science, faut il s’en réjouir.. d’un point de vue philosophique!? c’est là un autre sujet et un clin d’oeil à une remarque malicieuse de notre hote PJ qui parlant de ses pecheurs-sujet d’étude sur l’ile d’Houat, evoquait la question de maintenir une part de poésie, de non-su, d’incalcul, d’intuition humaine!

    1. @ blawete : Il n’est pas nécessaire de laisser le mouchard FB CL ID (IDentification de suivi de CLic pour F…B… ) dans le lien inséré dans le blog.
      enlevez à partir du ?
      Celà évite à vos lecteurs d’avoir à le faire eux-même (clic droit copie du lien édition puis envoi).
      Celà marche aussi bien
      https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/documentaires/coronavirus-les-humains-doivent-cesser-de-mepriser-la-nature-alerte-l-anthropologue-jane-goodall_3910507.html
      et c’est plus joli !

      Le non respect de l’espace vital des animaux sauvages est à l’origine de la pandémie,
      mais les conséquences sont dues à notre impréparation

      et l’espèce humaine est tombée pour sa plus grande part dans le piège qui lui était tendu :
      « J’espère qu’en raison de cette riposte sans précédent, ces confinements partout dans le monde, plus de gens vont se réveiller, commencer à penser des façons dont ils pourraient vivre différemment leurs vies. »
      A savoir le déclenchement d’une vaste opération (médiatique) psyops !

    1. Belle analyse des effets :
      Apparemment ceux qui ne veulent pas se bouger pour le climat ne veulent pas non plus limiter leurs contacts pour le covid et votent plutôt Trump.
      Ceux qui se sentent plus engagés, ont fait plus d’études (plus riches ? plus urbains ? moins noir ?) acceptent plus facilement de changer leurs habitudes et adoptent des croyances correspondantes.
      C’est un peu le « ça m’emmerde, j’y crois pas » pendant du « Y en a pas, c’est pas utile ».
      Trump partage les valeurs de ses électeurs, pour Macron c’est moins évident.
      Avec peut-être un effet Amérique profonde moins rapidement atteinte.
      En France le confinement est obligatoire partout.
      Les Bobos font du jogging, les gilets jaunes vont travailler ….

  39. **Attention article daté du 24 février qui fait sont retour/arrivée sur FB**
    Coronavirus: pourquoi la France fait partie des pays les mieux préparés à une pandémie

    D’après un rapport d’experts, notre pays se classe notamment à la 6e place mondiale en matière de prévention et même à la première place ex aequo pour la lutte contre l’antibiorésistance.

    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-pourquoi-la-france-fait-partie-des-pays-les-mieux-prepares-a-une-pandemie-20200224?

  40. Avis d’un chef des urgences au sujet de la vidéo  » https://www.youtube.com/watch?v=giyZvits7DU&feature=youtu.be  » :

    « Mélange d’infos scientifiques en cours d’exploration et d’histoires de chasse. Tout le monde y va de son avis en ce moment. Période dangereuse, car quand on veut faire vite en recherche on risque de faire des erreurs (exemple de l’étude sur les vers marins qui a été arrêtée à la dernière minute avant test chez l’homme alors qu’une étude sur l’animal retrouvait 100% de mortalité…)

    Ces pistes sont explorées (œdème d’altitude, antibiotiques, corticoïdes à la phase d’emballement inflammatoire de la maladie). Il faut juste laisser le temps à de bonnes études de se faire avec effectivement un calendrier accéléré. Sinon on obtient le cafouillage de Raoult, qui, si au lieu de faire du média à outrance avait fait de la science, aurait déjà une réponse sur l’efficacité du traitement. »

    J’ajouterai que le faible taux de létalité permet à tout généraliste, s’il n’est pas trop malchanceux, de prétendre avoir sauvé tous ses malades ( qui seront largement moins de 100) avec n’importe quel perlimpipinate d’orviétan.

    Ceci dit, comme il est clair qu’on ne se débarrassera pas de cette maladie sans traitement efficace à 100% ou vaccin, il est normal de se raccrocher à tout ce qui semble prometteur.

  41. The Washington Post, Comment de faux espoirs se sont répandus sur l’hydroxychloroquine comme traitement du covid-19 – et les conséquences qui en ont découlé, le 13 avril 2020

    Les faux espoirs de l’hydroxychloroquine : comment un obscur médicament est devenu un « remède » contre les coronavirus | Le point sur les faits

    Les allégations concernant l’hydroxychloroquine pour traiter le covid-19 ont gagné du terrain malgré le manque de preuves scientifiques. Comment cela s’est-il produit ?
    Par Elyse Samuels et Meg Kelly
    13 avril 2020 à 9h00 GMT+2

    « Mais je pense que cela pourrait, d’après ce que je vois, changer la donne. »

    – Le président Trump, lors d’un point de presse à la Maison Blanche, le 19 mars 2020

    « Hydroxychloroquine – je ne sais pas, ça semble avoir de bons résultats. Ce serait une chose phénoménale. »

    – Trump, lors d’un point de presse à la Maison Blanche, le 3 avril

    « Qu’avez-vous à perdre ? Je le répète : Qu’avez-vous à perdre ? Prenez-le. Je pense vraiment qu’ils devraient le prendre. »

    – Trump, lors d’un point de presse à la Maison Blanche, le 4 avril

    « C’est ce puissant médicament contre la malaria. Et il y a des signes qu’il fonctionne sur ce point. Des signes très forts ».

    – Trump, lors d’un point de presse à la Maison Blanche, le 5 avril

    Le monde cherche des réponses dans la recherche d’un traitement pour le covid-19, la maladie causée par le nouveau coronavirus, qui a fait plus de 100 000 victimes dans le monde. Le président Trump a maintes fois vanté les mérites des antipaludéens hydroxychloroquine et chloroquine comme étant cette solution indispensable.

    Avant même que M. Trump ne commence à parler de ces médicaments, des études menées à l’étranger ont suscité un intérêt pour ces derniers en tant que traitement potentiel. Les nouvelles concernant ces médicaments se sont rapidement répandues sur Internet, et ont été diffusées dans les médias et à la Maison Blanche.

    Depuis, les scientifiques ont mis en évidence des lacunes importantes dans les études originales et ont déclaré qu’il y avait un manque de données fiables sur ces médicaments. Les experts mettent en garde contre les conséquences dangereuses d’une promotion excessive d’un médicament dont l’efficacité est inconnue : Des pénuries d’hydroxychloroquine se sont déjà produites, privant les patients atteints de lupus et de polyarthrite rhumatoïde de l’accès à ce médicament. Les médecins affirment que certains patients pourraient mourir des effets secondaires. D’autres traitements potentiels pour le covid-19 pourraient être négligés si l’on se concentre sur une seule option.

    L’équipe vidéo de Fact Checker a reconstitué la manière dont l’allégation s’est répandue en ligne et illustre les conséquences troublantes d’un espoir aussi trompeur dans les médicaments.

    Les faits

    Les discussions sur l’hydroxychloroquine et la chloroquine comme traitements potentiels du covid-19 ont commencé en Chine fin janvier. Selon Kate Starbird, du Center for an Informed Public de l’Université de Washington, les tweets des organisations médiatiques – y compris des organes de l’État chinois – et des investisseurs ont mis en lumière des études antérieures dans lesquelles les médicaments ont été testés comme remèdes contre le syndrome respiratoire aigu sévère. (Les tests de 2005 n’ont jamais fait l’objet d’essais sur l’homme.) Ils ont également souligné les déclarations du centre de recherche sur les coronavirus de Wuhan, en Chine, suggérant que les médicaments pourraient être utilisés pour combattre le covid-19.

    Renée DiResta, responsable de la recherche technique à l’observatoire Internet de Stanford, a constaté des tendances similaires sur Facebook et Instagram en février. Le nombre total de messages et d’interactions a augmenté, et la spéculation sur Internet s’est étendue au-delà de la Chine, au Nigeria, au Vietnam et à la France.

    Une grande partie de l’activité en ligne de fin février et début mars est apparue en français et s’est concentrée sur une étude publiée par le chercheur et docteur français Didier Raoult.

    La propagation aux États-Unis

    Les conclusions de Raoult ont contribué à faire connaître la théorie aux États-Unis. Cependant, les scientifiques ont depuis discrédité l’essai, en soulignant des défauts majeurs dans la manière dont il a été mené. Le journal qui a publié l’étude a annoncé le 3 avril qu’elle ne répondait pas à ses normes.

    Pourtant, avant que les choses ne soient claires, l’hypothèse s’est largement répandue sur les médias sociaux américains. Le Fact Checker s’est abstenu de faire des liens avec les articles originaux sur les drogues pour éviter de donner plus de crédit aux informations trompeuses.

    Selon Starbird, les premiers tweets viraux ont été postés par Paul Sperry, un auteur résolument conservateur, les 9 et 11 mars. Le 13 mars, James Todaro, un investisseur en chaîne, a ensuite tweeté un lien vers un document de Google qu’il a co-écrit avec Gregory Rigano sur le remède potentiel. Le directeur général de Tesla, Elon Musk, a retweeté ce document Google le 16 mars, en écrivant : « Peut-être vaut-il la peine d’envisager la chloroquine pour le C19 ». Les recherches erronées sont alors apparues dans le Gateway Pundit, Breitbart et le Blaze. Elle a finalement été transmise à Fox News, où elle est apparue pour la première fois dans l’émission de Laura Ingraham le 16 mars. Les émissions de Fox News animées par Sean Hannity et Tucker Carlson ont continué à promouvoir les médicaments et continuent à le faire.

    Le 19 mars, M. Trump a mentionné pour la première fois l’hydroxychloroquine lors d’un point de presse à la Maison Blanche. L’analyse de DiResta a montré que la semaine suivante, la revendication a commencé à monter en flèche aux États-Unis, avec 101 844 messages sur Facebook. Selon Starbird, la première mention de Trump a déclenché un regain d’attention, avec des dizaines de milliers de tweets par heure à la fin du mois de mars.

    Les données de Brandwatch, une société d’informations sur la popularité numérique, ainsi que de DiResta et Starbird, montrent que le nombre total de mentions concernant l’hydroxychloroquine et la chloroquine a augmenté fin mars et début avril.

    Trump et ses alliés, dont son fils Donald Trump Jr. et son avocat personnel Rudolph W. Giuliani, ont tweeté au sujet de ces médicaments fin mars. Selon les données de Brandwatch, ces messages ont connu le plus fort pourcentage de diffusion, à l’occasion de certains des pics les plus importants de mentions dans les médias sociaux en ligne.

    M. Trump a de nouveau parlé des médicaments lors de conférences de presse les 3, 4 et 5 avril. Les mentions sur Twitter sont montées en flèche le 6 avril.

    Les faits scientifiques

    Alors que l’attention sur les médicaments est devenue encore plus prolifique – en ligne, dans les médias et de la part du président – les scientifiques disent qu’il n’y a que des « preuves anecdotiques » sur les drogues. Pour un profane, cela peut sembler peu judicieux, mais c’est en fait une insulte à la communauté scientifique.

    Les preuves anecdotiques font référence à des histoires personnelles de personnes qui ont pris ces médicaments et n’ont aucun fondement dans les données scientifiques. Cela ressemble à une critique de Yelp. Anthony S. Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses et membre du groupe de travail de Trump sur les coronavirus, a toujours dit qu’il n’y avait pas assez de preuves pour soutenir que les médicaments étaient un traitement viable contre le covid-19.

    Les Centres de contrôle et de prévention des maladies ont effectué des tests sur les médicaments dans le traitement du SRAS en 2005. Les résultats ont montré que les médicaments avaient des effets antiviraux sur les cultures cellulaires. Cependant, ils n’ont pas fonctionné dans les études sur les souris. Selon David Boulware, professeur de médecine à l’Université du Minnesota, cela « est un peu un signal d’alarme ». De plus, il ne s’agissait « pas d’un essai clinique et n’a pas examiné l’effet de la chloroquine sur les humains », selon un porte-parole du CDC.

    M. Boulware mène actuellement un essai clinique sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour la prévention ou le traitement précoce du covid-19 chez l’homme, mais il estime qu’il est trop tôt pour savoir si le médicament fonctionne.

    « C’est notre objectif, identifier le plus rapidement possible, si cela fonctionne ou non. Parce qu’il y a beaucoup de brouhaha à ce sujet maintenant », a déclaré M. Boulware. « Mais il y a très peu de preuves que nous ayons réellement un bénéfice clinique, ce qui est plutôt mauvais pour quelque chose qui est très fortement promu. Nous devrions probablement avoir des données et des données scientifiques derrière tout ça ».

    Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé, les laboratoires universitaires et les gouvernements du monde entier mènent des essais cliniques de grande envergure sur l’hydroxychloroquine et la chloroquine dans le traitement du covid-19.

    A la question de savoir si la chloroquine était un traitement possible pour le covid-19, Janet Diaz de l’OMS a déclaré aux journalistes le 20 février que l’organisation donnait la priorité à d’autres thérapies : « Pour la chloroquine, il n’y a pas de preuve que ce soit un traitement efficace pour le moment. Nous recommandons que les thérapies soient testées dans le cadre d’essais cliniques approuvés par l’éthique afin de démontrer leur efficacité et leur innocuité ». Quelques semaines plus tard, la chloroquine et l’hydroxychloroquine ont toutes deux été incluses dans un méga essai lancé par l’OMS.

    Le 29 mars, la Food and Drug Administration a accordé une autorisation d’utilisation d’urgence pour distribuer des millions de doses de ces médicaments aux hôpitaux du pays.

    « Lors de l’évaluation des critères d’émission d’un EUA, il a été déterminé, sur la base des preuves scientifiques disponibles, qu’il est raisonnable de croire que les médicaments spécifiques peuvent être efficaces pour traiter le COVID-19, et que, étant donné qu’il n’existe pas de traitements alternatifs adéquats, approuvés ou disponibles, les avantages connus et potentiels pour traiter ce virus grave ou mettant la vie en danger l’emportent sur les risques connus et potentiels lorsqu’il est utilisé dans les conditions décrites dans l’EUA », a déclaré un porte-parole de la FDA dans un courriel au Fact Checker.

    Luciana Borio, l’ancienne responsable de la prévention médicale et de la biodéfense au Conseil national de sécurité, a critiqué l’annonce de l’EUA de la FDA et a appelé à un essai clinique randomisé des médicaments.

    « Je pense qu’il s’agit d’un abus des autorisations d’urgence de l’autorité dont dispose la FDA. Parce que cela donne cette crédibilité que le gouvernement soutient en fait, et il est si courant pour les gens d’assimiler cela à une approbation », a déclaré M. Borio.

    Lorsqu’on lui a demandé si certaines des études réalisées ont fourni des preuves substantielles que les avantages des médicaments l’emportent sur les risques, M. Borio a répondu : « Pas du tout. Aucune étude n’a été réalisée de manière à permettre cette conclusion ».

    Les conséquences

    L’hydroxychloroquine et la chloroquine sont couramment utilisées par les patients atteints de lupus, de polyarthrite rhumatoïde et d’autres maladies auto-immunes. L’attention portée à ces médicaments a provoqué une panique, dans laquelle les médecins et les patients se sont précipités dans les pharmacies, ce qui a entraîné une pénurie importante de ces médicaments. En conséquence, certains patients ont déclaré ne pas pouvoir accéder aux médicaments dont ils ont besoin.

    Il existe également des effets secondaires potentiellement mortels, tels que la mort cardiaque subite, résultant de la prise du médicament sans surveillance adéquate d’un médecin. Ces effets secondaires dangereux, mais rares, sont souvent négligés dans les débats sur les médicaments.

    Par ailleurs, certaines personnes ont pris par erreur d’autres médicaments qui ressemblaient à de l’hydroxychloroquine après en avoir tant entendu parler pour essayer de prévenir le covid-19. En Arizona, un homme est mort après avoir pris du phosphate de chloroquine – une substance qui ressemble à la chloroquine mais qui est utilisée pour nettoyer les aquariums.

    Les experts mettent en garde contre les dangers de trop se concentrer sur un médicament particulier dans une crise comme la pandémie de coronavirus. L’attention pourrait rendre les chercheurs et les scientifiques aveugles à d’autres traitements prometteurs.

    « Il est important que nous ne mettions pas tous nos œufs dans le même panier et que nous continuions à nous intéresser à certains de ces autres médicaments bien connus », a déclaré Katherine Seley-Radtke, professeur de chimie et de biochimie à l’université du Maryland, dans le comté de Baltimore.

    La Maison Blanche n’a pas répondu à nos demandes de renseignements.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

    1. Commentaire d’un collègue parisien « interdisciplinaire » :
       »
      J’espère que certains vont se coller l’analyse détaillée de l’affaire Raoult comme
      le cas d’école des Sciences Studies de ce début de 21ème.
       »
      (Si on a le temps de faire des « Sciences Studies »…)

    2. Cet article tape à côté de la plaque. Il est indigent Et c’est bien dommage.

      Vous prenez trop de chloroquine ( et j’ajoute: de toute autre chose) et ça va faire mal à votre cœur (et j’ajoute: ailleurs). Woualou! La grande nouvelle.
      2 objections, l’une générale et l’autre une expérience perso au long cours.
      -C’est la dose qui fait le poison.
      -Je prends un médicament prescrit, avec surveillance sanguine tous les 3 mois et auto-surveillance tous les jours. Si j’augmentais un tant soit peu la dose, le cœur risquerait de flancher. Je le sais. J’ai été mis en garde. L’auto-surveillance est pour déterminer si je dois diminuer la posologie journalière. Le coût bénéfice/risque est acceptable. La preuve…
      Expérience pouvant être entièrement transposée pour n’importe quelle molécule active.

      L’aquarium est l’occasion d’une triste histoire et aurait du faire l’objet d’ une enquête scientifique serrée. Avec des tas de mise en garde: « Vos avez un poisson rouge? Alors évitez à tous prix la chloroquine. Prévenez votre médecin traitant de toute urgence. »
      Ben voui! l’aquarium est susceptible de vous tuer…

      Quand même, on apprend qu’un journaliste ne peut pas travailler sans une ribambelle de fondations, d’experts et des pseudo instituts de recherche universitaire. Et un article ne peut pas commencer sans une fouille approfondie sur internet de l’état de l’opinion publique telle qu’elle s’exprime sur le truc. Je suppose que ça permet de voir dans quel sens ramer.
      Nul.

      Ces journalistes auront tout fait pour être facilement remplacés par de l’ IA. Cette IA n’aura pas besoin de beaucoup d’efforts pour atteindre leur niveau.
      Suicidaires, et n’ont même pas besoin d’un aquarium.

  42. Bonjour
    J’ai été malade de ce que le médecin a diagnostiqué comme étant le Coronavirus sur base des symptômes cliniques, par des tests évidemment étant donné que je ne fais pas partie de la population cible (personnel soignant, des maisons de retraites,…). Toute ma famille a été malade aussi.
    Les symptômes étaient : mal de tête et beaucoup de courbatures, un peu de fièvre (37.5), un peu de nausées et un peu de dérangements intestinaux, ajouté à cela de la fatigue.
    J’ai quand même réussi à continuer à travailler de la maison, c’est l’avantage de faire du projet informatique. Cela a fait passer le temps.

    Est-ce l’équivalent d’une grosse grippe comme entendu au début de l’arrivée du virus en Europe ?
    Non pas vraiment, j’ai déjà été beaucoup plus abattu par une grippe mais je n’ai jamais eu autant de courbatures avec une grippe.

    La quarantaine a été longue, 3 semaines en tout étant donné que nous ne sommes pas tombés malades tous en même temps. Des voisins et connaissances nous ont soutenu en nous livrant nos courses, merci à eux, même s’ils ne liront probablement pas ceci.

    Le débat sur la Chloroquine m’a fait rire un peu jaune. Mon fils et moi avons dû en prendre pendant des mois pour soigner la maladie de Lyme (protocole Horowitz), s’il y a peu d’effets secondaires visibles étant donné que nous ne sommes pas cardiaques, nous avons eu une modification significative de notre formule sanguine avec une forte diminution des globules blancs, au point que mon fils a dû faire des analyses complémentaires en hématologie pour voir si cela ne cachait pas autre chose (heureusement non). La Chloroquine est un vieux médicament, les belges qui ont vécu en Afrique la connaissent bien, elle y soignait le paludisme. La prendre à la légère est aberrant.
    Une amie infirmière et sur le pont en réanimation pour le Covid-19 en région liégeoise me faisait part que seuls les 20% des malades graves arrivent chez eux, la plupart, comme ce fut notre cas, reste à domicile, tant mieux !

    Je reste sidéré par le décalage de ma propre perception du virus en janvier-février et ce que nous vivons maintenant. Comment un tel décalage a-t-il pu se produire ?
    La minimisation du nombre de mort par la Chine a joué un rôle, la minimisation du risque par les politiciens a aussi joué. D’autres idées ?

      1. Eh bien non pas « tant pis », ces gens se battent pour guérir et survivre, une grande partie de ces 20% y arrivent, pour la partie qui meurt, je trouve cela triste.
        D’autant plus dans un pays riche. D’autant plus que +/- 50% des décès ont lieu dans des maisons de retraites parents pauvres de l’équipement de protection et beaucoup de saupoudrage de matériel sur le tard là où il en aurait fallu beaucoup dès le début ! Comme si le personnel qui travaille en maison de retraite n’allait pas être en contact avec le virus.
        Je trouve cette situation révoltante.
        Ma famille et moi ne faisons pas partie de la population à risque, nous avons été malades et ce n’était pas agréable certes, mais ce n’était pas grave. Je fais clairement la différence entre notre inconfort et les cas critiques.

  43. Mortalité associée au COVID-19 dans les foyers de soins: premières données internationales

    Principales conclusions:

    – Les données officielles sur le nombre de personnes affectées par COVID-19 ne sont pas disponibles dans de nombreux pays
    – En raison des différences dans les tests de disponibilité et les politiques, et aux différentes approches pour enregistrer les décès, les comparaisons internationales sont difficiles
    – Les données de 3 études épidémiologiques aux États-Unis montrent que jusqu’à la moitié des personnes infectées par le COVID-19 dans les foyers de soins étaient asymptomatiques (ou présymptomatiques) au moment du test
    – Les données de 5 pays européens suggèrent que les résidents des foyers de soins ont jusqu’à présent représenté entre 42% et 57% de tous les décès liés au COVID-19.

    (Une version française est disponible en cliquant en haut a droite de la page)

    https://ltccovid.org/2020/04/12/mortality-associated-with-covid-19-outbreaks-in-care-homes-early-international-evidence

  44. Merci de votre témoignage.

    => Aspect familial = rallongement de la quatorzaine, que n’est-ce dit plus fort (=> solution au moins dans certains cas = hotel réquisitionné et « médicalisé » a minima (un Docteur ou interne de garde ), je l’ai suggérée en février)

    => Chloroquine, Raoult : comment la rencontre des systèmes d’excellence voulus à la va-vite par Sarkozy en 2008 avec le hâbleur local d’une région qui ne manque pas de les apprécier (et ils ont des qualités) produit un ventilateur à m… (voir le cas du chef de l’ERC, Mauro Ferrari, analogue mutatis mutandis).

    => Minimisation : grippe différente, qui tue par la pneumonie virale et n’attaque pas que les « vieux immuno-faibles » qui meurent de la grippe en raison des infections secondaires et pas du virus (donc pas de SDR/ARS Acute Respiratory Syndrome).
    Et changement de paradigme de notre mortalité devenue basse et nos espérances de vie longues : on ne tolère pas le décès des >60 ans comme « normal », alors qu’en 1630, on l’aurait toléré évidemment. La même question me taraudait dès l’adolescence, quand je compris que la mortalité infantile historique était énorme. Mais on voyait des familles de 4 ou 6 enfants autour de soi, et les mots « la vie va » étaient ainsi incarnés. La famille nucléaire à 2 ou 1 enfant, hors village, est anthropologiquement différente.

    Voir le petit texte que j’ai écrit sur un autre fil « trèfle et coeur »:
    https://www.pauljorion.com/blog/2020/04/13/covid-19-ne-pas-confondre-la-premiere-bataille-avec-la-guerre-tout-entiere-par-jean-baptiste-auxietre-et-paul-jorion/#comment-787421

    « L’axe coeur-trèfle at-il remplacé l’axe carreau-pique ? »

    L’axe coeur-trèfle, c’est de privilégier la vie (coeur) sur le capital et ses paris sur les risques d’entreprendre (trèfle) qui rapportent (quand ils ont 4, 5, 6 feuilles).
    C’est ce à quoi nous oblige la covid-19 : « perdre » plein de PIB et déclencher (à peine en avance) la Dépression qui Couronne les Autres (la DCA ?) pour sauver 600 000 citoyens, surtout ceux de > 60 ans, qui ont eu le mauvais goût de profiter des avancées sociales pour augmenter leur espérance de vie.

    L’axe carreau-pique, c’est le socialisme tel qu’il a vécu : le prolétaire sur le carreau qui prends ses piques (et ses fourches), se fait syndicat ou parti, et demande l’assurance chômage, la sécu, etc. Cet axe est-il arrivé en bout de course (contradiction de payer les retraites à tous, non gérable par le capitalisme tel qu’il est, ou seulement en accroissant les inégalités aux extrêmes ?).

    C’était ma théorie « axiale » pour reprendre un mot pédant, pour les nouveaux « arrangements/agencements » (un autre mot pédant, « axial » souvent chez Graeber, les autres souvent chez Latour)

  45. Bon, Manu 1er a parlé , 20 minutes de lyrisme qui tombe à plat, et une poignée d’infos.

    Le 11 mai est choisi comme début dela fin du début de la crise sanitaire, alors que nous savons qu’il n’a pas les moyens de dire cela.

    L’école ouvrira avant l’été est la prochaine nouvelle qui sera dementie, après l’inutilité des masques, et la non nécessité de tester en masse.

    Fatiguant.

    Ses aveux en pointillé d’ignorance et de tâtonnements ne feront pas le poids face à son impéritie.

    Andrew Cuomo qui fait le compte rendu quotidien à New York est pour moi un exemple d’être humain responsable et sensible face à cette crise. Il donne les faits, ils dit où on va, il encourage, il partage, il est parmis nous.

    Désolé mais Manu, à côté, c’est un ado en train de faire du théâtre ( mal ).

  46. Je ne sais pas si le message d’André Grimaldi, endocrinologue de la Pitié-Salpétrière est déjà passé quelque part dans ce fil mais on y retrouve un certain nombre de points défendus par PJ, notamment la référence au CNR, et toute l’étendue du chantier appelant un changement sincère de la gouvernance de santé en France :
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2020/04/03/covid19-la-colere-dandre-grimaldi/?fbclid=IwAR1lmRRrd-liXRoTRY1WSuHwtRyP-NInHp8h71DgiSehtYPIc4IilQw9eYw

    A méditer.

  47. Merci Paul, pour avoir su exprimer avec force l’indignation que nous partageons tous envers les propos dégueulasses du patron des patrons.
    Mme Pannier-Runacher a repris exactement les mêmes idées répugnantes :
    https://www.europe1.fr/economie/economie-les-francais-incites-a-travailler-plus-apres-le-confinement-3961327
    «La secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a également prévenu qu' »il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant » pour « rattraper » la perte d’activité induite par le confinement en cours depuis le 17 mars. « L’enjeu est de reprendre le travail plein pot », a-t-elle insisté sur franceinfo. »

    Cette dame dit des choses inacceptables. Nous ne travaillions donc pas assez AVANT.

    Elle appartient au gouvernement et a été donc nommée par le président.
    Le président doit agir avec des actes, pas seulement de belles paroles.
    Il doit virer cette personne qui prépare son futur plan de carrière.
    Chiche !

  48. @Jeanson Thomas

    Oui du lyrisme ou de la poudre de perlin pimpim, un catalogue de constats et demandes vus du côté de la contestation de la conduite de ce gouvernement où cynisme et incompétence se conjugue.
    Pour moi c’est de l’enfumage. Pendant qu’on est confiné les agriculteurs ont de nouveau le droit d’épandre leurs saloperies plus près des habitations (https://www.mediapart.fr/journal/france/120420/la-saison-d-epandages-agricoles-commence-au-risque-d-aggraver-l-epidemie), la caisse de dépôts a pour mission d’orchestrer la suite de la destruction de la santé publique, https://www.mediapart.fr/journal/france/010420/hopital-public-la-note-explosive-de-la-caisse-des-depots). On n’a pas de masques, on n’a pas de test, rien n’a été anticipé mais les lacrymos pour les manifs à venir sont déjà achetés.
    On a sacrément intérêt à surveiller tout ce qui va être fait en catimini ou pas, parce que rigide comme il est le Macron, il n’est pas prêt de changer de dogme.

    1. @Dominique.e

      « On a sacrément intérêt à surveiller tout ce qui va être fait en catimini ou pas, parce que rigide comme il est le Macron, il n’est pas prêt de changer de dogme. »

      Les ordonnances qui restreignent certaines lois sociales (congés payés que peuvent reprendre les entreprises, limites d’heures hebdomadaires augmentées, temps de repos diminués, … n’ont pas de limite de temps à ma connaissance.

      Les crasses, elles sont déjà là…

  49. Tout à fait d’accord. A ceci j’ajouterais que je regrette de ne pas partager le bel optimisme de notre hôte: cela fait un mois que notre président fait les mêmes vagues allusions au CNR, suffisamment claires pour que les gens à qui cela parle, croient y reconnaître un message codé, et « en même temps » suffisamment floues pour que, le moment venu de passer outre, on ne puisse le prendre en défaut sur des promesses non tenues.
    S’il voulait juste gagner du temps et nous anesthésier pour mieux nous assommer par la suite, il ne s’y prendrait pas autrement.

  50. Quelques formes de discours de M. Macron
    Je ne m’attache pas ici vraiment au contenu, mais au jeu des postures proposées.
    Rappelons d’abord en deux mots le contexte de mise en scène des jours précédents, très étudié :
    Un discours annoncé 5 jours à l’avance, par « les dires d’un ministre » : « il peaufinerait en marge un discours qui pourrait entrer dans les annales. Comme l’expliquent nos confrères du journal Le Parisien, ce jeudi, sur la base des dires d’un ministre, Emmanuel Macron préparerait « en catimini un très grand discours sur le monde d’après. Un discours fondateur qui acterait la fin du confinement, marquerait le début d’une nouvelle ère ». En dehors de la définition d’un calendrier de sortie de crise, il devrait faire « de grandes annonces, potentiellement la suppression de certaines réformes », écrit Le Parisien. Et d’en préciser les cibles : « En ligne de mire, il y a celles des retraites et de l’audiovisuel public ». (Télérama, jeudi 9 avril). Avec cela on est certain que « les supputations vont bon train », lisez « c’est le buzz assuré ».
    Par la suite de cette mise en scène, il y aura eu des rencontres (dont avec le prof Rahoult), avec les présidents de la Chambre et du Sénat, le gouvernement, etc. L’attente forte est acquise.
    Et voici ces formes de discours (sur base de 18 minutes, soit deux tiers de l’allocution).  :
    Je m’attache ici notamment (je n’ai pas de compétence particulière d’analyse de discours) aux modalités du « Je » et du « Nous », qui relèvent elles aussi de la mise en scène : le « Je » veut affirmer le lien personnel du Chef de l’État avec chacun, avec de l’écoute, de la compassion et de la détermination, donc aussi en dépassant le rejet de l’opinion ; le « nous » affirme une communauté mais aussi une déresponsabilisation, une fatalité, mettant hors d’atteinte l’action présidentielle. Ce qui se mesure bien dans cette phrase, combinant les deux postures : « J’aimerais pouvoir répondre à chacun de vos questions mais nous n’avons pas de réponse définitive. »
    Je : «  Je veux vous transmettre ma reconnaissance. » « Je veux vous remercier très chaleureusement »« Je mesure pleinement que quand on est au front, il est difficile d’entendre… » « comme vous, j’ai vu des ratés » « Si je tenais à m’adresser à vous ce soir, c’est pour vous dire en toute transparence ce qui nous attend. » « Je partage vos questionnements. » « Je sais vos angoisses, je les ai lues. » « J’ai demandé au gouvernement d’accroître. » « J’y serai attentif. » Je veux vous rappeler. Je souhaite… » « Je veux remercier les maires, les élus locaux, les associations… « Je sais que c’est une contrainte forte, je mesure ce que je vous demande. » « J’ai demandé que ces tests soient pratiqués… « Le gouvernement aura à y travailler, il ne faut négliger aucune piste, aucune innovation, mais je souhaite que nos assemblées en discutent. »
    Ce qui est frappant, c’est que les décisions ne sont pas portées par le « Je » du président. Il ne dit pas : Je veux, je décide. (le « Je veux » est une tournure politique très fréquente, comme affirmation d’une volonté, même gratuite et sans lendemain. Macron ne l’utilise pas ici). En quelque sorte, il n’est pas en situation d’assumer, vu le dissentiment sur sa personne. Il a recours au « Nous » pour l’action, et même pour les constats. Il ne s’affirme que par le biais (fictif?) gouvernemental : j’ai demandé au gouvernement, le gouvernement décidera mercredi.Mais à la première personne, il a manifesté avant tout de l’humanité, de l’attention personnelle. Ce qu’il fallait répéter…
    L’usage du « nous » a pour fonction de réaliser l’unité de la nation. Sans laisser d’espace pour les dissensus (ils sont évoqués dans le je). C’est surtout évident dans les constats.
    Nous (constats) : « Nous sommes en train de vivre des jours difficiles. Nous ressentons l’angoisse face à ce virus imprévisible. » « Chaque jour nous avons progressé » «  … soyons honnêtes » (incise ambiguë qui est à la fois au singulier et au pluriel). « Grâce à ces efforts nous saurons faire face. » « Nous devons continuer nos efforts et continuer de respecter les règles. » « Nous mesurons tous dans cette période la solitude et la tristesse de nos aînés. »
    Mais il y a aussi l’affirmation d’une unité de la nation dans l’action. Ce qui permet de tirer à soi la couverture si nécessaire, et la gloire quand c’est possible.
    Nous (agir) « « Nous avons dû parer à l’urgence et prendre des décisions difficiles et nous adapter sans cesse. » « Nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous l’aurions voulu » « Nous nous sommes mobilisés » « Nous avons réouvert des lignes, nous avons réquisitionné » « Nous avons multiplié par cinq la production de masques en France. » « Nous saurons faire face et distribuer davantage » « Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s’agira de nous réorganiser » (aucune responsabilité) « Ces dernières semaines, soyons aussi juste avec notre pays, ont vu d’immenses réussites » « Très souvent ce qui semblait impossible depuis des années, nous avons su le faire en quelques jours. »(ce qui peut se lire comme une évocation positives des réformes récentes, chomage, retraite, etc.!) « Dès mercredi, le gouvernement décidera » « Nous déployrons tous les moyens nécessaires à la protection de la population » « Le gouvernement présentera d’ici 15 jours un plan. Et nous nous réunirons quotidiennement pour adapter les mesures prises. » « Nous devons continuer nos efforts et continuer de respecter les règles. »Nous aurons à partir du 11 mai, une nouvelle organisation pour réussir cette étape. » « Nous serons en capacité de tester toute personne… » « Notre pays investira encore plus massivement dans la recherche. Nous travaillons également aux traitements. »
    Enfin, et c’est le seul élément de contenu qui doit être en évidence ici, l’évidence de la continuité économique, même pas interrompu par le confinement :
    « Durant cette phase de confinement, le pays continue a vivre, et heureusement. Certaines activités sont interdites car incompatibles avec les règles sanitaires. Pour tous les autres secteurs économiques (…avec conditions de sécurité), ils doivent pouvoir produire et ils l’ont largement fait. (…) Un travail à poursuivre pour vous consolider économiquement dans cette période. Le 11 mai, il s’agira de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie… Le gouvernement préparera sans délai cette réouverture. »
    Dans une telle mise en scène, la possibilité de débats et de dissensus, qui font le quotidien de la population, n’ont pas leur place. Et c’est aussi une fuite en avant : après quatre semaines de confinement, décidées un peu en catastrophe, le Président vient d’en annoncer quatre autres, sans aucun changement, en évoquant déjà des éléments de l’après… qui devront largement être précisés, peut être délayés ou retardés. Et non sans manquer de raconter la période vécue en forme de prouesses et de réussites, même si, « comme vous, j’ai vu des ratés ».
    En deux mots, il s’agissait de ne pas laisser la place à la politique.

    1. Salut François,

      Crise en chinois : danger et opportunité (wei / ji).

      Selon cet « entrepreneur » : « chance à saisir », par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) – « Spécialiste dans l’optimisation du statut du dirigeant » (sic) :

      https://www.enviedentreprendre.com/2009/01/crise-en-chinois-signifie-chance-%C3%A0-prendre.html

      Mais nous avons déjà eu cette discussion… Là : https://www.pauljorion.com/blog/2020/04/03/lamour-au-temps-du-coronavirus-veille-permanente/#comment-777333 Vous semblez apprécier l’ouvrage de madame Klein.

      Vous avez pas « envie d’entreprendre » vous ? Ou de « saisir votre chance » ? Enfin François…

      Esprit de Münich tout ça ! hé hé hé…

  51. Causage dans le poste de notre financier-président:
    « C’est malin, la bourse va encore baisser. Et le pétrole WTI va se maintenir proche de 20 Euro les 157 litres. »
    Pour le pétrole, peut-être pas, son alter-ego US s’en charge.

  52. Bonjour,
    Hier j’ai aperçu mon premier moustique tigre de l’année, bien tôt, mais vu les températures ici en Drôme pas surprenant. Ce type de vecteur pourrait-il transporter le Covid-19 ? En plus de la Malaria et quelques autres ?.
    Une question pour les scientifiques du blog.

    1. Non, pas le Covid19.
      C’est des « arbovirus » qui sont transportés par les moustiques et insectes (dont le « chik », j’ai donné merci) et pas des « coronavirus » .

  53. Bon, nous voilà rassurés. Et prévenus.
    BlackRock va conseiller l’UE sur les règles environnementales applicables aux banques.
    Commentaire de Jean-Marc Jancovici :
    « Via le site du Guardian, on apprend que Blackrock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, vient de remporter un contrat auprès de la Commission Européenne pour :
    – l’intégration des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les processus de gestion des risques des banques de l’UE ;
    – l’intégration des risques ESG dans la surveillance prudentielle de l’UE ;
    – l’intégration des objectifs ESG dans les stratégies commerciales et les politiques d’investissement des banques de l’UE.
    (https://lnkd.in/gdxFDJa)
    Si ce n’est pas un poisson d’avril (la notification est publiée le 1er avril !), on en reste assis.
    La Commission décide ainsi :
    – de confier à un américain le soin de suggérer des règles prudentielles pour l’Europe,
    – de confier à un gestionnaire d’actifs le soin de suggérer les règles pour qu’il fasse son métier en intégrant la « durabilité », créant une superbe situation de conflit d’intérêt.
    Je serais mauvaise langue, je dirais que la Commission s’est débrouillée pour trouver de quoi conforter son propre discours de croissance perpétuelle devenue verte sans effort. Et c’est hélas le plus probable… »
    Le jour d’après… rien ne sera changé et tout sera comme avant.
    (Pour les -suffisamment- anglophones, dont je ne suis pas):
    https://www.theguardian.com/business/2020/apr/12/blackrock-eu-environmental-rules-for-banks?CMP=Share_iOSApp_Other

    1. Dans le texte , noter la fin sur les obstacles à la finance verte ; mis pas moi entre[[[ ]]].
      Bon, c’est un deal à 280 kE, une miette pour Black Rock et une façon pour l’UE de dire qu’elle écoute les « stakeholders ».
      ********* C’est ça le Green Deal de Van der Leyen… ouaouh.§§§§§§§§ $$$££€€€YY
      ___________________________
      The successful tenderer will have to carry out the following tasks:

      I. identification and stocktaking of best practices/principles for the integration of ESG risks into EU banks’ risk management processes;

      II. identification and stocktaking of best practices/principles for the integration of ESG risks into EU prudential supervision;

      III. analysis of the [[[ impediments to the development of a well-functioning EU market for green finance and sustainable investment ]]] and the identification of appropriate instruments and strategies to [[[ promote the scaling-up of green finance and of the market for sustainable financial products ]]].

  54. « Rouvrir les écoles le 11 mai ».
    Témoignage d’un ami directeur d’école publique.
    « Dans mon école, deux employées municipales qui ne sont plus toutes jeunes ont failli y passer. Elles ont eu le Covid et l’une des deux a eu une opération des poumons l’an dernier. Elles s’en sont sorti, mais elle ont été contaminées car la mairie leur a demandé de continuer à travailler au début du confinement pour nettoyer l’école. Il ont pris le risque d’avoir deux morts sur la conscience de plus.
    Rouvrir les écoles le 11 mai est un non sens montrant une incompétence criminelle. En effet. Incompréhensible. »

  55. L’Enfumeur en chef dans le poste. Suis-je vraiment le seul (l’impression que me donne la lecture de récents billets) à ne voir dans cet individu qu’un sinistre menteur, incapable d’une quelconque remise en cause -je ne parle même pas d’un sentiment de honte-, cynique, hautain, froid, méprisant, imbus de lui-même, ne dégageant ni n’exprimant aucune empathie? Alors non, décidément, je n’attends ni n’espère rien d’un pompier pyromane. « En même temps », il peut susciter d’autres réactions.

    1. « Non, Jef, t’es pas tout seul ».
      J’ai pondu un commentaire de l’allocution à 23h59 ci dessus. Et j’ai mis (il y a une heure) une réaction un peu violente à Alexis Toulet qui devrait apparaître bientôt. Et à ce que j’entend, ni enseignants ni même parents ne sont près d’obéir le 11 mai ! Une pétition circule et, ci-dessus, Hervé à 02h 13, signale une nette réaction de Pascale Fourrier sur Mediapart.
      Errare humanum est, persevare diabolicum.

      1. Merci. Je me sens un peu moins seul.
        Un pitoyable comédien surjouant dans une très mauvaise tragédie.
        « Sincèrement »… « Je ne peux pas dire quelque chose et faire en même temps le contraire ». « J’étais premier de la classe, je suis premier de la caste. Je me suis et vous ai lourdement trompé. Ce que j’ai annoncé ce 13 avril est exactement à l’opposé de ce que j’ai toujours pensé, défendu, méthodiquement et systématiquement mis en application: un monde sans limites, la négation du vivant, le profit d’une microscopique minorité pour seul horizon. Mon ADN, pour reprendre une métaphore éculée mais qui fait encore son petit effet. En conséquence. Je rétablis l’ISF. J’annule la réforme, je veux dire l’acte de destruction des retraites. Je renationalise les autoroutes et interdit tout projet de nouvelle infrastructure autoroutière. J’annule tout projet de privatisation ou privatisation larvée de ce qui ne l’a pas déjà été (barrages hydroélectriques, SNCF, EDF…). Je n’allouerai aucun centime public à la relance du secteur aérien (Airbus, compagnies, aéroports). Je taxerai lourdement (mais un peu progressivement…) les véhicules en fonction de leur consommation elle-même liée à leur surpoids. Pour mettre en oeuvre ces mesures, et beaucoup d’autres nécessaires à la survie de notre espèce, gravement mise en danger par l’idéologie que je soutenais jusqu’à hier soir, je révoquerai la plupart des incapables, irresponsables et pour tout dire nuisibles qui m’entourent. Sincèrement. »

    2. Il y a un article de Salmon (Christian) dans Mediapart sur ce thème, ce jour 14/04.

      Bien troussé, à peine long (on refait pas le Salmon), nom d’une poutre dans mon oeil.

      N’oublions pas la scène primale : l’amour de Brigitte pour le jeune Emmanuel élève jouant au théâtre du lycée d’Amiens. Enarcotraffiquant donc présidentiel quand il es shooté par l’audience qu’il sait avoir.

  56. Dans le rapport quotidien du Centre de gestion belge, cette phrase : « A ce jour 7.500 tests ont été réalisés en maisons de repos dont les résultats sont disponibles pour les médecins mais n’ont pas encore été intégrés dans le rapport journalier. »
    Cela veut dire que les médecins de famille vont prévenir les familles (dans nos maisons de retraite, les résidents gardent souvent leur médecin). Mais peut-être aussi que le problème est lourd. Hors maisons de repos, 2.081 tests ont été réalisés dans les réseaux de laboratoires de biotechnologie clinique ces 24 dernières heures, dont 530 ont été diagnostiqués positifs pour le coronavirus. Ce qui veut dire sans doute qu’on teste davantage…

  57. Sur le blog de Jean-Marc Jancovici. Le Medef aurait pu signer.
    La perle du jour nous vient du Centre patronal suisse qui s’inquiète des effets nocifs du confinement.
    Document complet du 15 avril 2020 ici : https://www.centrepatronal.ch/…/docume…/cp-2020-04-15-fr.pdf
    « Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses: beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation… Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentisse-ment de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables habitants qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps cette expérience forcée de décroissance. La plupart des individus ressentent le besoin, mais aussi l’envie et la satisfaction, de travailler, de créer, de produire, d’échanger et de consommer. On peut le faire plus ou moins intelligemment, et on a le droit de tirer quelques leçons de la crise actuelle. Mais il est néanmoins indispensable que l’activité économique reprenne rapidement. »

    1. Salut Michel,

      Il en marche pas ton lien. Dommage parce que je trouve tout bonnement génial ce que tu as cité comme extrait !

      En plus ils le disent clairement, ils s’en foutent, c’est absolument génial ! Je ne leur en veux même pas à tous ces bouffons, c’est la masse incroyable de crétins qui les suivent en fait qui sont le danger. Car si ils le disent ainsi sans gants et sans masques, c’est qu’ils savent qu’ils sont en milieu sain et bénéfique pour eux dans cette foule d’abrutis :

      « Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentisse-ment de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables habitants qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps cette expérience forcée de décroissance. La plupart des individus ressentent le besoin, mais aussi l’envie et la satisfaction, de travailler, de créer, de produire, d’échanger et de consommer. On peut le faire plus ou moins intelligemment, et on a le droit de tirer quelques leçons de la crise actuelle. Mais il est néanmoins indispensable que l’activité économique reprenne rapidement.  »

      J’ai bien peur que cela soit vrai ! Je le vois moi même en poste, en active comme on dit, autour de moi.

    2. C’est marrant, le mot « INDISPENSABLE » vient de « dispensable », soit une chose dont on ne saurait éviter la dépense.
      Mais il fait penser à « pensable » et « i(m)pensable ».

      Le contraire d’indispensable est-il « pensable » , tout simplement ?

      1. dispensable :
        Qui est susceptible d’obtenir une dispense.
        Dont on peut se dispenser, se passer.
        Pour lequel on peut accorder dispense
        Qui peut être évité; dont on peut se dispenser

        A ce titre le travail n’est plus indispensable puisque l’on reste confiné
        Le confinement strict lui-même n’est pas indispensable puisque l’on s’acorde soit même une dispence écrite.

        de même indisponible signifie-t-il inutile.
        n’est-ce pas dyspensable ?

    3. Salut Juan,

      Ou sont-ils l’arrière plan idéologique que supposaient les propos de ce « fier capitaine d’industrie », rarement, il est vrai, exposés avec aussi peu de fard.

      On se rend compte à quel point les utopies développées ici vont se heurter violemment à une opposition farouche quand même leurs fondements – a priori pas tellement contestables : « … moins de bruit, moins d’agitation, vie simple, consommation locale, fin de la société de consommation… » – sont niés à ce point.

      Parfois je me demande si monsieur Jorion ne dissimule pas derrière sa confiance en l’homme et son optimisme inébranlable la sombre conviction que c’est plié. D’où la sérénité. A contrario des excités comme moi qui, malgré leurs discours apocalyptiques, nourriraient encore à leur insu de l’espoir. D’où l’énervement. Ça me rassure pas vraiment. Malgré Jimmy Cliff…

      Groundation, Babylon Rule Dem https://www.youtube.com/watch?v=cUv4f3Bw73M

      1. Bonjour ,
        On a toujours deux adversaires implacables , l’autre et soi même . Je n’ai jamais pris le blog comme un parti ou un mouvement , préférant que chacun y puise ce qu’il y trouve de meilleur , pas forcément pour se conforter dans ses propres a priori , mais plutôt pour enrichir son propre jugement en le confrontant aussi honnêtement que possible à sa raison et ses pulsions .

        Je n’ai pas de Vérité , juste l’accumulation de mes seules années innées , acquises , apprises qui me font recevoir ceci plein corps et plein esprit :

        https://www.bing.com/videos/search?q=%c3%a9pilgue+aragon&mkt=fr-fr&httpsmsn=1&msnews=1&plvar=0&refig=85bf58c6a7d240369790811acade712c&PC=ASTS&sp=-1&pq=%c3%a9pilgue+aragon&sc=2-14&qs=n&sk=&cvid=85bf58c6a7d240369790811acade712c&ru=%2fsearch%3fq%3d%25C3%25A9pilgue%2baragon%26form%3dEDNTHT%26mkt%3dfr-fr%26httpsmsn%3d1%26msnews%3d1%26plvar%3d0%26refig%3d85bf58c6a7d240369790811acade712c%26PC%3dASTS%26sp%3d-1%26pq%3d%25C3%25A9pilgue%2baragon%26sc%3d2-14%26qs%3dn%26sk%3d%26cvid%3d85bf58c6a7d240369790811acade712c&view=detail&mmscn=vwrc&mid=FE2C30E4C9709B2286AFFE2C30E4C9709B2286AF&FORM=WRVORC

      2. C’est marrant que vous me fassiez écouter Ferrat… Vieux souvenirs !

        J’ai eu deux chances dans ma vie musicale :

        La première c’est d’être tombé tout petit (10 ans) dans deux buffets remplis de vinyles du début des années 60 jusqu’au tout début des 70’s. Vendus à l’encan depuis mais dont j’ai réussi à sauver quelques vieux 45. Y’avait même des 78T classiques. Y’avait tout, les Beatles, Les Stones, Les Kinks, Les Who, jusqu’aux Yéyés ou le début des grosses formations psychédéliques, le pied. C’est le fond de ma culture. Le début de la fin des chansonniers.

        La seconde, c’est d’être seriné sur mes goûts musicaux et les débuts des chanteurs sans voix, sans textes et parfois sans vraiment de musique et bercé dans tout ce qui a pu se faire de chanteurs, chansonniers, dignes du titre : Ferrat, Brassens, Brel, Charles Dumont (sic)… Aznavour, Moustaki, j’en passe. Ce qui m’a permis d’affirmer mes goûts musicaux et d’épuiser très tôt le réservoir d’affects qui y sont attachés.

        Dans les deux cas.

        Ce qui m’émeut le plus finalement, c’est de réentendre cette voix si familière, que je n’avais pas écoutée depuis… Pfiouuuuuu ! Merci pour la madeleine 😉

        De ceux-là j’ai gardé peu de choses mais ça :

        Brassens – Richepin : https://www.youtube.com/watch?v=wRdXZRZ5lkE

        ou ça :

        Lavilliers – Aragon : https://www.youtube.com/watch?v=q20rsPtyrgw

        Santé ! 😉

  58. Belgique : gestion panique ?
    Au terme d’une réflexion mesurée de plusieurs jours, l’avis de plusieurs instances, le Gouvernement a pris des mesures qui font l’étonnement :
    1/ Prévoir des visites familiales limitées dans les maisons de retraite (Ehpad en fr. hexagonal). Aussitôt c’est vent debout contre cette mesure. Le secteur des maisons de retraite est en révolution : c’est là que se trouve le plus grand nombre de morts, ce qu’on a négligé longtemps, et le personnel n’avait reçu aucun des moyens de protection « réservés » aux hôpitaux. On essaie aujourd’hui de tester les personnes en maison de retraite : les personnels soignants (30% seraient infectés et on leur demande de continuer à travailler, sauf maladie), pas les personnels techniques (nettoyage, buanderie…) et les résidents dans une région, pas l’autre (distribution déséquilibrée des tests, manque d’organisation ?). De plus les capacités de testing du pays ne sont pas utilisées à plein ! Il semble qu’une seule région (Bruxelles ?) avait réclamé cette mesure de visite.
    2/ Ouvrir les magasins de jardinage et de bricolage. Soit deux activités essentiellement masculines. On comprend un peu pour les plantules préparées par les horticulteurs : ce serait un immense travail perdu s’il n’était écoulé. Mais l’ouverture de magasins est un écoulement bien plus large, et en conditions fermées. Ici aussi, le personnel est inquiet sur les mesures d’organisation, et les organisations syndicales craignent pour la protection des travailleurs et des clients, alors que les patrons suivent l’ouverture proposée à leur profit.
    On croyait que le « gouvernement de crise » tenait solidement la barre au milieu de la crise. On s’aperçoit (de nombreuses villes ont pris des mesures contre les ouvertures du gouvernement) qi’il est sans doute tiré à hue et à dia, par des rumeurs et des humeurs.
    De ces deux mesures « illogiques » (on est loin d’une perspective de déconfinement), on peut en supposer que la situation mentale de la population est une problématique qui fait paniquer les gestionnaires, alors qu’ils n’ont aucune arme sérieuse par rapport à la pandémie. Au fil des mauvaises nouvelles et de l’absence de perspective, le mental des belges ne peut que s’aggraver sans cesse. Les mesures, prises apparemment dans l’improvisation, le désordre et l’absence de concertation avec les secteurs concernés, visent donc essentiellement 1/ à apporter des dérivatifs de bricolage et jardinage aux hommes. Privés de liens grégaires externes (lieu de travail, sport, café) qui les socialisent et les mettent en compétition, les hommes perdent le contrôle d’eux-mêmes ;
    2/ à apporter un lien social, humain tant pour la personne âgée recluse, en perte de ses repères, que pour un représentant (un seul est autorisé) de la famille, en manque liens identitaires avec l’ancêtre.
    Parallèlement, les Centres de Santé mentale rappellent aux belges leur disponibilité, en confirmant l’émanation de symptômes délétères du confinement.
    Et si le belge, toujours empreint d’un humour surréaliste, couvait une douleur « masquée » ? Et si cela confirmait que nous avons abordé cette crise avec un fusil à bouchon et qu’il faudrait le dire ? Les médias ont en Belgique l’habitude d’une « décence » qui passe par l’embargo sur certaines nouvelles. Plusieurs news sont soudain escamotées par le média qui en avait fait son scoop. Même une pétition ayant récolté 100.000 signatures et critiquant Proximus, la Cie téléphonique historique, sur change.org a soudain disparu des écrans. Il serait temps que certains masques tombent, car ce silence nous fait du mal. Il y a des vérités qui soignent, même dans une « gestion panique ».

  59. Un sondage qu’on pourra trouver assez « dur »… mais ne faut-il pas parler aussi de ce qui fâche ?

    93% des membres du gouvernement estiment que, face à l’épidémie, les Français ont « tardé à réagir » (1)

    [début de citation]
    La très grande majorité des membres du gouvernement considère que les Français n’ont pas été assez réactifs face au danger que représentait le Coronavirus et au risque de contagion important de celui-ci dans la population.

    Pour 93% des membres du gouvernement, cela ne fait aucun doute : face à l’épidémie, les Français ont tardé à réagir. « Il suffisait de se renseigner un peu et d’écouter les informations pour savoir que non seulement ce n’était pas « une grosse grippe » mais qu’en outre le risque de pandémie était très élevé : les Français ont clairement fait preuve de légèreté, qu’ils ne viennent pas se plaindre si on est là aujourd’hui » s’agace l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn.

    (…) Quant au président de la République, il déplore surtout l’impréparation et le manque de vision des Français : « Un bon citoyen, c’est quelqu’un qui sait anticiper et qui ne se contente pas d’une vision à court terme. Autant dire que les Français en sont loin ! Ah ça, pour aller voter en pleine pandémie, y a du monde, mais pour réfléchir en amont et construire sur le long terme, là y a plus personne !».
    [fin de citation]

    (1) http://www.legorafi.fr/2020/04/15/93-des-membres-du-gouvernement-estiment-que-face-a-lepidemie-les-francais-ont-tarde-a-reagir/

    1. Ça doit être une des meilleure blagues du Gorafi… N’en manque pourtant pas.

      Inverser les principes habituellement admis est toujours payant.

  60. Je viens de découvrir. Pas pris le temps de lire autrement qu’en diagonale. Combien de « programmes » et autres « appels » comme celui-ci, en français, en anglais, en swahili, pour que « ça change »? Le « billet d’humeur » du patronat helvète mis en lien plus haut montre s’il en était besoin que l’on est loin du compte. Je n’arrive toujours pas à partager l’optimisme de Paul, tout en espérant que c’est lui qui a « raison ».
    https://www.goodplanet.info/2020/04/16/propositions-pour-un-retour-sur-terre/?unapproved=19260&moderation-hash=2f31c9353949a6c599e0688408d7e6df#comment-19260

    1. Déconfinement ? Achtung baby.

      «  »Or, ici, on en apprend tous les jours un plus sur ce virus, on a constaté qu’il ne générait pas une réponse immunitaire très importante. Cela va compliquer la tâche pour les fameux tests sérologiques immunitaires, puisqu’ils sont basés sur la détection des anticorps produits par un individu infecté, c’est ce qui constituera son passeport immunitaire, une sorte de laissez-passer pour dire qu’il est protégé et qu’il ne sera plus contaminant. Et ça, on n’est pas sûr de pouvoir l’affirmer chez tout le monde. »

      « L’immunité induite par SARS-Cov2 n’a pas fini d’interroger le monde scientifique. »
      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-coronavirus-ne-stimulerait-parfois-que-tres-peu-notre-immunite-un-vrai-souci-pour-les-tests-serologiques-et-les-vaccins?id=10484861

      Immunité collective : les conclusions pessimistes d’une étude dans un hôpital de Wuhan
      Seulement 2 % des personnels soignants et des patients auraient développé des anticorps face au Covid-19. Un taux bien trop bas.
      https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200416.OBS27627/immunite-collective-les-conclusions-pessimistes-d-une-etude-dans-un-hopital-de-wuhan.html

    1. Merci @arkao
      L’intéressé au plane-spotting proche de moi fait dans le virtuel ces temps-ci (IVAO etc., … moi j’y connais rien).

      (pour la petite histoire, quand le film Trainspotting est sorti, je ne comprenais pas assez l’anglais (spotting) et le lisait comme « trains potting » car de toute façon le film ne parle pratiquement pas de train, la connection état peut-être la gare de Leith.)

    1. « es ce la fin du monde ?Oui certainement pour les victimes du covid.. Remarquez que pour le croyant c’est bien là l’occasion de rejoindre un nouveau monde, celui qu’on lui promet depuis son endoctr… Son premier catéchisme. »
      Conclusion du philosophe : »et bien, croyez maintenant ! »

    2. Yes Jicé, tonique et très désaltérant….. ! 😉

      « André Comte-Sponville : « C’est une société, une civilisation qui demande tout à la médecine. En effet, la tendance existe depuis déjà longtemps à faire de la santé la valeur suprême et non plus de la liberté, de la justice, de l’amour qui sont pour moi les vraies valeurs suprêmes.  »

      « L’exemple que je donne souvent c’est une boutade de Voltaire qui date du XVIIIe siècle,
      Voltaire écrivait joliment :
      « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé. »
      Eh bien, le jour où le bonheur n’est plus qu’un moyen au service de cette fin suprême que serait la santé, on assiste à un renversement complet par rapport à au moins vingt-cinq siècles de civilisation où l’on considérait, à l’inverse, que la santé n’était qu’un moyen, alors certes particulièrement précieux, mais un moyen pour atteindre ce but suprême qu’est le bonheur.

      Grazie molto !

      Au plaisir .

    3. Jicé, Dundee,

      Vous avez vraiment lu et écouté ?

      « Et puis, André Comte-Sponville note que l’énorme majorité d’entre nous mourra d’autres choses que du coronavirus. Il faut quand même rappeler que le taux de mortalité, les experts en discutent toujours, mais c’est un ou deux pour cent. Sans doute moins quand on aura recensé tous les cas de personnes contaminées qui n’ont pas de symptômes ».

      À ce niveau d’enfonçage de portes ouvertes…

      Il a noté qu’on a eu un peu chaud aux fesses quand même ? Et que c’est pas passé bien loin de la cata et qu’il s’en faudrait de peu pour que ça revienne comme ça plusieurs fois en attendant d’hypothétiques thérapeutiques ?

      La liberté qu’il défend n’est que celle du renard dans le poulailler, celle de la puissance économique, celle des dominants. Celle dont il jouit, lui, vieux, parvenu resquilleur du vide médiatique. Qu’il voudrait préserver au mépris de la santé des populations de larbins de ses caprices ? Il s’en fout, comme le disait Otromeros ailleurs, ce qui l’attend inéluctablement n’est pas bien loin. Moi pas si tant, et probablement pas la majeure partie de la population non plus, qui n’a certainement pas envie de crever pour satisfaire les lubies de ces vieux ci-devant-désignés-comme-tels.

      Y’a vraiment un souci avec les boomers sans déconner, cette génération là, elle a un pète au casque quoi.

      Mais qu’est-ce qu’il va lui falloir pour qu’elle comprenne que c’est maintenant qu’on vit, en ce moment, loin de l’agitation, de la fureur, de tous ces cons qui vous emmerdent tous les jours, de ce système qui vous aliène et vous rend débile, speed, agressif. Eh, Sponville ! Descend de ton nuage. Pour des milliards de gens ta vie d’avant c’est de la merde. Tu vas le comprendre un jour ça et ta génération avec toi ?! Pffff.

      Tu sais quoi ? Va le chopper le Covid19 et viens pas pigner quand t’auras pas de place en réa…

      1. @ 2Casa,
        Un grand merci ! Merci pour votre commentaire, pour votre humanisme (que vous savez mettre en acte) !
        Parfois je me sens découragé en lisant Ceux Admirables qui ont le Droit Naturel à Parler dans le Poste. Je ne voulais même pas en parler.
        Aujourd’hui quelqu’un m’a dit que j’avais tendance à être virulent (ce qui est logique puisque virus il y a). Alors voilà ce que je pense de Comte-Sponville.
        1) – C’est un pur crétin qui n’a pas compris ce qu’est cette pandémie ;
        2) – Un « penseur » répugnant qui ose écrire une telle phrase :«Pourquoi devrais-je porter le deuil exclusivement des morts du coronavirus, dont la moyenne d’âge est de 81 ans ? Rappelons quand même que 95 % des morts du Covid-19 ont plus de 60 ans.» Évidement se croyant bien à l’abri, il faut semblant de ne pas se soucier de sa santé mais de celle des plus jeunes. Crétin, répugnant et … hypocrite.

        Alors oui, 2Casa, je partage votre conclusion : qu’il le choppe le Covid-19 !

      2. Voyez, que je ne suis pas spécialement anti-vieux :

        « Cent milliards d’euros, disait le Ministre des Finances mais il le dit lui-même, « c’est plus de dettes pour soigner plus de gens, pour sauver plus de vie ». Très bien. Mais les vies qu’on sauve, ce sont essentiellement des vies de gens qui ont plus de 65 ans. Nos dettes, ce sont nos enfants qui vont les payer.  » Dixit Sponville encore.

        Je veux même les sauver, quoi qu’il en coûte ! Parce que l’humanité c’est ça.

        Pas le pognon. Pas la dette, là. C’est du vent. Un trait de plume et c’est terminé. Et lui, en un mot, « dette », il solde des vies ? Pour l’économie ? Naaaan voyons, pour « les jeunes »… Surtout pour que ton monde continue, ouais… Encore un qu’est pas sorti du cadre. Alors t’es gentil, tu vas chopper ton Covid-19, tu te fais intuber, tu passes trois semaines aux soins intensifs à te noyer dans un demi coma et si tu reviens, tu nous refais un speech sur la liberté.

      3. Tiens, je serais curieux de savoir si monsieur Sponville a déjà passé quelques jours en soins intensifs avec des câbles partout – sans pouvoir dormir sur le ventre, ce qui est quand même vicelard, de rajouter la gène à la douleur – pendant qu’on lui injecte des seringues de morphine grosses comme… des bombes insecticides et pour lesquelles il lui faudra dix jours de douleur dans chaque os du corps, dans chaque muscle crispé, tendu, tétanisé, pour décrocher ?!

        Jours en soins intensifs pendant lesquels, quand il n’aura pas mal, il passera son temps à se demander s’il ne va pas crever, comme un chien, entre deux visions psychédéliques, parce que même quand il fermera les yeux, il aura l’impression de se trouver ou dans un tableau de Michaux, ou sur une affiche de concert des années 70 ou au beau milieu d’une peinture du réalisme soviétique perpétuellement mouvante, ce qui est épuisant, vous en conviendrez, surtout quand vous êtes sur le dos et que vous n’arrivez pas à dormir…

        Parce que si c’était le cas, il serait comme moi en ce moment, tétanisé que des gens puissent se dire que 1% ou 2% – à système hospitalier fonctionnel – en regard de « la dette-qu’on-va-léguer-à-nos-enfants »… quand même, c’est pas si terrible ! Il serait mort de trouille que ça puisse lui arriver à nouveau et ne souhaiterait qu’une chose c’est que ça ne recommence pas.

        Un dernier truc, on ne philosophe vraiment que sur la mort des autres, crois-en mon expérience. Quand t’es en train de crever dans la douleur, la dernière chose à laquelle tu penses, c’est que t’as mal. Et c’est pas génial.

        Philosophe de salon, va.

      4. Et ce mec-là, qui prétend réfléchir, du contre-pied facile de celui qui ne risque pas ou plus grand chose, il se rend pas compte que d’un coup, comme avec une baguette magique, on a fait peut-être 20 ou 30% du chemin qu’on croyait impossible à réaliser il y a seulement six mois ?

        On a arrêté quasiment partout – c’est-à-dire, on s’en rend bien compte, où c’est nécessaire : en Occident – de produire et de consommer la plupart des merdes inutiles qui dévorent notre planète et tous ses habitants pour satisfaire nos vains caprices, nos appétits stériles et nos pulsions vides de sens.

        Et le type, il te soutient dans le même texte que « nos écoles, nos banlieues, le chômage des jeunes, sont des problèmes, à mon avis encore plus grave que le coronavirus, de même que le réchauffement climatique, la planète que nous allons laisser à nos enfants. Le réchauffement climatique fera beaucoup plus de morts que n’en fera l’épidémie du Covid-19 ».

        Un, c’est quoi ce relativisme de merde ? Deux, si t’as pas conscience, que tout cela c’est lié et que le corona il vient de réaliser en cinq mois ce que le Club de Rome, les écolos depuis qu’ils existent, et tous les alter-machins que tu voudras, ont pas réussi à faire en cinquante ans, faut vraiment que t’arrêtes de faire de la réflexion ton métier. Fais un truc utile, chais pas moi, va tester la méthode Raoult, tiens. Bon, y’a sans doute plus utile. Éteindre les incendies à Tchernobyl ! T’es prof ? Va aider les Marseillais avec la grammaire, c’est bien ça.

        Mais s’il-te-plaît tais-toi et surtout laisse ta place dans le poste à des gens qu’on n’entend jamais et qui ont des trucs à dire, parce que vous, ça fait vingt ou trente ans qu’on vous subit, et franchement, vous faîtes pas avancer le schmilblick.

        Vous vous plaignez, vous, les vieux, que les vieux aient le pouvoir, tout en squattant tous les postes de pouvoir. On ne voit que vous, on n’entend que vous, il n’y a plus que vous à voter et pour quel résultat ?

        Alors allez-y, allez vous jeter dans les bras du corona, comme vous l’avez fait après 68 dans les bras du consumérisme, comme vous l’avez fait depuis dans les bras du capitalisme le plus débridé…

        Allez-y et bon vent !

        Et pour finir sur une note d’espoir, une voix féminine dans le reggae, ce qui n’est pas si courant, même si, récemment, de plus en plus, et c’est tant mieux !

        Dezarie, Exhalt : https://www.youtube.com/watch?v=BhnEVWVNOh4

      5. @Jacques, CloClo,

        Déjà là :

        https://www.pauljorion.com/blog/2020/04/10/echanges-entre-paul-jorion-dominique-bourg-et-jean-paul-delevoye-sur-le-covid-19/#comment-788639

        Alors quand jicé a posté le lien, j’ai laissé pisser. Mais Dundee en plus… Je ne pouvais pas laisser une âme si pure se noyer comme ça !

        Et puis ça va bien, ils partiront pas… Alors on va les foutre dehors !

        https://www.youtube.com/watch?v=PqyDn9dXj5k

        (Toute distance prise, les gars, un mec qui ambitionne de devenir président, qui blogue comme d’autres twittent, qui chasse le démon de la Terre avec un gilet pare-balle et a maintenant, après cinq semaines de confinement, une drôle de coiffure, ça vous inquiète pas ?! 😉 )

      6. Salut Otromeros,

        Je réponds ici pour ne pas polluer la jolie file de Jesse et ne pas être accusé de corrompre la jeunesse par un exemple détestable.

        Les opinions que j’exprime concernant Sponville n’engagent que moi et, éventuellement, la tolérance du blog à mon endroit.

        Je ne jette pas souvent de bouquins – sacrifice sonnant et trébuchant pas du tout anodin pour moi – et, sauf autodafé sur un coup de nerf, je les garde précieusement dans ma bibliothèque parfois durant des années sans même les avoir lus.

        J’avais récupéré chez une amie un petit ouvrage fort joliment décoré du sieur Sponville, https://www.librairiedialogues.fr/livre/99319-pensees-sur-l-art-andre-comte-sponville-albin-michel .
        Je ne m’attarderai même pas sur le contenu, ça n’en vaut pas la peine. Je l’ai jeté dernièrement, il a rejoint les déchets du Covid. Geste barrière salutaire.

        Abrégé de philosophie, concaténé en gloubi boulga de maximes pour briller à bon compte en société… Ceux qui font profession de vendre la philosophie sous forme de digest à des rombières mondaines devraient porter, comme c’était l’usage, des robes rouges ainsi que leur véritable nom, Sophistes.

        Il est sélectionné aux postures médiatiques – attention, voilà un philosophe ! – et cela vaut quel que soit le discours qu’il pourrait tenir, dont on se doute bien que sous l’apparente contradiction, le contre-pied facile, il servira les fins de ses bons maîtres, condition sine qua non a la poursuite de ses lucratives fournitures d’alibi philosophique aux coteries mondaines qui nous servent d’élite, qui lisaient encore « Planète » il n’y a pas si longtemps et naviguent maintenant entre développement personnel, yoga, et aromathérapie… entre deux lectures de Coelho.

        Bref, je ne saurais trop renvoyer les aficionados aux analyses des dispositifs médiatiques tant par le Diplo que par Acrimed et maintenant largement documentés depuis belle-lurette. À quoi pourrait donc bien servir, sinon, de détenir ces gouffres financiers que sont les organes de presse, excepté à y jouer le rôle éminent de physionomiste (responsable de l’entrée en boîte de nuit) et ainsi s’assurer de l’exigence d’une tenue correcte ?

        Merci Juan de décliner pour votre part le sacrifice ultime qui nous est ici proposé à bon compte sur l’autel de la religion féroce. Quant à satisfaire les pulsions suicidaires de monsieur Sponville, je lui propose d’aller lécher les barres du métro ou de se rouler dans les containers de déchets biologiques de la Pitié-Salpêtrière, tout le monde gagnera du temps !

        J’ai pour ma part fait le tour de la question, inutile de remettre cinq balles dans le juke-box, et probablement effectué deux révolutions complètes des paralogismes évoqués par Emmanuel au long de cet exercice rhétorique… Je supplie donc le lecteur d’au moins permettre de le qualifier de pamphlet et de ne pas lui supposer d’autres qualités, nécessairement absentes.

        J’ai commandé Hamelin, pas le joueur de flûte, l’autre, afin de combler mes lacunes abyssales. Peut-être le confinement sera-t-il le moment opportun pour percer enfin l’obstacle de la transparence et accéder de première main à un véritable plat de résistance ?!

        Bonne journée à tous !

  61. L’analyse rétrospective de l’événement Corona sur l’atmosphère terrestre permettera aux climatologues d’affiner leur modèle. Effet de l’aviation sur l’albédo, des poussières et autres polluants à courtes durées de vie (suspension) dans l’atmosphère sur le réchauffement ou le refroidissement et la fréquence des évènements climatiques.
    Je suis assez impatient de lire les premiers rapports sur ce test grandeur nature d’une réduction massive de notre consommation en énergie fossile.
    Corona, la bombe néguentropique par excellence, qui fait la preuve qu’elle fait bien partie du vivant contrairement à nous depuis quelque temps.

    1. Confusion climat et temps (météo).
      Unité de temps (durée) du premier: 100000 ans, du second qq heures.

      Je crois que le climat et même le temps s’en bat l’oeil du corona. Trop d’anthropomorphisme nuit.

      1. Je me suis mal exprimé ou vous m’avez pas compris. Le climat dépend essentiellement du soleil comme source, des océans comme réservoir et du cosmos comme poubelle d’énergie. Comme unique interface entre ces milieux il y a l’atmosphère qui fait le fine tuning. Les instruments en orbite et sur terre sont capables de mesurer très finement sur des courts laps de temps les variations des paramètres de l’atmosphère, c’est vrai dans un bruit très important dû à la météo, mais qui peut être contrecarré par la résolution, la précision et la fréquence des mesures.

  62. Le monde d’après

    Dès le début des années 90 Gilles Deleuze convoque la société du contrôle qui succède à la société disciplinaire – mon sentiment que cette crise sanitaire rappelle le vieux monde disciplinaire par la voix populaire – mais renforcera la société du contrôle.

    Je cite ci dessous G,Deleuze dans son « Post scriptum sur les sociétés de contrôle » (version lapidaire)

    « Il est facile de faire correspondre à chaque société des types de machines :
    Les vieilles sociétés de souveraineté maniaient des machines simples – leviers, poulies, horloges ; mais les sociétés disciplinaires récentes avaient pour équipement des machines énergétiques, avec le danger passif de l’entropie, et le danger actif du sabotage ; les sociétés de contrôle opèrent par des machines informatiques et ordinateurs dont le danger passif est le brouillage, et l’actif, le piratage et l’introduction de virus .
    Le capitalisme du XIX ème siècle est à concentration, pour la production, et de propriété.
    Mais dans la situation actuelle, le capitalisme n’est plus pour la production, c’est un capitalisme de surproduction. Il n’achète plus de matière première, et ne vend plus de produits tout faits.
    Ce qu’il veut vendre, c’est des services, ce qu’il veut acheter, ce sont des actions. Ce n’est plus un capitalisme pour la production, mais pour le produit, c’est à dire pour la vente ou pour le marché.
    Aussi est il essentiellement dispersif, et l’usine à cédé la place à l’entreprise,
    La famille, l’école, l’armée, l’usine ne sont plus des milieux analogiques distincts qui convergent vers un propriétaire, Etat ou puissance privée, mais les figures chiffrées, déformables et transformables, d’une même entreprise qui n’a plus que des gestionnaires.
    Les conquêtes de marché se font par prise de contrôle et non plus par formation de discpline, par fixation des cours plus encore que par abaissement des coûts, par transformation de produits plsu que par spécialisation de production.
    Le marketing est maintenant l’instrument du contrôle social, le contrôle est à court terme et à rotation rapide, mais aussi continu et illimité, tandis que la discipline était de longue durée, infinie et discontinue.
    L’homme n’est plus l’homme enfermé, mais l’homme endetté,

    « 

      1. Oui, et ses troupes armes à la main ne sont plus très loin de mettre le feu, tout est réuni pour une déflagration, c’est dingue.

        Quelle descente !

      2. @ François Corre,
        Vous m’avez devancé 🙂
        Trump appelle à la guerre civile et commence à mobiliser ses troupes.
        Pour ceux que ça peut intéresser, on voit donc l’Histoire se faire sous nos yeux… et pas plus de réactions que ça…
        Quelle belle leçon de choses : pour comprendre les gens des années 30, leurs attitudes, leur pusillanimité, leurs aveuglements …
        Vivement nos vacances d’été…

      3. Que je sois clair « Pas plus de réactions que ça» signifie ailleurs qu’ici.
        Paul Jorion nous a averti depuis longtemps (livre et blog) en décrivant ce processus à l’œuvre. La première puissance mondiale (militaire) risque de tomber sous la coupe d’un fasciste suprématiste. Pas plus de réactions internationales. Un silence gêné ?
        Un jour, contre Hitler, Churchill dut s’allier à Staline ; devrons-nous à notre tour nous faire aider par la Chine néocommuniste ?

  63. Je n’en fais pas un gourou (que je n’ai pas), mais je ne résiste pas l’envie de verser dans l’antimacronisme primaire.
    Un samedi matin confiné ça (me) fait du bien. Je suppose qu’à Lordon aussi. On a vraiment les tout petits plaisirs qu’on peut. Je n’oblige (heureusement) personne à les partager.
    https://blog.mondediplo.net/patience

      1. Merci pour le merci!
        Oui les vidéos sont aussi à voir (et entendre), en particulier la seconde (c’est le mélomane qui parle).
        Et puisque l’on en est à l’antimacronisme, j’ai trouvé (peut-être) encore plus saignant -je n’ai pas pu m’empêcher-, mais aussi plus inquiétant. Ce n’est qu’un hors-d’oeuvre; j’attends le plat de résistance. J’ai dit résistance?
        https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/180420/breves-remarques-sur-un-pretendu-macronisme-1

    1. Assez équilibré, assez pédagogique.
      Les jours en abscisses dans ses exemples s’étalent un peu plus que l’échelle de 60 jours depuis les contaminations importantes en France (~20 février => 20 avril), mais c’est un peu du pinaillage.
      Il ouvre les possibilités sur la fin : livraisons à domicile plutôt qu’aller au supermarché.
      C’est vrai qu’un test en supermarché serait intéressant
      (recueillir une centaine d’échantillons sur les poignées d’armoires froides et les emballages les plus « tactiles » (le camembert !?) et faire une détection PCR un peu fine…

      1. En tous cas il a plus de chance d’être sponsorisé par Amazon ou Uber que par Leclerc ou Carrefour .

        Moi je vote pour les marchés locaux où l’on est servi par le commerçant .et ça va dans le sens des circuits courts .

        Pour le reste , même si l’articulation entre analyse des caractéristiques connues de la pandémie et type de « suite de confinement  » est intéressante en ce qu’elle est pédagogique , est elle exhaustive et supporté par des logiciels de simulation qui gagneraient à être détaillés ?

      2. Ce qui me semble surtout difficile pour aider les Politiques à Décider sur la base de Information Scientifiques, c’est le « degré de gouvernabilité » des diverses situations :
        – Cas de l’éradication (Vietnam, chemin actuel de la Chine, de Taiwan, de la Corée, de la Nlle Zélande (bravo Jacinda)) : Quid des contrôles aux frontières ?
        – Cas de la réouverture à feu doux (prémices au DK, DE, ES,Autriche, France en vue etc.) .
        Quid de la capacité à « refermer le couvercle » si la pandémie reprend ? A quel niveau d’étiage dans les réanimations ? 10% des lits covids ou 40% encore tolérable avec 60 % de marge apparente ?
        Et avec « seulement » une stratégie régionale par exemple de remise au pas ? Au hasard, pan sur le bec pour les RhoneAlpinsAuvergnats qui feraient monter le covidimètre un peu trop fort en août (ah les caves du Beaujolais, on éternue en rentrant et on enlève le masque pour déguster, au motifs que l’alcool…) , tandis qu’un peu plus loin, dans les Gorges du Verdon, les néerlandais pourraient s’essayer à la pétanque contre les locaux ( en vent contraire), et que les plaques allemandes resteraient bienvenues sur l’arc altlantique ?

    2. Arhffff, vidéo déjà supprimée. 😐
      Un truc ‘amusant’ à la sortie des supermercados, les gens qui portent des gants et allument illico leur clope et hop au bec ! 🙂
      Pour l’entrée c’est facile, suivre la ribambelle de mégots au sol… :-/

  64. Comme @Juanessy je préfère les marchés que les supermarchés et je suis pour la suppression des hypermarchés dits aussi temples de la consommation.
    Quand j’étais môme, l’épicier proposait des livraisons. J’habitais près de chez mes grands-parents. Mon grand-père se faisait livrer ses bouteilles de vin de table, Gévéor (le velours de l’estomac disait l’étiquette !) Pour le reste la proximité faisait que nous les gamins on pouvait aller chez l’épicier pour le pot de moutarde oublié ou la plaquette de beurre manquante et que soit la note était payée à chaque fin de semaine soit on apprenait à compter la monnaie qui nous était rendue. Si on calcule, le non voiture, la marche à pied et la non tentation de produits inutiles tout ce système revenait moins cher à l’économie familiale. Il avait aussi le mérite de faire fonctionner une économie et une sociabilité de proximité. Je me rappelle encore le nom des épiciers.
    Avec le confinement, la mairie a organisé en accord avec les commerçants du village, une livraison possible de produits de l’épicier avec gestes barrière désinfection du véhicule municipal etc, ainsi que la transmission des coordonnées des commerçants du marché du mercredi pour des commandes passées par avance par SMS et réguler ainsi la demande et le nombre de personnes à attendre d’être servies. Finis les tripotages intempestifs de fruits et légumes. et les éternuements au-dessus des poissons !
    Les commerçants du village disent que leur activité est décuplée et espèrent que ces nouvelles habitudes perdurent et pouvoir embaucher du personnel. A choisir entre caissière dans un hyper ou bosser dans le commerce du coin quitte à y aller à vélo, il semble vite vu que bosser au village et éviter la deuxième bagnole serait plutôt malin à tout point de vue. Est-ce que la nouvelle génération est prête à ça ?

    1. Salut octobre,

      Merci, c’est gentil ça, de faire traîner les gens jusqu’à des heures indues !

      Il me semble que vous êtes plutôt musique classique mais bon… Pour vous remercier un petit reggae qui, ce sont peut-être les claviers ou les voix, sent quand même son Stevie Wonder à plein nez et n’est pas complètement inabordable même pour les non aficionados.

      Third World, Dreamland : https://www.youtube.com/watch?v=zfuEgfiBga8

      1. 2Casa
        En fait, n’importe quelle musique, pourvu que je puisse m’élever, dessus le cloaque pestilentiel de la Vè République.
        Donc merci pour le Dreamland, qui est comme une invitation au voyage vers un ailleurs plus heureux.
        Et n’oubliez pas : « Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter » comme disait ce cher Samuel Beckett.

  65. Beaucoup d’incertitudes encore, malgré des articles de synthèse intéressants comme :
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/04/17/covid-19-interrogations-sur-lexcretion-du-virus-et-la-reponse-en-anticorps/
    Celà vaut peut-être mieux que des connaissances de « Sachants » rapidement prises pour vérités par optimisme à court terme :
    relisons : (23 janvier)
    Arnaud Fontanet, épidémiologiste : « La France est prête » à faire face à l’arrivée du coronavirus
    https://www.franceinter.fr/societe/arnaud-fontanet-epidemiologiste-la-france-est-prete-en-cas-d-arrivee-du-coronavirus
    Comment espérer que le général optimiste ait de bonnes stratégies si les guetteurs en sont là ?

      1. La partie intéressante est de comprendre le pourquoi du comment c’est arrivé : trop grande confiance dans les auteurs et la partie sur la difficulté (selon l’auteur de la vidéo) de pouvoir aujourd’hui vérifier les travaux publiés.

    1. @ blawete & timiota,
      merci pour ces piqûres de rappel : le billet et la vidéo, à relire et à revoir. Après tout il faut rester bien concret pour dévoiler le théâtre d’ombres devant lequel nous sommes : nos grands prestidigitateurs dont on commence à percevoir les tours.
      On pourrait y ajouter la règle des 3 %.
      Rogoff n’a donc pas eu le Nobel : il manque à la collection 🙂

  66. La solution capitaliste est sur les rails.
    Un test sérologique cher au début puis moins à mesure que la production augmente qui vous donne un passe-droit officiel, puisque certifié par l’état capitaliste et stocké sécurisé par les GAFAM, pour faire ce que vous voulez.
    Les pauvres à la trappe, les plus riches à la caisse, il y rien à voire, circulez.

    1. La sélection naturel par le pognon à de beaux jours devant elle.
      j’aurai dû déposer un brevet pour cette idée de génie qui va m’assurer ma place dans la classe que je mérite, celles des nobélisables économiques et des gros cons de milliardaires.

    2. Dans la tête d’un capitaliste

      Mode « vraiment trop con ce peuple » : La recherche coûte cher, vous comprenez !
      Mode « tu percutes pas gros con » : On a investi beaucoup d’argent, seuls 10% des développements aboutissent sur le marché.
      Mode « je suis le plus fort » : Quand je pense que ce sont les pauvres qui payent de leur vie pour que je sois en meilleure santé sur une planète moins peuplée.
      Mode « Les copains d’abord » : jducac, c’est le moment d’acheter votre billet pour Elysium.

      Vous la sentez cette oscillation tellurique qui vous secoue comme un fétu de paille, dans le bruit assourdissant de nos gouvernements qui secouent les mass-médias pour disperser dans l’atmosphère cette cacophonie à vous rendre sourd, aveugle et con.
      Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’en peux plus, j’ai le sang qui me monte à la tête.

  67. Les lectures d’un ouikinde confiné. Réflexions sur le -prétendu- « macronisme », épisode 2. A l’attention toute particulière de @jacques seignan. Lu, je dois bien l’avouer, avec une certaine délectation. Doublée d’une égale crainte: que l’auteur ait raison sur « ce qui nous attend » dans deux ans. A noter une allusion à certain X.B., prochain invité de notre hôte. Dernière -en date- volte-face de Manu-la-Girouette: « les vieux resteront confinés »; quelques jours après: « les vieux déconfineront comme les autres ». Enfin des jours heureux!
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/190420/breves-remarques-sur-un-pretendu-macronisme-2

    1. Cour-Grandmaison a-t-il été marabouté par Lordon ?

      Même style à l’ironie soutenue , même spinozisme avant toute chose (tord lui son cou), etc.

      Ca se sniffe en lignes.

  68. Un point de vue africain (dans Mediapart).
    Achille Mbembe: «Le monde est entraîné dans un vaste processus de dilacération»
    Ce qui est en train de nous arriver est en partie la conséquence du terrible travail effectué depuis quelques siècles pour détacher l’humanité de toute connexion avec l’étendue du vivant »
    «C’est une opportunité historique pour les Africains, de mobiliser leurs intelligences réparties sur tous les continents, de rassembler leurs ressources endogènes, traditionnelles, diasporiques, scientifiques, nouvelles, digitales, leur créativité pour sortir plus forts d’un désastre que certains ont déjà prédit pour eux. » Vingt-cinq intellectuels africains co-signent dans le magazine Jeune Afrique un appel à la mobilisation pour vaincre le Covid-19.
    Parmi eux, le philosophe et historien d’origine camerounaise Achille Mbembe dont le dernier essai, Brutalisme, questionne la violence du libéralisme (La Découverte). Pour lui, « le monde est entraîné dans un vaste processus de dilacération dont nul ne peut prédire l’ensemble des conséquences. […] Ce qui est en train de nous arriver ou de faire irruption dans notre existence est en partie la conséquence du terrible travail effectué depuis quelques siècles pour détacher l’humanité de toute connexion avec l’étendue du vivant ».
    Que vous inspire cette bascule mondiale sous l’effet d’un virus invisible ? Comment la déchiffrez-vous ?
    Achille Mbembe : On fait semblant d’avoir oublié qu’à côté des grandes conquêtes scientifiques et technologiques, fléaux, désastres et calamités ont souvent été les plus importants facteurs de basculement des mondes. Dans ce sens, il faut reconnaître qu’une part fondamentale de l’histoire humaine échappe à la volonté humaine. Le Covid-19 nous oblige à accepter qu’il y a non seulement une part aléatoire de l’histoire, mais aussi une part d’inattendu et d’imprévu que la conscience moderne a du mal à admettre. C’est en particulier le cas en cet âge computationnel dont cette épidémie accélérera sans doute l’achèvement.
    À ce sujet, je voudrais dire deux choses. La première, c’est qu’il n’y aura peut-être pas d’apocalypse électronique, qui sait ? Mais le monde du computationnel dans lequel nous sommes de plain-pied, et qui a pour caractéristique fondamentale d’être planétaire, n’élimine ni les fléaux, ni les calamités. Il en produira de toutes sortes. Certaines sortiront tout droit des entrailles de la Terre, ou des fins fonds des mers et des océans, que nous n’avons cessé de forer et de déforcer. D’autres seront la conséquence directe des rapports écocidaires que nous entretenons avec les autres espèces, en particulier le monde animal et organique.
    Dans l’un et l’autre cas, ces calamités mettront chaque fois en jeu, chacune à sa manière, notre existence sur la planète. Certaines seront locales, mais la plupart auront un fort coefficient d’expansion à travers l’ensemble du globe. Dans ce sens, elles ne connaîtront point de frontières. Le paradoxe, cependant, sera que moins les frontières seront à même de nous protéger des fléaux, plus la frontiérisation battra son plein. Ce décalage entre la planétarisation croissante des problèmes de l’existence humaine sur Terre et le rétrécissement des États à l’intérieur de frontières devenues caduques sera l’un des traits majeurs de la période qui s’ouvre.
    Pour le reste, le monde dans lequel nous avons d’ores et déjà basculé sera dominé par de gigantesques appareils de calcul. C’est d’ores et déjà un monde mobile dans le sens le plus polymorphe, le plus viral et presque le plus cinématique du terme. C’est un monde dominé par l’ordinateur personnel, l’information mais aussi toutes sortes de fables sur quantité de sites et d’écrans, le e-commerce, les jeux vidéo, la techno-pornographie, toutes sortes d’artefacts, de supports et d’applications, tout un lexique qui témoigne non seulement d’un changement de langage, mais de la fin de la parole.
    Cette fin de la parole, ce triomphe tout à fait définitif du geste et des organes artificiels sur la parole, le fait que l’histoire de la parole se clôt ainsi sous nos yeux, voilà, pour moi, l’événement historial par excellence, celui que dévoile du reste le Covid-19.

    Comment l’Afrique observe-t-elle l’Occident dévissant sous l’effet de ce virus, les plus grandes puissances mondiales qui, malgré les meilleurs systèmes de santé au monde, sont fragilisées comme jamais depuis la Seconde Guerre mondiale ?
    Dans l’histoire de l’humanité, l’Occident aura été une force constante, mais souvent aveugle. Il a pensé qu’il suffisait de conquérir la force de l’eau, du vent, des métaux, des combustibles ou des matières radioactives pour assurer, pour l’éternité, sa domination universelle. L’idée était que le salut de l’humanité sur terre résidait dans la machine.
    La croyance, de nos jours, est que l’humanité ou une partie d’entre elle survivra si elle se dote d’un système nerveux artificiel, ou si elle s’expatrie dans quelque exoplanète. Le mythe de la transplantation cosmique est donc de retour. Une partie de la politique de puissance des grandes nations ne repose-t-elle pas sur le rêve d’une organisation automatisée du monde grâce à la fabrication d’un nouvel homme et d’un nouveau sujet qui relèverait à la fois d’un assemblage physiologique, d’un assemblage synthétique et électronique et d’un assemblage biologique ? Appelons tout cela le techno-libertarisme. Il n’est pas le propre de l’Occident. La Chine s’y est mise elle aussi, vertigineusement.
    Il s’agit d’un nouveau régime dans lequel des systèmes automatisés récoltent et traitent d’innombrables données relatives à chacun de nos actes, désirs et conduites ; où nous sommes entourés d’une multitude de capteurs et de processeurs, de senseurs, de caméras et d’objets connectés sur toutes sortes de surfaces y compris corporelles ; où chaque décision est infléchie de façon algorithmique ; où une bonne partie de l’existence se vit sur des écrans et où la plupart de nos gestes font l’objet d’un guidage robotisé. Il s’agit donc d’un nouveau paradigme de gouvernement, le gouvernement par la captation ou encore par la saisie en continu des flux de l’existence.
    Or ce paradigme dans lequel l’histoire et la parole n’existent plus se heurte frontalement à la réalité des corps de chair et d’os, de microbes, de bactéries et de liquides de toutes sortes, le sang y compris. Il se heurte à la réalité d’une histoire qui, aujourd’hui, ne peut être lue et interprétée qu’à l’échelle du temps géologique, du temps cosmique, celui de l’univers. Sous la houlette de l’Occident, nous aurons inlassablement cherché à nous libérer des milieux naturels et organiques au lieu de leur faire consciemment place.
    Cela va de soi, faire consciemment place à l’ensemble du vivant exige d’admettre que nous ne serons jamais un simple flot d’électrons. Il y a en effet une énorme différence entre l’artificiel et le vivant. L’Occident ayant choisi, il y a longtemps, d’imprimer un cours dionysiaque à son histoire et d’y entraîner le reste du monde, peine à le comprendre. Il ne sait plus quelle est la différence entre le commencement et la fin. La Chine s’y est mise, elle aussi. Pour le coup, le monde est entraîné dans un vaste processus de dilacération dont nul ne peut prédire l’ensemble des conséquences.

    Les cartes, comme les rapports de force, peuvent-elles être rebattues ?
    Elles sont d’ores et déjà en train de l’être. Quant au processus de dilacération auquel je fais référence, il est en vérité l’expression d’un énorme basculement. À peu près partout, les formes sociales sont entrées en ébranlement. C’est ce que d’aucuns appellent le populisme. Mais c’est plus que cela. Nous assistons, à peu près partout, au déverrouillage des passions les plus obscures, à la réhabilitation de la part à la fois bestiale, dionysiaque et virale de l’humain. C’est quelque chose de colossal, qui ne se laisse pas saisir dans les catégories habituelles d’analyse.
    Ce qui est en train de nous arriver ou de faire irruption dans notre existence est en partie la conséquence du terrible travail effectué depuis quelques siècles pour détacher l’humanité de toute connexion avec l’étendue du vivant. L’histoire est en train de se réduire, sous nos propres yeux, à l’irruption du hasard dans l’existence, a un jeu des forces naturelles. Si l’on n’y prend garde, le genre humain risque d’être finalement réduit à la part zoologique et pathogène de sa nature. C’est ce qui m’inquiète le plus.

    Que représente cet inattendu à l’échelle de l’Afrique, continent le plus pauvre, qui souffre déjà énormément sur tous les plans économique, sanitaire, social, climatique, etc. ?
    À quelques exceptions près, l’Afrique est gouvernée par des tyrans. C’est notamment le cas en Afrique centrale où sévissent des satrapes dont le nombre cumulé d’années au pouvoir se compte par siècles. Ici, les mécanismes de perpétuation au pouvoir opèrent justement par des tentatives de caporalisation de la société, la précarisation généralisée, la négligence et l’abandon organisés.
    La plupart des pouvoirs, personnels et absolutistes, opèrent également par l’instrumentalisation du chaos et du désordre et une gestion pernicieuse de l’imprévu, du provisoire et de la surprise. À ces mécanismes vient s’ajouter le recours systématique à la brutalité lorsque échoue la corruption.
    Il s’agit par ailleurs de pays où les systèmes de santé sont dans un effroyable état de délabrement. Le satrape et ses sicaires font l’objet d’évacuations sanitaires dans les hôpitaux en Europe à la moindre grippe. Ceux et celles qui disposent de quelques moyens se soignent dans les cliniques privées locales. Le reste se contente d’écorces, de produits pharmaceutiques avariés et autres adjuvants tirés, ou encore d’interminables veillées de prière et autres rites magico-religieux supposés produire des miracles.
    La comorbidité partout prévaut, la plupart des gens souffrant de cas chroniques. Le paludisme continue de tuer en masse. De manière récurrente, des épidémies surgissent. Mais il est rare que maladies et épidémies fassent l’objet d’une politisation conséquente. La plupart des gens ne voient sans doute aucun lien entre l’action des régimes au pouvoir et leur état de santé. La mort, dans la plupart des cas, s’explique encore comme la conséquence d’actes de sorcellerie.

    Ce virus peut-il mettre fin au brutalisme des États qui nourrit votre dernier essai ou au contraire l’accentuer notamment en Afrique ?
    À cause de sa prédilection supposée pour les vieillards, le virus peut, à la limite, soulager le continent d’une partie de ses gérontocrates. Mais cela m’étonnerait qu’à lui tout seul il mette fin à la tyrannie.
    L’échange ahurissant sur une chaîne française d’info en continu entre deux médecins chercheurs proposant de faire de l’Afrique « où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation » un cobaye pour les tests de vaccins contre le coronavirus « un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, où chez les prostituées » ne vous a pas échappé. Plusieurs associations ont saisi le CSA et dénonce des propos racistes. Que vous inspirent ces propos auxquels on peut ajouter cet autre commentateur télé qui désigne les Chinois qui meurent par Pokémon, ainsi que de nombreuses autres sorties racistes ?
    Cela est typique du déverrouillage des passions que j’évoquais tantôt. Ce déverrouillage aidant, les manifestations en direct de la part bestiale et virale de l’humanité se multiplient. Racisme et tribalisme en sont d’éclatantes expressions.

    Le salut peut-il venir de l’Afrique, des pays du sud, pour recomposer une terre habitable ?
    Encore faut-il que l’Afrique arrête de s’aveugler, qu’elle apprenne à nouveau à se penser au-delà des mythes et des faux mouvements, qu’elle redevienne elle-même habitable, c’est-à-dire capable de marcher par elle-même, sans avoir besoin de prothèses. Pour cela, il faudrait qu’à l’anesthésie ambiante, à l’étiolement programmé, elle oppose ses immenses potentialités ; qu’elle puise au plus profond de ses réserves imaginaires et, au lieu de répéter chez elle ce qui n’a pas marché ailleurs, qu’elle invente des chemins radicalement neufs pour elle et pour le monde. Cela est possible, à condition de réinvestir dans l’intelligence.

    Quel monde d’après imaginez-vous ?
    Un monde où notre rapport à notre corps et à l’ensemble du vivant serait réparé. Les chances que cela advienne sont minimes. J’ai le sentiment que le brutalisme va s’intensifier sous la poussée du techno-libertarisme, que celui-ci soit de facture chinoise ou qu’il se cache sous les oripeaux de la démocratie libérale. Tout comme le 11-Septembre avait ouvert la voie à la généralisation de l’état d’exception, voire à sa normalisation, la lutte contre le Covid-19 et d’autres risques similaires sera utilisée comme prétexte pour déplacer davantage encore le politique sur le terrain de la sécurité. Mais cette fois-ci, il s’agira d’une sécurité de nature quasi biologique, avec l’apparition de nouvelles formes de ségrégation entre les « corps d’immunité » et les « corps viraux ». Le viralisme deviendra le nouveau théâtre de fractionnement des populations désormais tenues pour des espèces distinctes.
    (Recueilli par Rachida El Azzouzi)

  69. Corée du Sud : l’exemple à suivre ?
    François Amblard, physicien et biologiste, CNRS, Université de science et technologie d’Ulsan (Corée du Sud). Il est l’auteur d’un rapport sur la gestion de la crise par la Corée du Sud.
    https://www.youtube.com/watch?v=FCYaDDMqTuY&feature=emb_logo
    Le rapport est en accès libre sur le site de Médiapart
    https://blogs.mediapart.fr/francois-amblard/blog/200420/comment-la-democratie-coreenne-t-elle-dompte-covid-19

  70. Crise du pétrole : « Ces facteurs obligent à anticiper que, à plus ou moins brève échéance dans le cours de la décennie, des barils manqueront, un risque de choc pétrolier étant réel. Risque qui doit être intégré dans le débat sur la relance en Europe («business as usual» versus «green deal»).
    Et, spécifiquement pour la France, retenons que la crise de gilets jaunes, dans le monde «d’avant », avait été déclenchée par un choc pétrolier. Au total, la menace d’un tel choc doit être prise en compte dans le débat sur la résilience de notre société.
    Patrick Geoffron (Le cercle des économistes), ce matin… — Le surplus de pétrole pendant des mois va entraîner un désinvestissement qui nous mettra en pénurie « dans le cours de la décennie », dit l’article.

  71. Difficile à trouver, la « veille permanente »!
    Si d’aventure quelqu’un s’y intéresse encore.
    « Juger sur les actes ». Soit! En attendant ceux à venir, en voilà un d’il y a quelques jours. Pas de doute, ils sont encore dans le monde d’avant. C’est dans le monde d’après qu’ils changeront. Promis!
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-permet-aux-prefets-de-deroger-a-des-normes-environnementales
    L’économie d’abord!

  72. The Guardian :

    Top vaccine expert says he was fired for resisting Trump on hydroxychloroquine
    Rick Bright, who directed key government agency, tells New York Times refusal to embrace unproven treatment led to departure

    Live US updates
    See all our coronavirus coverage
    David Smith in Washington

    @smithinamerica
    Wed 22 Apr 2020 22.32 BSTLast modified on Thu 23 Apr 2020 01.12 BST
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    Trump at the White House on Wednesday. The president has repeatedly touted hydroxychloroquine as therapy for coronavirus.
    Donald Trump at the White House on Wednesday. The president has repeatedly touted hydroxychloroquine as therapy for coronavirus. Photograph: Michael Reynolds/EPA
    A senior US government doctor who worked on the search for a coronavirus vaccine has claimed he was fired after resisting Donald Trump’s push to use the unproven drug hydroxychloroquine as a treatment, the New York Times reported on Wednesday.

    Trump stops hyping hydroxychloroquine after study shows no benefit
    Read more
    Rick Bright was this week ousted as director of the US health department’s Biomedical Advanced Research and Development Authority, or Barda, and as the deputy assistant secretary for preparedness and response.

    In a stunningly candid statement, Bright highlighted his refusal to embrace hydroxychloroquine, a malaria drug relentlessly promoted by the president and Fox News despite a lack of scientific studies.

    “Specifically, and contrary to misguided directives, I limited the broad use of chloroquine and hydroxychloroquine, promoted by the administration as a panacea, but which clearly lack scientific merit,” Bright said.

    “While I am prepared to look at all options and to think ‘outside the box’ for effective treatments, I rightly resisted efforts to provide an unproven drug on demand to the American public.”

    Asked about Bright at the White House coronavirus briefing on Wednesday, Trump said: “I never heard of him. If a guy says he was pushed out of a job, maybe he was, maybe he wasn’t. You’d have to hear the other side. I don’t know who he is.”

    Trump repeatedly touted hydroxychloroquine as therapy for coronavirus, pointing to a Democratic state representative in Michigan who claimed it benefited her and frequently asking: “What do you have to lose?”

    But on Tuesday an analysis of the drug’s use in US veterans hospitals found no benefit.

    Bright added: “I insisted that these drugs be provided only to hospitalised patients with confirmed Covid-19 while under the supervision of a physician. These drugs have potentially serious risks associated with them, including increased mortality observed in some recent studies in patients with Covid-19.

    “Sidelining me in the middle of this pandemic and placing politics and cronyism ahead of science puts lives at risk and stunts national efforts to safely and effectively address this urgent public health crisis.”

    Bright has reportedly hired lawyers Debra Katz and Lisa Banks, whose clients have included government whistleblowers and Christine Blasey Ford, who went public with allegations of sexual misconduct against Brett Kavanaugh during his supreme court nomination in 2018.

    On Wednesday, Ronald Klain, who led the Obama administration’s response to an Ebola outbreak in 2014, tweeted: “Dr Bright is a professional – an expert on vaccines – who I met during the Ebola response. If this is true, it … represents an ongoing effort by the Trump administration to put politics ahead of science and safety.”

    Dr Bright said he would request that the health department inspector general investigate the way in which the Trump administration has “politicised the work of Barda, and has pressured me and other conscientious scientists to fund companies with political connections and efforts that lack scientific merit.

    Consoler-in-chief? Lacking empathy, Trump weighs the economic costs, not the human ones
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    “Rushing blindly towards unproven drugs can be disastrous and result in countless more deaths. Science, in service to the health and safety of the American people, must always trump politics.”

    Bright, whose entire career had been spent in vaccine development, had led Barda since 2016. He was moved to a less influential post at the National Institutes of Health.

    He told the New York Times: “I believe this transfer was in response to my insistence that the government invest the billions of dollars allocated by Congress to address the Covid-19 pandemic into safe and scientifically vetted solutions, and not in drugs, vaccines and other technologies that lack scientific merit.

    “I am speaking out because to combat this deadly virus, science – not politics or cronyism – has to lead the way.”

  73. Le dernier Lordon (en date). Je me garderai de tout commentaire argumenté, vu ma totale inculture économique. Mon sentiment « café du Commerce »: nous ne nous en sortirons pas « financièrement » (énergiquement, c’est une autre affaire) sans annulation des dettes européennes (puisque c’est de l’Europe qu’il est question). Il me semble aussi que cela rejoint l’opinion de Gaël Giraud, qu’on ne peut pourtant guère qualifier de « révolutionnaire ». Encore que Lordon parle -aussi- de miracle: je ne sais si les jésuites croient aux miracles. Mais j’ai sans doute tout faux!
    https://blog.mondediplo.net/euro-le-miracle-ou-la-mort

    1. On peut sinon s’en sortir, mais survivre , avec des dettes ( et c’est ce qui a été fait en France avec la plan Marshall) à condition d’être « productifs » pour rembourser en payant les échéances ( d’autant que les  » prêteurs » sont contents de prêter ) .J’ai le sentiment que c’est le choix que fait , comme d’autres états , la France ) .

      Mais de la même façon que ,après guerre , ça a signifié une sorte d’asservissement au système financier américain ( et aux règles comptables souvent évoquées par notre hôte ), l’acceptation de la dette colossale ( dans une grande partie des états ) signifiera que nous acceptons la prolongation du joug capitaliste , peut être plus insupportable que dans les années cinquante et suivantes , parce que les « prêteurs » sont de plus en plus riches et moins nombreux en valeur relative . Donc plus  » exigeants ». Savoir qui prête ne serait pas sans intérêt( sic !).

      De même l’espérance de retrouver à la fois la possibilité de rembourser et de se redonner des marges , ne se présente plus vraiment de la même façon , géopolitiquement , en 2020 qu’en 1945 . La  » compétition  » sur le marché mondial est plus large et féroce .

      Bref , tout pousse les états à la coopération pour éviter la désolation et l’esclavage à leurs peuples , en s’épaulant mutuellement pour « supporter » , « raboter  » sinon anéantir la dette .Ça vaut bien sur pour l’Europe ( on va voir ), et peut être surtout pour le monde dans son assistance aux pays et continents ayant le moins de forces de toutes natures . On est pas loin des billets actuel ou à venir de Dominique Temple ( je signale au passage que , en ce moment , les commentaires ouverts sont plutôt fermés !) .

      Sinon ce sera le combat de chiens , où les déjà plus forts seront encore plus forts dans un monde dévasté , sans rien avoir appris , victimes de leurs rages de vaincre .

      1. « Mais de la même façon que ,après guerre , ça a signifié une sorte d’asservissement au système financier américain ( et aux règles comptables souvent évoquées par notre hôte ), l’acceptation de la dette colossale ( dans une grande partie des états ) signifiera que nous acceptons la prolongation du joug capitaliste , peut être plus insupportable que dans les années cinquante et suivantes , parce que les « prêteurs » sont de plus en plus riches et moins nombreux en valeur relative »

        Je n’en suis pas persuadé.

        L’adage « Si vous devez un million à la banque, c’est votre problème. Si vous devez un milliard à la banque, c’est son problème » continue de s’appliquer. Surtout quand ce n’est pas un, mais mille milliards ou davantage.

        Surtout quand vous êtes un Etat. C’est-à-dire un truc qui décide de ce que dit la Loi sur son territoire. Notamment la loi qui régit les contrats. Le principe « Caveat emptor » (Que l’acheteur prenne garde) s’applique tout particulièrement aux acheteurs d’obligations d’un Etat.

        Même sans aller jusqu’à des dispositions vraiment désagréables, le financement de l’Etat par la banque centrale est déjà un levier puissant.

        J’entends bien que la BCE refuse le rachat direct de la dette publique (1) Mais d’une part ces mots ne sont pas nécessairement à prendre au premier degré – l’avenir le dira, et les actes.

        D’autre part, même s’ils étaient bien à prendre au premier degré, ce ne serait que le signe que personne n’a encore expliqué les choses à Madame Lagarde. Et il suffirait que quelqu’un lui explique les choses calmement et posément pour qu’elle change d’avis.

        (1) https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/bce-lagarde-ecarte-un-rachat-direct-de-dette-publique-e752364dd434f6d5f624d4af5ea55679

      2. Je ne comprends décidément rien à rien. Je souhaite « répondre » à @toulet alexis.
        « Expliquer à Mme Lagarde ». Elle comprendra. Peut-être. Mais Mme Merkel?
        Encore une fois, merci de bien vouloir excuser ma totale ignorance des arcanes économico-financiers.
        En tout cas, pour l’instant, il semble qu’on soit toujours dans le registre footballistique (dont je suis encore moins familier: ce n’est pas peu dire): « A la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne ».

      3. Je laisserai Paul Jorion peser vos éléments , et je ne méconnais pas ce que les banques centrales peuvent apporter ( en fait je ne le connais qu’en amateur ) mais j’ai bien l’impression qu’elles ont déjà épuisé toutes leurs cartouches . Il me semble aussi que l’économie réelle se joue entre prêteurs ( les banques et le système- donc en l’état actuel , les états – ne sont que leurs  » gestionnaires ») et entreprises ( économie réelle signifiant ici économie créatrice de biens et non pas de services )

        Le premier qui fait défaut se voit couper les vivres .( et les autres se ruent sur sa dépouille ) .

        Mais comme il a été dit par un commentateur, il faudrait examiner séparément dette publique , dette des ménages et dette des entreprises .

        Ce qui reste sans doute vrai et qui constitue un petit espoir , c’est que la cata mondiale économique et financière ,représente un tel risque atomique de cata sociale , que les états seront plus enclins à demander au système de mettre la pédale douce .

        Est ce que « pédale douce » vaudra amorce d’interface ?

  74. Si je venais d’ailleurs et qu’il me fallait faire un rapport sur ici bas -la planète terre après maintes histoires trépidantes joliment narrées je conclurais ainsi : « mais qu’est-ce que c’est que cette aventure Ou la voracité Et d’un petit % des représentants de l’espèce masque l’effervescence du reste et annihile tout leurs domaine ???
    -aussi il y a eu 200 000 morts à cause d’un virus et je ne sais quelle force mystérieuse les retiens chez eux. Je voyais déjà portant énormément de morts les années précédentes avec leur petite cage à roulettes ou leur barbecue de gueule…
    A suivre… »

      1. Et bien sûr il ne faudrait pas que le besoin de sécurité et la lâcheté qui malheureusement va aujourd’hui de paire, prennent le pas sur la solidarité et le courage.
        C’est pour ça qu’on a besoin de cohérence et pas d’un Laurent Alexandre qui se dit presque populiste mais qui nie le manque de moyens dans la santé publique.
        -_-

      1. déjà signalé par Arkao depuis quelques jours . C’est la prolongation d’une mesure d’il y a deux ans .

      2. Toujours pas de masques pour le grand publique dans les pharmacies .
        Possible que l’opinion publique s’en souvienne.
        A moins que les pros du storytelling nous invente une belle histoire .

        N’empêche , tout problème non résolu s’amplifiant , la réinvention du présent s’annonce de plus en plus compliqué .

        Extrait du procès de Geoffroy de Médeux , président du Mydef, juin 2044. :
        « C’était pour sauver , pour sauver les entreprises , alors un peu plus , un peu moins de pollution, au point où on en était .. » » Et puis de toute façon , vous ne pouvez pas nous reprocher d’avoir sauver des gens, sans le rétablissement de l’esclavage , nous n’aurions pas pu fabriquer tout ces masques ! »

      3. Néobulle est implanté à Saint Bonnet le Château , une commune de moins de 2000 habitants que je connais bien . Une tradition industrieuse de bosseurs montagnards ( on est à plus de 850 m d’altitude ) et de travail du fer depuis le 12 -ème siècle ( serrurerie , armures ) qui explique pourquoi y est née l’entreprise Obut . Une histoire de près de 1000 ans qui accompagne l’histoire de France . Au point de rencontre du celte , de la langue d’oc et de la langue d’oïl .

      4. « Saint Bonnet le Château , une commune de moins de 2000 habitants que je connais bien  »

        Aux portes d’un département auvergnat, la Haute-Loire et voisin loin du village de Saint Marcellin en Forez et de son pont du Diable et de quelques pierres levée disséminées par ci par là près des bois. 😉

      5. « et voisin loin du village de Saint Marcellin en Forez »

        voisin et pas loin du village de, voulais-je dire !

      6. Oui et il y a un très intéressant parcours des croix celtiques , des pierres isolées , dont pierres à bassin où les druides venaient  » baptiser » ou se tremper le derrière bien avant Rika Zaraï , Mais je ne dirai pas où, pour que ça reste propre et beau , et de toutes façons les confinés n’y ont pas droit .

      7. Enfant, en vacances j’y faisais du vélo, je connais plein de beaux coins et des landes et des bois aux alentours, entre autres, avec des merveilles à découvrir , oui et trois fois oui , mdrrr !!! 🙂

      8. Les masques d’aujourd’hui , c’est un peu comme les casques des grandes guerres .Les éclats d’obus ont juste été remplacés par des postillons.

        Merci quand même pour le tuyau , mais trop chers ces masques …Je crois pouvoir faire aussi bien avec mes vieux slips au tissu un peu rêche mais d’une blancheur immaculée.
        Ou , si la douceur me semble indispensable , continuer à fabriquer des machins maisons , avec du papier de soie .

        https://www.cnews.fr/france/2020-04-23/comment-fabriquer-facilement-son-propre-masque-942578
        https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-regles-pour-fabriquer-des-masques-maison_143301

      9. @Bernard :

        Et ben voilà !

        Mais pas sur que vous ferez aussi bien ( 1 couche de tissu sergé brisé en 210g/m2 + 1 couche en tricot en 300g/m2 coton bio , lavable de nombreuses fois à 60 ° C ) , à porter jusqu’à 3 heures , pour 5 euros .

        Le tout sans risquer de vous piquer ou couper un doigt .

      10. Saint-Bonnet le Château ?
        Sans doute ma dernière Avèze de l’été 2019.
        Oui, frais le vélo à 850 m, mais avec de super beaux « balcons » en étudiant bien le profil.

      1. Distribution qui j’espère ne sera pas gratuite , sauf pour les 20% de français en difficultés sérieuses .

        Vous allez regretter ma proposition à 5 euros et 30 lavages garantis soit 0,17 € le port de 3 heures .

        Mais en fait je ne suis pas sur que ça sera la ruée , car heureusement tous les français n’attendent pas leur masque livré par le facteur , et beaucoup d’associations ou de simples particuliers se sont mis au turbin pour en produire plutôt que de savoir si c’est Chirac , Sarkozy , Hollande ou macron qui ont merdé .

  75. Selon une modélisation de l’École des hautes études en santé publique (1), le confinement a permis de sauver un minimum de 61 700 vies en France entre le 19 mars et le 19 avril.

    Ceci sans tenir compte « de tous les patients qui seraient morts faute de soins si les hôpitaux avaient été débordés ». Ni des décès en maisons de retraite qui auraient été plus nombreux.

    Ça représente nettement plus de 1 vie sauvée par minute de confinement national dans cette période.

    (1) https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-le-confinement-a-permis-d-eviter-plus-de-60-000-morts-en-france-selon-une-etude-20200423

      1. On va leur demander de traduire  » comment la vérité et la réalité furent inventées  » en anglais , pour voir si leur traduction satisfera davantage Paul Jorion .

        Mais on est content que nos contraintes servent à quelque chose , et si on veut le dire au monde entier , il vaut actuellement mieux le dire en anglais pour être diffusé et lu partout .

        Encore un truc à corriger dans l’interface . A moins que ce soit déjà réglé spontanément par  » Langage profond « .

      2. Classement de Shangaï oblige
        et première étude a posteriori sur la France par régions avec des données inédites (internes).
        assurance de nombreuses citations.

    1. @ Toulet Alexis Très intéressant, une étude faite par des fonctionnaires, dans le cadre peut-être de leurs fonctions, on peut espérer que ce genre d’étude était disponible, sous forme de prospective avec une incertitude sans doute plus grande dès le 12 mars pour permettre une décision, que le même genre d’étude aurait pu être faite dès les tout premiers cas et que pour une étude a posteriori ce qui aurait été intéressant c’est la sensibilité du nombre de morts à la date de confinement. 15 jours avant aurait-on « économisé » 15 000 morts de plus ?

      Ces vies ne sont pas sauvées, elles sont simplement pas encore raccourcies puisqu’elles n’ont pas encore rencontré le virus.
      Rien dans les dispositions actuelles ou annoncées ne laisse présager que le virus ne prélèvera pas son tribut dans les 2 ans qui viennent.
      Même pas un confinement différentiel suivant l’age / la prédisposition pour concentrer les cas sur les individus moins susceptibles de décès.
      Le traitement dans les EHPAD, pas d’isolement individuel, pas de masques ni de test pour le personnel, et les chiffres de mortalité 7000 pour 700 000 (hors transferts en Hôpital) laisse à penser que le taux de contamination y est supérieur à celui de la population générale pour des personnes confinés et privées de visite.
      7000 à 7% soit 100 000 : 100 000 sur 700 000 > 6% !
      L’étude récente de Pasteur nous promets 0,5 % x 70 % x 67 000 000 = 230 000 morts pour atteindre l’immunité de groupe .
      Cette Ecole pourra alors avant Mai 2022 nous fournir une mise à jour de son étude.

      1. Ce calcul « à la louche » selon Clo Clo , « à la grosse » quand on sert de la lime comme à Saint Etienne , reste une projection simple ( trop ?) qui vaut ce que vaut la constance de 0,5% .

      2. Je suis né à Saint Etienne et vécu 19 ans en caserne ( père sapeur pompier ) avant de partir sur Paris d’abord pour les études, et le grand monde ensuite pour raconter des bêtises sur le blog .

        Mais le gars je le connais pas . En tous cas , il a pas le vrai accent gaga , et je le trouve un peu « ricane- bacon « .

        Bon Schizosophie sera content qu’on sorte des rets des courbes , mais je ne suis pas sur qu’il soit sensible à toutes ces jacounasseries .

  76. Bon les gars vous n’y êtes pas du tout !
    Trump a trouvé, une désinfection avec un désinfectant pendant quelques minutes sera « powerfull » contre le covtruc.
    Pour la désinfection de son cerveau la question est ouverte !

  77. In multiple interviews, Pence expresses confidence virus will ebb in summer…
    Avec des prières et aucune sexualité jusqu’à septembre ?
    Le ramadan, qui vient juste de commencer, à côté c’est de la gnognotte .

  78. Parlons peu , parlons fric.

    « Pas une grande entreprise européenne ne peut tenir si le marché unique s’arrête, poursuit notre interlocuteur. Les chaînes de valeur des entreprises sont européennes. L’imbrication des fournisseurs était inextricable avant le Covid. Elle le sera plus encore après…»

    « Ajouté aux 540 milliards d’euros promis par l’Eurogroupe, ce montant permettrait d’atteindre une masse critique de 2000 milliards d’euros pour financer investissements et relocalisations industrielles dans les secteurs stratégiques où le Covid-19 a prouvé la dangereuse dépendance de l’Union vis-à-vis de la Chine.« 
    https://www.letemps.ch/economie/thierry-breton-paolo-gentiloni-sauveteurs-chef-leconomie-europeenne

  79. Veille permanente … sur Trump.
    Paul Jorion nous a expliqué tout ce qu’il fallait savoir sur Trump et en effet le personnage est grandiose dans sa catégorie.
    Tous les jours je tape Trump / actus sur Google et tous les jours j’en reste sans voix.
    Aucun scénariste de roman ou de film n’aurait la capacité d’inventer une telle histoire, un tel type dans une telle position (POTUS !).
    Aujourd’hui : « Trump suggère une « injection » de désinfectant ou des UV contre le Covid-19, des médecins horrifiés » https://www.20minutes.fr/monde/2766947-20200424-coronavirus-trump-suggere-injection-desinfectant-uv-contre-covid-19-medecins-horrifies

    Mais surtout évitons de sous-estimer la connerie humaine. Après tout il a vu très juste pour Biden : c’est bien lui qui sera son adversaire et finalement sa prise de risques contre Joe a été payante.

    1. L’article est intéressant car bien qu’il participe au battage médiatique anti-Trump (qu’il utilise lui-même pour rester au centre des pensées de ses électeurs), il laisse transparaître un comportement tout à fait adapté.
      Il s’agit de remue-méninge, ‘brain-storming’ en français, pratique qui semble, vu l’épisode, familier à Trump, on peut en douter de nos élites politiciennes, énarques, même en cas de crise inédite. Il convient alors d’exprimer toutes les idées mêmes les plus saugrenues et de rebondir dans le groupe sans exercer d’autocensure immédiate.
      Celà montre que Donald est plus empathique avec ses scientifiques aux prises avec un problème non résolu selon les règles, en apportant sa pierre à l’édifice et moins soucieux de figer son image dans celle d’un président hiératique et écoutant, lié dans ses décisions par ce qui est issu d’un conseil scientifique ad hoc.
      Ce genre de discussion n’a pas vocation normalement à se retrouver sur la place publique, et c’est la reprise par les média et la présentation qui en est faite (extrait vidéo) reprise de citation hors contexte qui pose problème.
      Bon, la chaleur, les UV, les désinfectants alcool ou eau de javel c’est assez connu, mais les modes d’administration évoqués (devant des médecins – pour les inciter à sortir de leurs ornières) c’est déjà plus original : la lumière à travers la peau ( à comparer à la radiothérapie 5G ? ) le « désinfectant » par les bronches (? nicotine ?) .

      1. @ Ruiz,
        Franchement votre commentaire est à côté de la plaque (pour le dire en termes courtois), inadapté.
        Trump « plus empathique avec ses scientifiques aux prises avec un problème non résolu selon les règles » : vous rigolez ? C’est de l’humour ? J’espère car sinon, c’est du grand n’importe quoi.

        De plus, il n’était pas question de « brain storming » mais de conférence de presse. Je n’ai jamais aimé ce concert stupide de remue-méninges qui d’après mes expériences vécues n’a jamais rien prouvé comme efficacité créatives dans les domaines technologiques (pour la pub / marketing c’est sans doute différent) : réunir des gens mal informés ou même ignorants avec des acteurs de la question examinée ne faisaient rien avancer du tout (je pourrais en raconter des bien drôles sur ces conneries managériales imposées à de pauvre techniciens comme moi).
        Je trouve que vous êtes bien trop intelligent et que votre intelligence vous pousse à commenter parfois en oubliant tout bon sens comme c’est le cas ici.
        Pour ma part je rêverais d’être dirigé par Dr Merkel ou par A. Costa en ce moment.

      2. @ jacques seignan vous avez raison il s’agit d’une conférence de presse, le terme utilisé dans l’article « briefing quotidien à la Maison Blanche » pouvant cependant laisser supposer autre chose, si l’on ne suit pas le lien.
        Nos dirigeants ne se livrent pas à ce genre d’exercice de vedette télévisuelle au centre de l’attention avec des faire valoirs avec lesquels ils entameraient des discussions spontanées.
        Les apparitions sont préparées, rédigées, l’acteur suit son texte avec l’émotion qu’il convient d’avoir.
        Les rôles sont répartis tantôt le premier ministre, tantôt ler ministre de la santé, tantôt (moins souvent) la porte parole du gouvernement, tantôt le directeur général de la santé …
        Lorsque le président rencontre un professeur médiatique il n’y a pas de son.
        Les éléments de langage sont élaborés avec attention (les masques sont inutiles et réservés aux soignants) et distillés par tous (académies ou conseil scientifiques inclus) en temps utiles.
        Trump fait du Trump c’est à dire le clown trangressif qui dit ce qu’il pense (comme Coluche) et ça plait. Mais sa pensée peut changer.
        Celà révèle cependant que selon toute vraisemblance, il n’y a pas d’autres occasions de briefing entre POTUS et ses conseillers.
        Et que sa principale préocupation est (à juste titre) de se faire valoir pour sa réélection.
        Trump prétends maintenant avoir voulu faire de l’humour, peut-être est il permis d’en douter et de penser qu’il est maintenant aux mains de spin doctors.

      3. @ Riuz,
        Il suffisait de lire les informations de toutes les sources ─ « suivre le lien » ─ pour comprendre immédiatement que ce « briefing quotidien » est simplement la fameuse conférence de presse quotidienne qui remplace pour Trump en campagne ses meetings publics où très souvent il dérape. Donc vous êtes superficiel dans vos recherches d’informations mais vous commentez quand même.

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