56 réflexions sur « PJ TV : « Le monde d’après… » – Invité François Ruffin, le 4 juin 2020 »

  1. Bonjour Paul et François,
    On s’est retrouvé dans un restaurant au Bono, ou tu étais avec ta soeur. Et gentiment tu m’as laisser te bassiner avec le partage des ressources comme droit fondamental humain.

    A chaque fois que j’écoute ou que je lis ce que dit François Ruffin parler d’écologie, d’effondrement et de justice sociale, j’ai l’impression qu’il va aboutir à cette idée, qu’il va en parler. C’est surement un biais cognifif chez moi , car rien ne vient?

    Depuis notre rencontre j’ai fais plusieurs conférences sur le sujet du partage des ressources selon un quota soutenable comme droit fondamental. La première dans le cadre de l’association Adrastia, ensuite lors du forum social et l’autre à l’Université de Lausanne. Il est vrai que c’est un projet , dont je mesure, malgré sa simplicité, le gouffre conceptuel qu’il représente.

    Dans une vision abstraite, en prenant de la hauteur, beaucoup de hauteur pour sortir des habitudes et règles de nos sociétés productivistes, quelles soient capitalistes de marché ou socialistes quand tout ceci se mélange un peu. On est devant une évidence, les bactéries sont arrivées aux limites de la boite de Petri… Que faire ? pour les bactéries en général c’est assez simple et radical. Mais pour nous cela veux dire que notre système de valeur qui place l’accès à la matérialité et la récompense de la performance par la matérialité n’est plus possible. Hors malgrès des centaines de lanceurs d’alèrtes, des groupes scientifiques et politiques, malgré une moblilisation idéologique les courbes continue d’aller dans le mauvais sens.

    Comme si nous ne pouvions sortir de cette ornière, ce que je pense d’ailleurs nous ne pouvons sortir de cette ornière tant que nous n’avons pas réalisé que nous sommes identiques à des naufragés sur un radeau et que le partage des ressources est une évidence, un partage basée sur l’empreinte écologique soutenable, un partage qui devient un droit fondamental sans passe droits.

    Je suis en train d’écrire un livre sur le sujet… Je t’en ferais part … En tout cas Merci à toi et à François pour vos reflexions et vos combats.

    (Sorry for spelling and grammar you may remember, I’m not a native speaker.)

    1. Salut Shapiro,

      « nous sommes identiques à des naufragés sur un radeau et que le partage des ressources est une évidence, un partage basée sur l’empreinte écologique soutenable, un partage qui devient un droit fondamental sans passe droits. »

      Comment gère-t-on la liberté individuelle dans ce cadre ? Comment définit-on une « empreinte écologique soutenable » ?

      Je n’arrive pas à voir clairement.

      1. Faut voir si toutes ces bonnes résolutions tiendront devant la réalité , je me souviens du 20 mars quand les gens se ruaient sur les pâtes et les produits de première nécessité dans les supermarchés , et il y avait encore de l’argent dans les portes monnaies et de l’essence dans les bagnoles , mais maintenant que la deuxième vague de la récession arrive ?

      2. Eh bien, on va pouvoir manger les pâtes. Ce matin j’ai racheté des sardines en boîte, alors qu’il m’en restait de la première vague (de coronavirus, pas de la mer).

      3. Ya les pâtes et le papierQ… que j’ai aussi expérimentés , bêtement dans le « besoin » , à J + 3 …
        Et , sans rire , depuis , je fais semblant de croire que c’était « naturel » que l’approvisionnement +/- achalandé se poursuive et qu’il y ait eu des « volontaires » désignés aux caisses chaque jour…
        Attendons le vrai premier vrai long « black-out » d’électricité verdie en hiver glacial généralisé européen pour mieux voir encore..!

      4. Vous êtes au courant que les climato-sceptiques se frottent les mains à propos du dernier opus de Michael Moore, jugeant qu’ils l’ont bien roulé dans la farine ?

      5. La 1ère vague du 17 mars, lockdown sanitaire : plus de PQ, m^me si de moins en moins de libertés, encore quelques paquets de pâtes, mais plus de PQ ! On est mal. On est mal.
        La 2ème vague, 11 mai, post déconfinement : crise sanitaire pas terminée mais …la bébète rode… Donc, crise économique ET crise sociale, exacerbations des injustices et des inégalités, libertés confisquées, muselées, et non déconfinées et « plus si affinités » .

        En outre, licenciements, chômage en plein essor, actionnaires mondialisés en grande forme, personnels premiers de corvée (ceux qui ont fait tourner la « boutiqu » sur le terrain), entre autres, en très, très, très, petite forme mais, des pâtes, des sardines et….plus de fabricants de PQ ? Mais des consultants, insultant qui ont fait la preuve de leur « insulte » dont l’efficacité et la compétences ont illuminé cette crise sanitaire. Insulte, ne serait-ce qu’aux personnels hospitaliers, ah mais « applaudi » à 20 heures…, et toujours en poste Mc Kinsey ? Vont pas manqué de sardines et de PQ Cap Gemini et consorts ? Manque de…de gel ? De masques ? D’études financées par la « commande publique » ie les contribuables après avoir fait la preuve de leur incompétence à tous les niveaux d’interventions ? Les hostos apprécieront. Entre autres… Et pourquoi pas de coups de pied au c…l ? Pas pour les lobbys, ooooh comme vous y allez…

        « La France se prépare à une vague de licenciements et de faillites sans précédent
        Les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc. Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont redoutés à la rentrée. »
        Par Manon Malhère et William Plummer. Publié le 25 mai 2020 à 21:14, mis à jour le 26 mai 2020 à 06:18

        « Les avocats sollicités
        La France semble donc jusqu’à présent épargnée par les licenciements. Et pour cause, l’économie s’est retrouvée pendant deux mois dans une forme de léthargie largement entretenue par l’État. L’exécutif a mis sous perfusion plus d’un million d’entreprises, avec son plan d’urgence de 110 milliards d’euros qui inclut le très coûteux dispositif de chômage partiel. Ces actions, qui pèsent lourd pour les finances publiques, ont permis d’éviter «une vague massive de licenciements», avançait fin avril la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Mais le plus dur reste à venir. Bon nombre de personnes mises à l’arrêt et dont la rémunération a été subventionnée par de l’argent public – un salarié sur trois dans le privé! – risquent maintenant de perdre leur emploi. »
        https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-france-se-prepare-a-une-vague-de-licenciements-et-de-faillites-sans-precedent-20200525?fbclid=IwAR1F46pMF4saj991TGtBSKxMp9GnBKM-yB0H7ysvKSlW94zGEiQYk2NOND4

        Covid-19 : ces consultants au cœur de la « défaillance organisée » de l’État
        Après avoir accompagné et encouragé la réduction du nombre de personnels et la soumission de l’hôpital public aux contraintes gestionnaires, les grands cabinets de conseil – Boston Consulting Group, Capgemini, McKinsey… – se sont assuré un rôle clé auprès du pouvoir exécutif et de l’administration pour façonner la réponse à la crise sanitaire.

        « C’est l’un des grands enseignements du rapport « Lobbying : l’épidémie cachée » que l’Observatoire des multinationales a publié le 3 juin en partenariat avec les Amis de la Terre France.

        « Quand les consultants organisent la réponse à l’épidémie
        Un exemple, relaté par Mediapart, résume à lui seul le problème. L’un des principaux acteurs de la réforme de l’État depuis des années, le cabinet McKinsey, a été mobilisé en plein pic épidémique pour aider à mettre en place une task force interministérielle en vue du déploiement de tests sur le territoire français. Cette task force a rapidement confié une mission d’évaluation des capacités des laboratoires français à… une autre firme de conseil, Bain. Pendant ce temps, des dizaines de laboratoires publics et privés qui avaient offert leurs services dès le début de la crise attendaient, incrédules, que le gouvernement veuille bien leur répondre. Bref, les firmes qui ont accompagné les politiques d’austérité et de suppressions d’emploi dans la fonction publique se voient aujourd’hui confier la mission de pallier les défaillances qui en résultent. Les résultats ne semblent pas, en l’occurrence, très probants. »
        https://www.bastamag.net/Gestion-de-crise-McKinsey-Capgemini-Boston-Consulting-Group-lobbying-RGPP

      6. @Romain Vitorge 8/6 à 18h53)
        Merci pour le lien , d’excellente qualité même sur PC banalement puissant.
        Visionnement me paraissant indispensable surtout quand s’exprime un désir de critique argumentée.
        Au delà de prises de vue magnifiques , ce que j’en retiens:
        L’utilisation exclusive , à quelques reprises , du vocable de « changement climatique » , ce qui peut déranger du monde.
        Un massacre du trio d’ « avenir » [photovoltaïque/éolien/biomasse(USA)] dénoncé comme indissolublement et complémentairement lié/soudé à une sur-extraction fossile continue et mortifère à court terme ..sauf « rétrécissement » démographique mondial volontairement/accidentellement mis en oeuvre.
        Pas un mot sur le choix/rejet d’une énergie capacitaire stable en support de transition longue. Déception.
        Nous décroîtrons donc , sans corde de rappel , par chutes successives , plus ou moins brutales , de standard de vie.

        Une boussole , fournie vers le milieu du film.. cette citation d’Albert Camus :  » Il n’y a qu’une seule liberté.. se mettre en règle avec la mort. Après quoi , tout est possible.  »

        Quelques moments pas trop longs pour les pressés.. :aux alentours de 20′ – 25′ – 40′ – 48′ – 1h09′

        A ne pas rater .. les quelques secondes de tournage(?) fixant le résultat de la déforestation pour « biomasse » aux USA ..à 1h30′ .

      7. Bonjour Cloclo,
        Merci pour cette question. Comment gère-t-on la liberté individuelle dans ce cadre? Il faut savoir de quelles libertés nous parlons, nous n’avons pas une liberté absolue dans tous les domaines, nous sommes contraints dans notre usage de la route, dans l’accès aux ressources etc … nous avons internalisés des limites imposées, soit par la nature soit par les règles sociales. Dans un monde de ressources limités une nouvelle contrainte s’impose à nous. L’idée que nous pouvons croitre sans fin se révèle être une chimère. L’idée que tout le monde deviendrait riche est une chimère, l’idée que les pays en voie de developpement seront un jour « développés » est une chimère. Et face à cette nouvelle donne, l’illusion que nous avions d’une liberté individuelle dans l’accès à la richesse, à la matière et aux ressources ne peux plus être entretenue. L’accès aux ressource n’est plus un espace de « liberté individuelle », l’accès aux ressources devient comme le droit de vote, un droit et un devoir, un vote par personne, pas plus pas moins…. (Et si l’exemple peut paraitre simpliste, la lecture des oppositions à le démocratie sous l’ancien régime ou même au droit de vote pour les femmes jusqu’au milieu du 20 eme siecle nous éclaire sur les résistances que l’on peut avoir face à des normes qui semblent aujourd’hui aller de soi. ) Donc un accès à un quota de ressources, individuel, unique et universel. Mais une fois que l’on a pensé un quota il faut savoir quelle « quantité » de ressources pouvons nous espérer? La quantité est dépendante de ce que la terre peut fournir sans épuiser plus encore ses ressources, sans que nous hypothéquions l’avenir. L’humanité a une empreinte écologique, c’est ce calcul qui permet de dire à quelle date nous avons dépassés les capacités du système terre. la propositions est de basé ce quota sur les limites terrestes, donc l’empreinte écologique ( il y a des définitions sur internet ) individuelle. Ca parait utopique mais comme dit Barrau il faut devenir sérieux et sérieusement penser les utopies 😉 Bon Weekend

      8. Salut Phil,

        Désolé je viens de voir que tu as répondu. Merci.

        J’ai bien compris ton explication sur la liberté, et le parallèle avec différents codes et réglementations, normes, je l’entends très bien. Seulement, selon moi, dire, on doit partager, et limiter l’accès, tu parles de quotas, dans le système actuel et de nos désirs et besoins me paraît insuffisant pour emporter l’adhésion. Si, en face de l’abdication d’une part de liberté il n’y a pas une perspective humaine, et pas celle de devenir une fourmilière de mammifères, comment fédérer ? Il faut effectivement sérieusement penser les utopies.

  2. Paul Jorion, le 4 juin 2020 : « Mais il faut étendre. Comment est-ce qu’on constitue toute l’équipe nécessaire ? »

    « Complexe » ! Mais certainement pas en procédant comme cela a toujours été fait jusqu’à présent !

    Il faut mettre en place une plate-forme sur laquelle n’importe qui pourrait soumettre sa candidature étayée pour faire partie de l’équipe, puis, passé un délais suffisant, il faut soumettre l’ensemble des candidatures ainsi rassemblées (y compris les vôtres) au jugement minoritaire afin d’arrêter une liste incontestable de personnes pouvant constituer cette équipe de travail politique à venir…

    Les Lumières ne sont pas forcément celles que l’on voit, que l’on lit ou que l’on entend partout… … …

    Voilà ce qu’il faut faire ! Et vite, car 2022, c’est déjà demain…

  3. Où l’on voit bien qu’un politique ( dans l’opposition comme au pouvoir ) n’est que très rarement simultanément un penseur à longue vue , et qu’un penseur à longue vue n’est que très rarement capable de restreindre ses prétentions .

    Quand on est au pouvoir , je trouvais plutôt qu’un attelage président ( pour autant qu’il soit le penseur éclairé légitimé par le vote ) ,avec un premier ministre dans la tactique et le quotidien , c’était plutôt positif , mais l’évolution de fait de l’usage de notre constitution et le manque de charisme des dirigeants suprêmes nous conduit plutôt à un attelage dissymétrique de deux premiers ministres .

    Sujets éludés par l’interviewer : l’Europe ( qui selon moi a plus de chance de faire du bien aux français que les français eux même ) , l’Otan , l’Euro , les refontes comptables , la Valeur , la pression économique et politique du « reste du monde  » ( excusez du peu ) , les traités internationaux ….

    Les trois axes d’action énoncés sont effectivement concrets et plus faciles à expliquer au grand nombre ( sinon attendus ) . Ils sont par contre d’une grande banalité historique dans leur usage , au moins pour deux d’entre eux :

    – Bâtiments ( rénovation énergétique je présume et financement du logement « social ») . Un grand classique de toutes les relances ( « quand le bâtiment va , tout va « ).

    – Agriculture : je suis  » ami de la Conf » depuis la fin des années 90 , et j’imagine que François Ruffin en parle souvent avec José Bové , et qu’ils savent comment agir pour la PAC .

    – action privilégiée sur les métiers du soin : idée tellement bonne , que au delà de l’actualité , elle avait été émise par Macron himself dans un entretien du 15 avril 2018 ( ça ne s’invente pas ! ) , et pour le coup on aimerait avoir plus de détails pour avoir plus de confiance :
    https://www.pauljorion.com/blog/2018/04/12/chocolat-quest-ce-qui-ma-echappe/#comment-655623

    Je n’ai pas compris ce qu’est la cristallisation politique .

  4. Merci François Ruffin !
    Après la vidéo de Clémentine Autain, on vérifie encore qu’il y a des voix fortes, sincères, intelligentes, généreuses et porteuses d’espoir qui émergent dans notre vieux pays. F. Ruffin se dit pessimiste et évoque une certaine résignation mais il parle aussi d’un bouillonnement souterrain. On en aperçu les prémices avec la magnifique manifestation du 2 juin à Paris pour Adama Traoré. Une autre se profile le 16 juin avec les soignants. Il y aura de grosses surprises pour ceux qui veulent croire que tout va revenir comme avant.
    J’aime beaucoup ce qu’il a dit sur le hamster dans sa cage qui soudain s’arrête… Avec cet arrêt dans nos vies ─ excepté pour les premiers d’entre nous qui ont courageusement permis à la société de ne pas s’effondrer ─ une chose s’est certainement opérée, souterraine comme les rivières karstiques qui finalement provoquent d’énormes gouffres.

    Un mot sur les programmes avec un détour par le R.-U. : Jeremy Corbyn était un leader respectable, vraiment à gauche et son programme comprenait de belles avancées. Il a échoué et curieusement on est passé à autre chose, sans réellement chercher à en tirer quelques leçons, pour nous en France. Ce soir je me demande si justement F. Ruffin ne nous suggère pas une sorte de leçon contre une gauche armée de programmes parfaitement élaborés, clés en main. La politique politicienne, il faut la laisser aux pros : de LRM au RN en passant par LR , les partis de « gôche » (ancien comme le PS ou neufs comme PP), EELV. Leurs promesses jamais tenues, leurs ambitions rancies, leurs rivalités minables pour partager un gâteau. Leurs éternelles trahisons.

    Ouvrons les fenêtres, déconfinons-nous !
    Avec Autain, Ruffin et tous les autres encore inconnus. Les grandes bifurcations créent leurs acteurs.

  5. Bon , bîîn voilà…!
    J’enregistre la confirmation de mon assertion passée (29 mai) …texto :
     » François Ruffin est un vrai humain , de la catégorie des gentils.
    Ça ne pardonne pas en politique.
    Même si je l’aime.
     »
    Il connaît , sans l’apprécier ni l’adopter et encore moins le pratiquer , les éléments de langage usuel des « bottes de sept lieues » .
    Il croit plutôt à la politique des petits pas , des « améliorations » réalistes par petits pas.
    En proposer dix , compréhensibles par tous , … pour en réaliser cinq.
    Sous le chapiteau du cirque actuel.
    Ne semble pas pressé. N’a « que » quarante-cinq ans …ça c’est moi qui l’ajoute.
    Un regard moins apocalyptique?
    Une vision plus réaliste/résignée de la résilience comportementale « des gens » face aux visages variés de leur future régression vitale.
    A besoin d’une équipe?
    Oui au fait , pourquoi pas.
    Mais dans quel match?

    1. « Sous le chapiteau du cirque actuel » ?
      Il propose une bifurcation et les outils nécessaires :
      … si on veut rompre avec la mondialisation … il y a besoin de protectionnisme, il y a besoin de taxes aux frontières, de taxes d’importation, de barrières douanières … sur quels types de produits, sur quels cycles, c’est une stratégie à mettre en œuvre … remettre dans le jeux un certain nombre d’outils de … régulation contre la folie des marchés … ce ne sont plus les économistes qui doivent dominer les débats …

    2. « Sous le chapiteau du cirque actuel » ?
      Il propose la socialisation des conseils d’administration dans lesquels siègeraient les travailleurs, les associations environnementales, les usagers, les consommateurs, les patients (industrie pharmaceutique), les habitants (usine du coin)

  6. Ce matin dans l’émission de France Culture était diffusé le 4° volet sur la résistance en France.
    Le 2° m’avait fait découvrir une femme de 97 ans, toujours alerte et combative et qui savait choisir son camp.
    Pendant le nazisme, en Algérie aussi, et encore à ce jour où elle alerte et éclaire notre jeunesse.
    Une vision simple et oh combien efficace et à laquelle j’adhère totalement, choisir son camp : l’opprimé contre l’opprimeur.
    Épisode 2 : Grand témoin : Annette Beaumanoir
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/resistance-mais-ou-sont-passes-les-jours-heureux-24-grand-temoin-annette-beaumanoir

    Le 3° était consacré au CNR
    Épisode 3 : « Les jours heureux », le programme du Conseil National de la Résistance
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/resistance-mais-ou-sont-passes-les-jours-heureux-34-les-jours-heureux-le-programme-du-conseil

    Épisode 4 : Sécurité sociale, la croisade d’Ambroise Croizat
    Résistance, mais où sont passés les « jours heureux » ?
    Les jours heureux, du nom du programme du Conseil national de la Résistance. Qui étaient les résistants ? Comment se sont-ils unis malgré leur désaccords ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/resistance-mais-ou-sont-passes-les-jours-heureux-44-securite-sociale-la-croisade-dambroise-croizat

    Un autre témoignage sur un passé de résistant qui nous éclaire sur les pistes à suivre maintenant
    L’OBS su 16 avril
    Pour résister à la pandémie comme au temps des maquis, par le grand résistant Claude Alphandéry
    TRIBUNE. A 97 ans, le grand résistant Claude Alphandéry nous dit comment ce qu’il a appris pendant la guerre peut être utile pour penser l’après pandémie.
    https://www.nouvelobs.com/idees/20200406.OBS27154/pour-resister-a-la-pandemie-comme-au-temps-des-maquis-par-le-grand-resistant-claude-alphandery.html

    Oui il est possible de réaliser des véritables avancées concrètes dans les rares moments opportuns.

  7. IL me semble que les bottes de sept lieues et les petits pas de Ruffin ne s’opposent pas.
    Car il ne s’agit pas du même registre. D’un coté il s’agit du conceptuel, de l’autre de domaine de l’action. Alors les opposer me semble contre-productif. Les deux sont nécessaires. Ruffin doit s’armer des bonnes armes conceptuelles, et Jorion doit se battre sur un terrain fourni par les situations concrètes, avec leurs lignes de force.

    Les petits pas de Ruffin : mener des combats opiniâtrement pour marquer des points décisifs de telle sorte que l’opinion bascule, que se crée une dynamique, parce que néolibéralisme aura subi une défaite. IL a raison aucune guerre ne se gagne d’un coup, sauf exception, on gagne une bataille puis une autre ….. La bataille ne doit pas non plus être menée sur un terrain balisé, comme le terrain institutionnel seulement, le terrain s’impose à la faveur des évènements, souvent imprévisibles.

    Les bottes de sept lieues : avoir un horizon conceptuel élargi, ouvrir le cadre, pour sauter les étapes, se préparer à la guerre, ne pas se tromper de batailles. Jorion a raison, si l’on se trompe de direction finale, on risque de s’embourber, ou de revenir au point de départ. Mais Ruffin a raison aussi, car il faut engager toutes ses forces dans les champs de bataille que les évènements Nous apportent sur un plateau. Et il serait dommage de ne pas s’y engager au motif que comme dans un pièce de Brecht il n’y a pas un personnage qui vient sur le devant de la scène avec une pancarte, nous disant « ceci est cela ».

    Prenons un exemple. Petits pas, ou botte de sept lieues ?
    Les deux mon général.
    La réforme de l’hôpital dans un contexte post-Covid19.

    Faut-il délaisser ce combat au motif que ce serait une petite bataille, pas la guerre décisive ?
    Non, c’est une bataille importante, c’est un pas qui serait décisif si cette bataille était gagnée. Un petit pas, qui avait du recul peut s’avérer être un pas de géant.
    Et rien empêche d’y évoquer le cadre général à refondre. Tous les errements du néolibéralisme s’y réfractent. Il suffit de se baisser pour ramasser les thèmes à la pelle et ainsi repousser les limites du cadre le cadre, à l’instar des hospitaliers sur le terrain sanitaire.
    Pourquoi la stratégie devrait-elle donc dissocier le combat sur le terrain idéel et institutionnel en vue d’élections, du combat sur le terrain au moment où les problèmes se posent avec leur plus grande acuité sur le terrain social, ici s’agissant de la situation de l’hôpital public en France post-Covid19 ?

    Gagner la bataille de l’hôpital public n’a rien d’anecdotique, cela aurait une valeur exemplaire pour s’engager dans d’autres batailles. Ce serait apporter la preuve qu’il est possible d’infliger une défaite cuisante au néo-libéralisme.

    1. Très bien exprimé, P.Y.D.

      Je modifie mon message en conséquence ( ‘Tous avec les Gilets Jaunes, dans la durée’) par ‘ Actions:Tous avec les Gilets Jaunes. Réflexions: tous avec Paul et son gendre préféré’

  8. Il me semble que l’échange entre François Ruffin et Paul Jorion met en évidence ce qui est bien rendu par l’expression de Morpheus : la différence entre connaitre le chemin et arpenter le chemin. La fréquentation du Blog De Paul Jorion est le signe évident de notre envie de comprendre le monde dans lequel nous vivons. De cette recherche découle, on pourrait dire assez naturellement, l’ambition de disposer d’un programme complet, d’un plan détaillé du monde de substitution dans lequel nous aimerions vivre. De fait, il est possible que nous ne prêtions pas – que nous n’ayons pas prêté – assez attention au passage de l’ancien au nouveau monde dont nous ne possédons d’ailleurs pas encore une image complète, satisfaisante ? On pourrait donc convenir d’une certaine complémentarité avec l’approche de François Ruffin. Mais au risque de faire l’effet d’un pisse-froid, je me demande si nous ne sommes encore loin du compte?

    Il me semble en effet que dans le fond, les petits pas de Ruffin et les bottes de sept lieux de Jorion se rejoignent dans le façon d’entrevoir le changement : l’un et l’autre semble compter sur la possibilité d’engager notre train en marche sur un aiguillage alors qu’il nous faudrait peut-être l’arrêter, le faire dérailler même ; qu’il nous faudra descendre de wagon pour faire quelques pas en rase campagne afin de rejoindre le train du nouveau monde. Oh, quelle perspective angoissante, quelle expérience de la peur à l’horizon !

    Pour conjurer cette peur, peut-être pourrions-nous faire appel à un peu l’histoire ? La paysannerie de la fin du 18ème siècle était plus démunie que nous en matière de programme pour remplacer l’ancien régime. D’accord, elle s’est fait confisquer les bénéfices de la révolution par la bourgeoisie mais c’est bien elle (la paysannerie) qui fit dérailler le train grâce à quoi un autre monde fut possible ! Or, que voulait la paysannerie et qu’a-t-elle fait ? Croupissant sous le joug des privilèges (féodaux), elle s’est révoltée pour les abolir. Et l’assemblée réunie à Versailles est parvenue seulement (et encore) à enregistrer dans la loi ce que les paysans avaient déjà obtenu dans les campagnes.

    Alors où est-elle, notre paysannerie du début du 21ème siècle ? Sous quel joug croupit-elle ? Dans cet endroit qu’est le Blog de Paul Jorion on n’a pas de mal à entrevoir que notre époque vit sous le joug des privilèges actionnariaux ! Et la nouvelle paysannerie qui n’a, elle non plus, aucun mal à identifier la source de son malheur c’est le salariat tout entier et pas uniquement la classe ouvrière ! Et même sans maîtriser les principes comptables par le truchement desquels l’actionnariat est parvenu à naturaliser ses privilèges, le salariat comprend que le pain lui est ôté de la bouche tout comme la paysannerie comprenait que le fruit de son labeur lui est enlevé bien que la subtilité de rédaction des terriers ne lui fût gère familière. Et quand elle s’est révoltée elle a tout simplement fait partir les fameux terriers en fumée ! La gauche n’est peut-être pas majoritaire aujourd’hui en France mais le salariat l’est et de très loin ! Pas besoins de chercher plus longtemps un mot d’ordre mobilisateur. Celui-ci fera très bien l’affaire : « abolir les privilèges actionnariaux » !

    Mais ce n’est pas tout. Il y a véritablement des raisons d’espérer. Comme c’est le cas souvent, le grand nombre montre des intuitions d’une justesse surprenante. Examinons ce qui se passe dans la rue en ce moment outre atlantique et tantôt chez nous lors des manifestations des gilets jaunes. Il est généralement convenu que parmi les manifestants, il y a ceux qui demandent la justice et les autres qui ne sont que de vulgaires casseurs ! Mais l’action des casseurs est de plus en plus visible, de plus en plus préoccupante. Et si ces derniers avaient simplement compris que l’ultime injustice qu’ils subissent et qui nécessite réparation sans délai c’est celle qui découlent des privilèges actionnariaux et qu’en attendant qu’il y soit remédié toute occasion de se servir sur la bête était la bienvenue (et pendant ce temps-là nous commençons seulement à nous écharper, en France, sur le bien fondée de l’expression de privilège blanc) ? Mais ces « casseurs de notre temps » sont-ils plus vulgaires que les paysans de 1788 qui saccageaient les châteaux des accapareurs ?

    1. On pourrait tout autant demander à Paul Jorion de participer au rassemblements de casseurs pour leur proposer un analyse psy gratuite . Sera -t-il plus convaincant que par ses tentatives d’éclairer plus aristotéliciennement les rassemblements plus pacifiques tels « nuit debout » ?

      Les paysans ( ça n’existe plus ) du XVIII ème siècle en royaume de France savaient vraiment de quoi ils souffraient en masse , sans avoir à réfléchir très longtemps . Leurs corps et ceux de leurs familles donnaient la réponse sans erreur ,et depuis des siècles , et sans aucun secours de quelque nature que ce soit .

      Il y a en France aujourd’hui je dirai 15 % de la population qui est dans une souffrance réelle qui ne fait pas vie , et qui survit par ce que le pays malgré tout leur apporte pour qu’ils ne meurent pas . Refaire l’histoire pour y trouver des issues me parait donc bien étrange , surtout si c’est pour mettre ses espoirs dans une annonce faite à Marie aux casseurs ( il faudrait qu’elle soit polyglotte d’ailleurs ) , et se dédouaner de sa propre réflexion et de ses propres choix ou engagements . Mais  » je ne sauraisvoir » n’était peut être pas le mieux placé pour ses paris là .

      1. « participer au rassemblements de casseurs pour leur proposer un analyse psy gratuite. »

        Non : il faut qu’il y ait demande. C’est essentiel.

      2. Hééé en plus y’en a qui ont payé, pas beaucoup mais bon c’est d’avoir l’argent, allé, j’en tiendrai pas rigueur.

      3. Paul Jorion a fait largement plus que sa part de colibri et son explication du capitalisme et du privilège de l’actionnariat est traduisible et compréhensible dans toutes les langues !

        J’imagine que pour vous, le salariat qui est sous la menace constante d’un licenciement, celui qui croupit dans un ‘boulot à la con’, celui qui s’aliène joyeusement sur le reliquat des chaînes de production, celui qui voit son management mégoter sur la définition de la pénibilité ou encore celui, petit cadre qui se plie sous le commandement d’un chefaillon zélé, celui qui profite de son burn-out à répétition, celui qu’on s’acharne à pousser à la démission, celui dont un collègue ou un proche a franchi le pas du suicide, celui qui profite grassement de son licenciement boursier…. – j’imagine que pour vous tout ce monde ne ressent pas dans sa chaire, sa condition de jouet du privilège actionnarial ?

        Et quand je relève et souligne l’intuition du plus grand nombre, j’entends attirer l’attention (pas spécialement de Paul Jorion) sur le potentiel mobilisateur d’un mot d’ordre tel que l’abolition des privilèges actionnariaux ! Pour le reste j’ai déjà développé dans d’autres messages la possibilité d’un changement non violent.

        Enfin, j’espère que vous avez bien relevé que je ne parle pas des paysans aujourd’hui, otages de la stratégie exportatrice de notre industrie agro-alimentaire, régie elle aussi par les règles du capitaliste triomphant. J’évoque la paysannerie de 1788 à la seule fin d’essayer de trouver un équivalent contemporain. Si vous-même avez identifié une population susceptible de ‘reprendre’ le rôle qu’a joué la paysannerie, jadis, je vous serai naturellement reconnaissant de nous le faire savoir.

      4. Relisez plus calmement ce que j’ai écrit .

        PS : les 15 % de la population totale que j’évoquais , tous âges et sexes confondus ,sont les véritables homologues des paysans du XVIII -ème siècle ( et précédents ) , il y a essentiellement des chômeurs et leurs familles pour lesquels la notion d’actionnariat voire même de salariat est une notion le plus souvent inconnue et , au mieux un slogan , comme  » à mort l’arbitre » dans les tribunes d’un stade . Le salariat ce n’est déjà plus leur camp , le vote encore moins , et même les gilets jaunes n’en n’ont vu qu’une minorité .

      5. J’allais écrire ‘relisez ma réponse qui donne un aperçu de ce salariat mobilisable avec le mot d’ordre d’abolition des privilèges actionnariaux’.

        Mais apparemment vous considérez déjà que les « chômeurs et leurs familles » n’ont rien à reprocher à l’actionnariat. Enfin on aimerait bien savoir qui est le vrai adversaire du salariat si l’actionnariat ne joue qu’un rôle d’arbitre selon vous.

        Mais le problème de ce type d’échange c’est que plus il se prolonge plus on s’éloigne du sujet centrale. Vous ne m’en voudrez pas donc, je l’espère, de m’en tenir à cette dernière remarque.

    2. Je profite « lâchement » du contenu de votre commentaire pour faire connaître cette « proposition » ( vue ailleurs… ) enthousiasmante :

      Valoriser les mérites du « 1% » par une cérémonie télévisée d’attribution de médailles… en replacement des stock-options, des retraites-chapeau et des dividendes…comme l’a proposé l’actuel gouvernement pour le personnel soignant ?

  9. Pour rajouter, juste une toute petite pierre, un humble caillou (dans la chaussure ou botte de qui et quoi…?) à l’édifice qui semble séparer (j’aime la notion de « schisme » qui s’établit aisément entre « religion féroce », et temps long d’étude/impatience et parasitisme, interférence court-termiste médiatico/politique de la science – le scientisme des « marchands de doutes », et la « startégie du choc »… n’étant jamais loin, y compris dans le cadre de la crise sanitaire actuelle et son questionnement sur : que nous réservent les prochaines coronavirus, etc…, si tout change pour rien ne change ? quand les plus pauvres continuent de dépende du « marché » de la grande distribution alimentaire », de « l’armée de l’ombre ») qui vouloir dissocier l’agir de la réflexion, et la distorsion des deux espaces-temps différents, accentuant les risques d’échouer dans des objectifs divergents de finalités et moyens (Le bossu de Notre Dame de Paris doit hésiter entre rire et pleurer, dans sa tombe), j’aimerais savoir si ceci est assez distrayant pour un interlude… ou « suffisamment » clivant pour faire avancer…?

    « Ça suffit !?

    Le discours du « vieux monde », prétendant qu’il y a « trop de charges », n’arrête pas d’être vomis par la bouche de « représentativités » de propriétaires privés d’entreprises, d’actions, assistés sans contreparties à faire socialiser leurs dettes fiscales, sociales, etc, et à faire nationaliser les salaires des travailleur.e.s pauvres, etc. … de « représentativités » à l’égo tellement libéré que ne leur dites pas qu’il est surdimensionné, mais pas assez « déconfiné »…

    Pourquoi personnes (des « chien.e.s de garde », « donneurs de leçons de morales… et politiques) ne parlent pas de dettes fiscales, sociales, que ces propriétaires privés d’entreprises veulent s’exonérer de DEVOIR au vivre ensemble, à la solidarité, à l’Etat, à l’UE même, veulent annuler carrément du fait de « l’arrêt de l’économie » durant le confinement, lorsque seuls les discours sur le refus de l’annulation des dettes publiques (voire la teneur des débats sur l’annulation des dettes publiques des pays africains), et les déficits des Etats ayant explosé à la suite de telles socialisations massives – se rappeler des Subprime, de l’affaire Dexia et autres « aléas moraux » – comme cette crise sanitaire l’a démontré, seuls ces discours « ayant pignon sur rue », « pas de l’autre coté de la rue » donc, dominent le débat médiatico-politique, dans une sorte de « pensée unique »… laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres alternatives possibles… ? Le plus fort, c’est que cela suffise à la « libération » ou « néo-libéralisme » qui sait (?), du duel mortifère de la macronie contre les extrêmes droites et la droite extrême.

    N’a t-on pas assez entendu la « règle d’or » disant que « l’État doit être géré comme une entreprise », ou comme « les finances, et le bon sens d’un bon père de famille, d’un ménage »… ? Quand un État, dépasse sa capacité annuelle à rembourser des emprunts en « levant l’impôt »… pour satisfaire des dépenses… que son PIB annuel produit, ou plus, quand cet Etat s’endette pour sauver « l’économie », pour socialiser et nationaliser d’abord, des manque de recettes fiscales, sociales, des loyers, factures d’électricité de propriétaires privés d’entreprises… et autres salaires, il faudrait plus culpabiliser une « responsabilité collective », défendre l’idée d’un « effort commun », austéritaire, rigoureux, « héroïque », en employant des termes comme déficits et dettes publiques, conjoncturels pour les uns, structurelles pour les autres, à faire consentir à « l’opinion » pour rembourser… mais a aucun moment il faudrait qualifier pour la dite « opinion » les annulations, les exonérations des « charges », TVA, impôts, etc, impayés… des propriétaires privés d’entreprises, de dettes fiscales, sociales dues à l’État, par « l’activité économique » du secteur privé… ? Par contre concernant l’endettement voir le surendettement des ménages, le terme de dettes cour toujours.

    Le pire n’est-ce pas que ce discours sur le présupposé de « trop de chargés » soit la condition préalable incontournable, « la patte blanche » à montrer, l’ultimatum même, imposé à l’ouverture d’un débat médiatico-politique, par des politiques se « représentant » en figue d’autorité, alors qu’ils ont promis que le « monde d’après » la crise sanitaire, ne sera pas comme l’ancien, des « leçons seront tirées »… ?

    Le pire n’est-ce pas aussi la stupidité d’une telle formule « trop de charges » (d’autres encore sont pas mal dans leur genre quand elles prétendent que « trop d’impôts tuent l’impôt ») lorsque ces même propriétaires privés d’entreprises… ne payent aucunes cotisations sociales patronales sur les bas salaires (jusqu’à 1,5 SMIC je crois), quand ils ne les fraudent pas en toute impunité (par la « grâce » des pantoufleurs du verrou de Bercy – cuisse dont « Jupiter » est sorti – adeptes des « secrets d’affaires », conflits d’intérêts, du favoritisme, clientélisme, carriérisme…) dans un contexte national ou plus de 50 % des « contribuables directs », à raison de leur précarité, paupérisation, trop basses rémunérations, prestations retraite… sont non imposables… ? « Trop de charges » pour les uns voudrait-il dire, se décharger sur les autres, ne pouvant en assumer « avant », mais pourquoi pas « après »… ? Pensez donc, qu’alors il est désormais question de payer toujours plus (soit encore un mécanisme d’assistanat sans contrepartie) ces même propriétaires privés d’entreprises, d’actions… pour qu’ils embauchent des apprentis, parmi les 700 000 jeunes qui vont sortir cette année du cursus scolaire, et être en « demande » sur le « marché du travail », il serait question que « l’offre de denier public » ne leur suffise pas…?

    Non content de vouloir faire d’un double chantage ; celui à l’emploi (soit la menace du chômage, licenciement légalisé, dépénalisé – plan de départ volontaire », etc – pour les personnes estimant avoir le droit d’exercer par exemple, leur droit au retrait, en cas de manquement du respect des règles et protocoles sanitaires, pour celles en situations de grades d’enfants et dans l’incapacité de reprendre une activité actuellement, etc)… ; et celui à la baisse des salaires, à la suppression de RTT, congés payés, jours fériés, et de majoration des heures sup… la « règle » (« l’ordre et la loi » devant une église et une bible à la main ?) sans sembler se soucier qu’en conséquence, des facteurs croissants de pénibilités (pénibilités qu’ils refusent de considérer par ailleurs) et de comorbidité (les même facteurs qui en cas d’infection au covid-19, de promiscuité prolongées dans l’exiguïté de logement insalubre, de gavage à la malbouffe, aux pesticides, perturbateurs endocriniens, etc. vous tuent) dans les conditions de vie, de travail et de dialogue social, allant encore plus se délabrer, vont précipiter le risque d’effondrement « sociétal » des plus vulnérables du corps social… ces propriétaires privés d’entreprises voudraient faire croire que baisser les « charges » suffirait… ? Mai à quoi donc… ?

    Serait-ce « suffisant », au sens de la morgue, ou seulement destiné à ce que ça suffise, en cas ou la baisse des nouveaux records, que la hausse des chiffres du chômage, va afficher (ces propriétaires privés d’entreprises ne parlent pas d’arrêter d’embaucher, à 80 % comme avant la crise sanitaire, en CDD très courte durée, temps partiel contraint, soit d’éradiquer un mécanisme de précarisation et paupérisation des travailleur.e.s et conditions de vie… lorsqu’ils menacent de licencier ou conditionner l’embauche à un alignement au moins disant moral, social, fiscal… les contrats, droits du code du travail…) en cas ou cette baisse donc valide l’apparence « d’une inflexion de la courbe du chômage » prétendument due aux « baisses de charges »… suffise donc à justifier qu’il serait incompréhensible, contre-productif, que les promesses ayant engagé la valeur « d’exception », de temporaire de telles mesures (« baisses des charges »), vienne pénaliser la bonne santé « d’indicateurs de reprise économique », en ne devenant pas la « règle », quand la concurrence fait rage… ?

    Est-ce de la suffisance de dire que la stupidité de cette formule ne montre pas qu’en visant alors le supposé « trop de charges » que payent les CSP+ (confinés en résidence secondaire, en province), les salaires au dessus d’1,5 SMIC, les dites rémunérations fixes et variables socialisées des propriétaires privés, en baissant les « charges » de tous ces « contribuables directs imposables »… « en même temps » que bénéficiaires de la solidarité d’un vivre ensemble (éducation transport en commun, etc)… il y a un risque que ça ne suffise pas à ce qu’ils continuent de vouloir supporter que de moins en moins de financer un modèle social, sa solidarité, dont le besoin de protections… du même nom… pour les plus de 50 % non imposables s’appauvrissant… se précarisant… se fait toujours plus croissant et urgent que jamais ? Quand la « concurrence » veut continuer de vivre au dessus de ses moyens, jusqu’à s’en prendre aux moyens se raréfiant, détériorant, des autres, il paraît qu’elle est « pure et parfaite »…

    Suffirait-elle cette formule, ou du moins la stupidité de son simplisme, à désavouer discréditer, la suspicion que les contribuables directs imposables ne veulent plus supporter le financement de l’intérêt général et bien commun des services publics, dont celui de la santé (« applaudie tous les soirs aux bacons »)… ne consentent que de moins en moins, à continuer de s’acquitter du DEVOIR de contribuer à l’impôt sur revenu (ayant eu une « année blanche » durant ce quinquennat avec la réforme du prélèvement à la source de l’IR), aux cotisations sociales patronales, et salariales (comme pour « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, des savoirs fragmenté, dématérialisés, digitalisés, et de l’emploi se précarisant quand il ne se délocalise pas), à l’impôt sur société, aux « impôts injustes » (taxes, TVA, etc)… si en plus du « droit à l’erreur fiscale », leurs « charges » ne baissaient pas pour rester « compétitives » dans la guerre commerciale, monétaire, de « civilisation » (celle de notre modèle de croissance, consume et épuise plus de trois planètes par an, comparé à celui des USA ou 6 sont insuffisantes), si ce chantage du « vieux monde », dont l’écho du « sécessionnisme », se faisant entendre outre atlantique… ne prenait pas, quoi… ?

    Ce serait ridicule, n’est-ce pas, de laisser croire aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à ne vouer un « culte féroce » qu’à la « dictature des émotions » sondant que les doutes, incertitudes du « ras le bol fiscal », « poujadisme » « bas instincts », des contribuables directs, imposables, que de scier la branche sur laquelle tout le monde cohabite (sauf les quelques plus grosses fortunes, possédant plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, à hypothéquer sur ce qui manquera « demain, après » aux futures générations, si elles survivent au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité aux risques de nouvelles pandémies, aux guerres cybernétiques… aux risques d’effondrement démocratiques…) en baissant les « charges », les cotisations sociales patronales… pour tous les salaires, en amplifiant les baisses des impôts sur société, la flat tax, en étendant le champ de la légalisation de « l’immorale optimisation », en supprimant totalement l’ISF… cela pourrait leur sauver la vie dans la « reprise économique au sorti du confinement », et pourrait mieux les protéger, renforcer le périmètre, la fonction, des services publics… ?

    Ou suffit-il de les infantiliser, instrumentaliser, manipuler au point que ces « temps de cerveaux disponibles » de contribuables directs imposables, croient… que ces « promesses du nouveau monde » seraient être un jour satisfaisantes… synonymes de « paix sociale »… et « d’ordre social »… sans qu’en souffrent jamais, « promis juré »… les plus précaires dont l’espérance de vie en bonne santé, arrivée à l’âge de la retraite, fait plus que reculer, mais expose à une contamination mortelle en cas de maladies chroniques sur-infectées par un coronavirus…?Cela suffirait-il d’y croire pour soulager leur conscience, sans qu’en pâtissent les plus pauvres (plus de 15 % de la population française, vie sous le seuil de pauvreté) dont le maigre pouvoir d’achat durant le confinement fut pris en otage par la grande distribution alimentaire, le secteur agroalimentaire ayant capté, la privatisation des bénéfices de la confiscation de la GRATUITE des cantines scolaires…? Cela serait-il suffire à obtenir la « rédemption », sans que ne s’indignent les plus discriminés en toute impunité à l’embauche, à l’accès aux logements, dans les brutalités et violences policières commises lors des contrôles aux faciès, « manifestations interdites »… et les 30 % de « bénéficiaires » du RSA – NON RECOURS, soit la non redistribution des aides sociales aux ayants droit – qui en réalité ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », puis les SDF, les réfugié.e.s réfoulé.e.s… toutes victimes d’une croissance exponentielle des inégalités territoriales, scolaires, « sociétales » de « destin »… ?

    La hausse des records de l’abstention – y compris aux prochains scrutins locaux – soit la perte de vitalité et vivacité du dialogue social, de la démocratie… l’abstention de cet électorat paupérisé, précarisé, ostracisé… n’ayant aucune « représentativité »… n’est-ce pas un indicateur suffisamment fiable et inquiétant, pour ces propriétaires privés d’entreprises, d’actions et autres politiques proposant même d’accorder une « année blanche » aux entreprises, en plus des mesures de casse des DROITS du code du travail et des protections sociales… ?

    Ça ne suffit pas aux propriétaires privés d’entreprises financières, bancaires, cotées en bourse, ou aspirant à l’être, et aux actionnaires… d’avoir joué durant « la plus grave crise sanitaire de ce siècle », avec les mêmes produits dérivés, les paris nus, la spéculation à découvert – du genre plie ils gagnent tout le temps, face, la mort aux perdants – faite sur la hausse ou la baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix (et donc sur la gestion des pénuries de masques, respirateurs, médicaments, denrées alimentaires, jusqu’aux lits de réa… quand à d’autres moments ce fut sur la faim dans le monde, la colonisation de territoires occupés, les ventes « d’armements patriotiques »…) les même produits financiers toxiques ayant déclenché et aggravé lors de la dernière crise financière, les crises « économiques », puis celles des dettes publiques, de l’Euro, et enfin les crises politiques, qui s’en suivirent… quand leurs chantages à trop d’endettement public, à l’emploi, à plus d’austérité, de « réformes structurelles » ne parlent jamais, non pas du « coût du travail »… mais du coût pour l’intérêt général, des sempiternelles socialisations des dettes privées, fiscales, sociales, des pertes casinos… ?

    Il suffit que ces propriétaires privés… ces politiques… et médias mainstream, agitent la peur de manquer la « reprise économique » dans le contexte d’une concurrence déloyale, la peur du chômage si « on » ne baisse pas les salaires, « charges »… la peur d’une grave crise sociale, si le « maintien de l’ordre » ne se militarise pas plus… pour qu’ils ne nous épargnent pas d’avoir une fausse « bonne intention » ; celle de mobiliser l’épargne des « bons pères de familles », des ménages (on parle des cas de familles modestes) ne cherchant qu’à sécuriser le peu qu’ils ont, en vu de l’incertitude, des doutes, des temps difficiles à venir… et des réflexions qui firent naître lors du confinement, le besoin urgent d’arrêter le consumérisme de futilité, de se responsabiliser, etc… fausse « bonne intention » voulant faire avec l’épargne, des montages financiers pour investir dans une « croissance » présumée « verte », « localiste », nationale, en masquant, pavant, le changement profond de la nature et de la valeur de l’épargne : l’enfer visant à in-sécuriser un placement sûr, hors du boursicotage, en l’incitant à spéculer, parier, et espérer que lors des prochaines crises… la socialisation des pertes casinos, sera garantir la privatisation des profits, des rendements ?

    Ça suffit de « subordonner » le langage (voire « l’inversion de la hiérarchisation des normes et valeurs » des 49.3, ordonnances, décrets… des dernière lois réformant le code du travail, l’assurance chômage, les régimes de retraites – suspendues ou suspendant haut et court à la fatalité, la destinée des plus vulnérables – les statuts dans la fonction publique…) aux simples intérêts particuliers d’une vison purement comptable de « l’économie », des « marchés »… Les impayés de cotisations sociales patronales, d’impôts sur société, de TVA, etc dus à un arrêt de l’économie des suites du confinement, par les propriétaires privés d’entreprises… tant assistés sans contreparties, par ailleurs… sont autant a nommer comme des dettes, privées, fiscales, sociales… que celles dettes publiques, les déficits que les « marchés », banques, la finance, les actionnaires, se servent pour les prendre en prétexte d’être trop élevés, excessives (pour parler des dépenses sociales par exemple), pour conditionner derrière un chantage à la hausse de taux d’intérêt d’emprunt, plus d’austérité, de privatisations (des services publics, etc), de réformes structurelles devant justifier la baisse des salaires, la suppression de RTT, congés payés, jours fériés, la suppression de majoration des heures sup… ou «You’re fired! ». Annuler ces dettes fiscales, sociales, les exonérer de DEVOIR être dues à la solidarité du modèle social, aux dépenses sociales manquant cruellement aux plus fragiles, aux services publics en difficulté, alors que le corps social est au plus mal, la crise sociale couvant, la dette écologique explosant avec les « externalités négatives » polluantes… en les socialisant, nationalisant, diluant, dans les dettes publiques, déficits, serait non seulement un scandale d’État, et social, des-lors qu’il suffise que les mensonges, les tromperies, les fraudes, les dénies, les requalifient, mais serait aussi un crime contre la démocratie, et contre la part de l’humanité la plus miséreuse, celle qu’il serait question que plus personne n’assume en terme de responsabilité. »

    Se rappeler du contexte : https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DV_4CZu4ghMo%26fbclid%3DIwAR1O8uGq0st4ASlJWPy4fNQucFG9F_cquvPDl2GzG-_AAe6G5lWD8Teh6Nk&h=AT0f4fUl95lzEH_8NaXMA_x4r4mi6rqsIoY_7T1EzEd1kIGozjfq2vE4wXE1bFRBZJD43Rgo73xlC2QNv9hMafPw8KSxaTOgCDTqeWQ79Dgqr-bMzH0t35oZkV4WmZRJhNfSFxKcrxU7iL1J

    1. Et en résumé, ça donnerait quoi ? Je m’excuse pour cette quasi agression, mais je n’arrive plus à me plonger dans des commentaires plus longs que les articles de Paul. Je les zappe.

      1.  » … En résumé, ça donnerait quoi…. » me suggérez vous d’approfondir…? Étrange, est cette idée d’un résumé, plus profond que les rides à la surface d’un long texte semblant sombre…? Beh… vu que l’article en question, de M. Jorion, ne contient aucun mot, pas même une phrase, à part le titre légendant la vidéo géniale, d’un passionnant débat… ouvrant à plus d’imaginaires, perceptives, etc, les réflexions, que ce que le quotidien des médias mainstream… des personnalités politiques, des dirigeant.e.s du public et privé – « se demandant comment lutter contre la menace de justice sociale ? » – s’y bousculant… proposent…. sans vouloir paraître répondre à une « quasi agression », par un comportement « réac » que vous pourriez peut être excuser, ça ne devrait pas donner grand chose, de peur que le zapping fasse plus de ravages dans les rangs des personnes qui ne peuvent pas continuer à faire de l’argent, en se et « nous » confinant, par rapport à celles qu’il serait question d’accuser aujourd’hui, de part leur présence dans des « manifestations interdites » contre les violences policières, le racisme, les inégalités… de propager des « mauvaises paroles », en plus du risque d’aggraver la « reprise », d’une contamination au covid-19 …?

      2. (Mon petit résumé du début du texte)

        Juste un petit commentaire concernant l’abîme qui semble séparer l’action de la réflexion.

        Ca suffit !?

        Le vieux monde prétend qu’il y a trop de charges.

        Pourquoi n’est-il rappelé par personne que les propriétaires privés ne veulent pas participer au vivre ensemble ?

        Quand l’Etat ne peut plus payer ses dettes, pourquoi invoquer une responsabilité collective et pas toutes les exonérations de charges qui devraient être dûes par les propriétaires ?

        Le pire c’est que ce discours est un présupposé au débat.

        Or les propriétaires ont de nombreux avantages : exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires, fraudes impunies, etc.. alors que l’assiette de contribution se réduit fortement par la paupérisation des contribuables. Et on parle de les aider encore davantage.

        Ils font un double chantage, sur l’emploi et sur la baisse des salaires. Cela va mener à une telle détérioration des conditions de vie que nous risquons un effondrement sociétal. Et baisser les charges suffirait ?

        (désolé, j’ai craqué…)

      3. S’il suffisait de croire… que dans le domaine si complexe des sciences humaines, de la politique, auxquelles s’additionne, se soustrait, multiplie, divise aussi… la complexification des « sciences économiques », monétaires… et des inter-réactions entre émetteur/récepteur, et leur propre filtre, apriori… préjugé… « un résumé »… une synthèse… un « slogan » même… pourrait être aussi bien – certains parlent de « bon sens », pour causer du « bien et du mal »… Mais en terme de hiérarchisation des valeurs, y a t-il équivalence entre le « résumé » mis en équation et le développement…? Comment mettre toutes les dimensions de l’Amour en équation…? – aussi bien donc, qu’une simple équation logarithmique, mathématique…. est-ce qu’il suffira de demander à une IA à laquelle on aura soumis la résolution de tels ou tels problèmes, de « résumer » ce qu’elle aura trouvé, pour être sûr d’en comprendre tous les tenants et aboutissants, quelles finalités, pour et avec quels moyens…?

      4. Le résumé c’est un art, même que de mon temps c’était une épreuve du bac. Alors quand qu’un a passé 4 heures à taper un texte comme ci-dessus, pourquoi ne pas passer encore 1/4h pour qu’il soit lu ? Et ce n’est pas que vous, c’est un défaut de plusieurs contributeurs qui pourraient en fait démarrer des blogs pour commenter le blog de Paul Jorion. Même que ça pourrait, à terme, leur faire davantage de bien au moral… Désolé si ça semble agressif.

      5. Arnould,

        Ce n’est pas la première fois que je vous lis émettant des commentaires désobligeants sur les commentateurs. En revanche, je n’ai pas le souvenir de vous avoir jamais lu spécialement pertinent sur aucun sujet et pourtant je suis assez exhaustif dans la lecture des fils… Étonnant, non ?

        Personne ne vous oblige à lire personne ! Vous êtes à la modération ? C’est vous qui financez les serveurs ? Vous assurez la maintenance ?

        Nan ? Bon.

        C’est quand même barjot qu’il y ait toujours des mauvais coucheurs comme ça pour se permettre de juger les contributions d’autrui ! Si vous avez envie de discuter du fond avec Juillot, faites-le, en dépit de la forme. Juger du style ou des motivations de chacun à intervenir ici ne me semble pas de votre ressort, en aucune manière, ou alors distinguez vous de manière un rien plus éminente !

        Sur ce.

        À bon rat, bon chat…

      6. @2Casa. Je me suis excusé plusieurs fois pour ce qui pouvait ressembler à de l’agressivité. C’est plutôt une demande pour des commentaires courts et concis comme le vôtre, pour lequel je vous remercie, donc lisibles et éventuellement fructueux. Après, ici, il y a une modération qui rejetterait des commentaire vraiment méchants, donc tout va bien.

      7. Arnould,

        Comme je le disais, en très peu de temps, je vous ai lu trois fois faire des remarques 1/ sur le côté « indispensable » de certains commentaires, 2/ sur l’étalement de certains « Narcisses », 3/ sur la longueur des commentaires (en particulier ceux de Juillot). Et, pendant ce temps, aucune contribution ni essentielle, ni objective, si toutefois vous respectez bien votre impératif de concision.

        Je n’ai pas non plus, toujours le courage de lire certains pavés, je me dispense pourtant d’en critiquer les auteurs. Comme vous le dîtes, il y a une modération. Si elle jugeait bon de les faire disparaître, ce serait fait. Inutile que les commentateurs, jouissant pour la plupart de la même tolérance, se fassent juges et arbitres des élégances ici.

        Merci pour votre réponse et merci à Pierre Juillot pour certains rappels nécessaires et bienvenus – ainsi que cela avait été évoqué dans une précédente discussion sur son style.

  10. Bonsoir,

    En visionnant cette vidéo du fameux Jancovici de fraîche date :
    https://www.youtube.com/watch?v=nUz_L8AfGbI
    M’est venue cette réflexion de la sémantique usité à propos des entrepreneurs – nous avons à l’occasion de l’intervention de Jancovici, affaire à des représentant des CJD – mouvement rassemblant les jeunes entrepreneurs fondé en 1938 par Jean Mersch – à l’époque celui-ci se nommait CJP – Centre des Jeunes Patrons.
    Aujourd’hui ils se font appeler Décideurs, mais le terme de Dirigeant est aussi depuis couramment usité.
    Je ne peux m’empêcher de ressentir par cette acception un rapport hiérarchique de facto établi entre ceux qui font et ceux qui obéissent et par là je pose ma critique du lien de subordination inhérent au statut de salarié et qui institue d’emblée un rapport d’infériorité entre les individus.
    Le salarié n’est pas dans une relation contractuelle de gré à gré avec son employeur, il est soumis par le lien de subordination, ce qui heurte l’esprit quand on s’inscrit dans une société démocratique, égalitariste comme nous est donnée celle parmi laquelle nous vivons.
    Cet esprit je l’ai rencontré chez quasi tous les patrons, ils donnent leur chance aux gens, ils font du social en quelque sorte en leur proposant du travail –
    C’est cet état d’esprit que je voudrai casser, car sans main d’œuvre leur projet ne verrait jamais le jour, mais ceux-ci ne voient pas les choses ainsi, la ressource humaine est comme une ressource naturelle, en plus de celle-la, qu’elle leur donne le bon rôle d’extraire cette ressource d’un insignifiant auquel elle retournerait sans leur intervention bienveillante.
    Ceux qui vendent leur force de travail ne sont point des collaborateurs, même si le terme est souvent usité, mais que lien de subordination vient aussi tôt démentir, ce sont de petites gens, sans ambition, qu’on assiste en permanence et pour lesquels le droit du travail est un obstacle à leur véritable intérêt – celui de trouver du travail !

    1. Et ben moi je suis infiniment content que les initiatives de ce polytechnicien et tous ses collègues pensent aussi dans tout ce bazar à l’égalité et à la vie des gens. Non parce que c’est pas gagné. En plus il pourrait faire penser la balance

      1. En fait c’est tout le combat qui est humaniste suis-je bête, je n’ai pas dit droits de Lhommiste.

    2. Tout contrat de travail ( et les syndicats l’ont mis en évidence en essayant d’en corriger les effets , depuis longtemps ) est un contrat de subordination . Et je ne suis pas du tout d’accord avec vous , c’est le droit du travail qui protège actuellement un peu la dignité du salarié .

      Il n’en reste pas moins que vous avez raison de dire que le travail est actuellement vécu comme un lien de subordination par l’employeur ET par les salariés .J’ai trouvé dans les propos de Jancovici une piste pour faire changer les mentalités ( apparemment accueillie facilement par ses interlocuteurs du CJD ) , en ce qu’il pose comme un impératif de la gestion efficace de l’entreprise dans une perspective de récession incontournable , que la philia écologique et sociale est une condition première de l’évolution réussie de l’entreprise .

      Au delà de l’intérêt bien compris de l’entreprise , il me semble que l’évolution du contenu et du contrôle du contrat de travail , en ce qu’elle accompagnera effacement la transition écologique vitale , peut être ( doit être ) l’occasion de fonder cette nouvelle relation « employé-employeur  » dans un monde où le contenu , la trajectoire des parcours travaillés est à foncièrement repenser .

      Le chantier est multiforme sans doute , compliqué de la nature et taille de l’entreprise ( en particulier internationale ) . Cela suppose que les états aient une stratégie de moyen et long terme cohérente avec la récession liée à la contrainte climato-écologique , et que le droit du travail soit assez largement réécrit ( quid à l’OIT ?).

      Ce pourrait être , compte tenu de ses engagements , un sujet passionnant à évoquer avec William Bourdon dans le prochain entretien .

      Le travail à venir, si on veut éviter un cataclysme social sanglant , il ne faudra pas ( on ne pourra plus du tout ) le trouver au gré des vents et des opportunités entrepreneuriales sans « fin » collective . Il faudra l’anticiper aussi bien du côté de l’entreprise que du côté des « salariés » , et dans cette mise en perspective à terme le rôle du débat et de la puissance publique est primordial .

      Une politique du territoire digne de ce nom est bien évidemment tributaire d’une telle démarche .

      C’est même une politique tout court , une politiques des fins .

  11. @ Arnould
    10 juin 2020 à 18 h 45 min

    Il m’a fallu 1 heure et demi, pour écrire le texte à « résumer ». Ce fut une éternité de souffrances (pour moi du moins), à résumer tout ce que mon humble compréhension de l’actu, des infos, des stratégies… de toutes parts, et tout ce que les questionnements inutiles, que je pu soulever dans les réponses que je me suis posé…. essaya de hiérarchiser, trier, prioriser, pour en synthétiser un compte rendu, en y calquant des » éléments clefs », selon la sensibilité de ma grille de lecture. La question, étant donc, ai-je besoin d’une psychanalyse, en plus d’un perfectionnement en Français ( je n’ai pas de bac L)…?

    1. Vous voyez ? Vous y arrivez !

      A votre décharge, il existe au moins un autre site sur lequel les commentaires soit trop courts, soit trop longs sont rejetés d’office par la machine. J’admets, pas très confortable : pour développer une idée il faut écrire plusieurs commentaires à la suite (et ce n’est pas twitter !). J’arrête car tout ça ne concerne pas Ruffin.

  12. @ 2Casa
    11 juin 2020 à 9 h 21 min

    Si j’osais répondre favorablement à « l’injonction » (dont la contradiction – il y en a tant actuellement – est à la seule responsabilisation de ce que ma psyché, « intimidé » bien sûr, veut « externaliser » comme aspects négatifs de ma communication « consciente », de mes inter-réactions « sociétales » faites ici même, et de ce que je serais suspecté de masquer, « anonymiser », de mon « inconscience ») « injonction » à laquelle me demande de « m’assimiler » Arnould… je résumerais le remerciement au soutien que vous m’apportez à : en mettent « un genou en terre » je brandi la pancarte exprimant ; +++++++ ……………………………………………………………………………………………………. Mais j’ai comme l’impression que là encore, j’aurais pu faire plus synthétique… moins inclusif…?

    1. Salut Pierre,

      Je ne cherchais pas les remerciements mais juger du style de quelqu’un me paraît aussi inutile que de juger de sa personnalité. S’arrêter à la forme conduit au marketing. Et s’il fallait tout résumer nous n’aurions plus que des concepts et des connecteurs logiques… un peu aride non ?! Du synthétique à l’analytique et de l’analytique au synthétique – ce que je suggérais l’autre fois à Dundee : « le blabla c’est bien avant », quand on cherche et que parfois on découvre en s’écoutant parler ou écrire, et « après… » pour en tirer de nouvelles conséquences. Entre les deux, revenir à l’os, évidemment.

      On ne tient pas votre style sans une volonté particulière. Tentation de l’exhaustivité et recension, greffe, sont ce que j’y perçois. Je passe peut-être à côté de votre objet mais, chaque fois que j’ai le courage de vous lire, je redécouvre des choses que j’avais oubliées dans la masse des informations qui nous saturent le cerveau. On n’aborde pas les pavés de Juillot sans une certaine concentration ! Et apparemment cela vaut aussi pour de courts paragraphes 😉 !

      Si la question est celle de l’inclusivité – au sens médiatique du terme – la simplicité (accord avec le masculin) a ma préférence… C’est déjà assez galère comme ça, on va pas en rajouter !

      @ Arnould,

      Désolé si j’ai été un peu véhément mais je trouve que Pierre fait une cible facile et ça me heurte à chaque fois que quelqu’un lui tombe dessus alors que l’on a affaire à un « dispositif », un postulat particulier, bref, un choix stylistique. On peut le traiter en tant qu’objet en soi, l’interroger pour lui-même ou discuter du fond mais le critiquer comme manquant son but, c’est passer à côté, je crois.

      Et puisque c’est dimanche, que Rudy est passé par-là – et qu’il n’y a pas de raisons – le grand, l’immense, Lee Perry (& The Beastie Boys) :

      https://www.youtube.com/watch?v=aT1nOKCaGy8

      @ Monsieur Jorion : vous allez le chercher où le code pour intégrer la vidéo ?

      1. @2Casa
        14 juin 2020 à 9 h 32 min

        Comprendre, bien modestement, pourquoi certaines informations, thèmes d’actualités, etc, arrivent à ce point à obtenir pareille surface dans la « préférence nationale » de leur traitement (quoi qu’elle n’est pas si nationaliste, à y regarder de plus prêt… sur le plan médiatico-politique-électoraliste, des relations internationales), ont un tel taux « d’occupation » des « temps de cerveaux disponibles », que leurs saturations, chassent avec une « naturelle » désinvolture, la notion même de hiérarchisation de leurs valeurs – morales, etc – places, incrémentations, dans un puzzle géant, est l’un des « objets ».

        Le fil rouge, étant l’exhaustivité de certaines infos, études « sociétales », sociologiques, etc, le recensement de certaines connaissances macro et micro-économiques (fiscalité, droits du travail, et des protections sociales, etc), les éléments clefs du cadre dirait-on, ou encore le plan du labyrinthe… qui évolue suivant la grille de lecture à adapter à la réactivité qu’on nous suggère d’avoir par rapport à des faits d’actualités … je cherche à connaitre le sens et l’emplacement des pièces manquantes – pour quoi avoir présenté que ce point de vu, mais surtout de telle ou telle manière…? – qui peuvent souvent se dévoiler, à l’horizon de la manière dont la saturation des « temps de cerveaux disponibles » peut être obtenue dans la hiérarchisation des valeurs qui leur est imposée (façon figure de style, « marketing ») par la sphère médiatico-politique, « culturelle », etc, toujours en en chassant d’autres infos… ou en neutralisant, parasitant d’autres, ne raisonnant plus qu’en bruit de fond (celui du « silence est d’or »)…

        Le dernier exemple en la matière fait écho à des manifestations (contre les violences policières impunies, le racisme, les inégalités, injustices.. et celles manifestations de syndicats de policiers), leur interdictions, et légitimités, puis les impactes pouvant en découler… S’ils intéressent quiconque – car ils se décomposent en plusieurs approche – ou vous même, c’est la : https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/1480206725492090

      2. @2Casa aucun problème pour moi, je n’ai pas mal pris vos remarques. Je continue toutefois de penser que des propositions intéressantes peuvent être perdues à cause de la forme. Et c’est dommage.

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