132 réflexions sur « Vidéo – Trump a perdu, Biden a gagné »

  1. Trump enfin destitué … par Biden ! 😀

    Trêve de plaisanteries, les problèmes sont toujours tous là, COVID, pauvreté, violence, autoritarisme, crises écologiques, réchauffement climatique, etc etc. Et on va toujours vers le mur à fond les manettes même Trump débarqué.

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    1. @ CloClo
      Lançons-nous simplement dans une réelle économie écologique et un grand nombre de problèmes devraient pouvoir se résoudre assez… naturellement.

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      1. @écodouble

        Ok. Commençons par virer tous les politiques qui nous causent de croissance… Ça laisse pas grand monde? Voir personne? Bin voilà, on a peut-être cerné le problème en fin de compte…

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      2. Dissonance,
        je fais le même constat que vous pour ce qui est des politiques et personnes qui ont pignon sur rue.
        Même les gens du « schift project » restent « trop peu » et « pas assez loin » de mon point de vue.
        De mon point de vu aussi, il n’est plus temps de faire des constats de l’effondrement en cours au sein de la Nature . Il y a longtemps déjà que ces constats sont faits, documentés, vérifiés et revérifiés ; ils ne font que s’affiner. Continuer à faire des constats et rien d’autre revient à discuter du sexe des anges.
        En fait, il faudrait que les gens reconnus, écoutés, visibles dans les médias… se lancent enfin dans la rédaction d’un programme économique qui tienne la route ; un programme courageux qui impliquerait une rupture dans de nombreux domaines, en premier lieu ceux de l’agriculture, de l’aménagement du territoire et de la restauration des milieux naturels.
        Aujourd’hui, tout va s’effondrer parce que, plus que le Covid, le second et dernier pic du pétrole (j’ai écrit là-dessus dans les ABPS) est survenu mi-2019. Et il y a du fric qui tombe du ciel partout pour renflouer les caisses des banques, des compagnies aériennes, des producteurs de bagnoles et d’avions, de la chimie… la BCE autorisant même les états puissants à « l’emprunt pour rembourser les emprunts », comme aux bons vieux temps du « pré-ultra néolibéralisme ». On est si près du chaos, que j’ai entendu il y a peu, sur une des ondes de Radio France, un responsable de la Banque de France dire que cette vénérable institution bonapartiste se tenait prête à faire du cash en masse en cas de panne électrique générale (coup dur en perspective pour les banques commerciales et la finances prédatrices, qui poussent à la disparition du cash – en oubliant que les politiques ont besoin de cash pour le « buziness » des pots de vin – qui verraient leurs « combines dématérialisées » devenir « objets » du passé.

        Perso, j’entends bien que je suis un clown sans bagage (sans diplôme).
        Seulement, il se trouve que je viens du terrain. Du terrain boueux et bien « dégueux » ! Et ma culture géologique et physique me dit qu’il n’y a pas d’autre solution que d’initier une économie écologique dont les règles et les lois seraient « assujetties » aux Lois de la Physique ; même si une telle économie nuirait forcément aux ploutocrates.
        En fait, faut bien comprendre que c’est ça ou la tombe pour Sapiens sapiens. Et de rajouter que je suis désintéressé en disant cela : j’ai pas d’enfant et exempté, par conséquent, de devoir répondre à des questions « embarrassantes » de la descendance quand les boucles de rétro-actions positives qui sont lancées, que nous contemplons sans rien faire, vont se faire méchantes réellement pour tous le monde.

        Donc, j’y reviens : Il est temps que des « intellectuels » qui ont accès aux médias et aux éditeurs, qui savent écrire vite et bien, fassent cliqueter leurs clavier pour nous pondre un programme économique de rupture – ou on oublie la croissance du PIB – à la hauteur de la situation et des enjeux. Un programme qui pourrait initier un débat bien cadré dans la société.
        Je pense que Cédric Chevalier est à même de pouvoir écrire un tel programme ; un programme pour mettre en place une économie écologique capable de fonctionner dans le flux d’énergie solaire tombant sur la Terre ; le pétrole étant alors réservé à des choses nobles (et surement pas la bagnole partout, ni les avions, les gros tracteurs dans les champs, les TGVs, le béton, le nucléaire, les armées, la mode et les porte-conteneurs). Si je cite Cédric, c’est parce que je suis toujours en phase avec lui quand je lis ses écrits.

        L’utopie, aujourd’hui, c’est de croire que tout va continuer comme avant. En effet, la croissance, qui est la logique depuis le Néolithique, en a fini avec son potentiel. Sans changement de la logique économique, la crise va rester notre quotidien ; jusqu’à notre certaine proche fin.

        Tout ne semble pas perdu si l’on en croit cette étude qui propose une renaturation de certains territoires dégradés. Ainsi, restaurer un tiers des zones dégradées serait une solution efficace pour préserver le climat et la biodiversité (cela ne suffit pas néanmoins pour moi : faut aussi changer la logique générale – je le répète (par exemple en donnant un prix au Joule, ce prix ne pouvant qu’augmenter années après années, puisque le pétrole, unique source de joules, si l’on y regarde bien, ne se renouvelle pas) :

        https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/science-restaurer-un-tiers-des-zones-degradees-serait-l-un-des-moyens-les-plus-efficaces-pour-le-preserver-le-climat-et-la-biodiversite-149118.html

        https://www.nature.com/articles/s41586-020-2784-9

        Il faut se grouiller !

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      3. Eco double,
        Cesse de te présenter comme clown, ce que tu n’es pas. 😉
        Je peux en témoigner, tu fais partie de ces humains qui ont à la fois la vision globale et la pratique du terrain avec une belle palette de compétences. Je ne sais pas qui sont les experts qui conseillent Pompili au ministère de l’écologie, mais quand j’entends ses déclarations, ses interviews, j’ai honte. Elle en est encore à dire qu’il n’est pas possible de faire autrement que de concilier impératifs économiques et écologiques. C’est consternant. C’est évidemment l’écologie et le social qui doivent être les maîtres de l’économie.

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      4. Au courant de la grève de la faim de Pierre Larrouturou, député européen, qui proteste contre la stupidité du projet de budget ?

        Il y a des entrefilets dans certains journaux, mais ça ne fait pas la une !

        1. Faire la grève de la faim, c’est très courageux, donc chapeau bas ! Mais la grève de la faim ne devrait-elle pas (vu les risques réels pour sa santé) rester une arme de dernier recours sur des causes essentielles ? Une taxe, dont je suis convaincu que les banques en refileraient en douce et sans sourciller l’ardoise à leurs clients, mérite-t-elle un tel engagement vital ? Le désintérêt du public ne reflète-t-il pas son sentiment intuitif de ma propre conclusion ?

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    2. Quelques news du covid chez moi, mon oncle est sorti des soins intensifs mais reste hospitalisé en obsevation, ma mère et ma tante ont moins de fièvre et ma mère a senti l’odeur de sa soupe hier soir et commence à dixit « voir la poussière » même si elle n’a pas encore la force de prendre le balai… D’après le médecin demain les 15 jours seront passés, le risque de faire un « mauvais covid » devient assez faible mais il faut prendre soins d’éviter de faire des complications par dessus (grippe, pneumonie etc..) 🙂 🙂 On a cependant du mal à s’autoriser à envisager le bout du tunnel vu qu’on a passé deux semaines entre un mieux et un moins bien, si ça se trouve ce soir ce sera encore une poussée de fièvre…
      Par contre aucune politique de test pour vérifier si elles sont encore positives ou pas avant de ressortir … donc personne pour vérifier si les malades sont encore contagieux ou pas avant de reprendre une vie «  »normale » », pas même un délai exact qui leur ait été spécifié. En fait, rien n’empêche les gens pas ou peu symptomatiques de sortir de chez eux même quand ils ont été testé positifs on dirait, pas même un contrôle de la sécu pour ma tante qui est en arrêt maladie. La maladie est à peu près gérée même si avec une grosse latence mais la contagion absolument pas, on s’en remet aux masques et au semi confinement il n’y a personne qui s’occupe de contrôler que les gens positifs ou en attente des résultats du test soient strictement confinés jusqu’à ne plus être contagieux…

      1. Mieux, ou pire, beaucoup de médecins t’expliquent que tu n’es plus contagieux après 7 jours, et j’en connais un paquet qui reprennent le boulot immédiatement après ces 7 jours. Sans test de contrôle, les délais sont bien trop long soit pour être testé, soit pour avoir les résultats, en tout cas en région ARA.

        Content de voir, heureusement, et c’est la majorité écrasante du genre, que la tournure prend une bonne voie Dup pour tes proches.

      2. Bonjour Dup

        Bon courage à toi et ta famille.
        Ce virus est vraiment particulier, voire « malin », avec ses hauts et ses bas.
        Faire une politique massive de tests , puis après identifier les positifs sans faire un suivi rigoureux du confinement des personnes contaminées n’est voué qu’à l’échec.
        Après ce n’est pas évident .
        50.000 positifs par jour ne sont pas facile à suivre compte tenu du nombre cumulé au bout de 2 semaines de période où les personnes sont contagieuses.

      3. @Ilicitano :

        D’autant que , d’après ce que j’entends , les personnels de Sécu , abandonnant en grande partie leurs tâches courantes , sont en fait surbookés pour prévenir les cas contacts et qu’ils n’envisagent même pas d’être en surveillance à l’aval autant qu’en amont .

      4. Et parmi « ceux qui reprennent le boulot » des laborantins et tines qui analysent nos échantillons.
        Et même certains qui, bien que détectés positifs au Covid, n’ont pas repris puisque ils n’ont pas arrêtés en fait… 😐

      5. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on ne parle plus du tout des tests sérologiques (qui détectent les anti-corps) ?
        Pas assez fiables ou bien pas de réelle volonté comme dit Dup de contrôler la contagiosité de ceux qui ont eu le Covid ?

      6. Pierre-Yves
        Et puis, les anticorps, et donc les tests sérologiques, ça n’est pas toute l’histoire (immunité via T Cells), manifestement.

        “Maybe we were a little naive to take measurements such as serology testing to look at how many people were infected with the virus,” Karolinska Institute immunologist Marcus Buggert told BMJ. “Maybe there is more immunity out there.”
        The authors use the growing body research to highlight immunology is not necessarily intuitive:
        “Physiological responses may have fewer sharp distinctions than in the popular imagination: exposure does not necessarily lead to infection, infection does not necessarily lead to disease, and disease does not necessarily produce detectable antibodies. And within the body, the roles of various immune system components are complex and interconnected. B cells produce antibodies, but B cells are regulated by T cells, and while T cells and antibodies both respond to viruses in the body, T cells do so on infected cells, whereas antibodies help prevent cells from being infected.”

        https://www.contagionlive.com/view/emerging-data-support-lasting-covid19-immunity-t-cells

  2. Oui soulagement et en attente de voir si Biden penchera du bon côté !
    Je viens de relire Dalva de Jim Harrisson, un auteur que vous n’avez pas cité mais qui à mon avis compte énormément pour décrire la culture américaine.
    Je suis bien sûr émue de voir ces américains qui disent qu’ils vont enfin pouvoir respirer pour faire écho aux dernières paroles de G Floyd.
    N’oublions pas quand même le nombre ahurissant d’américains qui ont voté pour Trump. Est-ce que ce sont ses idées ou son côté iconoclaste qui resteront ?
    En tout cas c’est un plaisir d’envisager que nous n’auront plus à voir et supporter un voyou mafieux mal élevé, outrancier voire cinglé et sa famille.
    Et nous avec tous les mauvais coups de Macron, (la loi sur les universités, la loi faite par les flics pour masquer les violences policières, le décret en douce cet été pour mettre sous la tutelle du ministère de l’intérieur beaucoup trop de décisions, la précarisation accélérée…) quand nous débarrasserons nous de cette présidence qui ressemble de plus en plus à une démocrature pour ne pas dire plus ?

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    1. Vous oubliez la mesure que obligerait à flouter le visage de policier, qui la mlupart portent masques et cagoules.. L’appareil d’état a mal pris apparemment les affaires de violences policières filmées, Benalla en tête.
      Ce qui n’est pas filmé n’existe pas.

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    1. Pour l’anniversaire j’attends le 15 ! Mais bon anniversaire à vous ! C’est vrai que c’est pas mal la perspective de la disparition de face orange ! Vous avez des bougies vertes j’espère !

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    2. Bon anniversaire ! De celui là tu t’en souviendras.
      Que les suivants soient aussi bon pour toi, avec l’annonce, chaque années, de réelles décisions aptes à lancer, puis à sans cesse fortifier, l’économie écologique qu’il est urgent d’adopter.

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  3. La nièce de Donald dit aussi : Il ne pourra pas se représenter en 2024 parce qu’il sera en prison !
    « The Dean Obeidallah Show » du jeudi 5 novembre

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  4. La démocratie a parlé. L’autre a perdu.
    Cependant , une autre classe a massivement perdue: celle des société commerciales à but lucratif dénommées ‘institut de sondage’. La victoire de Joe Biden n’est en rien massive, comme ces instituts l’avaient annoncée. Comment ont-ils fait?

    La démocratie a parlé. Le seul institut de sondage qui vaille est l’élection. Dans tous les cas, votez ( quand approprié).

    1. Pays divisé certes, mais désolé la victoire de Biden est une victoire massive :

      « Avec près de 74,5 millions de votes, un nombre qui va encore augmenter au fur et à mesure que les derniers États terminent leur dépouillement, Joe Biden est le candidat ayant rassemblé le plus de suffrages dans l’histoire des élections américaines. » (Libération)

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      1. Que ce soit pour les présidentielles ou les sénatoriales, le décompte montre une fois de plus que le système est tout sauf démocratique. Sans parler des découpages qui favorisent les républicains ou les réglementations pour accéder au droit de vote.

      2. Pierre-Yves:
        J’imagine que Jefferson, Wilson ou même Nixon ont totalisé moins de voix que Biden.

        Encore une raison pour ne pas lire Libération… d’autant plus que ces voix ne comptent pas directement, constitution baroque oblige.

      3. Ah quels rabat-joie vous faites les amis !
        Nous avons quatre années devant nous pour critiquer Biden et les imperfections de sa politique et des institutions américaines.

        J’ai déjà noté que Biden souhaite prendre à bras le corps la lutte contre Covid19, multiplier par deux le salaire minimum, augmenter les impôts des plus riches. Le retour de la science, du fair play et de l’empathie, c’est rien ça ?
        Ce soir je pense très fort à ma cousine de Chicago, je l’imagine très soulagée, et heureuse. Comme des millions d’américains.

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      4. « Constitution baroque ».
        Voui, pas sûr que la fin du XVIIIe, même américaine, puisse encore être classée dans l’ère baroque mais sûr que pour un Français fédéralisme = baroque.

      5. Pierre-Yves Dambrine
        8 novembre 2020 à 0 h 03 min

        « Ah quels rabat-joie vous faites les amis ! »

        Bon, quitte à donner dans la caricature blasphématoire, que les US aient voté Macron pour éviter Le Pen, ça s’est déjà vu, et les réactions de soulagement aussi, sur ce blog aussi. Avoir des ambitions plus radicales mais minoritaires m’empêche la joie, j’en suis désolé. Je partage plutôt le point de vue de https://consortiumnews.com/2020/10/20/chris-hedges-the-politics-of-cultural-despair/
        dont on trouve une traduction sur un site mal vu ici.
        A nouveau désolé de mon pessimisme.

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      6. @ Rosebud : ce texte est sur trois sites en français, j’en avais donné un lien et brièvement le thème central. On peut aussi voir l’auteur la prononcer sur youtube. Mais les illustrations sur votre version de Consortium valent une visite.

      7. chabian 8 novembre 2020 à 10 h 37 min

        Oui il y a des copieurs ! Coté illustration, le lieu photographié de sa conférence indique quelle était confidentielle, mais on la trouve sur you tube. Ce que j’aime bien avec les sermons pessimistes c’est qu’on n’est rarement déçu

      8. @ Rosebud

        Pas vraiment, ils ont viré leur Lepen en votant pour ce qui pourrait se révéler être leur Macron. Nous on a voté ce qui pouvait se révéler être Giscard face à ce qu’on imagine que pourrait être Lepen. On a pas encore eu le « plaisir » de juger Lepen sur pièce contrairement à eux, et eux vont avoir le « plaisir » de juger ce qui pourrait s’avérer être leur Macron. La politique selon St Thomas 😉
        En 2022 on risque d’avoir le choix entre croire à la rédemption de Macron ou laisser une chance à Lepen de trahir son électorat… 🙂

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      9. Dup 8 novembre 2020 à 11 h 52 min

        Je lis que vous soupçonnez des matriochkas dans cette sorte de démocratie si fêTée (pas fêLée, hein) ici ou ailleurs, et que vous êtes dans la foi aveugle en prêtant au dictateur kremlinpathe la maîtrise de son temps : en effet Gala m’informe qu’il souffre de паркинсон, dont un des symptômes bien connu est l’égarement spatial (droite gauche, est ouest deviennent confus).

      10. Dup 8 novembre 2020 à 11 h 52 min

        Post scriptum je reçois à l’instant transféré de UK mais probablement US d’origine un montage détourné d’une scène de « vol au dessus d’un nid de coucou » où on voit Jack Nicholson, en camisole à coté de Trump en camisole aussi et lui disant : « you still think you’re president don’t you ? ».

        1/ Qui peut-on consulter pour un briefing sur la notion de déni ?
        2/ Quelle raison peut qualifier de délirant un propos ?
        3/ Quels mécanismes de foi motivent les supposés « individus » donc indivisibles, pas comme la raie publique écrivait Bobby Lapointe!
        4/ Quelle analyse d’économie politique vous semble la plus délirante : celle du kapital ou celles contemporaines de École autrichienne ? Pourquoi ?

        Bon jour du seigneur

    2. Il est des enjeux qui l’emportent sur leur crédibilité, il suffit de regarder quand ils se sont trompé : Brexit et élections américaines. Dans les autres cas on a presque systématiquement des mouvements dans les dernières semaines avant le vote pour s’ajuster à la réalité alors que loin des échéances on satisfait avant tout le client et/ou les actionnaires.

  5. Il n’y aura pas de guerre nucléaire, les militaires, dès le début du mandat de Trump, avaient dit qu’ils n’appuieraient pas sur le bouton si l’ordre n’avait pas de justification géopolitique sérieuse.

    Je pense que l’on a fait très clairement passer à Trump le message que toute tentative de sa part de provoquer une guerre civile serait de la haute trahison, et que s’il ne souhaitait pas y perdre la tête (au sens propre) ou passer le restant de ses jours en prison, il fallait qu’il se tienne à carreau.

    A propos de prison, sa nièce, elle, y pense déjà : https://madame.lefigaro.fr/societe/election-presidentielle-usa-pour-mary-trump-son-oncle-donald-trump-ne-pourra-pas-se-presenter-en-2024-071120-183334

    1. Ça me fait mal de voir Kirk Hamett et James Hetfield comme des vieillards. Je compatis tout à coup avec les fans des Rolling Stones et des Beattles…

      1. @Dissonance
        On ne peut pas demander non plus à tous les artistes de mourir trentenaire pour qu’on ne garde d’eux que l’image au faîte de leur carrière 😉
        Reprise de « Rumble On » par les Foo Fighters avec Dave Grohl (ex batteur de Nirvana), John Paul Jones et Jimmy Page (ex guitaristes de Led Zeppelin). Ça tient pas trop mal la route.

        Par contre, je ne mettrai pas en lien une vidéo récente de Robert Plant. Pour le coup ça fait effectivement un peu mal 🙁

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    1. @aptyos Vous pensez qu’il ne l’était pas avant ?
      Il me semble avoir lu ou entendu quelque part qu’un certain Xavier N avait commencé sa fabuleuse aventure dans les télécom en piratant un mobile de Mitterand pour le compte d’un service …

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  6. « Bonne nouvelle, Trump a perdu. Il pourrait désormais tous nous faire sombrer dans un holocauste nucléaire »… Svp M. Jorion, pourriez-vous nous rappeler quelle était l’option pessimiste?

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  7. Trump est parti. Mais les raisons que la moitié ou presque des citoyens des Etats Unis avaient de voter pour lui ; pas pour lui, mais contre Hillary entourée de corruption et de gens d’argent, que l’aura d’Obama empêchait de voir distinctement. Joe Biden n’existe pas réellement, pas plus que Macron. C’est un employé de ceux qui ont payé pour qu’il soit élu. Espérant que les bons effets de l’agitation de Trump, le commencement de la démondialisation, les progrès de la paix au Moyen-Orient, ne seront pas perdus. Et aussi l’espoir de ceux qui avaient voté contre Hillary de ne plus être écrasé de mépris par les beaux et intelligents.

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  8. C’etait bizarrement stressant d’attendre ce verdict ! Ce qui serait parfait pour detruire la base de Trump c’est que lui aille en prison, car sinon on verra encore ses supporters , qui déjà parlent de fraude evidemment, continuer leurs délires les plus fous et surtout continuer la division sur tout.

    1. il ne faudrait pas en faire un martyr ou une icone, non plus !Attendons qu’il se couvre de honte et de ridicule avant de sortir le goudron et les plumes…

      1. @Sydney, @ Chabian

        Effectivement, condamner Trump immédiatement après qu’il ait quitté la Maison Blanche n’est pas la meilleure méthode pour apaiser les esprits et essayer de recoller les morceaux.

        Par contre, attendre « qu’il se couvre de honte et de ridicule », outre le fait qu’il l’a déjà fait régulièrement depuis 4 ans, ça ressemble fort au discours des politiciens « classiques » : laissons les extrêmes se ridiculiser d’eux-même, les gens comprendrons, « faisons preuve de pédagogie » etc….soit le discours classique sans jamais de remise en question. Si les électeurs sont poussés dans les bras des extrêmes c’est souvent à cause de cette suffisance des politiques « classiques » convaincus de détenir la vérité sans jamais faire leur autocritique.
        La seule façon pour les politiciens modérés de mettre fin à des Trump ou des Lepen, ce n’est pas en les mettant en prison ou en « attendant » qu’ils se ridiculisent eux-même, mais en se remettant en question, en écoutant le peuple et en proposant de nouvelles politiques et façon de faire.

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  9. Et bravo Paul d’avoir été pour nous l’inlassable chroniqueur et analyste de « La chute de la météorite Trump ».
    Good job !

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    1. Mais la faute à qui ? S’il n’y avait pas 47% des gens aux US votant encore aujourd’hui pour Trump, on n’aurait pas besoin d’un Biden. Si votre cousin, votre beau-frère, votre nièce et votre belle-mère ne votaient pas pour la droite, la France, la Belgique, l’Europe, seraient de gauche. « Oui mais ils ne veulent pas m’écouter… » Eh bien, soyez plus convaincant, faites un effort !

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      1. Oui, contents de voir évincé ce protofasciste. Quoi qu’il en coûte. Mais d’un autre côté, se souvenir que Biden n’est même pas un social-démocrate à la Sanders. Dans une société qui ne connait pas la Sécu à l’européenne, cad la « fraternité ». Alors c’est pas bonnet noir et noir bonnet, mais c’est être à la tête d’un empire qui n’en finit pas de décliner et qui rêve encore de grandeur ce qui est très dangereux, qui rêve encore de déstabiliser des tas de pays et de peuples ou sociétés à travers le monde. Difficile d’être un président de la « transition » pour un Etat qui doit accepter de ne plus être le centre du monde et arrêter de préparer la guerre.

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      2. Euh sauf erreur on quand même élu Hollande et on lui aussi donné une majorité aux législatives… c’est un peu facile de s’en prendre au beauf alors qu’on s’est fait berner autant que lui…

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    2. Au moins , désormais, on peut espérer que la prise de conscience planétaire du problème écologique va déboucher sur des actions concrètes.

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    3. Les élections de 2022 sont à mon sens dans un brouillard complet. Difficile de discerner quoi que ce soit.

      Une chose me semble certaine : la deuxième vague du coronavirus, d’autant plus forte que le président tarde encore à prendre des mesures sérieuses, risque de tout bouleverser sur le plan politique. A l’issue, il est tout à fait pensable que la France, non les Etats-Unis, se retrouve dans la pire situation et avec les pires résultats face au covid-19 (*) Emmanuel Macron risque de l’emporter sur Donald Trump en matière d’incompétence 🙁

      Dans ces conditions, il me paraît difficile d’imaginer que Macron puisse être réélu. Sera-t-il au second tour, et si oui contre qui ? Brouillard… Et donc, pour parler en positif, ouverture des possibles :
      – Le prochain président de la République pourrait-il s’appeler Pierre, et être militaire ?
      – Pourrait-elle être une femme, et l’élection pourrait-elle être la revanche de 2017 ?
      – Une alternative de gauche pourrait-elle émerger – ce qui suppose naturellement non seulement un programme, mais une personnalité ?
      – Un nouveau centriste / modéré pourrait-il émerger ou être propulsé, à la suite et en remplacement de Macron ?

      (*) Biden veut une « politique nationale cohérente en matière de tests et de traçage ». Si elle est effectivement et efficacement mise en œuvre à partir du 20 janvier, et compte tenu des délais pour qu’elle fasse effet, on pourrait grossièrement estimer les pertes humaines américaines à 400 000, correspondant mis à l’échelle de la France à 80 000. Or nous sommes déjà à la moitié de ce chiffre, l’épidémie ne fait qu’accélérer pendant que le gouvernement plutôt que d’agir retourne la responsabilité sur les citoyens, et le débordement des services de réanimation donc l’augmentation brutale de la mortalité est à une, au mieux deux semaines dans l’avenir

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      1. Nous sommes aujourd’hui à la moitié de ce chiffre au 20 janvier, cette 2ème vague étant au moins équivalente à la précédente, nous y serons pas loin des 80 000 !

      2. Mélenchon a déclaré sa candidature (enfin presque) hier.
        J’espère qu’à FI des voix vont s’élever pour dénoncer cette candidature prématurée et aventuriste. Ruffin, Autain, vont-ils réagir ?

    4. Côté familial c’est peine perdue… Le noyau dur de croyances. Je préfère me concentrer sur les petits jeunes qui passent à ma portée, c’est un gain dans la durée si la conversion est réussie !

      Il ne reste plus que la candidature de Marius qui fait obstacle à un certain nombre de « passages à l’acte », dont le mien. Pas qu’il n’ait pas l’envergure, c’est à mon sens un des rares derniers politiques que nous ayons, mais il est trop clivant. Combien de fois j’ai entendu l’équivalent du « plutôt Hitler que le Front Populaire », Hitler étant à remplacer par « fascisme en col blanc » en l’occurrence. Les gens pensent dans le prêt à penser qui leur est seriné depuis… depuis toujours et ça constitue leur arrière plan idéologique ininterrogé et ininterrogeable. Penser contre est épuisant et surtout angoissant.

      « Et quoi après ? » pourrait être le principal obstacle.

      Quant à l’offre politique, il est hors de question que je tapine pour le P. »S ». et ses avatars pipolo-médiatiques ! Les verts m’apparaissent bien jaunes à l’intérieur, pas mûrs…

      On verra en 2022 si l’Homme de Picardie acquiert la stature et quelle équipe il réunira alors.

      (Tout cela étant bien sûr à pondérer par la discussion que nous avons ailleurs avec Juan et Dissonance. Voter ou ne pas voter ? Quelles garanties de ne pas être la caution d’un système auquel on ne croit plus ? Quelles garanties d’un changement institutionnel si seulement… ? Etc)

  10. On attend les félicitations et /ou la teneur du commentaire de Poutine , et /ou la mesure du délai d’expression du Kremlin .

    A mon avis pas trop pressé et peut être assez content que les USA , finasseries de Trump aidant , soient hors du champ international pendant presque deux mois .

    1. Il suffit d’allumer RT et vous vous ferez une idée assez rapide (j’ai pas été jusque là mais les videos youtube proposées par l’IA sont suffisamment édifiantes dans leurs titres). Poutine n’a pas besoin de se fendre d’un commentaire, il félicitera Biden en temps et heure : son temps et son heure 🙂

  11. Retour donc au monde ante-trump – retour à la case Jorion pourfendeur du système capitalisme financiarisé + la crise climatique + la crise civilisationnelle – que de rejouissances en effet –
    Bon sang, cet interlude Trump aura coagulé beaucoup d’énergie, la société du spectacle aura encore prit le dessus sur le spectacle de la société.

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  12. Epilogue et question de timing : excellente nouvelle que la (large) victoire de Biden. Ma fille vit aux Etats-Unis. Son mari avait adopté la nationalité américaine. J’ai un petit fils natif américain. Il est métis (en fait, ni blanc, ni noir, ce qui met ces catégories totalement obsolètes – comme si on allait classer les humain selon leur couleur de cheveux : et les châtains, sont-ils brun, roux ou blond ?…. etc. Le monde de demain, celui des jeunes générations, n’a plus rien à voir de ce point vu. Allez voir une classe de lycée par exemple. La vision de Trump, celle des suprématistes blancs (un concept d’un autre siècle), est une marche-arrière de l’histoire totalement mortifère, menant tout droit à la destruction. Encore heureux qu’il n’ait pas été réélu, car, comme l’a fait très vite remarquer Paul, il présentait tous les symptôme du proto-fascisme, entrainant malheureusement des foules, leurrées et pleines et pleine de ressentiments par des (im)postures et des mensonges à répétition, où la fin (son intérêt propre) justifie les moyens. L’acharnement de Trump à nier la réalité, celle aujourd’hui de sa défaite, est symptomatique de cette personnalité, celle de ces « grands hommes catastrophiques de l’histoire ». Donc question de timing, bye-bye Mr Trump, Et maintenant espérons, ou du moins, agissons pour que cela permette d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire, la leur, mais aussi la notre….

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    1. « Et maintenant espérons, ou du moins, agissons pour que cela permette d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire, la leur, mais aussi la notre…. »

      Je suis un rabat joie comme le dit PYD, mais je n’arrive plus du tout à m’enthousiasmer à chaque élection, comme si c’était une sorte d’incantation des dieux, destiné à amener de meilleurs présages pour la communauté, comme si c’était une grande remise à zéro. Comment se fait-il que nous en soyons encore à penser de la sorte et à croire en ça ? Ce que nous faisons c’est juste choisir par moment le moins pire selon nous parmi nous. Il faudrait se réjouir de ça et reprendre espoir ?

      Je suis totalement en accord avec Dissonance, à part une décroissance choisie et régulée tant que nous avons les Lois, les moyens techniques et énergétiques, le reste sera éternellement de la fumisterie criminelle. Bâtir des structures dont la durée de vie sera sur plusieurs siècles profitables à tous, sur toute la planète, diviser le temps de travail forcée par 2 ou 3 (10 ou 15 heures par semaines) et une assistance toute la vie partout pour chaque membre de l’espèce, redonner de l’espace aux autres espèces laisser la bride sur le cou aux écosystèmes afin qu’ils se reconstituent à foison . Tant qu’on ne visera vers cette voie, personnellement le vote me sera un outil sans intérêt.

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  13. Bon résumé, Paul.
    J’ai travaillé pendant 30 ans sous la direction générale d’une multinationale américaine dans le domaine du numérique.
    J’ai été en Floride et dans l’ouest américain en traversant malgré tout des régions très droitières.
    L’Amérique des Nobel et des cowboys qui ne se parlent plus ne s’estimant plus l’autre.
    Il y a malheureusement, comme vous dites, encore près de trois mois avant l’investiture.
    Les fous de dieu peuvent être en embuscade. C’est le seul danger.

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  14. Trump est un procédurier, c’est comme celà que sa bonne toile l’a protégé des Banquiers.
    Le qualifier de séditieux est un peu rapide, il ne soutient pas les suprémacistes Blancs, ce sont les suprémacistes blancs qui le soutiennent, devrait-on s’attendre à ce qu’ils soutiennent Kamela Harris et son ticket avec Trump destiné à lui faire accéder dans un premier temps à la vice-présidence, à la grande satisfaction des GAFA californiens ?

    Curieux pays où la proclamation des résultats est affaire de média.

    Médiacratie ?
    Trump a perdu le vote populaire, a obtenu plus de vote que lors de sa première élection, est peut-être le deuxième candidat ayant obtenu le plus de vote dans une élection américaine après Biden bien sûr, il a ainsi réconcilié par une participation exceptionelle malgré la covid le peuple désabusé avec un processus électoral délaissé (voir municipales en France).
    Mais l’élection a lieu légalement le 14 décembre, et si les remarques faites ici sur la procédure alternative en cas de défaillance des décomptes est avérée, ne pourrait-il pas être élu tout à fait légalement par le Sénat votant par Etats ?

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    1. « Curieux pays où la proclamation des résultats est affaire de média.« 

      Comme vous j’ai été surpris, habitués que nous sommes que ce soit le ministère de l’intérieur qui annonce le résultat.
      Mais n’est-ce pas une manière de procéder finalement plus, en tous cas pas moins démocratique que notre manière de faire : les médias sont un contre-pouvoir (check and balance) , il est donc logique qu’ils se portent garants de l’intégrité du processus électoral. Le ministère de l’intérieur qui annonce les résultats c’est un peu l’organe juge et partie.

      1. Les médias « proclament » ce qu’ils veulent, les États donnent leurs résultats de suffrage, nomment leurs grands électeurs, qui élisent le POTUS en décembre, réellement proclamé président en janvier par le Congrès.
        Et puis surtout, il n’y existe pas d’équivalent de notre ministère de l’intérieur.
        Enfin ce sont bien aussi les médias qui « proclament » le vainqueur à 20h en France, voire bien avant, sur sondages sortie des urnes…

      2. Mais n’est-ce pas une manière de procéder finalement plus, en tous cas pas moins démocratique que notre manière de faire.

        Vous rendez vous compte de l’énormité du propos?

        Seule une presse libre et indépendante peut constituer un tel contrepouvoir.
        Quand ce n’est pas le cas, ca n’a aucun sens.
        Et dans un climat de défiance à l’égard de l’institution « médias », c’est même plus dangereux encore.

        Depuis, en effet, les révolutions de couleur et les techniques de « regime change » sont passés par là.
        Aujourd’hui, à la tête des services de rédactions qui comptent, dans la plupart des medias allemands et US, ce sont simplement des agents en exercice ou des anciens agents des service de renseignement. Cf. les revelations à l’annonce du scandale du Zeit et récemment l’affaire Greenwald.
        Plus généralement, « les medias » maintenant, c’est pour beaucoup… les géants du web, qui ne jouissent d’aucune légitimité démocratique et qui, de surcroît, n’ont aucune vocation à être des contre-pouvoir.
        Quand à l’actionnariat des médias, une poignée de firmes seulement possède l’intégralité des medias aux US.
        Cf. les manifestations en Australie contre l’empire Murdoch. En France, les services de renseignement US ont un pied dans l’actionnariat du Monde, par exemple (j’imagine les réactions US si la France s’avisait de faire la même chose là bas…).

        Il n’y a malheureusement aucune solution optimale. On se souvient du propos de Staline sur la différence entre celui qui vote et celui qui compte les voix…
        Néammoins, dans une démocratie bien ordonnée, c’estbien au ministère de l’intérieur de prononcer le résultat des élections, et ça ne devriat normalement avoir lieu qu’apres l’aval d’une commission de magistrats constatant la validité du résultat, intervenant après que le dernier recours susceptible de modifier le résultat des élections ait été épuisé.

        Le déroulement de ces élections est une catastrophe sur le plan démocratique.
        S’il vous plait, n’en faisons pas un modèle ou une variante possible parmi d’autre, mais un repoussoir.
        Gardons nous des votes par correspondance. Gardons nous pour l’avenir du vote électronique. Gardons nous de permettre à tous les candidats et a fortiori à la presse!, d’annoncer des résultats avant que le dernier recours juridique n’ait été épuisé en cas de contestation.
        Déjà que les 2 dernières présidentielles en France ont été limite-limite sur le plan du processus, il ne serait pas sage de continuer dans cette voie. Quelle serait la crédibilité de BFM Business pour annoncer la victoire d’un Macron dans une élection à couteaux tirés disputée contre… F. Ruffin ou D. Robert. Que se passe t-il s’il n’y a que des BFM Business)?

        Les services diplomatiques étrangers devraient également suivre la même règle de non-ingérance dans les affaires intérieures d’un pays, et attendre pour féliciter le vainqueur que la commission habilitée à trancher se soit officiellement prononcée après le dernier recours épuisé.
        Ce à quoi on arrive, au bout du bout, selon cette logique, c’est au divorce des peuples au mieux, et à l’anomie, à la guerre civile, au divorce des peuples ou à la dictature, au pire.

        Si le moindre doute sur la légitimité du scrutin n’est pas objectivement levé, alors les USA sortiront de ces élections plus désunis encore qu’ils ne l’étaient, et les medias US en seront responsables.
        (pour les trumpistes, après 4 ans de défiance, l’attitude des médias après l’élection est considérée comme une déclaration officielle de guerre civile façon « ok, on a compris… tous les coups sont donc permis »), et la rupture de la philia est sans doute, dors et déjà, quasi irréparable. Gagner avec des doutes, c’est une chose. Gagner avec des doutes en se payant le luxe de mépriser le camp d’en face, c’est est une autre (car dans cette logique, il ne suffit pas de gagner, encore faut il que l’autre perde…), et les conséquences durent bien davantage que 4 ans.

        Pas sûr que, dans les circonstances actuelles, nous puissions nous permettre de perdre encore 2 générations pour avancer sur les problèmes en cours.
        Les prochaines semaines pourraient être cruciales pour l’avenir des USA.

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      3. Letsee
        Je n’ai aucune certitude en la matière, c’est bien pourquoi j’écrivais à la forme interrogative.
        Je suis entièrement d’accord quand vous écrivez que sans médias indépendants cela n’à pas de sens.
        Vous me dites la norme ce doit être le ministre de l’intérieur qui annonce la nouvelle.
        J’objecte alors que dans le cas des USA en la circonstance ce qui risquait d’arriver c’est que le ministre de l’intérieur ou son équivalent au sein d’un gouvernement sous la présidence de Trump soit juge et partie. Trump, comme on le voit actuellement, a tout intérêt à différer l’annonce des résultats.
        Pourquoi Trump se serait-il gêné quand on sait ce qui arriva au rapport Muller lorsqu’il fut remis à William Barr, ministre de la Justice, lequel caviarda copieusement ledit rapport, ce qui équivalait à faire obstruction au processus en vue de la destitution du président. (Lire les analyses de Jorion sur le blog).
        Je vous concède volontiers que par ailleurs il y a une suspicion à l’égard des médias. Il y a le fait que des intérêts privés s’engagent dans la bataille. C’est un fait, mais qui fort heureusement est contrebalancé par le fait que les médias cherchent avant tout à faire de l’audience. Or une manière de faire de l’audience c’est d’apporter de vraies infos, que les médias concurrents peuvent vérifier et contredire.
        Il me semble qu’il existe malgré tout une certaine indépendance des journalistes, quand par exemple le NYT consacre des pages entières de son journal à répertorier tous les mensonges de la présidence Trump, il fait preuve de salubrité publique, et d’indépendance.

      4. Letsee, pas de commentaires de ma part sur la bouillie paranoïde qui fait sensiblement toute la matière de ton post.
        Juste un rappel : ce sont bien les médias qui proclament urbi et orbi le nom du Président en France, à 20h le soir du vote, alors que les procédures de depouillement sont à peine entamées.

      5. PS.
        Knight observe qu’il n’y a pas d’équivalent du ministre de l’intérieur aux US.
        J’apporte donc la précision suivante à mon propos en reformulant celui-ci : dans l’hypothèse où le gouvernement Trump aurait eu la possibilité d’annoncer officiellement la nouvelle via un de ses ministres, on risquait que Trump en fasse un mauvais usage, soit en retardant l’annonce ou par tout autre moyen.

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      6. « C’est un fait, mais qui fort heureusement est contrebalancé par le fait que les médias cherchent avant tout à faire de l’audience. Or une manière de faire de l’audience c’est d’apporter de vraies infos, que les médias concurrents peuvent vérifier et contredire ».

        Helas… ca pourrait être à la limite vrai pour la presse seulement. Laquelle devient une portion toujours plus faible des « médias » (le caractère vrai ou faux d’une info n’a rien à voir avec le volume d’échange la concernant sur les réseaux sociaux… sur lesquels le principal vecteur est plutôt l’émotionnel et/ou le potentiel polémique).

        Mais même pour la presse, ce n’est certes plus qu’une manière de faire de l’audience. D’autres offrent à court terme et moyen terme de meilleures chances d’avoir de l’audience!
        Les medias cherchent soit à faire de l’audience pour l’audience, et dans ce cas ils ont un agenda politique.
        Ou bien à faire de l’argent, et apporter de vraies infos ne permet malheureusement pas, à brève échéance, de faire plus d’audience que la simple propagande.
        D’autant plus que ce n’est plus tant la validité ou non de l’info qui fait l’audience de la presse mais le « ce de quoi on parle » (le sujet dont on décide qu’il mérite de faire les gros titres, ou qui mérite même qu’on en parle… et là se pose le problème de la censure et des formes nouvelles qu’elle prend dans les GAFA).
        De sorte que l’arbitrage qui est fait, au sein d’un media, est entre agenda politique et revenus d’une part, et entre revenus à courts termes et revenus à long termes d’autre part. Dans les 2 cas, il faut certes faire de l’audience. Mais dans les 2 cas, le caractère véridique ou non des infos a désormais une importance marginale. D’autant qu’il existe bien des manières de fidèliser la clientèle, indépendamment même du type d’information proposé par le journal (ca a commencé par la publication de feuilletons littéraires, lesquels n’ont rien à voir avec de l’info).

        Quand je dis que c’est au ministère de l’intérieur, je précise que c’est au ministre de l’intérieur de le faire, mais après – et seulement après – que le compte ait été entériné par les magistrats responsables de l’intégrité du vote, tous les recours susceptibles de modifier le résultat ayant été dûment étudiés/épuisés.
        Apres, effectivement, on peut se passer du ministère de l’intérieur et ne garder que l’arbitrage de la commission.

        Je note que dans cette élection, hors problèmes informatiques, les problemes ne semblent porter que sur des circonscriptions où les observateurs n’ont pas pu faire leur travail correctement (l’accès leur aurait été refusé).
        La meilleure protection du processus electoral, c’est donc ça : la possibilité pour les citoyens de controler eux-mêmes, de visu, le bon déroulement des opérations.
        Et eventuellement de filmer et de mettre en ligne, à la libre disposition des citoyens, tout ce qui est jugé suspect ou hors des règles.
        Ce qui devrait être fait quand une infraction est constatée, je l’ignore (annuler tous ces bulletins n’est pas la solution, mais que faire dès lors que le tri entre bulletins valides et non valides a été rendu impraticable?).
        Evidemment ca devient impossible quand tout est informatisé, où tout devient sinon invisible, du moins seulement accessible à une poignée d’experts/hackers.

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      7. Pas de commentaire sur la « bouille paranoïde ».
        Oui, il vaut mieux, je serais obligé de mettre les références sourcées.
        Et je n’ai pas que ca à faire non plus…
        Mais en quelques clics, si vous lisez l’allemand, vous tomberez assez vite sur des références serieuses. Pour le reste, il suffit de lire l’anglais et de regarder de près comment s’est passée la campagne dans les médias pour convaincre le bon peuple américain d’y intervenir (ce qui inclue l’identité des « experts » qui se sont succédés sur tous les plateaux TV, républicains comme démocrates…). Et pour les élections en France, l’éviction de DSK à point nommé, et l’élection de Marcron n’ont certes pas été des modèles de probité électorale (je parle du processus dans son ensemble, pas du comptage des voix qui n’a jamais été discuté par personne).

        La comparaison avec les medias en France est complètement à côté de la plaque.
        Déjà, à 20h, ce qui est proposé est une « estimation des résultats » (ou « premières estimations »).

        Ensuite, il n’y a jamais eu dans le même temps de contestation simultanée des résultats par le candidat perdant, ce qui change absolument tout (et encore moins récemment en raison des écarts de voix observés au deuxième tour).
        Quand personne ne discute les résultats, peu importe que ce soit Pierre, Paul ou Jacques qui le rende public en premier, certes avec toutes les précautions nécessaires (d’ailleurs, en France, les précautions sont prises!). Le CSA – je ne crois pas qu’une institution de ce genre existe aux US – veillerait au grain.

        Dans une situation identique, les réseaux sociaux/blogs, etc. feraient peut-être comme aux US, mais je n’imagine pas les commentateurs ou journalistes de la Télévision Publique ou la Chaine Parlementaire se prononcer sur l’issue définitive du scrutin avant que la commission ne se soit prononcée. Ils diraient (ou devraient dire) : « si les résultats restaient tels quels X serait le candidat élu à la présidence de la République. Mais en l’état, le prochain occupant de l’Elysée ne sera véritablement connu qu’à la date D, quand la commission se sera prononcée sur le recours présenté par le candidat Y). En attendant, toute la France suspend son souffle ». Ou un truc du genre.
        Et s’ensuivrait un travail journalistique scrupuleux d’explication des différents recours posés par les juristes du candidat Y, des raisons pour lesquels ce dernier se pense dans son droit/spolié, et du volume de voix en jeu.
        Bon, je me fais peut etre des idées sur la vertu de la TV publique française. Mais c’est comme ça que normalement, dans une démocratie bien ordonnée, les choses devraient se passer.

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    2. @PYD :

      C’est le conseil constitutionnel , juge électoral qui valide et proclame les résultats , pas le ministère de l’intérieur .

      Nos media et leurs animations à suspense avant 20 heures n’ont pas forcément grand chose à envier aux américains .

      1. C’est noté.
        Résumons :
        Le conseil constitutionnel valide et proclame en petit comité, le ministre de l’intérieur annonce officiellement urbi et orbi.

    3. « il (Trump) ne soutient pas les suprémacistes Blancs, ce sont les suprémacistes blancs qui le soutiennent »
      Oh yeah, « stand back » or « stand by » ?
      – Va, je ne te hais point.
      – Tu le dois.
      – Je ne puis.

    1. J’ai écouté le discours cette nuit de Joe Biden à Wilmington, Delaware.

      Une formule a retenu mon attention et elle résume me semble-t-il son état d’esprit et son ambition avant même de faire des réformes :
      « guérir l’âme des Etats-Unis ».
      Après l’épisode Trump, il y a de quoi.

      1. Rosebud1870

        Dessine-moi un Poutine présentable 😀

        Plus sérieusement, pourquoi faire entrer ce mot « âme » dans le cadre étroit de la religiosité ?
        Ici, Biden fait quelque chose d’évident, trouver le dénominateur commun entre des américains qui ne s’entendent pas. Encore fallait-il le faire.
        Ce mot âme, je ne l’entends pas comme substance, mais comme impérieuse nécessité, celle de retisser les liens rompus. Une âme, en deux mots c’est quelque chose qui se tient. C’est bien le minimum après les dégâts causés pas Trump.

        Dites-moi ce qu’il fallait qu’il dise ?

      2. C’est un bon exercice perecien ou perequien de se contraindre à éviter certains mots à connotation embarrassante, et comme âme ça me soul, je lévite.
        « pourquoi faire entrer ce mot « âme » dans le cadre étroit de la religiosité ? » réponse courte : il reste pesant comme les âmes pesées.

        C’est gentil à vous de me proposer de me mettre à la place de Biden, mais non merci, sinon pour vous faire plaisir :

        « guérir l’âme des Etats-Unis ».

        « Restaurer le droit de la constitution des États-Unis ».

      3. Il fallait qu’il dise « Je ne ferai de discours de politique générale que quand le résultat des élections aura été validé par la cours suprème des Etats-Unis ».
        Et une fois élu,à cette occasion, il aurait du tenir ce même discours sur la guérison de l’âme des USA.
        Là, il aurait effectivement contribué à guérir le malade.

        Comme il ne l’a pas fait, ce discours a l’effet inverse, polarisant encore plus la fureur des républicains.
        Et comme le discours de Michele Obama a été l’opposé de celui de Biden « N’oublions pas que X millions d’américains ont voté pour le racisme, la haine, etc. », il va de soi que ce discours pansement pour guérir l’âme de l’Amérique, est moins vécu comme une « cautère sur une jambe de bois » que comme une sorte de baume au vinaigre passé hypocritement sur la plaie.

        La loyauté d’un homme d’Etat doit toujours aller d’abord aux institutions (sous réserve qu’elles soient justes), et ensuite seulement à ses électeurs. Par la tenue même de ce discours, indépendamment de son contenu, Biden a de fait montré que les perdants ne pouvaient pas lui faire confiance pour les respecter (ceci, sans parler de la personnalité même de Biden et de tout ce qu’il représente déjà pour cette Amerique : donneur de leçons, mais avec des ancêtres esclavagistes et un mentor membre éminent du ku klux klan – les resultats de Trump dans les communautés noires et hispaniques ne sont pas là par hasard! – enrichissement par la corruption domestique et internationale, affaires de moeurs gravissimes).

        Toutefois, à la décharge de Biden (qui a bien arnaqué l’extreme gauche US en faisant miroiter la possibilité de son remplacement par la vice-présidente quand il s’accrochera au pouvoir comme une moule à son rocher pour garantir le retour au business as usual), il ne pouvait pas prendre le risque de laisser Trump faire ce même discours à sa place!
        Malheureusement pour le peuple américain, il n’y avait donc plus de sortie par le haut possible dès lors que les scores étaient à ce point serrés. C’est là tout le tragique de l’Histoire. Les USA ne sortent pas de l’ornière. Ils accélèrent.

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      1. soit , pourquoi ne pas partager une joie , qui risque à mon avis, d’ètre éphémére.
        car , je n’ai jamais vu dans l’histoire humaine , quelque peuple que ce soit combattre un fascisme avec des bulletins de vote par correspondance …

      2. C’est pourtant ce qui vient de se passer , non pas à cause du mode  » correspondance » ( qui en soi pose une question intéressante ) mais à cause du « Vote » ….qu’un fasciste bon teint ne pouvait évidemment que dénigrer par avance , pendant les opérations de dépouillement , et après par du cinéma procédurier .

        C’est la seule circonstance atténuante que j’accorde au dictateur psychopathe Trump : il ne sera pas allé ( le parti républicain ne lui aurait pas permis ) jusqu’à supprimer le processus électoral , et la naissance de la Constitution US comme la révolution française n’auront pas inauguré en vain le droit de vote ( pas immédiatement universel d’ailleurs , et les droits tardifs des femmes montrent bien combien ce droit fondamental est aussi menacé que précieux ) .

      3. « ..C’est pourtant ce qui vient de se passer.. »
        c’est intéressant de voir la façon dont vous abordez cette situation , comme si l’election du 3/11 était en elle-même une garantie contre l’évolution que nous pouvons percevoir vers ce « fascisme blanc » …. qui est un processus au long cours .
        ce qui serait à connaitre , c’est la part de mobilisation d’un électorat précedemment habitué à un abstentionnisme par ce type de vote ( par correspondance , donc) , compte tenu de la situation sanitaire en cours.
        il me semble que cette élection a battu quelques records de participation , merçi d’avance pour ceux qui ont des précisions à apporter ….

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      4. Je ne sais pas vraiment ce que vous entendez par fascisme blanc , mais si c’est ce que je crois comprendre c’est un risque sans avenir car il est contre nature et contre raison .

        Le fascisme par contre est ,selon la toujours exacte formule , un monstre dont le ventre reste toujours fécond , et il est multicolore .

        Il ne suffit pas du vote pour l’éviter ( voir l’histoire ) , mais ça aide infiniment . Eviter les ressentiments qui font déraisonner , ça aide aussi grandement .

      5. @A113 :

        Cette forme là , on la combat mieux quand on ne s’abrite pas derrière des formules valises à deux balles , et qu’on la décortique là où elle est , comme le fait notre hôte .

        Voter sur un projet clair et crédible de ce point de vue , est alors la meilleure façon de dompter la bête . La vraie difficulté dans cette lutte , c’est la nature mondiale du monstre . Et c’est la raison de mes fréquentes références à ce niveau international pour être efficace et crédible . Clairement pour nous , on ne peut progresser qu’en européens . Ce qui à 27 ou 28 n’est pas simple , mais a le mérite d’imposer le parcours de la nécessaire pédagogie .

        Le résultat de l’élection américaine , en ce qu’il ranime les rapports transatlantiques , pèsera sur cette problématique ( et sur notre propre élection de 2022 ) , comme sur la fonction de l’Euro , de l’OTAN , au rôle reconnu à la Russie dans la relation au moyen orient et à la Chine .

        Et corona reste à l’affût et même à l’attaque , avec des dettes étatiques dont on ne sait même plus comment il faut les appeler .

      1. « …Le prochain sondage vous répondra objectivement.. »
        quelle belle bouillie oxymorique !!
        mais elle réponds bien à mon questionnement « à voix haute » : le processus politique en cours (cf. le » fascisme en col blanc » dont parle Paul Jorion) vient de brutalement corriger son tir.
        la question interessante me parait ètre : sur quoi craignait-il de buter au point d’activer une pareille pirouette ?
        quand je parle de processus , je veux parler de la perlaboration de toute une société , pas de sa mise scène avec seulement deux acteurs sur l’estrade.

  15. Je crois comprendre que la philosophe et psychanalyse Cynthia Fleury a bien posé l’étendue et l’épaisseur des choses qui nous préoccupent dans le dur :

    Ci-gît l’amer. GUÉRIR DU RESSENTIMENT
    « La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l’objet de l’analyse reste la quête des origines, la compréhension de l’être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L’aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s’effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d’en faire le moteur des histoires individuelles et collectives. »

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    1. Lacan jouait de la privation, de la castration, de la frustration, et le ressentiment c’est l’auberge espagnole. Viré par son patron ou son conjoint, pour autant que ça puisse provoquer le même type de blessure, est ce que ça doit provoquer le même type de traitement ?
      You are fired, ça peut mener à une contestation juridique, une dépression, un soulagement, une persécution, un déni, etc. et même de buter le patron !

      1. En analyse comportementale et typologie des caractères , les « blessures » sont souvent convoquées . Au nombre de neuf en  » relations interpersonnelles  » , au nombre de cinq chez Lise Bourdeau , au nombre de …..chez ….

        Selon moi , une « convocation » incontournable mais incomplète , et qui donne quelques repères opérationnels pour comprendre  » ce qu’il se passe » .

        Sur  » l’âme » des peuples , je ne réduis pas « âme » à religieux au sens confessionnel . Mais , sans en faire un critère de jugement unique et immuable , je la vois un peu comme l’équivalent d’un  » caractère » et d’un comportement individuel , au niveau d’un groupe soumis à une géographie , à des contrainte , à une expérience accumulée dans son histoire . Cette intuition ne s’est pas démentie lors de mes pérégrinations en Russie ou en Afrique .

        Pour « l’âme  » américaine , je ne refais pas ma citation du spectacle de Romeo Casteelluci ( « Democracy in America « ), mais il me semble que l’âme de l’Amérique des origines jusqu’au début du XXI ème siècle , y était dessinée . La mondialisation , le métissage , l’émergence de blocs géopolitiques concurrents , rendent sans doute cette version de la démocratie inadaptée aujourd’hui et c’est ce qui craque sous nos yeux .

        Mais gardons nous de mettre à la poubelle ce qui craque , car les ferments initiaux , comme dans toutes naissances sont les bons : les corps , le sens , les codes et les signes .

        Les talents et les moyens existent ou se créent pour réinventer la machine , et les USA seront nécessaires au bien être du monde comme le monde fera du bien aux USA .

        Du temps , de nouveaux concepts ( cf Paul Jorion et quelques autres ), des urgences sur l’état de la planète à corriger , l’IA au service …et l’aventure humaine survivra autant que temps se peut .

    2. Cette pulsion « ressentimentiste » que cerne Cynthia Fleury agit par une combinaison redoutable du « haut » (les paternalistes et patron(ne)s prêt(e)s au fascisme de tout poil) et du « bas » (le mâle blanc de plus de 50 ans comme dirait l’autre :;) .

      Pas facile de « s’en prendre » à un truc à deux têtes.

      1. Y a-t-il dans la salle quelqu’un qui pourrait m’expliquer ce que peut-être une « pulsion ressentimiste » ? sa « source » son « but » sa « poussée » son « objet » ?
        Ça me rappelle un psychiatre qui dans les 70’ avait envoyé à un politique que la psychiatrie n’était pas la bonne à tout faire, dans mon souvenir il s’agissait de l’épidémiologie des suicides. On dénonce chez certaines corporations des « excès » de suicides dont il n’est pas besoin d’être bac +n pour y déchiffrer des conditions d’existence sociale inadéquates à traiter politiquement d’abord.

      2. Knight-Death-Devil 8 novembre 2020 à 17 h 26 min
        Merci !

        Conclusion

        Des stratégies préventives sur le risque de suicide chez les médecins sont fortement nécessaires. Les médecins sont une profession à risque de suicide, avec un SMR global de 1,44 (95CI 1,16, 1,72), et une importante hétérogénéité entre les études. Les femmes sont particulièrement à risque par rapport aux hommes médecins. En outre, certains pays, comme les États-Unis, présentent un risque de suicide plus élevé. Il est intéressant de noter que le taux de suicide chez les médecins a diminué au fil du temps, en particulier en Europe, ce qui suggère une amélioration des conditions de travail des médecins. Certaines spécialités peuvent être plus à risque, comme les anesthésistes, les psychiatres, les médecins généralistes et les chirurgiens généralistes. La forte prévalence de médecins ayant commis des tentatives de suicide ainsi que de ceux ayant des idées suicidaires devrait bénéficier aux stratégies de prévention sur le lieu de travail. Les politiques de santé publique doivent viser à améliorer l’environnement de travail social et contribuer au dépistage, à l’évaluation, à l’orientation et à la déstigmatisation des suicides chez les médecins. Enfin, le manque de données sur les autres travailleurs de la santé suggère de mettre en œuvre des études sur les professions qui pourraient également être à risque de suicide.

        Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

        1
      3. @Rosebud 1871 :

        Dans la version de Corneille , ça n’est pas vraiment ce qui se passe . Rome reste maîtresse du jeu et s’impose , en imposant aussi aux excités une forme d’expiation assez symbolique ou en espèces sonnantes et trébuchantes .

        Roma as usual …

        Enfin, assez longtemps .

    1. Il y a là des signes pour ceux qui veulent voir ! 😀

      En revanche me pousser insidieusement dans mon vice, c’est pas sympa vieux grigou. A la tienne !

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