Création monétaire, salaires, prix et inflation

Petite discussion en commentaires. Mais mérite sans doute la une.

* Gérard

Bonjour. Une société sans impôts est-elle possible ? En seulement 10 mois en 2020, environ 35% de tous les dollars américains ont été créés par le gouvernement américain et, apparemment, cela n’a créé aucun type de surinflation.

* Paul Jorion

C’est parce que ces dollars ne se sont pas transformés en hausse de salaires. Hausses de salaires que les industriels et prestataires de services répercutent habituellement en augmentation du prix des produits et des services, provoquant une inflation. Vous voyez : le mécanisme est simple !

* Gérard

Merci.

Et si l’État créait de la monnaie pour faire fonctionner ce que les impôts font d’habitude : il en serait de même non ?
 
* Paul Jorion

Oui : dans le cadre des rapports de force existants, si l’on augmente les salaires SANS maintenir la stabilité des prix des produits et des services –laquelle stabilité exige alors que le surcoût dû aux salaires soit absorbé au prorata, par les patrons sous la forme d’une baisse de leur rémunération, et par les actionnaires sous la forme d’une baisse des dividendes – la création de monnaie provoque de l’inflation.

Pire encore, le raisonnement suivant des patrons et actionnaires : “Puisqu’il y a eu hausse des salaires, AUBAINE ! on va augmenter les prix AU-DELÀ de la simple répercussion des salaires plus élevés dans les prix”. Recette garantie pour lancer l’hyperinflation : un cycle de hausse des salaires entraînant une hausse des prix, entraînant une hausse des salaires…

P.S. Là aussi, ce que je viens de dire en 2 phrases, c’est quelque chose que les gens de la Théorie moderne de la monnaie ne voient pas clairement. Si vous en avez vu qui mentionnent le petit mécanisme que je décris là, signalez-le moi.

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63 réflexions sur « Création monétaire, salaires, prix et inflation »

  1. Est ce que d’une certaine façon , la Covid et le retour de la puissance publique pour financer des dépenses astronomiques , en démontrant au passage l’inanité dangereuse du libéralisme économique “libre et sans contrainte”, n’est pas la trace qu’on est de fait dans une économie de guerre ,au moins monétaire ?

    La monétisation des dettes publiques par la BCE a été le premier signe que rien ne sera plus comme avant , et que c’est bien a minima au niveau d’un continent que la pharmacie est efficace .

    1. Ceci étant la monétisation de la dette , qui est potentiellement inflationniste , est tenable parce que les prêteurs sont tétanisés et prêtent quasiment à perte à ceux qui continuent à leur inspirer confiance . Et ceux là il vaut mieux qu’ils s’appellent Europe que …..

      Il faudra bien qu’un jour on tape directement ceux qui ont les moyens de prêter aux Etats .

      Avant de taper dans les épargnes ( m’étonnerait pas qu’on en reparle ) .

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  2. La question ne va t elle pas plutôt dans le sens : l’état en battant monnaie ne pourrait il pas payer grassement une multitude de fonctionnaires sans augmenter les prélèvement et ainsi réduire les problèmes de chômage sans provoquer une crise d’hyperinflation ni d’hyperimposition. Je suppose que dans ce cas là l’inflation découlerait d’une augmentation de la demande et d’un gros problème pour le secteur privé pour trouver de la main d’oeuvre pas chère tout le monde préférant devenir fonctionnaire. N’est-ce pas à rapprocher de ce qu’il s’est passé avec l’union soviétique qui à fini par se retrouver incapable de satisfaire la demande avec des magasins vides et un crash monétaire ? (même si je ne me souviens pas qu’il y ait eu une crise d’hyperinflation sur le rouble à l’époque… l’union s’est peut être tout simplement désagrégée avant?…) Ça a toujours été un mystère pour moi le fonctionnement monétaire des grands pays communistes, comment peuvent ils garder la main mise sur leurs taux de change comme le font les Chinois et comment les soviètiques ont ils fini par perdre cette capacité ?

    1. Un pays communiste peut t’il créer de la richesse, avoir une balance commerciale positive, les réserves de change en dollars, euros, sterling que cela amène ?
      Réponse Deng Xiaoping l’a fait… avec le PCC, que l’on pourrait renommer parti communiste capitaliste

      1. Capitalisme limité : le PCC ferme la bourse, embastille les milliardaires, surveille la corruption, impose une dictature sanitaire, et se tanponne de notre idée de la liberté, inoculée à HK.

        1. Le capitalisme étant l’exploitation de l’homme par l’homme, et le communisme l’inverse, le PCC fait la synthèse des deux 😉

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          1. Non , la Chine a fait un sort au libéralisme , elle sait s’accommoder du capitalisme en tant que système ( bien obligé d’ailleurs dans un monde dont c’est le système ) en “maitrisant” ses propres capitalistes ( tant qu’elle le peut ) .

            La Chine ne sera plus capitaliste quand le monde ne le sera plus ( si on remonte aux définitions de Paul Jorion , on peut d’ailleurs imaginer que ce jour arrivera quand le monde sera Un et l’imputation des ressources planétaire )

        2. Heu… un pays qui compte presque 1000 milliardaires ne serait pas capitaliste ?

          https://www.franceinter.fr/emissions/histoires-economiques/histoires-economiques-03-mars-2021

          Et depuis quand le capitalisme est l’ennemi de la liberté ?

          Il existe pourtant une notion déjà ancienne : le capitalisme d’Etat, pour qualifier la nature du système économique chinois. Ce n’est pas un capitalisme limité, mais un capitalisme dirigé.

          Bizarre, quand on cause du capitalisme en occident c’est l’ennemie de la liberté, et en Chine il devient communiste.

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          1. « depuis quand le capitalisme est l’ennemi de la liberté ? »
            De quelle liberté parlez vous ? Celle d’entreprendre ? Celle de vendre ? Celle de s’exprimer ? Celle de s’associer ? Celle de s’éduquer ? Celle de se soigner ? Celle de s’informer ? Celle de pensée ? etc.
            « Le capitalisme d’État »
            Que l’État soit le propriétaire et l’employeur, des biens de production, terre, usines, etc. change un peu la donne, la preuve, il faut ajouter « d’État » pour faire la différence ! Inventer d’autres façons de faire cahin caha ça s’est fait avec les résultats qu’on sait, dans l’hostilité de l’époque (ça dure !) et les coordonnées de la RPC sont autres d’où l’idée de Marx d’un mode de production asiatique. La disparition de l’État dans ses rêves a son coté utopique comme la SF d’un État planétaire.

            1. Rosebud,

              Sérieusement cela change grand chose en Chine que l’Etat soit propriétaire sous le rapport de l’exploitation capitaliste ? Je vous concède volontiers qu’il existe un capitalisme chinois, tout comme il y a un capitalisme rhénan, et ainsi de suite…
              Une des caractéristiques du capitalisme c’est son adaptation perpétuelle.
              J’observe en passant que la Chine du PCC a en quelque sorte sa propre théorie du ruissellement : le capitalisme à la chinoise est le passage obligé pour parvenir à la société utopique. AU lieu que le ruissellement se fasse de manière contemporaine, il agit sur l’axe temporel. En attendant, si toutefois on adhère à cette fable, cela fait des générations de travailleurs sacrifiées sur l’hôtel de l’efficacité.

              … Où l’on apprend que le sort des livreurs chinois n’a rien à envier à celui de leurs homologues chinois.

              https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/en-chine-les-coursiers-dans-le-viseur-des-autorites-20210416_3SMZCJ2HPRHB7A47D2LTKYCQLM/

              « … En 2017, les coursiers avaient même les honneurs du régime communiste, participant au défilé militaire célébrant le 70e anniversaire de la création de la Chine moderne par Mao Zedong. Plusieurs dizaines de scooters descendaient alors l’avenue de la Paix éternelle et paradaient sous le portrait du Grand Timonier, précédés par des missiles hypersoniques et des chars d’assaut.
              Quelques années plus tard, les choses ont bien changé pour cette profession devenue essentielle au bon fonctionnement du pays. En février, en amont de la réunion du parlement chinois – événement politique annuel le plus important de l’univers communiste – Chen Guojiang, 31 ans, était arrêté à Pékin pour avoir «cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public», un motif employé par le régime chinois pour réduire au silence toute voix dissonante. Son arrestation n’a été rendue publique que le mois suivant et Chen est toujours détenu dans la capitale.

              Originaire de la province du Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, Chen est devenu le porte-parole de ces coursiers payés au lance-pierre et qui souvent ne bénéficient pas d’assurance maladie. En ligne, il organise un groupe WeChat et multiplie les vidéos sur son compte Douyin, la version chinoise de Tik Tok pour alerter sur leurs conditions de travail précaires. Des séquences visionnées par des dizaines de milliers de ses compères. Un succès qui a valu à Chen le surnom de «leader», mais aussi d’apparaître dans le viseur du régime. «Le gouvernement cible tout personne qui a la capacité de mobiliser des personnes issues de la classe ouvrière», explique William Nee, chercheur à la Chinese Human Rights Defenders… »

              Concernant liberté et capitalisme je synthétise mon propos :

              Vous avez raison, pour les capitalistes occidentaux le capitalisme c’est la liberté.
              Et pour ceux qui à gauche font la critique du capitalisme le capitalisme ce n’est pas la liberté comme vous le rappelez à juste titre.

              Je m’interrogeais donc sur le fait

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              1. il falllait lire « Où l’on apprend que le sort des livreurs chinois n’a rien à envier à celui de leurs homologues occidentaux. ».

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                1. Ils sont cuisinés sur le même autel et n’ont pas de vacances en grand hôtel (moi c’est aulne et aune dans le même genre ! )

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        3. La bourse de Shanghai fonctionne aux dernières nouvelles :

          http://www.sse.com.cn/

          https://www.boursorama.com/bourse/bourse-de-shanghai/ :

          « La Commission chinoise de régulation des marchés financiers pourrait également lancer une plateforme boursière connectant Shanghai et Londres afin « d’approfondir l’ouverture du marché des capitaux, de diversifier les sources d’investissement, d’élargir les canaux d’accès au capital et d’optimiser la structure du marché des capitaux ».

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    2. Ah au moins je vois qu’y pas que moi qui ai pas les idées claire sur le sujet mais comme on dit ici “mal de muchos consuelo de tonto”…

    3. D’après ce que j’ai compris, l’URSS qui était une économie planifiée avec des prix “administrés” connaissait une crise permanente à l’envers des crises capitalistes, nous parlons ici d’avant l’hégémonie du capital financier. En URSS, les gens accumulaient des revenus qu’ils ne trouvaient pas à dépenser (les statistiques sur les carnets d’épargne sont claires à ce propos), et vu que les prix étaient fixes, une demande même solvable n’avait aucune influence sur la production, à moins qu’une fois tous les cinq ans le Plan n’impose un changement, ce qui on s’en doute n’était pas très effectif. La difficulté économique soviétique permanente était donc un manque d’offre, qui ne suivait pas les possibilités d’achat des citoyens (d’où la hausse des épargnes forcées), tandis qu’en Occident capitaliste les crises étaient des crises de surproduction, la production ne trouvant pas en face d’elle une demande (“solvable”) qui aurait permis l’achat des biens produits, produisant faillites, chômage, et concentration des secteurs anciens, avant une reprise.
      La financiarisation de l’économie affirmée depuis Thatcher 1979 / Reagan 1980, change la mécanique.
      Pour ce qui est d’un krach monétaire soviétique, je ne me souviens pas qu’il y en eut un.

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  3. Ce qu’il faudrait c’est multiplier les salaires par 1000 , au moins on serait tous milliardaires , on pourrait s’acheter des usines , des avions et tout , ça relancerait la croissance !

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    1. Bof.

      Si vous etiez aussi vieux que moi, qu’on envoyait acheter le journal (1 seule feuille à cause du manque de papier, il est vrai) muni d’une ou deux pièces à trou (soit quelques centimes d’ancien franc), ça vous ferez pas beaucoup d’effet !

      Ceci dit je n’ai pas à faire le malin: comme presque tout le monde j’ai travaillé jusqu’à la retraite sans prendre le temps de me demander d’où venait l’argent et pourquoi les prix semblaient toujours varier dans le même sens (pas vraiment envie de savoir pouquoi on se fait tout le temps avoir?)

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  4. L’inflation, c’était ce que le patronat ancien appelait “le grain à moudre”.
    Et cela consistait à négocier les salaires à la hausse du montant de l’inflation échue, ce qui garantissait une marge supplémentaire au patronat (en plus de la marge commerciale normale) soit le différentiel entre l’inflation existante et le rattrapage ultérieur du salaire par rapport l’inflation ancienne, plus la part nouvellement rajoutée par la hausse des prix sur l’exercice suivant.
    démarrage année n –> pour le salarié : salaire + inflation mesurée (de n-1) dans un contexte de répercution de la même inflation de (n-1) sur les marges –> paiement des augmentations salariales en monaie de singe.
    Mais pour le patronat, gain en temps réel sur les marges à l’année n= différentiel d’inflation entre n et n-1 soit toute l’inflation .
    Pour le patronat toute l’inflation passe en marge à ceci près qu’il lui faut (pour que ce soit parfait) faire pression sur les producteurs de matières premières pour qu’ils ne fassent pas de même –> d’où une dichotomie qui s’installe entre transformateurs et producteurs : baisse des rémunération des paysans, exigence de productivité (pendant qu’au contraire les conditions de travail des salariés de la transformation, s’améliorent) et fermeture des mines et autres productions primaires incitées à la délocalisation.
    Ainsi nous faut-il surveiller les facteurs entropiques dans les mauvaises pensées de nos économistes….Et surveiller la rémunération des facteurs de production autant que ceux de la transformation.

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  5. Bonjour Paul,
    Et dans le Plan Biden y a-t-il des mécanismes qui permettent de limiter l’inflation selon vous (la hausse de l’impôt sur les sociétés à 28 %, les mécanismes visant à réduire les incitations à l’évasion fiscale vers les juridictions à faibles taux d’imposition) ? Ou est-ce insuffisant selon vous ?
    Nouriel Roubini parle lui aussi du problème de l’hyper inflation mais pas exactement de la façon dont vous le décrivez il me semble. Il parle plutôt des chocs d’offres.

    1. Il y a aussi ceci : concernant les ménages, il projette de relever le taux d’imposition le plus élevé de 37% à 39,6% pour les revenus au-dessus de 400 000 dollars et, pour les revenus supérieurs à 1 million de dollars, d’imposer les plus-values et les dividendes au même taux que les autres revenus. Enfin, à cela s’ajouterait une taxe de 12,4% prélevée sur les salaires annuels supérieurs à 400 000 dollars par an (330 000 euros) qui contribuerait au financement de l’assurance maladie.

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  6. Je réponds à votre demande:

    MACROECONOMICS
    William Mitchell, L.Randall Wray, Martin Watts
    macmillan international, Higher Education, Red Globe Press, ISBN 978-1-137-61066-9

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  7. À un enfant qui demanderait à quoi sert la monnaie dans une société ?
    Que répondriez-vous ?

    À un autre enfant qui insisterait et demanderait si l’on peut se passer des riches ? Et comment ?
    Que répondriez-vous ?

    ( Désolé, c’est mon passé d’instituteur qui remonte à la surface. )

    1. La monnaie, c’est un instrument générique de troc. “On peut dire ‘J’échange des baskets contre une leçon de guitare’. On peut dire aussi ‘Je vends des baskets pour 20 € ; si vous me les achetez, vous me permettrez avec ces 20 € de prendre une leçon de guitare’ “.

      Pour les riches : “Être moyennement riche, ça permet de s’endormir la nuit sans se faire du souci ; ça permet aussi de se réveiller le matin sans se dire ‘Ah la la ! Comment gagner un peu d’argent aujourd’hui !’, parce que ça vous mine. Par contre, être très riche, ça ne sert absolument à rien.”

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      1. Dans la société actuelle être très riche ça peut servir à asservir les autres, transformer la société, faire une campagne électorale, réaliser des rèves, reconstruire Notre-Dame, devenir très riche peut être vu comme un sport amusant (Bill Gates, Bezos, Page, Musk Trump ? Keynes?)

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        1. Les rêves des très riches ne font pas rêver :
          Plein de grosses maisons et de grosses voitures, et de gros bateaux…quelle misère…
          Et quand au XIXeme ou XXème , les patrons d’industries rêvaient de sociétés Idéales à Manaus ou à Guise, aujourd’hui c’est sur Mars et en se prenant pour des Dieux créateurs qu’ils épanouissent non pas leur rêves, mais leur délires.

          La concentration du capitale est aussi emmerdante pour ça :
          Ces cinglés qu’un avantage de situation a rendu très puissants, peuvent diriger l’investissement, la recherche, bien loin de l’intérêt général à grande échelle.

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          1. Je trouve que vous êtes dur avec Godin. Alors que les socialistes utopistes faisaient des expériences foireuses aux Amériques (et Godin les a aidés financièrement à ses débuts), lui était un patron modeste (père serrurier, lui compagnon ayant fait son tour de France) qui avait eu une bonne idée (le poêle en fonte au lieu de la tôle), et qui s’est révolté contre la stagnation (culturelle et sociale) dans laquelle étaient laissés les ouvriers, les siens mais surtout tous les ouvriers du village dominés par le Maire bourgois, les curés et les professeurs, les boutiquiers, les logeurs, etc. Il a donc fait une expérience totale de logement, d’école et d’accès à la propriété collective (=coopérative) des moyens de production. Il a respecté la culture ouvrière et n’a pas joué à d’autres perturbations sociales foireuses. Cette coopérative a tenu 100 ans, bien après son fondateur ! Il y a eu des problèmes, à discuter, je sais).
            Allez visiter le familistère Godin à guise ! Visite guidée des logements, cantine ouvrière pas chère et très bonne bibliothèque (musée départemental).

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            1. En fait, je ne pense aucun mal de sa démarche, c’était sincère et bien vu, en avance et tout. Je voulais juste évoquer que les utopies alors étaient des projets de constructions, tandis qu’aujourd’hui, ce sont des projets de fuite.

              1. @Thomas Jeanson Ce sont aussi des projets de construction et de transformation de la société.
                Une galaxie de satelites privés pour offrir Internet et les télécom partout dans le monde à l’abri des contrôles terrestres par les Etats.
                Une censure réalisée par des puissances privées au niveau des réseaux sociaux.
                Un réseau de livraison à domicile (Amazon, Alibaba) afin de supprimer l’usage de la bagnole et des virées quinzomadaires dans les Hyper.
                Une livraison de repas à domicile (Uber Eat deliveroo) afin de diminuer le besoin de restaurants en salle.
                Tout cela (comme le télétravail ) grandement facilité par la Covid.

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                1. Notre utopie positive d’aujourd’hui, ce serait le sol et son microbiote, ses réseaux écologiques végétation incluse bien sûr, ses zones humides, ses sources.
                  Et le mode de production agricole à faible emprise qui pourrait aller avec.

                  Pour la Beauce c’est rapé, mais pour pas mal de zone agricoles en France, une exploitation avec 40% de forêts et 35% d’agriculture et et 25% de prairie pour élevage limité
                  serait ce que je ferais si j’étais un Godin capable de trouver comment le promouvoir.
                  Ca n’empêcherait pas les habitats urbains là-dedans avec la partie plus industrielle des choses à maitriser aussi, mais là on n’est plus dans l’utopie
                  mais dans la sale complexité de mixer des low-tech et des high-tech, des “cercles de savoir vertueux” trop rares et la question des délocalisations de production et des matières premières, etc. J’utope un peu sur un des flancs de cet “assemblage” (le savoir) mais pour le reste (et donc le pompage des combustibles fossiles) je vois plus de dirigisme que d’utopie pour les inflexions nécessaires (isolation, transports, cycles des objets).

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            2. Oui la Thiérache et Guise méritent une visite. Godin a profité du charbon et partagé. Au bon endroit au bon moment. Les gafam pareil sauf le partage, et l’échelle.

              1. Visite passionnante. Le syndicat mixte (commune et département) qui gère le site a réalisé de gros travaux d’entretien et de restauration ainsi qu’un espace muséographique de grande qualité.
                Quelques points moins chatoyants néanmoins:
                -le statut social (emplois précaires sous-payés) du personnel d’accueil et de visite laisse à désirer (un comble chez Godin)
                -le projet d’offre hôtelière dans l’aile gauche en cours de restauration avec appel au privé me laisse perplexe (charges pour la collectivité et bénéfices pour le privé ?)
                https://www.familistere.com/fr/actualites/les-nouvelles-du-familistere/les-chantiers-reprennent

                1. Bien que la motivation fût différente , Louis XV en poussant à la construction de la saline d’Arc et Senans , avait aussi donné corps à un projet où la vie , le bâti , les circulations , les liens sociaux s’organisent autour du travail et dans ce cas autour d’une économie monolithique .

                  J’ai un peu tendance à voir dans ces réalisations ” qui font sens affiché” , des manifestations des impacts des pouvoirs structurants des “maitres du temps du moment” . Un peu partout dans le monde , on trouve des traces de de cette emprise successive des puissants :
                  – les religieux et les princes (tels qu’égyptiens et la gestion des milliers de travailleurs esclaves ou pas qui accompagnaient des chantiers gigantesques et longs )
                  – plus proches de nous les clercs et les marchands : Godin pour l’un d’entre eux , mais toute cette deuxième moitié du 19 ème siècle colonial , traversée ,et ça n’est pas sans importance, par un foisonnement de la pensée politique économique , la vraie , Cette période , vécue un peu de même en GB et en France , a alors donné ces utopies telle celle imagée par le projet Godin , sous l’impulsion des “hygiénistes” , souvent des médecins , ou des patrons bourgeois actifs , souvent motivés par leurs convictions religieuses . De façon plus structurelle et “industrielle” , ça a été aussi le fleurissement des cités ouvrières autour des grands sites houillers et métallurgiques . Lesquelles organisations de l’espace marquent encore les territoires aujourd’hui , et on parfois fondée des avancées sociales solides ( les mutuelles de mineurs en particulier , antérieures à la SS).

                  Ce qui m’amène à me demander quel type d’organisation de l’habitat permettant quel type de relations , l’explosion de la nature et du mode d’exercice du travail ( ou la disparition massive du travail ) provoquera , maintenant que les maitres du temps ( les GAFA et la richesse de rente accumulée , en sus ?) se multiplient et que les ressources physiques , l’espace et les fantaisies autorisées par la nature se restreignent , au gré des exigences délirantes et de la démographie .

                    1. Une carte édifiante qui le serait encore plus si on la compétait avec le coût du logement/salaires en débuts de carrière. Il est fort possible que les bulles immobilières soient en train d’influer fortement sur les structures familiales… D’où le fait que Todd ne les retrouve plus dans les cartes “Gilet Jaunes” et se replie sur la lutte des classes…

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      2. N’est-ce pas oublier l’entretien de leurs danseuses? Passe-temps qui ne fait de mal à personne et contribue à la redistribution…
        Et parmi ces marottes qui ne font pas de mal, il y a eu les zinzins des premiers temps de l’aviation ou de l’automobile, soit autant de riches décadents en mal d’aventure qui ont beaucoup contribué en s’alliant à des techniciens de génie, à développer ce dont les officiels au début se désintéressaient…Et ces riches-là n’étaient pas si mauvais, bien moins toxiques que nos financiers actuels. Par exemple aussi, qui se serait intéressé à Van Gogh si ce n’est un marchand d’antiquités richissime, désoeuvré et un peu has been…
        Je crois qu’on a besoin de tout le monde et que la question est plutôt qui jouit odieusement d’accaparement et de collusion mafieuse, d’impunité et qui , en jouissant de ce qui ne fait de mal à personne, participe à la fantaisie du monde, donc à son développement.

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      3. Si ça sert, être très riche ça sert à commander. Vu l’état de ce monde commandé par les très riches, je me demande ce qui mine le plus être très pauvre ou très riche?

        1. “Si ça sert, être très riche ça sert à commander.”

          Si je suis moyennement riche (pas de souci en m’endormant, pas d’inquiétude en me réveillant), pourquoi voulez-vous que je l’écoute quand il me commande de faire quelque chose ?

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        2. “Si ça sert, être très riche ça sert à commander.”

          Si je suis moyennement riche (pas de souci en m’endormant, pas d’inquiétude en me réveillant), pourquoi voulez-vous que je l’écoute quand il me commande de faire quelque chose ?

          1. Un yatch à 600 millions de dollars ça joue le même rôle que Versailles pour Louis XIV : donner la mesure de sa puissance, même si c’est pas spécialement agréable à habiter.

            Pour donner à cette puissance une réalité vraiment concrète il fallait à Louis XIV une armée (qui lui coutait beaucoup d’or.)

            Nos riches à nous ont d’abord accumulé du papier (titres de propriété et billets de banque dans leurs coffres) mais désormais c’est essentiellement de bits stockés dans le nuage qu’ils tiennent leur force : coupez le courant et il n’en restera rien!

            1. @Lagarde Georges Les titres de propriétés et les comptes qui ont remplacé les billets de banque et dont les non-riches disposent parfois en plus faible quantité sont eux aussi devenus virtuels numériques et dans le nuage !

          2. Sur un moyennement riche l’influence est plus subtile par la presse, la publicité, la mode , l’envie.
            Et puis un moyennement riche (pas totalement désabusé, ou ascète) qui serait utile peut être attiré par de gras salaires, des stocks options, des conférences rémunérées à l’autre bout du monde, des séminaires ou des think tank stimulants ….
            C’est aussi pour ça qu’il faut faire disparaître la classe moyenne devenue inutile avec la digitalisation et la globalisation.

      4. 1/ Et cet instrument générique de troc, n’est-ce pas l’État qui devrait le mettre gratuitement à notre disposition ? Car n’est-ce pas le rôle de l’État de permettre de bonnes relations entre citoyens ? Sans qu’il leur en coûte, sans qu’ils soient contraints d’accepter des injustices. ( Démocratiquement nous avons quand même notre mot à dire, non ? )

        2 / Je ne comprends toujours pas, de plus, pourquoi nous devrions rémunérer des riches dont on ne connaît pas toujours l’origine de leurs fortunes pour le prêt d’argent dont nous avons besoin non seulement pour assurer le fonctionnement de notre société mais aussi pour préparer son avenir. Et qui devrait être une mission régalienne de l’État. ( Voit N°1 )

        Pour la tranquillité des citoyens il faudrait voir du côté de la compétition, de la propriété et de toutes ces idées toutes faites que l’école charrie. Rassurer les gens autrement que par l’argent n’est pas l’une des choses les plus complexes à envisager si l’on veut bien revenir au socle de la vie sociale qui ne peuvent être notamment que la solidarité et la justice.

        1. Votre -1 existe déjà sous forme des “échangeries” ( c’est un peu l’échange libre vs le libre échange) , qui sont des échanges de services librement “contractés” , ou les SEL qui introduisent une monnaie adossée en fait à la monnaie officielle et qui reposent un peu sur la même logique avec cette “monnaie locale” pour fluidifier l’ensemble et ouvrir la panoplie des biens et services échangés ( mais c’est juste en fait une façon de garder la richesse au plan local et sur une aire restreinte ) .

          Mais ça ne peut concerner qu’une masse d’échange limitée et ça rend d’une certaine façon les “adhérents” soumis à ces limites . Vous ne “règlerez ” jamais une opération de la hanche en SEL .

          Sur le bitcoin , on change de nature et d’échelle , et le taulier en parle périodiquement . Ce billet est peut être l’occasion d’en définir la vraie nature dans le contexte “salaires/prix / inflation ” , et son inadéquation ( euphémisme ) pour une conduise démocratique et transparente des sociétés .

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          1. @Juannessy En tondant la pelouse d’un patron de clinique privée, pendant de nombreux week-ends … ?

            Le SEL tout autant qu’une monnaie locale fluidifiant l’économie par une solvabilisation inespérée, est aussi un puissant moyen d’évasion fiscale, par ses échanges non bancaires hors comptabilité, tant de la TVA que des cotisations sociales.

      5. “Par contre, être très riche, ça ne sert absolument à rien.”
        Même si j’adhère sur le principe philosophique, être très riche d’un point de vue stratégie sociale, ça permet d’exercer (d’influencer très largement ) le pouvoir sans passer par “un homme, une voix”.
        Ce qui permet au vibrillonnant Chalençon de déclarer sans vergogne : “on est encore en démocratie, je peux faire ce que je veux.”
        Et l’on en revient inévitablement à la place du pouvoir en démocratie.

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    2. @PASQUET Régis
      à quoi sert la monnaie dans une société ?
      – à remplacer les billes

      peut-on se passer des riches ? Et comment
      s’il n’est pas riche
      oui mais c’est pas facile

      s’il est riche
      oui et c’est sans doute plus facile qu’on ne croit

  8. Ah, je vais peut-être apprendre quelque chose.
    Je n’ai jamais compris ce qui, réellement, provoquait l’hyperinflation
    (la vraie, où les prix doublent au moins chaque semaine…)

  9. Il y a peut-être une piste sur la nouvelle théorie de la monnaie et l’absence de mécanisme d’inflation, c’est Jean-Pierre Petit (cahier vert de l’économie) qui en parle en disant que c’est Trump en transgressant le tabou de relancer une économie supposément au plein emploi, qui a permis de démontrer qu’en fait on n’était pas au bout des réserves d’employabilité puisqu’à cette occasion les entreprises américaines sont allées chercher ceux qui étaient réputés inemployables, car éloignés de l’emploi depuis longtemps.
    L’a-t-il fait exprès ou est-ce une conséquence inattendue, le fait est que la plupart des économistes nous chantent depuis longtemps la chanson qu’avec 6% de chômage on est en fait au plein emploi et que cette affirmation arrange bien le MEDEF et les gouvernements, dont les auxiliaires de l’emploi ont pour consigne d’oublier les chômeurs de longue durée considérant qu’au bout d’1 an de chômage c’est la personne qui ne veut plus travailler … Posture bien commode pour oublier le manque d’activités économiques.
    Mais en fait , il y a la place pour une relance quasi infinie compte tenu des réserves de travailleurs jugés inemployables. D’ailleurs cela a été la dernière invention d’idéologie libérale merdeuse que de théoriser et faire apprendre de force aux travailleurs sociaux les notions se rattachant au concept “d’employabilité”. Concept qui vise à désigner certains comme inemployables.
    Aussi personne ne craint plus la hausse des salaires sachant que les chiffres du chômage sont ultra faux et que donc, avant de ne manquer de main-d’oeuvre, beaucoup d’eau passera sous les ponts. C’est là peut-être, la raison qui rend les adeptes de la nouvelle théorie de la monnaie si confiants dans la planche à billets. Ils doivent penser que les réserves de chômeurs sont infinies, car au fur et à mesure des relances libérales (sans règles) , l’investissement produira suffisamment de gains de productivité pour les alimenter en nouveaux chômeurs.

    1. Nous discernons assez mal les conséquences de la pandémie Covid sur la qualité des réalisations humaines.
      On s’interroge sur les dysfonctionnements possible des jeunes générations privées d’éducation et de formation, ou tout aussi bien sur les conséquences pour les artistes interprètes (comédiens, musiciens, danseurs) qui ne peuvent plus jouer, répéter ni se produire en public, mais il en est probablement de même pour de nombreux autres métiers qui du fait de l’arrêt Covid perdent les automatismes acquis en ne pratiquant plus …
      Que va donner ce type de coupure sur le fonctionnement des sociétés ?

    2. Coucou,

      Les théories économiques sont passionnantes. Mais elles trouvent toujours la solution après-coup. Une suite de conjonction de coordination, donc alors or, et bien sur c’est pourquoi.
      Et puis il y a les pragmatiques: tant que je gagne , je joue… et si la règle change, je m’adapte.

      COmme disait coluche, “les riches auront de l’argent, et les pauvres auront de l’appetit !”

      J’avais appris que imprimer de la monnaie, cela avait déclenché il y a longtemps, l’inflation, terrible inflation qui a porté hitler au pouvoir.

      ON m’a dit et affirmé que l’inflation au dessus de 10%, puis de 5 % c’est pas bon. Vu comment mes parents ont profité de cette inflation pour acheter maison et appartement (modeste) pendant leur vie active je me suis toujours demandé ce qui pouvait être bon à moi à qui on a toujours refusé un crédit immobilier, ou de louer sans caution !

      Puis est arrivé Hélicopter ben. Tous les savants de marseille nous prédisaient catastrophe et hyperinflation.

      J’ai appris pendant cette période que les banques n’achetaient pas l’argent, mais elles le créent ! ex nihilo dingue. Elles s’autorisent des trucs, comme disait coluche.

      Puis maintenant arrive le covid. Et de nouveau, on arrive à emprunter, à vendre de la dette. Encore plus. Ce qui signifie qu’il y a des gens assez riche , des organismes disposant de fonds pour acheter de la dette, de la phynance.

      Alors. Alors rien. L’argent, comme l’eau, coule sans fin, puis est capable de remonter, syphonné par une volonté invisible, puis redistribué alloué comme çà.

      Je ne crois pas aux volontés invisibles.

      C’est le travail des economistes d’essayer de comprendre cet entrelat de rigueur, de désirs, de rapport de force , de liberte que symbolise et représente l’argent.
      Un drôle de mic mac.

      Bonne joruéen

      Stéphane

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  10. je pensais pas que manger son chapeau était aussi épicé les dogecoin que j’avais miné en 2015 et vendu piteusement il y a un mois pour 1600 € vaudrait à l’instant quelques 12000 !!!! si vous voulez assister à un bull de fou en direct c’est maintenant +96% sur 24h !!! J’ai grave les boules 🙁 🙁 🙁

  11. Un drôle de type a écrit il y a longtemps “misère de la pensée économique”; un ovni tout jaune qui a bien intéressé les AS à qui on avait rajouté dans un cursus sur l’emploi, l’étude de l’économie classique sous prétexte qu’unanimement le monde politique parle ce langage et qu’il faut donc en passer par là pour se faire entendre et obtenir des subventions…
    Le prof d’éco de la formation, assez doctrinal (c’est normal il n’est pas professeur et n’a pas la connaissance requise, à savoir la pleine connaissance de son champ supposé d’expertise) m’en a gardé une dent…
    Bref , voyons le constat dans cette vidéo (dont le lien suit) d’une science éco à refonder, mais surtout regardons dans les énumérations qu’Olivier Passet fait des théories qui s’effondrent, le point qui a attiré mon attention et qui me semble avoir une résonance avec le pourquoi des certitudes avancées de la “nouvelle théorie monétaire”:
    https://www.youtube.com/watch?v=5Zmp34V85GY
    Olivier Passet Juillet 2019_”sur le marché du travail, la courbe de Philipp est à l’agonie, les salaires restent étrangement inertes, les tensions sont elles-mêmes de plus en plus difficilement identifiables, tout comme le concept de plein emploi. Les taux de chômage refluent , enfoncent leurs planchers, dans certains pays sans explications convaincantes. Les taux d’emploi battent eux-mêmes des records au moment même où se déploie tout le discours sur la fin du travail. La productivité tendancielle ralentit,ce qui devrait augmenter le taux de chômage d’équilibre de long terme (en théorie selon les approches les plus orthodoxes), mais rien de tel n’est observé.”_
    C’était en pleine période Trump…
    Si l’on suit l’analyse de Jean Pierre Petit (cahier vert de l’économie” et que l’on se rappelle de ce que disait Marx Sur: ” la notion d’« armée de réserve » qui désigne ces fractions de la classe ouvrière qui se trouvent en surnombre par rapport aux besoins momentanés du capital, mais qui sont éventuellement disponibles pour être exploitées” Jacques Bidet_
    https://www.revue-ballast.fr/marx-et-limmigration-mise-au-point/
    On peut penser que l’armée intérieure des laissés-pour-compte qui ne sont plus comptabilisés dans le chômage (ce qui explique dans certains pays l’enfoncement des seuils planchers) constitue une réserve suffisante (car jusqu’ici “non exploitée”) pour garantir au capital de ne pas se retrouver en tension sur l’emploi . Et ce, quelle que soit la relance et donc pas de contraintes à devoir augmenter les salaires, et donc rien à craindre de l’inflation, quel que soit le tirage de billets à la FED.
    En Europe, avec la politique économique de cavalier solitaire de l’Allemagne, grandement aidée par sa dénatalité (ses besoins décroissent), le plus fort des pays, au lieu de se mettre à consommer, fait de l’austérité pour épuiser par des dumpings les dernières forces des autres pays en difficultés (qui se voient, eux,obligés de faire de la relance au prix de grands sacrifices d’austérité pour échapper à la concurrence fiscale de leurs voisins). Mais c’est une spirale vers le bas qui ne profite qu’au capital et à l’Allemagne qui devient hégémonique pendant que les autres se vassalisent.
    En fait l’Allemagne et toute l’Europe derrière elle, exporte de la déflation. Cette déflation profite à la Chine qui peut proposer du low cost et à l’Allemagne qui lui vend des machines et vampirise le haut de gamme par les investissements qu’elle peut se permettre et pas les autres (sous la pression du dumping germain).
    Mais cela siphonne aussi l’économie des États-Unis . Ceux-ci se voient obliger de relancer à fond les ballons, car ils recherchent (avec Biden) une remédiation et non des opportunités supplémentaires de profiter d’une crise déflationniste en surjouant la concurrence pour faire plus bas que le plus bas (moins d’impôt, de salaires, de solidarités, d’infrastructure, technique austéritaire de cavalier solitaire pour siphonner le voisin.)
    On conçoit qu’à faire la politique des pays “frugaux” qui se placent en profiteurs opportunistes de la crise et non en contingentement ou remédiation de celle-ci, le risque d’emballement déflationniste devient un grave danger .
    Cela se voit dans l’obésité du capital qui ne sait plus quoi acheter (d’où les taux négatifs), aussi en viennent -ils à se gaver de bitcoin dans un emballement là encore effrayant (https://www.franceinter.fr/emissions/histoires-economiques/histoires-economiques-12-avril-2021)
    Et d’ailleurs à ce titre la réaction de l’Europe et des économistes classiques de BFM est emblématique:
    “le plan Biden va au-delà du seuil budgétaire de plein emploi, où sera alors le capital humain mobilisable ….ce qui ne pourra être mobilisé aux US le sera dans les autres pays …À la limite, profitons-en pour ne pas faire les erreurs qu’il fait , tout en profitant de son action… faisons une politique de cavalier solitaire en faisant de la rigueur pour attirer ses capitaux et régler nos problématiques de finances publiques. ”
    Encore les choix déflationnistes et la politique de cavaliers solitaire que personnellement j’appelle la politique des cafards.
    Sommes-nous en Europe les cafards du monde? La réponse est oui! Et plus particulièrement en France où le pays est volontairement placé par nos élus sous la coupe réglée des oligarques de la grande distribution, qui par des monopoles abusifs et toujours plus omnipotents écrasent l’activité économique agricole et aussi de transformation industrielle sous le dictat des centrales d’achat.
    Est-ce le choix d’une politique du consommateur? Mon cul ! On nous empoisonne avec des ersatz de substitution des bonnes pratiques culinaires, nous habille de serpillières mal fagotées et de produits frelatés de labélisation de fausse qualité. La réduction des coûts ne profite qu’au capital et se sert du consommateur comme otage d’un système qui ne le rémunère pas suffisamment en tant que salarié pour lui proposer des consommations contraintes lorsqu’il est consommateur.
    Allons-nous vers un démantèlement de ces grands groupes déflationnistes en France au nom de la concurrence ? Certes pas ! la politique macroniste c’est l’alibi de la destruction/créatrice qui permet à toutes les mafias économiques d’agir en toute impunité:
    Les licornes vendent à perte (normalement illégal) et ce faisant font main basse de façon monopolistique sur le marché ; les supermarchés deviennent magasin d’état sous lucrativité privée et avec l’aide du COVID plus rien ne peut exister en dehors de leur approbation ; les start-up sont des chevaux de Troie qui épuisent les financements publics pour ensuite se vendre à l’international ou aux monopoles (vaccins ) ..Les oligarques héritent de la France qui devient une sorte d’Union soviétique sans la garantie de l’emploi pour tous, sans la mutualisation des équipements , sans l’attribution de logements….Le Macronisme c’est un soviet de “libéral-déflationnisme”.
    Et il est intéressant de regarder ce que dit Olivier Passet du “schumpéterisme” en général et de ce qu’en fait Macron en particulier…
    La “destruction créatrice” : du slogan à l’imposture [Olivier Passet]
    https://www.youtube.com/watch?v=IXDA-0UohK4

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