De quoi la Zemmourisation des esprits est-elle le nom ? par Dalla Vecchia Luigi

Ah la la ! la Zemmourisation des esprits en France, à laquelle fait référence Paul Jorion, de quoi est-elle le nom ?

À mon avis elle se cristallise en réaction du glissement opéré par les politiques, d’une gestion orientée initialement vers les gens et les intérêts nationaux qui s’y rapportent (intérêts stratégiques), à une gestion par les masses économiques dont l’enjeu n’est plus la population, son développement et son bien-être, mais la constante veille à la lubrification d’un business économique mondial dont les retombées sont censées (sans y regarder de trop près) pleuvoir par l’opération du Saint-Esprit d’Adam Smith, sur le citoyen de base ; malheureusement dans une acception de la citoyenneté rabaissée par l’amputation de toute possibilité d’influer sur les orientations économiques. Ce qui se voit dans les médias mainstream, l’économique a disparu des débats, de même que son corollaire par voie de conséquence, « le social », au profit uniquement du sociétal dans une concurrence des causes libertariennes qui veut remplacer les luttes sociales par la conquête de « libertés » anecdotiques ou clientélistes (une liberté qui s’apparente à une consommation).

Du reste, même les Insoumis s’inscrivent trop souvent dans ce courant libertarien lorsqu’ils s’inventent une vocation illusoire à combattre l’extrême-droite plutôt qu’à s’efforcer de conquérir le pouvoir. La marche des libertés, c’était pour moi du dernier ridicule, liberté de quoi, pour qui ? A-t-on défendu les SDF pour leur obtenir d’être prioritaires dans les attentions de l’État ? A-t-on obtenu quoi que ce soit sur l’emploi ? Les salaires ? Voilà une cause qui n’engage aucun bras de fer, ce qui est bien commode et qui permet de promener le bobo dans une ambiance bon enfant qui n’engage à rien, surtout pas à sortir le moindre argent de sa poche, ni à engager le moindre effort pour s’opposer. La gauche libertarienne a promené sa bonne conscience pour lui faire prendre l’air en s’inventant des combats chimériques pleins de grandiloquence.

Pourtant il y aurait de quoi faire en-dehors de se projeter en miroir de Mme Lepen pour faire gagner Macron !

En effet, on en est au point, en Europe, où même un pays confronté à des difficultés majeures de nature exclusivement nationales, ne peut décider d’utiliser, ne serait-ce qu’un temps, ses ressources, à l’exclusive allocation de ses nécessités du moment (par la volonté globalisée d’une classe de dirigeants dont l’obédience ne fait plus mystère).

Impossible pour lui de fermer ses frontières en cas de pandémie (on a vu qu’il fallait approcher le collapse total du pays pour s’y résigner sans conviction, avec des trous dans la raquette, de multiples négligences, des oublis volontairement coupables, une réactivité en fonction de la une des médias, et même là, une déficience en équipement crasse, [pas même des indicateurs de températures corporelles]).

Impossibilité (ou plutôt refus) d’introduire dans les appels d’offres publiques ne serait-ce que la primauté au local et au national, alors que « primauté » ne signifie pas exclusive. Et que personne ne parle d’empêcher le secteur privé, avec de l’argent privé, d’acheter à l’import… Il serait normal que l’argent des sacrifices des Français qui payent l’impôt aille en retour aux efforts économiques nationaux… le secteur privé restant libre de ses importations…
Ainsi même la Grèce en période de banqueroute fut obligée de continuer à acheter « étranger » avec ses impôts, plutôt que d’essayer de les utiliser pour donner des débouchés à ses entreprises aux abois, ou plus grave à ses hôpitaux.

La moindre subvention à ses entreprises nationales, même stratégiques, ou d’intérêts vitaux, est interdite ou doit se présenter sous forme de dettes contractées accompagnées de multiples compensations aux intérêts financiers sans frontière, qui vont ainsi en profitant des efforts consentis, parasiter et amoindrir d’autant les remédiations en cours….

Chaque centime d’argent public dépensé doit l’être en passant par la grande lessiveuse du capitalisme international qui en fait ses choux gras, pour ensuite reprocher aux états toute allocation des ressources qui iraient directement aux gens (sans passer par eux)… Telle est la psalmodie de la secte libérale de droite et de gauche dont la promesse n’est pas le paradis, mais le ruissellement censé amener des lendemains qui chantent dans un enrichissement de tous (et un appauvrissement de tous les communs sous prétexte de bonne gestion).

Et de quoi sommes-nous plus riches? De la dette héritée des frasques bancaires ; du RMI transformé en RSA (histoire, face à l’incurie de l’emploi, de transformer un droit en devoir de subordination ubuesque puisque la quantité d’emplois se rétrécit comme peau de chagrin) ; de moins d’hôpitaux et de personnels dédiés ; d’une paupérisation des métiers (en particulier sanitaires, mais aussi de profession agricole, artisanale, libérale, atomisées en autoentrepreneurs et autre free-lance…) ; d’un naufrage de l’école, de la baisse des effectifs partout, qui fait qu’on ne tient plus le régalien ; de la rupture d’égalité républicaine entre les territoires (on accepte sans y opposer d’aménagement du territoire, les cimetières ruraux et urbains, avec une inégalité d’accès aux services de première nécessité) ; même la citoyenneté n’est plus garante de la plus simple égalité, puisqu’en période de chômage de masse, les jeunes n’ont toujours pas droit à leur sécurité économique (pas de RSA), repoussant ainsi la majorité citoyenne à 26 ans et occasionnant à mon sens la plus grande des discriminations (ce qui d’ailleurs m’a toujours paru illégal, sans qu’aucun syndicat ou parti politique ne s’en soit jamais préoccupé)

Zemmour a de beaux jours devant lui puisqu’à droite, comme à gauche, le libéralisme ne se discute pas, et c’est un angle mort des Insoumis qui espèrent toujours une alliance avec le PS dont est anciennement issu Mélenchon.

Finalement opposer un Ruffin de gauche, à l’électorat zemmourien de droite ce serait peut-être un bon moyen d’atomiser les candidatures de la gauche frelatée de Mme Hidalgo, et des monomaniaques atterrés dont l’unique pensée est le sécuritarisme. On pourrait alors gagner face à Macron… En fait, Paul Jorion doit avoir raison, même si j’ai toujours un petit faible pour Noël Mamère…

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58 réflexions sur « De quoi la Zemmourisation des esprits est-elle le nom ? par Dalla Vecchia Luigi »

  1. Merci. On ne peut qu’approuver tant c’est un résumé bien vu. Votre description touche juste.

    Quoiqu’à la réflexion, votre première partie a tout de la description d’une dictature, économique ou à base économique, néanmoins une vraie dictature.

    N’exagérez-vous pas un tantinet?
    La direction est bien fléchée. Mais y sommes-nous déjà?
    Et puis, peut-on s’attaquer à la liberté des riches? Vous voulez rétablir le carnet des changes, le contingentement des voyages à l’étranger? Tout cela se résume à un seul mot: « frontières ». C’est une base théologique de Bruxelles, très largement partagée, à laquelle vous vous attaquez.

    Le trickle-down ne marche pas. C’est un conte de fée dont la droite et les riches sont prodigues pour enfumer les pauvres toujours crédules. Mais nous sommes ici les seuls à le savoir. Pouvons-nous changer cette ignorance universelle?
    Le trickle-down n’est qu’un exemple, hélas. Il faut reconnaître notre impuissance quand nous la voyons.

    Enfin, entièrement d’accord avec votre conclusion quant à François Ruffin.

  2. « Zemmour a de beaux jours devant lui puisqu’à droite, comme à gauche, le libéralisme ne se discute pas, et c’est un angle mort des Insoumis qui espèrent toujours une alliance avec le PS dont est anciennement issu Mélenchon ».

    Êtes vous ignorant de votre angle mort ?
    https://laec.fr/section/20/definanciariser-l-economie-reelle
    https://laec.fr/section/19/mettre-au-pas-la-finance
    https://laec.fr/section/21/mobiliser-l-argent-pour-financer-les-petites-et-moyennes-entreprises-et-la-creation-d-emploi
    https://laec.fr/section/36/faire-la-revolution-fiscale
    etc.
    LFI espère une alliance avec le PS (sources ???)

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    1. « Zemmour a de beaux jours devant lui puisqu’à droite, comme à gauche, le libéralisme ne se discute pas, et c’est un angle mort des Insoumis qui espèrent toujours une alliance avec le PS dont est anciennement issu Mélenchon. »

      L’une des dernières phrases résume le niveau pathétique de cet article. Oui c’est un jugement de valeur. Quand on fait ce genre d’article, on prend 5 minutes et on se renseigne ailleurs que sur BFMTV. Merci.

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  3. BINGO !
    « Cette distorsion de la réalité n’a rien à voir avec une tournure d’esprit particulière à la France, ni avec un trait anthropologique ancestral. C’est un déni de réalité intéressé. »

    https://www.alternatives-economiques.fr/eloi-laurent/chiffres-alarmants-de-linsecurite-france/00099272

    Les chiffres alarmants de l’insécurité en France ELOI LAURENT
    Dans le moment politique de grande confusion que traverse la France, la bataille des récits fait rage et les mots sont trop souvent abandonnés à l’écosystème xénophobe qui s’est développé entre la presse écrite partisane, les chaînes de déformation en continu et les réseaux asociaux.

    L’insécurité est, dans une acception neutre, l’inquiétude face à un danger. Dans un Etat de droit, le caractère réel ou non du danger en question est la clé de la légitimité des politiques publiques visant à lutter contre l’insécurité.
    Quels dangers menacent donc réellement la vie des Français(e)s ?

    Une enquête extrêmement précise, qui compte un quart de siècle de données minutieuses et vient tout juste d’être actualisée, permet de le savoir : le Global Burden of disease (littéralement « le fardeau mondial de la maladie »). A l’aide d’une interface remarquable, on peut ainsi accéder à près de trente ans de données sur les causes des décès en France et les risques qui y menacent l’existence des personnes. Pour chaque mort, une cause unique (regroupées en trois grandes catégories : les maladies chroniques, les maladies infectieuses et les blessures) et, pour chaque mort prématuré, un facteur de risque identifié (il en existe trois principaux : les risques métaboliques, les risques comportementaux et les risques environnementaux).

    Premier constat : l’insécurité, comprise comme menace sur la vie, progresse en France. Après avoir baissé de 889 pour 100 000 habitants en 1990 à 833 en 2014, le taux de mortalité est reparti fortement à la hausse depuis pour atteindre 911 en 2019, hors Covid donc.
    Une hausse de près de 10 % en seulement quelques années, un pic sans équivalent depuis vingt-cinq ans et dont aucun thuriféraire de la sécurité ne s’émeut.

    Même évolution pour les facteurs de risque qui déterminent les décès prématurés : ils baissent de 505 pour 100 000 habitants en 1990 à 439 en 2014 pour repartir ensuite à la hausse et atteindre 474 en 2019 (leur niveau de 2002).

    Comment expliquer l’évolution inquiétante des taux de mortalité dans la période récente ?
    Principalement par la hausse des maladies cardiovasculaires, des néoplasmes (tumeurs), des diabètes et maladies du foie et des maladies neurologiques, autrement dit et sans surprise, par la progression inexorable des maladies chroniques qui font des ravages croissants en France, comme dans les autres pays dits développés (pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, selon l’OMS, au niveau mondial, la malnutrition tue davantage que la sous-nutrition).

    Un déni de réalité intéressé
    Cet état de santé préoccupant de la population française a certainement contribué à la vulnérabilité sanitaire de la population face au Covid, dont la troisième vague qui s’achève aura été la plus meurtrière avec 45 000 décès (contre 30 000 pour la première et 35 000 pour la deuxième). Toutes ces pathologies chroniques, dont un certain nombre directement liées à la qualité de l’environnement (comme la dégradation des voies respiratoires sous l’effet de la pollution de l’air, l’obésité ou le diabète) sont des comorbidités potentiellement létales face à un processus morbide aussi foudroyant que le Covid-19.

    Les violences interpersonnelles qui menacent la sécurité physique des gens représentent 0,089 % des décès totaux, en baisse par rapport à 2014

    Quel rôle jouent dans le tableau français les violences interpersonnelles qui menacent la sécurité physique des gens, danger qui, de fait, dans le débat public, représente à lui seul 100 % des commentaires, articles, vidéos et émissions consacrés à l’insécurité ? Exactement 0,089 % des décès totaux, en baisse par rapport à 2014, où ces violences étaient à l’origine de 0,094 % des décès, en nette baisse par rapport à 1990 (0,2 % des décès totaux).

    Par comparaison, l’exposition à des températures extrêmes représente une menace 3,5 fois plus importante, les suicides représentent un danger 20 fois plus important (1,8 % des décès totaux), les chutes représentent un danger 33 fois plus important pour la sécurité des personnes, les attaques cardiaques représentent un danger 83 fois plus important.

    Cette distorsion de la réalité n’a rien à voir avec une tournure d’esprit particulière à la France, ni avec un trait anthropologique ancestral. C’est un déni de réalité intéressé.

    Non, la diversité bien réelle de la population française (à 20 % immigrée ou de descendance immigrée) n’a aucunement conduit au cours des vingt-cinq dernières années, ni des dix dernières années, ni des cinq dernières années, à une montée des violences interpersonnelles qui menacerait la douceur de vivre, bien au contraire.

    Non, la menace la plus grave qui pèse sur la vie des personnes en France n’est pas la violence des autres, c’est la brutalité des conditions d’existence, l’inégalité devant l’accès aux soins préventifs et curatifs et la négligence des pouvoirs publics face à l’épidémie de maladies chroniques et d’isolement social.

    Non, réduire l’insécurité en France aux violences interpersonnelles n’est ni le signe de la lucidité, ni la marque du réalisme : c’est une posture idéologique, coupable et, en dernier ressort, illusoire. PUBLIÉ LE 07/06/2021

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    1. Vos statistiques ne valent pas ce que vous voulez en déduire. Il est tout à fait normal que les maladies (et la vieillesse !) causent beaucoup plus de morts que les crimes. Ce qu’il faut, c’est comparez les causes PAR AGE et si possible, par condition sociale. En outre vous vous gardez de compter les violences non mortelles, les attaques contre les biens et contre la liberté d’expression (Mila and co). Enfin, la » brutalité des conditions d’existence  » n’empêche nullement de vivre de plus en plus longtemps en assez bonne santé et cela à cause des investissements de nos sociétés capitalistes et libérales que vous haïssez. Souvenez-vous de vos (arrières) grands parents. Si nous vivons en enfer, pourquoi tant de migrants veulent s’y installer ?

      1. Vous me confondez avec ELOI LAURENT l’auteur, je ne répondrai pas à sa place sur vos critiques méthodologiques.
        Pour le reste demandez aux migrants comme vous écrivez, ce qui les amène, qui sera différent des 89 millions de touristes entrés en 2018.

      2. @Hadrien (17h02)

         »  » … Mais c’est bien sûr… ZEMMOUR , sors de ce corps..!!  »  » …

        Pardonnez-moi Hadrien , mais les 100% de votre « commentaire » sont tellement sucés de la fiente répandue par notre Éric depuis le début de sa fabrication médiatique…que je n’ai pas pu m’empêcher.
        Mais c’est visiblement vous qui tenez le bon bout..!.. puisque même ici « certain(s) » s’imagine(nt) que le subtil parfum de la logique des quelques arguments peut supplanter , chez le « cher » téléspectateur , la puanteur distillée minute après minute au travers de la lucarne magique.

        1. La scatologie est un argument de qui n’en a pas. Je vous laisse à vos intestins qui selon certains sont notre deuxième cerveau 😉

          1. Tout sur un organe mal aimé / Giulia Enders – « Le charme discret de l’intestin » – Acte Sud.

  4. Pourriez vous définir ce qu’est pour vous la zemmourisation des esprits avant de tenter de nous dire de quoi elle est le nom ?

    En outre comment mesurez vous la masse des esprits ainsi subvertis et avec quels marqueurs ?

    Doit on déduire de votre très bref agenda que la parade au libéralisme ( économique ) est le nationalisme et l’autarcie ?

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  5. ouf ! quelle gifle !
    Ne pourrait- on pas essayer de mettre en place un système d’autogestion ? Car en fait , vouloir le pouvoir n’est ce pas faire perdurer le « système » ? Je crois que c’est Ana Gabriel qui en parle le mieux .

  6. Au sujet de la « marche des libertés », il est vrai qu’à Paris ce 12 juin, ça sentait plus le shit que les lacrymos.
    Plus kermesse que manif.
    Néanmoins, c’est la puissance publique qui décide du niveau de violence. Ce samedi la présence policière était plus que discrète. Les accès aux rues latérales étaient simplement barrées par du ruban de signalisation, et les forces de l’ordre en retrait loin derrière à l’abri des regards.
    Comme de ce fait il n’y a pas eu altercations (hormis l’enfarinage du début), la presse n’en a pas parlé.

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      1. « par ChEEk Magazine

        Publié le 24 mai 2018 à 17h00
        Mis à jour le 16 mars 2021 à 18h34 »

        Tirer à la ligne: « Je vous le donne en 10, je vous le donne en 100, … en 1000 » etc…
        Ou bien: un ‘bon’ sujet journalistique est inépuisable. Y’a toujours un coin à gratter.
        (adapté du père de Winston Churchill)
        Ou bien: « Toujours, sur le métier… ouvrage ». (Pierre Ayraud, prix de l’humour noir, 1965)
        Ou bien: « T’as vu? Ça c’est du journalisme réactif! »

        Il me semble que l’article est encore bien bâclé. Perfectible, pour les gens bien.
        J’va attendre la seconde mise à jour. Dans 3 ans.
        Oui, les Inrocks, ça dépote pas. Sans hésitation, sujet dispensable.

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        1. Pierre Ayraud , jeté tout à trac est cryptique, sauf en cherchant.
          Son nom de plume était Narcejac…

  7. le « rêve des insoumis de s’associer au PS » est du grand délire, le degré zéro de l’analyse politique. Le Ruffin de « gauche » est de la même farine. En fait, le Ruffin de « gauche » c’est Mélenchon, Ruffin étant à droite de Mélenchon, raison pour laquelle P Jorion envisage de le soutenir sans problème.

    1. @ Duchene Jean

      Monsieur Dalla Vecchia Luigi a sans doute confondu plusieurs personnes.

      Pour mieux comprendre sa démonstration et en goûter toute l’illumination interne, il suffit de remplacer le nom  » Mélenchon  » en celui de  » Jadot  » et ainsi nous obtenons instantanément toute la substantifique moelle. Monsieur Yannick Jadot ne cesse-t-il pas chaque semaine de faire de l’appel du pied au premier secrétaire du Parti Socialiste ? Ne souhaite-il pas former un gouvernement en imaginant monsieur Olivier Faure en Garde des Sceaux ?

      Ce dernier homme n’a t’il pas dit il y a quinze jours que le problème de la police, c’était la justice ?

      Ainsi, tout s’éclaire en effet. Plus vous avancez dans le texte en usant de ce stratagème de remplacement, plus vous comprenez. Il y a là toute la bande. Madame Hidalgo n’a t-elle pas applaudi à toutes les lois liberticides de M.Darmanin ? Monsieur Jadot n’apprécie t-il pas farouchement les arbres morts à Noël ?

      Les voilà tout d’un coup parfaitement bien éclairés ces fameux « libertariens de gôche  » dont on avait du mal auparavant à situer l’identité exacte par le fait d’une simple lecture classique.

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  8. On peut laisser ouverte l’interprétation qui suppose une élision/omission suivante entre [] :
    « et c’est un angle mort [de ceux] des Insoumis qui espèrent toujours une alliance avec le PS dont est anciennement issu Mélenchon ».

    Sinon, c’est politiquement en effet assez faux de voir même plus qu’une moitié de LFI penser à se « social-démocratiser ».
    Mais à l’inverse, si l’espoir de LFI est de faire 24% au 1er tour des présidentielles, disons un peu plus qu’en 2017,
    alors ce segment de la population qui aura voté (24% des suffrages exprimés) ne sera pas en majorité pour une solution « collectiviste » ou de « communs »
    très poussée, mais plutôt pour une orientation de type « gros bridage du capitalisme », ou si l’on veut « social-déomcratie extrême ».
    Peut-on blâmer ceux qui pensent que c’est un passage obligé si on ne veut pas une forte poussée de violence ? Je pose la question…

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    1. Non, on ne peut pas blâmer. A mon avis.
      Il est très raisonnable d’estimer que le but immédiat est d’éjecter la droite. Rien n’est possible sans fortement contraindre le capitalisme. Le social autant que le souci écologique l’exigent.

      Votre « forte poussée de violence » n’est pas d’une génération spontanée. Qui en serait à l’origine? Peut-on légitimer cet épouvantail?

    2. « social-démocratie extrême ? » Bravo pour l’oxymore très créatif !

      C’est vrai qu’ils ne voudront pas rendre les clefs gentiment dixit Lordon, même un gros bridage serait vécu par les concernés comme un gros brigandage avec formes d’oppositions variées. Et alors ? Avez-vous une astuce ?

        1. Jean-Michel FLEISZ, né le 14 mai 1960 à Arras, Pas-de-Calais, décédé à Liège, Belgique, le 11 août 2016, cadre supérieur, Toyota Motor Europe.

          1. Merci du partage, ç’est toujours un don de voir le réel.

            Je remarque, qu’en 2021 c’est en fait toujours compliqué d’exercer sa liberté d’expression sous sa vraie identité lorsque l’on tient parfois certains discours . Il y a maintes raisons, personnelles et très privé c’est vrai, et je pense aussi souvent « professionnelles » qui font qu’on doit prendre un pseudo. Ou je me fais des idées, c’est possible.

        2. Ok ! j’ai le souvenir du pseudo, sans savoir que c’en était un, le souvenir du livre (pas lu), notamment sa présentation « hors de tout cadre contraignant », qui m’avait laissé penser que le « cadre contraignant » devait être pour lui un parti, une assoss, un mouvement…comme s’il y avait des « libres penseurs » ! Mais son article https://www.pauljorion.com/blog/2016/08/05/quelques-interrogations-sur-le-souverainisme-economique-par-michel-leis/comment-page-1/#comments, n’est pas ridé.

  9. Beaucoup d’emphases pour pas grand chose finalement ce texte en Une. Article très bancale et bien étrange où le dénigrement prime sur l’ensemble et où les Insoumis sont repeints de façon bien inepte en « libertariens de gauche  » …..(? késako ) – Dalla Vecchia Luigi fait beaucoup dans les rodomontades pour retomber ensuite parfaitement bien à plat, avec des tous petits bras. Noël Mamère ? Une personne charmante en effet, mais personne n’a entendu ouï-dire que cet excellent monsieur était candidat à une quelconque élection nationale. De l’art d’inventer un non-fait pour flétrir à bon compte un vrai. Tour de passe-passe. Parti pour convaincre en fanfare, le pétard mouillé fait pschitt ! Ce n’est pas le premier article du genre et ce ne sera pas le dernier.

    Et pendant ce temps là…

    Le Parisien :  » Venue soutenir les agriculteurs de la Confédération paysanne qui manifestaient contre la PAC, Bénédicte Taurine, députée de la France insoumise, a été poussée par des forces de l’ordre avant de tomber au sol  » :

    https://www.leparisien.fr/video/video-une-deputee-lfi-bousculee-violemment-par-un-policier-lors-dun-rassemblement-dagriculteurs-a-paris-28-05-2021-B5Y6WA3ECZHZBCAHB3YD4ZSHSI.php

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  10. Je n’en sais pas plus après ce billet sur ce qu’est la zemmourisation des esprits, ni sur es intentions et les idées de Zemmour qui seraient partagées par une majorité des français.
    Par contre Marine Le Pen craint un amalgame entre les idées et intentions du RN, toutes compatibles avec les valeurs de la République nous assure t’elle et celles de Zemmour, trop radicales, selon elle.
    Quel humour ces Le Pen !!

  11. @ XTIAN

    Le but de l’article n’était pas de parler de M.Zemmour mais il était bien ailleurs. Tout le monde aura compris. Il est vrai que c’est pas bien compliqué puisque la mèche est éventée très rapidement.

    Quand je lis sur le club Mediapart, M. Dalla Vecchia Luigi , j’ai la méchante impression d’entendre Beppe Grillo. Est-ce que je me trompe à ce point ?

  12. DE QUOI LA RNISATION DES VOTES EST ELLE LE RESULTAT ?

    A l’approche des régionales , je me suis demandé comment le RN pouvait être crédité par les sondages de score élevé dans deux régions ( Hauts de France et PACA ) de tradition sociale aussi différente .

    Dans le Nord , les hauts de France , l’histoire ouvrière est de gauche , et on a l’impression que les motifs mis en avant par la majorité ( plutôt ouvrière et dans des villes pauvres ) des électeurs du RN concernent les inégalités , la pauvreté, le redistribution , avec un satan européen vite sorti des tiroirs ( en gros tendance Phillipot ) . On reste dans l’interrogation de savoir pourquoi et comment ni le PS , ni le PC , ni LFI n’ont su ou pu retenir ou capter cet électorat populaire là .

    Dans le Sud plus riche , en Paca , où l’on pouvait déjà traditionnellement plutôt penser et voter à droite ,l’électorat du RN , on est plutôt en phase avec les modèles économiques de droite et on le reste , et les motivations ressortent plutôt l’anti-assistanat , l’anti-immigration ,la fiscalité jugée trop lourde pour engraisser les fainéants , alors qu’en hauts de France , on veut augmenter le RSA et le SMIC . ( en gros tendance Collard et Marion Maréchal Le Pen dont il est avancé que Zemmour lui est proche ).

    Bref , deux clans électoraux aux vues quasi opposées qui votent pour un même rêve fait de promesses de satisfaire tout le monde , et où l’art du « chef » est d’entretenir l’ambiguïté pour accéder au pouvoir à n’importe quel prix , quitte à promettre à chacun le contraire de ce qu’il promet à l’autre . Pour quel usage caché de ce pouvoir volé ?

    Trump a tenu 4 ans .

    PS : par honnêteté je signale que l’idée de la pertinence de cette antinomie m’est venue après lecture d’une tribune d’universitaires journalistes .

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    1. My two pence sur les deux régions concernées :
      => Haut de France : les socialistes ont été clientélistes à souhait dans ces régions, peut-être arkao a-t-il son archéologie là-dessus (si les « journées arkéo » du moment lui laissent le loisir de nous lire), pour les témoignages de belle-famille que j’en ai eu, ça a laissé des traces profondes. Le moindre cautionnement de foyers qui « n’en on rien à foutre de xxx » (complétez les … : éducation enfant, tranquillité voisin…) passe devant tout ce qui peut être systémique, compte tenu aussi de bassins très structuré (Lens-Avion-Douai, Somme), pas besoin d’expliquer à un connaisseur de Cheddes et autres lieux du cours de l’Arve, ou de la Maurienne (ex PUK) etc… Cette structuration n’a pas été dépassée (le Louvre Lens est un cas typique de machin « enté » qui n’a pas vraiment pris, même si il peut être chouette par lui-même).
      Bref, les socialistes ont été amené à renforcer leur clientélisme dans leur naufrage idéologique des années post-Jospin, les minorités défavorisées locales n’y ont jamais cru, et vont donc vers le RN. Le passé italo-polonais dans le bassin minier ne sert pas le moins du monde à comprendre l’immigration et les maux qui accompagnent la violence sociale associée.

      => PACA : là, il s’agit de faire face à l’autre rive de la Méditerranée, davantage dans une logique de type Balkans, en poussant beaucoup le bouchon, en le poussant même pas tant que ça à Marseille. Pas de gauche qui rassure sur « comment faire » en PACA, elle est donc disqualifiée (réfugiée au nord à Manosque et au-delà dans les Hautes Alpes). Par ailleurs la logique immobilière massive (mas avec piscine = ascension sociale) a fait de la classe moyenne une classe taraudée par l’insécurité, sur fond de « magouille-land » : par ma famille (directe cette fois-ci), pas une affaire qui n’ait sa grosse dose d’embrouille, de passage loin au-delà des limites légales, de faillites frauduleuses etc.
      Il existe au milieu de tout ça de beaux restes républicains, je dirais d’ordre culturel (Aix et sa fac de droit, toute à droite qu’elle soit, Cédric Herrou à l’autre bout bien sûr, métaphoriquement et géographiquement), pleins de gens attachés à la terre (peu de gros agriculteurs), et Nice est vraiment une capitale régionale (inclure la Ligurie pour comprendre), cela donne de beaux restes. Mais la classe moyenne et retraitée n’est pas ancrée du tout dans cette logique républicaine, et n’est pas convaincue que la droite lui apporte sa dose de sécurité surtout.

      Votre condensé est sans doute plus juste que ma tartine, mais ces « constantes régionales » que j’évoque me semblent importantes dans les imaginaires.

      1. Ça me dit pas comment un parti fasciste peut récolter les deux histoires et aspirations contradictoires sous un même parti et projet ( ou absence de projet cohérent ) , sans qu’aucun autre parti ne soit capable de les capter .

        1. COucou,

          J’adorais Coluche quand j’avais 15 /16 ans. J’aime toujours citer ses saillies !
          Le FN fait du coluche, en pas drôle. C’est pour çà qu’ils sont inattaquables. Tout glisse. Comme trump, leurs paroles n’ a aucune importance.
          Regardez comment Marine le pen se représente malgré son nauffrage lors du débat présidentiel. Elle ne connaissait rien, n’avait qu’une posture, et elle débite encore ses outrances circulaires, comme zemours et pleins d’autres sarkozy etc .etc.

          Comme disait Coluche, « dire qu’il suffirait que les gens ne l’achete pas pour que cela ne ne vende plus ! »

          POurrait on passer une loi qui obligerait les politiques a faire appel à l’intelligence du cortex du public plutôt qu’à l’intelligence reptilienne !

          Non, je deconne, certains reptiles sont trés trés malins !

          Bonne journée

          Stéphane

    2. « comment le RN pouvait être crédité par les sondages de score élevé dans deux régions ( Hauts de France et PACA ) »

      Pour les « hauts de » où j’habite : ce sont des sondages : le dernier sondage téléphonique auquel j’avais répondu m’avait classé avec d’autres (gros titre de la voix du nord) comme « envisageant voter fn ». pas de bol ça a été fi en ce qui me concerne.

      « On reste dans l’interrogation de savoir pourquoi et comment ni le PS , ni le PC , ni LFI n’ont su ou pu retenir ou capter cet électorat populaire là . »
      A ce jour dans mon coin on a seulement reçu les listes lo, lr, lrem, verts, et dlf. ça doit pas aider les trois que vous citez.

      « Dans le Nord , les hauts de France , l’histoire ouvrière est de gauche »
      alors…Nord et les « hauts de », c’est pas vraiment la même chose. La Somme agricole et le Nord désindustrialisé y côtoient l’Oise que je connais peu si ce n’est que l’ISF était le plus haut de France. Coté mémoire, pour ceux qui en ont, la phase Mitterrand est pas très bien passée. Ni la phase Hue au pc, du moins chez les 40+ ans ou les politisés.

      1. Sur les sondages , ça tendrait à prouver que vous n’êtes pas représentatif !

        Sur  » retenir et capter » , je ne visait pas le moment électoral, mais ce qui aurait pu se passer sur les 20 dernières années .

        Sur le cousinage Nord /Hauts de France , je note quand même que sur une population régionale de 5,9 millions d’habitants , les Nord et le Pas de Calais ( lequel fournit surtout des chômeurs et des domicile travail avec Lille , ça fait déjà 4,2 millions de représentatifs .

        Mais ça ne répond pas à ma vraie question qui est pourquoi des citoyens d’histoire , de valeurs économiques et d’aspirations contradictoires se retrouvent dans le même panier . Mythe de  » l’ordre » sur de lui qui résoudrait la quadrature du cercle ?

        1. Pardon, mais qd un sondage classe X qq qui est Y, c’est que le sondage lui même est foireux et vise autre chose que la mesure. L’écart entre les « prévisions » et les votes l’a alors largement confirmé.

          « ma vraie question qui est pourquoi des citoyens d’histoire , de valeurs économiques et d’aspirations contradictoires se retrouvent dans le même panier  »
          Pas compris. C’est une question sur l’union européenne, les fiefs repeints en « régions », ou les votes? Si ce sont les votes, pas de « panier » aux dernières régionales il me semble : c’était en gros parmi les inscrits 15% pour la gauche de droite, 15% pour la droite, et 20% pour le rn, 5% pour divers petites formations, et 45% d’abstention. Et sur cette dernière, certes l’ancien Nord, c’est les 2/3 de la population, mais il est aussi plus abstentionniste.

          1. J’ai bien compris que vous ne m’aviez pas compris .

            Les sondeurs ont peut être eu le même problème . Heureusement la loi des grands nombres , mêmes réduits à des échantillons , permet de lisser les erreurs et incompréhensions , et donnent in fine des projections exactes dans l’intervalle de confiance .

            Au moins en ce qui concerne le taux d’abstention.

            PS : à part le mythe de l’ordre, le même sentiment qu’aux USA , celui d’être déclassé dans un monde qui va plus vite qu’un animal humain ne le supporte , mal être alors vite imputé aux « nouveaux arrivants illégitimes devant l’histoire  » ?
            Simple concurrence économique ou rejet plus profond de philosophie /religion ( cf débat apparemment concordant sur l’Islam entre Zemmour et Jorion , leur point d’accord ?) .

            1. c’est un peu la pythie, si elle a tort c’est qu’on a pas compris?

              sur votre P.S. désespoir ou agressivité?

                1. bien entendu je ne parlais pas de vous, mais du score rn qui semble vous tarabuster dans le nord : face à la déception que sont les partis qui ont eu le pouvoir et qui donc s’effondrent, désespoir vers l’abstention, agressivité vers le rn.

  13. Et si Zemmour était un cheval de Troie pour flinguer de l’intérieur (de l’extrême droite) MLP en 2022 au profit de MMLP en 2027 ?!

    Parce que si MLP se prend les pieds dans le tapis en 2022 (i.e. ne passe pas le « cut » du premier tour), il est quasi certain qu’elle ne pourra pas revenir en 2027 !

    Ne jamais oublier qu’un(e) Le Pen peut en cacher un(e) autre…

  14. Bonjour vous tous,
    Et désolé, je ne m’attendais pas à être en tête de gondole (ça ne se voulait qu’un commentaire), j’avais oublié que Paul Jorion allait le faire pour des commentaires de soutiens à J.F.Ruffin …D’autant que je pensais que cela ne concernait qu’un post en particulier…Bref, je n’avais pas prévu de me réserver du temps pour répondre à d’intéressantes controverses…
    Bon, j’ai l’habitude de vous lire et je vois à peu près d’où viennent vos réactions et le fondement qu’elles ont et qui me semble souvent parfaitement légitime. (c’est l’avantage de partager certaines choses)
    Alors, je vais essayer de me concentrer sur ce que je ne partage pas (sinon j’en aurais jusqu’à demain matin…)
    D’abord concernant l’alliance avec le PS, je ne crois pas aux « rodomontades LFI » affichées en premier plan, pour au final préparer la suite, un vote du moindre mal qui proposerait un report vers un libéral PS ou autre (pour moi le ps est macronien) ou des écologistes de marché (par opposition aux vrais écologistes qui parlent d’économie réelle sans tomber dans l’anticapitalisme primaire). N’oublions pas notamment la démission de la candidate LFI à Marseille, Michèle Rubirola, pour introniser un maire PS, pour qui les électeurs n’ont pas voté.
    Le PS doit accepter sa déchéance et tirer les conséquences de sa très grande responsabilité en se faisant tout petit s’il est vraiment sincèrement de gauche et qu’il veut enfin être utile à quelque chose; Mais j’ai idée que le croupion, qui en reste, n’est là que pour pourrir son camp.
    Par principe, je suis contre le report de voix ; en effet le moindre mal, c’est déjà le mal (Hannah Arendt). Mais Il me semble que pour ce qui est des reports de voix pour éviter le front national, Paul Jorion n’a pas la même idée que moi, même concernant Macron.
    Je considère, mais ce n’est pas la position du blog, que c’est précisément cette politique du moindre mal, (sur laquelle compte tous les magouilleurs), qui engendre le bastringue médiatique autour du front national et de ses thèses : Il faut le faire monter pour obtenir l’élection confortable d’un libéral au second tour. Et c’est bien notre faute, puisque rien ne nous oblige à voter pour quelqu’un qu’on n’a pas choisi… Autrement dit pour moi (je précise), au premier tour on vote pour son candidat, et s’il n’est pas éligible, on ne se déplace pas au deuxième tour. Inutile de vous dire, que si les médias se persuadaient que c’est ce que les électeurs de gauche feraient, nous verrions bien vite les unes de journaux télévisés changer leurs lignes éditoriales…
    Personnellement j’en fais une question d’éthique démocratique personnelle (la seule possiblement capable de déconstruire les magouilles d’anticipation des partis). L’obsession des gens à se projeter dans une victoire, fut-elle à la Pyrrhus, les amènent à voter contre leurs convictions et à fausser le comptage du socle majoritaire sur lequel appuyer une politique. Ainsi des candidats minoritaires font fi de tous les autres et peuvent régner pour les 1% les plus décadents. (tous ne le sont pas)
    Pour le bien de tous, la mode du report de voix doit s’arrêter net. (même si notre bon coeur en est froissé) Et nos partis seront obligés de présenter des candidats plus fédérateurs et moins clientélistes, à la colonne vertébrale solide pour susciter plus de confiance. Ce qui rejoint le vote Ruffin.
    Sinon , chacun travaille sa clientèle, puis face à la trouille de « Le Pen », appelle les grandes eaux de la république à la rescousse, dans des effarouchements de péril brun, pour amener les souris à élire des chats ; tout en leur garantissant que leur abnégation les a grandis au regard de l’histoire. Si Le Pen doit passer, qu’elle passe…(et que les libéraux et les médias s’en mordent les doigts d’autant qu’à mon avis elle n’aura pas de majorité au parlement)
    Quant à la supposée tentation souverainiste, autarcique…etc. C’est bien révélateur du fait que la souris a internalisé sa cage…Il s’agit de dire que parfois nécessité fait loi, et qu’il faut pouvoir s’autoriser tout de même de temps en temps la préférence nationale (qui n’exclue ni les coopérations, ni les solidarités, ni les aides aux autres…ça n’a rien à voir) . C’est une question démocratique de liberté politique et économique, écologique aussi. Pas d’écologie sans un minimum de « local », et pas de local sans organiser un minimum les filières en leur garantissant un marché sans concurrence déloyale.
    Enfin la question de la sécurité à gauche, ne se conjugue pas normalement en termes de sécuritarisme, mais au regard des valeurs de la république : la liberté, l’égalité, la fraternité et son subsidiaire la solidarité. Aider premier le plus souffrant, c’est un peu ce qu’a oublié la gauche, en n’ayant jamais, pas plus que la droite (dont on n’attendait rien en la matière), vraiment considéré les conditions de vie faite aux Français vivant leur citoyenneté recluse derrière les barricades de leurs fenêtres, spectateurs impuissants d’un jeu de cowboys et d’Indiens qui tourne à l’avantage des Indiens, au fur et à mesure où l’anarchie et la déculturation (l’anomie) règne en maître dans certaines rues, certains quartiers (aussi grands que des villes), et dans certaines écoles.(pas tout le territoire)
    Alors certes,je vous rejoins sur un point, l’insécurité au global sur le territoire français (comme le présente les médias) cela n’a pas de sens. Mais c’est d’autant plus impardonnable, que cette insécurité distribuée en taches de léopards ne concerne que des endroits précis donc « ciblables ». Et qu’elle n’existe que grâce au mépris de la classe politique qui répugne toujours à budgétiser ce qu’il faut de police, d’enseignants, d’équipements, d’institutions et de structuration de la vie sociale. Il est amusant de voir les politiques et certains éditorialistes faire la danse du quadrille dans une dichotomie entre les sommes « dispendieuses » déjà dépensées et les économies d’échelle réalisées, oubliant au passage de comparer ce qui est engagé comme moyens, à l’ampleur des besoins pourtant très criants de ces endroits-là. Oubliant au passage, que la gestion par la « une » des médias, fait qu’on alloue, un temps, ce qu’on retire le lendemain. (Rénovation des politiques publiques sous Sarko –> moins 13000 fonctionnaires de police_Macron face à des attitudes insurrectionnelles –> + 10000 fonctionnaires de police = résultat, on a fait du surplace et les moyens adéquats n’y sont toujours pas_, mais l’un s’est vanté d’avoir fait des économies et l’autre d’avoir répondu à la demande….)
    De plus la fraternité et le souci de solidarité républicaine ne doit pas avoir d’exclusive, et les policiers, comme les citoyens concernés et y compris la mauvaise graine, doivent en bénéficier à la hauteur de leurs difficultés. Soit avec les moyens nécessaires pour les uns, à un exercice serein de leur métier , soit avec , pour les autres, l’exercice plein de leurs libertés citoyennes (comprenant les droits économiques, éducatifs et familiaux ) et soit avec , pour les suivants, l’empêchement « ferme » de nuire aux autres et à eux-mêmes dans le respect des conditions prévues par la loi qui comprend l’accès à une véritable réinsertion . C’est sur cet ensemble que doit se cristalliser, le quoiqu’il en coûte. Non pas pour faire le monde merveilleux de « OUI-OUI », mais pour juste rebâtir « ce qui a été », et en présenter la facture électorale aux libéraux (de droite et de gauche) et à leurs soutiens économiques responsables d’un champ de ruine et de dissensions jusqu’à la zizanie par l’abandon des institutions républicaines victimes d’austérité. (une austérité de bouffons, dont le ciblage ressemble à du mépris de classe et qui accroît la dette en voulant y remédier tel ce qu’a fait Juppé)
    Enfin dans une discussion, c’est comme dans le sport, il faut définir le terrain de jeu et siffler ceux qui en sortent pour « tricher », à moins qu’on puisse faire preuve de civilité mutuelle pour accepter de se décaler de façon consensuelle sur le terrain de l’autre et à condition que l’effort mutuel soit fait, après avoir exposé ses représentations, de penser les choses depuis le terrain de l’autre … Jamais aucun libéral n’a accepté ce genre de dialectique. Ils sont dans la disqualification de l’autre en refusant de sortir des paradigmes issus de la doxa libérale. Autant essayer de discuter avec un témoin de Jéhovah.
    si l’on se place depuis le périmètre républicain et que l’on considère que l’on a encore des cartes à y jouer, jusqu’où peut-on discuter avec quelqu’un qui considère le cadre national et républicain (le bien commun/la république souveraine/les valeurs incarnées de sa devise/ le droit romain) comme parfaitement désuet, dépassé et aujourd’hui inexistant pour ne jurer que par la mondialisation, la contractualisation, le droit anglo-saxon, la finance seule créatrice de richesses…etc. Les arguments de l’un seront toujours hors jeu pour l’autre.
    Aussi discuter avec Zemmour n’est pas contre-productif, même s’il a des aspects prosélytes concernant l’immigration, dans une acception d’ailleurs, qui si on accepte de l’analyser de façon dépassionnée, est plus généreuse que celle du front national. Il a vécu lui-même une assimilation heureuse qui lui a procuré beaucoup de bonheur, et il en fait, dans une nostalgie de ses souvenirs, une réinterprétation radicale (qui n’est pas du racisme, mais au contraire un excès fusionnel) dans une surenchère voulant s’imposer frontalement au concept d’intégration qu’il considère comme une déviance…On peut comprendre l’excès parfois de ses propos, dans la passion excessive qu’il met à vouloir partager cette nostalgie d’un bonheur passé et parfaitement affabulé (tel le sont certains souvenirs qui nous aident à nous construire en devenant nos valeurs)…Il ne se pose pas la question si des valeurs personnelles sont partageables, sans accepter de les transmuter en les « corrompant » pour atteindre un certain universalisme. Il est comme un cuisinier, qui croit avoir trouvé la recette parfaite, et qui court après des goûteurs pas convaincus, qu’il n’arrive pas à comprendre, car chaque fois que lui y goûte, il la trouve meilleure (c’est parce qu’il replonge dans ses souvenirs et que cela lui fait l’effet d’un shoot). La deuxième chose sur Zemmour c’est la peur de la religion quand elle se voit dans l’espace public (pas que de l’islam). Malgré ses détracteurs, et j’en suis désolé, cette peur de la religion est légitime et parfaitement audible, même si je ne la partage pas. De plus quand il en fait un descriptif pour définir la menace que constitue l’islam, on peut s’apercevoir que cela ne colle qu’à un seul islam (celui des wahhabites et de leurs dérivés) qui n’est pas paradoxalement, comme le croient certains musulman eux-mêmes, ni le plus ancien, ni le plus traditionnel, mais le plus récent et le plus déculturé. Ce qu’il faut reprocher à zemmour dans la discussion ce sont ces aspects prosélytes issus d’un passionnel fusionnel,pas raciste , mais qui peuvent s’avérer quand même problématiques et être interprété comme du racisme par l’emportement du langage (qui si on l’analyse, n’est pas le fond de sa pensée). Mais il faut aussi en fond, réfléchir aux sens nouveaux qu’a donné l’Europe aux politiques publiques françaises en les calquant sur 3 paradigmes (inclusion_intégration_insertion), ce qui a amené à abandonner par exemple l’adaptation et d’autres paradigmes subtils anciennement au coeur des politiques sociales.
    Bon j’arrête là et désolé si si cela ne répond pas tout à fait à vos controverses, n’oubliez pas que je suis un quidam et que je n’ai pas prétention à la perfection éditoriale… Ce n’est que commentaires et pas thèses, pour les thèses il faut aller chez les « Jorions » en tout genre…

    1. « on peut s’apercevoir que cela ne colle qu’à un seul islam  »
      Non.
      Le coran concerne TOUS les islams.
      Le verset de l’épée de la sourate du repentir est traduit sur wikipédia comme:
      « Quand les mois sacrés seront expirés, TUEZ les infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! »
      Les majuscules sont de moi, le texte d’ Allah. En effet, pour un musulman, c’est Dieu lui même qui parle, pas le prophète !
      Cette sourate , étant l’une des plus récentes, abroge beaucoup d’autres, plus pacifiques. La majorité des musulmans n’appliquent pas cet ordre divin, car les infidèles pourraient se défendre efficacement. Selon le saint coran, les terroristes islamiques sont les meilleurs musulmans.

      1. @ Hadrien

        Je serai vous, j’irai d’abord lire quelques ouvrages avant d’être si affirmatif. Après tout, la Bible réunissait pas mal de chrétiens de toutes obédiences mais ils ne la lisaient pas de la même manière ni dans la même langue et ce même corpus initial ne les empêcha pas non plus de s’exterminer entre eux. Méfions nous aussi des raccourcis hâtifs et n’oublions pas que durant le génocide rwandais, il y eut des Hutus qui furent eux aussi exterminés car ils étaient humanistes & démocrates et qu’ils refusaient obstinément de participer à la psychopathie politique du  » Hutu power  » qui enjoignait d’exterminer tous les Tutsis. Pourquoi ce détour rapide par certains faits historiques ? car cher Adrien, peut-être seriez vous surpris par la haine tenace qui opposent certains Sunnites envers les Chiites, que les premiers considèrent comme hérétiques. Ce qui propulse toutes sortes d’exterminations entre musulmans pour les plus aveuglés. Chez les seconds, notons que « les portes de l’ijtihad » sont restées ouvertes, ce qui est plausiblement plus rassurant pour tout le monde.

    2.  » cette insécurité distribuée en taches de léopards ne concerne que des endroits précis donc “ciblables”. Et qu’elle n’existe que grâce au mépris de la classe politique qui répugne toujours à budgétiser ce qu’il faut de police, d’enseignants, d’équipements, d’institutions et de structuration de la vie sociale. »

      Quand le budget de la « classe politique », de l’état, dépasse la moitié du PIB, il est difficile d’accuser le manque de sous. Le problème de l’insécurité provient d’abord de la conception selon laquelle il n’y a pas de bourreaux, il n’y aurait que des victimes. Il faut réapprendre à punir.

    1. Trop drôle, j’en ris encore ; mais comment fait Paul jorion, il doit avoir 7 vies comme les chats;

      1. Je crois même qu’à Cambridge , voire dans toute l’Angleterre , les chats ont sept vies .

  15. C’est quoi la gauche libertarienne ?
    Les libertariens américains sont un avatar de l’extrême drpite.

    1
    1. Et si une certaine gauche, était l’avatar d’un fascisme en col blanc. Le pudibond libéralisme « politique » se déclinant toujours au final, en libéralisme économique.
      Et une bonne partie du parti socialiste s’est convertie au libéralisme économique plutôt qu’à l’économique comme prétendu ; (résultat ils sont toujours aussi nuls en économie)
      Avec des conséquences fâcheuses comme prôner la construction de l’Europe, mais en filigrane, poursuivant comme finalité l’avènement du libéralisme dans son acception libertarienne pour se trouver des alliés économiques et politiques commodes et plutôt d’inspiration anglo-saxonne.
      La gauche a-t-elle soutenu la Grèce lorsque la pire des solutions technicistes libertariennes lui était imposée? C’était pourtant une belle occasion…_ Sapin//Hollande, ce n’était pas la gauche? Sans compter le reliquaire de ce parti (Pascal Lamy (OMC) // DSK//Cahuzac…etc).
      Tout ce qui est étatique doit passer après les intérêts individuels et financiers de la contractualisation (même la loi) ,et ne doit servir que la conservation de la propriété privée; Il n’y a pas de commun. Dans cette acception-là, on peut faire semblant d’être pour faire payer les riches (il n’y a plus rien à financer, que des économies « d’échelle » à faire…Mon ennemi c’est la finance! avait dit un ex-trésorier de Parti socialiste soi-disant oublieux du temps où il était porteur de valises et où la législation sur le financement des partis politiques n’existait pas)
      Et comme par hasard les traités trop libéraux, dont on avait juré mordicus qu’on les rediscuterait, ont été entérinés quasiment le lendemain même de l’élection…
      Même si ça fait mal, il faut accepter de trier le bon grain de l’ivraie. (Tous ne sont pas « pourave », mais leur parti et une bonne partie de leurs cadres, j’en doute…)

      1. Vous retardez. Vous bataillez contre des fantômes du passé et vous cherchez à convaincre des convaincus.

        Tout ce que vous dites sur ce tas d’ignobles traitres politiques, dont certains pouraves en justice, c’est connu et documenté depuis longtemps.

        Évidemment, ils ont (pas tous) des supporteurs aveugles ou des ravis de la crèche, insensibles au réel.
        Mais les ‘ex’ dont vous parlez, politiquement c’est mort. Discrédités à mort. Le tri a été fait depuis longtemps. Le bon grain se fait attendre, c’est vrai. Pas une raison pour tendre un marche-pied à des types dont l’indignité politique a été confirmée par leurs actes. Ils ne méritent que le manteau de l’oubli.

        1
        1. S’ils ne sont que des fantômes, pourquoi les gauches n’arrivent-elles pas à s’entendre sur ce qui semble évident …je voudrais avoir votre optimisme et même espérer que c’est en fait,non pas un espoir, mais une réalité ce que vous me dites; et j’espère même que j’ai tort..
          Mais j’ai aussi idée que parfois les appareils politiques perdurent au-delà des marionnettes, ne serait-ce que parce qu’il faut se financer … Et que le petit carnet noir reste en coulisse et induit des choses…Mais cela pourrait s’apparenter à du complotisme. Alors , si j’ai tort , où sont les actes? remontez-nous donc le moral, perso je n’en vois pas.
          Toutefois, pour rejoindre un espoir que je ne voudrais pas que vous perdiez, il y a peut-être une question de temps, j’en conviens pour que les bonnes graines ne germent. Mais avons-nous le temps?

          1. Les gauches auxquelles vous faites référence, peut-être n’existent-elles pas , ou plus? Plus probablement, ont-elles jamais existé?

            Il est probable que la paresse intellectuelle de la presse explique des tentatives de les faire revivre. Ses besoins d’argent, aussi. S’il fallait tenir compte des journalistes pour s’informer, ça se saurait.

            Actuellement, une réponse possible: la jeune garde de LFI et ses groupies,encartées ou non, donc Monsieur le très actif député François Ruffin.
            Dans la période actuelle, c’est le choix des résidus.

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