40 réflexions sur « Vidéo – Le double deuil »

    1. “Voyager au Danemark aujourd’hui, c’est comme faire un bond dans le monde de demain. Au restaurant, au cinéma, au musée… Pas d’aller et retour du masque sur le nez en fonction de l’endroit où l’on met les pieds. C’est simple, les masques ont presque disparu du paysage danois. À la place, avant d’entrer, un passe sanitaire est exigé depuis avril déjà.
      […]
      Les transports sont le seul endroit public où le masque est encore obligatoire, mais seulement quand les passagers sont debout, pas une fois assis, à distance les uns des autres.
      […]
      Seules quelques enseignes comme Lego, le royaume danois des jouets, recommandent le port du masque à ses employés en contact toute la journée avec une horde d’enfants encore non vaccinés.
      […]
      La levée extrêmement progressive et étalée dans le temps des restrictions liées au Covid-19 a débuté en avril au Danemark, de pair avec le Coronapas.
      […]
      Le Danemark fait partie des pays au monde où le Covid-19 a le moins fait de dégâts. Sa population se montre aussi particulièrement résiliente face aux contraintes instaurées pendant la pandémie. La recette danoise ? D’abord, de strictes mesures de restrictions des libertés décidées tôt, puis leur levée très progressive et étalée dans le temps, avec des jauges et des plages horaires augmentées au rythme de la décroissance de la circulation du virus et de l’arrivée des doses de vaccin. Ensuite, sa politique efficace de traçage des cas contacts.
      […]
      Seules quelques centaines de « Men in black » ultra-minoritaires ont protesté au Danemark contre les restrictions des libertés liées à la crise sanitaire et le Coronapas, sans parvenir à se faire entendre.”

      Source : https://www.mediapart.fr/journal/international/300721/passe-sanitaire-tests-et-confiance-la-recette-danoise-du-monde-de-demain

      Envie d’aller vivre au Danemark.

  1. Faut-Il attendre 75 ans pour faire le deuil de se que nous croyons être ?
    Les gens qui nous mènent droit dans le mur n’ont certainement pas fait ce deuil et agissent avec ferveur à la poursuite de la fiction d’eux-même, à laquelle ils sont attachés plus qu’à toute autre chose.

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    1. J’approuve tout à fait la démarche proposée ici par Paul Jorion proposant, à un certain âge , de procéder au travail d’un « deuil de soi-même »,
      Pour moi je conçois la démarche comme une réinterprétation personnelle du thème peint par Poussin dans son tableau « Echo et Narcisse » : Précisément ce serait un narcissisme éthiquement coupable que d’accepter le retraitement de mon cancer de la prostate par les 3 formes de cachets actuellement proposés au prix – que j’estime scandaleux- de 3.000 euros la boîte mensuelle ! Inacceptable sachant que mon urologue est parvenu, pour un coût tout à fait raisonnable à me faire gagner 20 années de vie convenable de 2001 à 2020, soit de 64 à 84 ans ! Mais la phase ultime est irrémédiable…
      Je n’ai pas le sentiment de calquer mon choix – laisser faire la nature – sur le modèle du colibri. Tout au contraire mon choix est politique, même s’il ne changera rien au scandale économique dont je ne perçois que des échos limités.

      1. Bonjour Pierre
        Nous n’aurons pas tous la chance (?) de vivre jusqu’à 84 ou même 75 ans, certains partiront même dans la “fleur de l’âge”. Nous pouvons le vivre comme une injustice qui pourrait même nous révolter mais y a-t-il un âge pour mourir ?
        Dans notre société occidentale qui divise le monde dans une binarité de conceptes qui s’opposent : le bien contre le mal, la vérité contre le mensonge, la vie contre la mort…, nous avons fait de la mort une coupable, un personnage avec une faux. Et de ce fait, nous adoptons une posture contre la mort qui se révèle finalement aussi contre la vie.
        Dans une partie de l’orient, vie et mort sont deux faces d’une même pièce. Nous naissons dans une inspiration et mourrons dans une expiration. A chacune de nos respirations, nous pouvons faire l’expérience de la mort et de la (re)naissance, rendant ainsi à la vie sa complémentarité avec la mort.
        Il y a chez les personnes qui comme Paul et tous ceux qui arrivent à un “certain” âge, se sachant toujours plus proche de l’échéance de notre existence corporelle, un besoin de se familiariser avec un certain lacher prise, se faire à l’idée que ce corps qui nous a véhiculé tant d’année va cesser d’exister en temps que tel pour revenir à ses composants ultimes. Et cette démarche ouvre souvent sur un nouveau rapport à la vie, qu’on retrouve aussi parfois chez ceux qui accidentellement ont failli mourir. Qu’est-ce qui fait que les astronautes de retour sur Terre, portent un autre regard sur la vie ? Est-ce d’avoir pu d’un seul regard embrasser la vision de notre petite planête ? Ou bien, est-ce d’avoir fait l’expérience d’une grande proximité avec la mort, d’abord au décollage avec une énorme “bombe” sous les fesses, dans leur boîte de concerve niché au coeur du grande vide spacial où chaque geste a son importance vitale, au retour en pénètrant les feux des frottements avec l’atmosphère ?
        Cette forme de sagesse qui habitent les personnes conscientes de leur propre mort mais sans en avoir peur, qui ont réalisé se lacher prise, ce deuil de vouloir être à tout pris quelqu’un, sont souvent mieux à même de vivre pleinement et en conscience, de savourer chaque moment et d’être plus attentif à la vie elle-même, la leur et celle des autres. Ainsi rejoindre Montaigne, “philosopher, c’est apprendre à mourir”. Faut-Il attendre 75 ans pour faire le deuil de ce que nous croyons être ?
        Pierre, je vous souhaite de vivre pleinement chaque jour, chaque heure qui passent et à l’instant de la dernière expiration laisser partir ce corps comme on dépose ses vêtements le soir avant d’aller se coucher.
        Au plaisir

  2. Préalable, déclaration d’intérêts : je suis vieux et proche de la mort comme le dit le discours de cette video (plus jeune de quelques mois que Paul Jorion). Donc j’opine sur ce que je viens d’entendre.

    “…. pour la première fois, l’humanité se pose la question de sa disparition à elle-même. …”

    J’ai entendu ça avec ravissement. Ca fait très longtemps que l’humanité se voit disparaître. Restons en à ce qui est documenté. Il y a à peu près 2000 ans, existait une communauté de gens, certains qu’il n’y avait pas lieu de penser à l’avenir et à la succession des générations, puisque le Jugement dernier aurait lieu de leur vivant. Le Maître qui le leur avait enseigné (du moins ils avaient compris ainsi ses paroles) venait de partir. Donc, ne plus songer à marier ses enfants, à entretenir son patrimoine, et autres choses futiles ; se préparer au Jugement. 2000 ans après, donc, une organisation mondiale qui se prévaut du même maître a des milliards de ressortissants et proclame qu’elle a l’éternité pour elle (finalement, le Maître avait dit “Je serai avec vous juqu’à la fin des siècles”. )

    Plus près de nous, on peut lire, dans un ouvrage paru en 1854 et toujours disponible :

    ” … On serait donc tenté d’assigner à la domination de l’homme sur la terre une durée totale de douze à quatorze mille ans, divisée en deux périodes : l’une, qui est passée, aura vu, aura possédé la jeunesse, la vigueur, la grandeur intellectuelle de l’espèce ; l’autre, qui est commencée, en connaîtra la marche défaillante vers la décrépitude.

    En s’arrêtant même aux temps qui doivent quelque peu précéder le dernier soupir de notre espèce, en se détournant de ces âges envahis par la mort, où le globe, devenu muet, continuera, mais sans nous, à décrire dans l’espace ses orbes impassibles, je ne sais si l’on n’est pas en droit d’appeler la fin du monde cette époque moins lointaine qui verra déjà l’abaissement complet de notre espèce. ” (Conclusion de “Essai sur l’inégalité des races humaines” d’Arthur de Gobineau ; cité par Claude Levi-Strauss dans son interview par Didier Eribon, 1988).

    Donc il y a une prétention récurrente des hommes qui pensent, à croire qu’ils vivent en un temps unique qui n’a pas eu de précédent, et que le monde ne leur survivra pas. Certes, être né quand l’effectif de l’humanité était de l’ordre de 2 milliards, pour mourir au milieu de 4 fois plus d’êtres humains, c’est unique. Avoir entendu son grand-père raconter comment il avait aidé le fils de son patron à construire un avion, après qu’ils aient vu la démonstration des frères Wright à Tours en 1908, puis comment, après avoir vu à la télévision l’arrivée des premiers hommes sur la Lune, il était sorti dehors pour regarder la Lune dans le ciel, ça donne une idée du progrès technique.

    Il y a 40 ans, un vieil astrophysicien qui s’était reconverti dans la géophysique écrivait “Ice: The Ultimate Human Catastrophe” (Fred Hoyle, 1983), où il décrivait le basculement de la Terre dans un nouvel âge glaciaire, dont il situait la probabilité dans les prochaines décennies. Livre digne d’être lu, d’où j’ai tiré le peu que je connais sur la thermodynamique du globe terrestre. L’auteur explique que ce qu’il décrit est déjà arrivé, arrivera encore, et que l’espoir d’une extinction complète de l’espèce humaine est à peu près nul, si grandes sont les ressources de cette espèce. Il décrivait quand même des travaux pour réchauffer les océans, augmenter la réserve d’énergie thermique, rendre la catastrophe moins probable et moins grave. Notamment, il préconisait de couvrir l’océan d’éoliennes, pour pomper vers les couches profondes l’eau tiède de la surface. Depuis, d’autres, mieux organisés et plus convaincants, ont su créer un décor équivalent, quoique encore modeste, et espèrent que c’est seulement le début de leur règne, que bientôt toutes les plaines du monde ressembleront au Danemark vu d’avion.

    Au premier trimestre scolaire de 1962, j’étais au lycée. Notre professeur de français nous avait dit “Pour le cas où nous serions encore vivants la semaine prochaine, voici le sujet de la dissertation.” Comme on sait, la crise des missiles de Cuba ne nous pas empêchés de rendre la dissertation et de continuer. Tous les gens de mon âge ont plus ou moins le même souvenir.

    J’arrête d’étaler mon registre de vieux con. Je respecte l’auteur de cette video, j’ai lu plusieurs de ses livres (le premier, sur les pêcheurs de Houat, dans l’édition Hermann quand il est paru), mais je ne crois pas vraiment à ce qu’il annonce.

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    1. Le problème, c’est qu’il ne s’agit pas d’une question de croyance. Les chiffres sont là. Pas de période glaciaire à l’horizon. Je vous renvoie aux travaux de Michel Crucifix.

      Alors peut-être qu’une poignée d’humain en chair et en os réussira à traverser cette période, mais je me dis que même à 8 milliards, ce serait bien de la traverser tous ensemble.

      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-terre-aurait-deja-du-commencer-sa-periode-de-glaciation?id=9540971

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      1. Coucou,

        Michel crucifix ? et il a fait des travaux ?

        çà ne serait pas un Yes man ?

        L’ecroulement, c’est vieux comme les civilisations. Il y a toujours des prophetes de malheurs en permanence. A un moment il y a en un qui a raison. Pas parce que il avait compris le monde mieux que les autres, mais parce que ce sont des choses qui arrivent.
        Je prévois que notre civilisation va s’éteindre. Demain, après demain, dans 100 ans, mille ans je n’en sais rien. Dans la course à l’échalote de la connaissance contre les forces centrifuges, je me méfie de ces dernières, il faut s’en protéger, mais je préfére m’interesser aux idées qui construisent, qui cherchent, qui luttent contre la froide et inéxorable évolution du monde minéral ou organique.

        Bonne journée

        Stéphane

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  3. Et si les machines pouvaient nous rendre plus humains ?
    https://theconversation.com/et-si-les-machines-pouvaient-nous-rendre-plus-humains-150001
    Et après ?
    Si le centre de gravité de l’œuvre d’Antonioni, comme celle de Godard ou de Kubrick, tourne autour de l’INCOMMUNICABILITÉ entre les êtres, et plus particulièrement, des sentiments entre hommes et femmes ; est-il d’ores et déjà possible d’imaginer qu’une I.A. arrivera à résoudre, un jour, cette grande énigme, à savoir trouver Le désir qui, seul, permettra à l’espèce humaine d’en réchapper ?

    Aussi, un logiciel, comme possiblement ANELLA (Associative Network with Emergent Logical and Learning Abilities), réseau associatif aux propriétés logique et d’apprentissage émergentes, doté d’une sorte de « GPS du cœur », réussira-t-il enfin à guider une jeunesse retrouvée vers ce quelque chose de très important, et qu’elle devra faire le plus vite possible, pour l’emmener vers de nouvelles aventures ?

    1. Dans l’article invoqué, la seule illustration où les êtres humains sont en évidence est une photo de vieillards diminués face à une poupée animée. Allons-nous descendre au niveau de solitude et de rétrécissement où nous trouverons les machines fraternelles et aimantes ?

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  4. La question du double deuil se posera. Oui, mais aux derniers humains. Comment feront-ils ? Peut être à s’entraider à gagner du temps sur les dernières catastrophes “naturelles”. Peut-être aussi à s’entretuer (nous sommes loin d’avoir perdu cette manie très humaine). Peut-être les deux. Ce moment viendra-t-il à son temps “naturel” ou à un moment plus proche que nous avons provoqué ? Sommes-nous déjà concernés. Les pronostics appartiennent à chacun, et il n’y a pas de gros lot.
    PJ dans cette vidéo cherche à éviter cette question inéluctable. Il parle de “mon rôle”, “ma responsabilité”, il brocarde les “patients” qui remettent leurs choix au lendemain. S’occuper encore pour ne pas voir la mort arriver, peut-être doublement…
    Puis il fait un choix. On ne peut agir que individuellement et je peux encore fournir ma compétence dans un projet, pas dans une action collective. Et il brocarde en passant la stratégie du colibri.
    Ce choix, cet abandon aux autres (?) de l’action collective, c’est une surprenante démission politique de sa part ! C’est sans doute une affirmation que l’humanité est morte, que nous sommes disparus sans retour… Cela s’oppose à tant d’autres discours appelant à agir, qu’il est encore utile de se battre. Mais pas aujourd’hui. Pas pour lui, vu son âge.
    D’où ce projet de créer une espèce artificielle de robots. Qui disparaitront plus tard. Naturellement avec la fin de planète, ou à un moment plus proche qu’ils auront provoqué ? Qui auront un affect de deuil (panne définitive, “sinistre total”) ? Un affect de Schtroumpf professeur, pouvant expliquer ce qu’il faut penser ? (Je ne comprends pas bien la dimension humaine de ce projet, l’apport à notre vie).
    Il y a le désir et la fatalité. La fatalité n’appartient pas à un grand autre, hélas, mais à la nature et parfois à nous. Le désir nous prend, nous dépasse, nous submerge, nous individualise, nous pousse. Et il y a le groupe, le social, qui a besoin de cohérence, de convivialité, de maîtrise des désirs, de discipline, donc aussi de manipulation de nos émotions animales. Mais aussi a dynamiser notre énergie par la liberté individuelle au profit du groupe. Nous sommes encore très brouillons sur ce sujet, faisant plus d’erreurs que d’avancées. Tout en ayant dominé un peu la nature à notre profit.
    J’ai ressenti Paul Jorion errer entre désir, fatalité et groupe social, et un peu fuir dans un ailleurs (dans une stratégie du papillon ? — l’expression ne lui conviendra pas !). Comme tout le monde, nous errons et nous sommes brouillons. Nous devrions pouvoir mieux faire, s’il est encore temps.
    (J’ai écouté deux fois et pris des notes…)

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    1. Nous vivons une époque formidable, qui a besoin de malheur. Pour échapper à l’horreur actuelle: paix, confort, abondance, longévité, et le reste, il faut que l’avenir soit épouvantable. Revenons vite au temps où mes parents étaient jeunes : la guerre de Corée leur faisait penser que ça allait revenir en Europe bientôt. Il faisait froid dans la maison qu’ils n’avaient pas les moyens de chauffer, les cartes de rationnement venaient de disparaître, les grandes personnes partaient en retraite et peu de temps après on allait à leur enterrement. Pourtant l’humeur de mes parents et de leurs amis était au beau. Des enfants, autant de travail qu’ils pouvaient en faire, et l’idée que ça ira mieux demain (souvenirs d’enfance, mais je ne crois pas que ce soient des confabulations; la littérature de ce temps-là me le confirme). Quel pouvait être leur truc ?

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      1. Salut Pierre,

        Est-ce que vous ne le dîtes pas vous-même, ils avaient le sentiment d’aller “vers le mieux”.

        Ce n’est plus notre cas… Ça plombe, forcément.

        Bonne soirée !

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        1. Salut les penseurs,

          Oui, mais en même temps, aller vers le pire c’est encore être vivant. C’est un peu comme être vieux, on ne va pas vers le mieux, mais on continue à vivre et à jouir de l’existence selon son état. L’espèce est certainement dans cette configuration actuellement. Elle vieillie. Après comme tout un chacun, en faisant un peu moins d’excès, en faisant un peu d’activité, en partageant et en continuant à étendre sa curiosité et en chérissant ceux qui restent, on vieilli mieux il paraît. Mais on peut aussi être emporté par un crise cardiaque ou un cancer fulgurant, surtout si on a chargé durant la première partie. Bref limite de la comparaison et aussi son intérêt. L’acceptation de sa condition naturelle.

          Bon t’es allé voir la petite vidéo que je t’ai conseillé ?

          1. Waich…

            Et donc, c’est censé nous rassurer pour la prochaine civilisation ?

            Mais je rebondis sur ton “être vivant” : nous oui, ça va et il y a même des chances qu’on passe à travers les gouttes si on décanille suffisamment tôt. Mais les suivants ?! Alors c’est bien beau d’être vivant, “buvons et dansons” et continuons de cramer la planète…

            Je m’en vais l’esprit en paix, je n’ai condamné personne à y assister. Mais comme le colibri ayant pris sa petite part, à la fin, tu calanches.

            Considérations endeuillées ! 😉

            1. « Cramons la planète « Je viens de dire totalement l’inverse .

              Et le développement d’une civilisation avancée en pleine forêt en est la démonstration !

              Souvent les dégénérés sont à chercher du côté de ceux qui pensent détenir la Vérité Révélée et qui surtout se sentent la mission de l’exporter / imposer partout !

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              1. J’ai bien compris mon CloClo, où est donc passé ton second degré légendaire ?!

                Je ne me sens investi d’aucune vision messianique… Et j’avoue que mon souci des autres va s’amenuisant à mesure que je constate l’étendue de la bêtise humaine.

                Pour l’établissement d’un monde comme celui-là, il en faudrait déjà le désir et la volonté. Ce n’est pas ce que je constate non plus pour la majorité. Quand bien même elle en aurait le pouvoir.

                Alors bon, encore 20 piges à tirer et puis ciao.

                (Révérence, rideau et bonne chance !)

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  5. Merci M. Jorion.

    Votre dernière vidéo sur la coïncidente dualité/complémentarité qu’il y a  à accepter de faire le deuil au sens de sa propre disparition, la votre particulièrement et singulièrement symbolisant “les autres” en chacun de nous… et celui deuil de l’extinction de l’espèce, m’a touché. Pour plein de raisons à la fois personnelles et dans un contexte plus large… plus “spirituelles”, qui seraient plus que longues à développer (A moins de faire une psychanalyse avec vous …? LOL… Est-ce une manière que vous auriez trouvé d’essayer jusqu’au dernier moment, de sauver  des vies, même si vous resterez concentré à sauver le genre humain au travers d’une IA…?) elle va me marquer.

    Des temporalités, et espaces affectifs, différents, ne peuvent que se mélanger à l’esprit, quand la question du deuil dans plusieurs dimensions, est posée avec autant de coïncidence que d’acuité (heureusement que comme l’espèrent d’autres que moi, il peut vous rester 25% de temps à vivre, à œuvrer au bien commun). Mais il peut arriver à l’esprit… d’avoir à déjouer un piège. Celui qu’un passé (il-elle a été, il-elle va nous manquer, nous avons su, aurions nous pu être plus proche de, etc), dans la notion de perte qu’il inspire au sens d’inquiétudes, de doutes dont la rationalité sera à juger après… face aux incertitudes communes et personnelles, désigne en fait ce qui conjugué dans le verbe de ce que dans le présent comme dans le futur, est et sera à déceler de ce qui adviendra (ou sera advenu dans le cas de présent)… semble être du même ordre de grandeur que la perception/intuition perturbée par des paradoxes… dont l’issue semble être d’attendre que le temps passe… comme lorsque à “l’horizon des évènements”, du temps est perdu à essayé de comprendre ce qu’il se passe.

    C’est dans cet espace-temps comparable au piège d’un trou noir… celui distordant la perception/intuition du sauvetage du genre humain, par une IA, dans une œuvre collective, et celui d’essayer de sauver le plus de vies qu’il soit possible, en tant que psychanalyste, que personnellement je situe mon désaccord.

    Le temps manquant tellement à tout le monde dans la perceptive de sa propre disparition, pour des raisons variées d’ailleurs… selon qui priorise quoi… comme dans celle perceptive de l’extinction de l’espèce… pour d’autres raisons diverses aussi… quoi prioriser pour qui… occupe des espaces si différents les uns des autres, qu’il devient de plus en plus difficile de faire converger des intérêts particuliers passés, présents et futurs, pour en forger un intérêt général et bien commun transdimensionnel.

    Que l’amour d’un père (élevé au rang de, ou pour devenir… un “héros” ?) pour sa fille, soit une force gravitationnelle inconnue, comme dans le film Interstellar, de ce que j’interprète être l’équivalent des intrications quantiques entre deux particules (les ordi quantiques), qui pourtant distantes de milliards d’années lumières, communiquent, alignent leurs forces… et finissent par sauver l’humanité, me convainc pas qu’une IA, survenant du moment de la singularité, “ressentira” le même amour filial, pour sauver toute l’humanité dans son ensemble, ou ce qu’elle aura à faire du deuil de ce qu’elle n’aura pas pu sauver de l’humanité.

    C’est à nouveau là que je situe notre divergence (qui j’espère va nous faire échanger des années durant) de point de vue, dans cet interstice ou pendant qu’est espéré avoir le temps par certains y œuvrant, d’être en avance sur cette singularité… devant au moins sauver le “genre humain”… à l’autre bout de ce que les SOLITONS provoquent, des particularités finissent par disparaitre parce qu’étant jugé, moins “méritantes”, d’intérêts, que d’autres… La notion de “mérite” tel qu’elle est jaugée actuellement étant plus quantitative, œconomicus… que qualitative… diversifiée… qu’est-ce qui restera à sauver, au moment de la singularité – à moins d’arriver à créer plusieurs IA différentes ? – pas du “genre de l’espèce humaine”, mais des genres l’ayant fait évolué (ne vous méprenez pas, je ne défend les antithèses d’extrêmes droites, ou autres extrémismes religieux combattant les théories du genre)…?

    D’autres divergences entre nous sont à venir dans un prochain commentaire (dont vous avez eu connaissance, en “primeur” dans votre messagerie privée). A bientôt donc.

  6. Que serait “bientôt”, sans un goût de reviens y ?

    Et pendant ce temps, ou à l’entrée de « l’Arche de Noé  » numérique, que les IA sont censées incarner, un « tri sélectif » s’opère entre les vies « présentes » (même par leur absence)… « méritant » avec leur « pass… » d’avoir sauver le genre humain, et les genres de vies supposées s’être distanciées, de l’humanité… sans passeport vaccinal… il n’est plus question que de se disputer, pour les anges compétitionnant à occuper le plus de place sur une tête d’épingle… de « l’envie d’avoir envie »…

    “Qui a envie de savoir ce dont il a besoin… ? Et qui a besoin et/ou envie de connaître ce dont il n’a pas besoin d’avoir envie… ?

    La comparaison entre pass sanitaire et passeport vaccinal, a t-elle raison d’être si la liberté qu’octroie le dernier, laisse à croire qu’en prenant l’avion hebdomadairement… pour aller faire ses courses… remplir son caddie et satisfaire le besoin essentiel de subsistance de sa famille, équivaut, est égale… à la restriction des libertés qu’encadre le premier, celui ci permettant de réguler la circulation des pauvres pas encore vaccinés par manque d’approvisionnement de “vaccins..” par rapport au manque de personnel soignant ? Réguler donc les envies de personnes pauvres… stigmatisées comme potentiellement contagieuses, c’est réguler la circulation d’un virus, rendu plus vivant par des discours anthropomorphiques, “qu’en même temps” en opposition sont suspectés de propager la mort par fait exprès, des être précarisés, déshumanisés… dans leurs visites aux “centres commerciaux”… “vies sociales”… à proximité de leurs domiciles…?

    Gare aux “envies” se faisant passer pour “besoins” vitaux (de sustenter le niveau de vie, ne pouvant tomber plus bas, vu les conséquences néfastes sur la notoriété de sa famille ?), quand l’inverse, le “besoin” est plus souvent fait passé pour “envie”, derrière des théories “simplificatrices” les plus péjoratives : donner de l’argent à un pauvre et il le boira, il le jouera aux jeux, se droguera avec ?

    Ce confusionnisme entre les “libertés” ne veut pas entendre parler de reconfinement, de mettre en licence libre, les “vaccins…”, soustraire de la “main invisible des marchés”, les paris qui faits sur les stocks gérés en flux tendu et prix de masques… jusqu’aux “vaccins…”, médicaments, oxygène de réa… assujettissent toujours les services publics hospitaliers, ce qui reste d’indépendance de la santé publique… de la recherche… aux intérêts particuliers court-termistes des propriétaires privés d’actions de stock-options, etc (les plus assistés sans contrepartie). Ne cache t-il pas, un problèmeplus profond : celui d’aggraver toujours plus d’inégalités ? Celles de l’accès aux soins, aux “vaccins…” n’allant pas être plus disponibles en nombre suffisant pour vacciner “en même temps” toutes et tous, s’il est priorisé la vaccination en urgence des 12/17 ans ?

    Il ne nous resterait que trois générations, par rapport au dérèglement climatique… mais moins à l’horloge du risque de guerre nucléaire, etc. Ce que déplorent tous les pauvres, lorsqu’ils rejoignent les cas de NON RECOURS par “abstentionnisme” de “représentativité”…?

    Qui jugera de ces “affaires dans l’affaire” de NON RECOURS, comme préjudice… ou aléa… moral : le premier, étant capable de se faire accorder des centaines de millions d’euros en tant “qu’individualisme entrepreneurial », quand le second est capable aussi de faire payer par toutes et tous, par l’austérité, les “réformes structurelle”, plus d’inégalités, des dommages incalculables, par addition des individualismes en réclamant autant…?

    S’il est question de rassurer des doutes, incertitudes sur les possibles effets secondaires à moyen et court terme, sur les responsabilités mises en œuvre, qu’attend t-on pour conditionner l’obligation vaccinale à la contrepartie de la mise en licence libre des vaccins – les pays pauvres, émergents… n’attendant que ça, comme le président des USA, M. Biden – offrant ainsi aux politiques et Etats, l’occasion de reprendre la main (à ne pas confondre avec leur “blanchiment”)  sur la “main invisible et magique des marchés”, semblant avoir plus d’intérêt particulier de garder sans transparence ni moralisation des contrats classés secrets d’affaires/défenses, leurs permettant d’anticiper des scénarios ouvrant la voie à des paris à faire sur les nouvelles doses à inoculer suivant les nouveaux variants, etc, puisque cette “guerre” et ennemi avec qui il est question de vivre, sera longue et de plus en plus invivable…? ”

    Comme un sentiment de déjà vu/lu…?

    1. A Juillot Pierre message du 30/07/2021 à 19h 51mn.

      Bonjour,

      Pas un goût d’affect, mais un affect (désir-reviens-y) couplé à un goût et pour être plus précis à un parfum et encore plus précis à un objet généré par le système olfactif de façon endogène (spontanément). Vous dites que l’affect possède un goût (parfum) car vous n’éprouvez pas concrètement (consciemment) ce parfum (endogène), c’est sans doute ce qui explique cette erreur d’appréciation que, d’ailleurs, nous faisons tous et pardonnez-moi si je la relève comme ça, à brûle-pourpoint, sur votre commentaire, je n’ai pas pu m’en empêcher.

      Cordialement.

  7. Faire son deuil de la vie. Qui n’y pense pas? Pas moi en tout cas. Pas seulement parce que j’ai (aussi) dépassé la septantaine.
    Ce qui compte… Le jour où je ne pourrai plus ni écouter ni (un peu) faire de musique, la vie aura perdu beaucoup de sa saveur.
    Les lendemains de l’humanité semblent bercés d’une chanson amère. A Houat je ne sais pas, mais à Groix, il est encore permis de rêver. En musique.
    https://www.francemusique.fr/actualite-musicale/l-orchestre-de-chambre-de-l-ile-de-groix-97597

  8. Comme toujours, la grille psychanalytique est intéressante, et débouche sur la suite à donner aux interpellations qu’elle vous suggère.
    Attendre le bon moment est parfois un mauvais calcul d’autant que souvent ce n’est qu’une fuite de procrastination ; se contenter d’être juste quelqu’un de bien (comme dans l’excellente chanson de Enzo Enzo) en suivant les préceptes de Pierre Rabhi (colibri), c’est juste une procrastination élégante…
    On regarde passer le temps qui s’écoule dans une béatitude individuelle qui se nourrit de ce qu’elle croit apporter au monde. Cette idée plaît aux libéraux, car elle renvoie la responsabilité de ce qu’il faut faire, à l’écologie domestique de ceux qui regardent passer les trains avec fatalisme, mais bonne conscience au moins; rejoignant dans l’esprit l’écologisme de curé, qui culpabilise, mais permet à titre individuel de s’acheter des indulgences propices à une rédemption post mortem (telle la taxe carbone)?
    J’ai bien peur que cela ne change rien à la vie telle qu’elle se déroule et aux malheurs de certains ou de la planète… Le politique s’est habitué à ne pas prendre en compte ce qui se passe à la marge. Et cela a des répercussions sociales fortes puisque la marge grossit et qu’aujourd’hui on est prêt à abandonner même les mesures de compensation envers ceux que la statistique a renvoyés dans les limbes. (vous me direz, que quand la marge c’est carrément la planète, on ne se mouche plus avec le revers de la manche)
    A ce titre, le “green washing” est du même ordre que la Pass sanitaire, ou comment ne pas prendre la responsabilité de ce que l’on induit , tout en se donnant bonne conscience. A-t-on prévu un fonds de solidarité et des accompagnements psychologiques pour ceux très minoritaires à qui le vaccin nuira? Non ; ils sont de par leur génétique de facto, sortis de l’humanité par la décision d’hommes politiques auto déclarés ni responsables ni coupables. (c’est pire que l’histoire du sang contaminé, puisque là c’est prémédité)
    C’est bien le sens du “PASS” sanitaire , provoquer de la persécution sociale pour extorquer du consentement médical (qui concerne l’intime) tout en se dédouanant de toute responsabilité dans cette décision de consentement, renvoyant avec beaucoup de duplicité la personne à un ersatz de responsabilité personnelle puisqu’elle n’a pas eu le choix… C’est à mon sens totalement inconstitutionnel contrevenant aux valeurs de fraternité de la république puisque pour parachever le tout, le gouvernement dans une grande lâcheté en exclut la police, car il a bien conscience que la légitimité d’un tel texte ne tient que par la protection “militariste” dont on l’entourera…C’est sans précédent. Mais comptons sur le grenouillage politique, les visiteurs du soir, les coups de fils confidentiels et le recyclage de vieilles badernes politicardes au Conseil Constitutionnel (Laurent Fabius PS) pour trouver un moyen de tordre le bras constitutionnel.
    Il aurait été si simple, de dire vaccination obligatoire, mais en faisant appel à l’action, au discernement et à l’éthique des institutions en place (médecine scolaire, médecine du travail, institutions médico-sociales) pour en réaliser l’efficience dans le respect du consentement des personnes et de l’intime de la relation médicale (médecin/patient)…Ce qui supposerait comme dans tout État non totalitaire, d’accepter de donner des marges de manoeuvre et d’arrêter l’intrusion du politique aux frontières de l’intime…
    Mais Macron veut gérer la France dans l’esprit d’une apply de son smartphone, en délégitimant les institutions publiques et en donnant un pouvoir illégitime de contrôle aux employeurs, aux marchés, en allant jusqu’à créer des menaces sur les “consommations” . Englobant au passage dans la consommation, des nécessités comme le libre accès à l’hôpital et au soin, qui n’en sont certainement pas . Totalement inconstitutionnel puisque le but est de s’attaquer au libre arbitre. (Même si les délits sont interdits, on ne vous empêche pas de choisir d’être délinquant à vos risques et périls, sous peine de restriction au soin et de torture par maladie, même bénigne, interposée…)
    Et je pense bien qu’il y a une question de double deuil dans les libéraux tels que Macron. Car poussés sur leur chemin de Damas par les faits (crise écologique, crise financière, crise sanitaire), ils subissent la tentation de confondre le deuil du libéralisme économique qu’ils subissent de manière contrainte, avec le deuil de la démocratie et surtout de la république et ses valeurs…

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    1. @Luigi
      “renvoyant avec beaucoup de duplicité la personne à un ersatz de responsabilité personnelle puisqu’elle n’a pas eu le choix…”, ce n’est pas vraiment une nouveauté. C’est même une pratique répandue depuis le managérial avec l’entretien annuel d’évaluation, dans lequel le salarié se fixe lui même des objectifs à atteindre et devient par la même son propre contre-maître, jusqu’à la Retraite où c’est vous qui choisirez de ne pas travailler jusqu’à 70 ans (mes collègues quadragénères ont fait faire une simultion : 67 ans pour une retraite à taux plein) et qui par la même, “choisirez” de diminuer le montant de votre pension de retraité.
      Et quand Manu te dit qu’il n’y a qu’à traverser la rue pour trouver du travail, c’est que t’es une grosse feignasse si tu bosses pas ,

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  9. DLV,

    De très bons arguments et une belle analyse des devoirs Républicains des gouvernants et de ce que devrait être une bonne Action Publique !

    J’ai plussé avec plaisir.

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  10. Pas de planète B ce sera donc la série B,
    mutations, psychopathes, zombies, vampires,
    j’ai même cru voir passer une seringue,
    je ne voudrais pas passer pour complotiste
    mais ça devient dur de garder les pieds sur terre :
    “I’m a human fly … bzz bzz bzz …
    and I don’t no why I got 96 tears and 96 eyes”

    https://www.youtube.com/watch?v=33eE1KUNJV8

  11. Alors ?
    Quelle est l’alternative ?

    Préférer une préhistoire N°2 plutôt que la promesse d’un avenir de ferraille pour l’espèce humaine ?
    Peut-être.
    Mais ne faudrait-il pas plutôt renoncer à nous ébrouer dans les étoiles et consacrer l’essentiel de notre temps d’humains à répondre à la question de Pierre Desproges : ” comment vivre heureux en attendant la mort ? ”

    Je ne vois guère pour REcommencer qu’une dissidence frugale et fertile en veillant à dégommer toute tentative de réinstaller des pouvoirs et à installer une infinie vigilance lors des bifurcations.

    Impossible n’est-ce pas ?

    NB : La campagne présidentielle française qui réunit déjà une poignée de minuscules ignorants prêts à s’étriper au nom de la croissance promet au moins d’être insignifiante . Mais aurons-nous encore la tête à en rire ?

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  12. L’essence de l’univers se trouve dans les messages et leurs réseaux associés, faites de l’IA, vous restez matérialiste, le cadre scientifique des modèles du vivant, alors continuez à faire germer chez autrui votre modèle d’ANELLA avec votre esquisse d’une autre manière de penser l’univers.
    D’un double deuil vous passerez instantanément à pas de deuil du tout. La seule différence sera le support de stockage de votre message.

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  13. Cher M. Jorion.

    S’il me fallait dépasser la barrière du “ressenti” (concernant que ma personne seulement ?) d’une “incommunicabilité” qui pourrait exister entre mes questions certes confuses, et votre forme “d’abstentionnisme” à ne pas savoir par quel bout y répondre…. j’aimerais vous soumettre cette analogie…

    Alors qu’il soit possible, qu’à “l’horizon des évènements” perturbant, interférant dans les perceptions/intuitions de la transmission quantique des informations que les “paires intriquées” semblent avoirs besoin…, pour communiquer dans toutes les dimensions (espace et temps, passé, présent, futur)… que la “compétitivité” d’une multitude de “genre humain” d’IA, puisse réduire l’avenir de l’humanité, à un scénario de Gene Roddenberry , celui des divers péripéties du “logos” Star Trek (revisité le par Jeffrey Jacob Abrams, et les clivages entre “ancien monde” et “nouveau monde”, disruptif, sont assurés, garantis faire des entrées commerciales) , relatant les aventures de la lutte de ce restera dans le futur, d’une uniformisation des genres variés, diverses de l’humanité améliorée par le progrès mécanisé, des voyages dans l’espace, se confrontant à un “ennemi” viral, au “Borg”, et ravagé par une troisième guerre mondiale, etc… est-ce que vous connaissez une autre “scenarii” du même auteur, celle de la série SF, “Andromeda” ou le “Héros” se découvre être, vers la fin de l’avant dernière saison, faire parti des “Paradine” (en phonétique français ça doit se prononcer “Paradigme”) dans un contexte ou l’effondrement et l’extinction de sa civilisation/République, lui fait repenser ce fameux paradigme du tout progrès, sur lequel ce qu’il regrette avoir perdu, l’invite à faire autrement, à dépasser ses préjugés…?

  14. L’humanité étant constituée d’humains que chacun sait mortels ,
    Peut-on imaginer une humanité qui se survivrait éternellement?
    Etant donné que je suis seul à appréhender l’altérité du monde par le biais de mes propres sens,
    Puisque nul monstre n’a encore d’accès direct à mes perceptions intimes,
    Alors, je sais que cette altérité disparaîtra avec moi.
    Ainsi le seul deuil que j’aurai jamais à souffrir,
    Sera celui de ne plus vivre au sein de mes semblables, les Humains.
    Car au fond je sais fort bien que si je les aime tant,
    C’est seulement parce qu’il me font savoir que je suis vivant.
    Et c’est, en réalité, le seul cadeau que j’attends d’eux.
    Ainsi la belle vibration de nos vies ne tient qu’à l’existence de nos semblables.
    Car le seul dessein utile aux Humains est de croire en eux-même.
    Et tout autre projet en précipitera la chute douloureuse.
    Et je veux croire que tous, pourront un jour le comprendre,
    Et contempler simplement leur vie qui se dessine telle une oeuvre,
    Confiant encore, même à l’instant d’y porter la touche finale.
    Eric.

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