Veille effondrement #105 – Votre finance, nos vies

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (Fayard 2016), pages 25-26 :

En 1933 déjà, Keynes dénonçait dans National Self-Sufficiency, une allocution prononcée à Dublin, notre incapacité à traiter les problèmes de société fondamentaux auxquels nous sommes confrontés autrement qu’en fonction du « combien cela rapporte » :

Le XIXe siècle a promu jusqu’à la caricature le critère que l’on appellera pour faire bref, « les résultats financiers », comme test permettant de déterminer si une politique doit être recommandée et entreprise dans le cadre d’une initiative d’ordre privé ou public. Le destin personnel s’est transformé en une parodie du cauchemar d’un comptable. Au lieu d’utiliser leurs ressources techniques et matérielles désormais beaucoup plus vastes pour construire une cité idéale, les hommes du XIXe siècle construisirent des taudis, et ils pensèrent que bâtir des taudis était la chose juste et recommandable, parce que les taudis, à l’aune de l’entreprise privée, « cela rapporte », alors que la cité idéale aurait été selon eux un acte fou d’extravagance, qui aurait, dans le vocabulaire imbécile du monde financier, « hypothéqué l’avenir ».

La peste de la marchandisation se manifeste dans tous les domaines : éducation, politique médicale, recherche scientifique, rien n’échappe désormais à la logique commerciale de maximisation du profit. Nos dirigeants, alignant leurs comportements sur ceux du monde marchand, n’envisagent d’assurer la survie de notre espèce que dans une perspective purement commerciale : en termes de « droit à polluer » ou de « droit à détruire », chacun de ceux-ci ayant un prix que le marché se fera un plaisir de déterminer. Un dirigeant d’entreprise quittant sa firme exigera lui des millions en compensation du fait qu’il ne cherchera pas à saboter l’activité de celle-ci en travaillant pour la concurrence, comme si la décence ordinaire dont parlait George Orwell ne suffisait pas à définir un cadre à son comportement futur. La malhonnêteté étant la voie du profit, elle est devenue la norme, et un dirigeant d’entreprise exige en conséquence d’être rémunéré pour se conduire honnêtement.

Nos systèmes de valeur ont été évacués et remplacés par une logique pure de profit. Mais celle-ci peut-elle garantir la survie de notre espèce, confrontée à des défis considérables en matière environnementale, ou comme conséquences de la fragilisation croissante de notre système financier en proie aux paris démesurés sur la variation des prix, ou de la disparition de l’emploi devant l’avancée des systèmes informatiques, robots et logiciels ?

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50 réflexions sur « Veille effondrement #105 – Votre finance, nos vies »

    1. Vous réveillez de bien lointains souvenirs d’enfance. Ma mère était guisarde (bien prononcer le « gü-i »). Nous rendions visite depuis le Drouais à deux de ses soeurs restées « au pays », dont l’une familistérienne. Godin se confondait alors avec Guise. Souvenirs de quelques nuits passées dans ce « temple social », resté à l’époque quasiment dans son jus. Etonnante atmosphère, que le gamin d’alors était hélas incapable de traduire mais restée assez vivace pour qu’il m’arrive d’y repenser comme à quelque chose d’unique.

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  1. Extrait de « L’alternative ambiante »
    par Gille Clément – Edition Sens & Tonka, 2009
    Extrait :
    « Puisque le discours de l’écologie devient incontournable, la stratégie consiste à mettre au point des alternatives aux propositions altermondialistes : éviter par tous les moyens la moindre perspective de décroissance. On dresse alors le vocabulaire de la récupération : tout se fera désormais au nom du développement durable, c’est-à-dire du développement. Les économistes y travaillent sérieusement. La principale issue du sommet de Kyoto, la plus admise dans tous les camps, la plus folle et la plus perverse pour quiconque se tient au courant des mécaniques boursières, prend le nom de droit à polluer. Polluer n’est pas un problème, puisque le fait même de polluer rapporte de l’argent. Les entreprises dont la production de gaz à effet de serre (pour ne prendre qu’un seul composant de la pollution) atteint un seuil – fixé par qui ? – achètent à une entreprise créditrice en droits à polluer un quota compensatoire lui permettant de continuer à polluer. Le mouvement des droits, transformé en valeur boursière, impose un volume des transactions important pour être lucratif. Lors d’une année où la consommation de produits entrainant des gaz à effet de serre diminue, les actions du droit à polluer chutent. Le Processus montre comment une taxe destinée à limiter une pollution ne peut, en réalité qu’entretenir sa dynamique »

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    1. Tout à fait juste !
      C’est ce que Boltanski et Chiapello avaient décortiqué dans leur ouvrage à mes yeux majeur : le nouvel esprit du capitalisme. Les auteurs étaient partis de l’exploitation des revendications et ont démontré que celles-ci servaient à contourner les problèmes mis au jour en les intégrant . Le capitalisme se nourrit des revendications.

      Il me semble que ‘est ce qui se produit avec le greenwashing .

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      1. C’est le même processus à l’oeuvre pour la protection de l’environnement :

        Les associations de lutte comme la LPO qui barraient comme elles pouvaient la route aux projets industriels destructeurs de biodiversité jusque dans les années 90 sont devenus des bureaux d’études environnementales, qui négocient le prix de la destruction.

        Le monstre avale les compétences, les volontés de changer les choses, et continue sa route…

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        1. Par contre les modes vie occidental ET chinois sont tous deux non négociables : la pensée bushiste (du nom d’un président américain qui avait fait la guerre au nom de ce principe) et Xiiste, même combat mortifère.

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      2. Une phrase de l’article m’a surpris ; la Chine aux mains de puissants lobbys ? « Une avancée à petits pas, résultat d’un compromis entre le ministère de l’environnement chinois, chargé du projet, et les puissants lobbys industriels, alors que la Chine continue de compter sur l’industrie pour assurer sa croissance économique. »

    2. Pour répondre à Emmanuel sur Kyoto 1997 : La conférence de Rio 92 The Earth Summit avait un air de changement important, mais avait édulcoré déjà les « éléments de langage », donnant le « Sustainable Development » (déjà ambigu) , devenu en français le « développement durable » (la croissance infinie, quoi).
      Le rapport Meadows ensablé. On nous a seriné cela durant 30 ans.
      Le Giec a peine à rendre la formule obsolète, aujourd’hui cachée dans « la Transition » (un mauvais moment à passer).
      Ensuite Kyoto a tué tout espoir de décisions courageuses. Laissons faire le marché.
      Vite la Révolution…

  2. On répète encore ici la même sympathique antienne sur le capitalisme, soi-disant cause de tous nos maux.
    Je me permet de répéter le simple constat:
    Pour rappel: notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
    1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, transformées en pollutions, que nous appelons aussi « richesse », mesurée par le « PIB ».
    2) L’équation de Kaya simplifiée lie ce PIB aux humains sur cette terre: PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
    3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
    3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
    3.2) Diminuer le niveau de vie moyen;
    Et/ou toute combinaison des deux.
    SIMPLE mais pas facile et TRES peu populaire

    Tout le reste n’est que littérature nous détournant de la question fondamentale: la survie de notre démocratie confortable.
    https://www.youtube.com/watch?v=-_6efOL_3dI

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    1. Ça alors! Septante minutes avec Janco et ça m’avait échappé.
      Pas à vous. Merci.
      « Dit autrement » (comme il dit), tout ça rappelle étrangement un certain rapport Meadows. Jamais contredit depuis. Au contraire: s’y est ajouté un anecdotique changement climatique et les quelques ennuis qui vont avec.

    2. Mais Hadrien, il y a ce couplage PIB-éducation-« dé-fertilité des femmes »,
      qui est avéré et qui dit que la séparation en facteurs indépendants n’est pas très pertinente.
      Des humains à haute consommation énergétique (renouvelable si possible) résolvent « automatiquement » la question de la population,
      demandez, dans le désordre alphabétique, à Taiwan, le Japon, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne. Précaution en zone slave, mais pas de croissance non plus.

      Quand à la moindre croissance démographique en Afrique et en Amérique du Sud, elle suit son chemin…. pour l’instant et modulo pas mal de précautions oratoires.
      On ne peut pas rayer d’un trait de plume la plausibilité que dans un monde où le Nord ne sucerait pas les ressources du Sud, ledit Sud gagnerait suffisamment de prospérité pour dompter sa démographie.
      Pour cela, il faut évidemment tenir compte aussi et en même temps des connaissances locales. C’est ce qui se fait par exemple pour édifier la « barrière verte », où les plantations ont été au maximum choisies suivant les usages locaux (voire ouverte à une sorte de fenaison en fin de saison sèche), en tenant compte des parcours des gens qui y habite (ce ne peut être une barrière physique), etc.
      L’équation aussi fondamentale que la vôtre lie la fertilité au bon usage du PIB, c’est-à-dire avec une bonne conversion de l’énergie en connaissance, et qui détient assez de connaissance ne cherche plus à s’entourer d’une marmaille pour ses vieux jours ou pour ses créances et dettes à ses oncles et nièces, un certain niveau de connaissance (qui était mis en oeuvre à l’échelle tradtionnelle mais doit être revu) fait émerger une solidarité de type assurantielle entre les parties prenantes, ce qui impliquent des « tiers de confiance » (notaires généralisés), et de fil en aiguille revient à un bon tissage local et régional des compétences.
      Tout cela échappe à votre équation simplifiée, avec le risque de laisser faire la violence comme « Mektoub », tueuses d’humain, fatalité, pour que les survivants s’en sortent comme si il s’agissait de passer la Mer Rouge ouverte.

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      1. Vous dites des choses intéressantes, MAIS:
        Je vous cite:
        1) « Des humains à haute consommation énergétique (renouvelable si possible) résolvent « automatiquement » la question de la population, »
        Ils ne « résolvent » pas la question de la population, ce qu’ils résolvent c’est la question de l’explosion démographique Après cette transition démographique, la population reste plus ou moins stable., Donc N*PIB/N reste important.
        2) « dans un monde où le Nord ne sucerait pas les ressources du Sud, ledit Sud gagnerait suffisamment de prospérité pour dompter sa démographie »
        Peut-être mais cela implique une diminution du PIB du Nord et un enrichissement , donc une augmentation du PIB du Sud. Il n’est pas sûr que le PIB mondial diminue.
        3) « L’équation aussi fondamentale que la vôtre lie la fertilité au bon usage du PIB ».
        NON, « mon » équation est simple il ne s’agit que d’une simple multiplication. En outre vous devriez expliquer « le bon usage » du PIB.

        Mon seul but est de POSER le problème fondamental, à savoir qu’il faut commencer en priorité par la démographie et le niveau de vie et pas par les considérations secondaires (comme – trop souvent sur ce blog – la lutte anticapitaliste).
        Voyez JM Jancovici, je ne fais que le résumer et le généraliser.

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    3. Je crois que c’est un rapport de Friends of de Earth (les AMis de la Terre) de +/- 2005 qui disait en substance : sauver la Terre, c’est moins de bagnoles et moins de bidoche.
      ON a eu plus des deux… et moins cher…

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  3. COP26 : du 1 au 12 novembre 2021

    Pénurie et augmentation/spéculation sur les prix de l’énergie : pétrole , gaz , charbon , électricité

    Retard prix par l’Europe dans l’approvisionnement et la reconstitution des stocks tampons d’énergie pour l’hiver par rapport aux autres gros consommateurs ( Asie du Sud Est)

    Matières premières : pénurie de granulés pour faire chauffer les poêles à bois
    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/matieres-premieres-penurie-de-granules-pour-faire-chauffer-les-poeles-a-bois_4819035.html

    https://www.20minutos.es/noticia/4868012/0/se-acerca-el-gran-apagon-austria-alerta-de-un-posible-corte-electrico-en-toda-europa-que-podria-durar-dias/?autoref=true

    « Est-ce que « le grand black-out » arrive ? L’Autriche met en garde contre une possible panne de courant à travers l’Europe qui pourrait durer des jours.

    Le ministre autrichien de la Défense , Klaudia Tanner, a déclaré qu’ il existe une forte possibilité d’une panne d’électricité qui affecte toutes sortes de services tels que les ordinateurs, les téléphones mobiles et l’électricité dans les maisons. La panne d’électricité n’aurait pas seulement lieu en Autriche, mais se répandrait dans toute l’Europe.

    Pour sensibiliser la population, le gouvernement a décidé de lancer une campagne de sensibilisation qui sera présente tout au long du mois. Non seulement il sera présent dans les médias, mais des milliers d’affiches ont également été distribuées dans les villes autrichiennes. Cela a également été confirmé par la ministre sur ses réseaux sociaux.

    Le slogan principal de la campagne est « Que faire quand tout s’arrête » et vise à sensibiliser la population aux mesures à prendre en cas de panne d’électricité. Les autorités conseillent d’acheter suffisamment de nourriture pour plusieurs jours, d’avoir du carburant, des bougies, des piles et beaucoup d’eau potable. Une autre mesure efficace serait de convenir d’un point de rencontre avec la famille et les amis et d’essayer de collaborer avec les voisins autant que possible. » ( traduction)

    https://www.heute.at/s/blackout-gefahr-so-bereitet-sich-oesterreich-nun-vor-100166111
    Danger de « blackout » – c’est ainsi que l’Autriche se prépare maintenant

    https://www.lexpress.fr/actualite/politique/lrem/barbara-pompili-le-pen-bertrand-et-melenchon-sont-les-candidats-du-black-out_2161021.html

    Pompili, ancienne antinucléaire convaincue devenue numéro trois du gouvernement chargée de la Transition écologique:
    « Le Pen, Bertrand et Mélenchon sont les candidats du black-out ! »

    Risque de blackout le 8 janvier 2021.
    Le point de RTE : les sécurités ont fonctionné
    https://www.rte-france.com/actualites/leurope-na-pas-frole-le-blackout-le-8-janvier

    Blackout au Texas ( pas de lien wiki en français)
    https://en.wikipedia.org/wiki/2021_Texas_power_crisis

    Quelques passages de wiki traduits:

     » En 2002, le Texas avait isolé son réseau électrique des deux principaux réseaux nationaux dans un effort fructueux pour réduire les coûts de l’électricité dans l’État et déréglementer son secteur de l’énergie. Cette déconnexion a rendu difficile pour l’État d’importer de l’électricité d’autres États pendant la crise.

    Les dommages dus à la vague de froid et à la tempête hivernale ont été estimés à environ 20,4 milliards de dollars.

    Le service d’eau a été interrompu pour plus de 12 millions de personnes en raison du gel et de l’éclatement des tuyaux.

    En raison des intempéries et des pannes de courant importantes, la plupart des magasins à l’échelle de l’État n’ont pas pu répondre à la demande accrue de nourriture et d’autres articles d’épicerie. De nombreuses épiceries ont été forcées de fermer en raison du manque d’électricité et, parmi celles qui sont restées ouvertes, ont complètement manqué de nombreux articles de base comme le pain, le lait et les œufs.

    Pendant la crise, certaines entreprises énergétiques ont réalisé des milliards de profits, tandis que d’autres ont fait faillite, car certaines entreprises ont pu répercuter des prix de gros extrêmement élevés (9 000 $/MWh, généralement 50 $/MWh) sur les consommateurs, tandis que d’autres ne l’ont pas pu, ainsi que le fait que ce prix soit maintenu au plafond de 9 000 $ par ERCOT pendant deux jours de plus que nécessaire; créer 16 milliards de dollars en charges inutiles. » (traduction)

    La COP26 démarre le 01 novembre 2021 à Glasgow

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    1. L’Autriche, il est vrai très favorisée en hydroélectricité (60%, ce qui est énorme, bien que moins que la Norvège, en partie grâce aux glaciers alpins, lesquels disparaîtront inéluctablement d’ici la fin du siècle) a aussi renoncé au nucléaire par referendum en 1978. Pas sûr que l’éolien, le photovoltaïque et quelques acrobaties hydrogéniques ou biomassiques suffisent à fournir le jus qui restera indispensable une fois toutes les économies possibles réalisées et surtout les fossiles définitivement abandonnés (à moins qu’ils ne nous abandonnent avant). Quand bien même, vu le « poids » énergétique du pays, cela ne prémunirait pas d’un black-out à l’échelle européenne, tant les électrons se moquent des frontières (même celles du Brexit). On n’a décidément pas fini de parler d’énergie, les « croquettes de la croissance » comme dirait Jancovici.

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    2. Déréglementation du secteur de l’énergie électrique au Texas.
      Blackout de février 2021
      Pénurie
      Prix de gros 50$MWh => 9000$MwH soit un prix multiplié par 180

      Conséquences:
      https://www.20minutes.fr/monde/2982727-20210222-texas-factures-electricite-grimpent-16000-dollars-cause-froid

      https://www.lefigaro.fr/international/au-texas-apres-la-vague-de-froid-des-factures-d-electricite-a-cinq-chiffres-20210221

      « La peste de la marchandisation se manifeste dans tous les domaines : éducation, politique médicale, recherche scientifique, rien n’échappe désormais à la logique commerciale de maximisation du profit. » ( Paul Jorion)

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      1. « Dérèglement du secteur de l’énergie électrique ». C’est pas ce que l’Europe appelle « la concurrence libre et non faussée »? Tellement libre et non faussée qu’elle oblige EDF à vendre le nucléaire qu’elle produit à vil prix à des « concurrents » subventionnés qui ne produisent rien mais s’empressent de le revendre avec une « petite » marge pour les actionnaires au passage. Ou (pire peut-être) à « encourager » éolien et photovoltaïque lesquels deviennent par la magie du législateur prioritaires sur le réseau (sinon on ne sait pas quoi en faire), donc prennent la place du nucléaire pourtant plus décarboné qu’eux en sus d’être pilotable. Complètement shadock donc. J’attends encore qu’on m’explique -mais je ne demande que ça, je suis nul en physique- en quoi éolien et solaire peuvent s’ajouter au nucléaire (ou à l’hydraulique) au lieu d’en prendre la place, donc, en France en tout cas, contribuer réellement à décarboner un mix électrique qui l’est déjà à plus de 90%. Une fois encore: éolien et solaire ont en Allemagne remplacé le nucléaire (20% chez eux, 70 chez nous!), pas les fossiles, en tout cas pas le gaz-poutine (et pour le charbon, ça attendra quand même encore une vingtaine d’années).

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        1. Vous seriez gentil de bien vouloir conserver votre prochain nuage d’accident nucléaire à l’intérieur de vos frontières ! Vous en avez le secret, vous savez bien. Je préfère un éventuel blackout à une éventuelle déshumanisation d’une part importante du territoire européen (vos voisins en tous cas).

          1. Savez-vous ce qu’est un blackout?
            https://www.youtube.com/watch?v=WxrZ6xEz3cU
            Et « sans nucléaire » -en Europe: les électrons ne se préoccupent pas trop de savoir s’ils franchissent la frontière belge, dans un sens ou dans l’autre; plutôt de la France vers la Belgique, d’ailleurs-, le risque de blackout est bien plus élevé.
            Disons que nous gardons les électrons nucléaires -et les risques qui vont avec- chez nous, et les électrons cent pour cent pas nucléaires (charbon, gaz, éolien, solaire, doit pas y’avoir beaucoup de barrages en Belgique) restent chez vous, et tant pis pour le blackout chez vous.

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          2. @Chabian

            Notre société occidentale est complètement dépendante de l’électricité.
            C’est notre pilier.
            La vidéo de Grégoire Chambaz définit des scénarios d’effondrement en fonction de la durée d’un blackout.
            C’est très rapide et devient de plus en plus déstructurant et déshumanisant.
            Il intervient aussi dans de nombreuses conférences dont en France.

            Nous sommes passés en un siècle:
            * d’uns société majoritairement rurale ayant une autonomie certaine
            * à une société fragile, non préparée, majoritairement urbaine, sans autonomie ,et totalement dépendante de flux ( eau, électricité, nourriture ,système de paiement ,chauffage, communication, transports ,..) dont les fonctionnements sont régis par l’électricité.

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  4. Postulat de Khazzoom-Brookes

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Postulat_de_Khazzoom-Brookes

    Le postulat est que « les améliorations de l’efficacité énergétique qui, au sens le plus large, sont justifiées au niveau microéconomique, conduisent à de plus hauts niveaux de consommation d’énergie au niveau macroéconomique ». En d’autres termes, il existe une disjonction entre le niveau microéconomie et le niveau macroéconomique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_n%C3%A9oclassique

    Ce postulat est une analyse plus moderne du paradoxe de Jevons

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Jevons

    Efficacité énergétique:

    * l’augmentation de l’efficacité énergétique rend l’utilisation de l’énergie relativement moins chère, encourageant ainsi une utilisation accrue.
    * l’augmentation de l’efficacité énergétique entraîne une croissance économique accrue, ce qui tire vers le haut la consommation d’énergie dans l’ensemble de l’économie.
    * l’efficacité accrue d’une ressource goulot d’étranglement multiplie l’utilisation de toutes les technologies, produits et services connexes qui étaient limités par elle.

    En 1992, Harry Saunders publie un papier de recherche où il montre que le postulat est valide selon la théorie néo-classique de la croissance.

    Conclusion , sans changement de paradigme , la consommation énergétique continuera à croître

    1. De la même façon que l’augmentation spectaculaire du prix du pétrole encourage ( peut être) à en être plus économe ….en même temps qu’elle rend rentable et possible l’exploitation  » onéreuse » de pétrole de schiste ou de nappes sous marines ou sous-glaciaires .

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  5. J’entendais le président, et quelques autres prétendants au poste, dire qu’au fond il faudrait travailler plus.
    Travailler plus pour produire plus, c’est ce que cela veut dire. Produire plus pour consommer plus.
    On ne sort pas de ce cycle qui nous conduit aux problèmes que nous tentons de résoudre par les cop successives.
    Nous aurons encore des déclarations, des slogans et de grandes résolutions qui, telles celles que nous prenons au premier de l’an, s’estomperons le lendemain.

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  6. Pour revenir au sujet de l’article, je ne vois pas le marché du CO² comme un droit à polluer, mais plutôt comme remettre dans le système capitaliste le coût de la pollution et de l’exploitation des ressources.
    C’est plutôt pragmatique: ne pouvant pas remplacer le système capitaliste (si vous avez la solution je suis preneur), au moins forçons le à aller dans le bon sens : si vous polluer moins, ce sera moins cher !
    L’Europe s’emploie en ce moment à faire monter le coût de la pollution via ce marché. En conséquence, ma boite s’emploie à devenir moins polluante et moins énergivore (et pousse ses clients et fournisseurs à faire de même).
    A défaut d’être parfait, ça a le mérite de faire bouger les choses dans le bon sens (amha).

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  7. Extraits significatifs ((Association des entreprise d’électricité suisses))

     » Impact d’un blackout
    Les exercices de simulation de panne généralisée de l’approvisionnement mettent en évidence une durée minimale de 4 à 8 heures pour un blackout. Ces durées courtes ne peuvent être atteintes que si l’on dispose d’une source de fréquence et de tension d’un pays voisin (interconnexion). Dans le cas contraire, il faut prévoir un temps de reconstitution de la fourniture (Black start) d’un jour au minimum, pour autant que de grandes centrales soient disponibles. Quelques scénarios montrent des durées pouvant atteindre 2 à 3 jours.
    L’électricité est le vecteur d’énergie le plus pratique et le plus répandu dans les sociétés modernes. Elle est donc un bien de consommation de première nécessité. De ce fait, les conséquences économiques, sociales et humaines d’un blackout peuvent être extrêmement nombreuses et graves, et sont étroitement liées au degré d’évolution, de technicité et d’urbanisation du pays ou de la région. Elles sont en grande partie immédiates, mais elles entraînent aussi diverses répercussions qui s’aggravent avec le temps.
    On peut citer notamment comme exemples de conséquences:
    ‒ extinction des éclairages (routes, tunnels, bâtiments, caves, voies publiques, etc.)
    ‒ arrêt des systèmes de télécommunication (après 2h pour les portables et 4h pour les téléphones fixes) et des systèmes informatiques (blocage des processus y relatifs, pertes de données, etc.)
    ‒ arrêt des automates et des dispositifs de régulation divers, arrêt des systèmes de protection et de sécurité pour les personnes, objets et processus (p. ex. alarmes incendie, antivols, etc.), avec notamment des risques d’incendie accrus
    ‒ arrêt des feux de circulation (bouchons, accidents, blocage des ambulances, etc.),
    ‒ arrêt des ascenseurs (personnes bloquées dans les ascenseurs, problèmes pour accéder aux étages élevés particulièrement pour les personnes âgées ou handicapées ou avec des enfants en bas âge ou autres)
    ‒ arrêt de toutes sortes de machines électriques et de la quasi-totalité des entreprises, sociétés, commerces et services publics (arrêts ou détériorations de processus divers: productions, expériences scientifiques, élevages intensifs, transactions commerciales, bancomats, etc.)
    ‒ arrêt des stations de filtration/pompage d’eau potable et d’eau usée (pollution des rivières), et arrêt plus ou moins rapide de la distribution de l’eau (p. ex. 2 à 4 heures pour Genève), selon l’existence ou non de réservoirs à gravitation et de leurs capacités
    ‒ arrêt des trams et des trolleybus, des stations d’essence, des gares et des trains, des aéroports, etc.
    ‒ soins impossibles ou service minimum dans les homes pour personnes âgées (hygiène, climatisations, repas chauds, dialyses, etc.)
    ‒ arrêt des systèmes de chauffage (y compris chaudières à combustibles fossiles et autres applications) ou de réfrigération / refroidissement (dégradation et pertes au niveau des aliments, des médicaments et d’autres produits ou processus), etc.

    Mais les conséquences d’un blackout ne se limitent pas à sa durée technique. Il peut y avoir des effets à moyen et long terme, notamment aux niveaux mécanique, physique, chimique, financier, physiologique et psychique.</i/

    Évaluation des coûts d’un blackout en Suisse
    Les coûts d’un blackout sont extrêmement difficiles à calculer et dépendent de multiples facteurs. On a pu néanmoins estimer des ordres de grandeurs selon diverses méthodes donnant des résultats souvent comparables et permettant ainsi de valider la plausibilité d’une fourchette minimum de coûts.
    Prenons le coût du blackout de New York en 2003 et ramenons-le à une journée. Actualisé pour 2011 et extrapolé à la population suisse, cela donne 5 à 6 milliards de CHF par jour.
    L’OFEN a mené en 2008 une enquête auprès de 200 entreprises suisses – échantillon non garanti représentatif – en leur demandant d’évaluer leurs pertes financières en cas de coupure de courant. En extrapolant la valeur moyenne horaire à une journée de travail et à l’ensemble des 300 000 entreprises suisses existantes, on obtient le coût d’un blackout de 3 à 7 milliards de CHF par jour.
    Les valeurs annuelles du PIB et des salaires suisses ramenées à un jour de travail permettent d’établir facilement une image des ordres de grandeur minimum de base en jeu:
    ‒ PIB d’un jour d’oeuvre: 2,4 milliards de CHF.
    ‒ Salaire d’un jour d’oeuvre: 1,3 milliards de CHF.
    Sur cette base, le coût minimum d’un blackout en Suisse peut être estimé entre 2 à 4 milliards de CHF par jour. En outre, diverses conséquences immatérielles ou indirectes d’une telle interruption de la fourniture d’électricité n’ont pas été prises en considération et devraient être encore rajoutées.

    Investissements insuffisants
    Les réseaux THT actuels sont relativement anciens et surtout, en partie, proches de leurs capacités maximum, car ils n’ont pas pu être adaptés à l’accroissement constant de la demande d’électricité par manque d’autorisation de construire (oppositions systématiques). Les surcharges des lignes qui en résulteront peuvent conduire à des déclenchements en cascades et ainsi au blackout. L’ouverture des marchés de l’électricité et les besoins de transits internationaux accroissent encore le problème. En Suisse, le propriétaire du réseau THT Swissgrid a en 2015 définit que les investissements nécessaires afin d’éliminer les congestions actuelles et attendues d’ici 2025 se montent à 2,46 milliards de francs.
    Les très fortes variations de production liées à un recours massif aux productions instables telles que l’éolien ou le photovoltaïque, et l’absence de moyens de production aptes à compenser localement leur intermittence, peuvent conduire à des flux de puissance oscillants imprévus qui, par défaillance de puissance ou surcharge de lignes, peuvent provoquer des délestages ou des déclenchements en cascade conduisant à un blackout.
    Tous les risques précités concernent également bon nombre de pays voisins et pourraient à l’avenir augmenter les risques de blackout en Europe, réduisant ainsi la sécurité partielle apportée par l’interconnexion des réseaux européens (UCTE) et augmentant les risques de propagation de blackout d’un pays à l’autre.

    Dans ce contexte, il serait prudent que la Suisse conserve une capacité de production suffisante (puissance et énergie) lui permettant de pouvoir fonctionner en autonomie le cas échéant.
    Compte tenu de la vétusté grandissante et du dimensionnement limite de certaines lignes de transport THT, de l’accroissement continuel de la consommation d’électricité, de la volonté ou de la nécessité d’augmenter les transactions et échanges internationaux d’énergie électrique, des difficultés pour réaliser de nouvelles lignes de transport, des projets d’abandon du nucléaire en Suisse et dans d’autres pays, du développement croissant des productions décentralisées instables (éolien, photovoltaïque, etc.), du manque d’intérêts des investisseurs et des délais nécessaires pour construire de nouvelles lignes et centrales électriques, etc. les risques de blackouts deviennent croissants et il devient de plus en plus urgent de prendre des mesures pour…
     »

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    1. Salut Otremeros,

      Le texte que tu colles n’est pas la clairvoyance des défenseurs de l’énergie atomique face à une manque d’électricité, mais un manque totale de clairvoyance sur la nature même de nos sociétés qui ne sont, ne peuvent, et ne seront jamais durable, et que nuke ou pas devrait envisager sérieusement une réorganisation totale, majeur et définitive de la production et de la consommation tant qu’on en a le temps et les moyens, ce qui implique bien entendu une organisation internationale en vue d’une décroissance générale (équilibrage pour les autres). Quitte à aller aux 2 ou 3 degrés (de toute manière on est parti pour y aller, alors autant y aller en donnant au moins le sens et la résilience physique). Les arts, la musique, les jeux, la lecture, la récitation, la politique, la conversation, ne consomment pas tant d’énergie même pour des milliards d’individus.

      Le roi est nu. La fin est proche dirait Philippulus Soubeyrand.

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      1. Même le journal Le Monde ou du moins un de ses éditorialistes, s’inquiète.

        « Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », souligne que de nombreux dirigeants, dont le président de la République, comptent avant tout sur des progrès technologiques pour faire face au défi climatique. Et laissent de côté la question de l’évolution de nos modes de vie. »

        https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/30/pour-emmanuel-macron-la-transition-ecologique-est-avant-tout-une-transition-technologique_6100407_3232.html

        1. Bruno Le Maire s’est enthousiasmé des chiffres publiés par l’Insee sur la croissance du PIB du pays. Avec 3% au troisième trimestre, le ministre de l’Économie a parlé d’un « résultat exceptionnel ».
          3% , le meilleur taux depuis 50 ans .
          Le niveau d’avant crise n’est plus loin.

          Touche pas à mon niveau de vie !!!
          C’est non négociable : TINA

          La machine est repartie.
          La majorité des dirigeants comptent et compteront sur les progrès technologiques.

          On fera les comptes après le 13 novembre après la COP .

          En attendant le moment Pearl Harbour !!!

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        1. « « J’annonce aujourd’hui l’objectif zéro émission de l’Arabie saoudite d’ici à 2060 grâce à une stratégie d’économie circulaire du carbone », a ainsi déclaré, le 26 octobre, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier du royaume.  »

          Purée énormissime ! 😀

          Si encore quelqu’uns ont le moindre doute sur la vaste farce que sont ces Cop je pense qu’on ne peut rien pour eux…

          Allez je vais au marché malgré le temps pourri, j’aurai au moins le plaisir de mon petit blanc au comptoir. Quelle drôlerie il a ce MBS, j’en ris encore ! Je vais faire sensation au bistrot dans une heure grâce à lui.

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          1. La question maintenant combien de temps l’illusion des COP va-t-elle encore pouvoir tenir, 1 an, 2 ans, 5 ans ?
            Les dirigeants font encore au moins semblant de faire quelque chose, mais quand l’illusion scientiste se sera dissipée, que se passera-t-il, comment les peuples réagiront-ils ?

          2. Salut CloClo

            Pour info !!!!!!!

            MBS a son projet futuriste de repli : 500 milliards $
            * 26500 km² : comme la Bretagne et presque la Belgique
            * que de l’IA
            * que des robots
            * au nord de l’Arabie Saoudite , sur la Mer Rouge

            http://neomsaudicity.net/

            https://en.wikipedia.org/wiki/Neom en anglais c’est plus complet

            La société saoudienne de développement de la mégapole NEOM Company a embauché le cabinet de conseil américain en relations publiques et en marketing, Edelman, pour l’aider à établir des relations publiques sur le projet de « ville intelligente ».

            Face à l’urgence climatique , il va falloir trouver des solutions de repli pour ceux qui ont beaucoup de moyens.!!!!

            1. En attendant MBS semble toujours êtreun interlocuteur valable pour Macron puisque d’après le journal Libanais, l’Orient le Jour, Macron s’apprêterait à se rendre en son royaume.

              Pauvres Libanais habitants d’un pays effondré dont le sort serait lié selon Macron à celui de l’Arabie Saoudite et à son prince criminel.

              https://www.lorientlejour.com/article/1276670/entretien-macron-mbs-pas-de-breche-dans-le-mur-du-desengagement-saoudien.html

              1. MBS a les rênes du pouvoir en Arabie Saoudite.

                – le réservoir du pétrole mondial ,pour le moment, avec les accords Quincy qui lient AS et USA
                – il élimine les contre pouvoirs ( princes prétendants , journalistes,..)
                – l’AS , c’est 10% du PIB en budget militaire (PIB :800Mds$ basé sur les revenus pétroliers ) avec une industrie militaire inexistante , et donc dépendant de ses achats étrangers ( USA, UK, France,…)

                On est dans le domaine de la Realpolitik où la politique étrangère est fondée sur le calcul des forces et de l’intérêt national,.
                Le Liban est divisé politiquement , avec une classe politique corrompue ,et des influences étrangères divergentes ( Iran, AS , France,..) , malheureusement pour sa population.
                .

            2. Une solution de repli en haute technologie ? Quelle blague !

              Va falloir aussi avoir une usine de puces électronique sur site, des mines sur place de métaux rares, de l’eau en veux tu en voilà, des ingénieurs renouvelables, des champs pour nourrir un million de paumés, bref, 500 milliards cramés en pure perte mais comme Allah Akbar on verra bien !

              La blague la plus chère du Monde ! Sacré MBS va. (Dire que dans n’importe quelle société normalement constituée ces gens ne seraient jamais aux commandes, mais plutôt en prison ou dans un asile (valable pour notre chère Emmanuelle aussi !)

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              1. L’AS , le royaume aux 27.000 princes, n’est pas une société normalement constituée .

                *Elle repose sur des champs pétroliers , qui auront une fin : 50 ans peut être , mais qui intéressent encore beaucoup de pays
                *Une répartition des richesses concentrée sur un petite minorité.
                * un roi ayant un pouvoir absolu qui n’a pas fait évoluer la population saoudienne aux enjeux nationaux, en s’appuyant sur la rente pétrolière.
                * une population étrangère ( 30%) qui représente 54% de la population active
                * un pays où les droits des femmes , d’expression , d’association, d’opinion, ne sont pas garantis et fondés sur la charia
                * un fond national d’investissement de 2000Mds$ qui se place et investit à l’étranger
                * un positionnement très ambigu sur le terrorisme djihadiste
                * ……..

                Quand la rente pétrolière va se réduire et s’arrêter, la population saoudienne va commencer à avoir des difficultés

                https://www.projet-neom.com/tag/neom/

                NEOM est un projet de mégacité futuriste à 500 Milliards gérée par l’IA, initié par le prince saoudien Mohamed Ben Salman en collaboration avec le groupe Bilderberg.

                Pour ses créateurs NEOM aspire à être la ville la plus sûre ( bunker?) , la plus efficace, la plus orientée vers le futur et simplement le meilleur endroit au monde pour vivre et travailler ».

      2. Non seulement « ça » ne consomme pas tant d’énergie, mais même pas du tout, comme la beauté que la Nature me (nous) donne. Sauf à pinailler: l’énergie qui aura servi à fabriquer les chaussures qui me permettent d’aller dans la nature.
        Et en plus gratuitement. La gratuité, quelle folie!
        Pas que dans la nature. Je connais une vieille chapelle romane où depuis bientôt soixante ans des musiciens de très (très) haut niveau viennent chaque année donner le meilleur d’eux-mêmes, sous la houlette d’une association baptisée par sa créatrice -une femme exceptionnelle- L’Offrande musicale, en hommage bien sûr à Bach. Bon, ils viennent (pour la plupart) de Suisse, et ne se déplacent pas à trottinette électrique. Moi non plus. Nul n’est parfait.
        http://www.rompon.net/

  8. A supposer que dans les prochaines années, la moitié du parc automobile actuel, thermique pour l’essentiel, soit remplacé par des véhicules électriques ‘moyens’, la production actuelle d’énergie renouvelable (~20TWh) n’y suffira pas car l’évaluation de la consommation de cet ensemble de véhicules se chiffre à 28TWh.
    Par ailleurs, l’on ne tient pas compte dans cette évaluation de l’appel de courant de charge si la majorité de ces véhicules se branche sur le secteur en même temps… ! 🙂

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