Vidéo – La plus extraordinaire de mes vidéos

Actualité de la Bourse – Risque de guerre en Ukraine
Un test des vues de Stephen Wolfram

Blog de PJ : Potentiel, histoire et applications de la théorie du chaos utilisée dans la modélisation des marchés financiers (1992)

P.S. Je mélange allègrement 1990 et 1910, 1994 et 1914 et, le plus fort, c’est que quand je réécoute la vidéo avant de la mettre en ligne, je ne l’entends absolument pas 😉 .

Je réponds à un correspondant : « Oui ce sont des lapsus à répétition, dont l’interprétation est malheureusement … à la portée de tous 😉 ! »

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95 réflexions sur « Vidéo – La plus extraordinaire de mes vidéos »

    1. « 1990-1994 » ou « 1910-1914 », si vous avez regardé ma vidéo, vous aurez compris que ça n’a aucune importance 😉 .

      Les Belges savent que si j’avais dû dire « dix-neuf cent nonante » et « dix-neuf cent nonante-quatre », jamais je ne me serais trompé, c’est de la faute aux Parisiens avec leurs « quatre-vingt quatorze » et autres cornichonneries, qu’ils ont imposées aux gens normaux ! 😉

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      1. Evidemment que vous avez raison monsieur Jorion, l’économie capitaliste fonctionne comme si elle etait dans univers de croissance infinie de la valeur, alors que le monde économique est en fait borné de tous les cotés , les ressources sont finies, les capacités d’extraction sont finies, les capacités de production aussi, les marchés également. Et finalement c’est cette contradiction qui trouvait sa résolution dans les guerres. C’est pour cela qu’il n’est plus possible de faire de l’analyse géopolitique sans faire intervenir la contrainte qui vient s’ajouter maintenant à tout cela qui est le changement climatique, qui maintenant est à l’arriere plan de toutes les décisions qui seront prises ou pas. Un des effets est que moins que jamais le recours à l’arme nucleaire n’est probable. Sauf a vouloir vraiment en finir avec l’humanité.

        1. L’entropie ne peut que croître elle aussi. Creuser un trou et le reboucher fait croître le PIB c’est juste du désordre en plus. Je crois que ce que dit P Jorion c’est que nous sommes juste une catastrophe naturelle de plus donc régis par les mêmes lois. Par contre je ne comprend pas pourquoi il exclue une météorite de la liste à part peut être pour tranquilliser le lecteur? De même un circuit semi-fermé est un circuit ouvert à moins que l’évaporation des trous noirs soit considéré comme une semi ouverture? Considérer le tout et ses « clics » sur une toute petite portion de celui-ci c’est assez peu rigoureux même si ça a l’avantage de s’affranchir de la causalité.

          1. C’est exact, il ne faut pas exclure la météorite. Si vous lisez ce que j’ai écrit dans l’article, je ne le fais que pour cantonner l’image à l’intérieur du système semi-fermé « Terre »… pour la facilité de l’exposé.

      2. « Quatre-vingt-quatorze et autres… » n’a rien de parisien.

        Cette méthode de compter par 20 remonterait aux celtes et aurait été partiellement abandonnée à la fin du Moyen-âge.

        En tant que « breton » d’adoption vous m’avez bien amusé.😉😉😉😉😉

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        1. Et bien tous les petits écoliers français de CP peuvent en vouloir aux Celtes, puisque c’est l’un des systèmes les plus compliqués ! Les chinois ayant le plus simple. 😉

            1. Le système vicésimal (base 20) (selon la fiche Wikipédia) avait, en fait, des origines préhistoriques et correspondait au nombre de doigts et d’orteils de l’être humain,

              Il était très répandu parmi les peuples d’Europe, du Caucase et d’Amérique précolombiens, sans toucher ni la Chine ni le Japon.

              Manière naturelle de compter.

              1. Le soucis, c’est que mes élèves ont maintenant des chaussures !
                Quant à la manière « naturelle  » de compter, elle ne nous obligeait pas à mélanger des éléments de base 10 avec d’autres de base 20 mâtiné de base 12 et autres fioritures telles que treize, quatorze, quinze et seize, quand la simplicité aurait été de dire : dix-un, dix-deux, dix- trois…. dix-sept. … deux-dix-Un (21)…. sept-dix-trois (73)…. neuf-dix-quatre (94)…. Comme les chinois !
                Mais pour l’esprit français (quelque peu élitiste ) la beauté est dans la complexité, n’est-il pas ? 😆

                1. @Pascal Est-ce à dire que les Japonais et Chinois utilisaient aussi déjà des chaussures fermées (climat ?) alors que d’autres allaient pied nu ou en sandales comme les Romains ?
                  L’usage des moufles devrait favoriser un système binaire (ou quaternaire.
                  Et les héros de Uderzo devraient compter en duodécimal ?

              2. @Gaston
                sauf que concernant la Préhistoire, ce ne sont que des hypothèses… car on n’a aucun document permettant d’affirmer comment les hommes préhistoriques comptaient ; même si en effet, le système vicésimal semble « le plus ancien » (?).

                Mais ce qu’on sait de manière historique, c’est que la plupart des civilisations anciennes (de l’écrit) avaient un système décimal (plus simple) : les Egyptiens, les Grecs, les Chinois, les Indiens… mais pas les Mésopotamiens… Et ce système est devenu le plus répandu (que ce soit par les Arabes, les Romains, les Chinois, etc.)

                Sans m’étendre sur le sujet, il est évident que la numération en chinois et en japonais est beaucoup plus simple qu’en français, d’une logique « enfantine » ! (d’ailleurs les Japonais qui apprennent le français ont un mal FOU à apprendre la numération en français !) Une fois qu’on sait compter (nommer les chiffres jusqu’à 10), les doigts dans le nez ! on n’a (presque) plus besoin d’autres nombres, d’autres « mots » (exceptions faites de « 100 », « 1000 », « 10.000 »…)
                « ichi » (1), « ni » (2) … « nana » (7)… « jû » (10), « jû ichi » (11), « jû ni » (12)… « jû nana » (17)… « ni jû » (20)… « nana jû » (70), « nana jû nana » (77), etc.
                C’est pourquoi les Japonais n’arrivent pas à comprendre qu’on puisse dire « onze », « douze »… et ensuite « dix-sept », « dix huit » ?! les apprenants ont tendance à dire « dix un », « dix deux »…

                Là où ça se corse (et à l’inverse devient plus compliqué pour des Européens), c’est pour dénombrer des objets, des animaux, des personnes, puisque le japonais, comme le chinois, utilise des « classificateurs » ou « mots de mesure » (système hérité du chinois) , très nombreux ! (mais spécifiques et rares en français : « une douzaine d’escargots », « une paire de lunettes »…) établissant ainsi de multiples catégories d’objets à compter…
                mais là, on sort des mathématiques ou de l’arithmétique « pure »…

                1. @Vincent Teixeira une piste pour une réforme simplificatrice du français
                  afin de l’adapter au monde moderne :
                  – faciliter la conversion automatique compréhension des IA.
                  – permettre une accessibilité plus aisée à la langue française comme moyen d’échange internationaux.
                  – s’adapter à une domination culturelle chinoise.
                  – Alléger l’effort et améliorer les performance des enfants à l’école primaire.

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          1. 1) Peut-on faire rouler un hexacontaèdre de telle sorte que les 60 (=12×5) se succèdent selon l’ordre du BaZi?
            2) Jeter 3 dés à 20 faces (=icosaèdres) à la place, on perd les 3 premiers = on ne peut aller que de 3 à 60!
            Donc on en perd 7 en tout (car 8×8=64…)
            Mais ce n’est pas un drame: la vie est là pour combler!

              1. Vraiment j’aurais pas dû le poster celui-là… du coup on ne perd que les 2 premiers, et il doit y avoir une loi des grand nombre… y’a-t-il une différence entre lancer un dé et en lancer 3? mes cours de statistiques remonte à loin!

                Sinon je pensais aux 60 Jia https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_sexag%C3%A9simal_chinois
                mais je n’ai toujours pas compris comment ils rattrapent l’avance ou le retard dans leur calendrier luni-solaire

              2. https://xkfs.art/2020/03/14/60-jia-zi-64-gua/?fbclid=IwAR37-nxhI0pWS737FcbJZ2N9eZti99y_0gK3-cwkS40v-9ALNpNfOdFbcFQ
                Le problème c’est qu’il n’y en a pas 4 mais 5 qui se répètent : water dragon (1,1) (1,2); wood horse (1,8) (5,8); metal tiger (3,6) (3,7); wood rat (1,4) (1,8); metal monkey (6,2) (6,3) Surtout il manque le dragon de métal, donc y’a-t-il une erreur sur le document? Le document est-il vrai pour toujours ou uniquement à cette année là ? Quel algorithme permet de prévoir ceux qui seront en double et ceux qui manqueront à travers le temps ?

              3. Si on additionne les résultats d’un lancé de 2 dés de 6 faces, on voit que « 2 ou 12 » ont deux fois moins de chance de tomber que « 3 ou 11 », trois fois moins que « 4 ou 10 », quatre fois moins que « 5 ou 9 », cinq fois moins que « 6 ou 8 » et six fois moins que « 7 ».

              4. De même 2 octaèdres donneront huit fois plus de chance de tomber sur « 9 » par rapport à « 2 ou 16 » ; et 2 icosaèdres, vingt fois plus de « 21 » que de « 2 ou 40 » !

  1. Je ne suis pas adepte de l’analyse technique ou familier des fractales, mais je préfère l’Armée des douze singes (1995) à Terminator II (1991), donc je ne crois pas ce soit dingue de croire au déterminisme plutôt qu’à une glorieuse imprévisibilité du libre arbitre humain. Par contre, vu le contexte de 2022, le lapsus 1910-1914 au lieu de 1990-1994, ça rend nerveux.

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  2. Bonjour
    je me dénonce, c’est moi qui vous ai interpellé sur l’incongruité apparente de mettre le même terme « politique » dans les deux plateaux de la balance.
    Si je vous comprends bien, ce dont je doute, le premier plateau ce sont les nouvelles « naturelles » induites dans le système Terre et le deuxième plateau ce sont les nouvelles « humaines ».
    Vous nous dites que les activités humaines sont « naturelles ».
    Alors pourquoi utiliser l’image des deux plateaux de la balance si en fait il n’y en a qu’un ?
    Que mettez vous vraiment en balance si des deux cotés il y a un élément commun ?

      1. …/… À l’exception des nouvelles provenant de l’espace (par exemple, une météorite frappant le Chicago Board of Trade), toutes les autres nouvelles sont induites dans le système semi-fermé de la planète Terre, qu’elles soient naturelles, c’est-à-dire politiques, climatiques, géologiques, etc. (tous plausiblement de nature déterministe, linéaire ou non-linéaire), soit comme des phénomènes humains, politiques, économiques, etc. (tous plausiblement de nature déterministe, linéaire ou non-linéaire). …/…

        Je vois un premier plateau : « qu’elles soient naturelles » et un deuxième : « soit comme des phénomènes humains »

          1. Je persiste à voir dans votre énoncé une syntaxe qui à mon sens oppose deux termes.
            Que vient faire le « soit comme des phénomènes humains … » si ils ne sont pas opposés au premier terme ?
            Dans la réponse à ma première intervention par courriel vous m’expliquez que toute activité humaine est « naturelle » et non « artificielle », mais alors quelle est la pertinence de ce concept de « naturel » si il est si général, si peu discriminant? Dans quels cas peut-il être opératoire ?

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          2. Allez Paul, encore un petit effort ou plutôt non, laissez vous allez jusqu’à oublier les « subdivisions » et vous serez alors très proche de la conception yogique du Tout. 😉

  3. Je dirai plutôt qu’il faut « acheter au son du canon et vendre au son du clairon » ! la chasse aux bonnes affaires est pour bientôt ….
    Quand je vois comment les bourses se sont cassés la goule en mars et avril 2020 avec le confinement généralisé sur la planète et la remontée de dingue ensuite grâce aux politiques tellement généreuses des banques centrales !
    Ils vont nous faire le même coup si la croissance est menacée par les coups de canon , bon il est vrai que ce coup-ci il se peut que les prix de l’énergie continuent d’alimenter l’inflation et donc les banques centrales seront prises entre deux feux !

  4. Bonjour Mr Jorion.
    J’ai travaillé de 1987 à 1997, à la Bourse de Paris, sur le MATIF, avant de devenir trader pour compte propre, suite au passage des marchés à terme sur électronique. Je me suis spécialisé très tôt dans l’analyse graphique et technique des marchés, en lisant beaucoup de livres américains traitants de ce sujet et développants les principaux concepts en la matière : Bollinger, Fibonacci, Gann, Ehlers, fractales etc…
    Je suis sidéré par votre biais psychologique systématiquement baissier sur les marchés qui vous enlève toute forme de crédibilité d’un point de vue analytique, dans la mesure où vous ne mentionnez jamais les mouvements haussiers de ces derniers. Comprenez bien : je ne remets absolument pas en cause vos immenses connaissances dans les domaines fondamentaux, mathématiques, systématiques basés sur l’IA, mais de grâce épargnez nous cette approche technique biaisée parce que ponctuelle et à minima.

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      1. Je ne sais pas si votre réponse s’adresse à moi Mr Jorion, mais sachez que je travaille depuis 25 ans sur les marchés à terme, devises, taux, indices, matières premières… et que la tendance du marché m’est donc complètement indifférente, à partir du moment où je suis dedans… et comme c’est mon métier depuis tout ce temps, on peut considérer que c’est majoritairement le cas.

    1. Alors je sais, parce que je suis un de vos plus fidèles lecteurs depuis longtemps, que vous n’aimez pas la spéculation (et les spéculateurs)… Sachez que j’essaye simplement, à travers mon activité de « petit trader », d’utiliser à mon profit un système (les marchés financiers) et son mode de fonctionnement que je connais parfaitement, et que si demain tout devait s’arrêter ce ne serait absolument pas un problème. D’ailleurs, sachez que dans un registre annexe, je vote depuis 10 ans pour un candidat de rupture, en conformité avec mes idées politiques… alors que vous, qui avez pourtant écrit « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » vous apprêtez, comme depuis 40 ans, à voter pour le « système » qui vous paye votre allocation mensuelle. Alors de grâce, évitez également, avec tout le respect que j’ai pour vous, de me parler de « bifteack ». A bon entendeur… Bonne continuation.

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      1. ce dont je suis certain c’est pour qui M. Jorion a voté !! par contre vous pourriez nous dire au moins pour qui vous avez voté ! (attention il y a un piège) !😂🤣😂🤣😂😉🤣😂🤣😂🤣

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      2. Et ben je vous dis pas bravo d’agir en nourrissant le système et de soulager votre conscience en votant la rupture….sacrée posture que voilà 😮😣

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  5. En voila une vidéo extraordinaire ! Quid du Paul Jorion qui dénonçait les théoriciens des cycles économiques? Aurai-je si mauvaise mémoire? Si c’est parfaitement déterministe qu’est ce qui les empêche d’en faire une science? Est il envisageable que vous nous prépariez un libéralisme 2.0 ou les mesures dirigistes de l’état ne sont qu’une variable naturelle de plus? Quid de la courbe si on interdit la spéculation et/ou si on passe à une cotation mensuelle? Tiendrait on une explication à la courtoisie du patron du MEDEF face à Mélenchon ??

    1. Les cycles sont une illusion : c’est une hypothèse « saturante », qui explique « trop » (X trouvera tels cycles, et Y tels autres). Ce n’est pas à ce niveau-là qu’on peut lire des régularités.

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  6. Et le hasard objectif fit une virgule inattendue quand un accident domestique tua V. P. alors qu’il buvait une tasse de thé.
    Et le hasard objectif fit un point d’exclamation fatal quand un tremblement de J. B. frappa les Codes nucléaires sur son téléphone.
    (Merci divin Georges Perec 1936-1982)
    Déterministe, sans aucun doute, avec le raie de lumière sous la porte close et le petit coin frais de l’oreiller où se cachait le mystère, selon Franz K., absolument, et il est bien maigre l’espoir en ces temps sombres où les romans de science-fiction risquent de devenir de simples chroniques de la mort annoncée. Mais Paul Jorion était trop multiple pour être fou. Trois lettres voyons … Ukraine for ever !

  7. Ma grand mère disait toujours « hmmm l’or monte… vas y avoir la guerre », elle cachait bien ses talents d’analyste technique. Les vagues d’Eliots et autre retracements de Fibonacci n’avaient donc aucun secrets pour elle 🙂 🙂

    1. Bin entendu : Thom était convaincu d’un déterminisme absolu. Pour lui, notre sentiment de libre-arbitre est un artefact dû au fait que l’univers que nous percevons comme étant à 4 dimensions n’est qu’une projection de l’univers en soi, dont les dimensions objectives sont plus nombreuses.

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      1. Avec pour pas (step) le temps de Planck je présume. Le problème c’est que comme l’a démontré P. Guillemant si l’univers est « pixellisé » en temps et espace la mécanique devient chaotique, aucun calcul déterministe n’est juste à l’issue d’un relativement petit nombre d’occurrence. Les calculs deviennent faux par accumulation d’incertitudes +/- 1 « pixel » sur les conditions initiales de chaque pas. On arrive donc a un déterminisme vrai mais par nature « maléable » qui (la c’est moi qui me risque) tout au plus se regroupe autour d’attracteurs étranges qu’on pourrait imaginer être ce qu’on perçoit comme la causalité. D’ou le fait qu’elle est prise à défaut dans « l’infiniment » (10e-33) petit du fait d’un trop petit nombre de step et/ou de pixels. Vous montez vos mains en faisant les clics, j’aurais plutôt tendance à imaginer la chose comme une vibration erratique car rien n’empêche un clic plus bas à chaque step mais avec un mouvement global qui déterminé et « monte » effectivement à l’issue d’un certain nombre d’occurrences. D’ou une infinité de « destins » écrits mais qui chacun nous laisse une infinité de chemins pour les accomplir, bref le libre arbitre mais dans le respect de l’ordre des choses, le Dharma diraient les Hindous.

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  8. Il faudrait peut-être aussi ajouter le prix du pétrole aux termes de l’équation. L’instabilité en Ukraine fait grimper les prix du pétrole et le prix du pétrole fragilise encore plus l’économie dépendante d’un prix pas trop élevé.
    En tout cas le prix du pétrole a été déterminant dans la crise des subprimes après le peak tu pétrole conventionnel en 2006 et la flambée du prix.
    Guerre avec la Russie ou non, ça sent le roussi…

      1. J’essaie de comprendre. Au final, l’Homme fait bel et bien partie intégrante de la Nature (désolé pour les majuscules..) car ce que l’on pense qui nous en différencie, la conscience de soi, n’est qu’une illusion, une émergence, du support biologique lui-même « dominé » par des phénomènes physiques. C’est ça ? Mais je n’arrive pas à articuler ça avec l’idée de la perspective de Wolfram sur un temps qui évoluerait de manière discrète ? En quoi cette vision change l’idée de la causalité ? Où se situe la différence ? C’est passionnant, mais à mon petit niveau je suis perdu…. Bien cordialement

      2. Heu… J’ai des réserves, quant au fait d’opposer les « raisonnements causaux traditionnels » à la « perspective Wolfram ». Voir mon commentaire plus bas.

  9. L’analyse technique historique porte en elle la trace du futur.
    Mais beaucoup de robots sont programmés sur l’idée qu’il est plus décisif de prévoir ce qui arrive dans la seconde , que dans le futur lointain.
    Ce qui fait que son usage semble moins présent , tout comme l’évaluation intrinsèque qui s’avère inappropriée au contexte des taux d’actualisation inférieurs au taux de croissance.
    Quand les courbes des taux d’actualisation et de croissance se re-croiseront , le marché pourrait baisser.
    C’est peut -être cette trace que l’on voit actuellement .

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  10. Etonnant. Juste avant d’écouter la parole de notre hôte, j’avais entendu une pièce de littérature orale ; un des héros est un medium pour qui « tout l’avenir est écrit, mais il est enroulé et personne ne peut le lire ; j’ai parfois la possibilité de voir à travers quelques épaisseurs. » Ce qui est le contraire, et très proche, de ce que je viens d’entendre. (pour ceux que ça pourrait intéresser, ça dure 33 minutes et c’est fort réjouissant https://www.youtube.com/watch?v=eEYcChZnw98 ).

    Comme je suis croyant en l’éternel retour du même (je lis en ce moment « Principes de la science sociale », 1858, de Henry Charles Carey qui fut plus tard conseiller d’Abraham Lincoln ; il explique les raisons de la décadence irrémédiable des USA, qui exportent leurs matières premières en Angleterre et importent ses produits industriels ; remplacez « Angleterre » par « Chine », et c’est à jour), je pense que la prétention de notre hôte à dire l’avenir est tout à fait fondée. Et que ça n’a pas une grande importance, puisque tout reviendra. Certes, il me reste peu de temps pour contempler l’équivalent de ce que mes parents racontaient sur leurs jeunes années (invasion, pénurie, persécutions, les Français prisonniers faisant des enfants aux Allemandes dont les hommes étaient occupés à conquérir le monde). J’aimerais quand même voir à quoi ça ressemblera.

  11. Cher Paul,

    Le coup du facteur/livreur, ça c’est une première en vidéo (après celle de Paul Jorion se précipitant sur sa gamelle en fin de vidéo), mais comble d’une coïncidence, vous auriez pu tout aussi bien titrer cette vidéo ludique (ou quand Paul Jorion aime s’amuser un peu tout en restant sérieux) ainsi :

    LA PLUS INVISIBLE DE MES VIDEO (pas parce que vous aviez disparu de l’écran, certes non, mais pour cette main invisible qui est d’ores et déjà en place en effet)…

    Adam Smith se régalerait probablement en vous écoutant…

    Mes Amitiés,

    Philippe

    ps : en attendant, Emmanuel Macron sort tout ce qu’il a (https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2022/02/20/entretien-president-biden-et-president-poutine)… croisons les doigts…

  12. Depuis quelques temps je vois le développement historique et actuel de l’humanité entièrement déterminé par la physique, en terme de quantité d’énergie dépensée, à dépenser en terme de travail effectué, d’énergie et état de la matière disponibles… de la physique d’humanité, je ne comprends rien aux maths et aux bosons de higgs. Ce qui m’a mis sur ce mode intuitif ? Le matérialisme historique.
    Et j’en tire des conclusions sur ce qu’il se passe actuellement à l’Est. Je parle vaguement, je ne voudrais pas altérer la sérénité de cette belle présentation que vous faîtes. Les conclusions que je fais ne changeraient malheureusement rien comme vous l’expliquez. Mes conclusions relèvent de la foi, la possibilité limite d’une exfiltration hors du déterminisme destructeur-réénitialisateur par le moyen de l’intelligence. C’est sans doute un vœux pieux.

  13. A et défaut de vidéos extraordinaires ou pas , un certain Tolstoï écrivait entre 1865 et 1869 , dans le  » messager russe », un certain feuilleton dont l’épilogue tentait un jugement sur les notions de « liberté » et de  » nécessité » . Wolfram et le déterminisme complet n’étaient pas encore à la mode , mais ce jugement ( « intuition » ou  » démonstration logique » ???! ) , plutôt que par les fractales , avançait :

    « Toutes les circonstances , sans exception dans lesquelles augmente ou s’amoindrit l’idée que nous nous faisons de la liberté et de la nécessité n’ont que trois fondements :
    1- les rapports de l’homme qui accomplit un acte avec « le monde extérieur ».
    2- avec le temps ;
    3- avec les « mobiles » qui l’ont poussé . »

    Il passait ensuite à une illustration commentée de chacun de ces trois fondements . C’est une partie un peu restreinte par les connaissances de l’époque , et l’on y devine que Tolstoï¨, comme Einstein qui ne voulait pas se convaincre lui même des conséquences de ses hypothèses, hésite à anéantir la notion de liberté qu’il associe à celle de conscience et de contenu , en opposition à la raison déterministe qui en serait le contenant .

    Mais jusqu’au bout de cet épilogue , on suit son embarras et le lien qu’il avait aussi bien perçu avec le paradigme de  » système de référence »;

    Piqué aussi deux phrases ultimes :

    « La liberté pour l’histoire ( Romain Vitorge lirait peut être  » la politique » ) n’est que l’expression du résidu inconnu de ce que nous savons des lois de la vie humaine « .

    et les trois dernières lignes de son œuvre :

    « Dans le cas présent , il nous faut de même renoncer à cette liberté dont nous avons conscience et reconnaitre un dépendance que nous ne « sentons » pas  » .

    Un autre géant ( Aristote) n’était pas sur cette ligne là .

    PS : comme un signe , le titre du livre de Tolstoï …:
    Guerre et Paix .

    Mais comme la paix est douce quand on ne « vit » plus qu’au jour le jour .
    Une bise à Chantal , qui n’est plus là , mais qui l’a recevra à sa guise .

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    1. Salut Juan,

      Content de vous lire !

      Sur le premier fondement, Cioran ne dit pas autre chose : « L’action, c’est l’hécatombe des possibles ».

      (Cantat non plus d’ailleurs : « Infinité de destins, on en pose un, qu’est-ce qu’on en retient ? » – sans doute bien placé pour le savoir)

      https://youtu.be/X_UaI0xVN2A

      Quant à la politique de la chaise vide, j’ai d’abord cru à une quatrième saison de Twin Peaks… 🙂

      1. Salut à toi 2Casa et à toi aussi Juannessy par la même occasion,
        Le non, le véto, la seule balle tirée en pleine face de l’action en voie de réalisation. C’est là à mon sens et uniquement là que s’exerce le libre arbitre, une fenêtre de tir de quelques centaines de millisecondes. Tout hors ce court moment est déterminé. Et bizarrement, c’est ce temps-là qui fait coïncider le non, le véto – qui est un geste aussi – avec tous les possibles. Si Cantat avait su appuyer sur la gâchette à cet instant précis où il levait son poing et où il était déjà décidé qu’il l’abattrait, s’il avait connu la liberté…

        1. Salut à toi, l’Iroquois !

          Le surmoi ?

          (En dehors du douloureux souvenir de ma première dissert de philosophie générale : « la négation ». Snif… :-/ )

          1. Re,
            Ah ! L’iroquois retrouve l’atmosphère furieuse et alternative des fêtes en sous-sol dans les catacombes de Paris milieu années 80 début années 90.
            Sinon, oublie le surmoi, rien à voir ici.
            En terme de gestuel, tu peux remplacer le non ou le véto en te servant d’une image chère à CloClo c’est-à-dire de la mise au repos ou de la mise en sommeil. Par contre il faut garder à l’esprit l’idée des quelques centaines de millisecondes, ce qui en fait un geste assez technique, sec. Mais bon, c’est jouable.
            Ensuite, si on rentre dans la dimension technique du truc, mieux vaut faire attention, ça peut être chaud. Et si on ne le sent pas, on n’y va pas (allez : un peu de surmoi quand même).

            1. Stéphane,

              Mi 80’s, je sortais à peine du Top 50, un peu jeune pour les catacombes et surtout pas parisien ! Tout cela est venu au début des années 90 avec le lycée.

              Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de ce « tunnel » de quelques millisecondes. Chez Libet c’est même encore plus long apparemment. So… what pulls the trigger ?

              (Pour ce qui est de Cantat et pour ce que vaut mon opinion, c’est une catastrophe, mutuelle, sans doute sur fond d’excès de produits qui inhibent… la possibilité d’une négation :-/ Du même ordre de drame que les petits américains en vidéo ici. Misère…)

              1. Salut 2Casa,
                Libet : garde-le.
                En fait c’est un geste assez trivial pratiqué en toute innocence (pré-réfléchi), tout le temps : quand tu bailles, quand tu soupires, quand tu vas pisser, quand tu plonges dans une mer à 12 degrés. Le « tunnel » se « matérialise » – temporellement, pas dans l’espace – au moment où tu passes d’un objet intentionnel à autre.
                En suite quand on a repéré le geste et qu’on le pratique en toute connaissance de cause, on finit par se représenter le monde, nos existences comme parsemés en puissance d’anfractuosités (« tunnels ») et on joue avec tel un enfant sautant à pieds joints dans une flaque d’eau.
                Quant aux substances, elles ne nient rien en tant que telles, elles sont psychotropes, point barre et tout état de conscience, modifié ou pas, peut être l’occasion du geste dont nous parlons.

  14. cher Philippe
    je l’aurai plutôt intitulée ( la vidéo) le fantôme de l’opéra !

    concernant votre annonce d’une rencontre Biden-Poutine sachez que celle-ci a été démentie par les russes . allez y comprendre qq chose . (L’annonce a été faite cette nuit à 1h47)
    Dommage que les annonces de l’Elysée ne soit pas horodatées. Ca va tellement vite !

  15. je vais probablement dire une bêtise , mais ça me fait penser à la théorie d’Henri Bernardin de Saint Pierre où il parle de côtes de melon : «les melons sont divisés par côtes et semblent destinés à être mangés en famille» , étude de la nature, vol.1 , p303

  16. L’analyse technique a fait ses preuves, statistiquement parlant. Tout est intégré dans les graphiques. Tout se passe en même temps. On peut en effet observer que les spéculations de toutes natures vont bon train actuellement (y compris celles à la baisse). Et les grandes théories économiques que l’establishment a décidé de nous imposer (idéologiques s’entend) ont la vie dure. Malheureusement, ce sont les petites gens qui écopent. Prenons l’exemple de la libéralisation de l »électricité en Belgique, qui était censée faire les baisser les prix grâce à la mise en concurrence des opérateurs dans le secteur, a eu l’effet inverse, il se dit que le sacro-saint marché serait véritablement le grand responsable de l’ inflation observée (la reprise économique, les tensions géopolitiques n’expliqueraient qu’une petite partie de l’augmentation des prix de l’énergie).

  17. Quoi que l’on dise et fasse, les lemmings envahiront leur vallée sans même concevoir qu’il n’y en pas une autre de rechange. Et que l’Univers fut de toute éternité organisé.
    Puisqu’à long terme ils seront tous morts, à quoi bon perdre son temps au casino ; mieux vaut peut-être jouir dans son coin que de désespérer jusqu’au suicide.

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  18. K. Dick aurait été plus propice, mais lisez ces extraits de conversations de Kafka avec Gustav Janouch de Kafka (1920)

    Kafka leva la main et l’agita pour marquer son inquiétude ; il continua : « Nous vivons une époque de mal. Cela se manifeste d’abord par le fait que rien ne porte plus son nom exact. On emploie le mot “internationalisme” et l’on entend par là l’humanité comme valeur morale, alors que l’internationalisme désigne seulement une pratique essentiellement géographique. On déplace les notions dans tous les sens, comme des coquilles de noix vides. Ainsi par exemple on parle de patrie, aujourd’hui, à un moment où les racines de l’homme sont depuis longtemps arrachées du sol.

    — Qui a fait cela, demandai-je ?

    — Nous tous ! Nous prenons tous part à ce déracinement.

    — Mais il y a bien quelqu’un qui nous pousse à cela, dis-je avec défi. Qui est-ce ? À qui pensez-vous ?

    — À personne ! Je ne pense ni à ceux qui y poussent, ni à ceux qui sont poussés. Je vois seulement ce qui se passe. Les personnages sont tout à fait accessoires. Et puis, où est la critique qui pourrait évaluer avec justesse ce que font les acteurs, alors qu’elle est sur la même scène qu’eux ? Il n’y a pas de recul. C’est pourquoi tout est ébranlé et incertain. Nous vivons dans un marécage de mensonges et d’illusions qui s’effondrent, où naissent des monstres cruels, qui sourient aux objectifs des reporters, alors qu’en fait, sans que personne ne le remarque, ils piétinent déjà des millions d’hommes comme des insectes importuns. […]

    Tout navigue sous de faux pavillons, aucun mot ne correspond à la vérité. Moi, par exemple, je rentre maintenant chez moi. Mais ce n’est qu’une apparence. En réalité, je prends place dans un cachot installé spécialement à mon intention, d’autant plus rigoureux qu’il ressemble à un appartement bourgeois tout à fait ordinaire et que personne, à part moi, ne discerne qu’il s’agit d’une prison. D’où également l’absence de toute tentative d’évasion. On ne peut pas briser de chaînes quand il n’y en a pas de visibles. La détention est donc organisée comme une existence quotidienne tout à fait ordinaire, sans confort excessif. Tout semble construit dans un matériau solide et stable. Mais en fait c’est un ascenseur qui descend à toute allure vers l’abîme. On ne le voit pas, mais on l’entend déjà gronder et bruire devant soi, quand on ferme les yeux. »

    « Que de mal fait au nom du bien ! Que d’abêtissement sous couleur de progrès intellectuel ! Que de ruine sous le masque de l’essor ! […] Nous voyons que c’est un labyrinthe édifié par les hommes eux-mêmes, un monde mécanique et glacé, dont le confort et l’apparente efficacité nous privent de plus en plus de nos forces et de notre dignité. »

    Je parlai à Kafka de la famine et de la misère des ouvriers fabriquant des jouets et de la dentelle, dans les Monts Métallifères que j’avais traversés en 1919 avec mon frère Hans, employé au chemin de fer à Obergeorgenthal (Hornī Jiretīn en tchèque), près de Brüx. Je conclus mon récit en disant : « Commerce et industrie, santé et alimentation, rien, rien ne fonctionnait convenablement. Nous vivons dans un monde détruit. »

    Mais Kafka n’était pas d’accord. Il rentra la lèvre inférieure, la massa quelques secondes avec ses dents, puis dit d’un ton très ferme : « Ce n’est pas vrai. Si tout était détruit, nous aurions atteint du coup le point de départ d’une nouvelle évolution possible. Mais nous n’en sommes pas encore là. Le chemin qui nous a conduits jusqu’ici a disparu et, avec lui, également toutes les perspectives d’avenir qui nous étaient communes jusqu’à présent. Nous ne vivons plus qu’une longue chute sans espoir. Regardez par la fenêtre, vous verrez comment va le monde. Où courent les gens ? Que veulent-ils ? Nous ne distinguons plus l’enchaînement des choses qui leur donnerait un sens suprapersonnel. En dépit du grouillement général, chacun est muet et isolé en lui-même. L’imbrication des valeurs du monde et des valeurs du moi ne fonctionne plus convenablement. Nous ne vivons pas dans un monde détruit, nous vivons dans un monde détraqué. Tout craque et cliquette comme dans le gréement d’un voilier délabré. La misère que vous avez vue avec votre frère n’est que la manifestation superficielle d’une détresse beaucoup plus profonde. »

    […]

    Je secouai la tête : « Non, monsieur, je ne peux pas vous suivre. J’ai vu la misère dans cette région. Les fabriques… »

    Kafka me coupa la parole : « Les fabriques ne sont que des organes servant à accroître le profit de l’argent. Nous ne jouons tous dans cette affaire qu’un rôle subordonné. Le plus important, c’est l’argent et la machine. L’être humain n’est plus qu’un instrument démodé servant à l’augmentation du capital, un reliquat de l’histoire, dont très bientôt les capacités, insuffisantes au regard de la science, seront remplacées par des automates qui penseront impeccablement. »

    J’eus un soupir méprisant : « Oh, oui, c’est un rêve qu’affectionne H. G. Wells.

    — Non, dit alors Kafka d’une voix dure, ce n’est pas une utopie : c’est simplement l’avenir, qui croît déjà sous nos yeux. »

    « Plus une inondation s’étend, moins son eau est profonde et plus elle est trouble. La révolution s’évapore et il ne reste que la vase d’une nouvelle bureaucratie. Les chaînes de l’humanité torturée sont faites de paperasse. »

    Kafka me dit : « C’est tout à fait compréhensible. Les poètes tentent de donner à l’homme d’autres yeux, afin de changer la réalité. C’est pourquoi ils sont véritablement des éléments subversifs, car ils veulent le changement. L’État et, avec lui, tous ses dévoués serviteurs ne veulent qu’une chose : c’est durer. »

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    1. Dans toutes les discussions ou considérations sur ce qu’il se passe aujourd’hui « au niveau international  » même si j’y prends part, j’ai toujours en arrière plan ce sentiment de ne pas savoir de quoi les uns et les autres parlent comme le dit Kafka. Car il n’y a effectivement qu’un seul élément réel agissant envers et contre nos mots qui est bien l’accumulation du capital qui ne reconnaît rien, ni la sensibilité ni la raison, ni la science.
      Nous tremblons à chaque instants des conneries que les singes savants qui nous dirigent vont bien pouvoir commettre. Leur intelligence et leurs diplômes ne leur servent à rien. Enfin ne nous servent à rien.
      J’en suis venu à considérer que seules des personnes ignorantes les moins qualifiées possibles mais richement dotées de sensibilité devraient être les seules à décider du sort de l’humanité. Et la question de la guerre serait vite règlée. « Tuer des gens, bombarder, mais quoi, vous êtes cinglés?  »
      Voilà bien le problème celui de la sensibilité et du contact avec la réalité le contact primaire, simple, de premier échelon celui d’une sensibilité enracinée.

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    2. Merci de nous avoir permis de découvrir ce texte magnifique.
      Seuls les poètes peuvent être entendus comme des prophètes.
      Peut-être devrions nous lire et élire les poètes ?
      C’est l’avenir – mais en avons-nous besoin ? -qu’ils éclairent.

  19. Sinon, sur un mode plus freudien😏.
    Réponse d’un étudiant à l’un de ses professeurs qui lui demandait de définir en quelques mots l’œuvre de Nikolaï Gogol : « C’est une trinité : une jambe dans le passé, l’autre dans le future et au milieu, la triste réalité. »

  20. Un psychanalyste en forme pourrait-il répondre à la question posée par ces comportements: pourquoi certaines personnes ont toujours besoin de se mettre en avant, de parler d’elles, de ce qu’elles ont dit et de se justifier sans cesse? Et pourquoi prennent-elles un malin plaisir à nous convaincre de ce qui doit nécessairement se crasher: la bourse, les relations internationales, le monde, etc… Car enfin, l’histoire est la meilleur école pour nous apprendre l’avenir, c’est-à-dire, la chute des bourses sous peu, la guerre dans quelque temps, et la fin du monde un peu plus tard. Dans tout cela, quoi de neuf docteur ?

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  21. Le graphe présenté dans le vidéo fait référence au Wall Street 30

    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/DJIAx/lc7

    Après la forte baisse du premier trimestre 2020 due à la pandémie du Covid qui était imprévue il y a eu ensuite une phase d’accumulation depuis le point bas.

    19134 : point bas le 23/03/2020

    La hausse a été de 80% en 18 mois

    On est actuellement dans un range entre 33000 et 36000 depuis 6 mois qui pourrait correspondre à une phase de distribution

    https://stockinvesting.today/image-files/charts-magazine/2016-11/wyckoff-market-analysis-1-690-436.gif

    avant le vrai retournement du WS 30 qui devrait s’accélérer avec les évènements de grand désordre en cours.

  22. @Paul Jorion
    Selon la description computationnelle de Steve Wolfram, quelque chose de sous-jacent à l’ensemble de l’univers avance en bloc, comme par pas de programme, et en effet, à ce niveau, tout est déterminé.

    Mais la façon dont tout est déterminé est beaucoup moins triviale que ce que cet énoncé pourrait le laisser penser. Et il faut se méfier de certaines inductions, qui pourraient résulter de votre gestuelle dans la vidéo (les deux doigts en axe incrémentant un mécanisme imaginaire). Je précise cela pour donner envie de lire Wolfram…
    https://www.wolframphysics.org/

    Il y a tout d’abord une question de niveau hiérarchique dans les concepts, et d’émergences enchâssées :
    Ce qui avance en bloc et par pas, c’est l’hypergraphe relationnel qui est sous-jacent à tout. Cette énorme structure logique abstraite est entièrement renouvelée à chaque « pas de programme ». En revanche, ce qui peut éventuellement faire cause pour tel ou tel truc, c’est une structure plusieurs fois émergente, stable, et extrêmement complexe, à l’intérieur du graphe relationnel. Ce sont de telles structures que le modèle de Wolfram associe aux objets physiques, comme par exemple une particule, un point de l’espace discret, un champ, etc… Leur caractéristique principale, c’est d’être stables dans un graphe qui, lui, se renouvelle entièrement, en bloc, et en permanence. Ceci établit une césure logique radicale : la façon dont les structures abstraites, qui correspondent aux objets physiques, interagissent, ne dépend pas logiquement des « pas du programme ». Elles (les structures stables) n’en dépendent qu’ontologiquement. En tant qu’agent de causalité, de telles structures n’échappent pas aux limites que la physique a déjà identifiées, par exemple le « cône de lumière », qui établit que certains états physiques ne peuvent pas être la cause de certains autres. Suggérer que l’hypergraphe est l’agent de causalité universel (les deux doigts en axe…) serait, à mon avis, une présentation excessivement simplificatrice, qui méconnaitrait la hiérarchie des émergences, et donc confinerait à l’erreur logique.

    Le second point qui mérite d’être clarifié est le concept d’irréductibilité computationnelle :
    Wolfram a montré qu’une règle relationnelle arbitrairement simple, indéfiniment réitérée, pouvait engendrer un graphe d’une exubérante complexité. Une complexité indéfinie, en fait.
    Dans cette énorme complexité, des régularités apparaissent. Il se forme spontanément des ilots de stabilité dans la structure relationnelle, en dépit du fait que celle-ci se renouvelle à chaque itération. C’est un constat, assez passionnant à faire, en observant un automate cellulaire en action :

    Quand on accompagne Steve Wolfram dans la description de son modèle, ces ilots de stabilité peuvent à leur tour participer à d’autres structures stables émergentes, sans limite. En survolant tout cela de très haut, on pourra dire que certaines stabilités sont les objets physiques, certaines autres peuvent aussi être… les lois physiques elles-mêmes ! Selon Steve Wolfram, l’histoire de la physique est celle de l’exploration de « poches de prévisibilité », à l’intérieur d’un ensemble qui est computationnellement irréductible, en ce sens qu’on ne saurait produire la même sorte de complexité autrement qu’en refaisant le même calcul relationnel. Il n’y a aucun moyen de « réduire » le graphe (le prédire, le mettre en lois physiques, etc…), sauf à l’intérieur des structures stables qu’il a lui-même produit.

    C’est ce concept, à mon avis majeur dans l’histoire des idées, d’irréductibilité computationnelle, qui nuance et complexifie considérablement l’idée de déterminisme. L’ensemble du modèle peut être qualifié de déterministe, certes : c’est un automate. Par ailleurs, à l’intérieur d’une poche de stabilité, des lois physiques peuvent définir une trajectoire causale qu’on appellera, elle aussi, déterminée par ces lois, mais il ne s’agit pas du tout de la même chose ! L’essentiel de ce qui se passe est computationnellement irréductible, c’est-à-dire, en pratique, pour toute entité incluse dans le graphe, irréductiblement neuf, pour ne pas dire libre.

    Si je confronte ces idées à ce que vous exprimez dans la vidéo, je me dois d’être bien plus réservé que vous ne l’êtes : si vous pouvez prédire que le marché va crasher dans trois ans, c’est parce que vous avez identifié une stabilité insoupçonnée dans l’univers, et il faut alors en établir les lois. Ce n’est pas parce que l’univers est sur une route déterminée. D’une certaine façon, c’est tout le contraire : l’univers est sur une route computationnellement irréductible.

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    1. Marc PELTIER 21 février 2022 à 20 h 33 min
      « C’est ludique on s’amuse avec les automates cellulaires fascinants » dit la video.
      Comme pour tout ce qui est drôle, il semble rarement possible de trouver de l’universel rigolo mais le plus souvent le drôle requiert un public particularisé, Publikuum et l’Öffentlichkeit distinguait Freud, et pour se marrer avec les automates cellulaires, faut être vraiment être du sérail.
      La question : « la forclusion du sujet par la science laisse-t-elle le champ libre aux paranoïas collectives » mène le point de vue de l’auteur à une conclusion : « la civilisation de la science produit le fondamentalisme religieux, les complotistes en tous genres, la guerre de tous contre tous dans la politique des identités. Ceux-ci démontrent le caractère indissoluble des liens de la science et de la paranoïa ». Est-ce partageable ?
      https://www.lacan-universite.fr/en-quoi-la-forclusion-du-sujet-par-la-science-laisse-t-elle-le-champ-libre-aux-paranoias-collectives/

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