22 réflexions sur « Veille effondrement #140 – La même rengaine »

  1. Restriction d’eau pour beaucoup en France avec limitation ou interdiction d’arrosage des jardins mais les golfs peuvent être arrosés, ils se fichent de nous ces élites ultra riches. Pareil pour la clim de leurs voitures. Donc finalement rien d’étonnant que certains dans le peuple ne croient plus ou ne veulent pas faire d’effort.

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    1. Moi j’ai bien rit en entendant que, après que 100 communes soient sans eau potable, le gouvernement commence à « se faire du souci » (RTBF) car il a convoqué un comité de crise. A la sortie, le ministre a donné ce conseil à ces communes : « il faut anticiper ». Ca, c’est gouverner !
      Rappelons qu’on a découvert la canicule de 2003 parce que les morgues débordaient… anormalement.
      Surmortalité cet été en France : « Jusqu’ici, la France, contrairement à bien d’autres pays, n’a toujours pas communiqué de chiffres officiels sur une éventuelle surmortalité liée à la canicule. « L’excès de mortalité ne peut être estimé qu’un mois après l’épisode caniculaire », rappellent simplement les autorités sanitaires françaises (communiqué du 2 aout selon le journal L’Idépendant.fr).

      1. @ Chabian,

        Bulletin de surveillance sanitaire de la mortalité toutes causes confondues du 2 août (Santé Publique France) :
        https://www.santepubliquefrance.fr/surveillance-syndromique-sursaud-R/documents/bulletin-national/2022/surveillance-sanitaire-de-la-mortalite.-point-hebdomadaire-du-2-aout-2022

        Extrait :
        « […]Au niveau national, le nombre de décès des personnes de 65 ans ou plus à partir des données d’état-civil (Insee) a progressé en semaines 27 et 28 et semble se stabiliser en semaine 29 (à confirmer avec la consolidation des données).

        La hausse de la mortalité a démarré principalement en Occitanie et Provence-AlpesCôte d’Azur en S27, avant de s’étendre à une large part du territoire métropolitain. Les excès étaient plus marqués sur la façade ouest en S28 et sur l’est en semaine 29.

        La hausse de la mortalité est concomitante à l’épisode de canicule et aux fortes chaleur qui touchent le territoire métropolitain depuis le 13 juillet.[…] »

        Au gouvernement, on a déjà une idée de la tendance… et c’est peut-être ça qui le pousse à repousser la communication plus tard possible, histoire de s’éviter une nouvelle crise au coeur de l’été.

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    2. Un golf moyen consomme l’équivalent d’une ville de 7.000 habitants ! Combien de potagers pourrait-on arroser avec cette eau ? Mais non, c’est interdit, il faut garder l’eau pour les nantis obsédés des putts ! (CloClo je te vois venir …)

      Quelle logique ! Au lieu de laisser les gens arroser leurs légumes et donc éviter qu’ils en achètent en provenance d’Espagne, où ils auront été bien plus arrosés (il y fait plus chaud)…le gouvernement préfère le bilan écologique exécrable (bilan carbone du transport, engrais, pesticides, …) ! De plus, tout ce qui n’est pas produit par tout un jardinier devra être amené au supermarché proche de chez lui, voire importé. Une quantité plus grande donc, qui dans un marché étroit, dit un coût plus élevé. Un peu plus d’inflation, ça vous dit ?

      On marche sur la tête, mais c’est pas nouveau avec ces zozos au gouvernement.

      Personnellement, je ne respecte pas la règle de l’interdiction d’arrosage du potager. Je garde un minimum de jugeote dans cette affaire.

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      1. Et tu as bien raison, faut être débile pour ne pas arroser son potager, qui donne de bons légumes pour manger sainement et soi-même, aucune raison de respecter ce genre d’interdiction stupide. Qu’ils aillent se faire foutre. Moi j’arrose mes jeunes arbres, je tape dans la nappe du Rhône qui passe à 10 m sous mes fenêtres, même pas en rêve je les laisse crever, ils apportent ombres et fraîcheur et participent à l’écosystème de mon proche environnement en particulier les oiseaux et les chauves souris adorent virevolter autour à chaque crépuscule.
        Je n’ai jamais eu de piscine, ce n’est pas l’envie qui manque parfois quand ça cogne et que les gamins sont là, c’est pas la place et les moyens qui manquent d’ailleurs, mais je préfère les arbres. Je suis un dingue des arbres, ma prochaine vie je veux être un séquoia ou un chêne.

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          1. Oui le rêve de grandeur et de majesté même chez les végétaux T’inquiètes, je finirai plus certainement en petit arbuste commun rabougris dans un parc banal d’une ville paumé où tous les chiens viendront pisser sur moi le soir et les gamins viendront m’incruster au couteau leurs initiales X+Y = coeur.

            1. Dans un parc ? quelle horreur. Aller, la majorité des arbres sont encore dans la nature, celle pas trop transformée par l’homme.😉
              Et si on veut aller vers la sobriété heureuse, sans doute faut il commencer par revoir notre relation à l’ambition. N’est il pas ?

      2. Vous oubliez une chose mon cher François, la valeur des individus est proportionnelle à leurs revenus. Voyez un SDF, il se contente de l’eau des douches publiques (quand il y en a) sinon du robinet d’un cimetière (il y en a toujours un). Le français moyen se contente de l’eau de sa piscine dont la taille varie selon les revenus. Pourquoi voudriez-vous qu’un propriétaire de Lamborghini n’aille pas se détendre sur l’herbe tendre ? (petit jeu du dimanche : retrouvez la référence musicale et vous gagnerez un pack d’eau minérale).
        Je trouve même que, compte tenu de leurs revenus, beaucoup de milliardaires font proportionnellement preuve d’une grande sobriété.

        1. Pascal, vous êtes dans la ligne éditoriale humoristique des « Guignols de l’info », avec les cyniques Sylvester Stallone de la World Company…
          https://infoscope.live/2021/01/11/on-a-un-business-plan-tres-clair-le-meilleur-de-la-world-company-guignols-de-linfo/

          « la valeur des individus est proportionnelle à leurs revenus. » c’est valable avec la pensée capitaliste, mais les lois de la nature ne fonctionnent pas de cette manière-là, et c’est pour cela que tout s’effondrera. En attendant, je vois les insectes nectarifères voler de fleurs en fleurs quasiment s’en s’arrêter, tellement il n’y a rien à becqueter. Mon eau du robinet, elle provient d’un des plus grands lacs naturels de France, elle sert à essayer de sauver un tout petit coin de biodiversité autour de chez moi (en plus de mes légumes).

  2. Et au boulot, on continue de parler comme si de rien était de son petit saut en Irlande le week-end dernier ou de la semaine de randonnée à Madère.

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    1. Rien qu’aujourd’hui dans mon bled, j’ai rencontré 3 personnes qui m’ont dit qu’elles allaient prendre l’avion comme elles m’auraient dit qu’elles allaient prendre un café…

  3. Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie , mais ils y a des années , voir des décennies , que des agronomes nous alertent sur le fait que nous utilisons l’ eau avec une grande désinvolture .

  4. 2022 > 1976 (sécheresse) + 2003 (canicule meutrière) + 2017 (4 vagues de chaleur).
    Ouf, les maths sont respectées. Avec une nature morte…

    Les records de chacune de ces années devraient être battus.

  5. A oui en effet.. Apres la derogation des voitures de luxe pour le tout electrique, voici la derogation pour l’arrosage des parcours de golf.

    Mais dites moi… Ça commencerait pas à se voir qu’on se fiche de notre poire sans aucun complexe (en restant très poli et calme) ?

    Allez, je vous laisse, je vais arroser mon jardin.

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  6. L’arrosage des potagers doit pouvoir s’envisager autrement que ne le font les préfets en appuyant sur les boutons autorisations / interdictions.
    En effet, en cultivant son potager chacun ne propose rien d’autre que nourrir sa famille et éventuellement parents et amis.
    C’est donc très exactement la tâche que nous confions aux maraîchers si nous sommes empêchés de l’accomplir nous-mêmes.
    Alors, il faudrait regarder ce qu’il se passe avant que fruits et légumes n’arrivent jusque dans nos assiettes. Qui produit et comment ? Qui planifie et décide des cultures pertinentes ? Qui arrose ? Qui transporte etc…
    La différence est grande entre une production familiale – locale, exempte d’intrants malsains – raisonnablement arrosée qui vise à ne pas laisser cramer les plantes et une production venue de contrées lointaines qui laissent la part belle à des margoulins sans scrupules et à des intermédiaires sans raison d’être.
    Oui, les arbres aussi méritent toute notre attention car pour nous protéger des chaleurs qui finiront par avoir la peau de la plupart d’entre nous, il n’existe rien de mieux que les arbres. Il est facile de le constater un peu partout, dans les villes en relevant les températures dans les îlots de chaleur et dans les îlots de fraîcheur.
    À ce propos, allons-nous persister à confier les réparations à celles et ceux qui nous ont précipité dans l’abîme ? D’ailleurs sans attendre que nous les relevions de leurs fonctions, que n’ont-ils la décence de la fermer et de se terrer dans les coins les plus reculés du monde pour se livrer à une cure de désintoxication du capitalisme ?

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    1. Le préfet ne peut contrôler la manière de travailler de chaque jardinier. Les maraîchers, par contre, gèrent leur eau. D’ailleurs, l’irrigation des potagers des particuliers, quand elle est faite au goutte-à-goutte, n’est pas interdite, il me semble (de ce que j’ai entendu aux infos).
      Le problème reste entier pour les grandes cultures céréalières dont une partie sert à l’alimentation animale, des bovins en particulier.
      Mais il faut bien distinguer une décision ponctuelle en situation de crise et les politiques à mener à long terme (tant qu’on votera à droite, la solution sera difficile à mettre en place).

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      1. Je ne suis pas sûr que le goutte à goutte soit plus efficace qu’un fort arrosage mais rarement fait. En effet, le goutte-à-goutte amène de l’eau à la surface, la plante ne se fatigue pas à aller la chercher en profondeur et doit être toujours sous perfusion. Avec les fortes chaleurs, pas sûr que la goutte en surface arrive à la racine. Ou une sur trois !

        Avec un arrosage conséquent mais rare (genre 10 litres tous les 10 à 20 j) + paillage, on met de l’eau en profondeur, ce qui force les plantes à aller la chercher, et l’eau à cette profondeur est moins sujette à évaporation.

        Mais bon, faut vendre des tuyaux en plastique percés, car c’est mieux pour le commerce.

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