@pierre guillemot Certains ont cru comprendre comment fonctionne la démocratie, et si des milliardaires investissent ainsi (voir aussi d’autres NIel…
*Godot est mort !*
Ah ben merde alors !
La beauté du diable 😈
In memoriam !
« Son parti de cœur ? Le Front national. Elle épouse en 1992 Bernard d’Ormale, conseiller de Jean-Marie Le Pen. Marine ne lui déplaît pas non plus : « Je souhaite qu’elle sauve la France, elle est la Jeanne d’Arc du XXIe siècle ! » clame-t-elle en 2014 dans Match. « J’aime beaucoup Marine, je l’affirme et je n’ai pas à m’en cacher », ajoute-t-elle dans l’émission « Un jour, une histoire ». »
https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/mort-de-brigitte-bardot-de-marianne-a-marine-des-prises-de-position-politiques-controversees-28-12-2025-SOKHTSEIJRG3LII7B6SQYPKGBQ.php
@Pasal « la beauté du diable »
J’ai connu une femme plus belle qu’elle. Elle m’a crâmé, mon jeune cerveau d’artiste est parti en vrille
C’est ce que l’on apprend en vieillissant. La passion dévoie le regard et nous projetons sur l’autre une fiction qui nous est souvent fatal lorsque la réalité s’impose avec le temps. Savoir identifier la fiction de nos désirs, voilà la sagesse du bien vieillir !😉
pas facile à porter aussi, une telle beauté…quand on tombe sur un abruti rêveur dans mon genre…
J’ai connu une jeune femme qui avait un physique « de rêve ». Elle en était très malheureuse car elle trouvait que tous les hommes qui cherchaient à établir une relation avec elle, ne voyaient et ne pensaient qu’à son physique. Elle rêvait d’autre chose…
Chacun projette sur l’autre ses propres désirs, ses illusions, ses croyances…
@Pascal Bibliquement ? 😉
Tous ? Vous aussi ?
Je ne fais pas exception mais j’y travaille 😊
@pascal
Hum..Bardot n’était pas seulement très belle(selon la notion basée sur les « proportions ») mais aussi éminemment SEXY! (bouche pulpeuse, chevelure abondante, forte poitrine, et fessue à souhait!)
À une époque où la beauté fondée sur l’élégance de la « mise » et la « grâce » des gestes a été sacrifiée sur l’autel d’une sexualité débridée(ce qui offrait une chance de célébrité et de prospérité aux plus humbles des femmes, celles du « commun »)…
Mais il semble qu’à présent, les pontes de la « mode » semblent privilégier une certaine fantaisie qui laisse la place à la diversité et à l’imagination…
Je suis trop jeune bien entendu pour avoir pu être entiché de Brigitte Bardot mais chaque génération d’hommes a eu son idéal féminin.
Au psychanaliste, quelle différence entre « l’idéal féminin » et le fantasme ?
BB était (et reste ) une icône sexy de bonne famille et rebelle, experte de la suggestion aux limites des contraintes de l’époque, peut-être n’est-ce pas par hasard qu’elle ait arrêtée sa carrière d’actrice, lors de la libéralisation du cinéma érotique X (pas Twitter).
Pour ma génération, il y a eu l’idéal Nastassja Kinski:
https://youtu.be/G1F2mrcRMIk
@Arkao
Et puis il y a des beautés intemporelles, comme Gene Tirney…
That wonderful urge (1948)
Ah l’égérie féminine, le sexe symbole ! Qu’est ce que ça dit de notre société ?😉
GPT
À partir du XXᵉ siècle, les **égéries féminines** et les **figures sexuelles symboliques** constituent des **marqueurs sociaux majeurs**, au croisement de la psychologie collective, de la sociologie du genre, de l’économie politique et de l’imaginaire médiatique. Elles ne relèvent pas seulement de l’esthétique ou de l’érotisme, mais fonctionnent comme des **dispositifs de signification** révélant l’état d’une société, ses rapports de pouvoir et ses contradictions.
1. L’émergence de la femme comme surface symbolique moderne
1.1. De la muse aristocratique à l’icône de masse
Avant le XXᵉ siècle, la figure féminine idéalisée est relativement stable : muse, allégorie (Liberté, Nation, Vertu), épouse ou mère.
Avec l’industrialisation, la presse illustrée, le cinéma et la publicité, la femme devient une **image reproductible**, circulant à grande échelle.
👉 Psychologiquement, cela marque :
* le passage du **désir individuel** au **désir standardisé** ;
* la construction d’un **imaginaire partagé**, où le corps féminin devient un langage commun.
👉 Sociologiquement, cela indique :
* la naissance de la **culture de masse** ;
* l’objectivation du corps comme **support économique et idéologique**.
2. L’égerie féminine comme outil de régulation sociale
2.1. La femme comme médiation entre pulsion et norme
Les figures sexuelles symboliques (pin-up, star de cinéma, mannequin, influenceuse) remplissent une fonction paradoxale :
* elles excitent le désir ;
* tout en le **canalisant** dans des formes socialement acceptables.
Freud et ses héritiers y verraient une **sublimation organisée** :
* la sexualité n’est pas réprimée, mais **mise en scène**, encadrée, marchandisée.
👉 La société industrielle ne supprime pas l’érotisme :
elle le **rend visible, contrôlable et rentable**.
3. Marqueur des rapports de pouvoir et de genre
3.1. Le corps féminin comme territoire politique
Au XXᵉ siècle, le corps féminin devient un champ de bataille symbolique :
* émancipation vs contrôle ;
* désir féminin vs regard masculin (male gaze) ;
* autonomie corporelle vs instrumentalisation.
Chaque époque produit ses figures dominantes :
* **années 1920** : la garçonne → transgression contrôlée ;
* **années 1950** : la pin-up → féminité domestiquée et sexualisée ;
* **années 1960-70** : Brigitte Bardot → liberté sexuelle ambivalente ;
* **années 1990** : top models → corps normé globalisé ;
* **années 2010-2020** : influenceuses → auto-objectivation entrepreneuriale.
👉 Ces figures révèlent :
* le degré réel d’émancipation des femmes ;
* la manière dont le capitalisme absorbe les luttes symboliques.
4. Le sexe-symbole comme symptôme de l’économie libidinale
4.1. Capitalisme, désir et fétichisation
À partir du XXᵉ siècle, le capitalisme ne vend plus seulement des biens, mais des **promesses de jouissance**.
Le sexe-symbole féminin devient :
* une **interface** entre produit et fantasme ;
* un **fétiche**, au sens marxien et psychanalytique.
Le corps est fragmenté, stylisé, optimisé :
* jambes, lèvres, seins, hanches deviennent des **signes autonomes**.
👉 Sociologiquement, cela marque :
* la marchandisation du désir ;
* la transformation du sujet en **consommateur de symboles**.
5. Indicateur des crises et mutations sociales
5.1. Quand les égéries changent, la société bascule
Les transformations rapides des figures féminines signalent :
* des crises identitaires ;
* des recompositions idéologiques.
Exemples :
* hypersexualisation ↔ anxiété sociale ;
* retour à des figures « naturelles » ↔ critique du productivisme ;
* multiplication des identités ↔ fragmentation du récit collectif.
👉 Plus les figures sont instables, plus la société l’est.
6. Aujourd’hui : de l’icône à l’algorithme
Au XXIᵉ siècle, l’égerie n’est plus seulement choisie par une élite culturelle :
* elle est **produite par les plateformes** ;
* évaluée par des métriques (likes, vues, engagement).
La femme sexe-symbole devient :
* gestionnaire de sa propre image ;
* à la fois sujet et produit.
👉 Marqueur ultime d’une société où :
* l’identité est performative ;
* le corps est un capital ;
* le désir est gouverné par des systèmes techniques.
Conclusion synthétique
Les égéries féminines et les sexes-symboles, depuis le XXᵉ siècle, sont :
* des **thermomètres sociaux** ;
* des **révélateurs des rapports de domination** ;
* des **interfaces entre pulsion, économie et idéologie**.
Elles disent moins ce qu’est « la femme » que ce que **la société fait de ses désirs, de ses peurs et de son pouvoir**.
Eh oui, sans compter que bientôt, chacun pourra se façonner la sienne grâce à l’IA. Pas sûr que ça nous aide à sortir de la caverne !
Dans le film « Gainsbourg (vie héroïque) » de Joann Sfar (2010), Brigitte Bardot est interprétée par Lætitia Casta:
https://youtu.be/jk1kgCZ8Ui8
Oui, on peut reprocher beaucoup de choses à Brigitte Bardot, mais son œuvre dans l’engagement total de sa vie contre la souffrance animale restera une conscience qui a ouvert une voie politique aux animaux qui n’ont pas de voix.
@Rienderien
Je suis toujours affligé à la mort des « stars », quand le vedettariat l’emporte trop facilement sur le caractère et la personnalité qui parfois n’a pas grand chose à voir avec « l’icône médiatique » qui est avant tout une fiction. Le personnage ne doit pas nous faire oublier la femme.
Il y a parfois un amour des animaux qui est l’autre face d’une détestation des êtres humains.
« L’Allemagne nazie a promulgué d’importantes législations relatives aux droits des animaux et à la protection de la nature, avec notamment la loi sur l’abattage des animaux du 21 avril 1933, la loi fondamentale de protection des animaux du 24 novembre 1933 »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_de_la_nature_et_des_animaux_sous_le_Troisi%C3%A8me_Reich
Cela ne veut pas dire que BB avait des accointances nazis mais il y a tout de même de quoi se poser des questions, non ?
« Au cours des années 2000, l’ancienne star enchaine les condamnations en raison de ses propos sur les immigrés, les musulmans et l’abattage rituel des moutons. Dans son livre Un cri dans le silence paru en 2003, ses propos sur le métissage sont notamment attaqués en justice. « Nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gènes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux », affirme l’ancienne actrice. Le 10 juin 2004, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à une amende de 5000 euros pour les propos de son livre incitant à la haine raciale. »
https://la1ere.franceinfo.fr/deces-de-brigitte-bardot-avec-les-outre-mer-une-longue-histoire-d-amour-et-de-desamour-1634180.html
@Pascal
Hitler, en plus d’être végétarien, aimait tellement sa chienne qu’il l’a fait empoisonner avant de mettre fin à ses jours.
On devrait s’abstenir de s’approcher du point Godwin quand on parle de choses aussi sérieuses que nos rapports avec les autres êtres vivants.
@arkao Surtout que la propagande végétarienne par un dessin animé en 3D réputé sans IA mettant en valeur un loup se décidant à protéger les animaux au moment où la fondatrice de la fondation Brigitte Bardot qui se voyait en Blanche Neige, décède n’est pas sans écho …
Nos rapports aux êtres vivants qu’on appelle animaux sont au moins aussi complexes que nos rapports aux êtres humains. Cela peut aller du respect « familial » dans des tribues animistes jusqu’à l’exploitation industrielle qui nie tout attachement au vivant pour n’y voir qu’une source de profit.
Pour moi, une pensée capable de protéger des animaux et en même temps de concevoir une extermination industrielle d’êtres humains n’est pas une contradiction ni une exception. On connaît tous autour de nous des individus plus attachés à leur animaux domestiques qu’à la souffrance humaine qui s’exprime à leur porte.
Pourquoi devrait-on s’interdire d’explorer cette complexité de notre rapport au vivant ? Encore une fois, dans nos sociétés occidentales et encyclopédistes, nous trions les êtres vivants en domestiques, sauvages, nuisibles, comestibles tout comme certains font le tri entre citoyens, étrangers, employables, inutiles, voire parasites… Dans tous les génocides l’animalisation de catégories d’êtres humains vient justifier leur extermination. Nos rapports aux animaux en disent long sur notre conception du vivant à protéger et du vivant à détruire uniquement pour justifier notre intérêt individuel.
Mahatma Gandhi était aussi végétarien et a mené l’Inde à l’indépendance face à l’Empire colonial britannique.
Le Raj britannique a duré de 1858 à 1947.
« On peut juger de la grandeur d’une nation et ses progrès moraux par la façon dont elle traite les animaux. »
Gandhi
Il aimait aussi beaucoup les huîtres m’a-t-on dit, on devrait y penser en cette période de fêtes ! (si on veut s’hitlermorphiser !)
@Vincent Rey
Euh… D’où savez-vous que Gandhi aimait manger des huîtres?
Pour ma part, ce sont les seuls animaux(à avaler vivants) que je suis incapable d’ingurgiter.
Sinon, crus ou cuits, « tout fait farine au bon moulin »…même si j’ai des préférences…
Hélas, la vie se nourrit de la vie (ce qui annule l’affirmation: la vie est belle), et il nous faut faire des choix, jour après jour.
Mais face à cette fatalité irréductible, nous devrions d’abord penser en termes de nécessité et de respect(de la manière de vivre et de mourir de chacun-e, plantes et bêtes que nous mangeons et utilisons de toutes les manières). Il me semble qu’en ce sens, l’IA pourrait largement nous aider à planifier intelligemment nos productions(agriculture et élevage, et utilisation « rationnelle » de le la fertilité des sols).
En ce moment, sur La Première/radio/RTBF(à retrouver sur « auvio »), émission « tendance première », consacrée à la solidarité alimentaire.
@Pascal au sujet de ces propos de Bardot : « (…) laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux »
Je me demande comment les juges on pu se prononcer de telles incohérences ! on dirait des mots pris au hasard dans le registre de la fécondité, de la politique, et de la religion, mélangés dans un shaker, puis remis ensemble pour en faire une phrase !
Quand je vous dis que nous sommes des musiciens avec les mots. Nous alignons des mots qui « sonnent bien » à certaines oreilles. Les politiques sont des maestros ! des maîtres musiciens des mots !
Quand on associe : croiser, descendances, prédominances, fanatique, antagonistes et voceraux dans une même phrase, a-t-on besoin d’une cohérence pour en saisir l’esprit xénophobe ?
Pour ma part, je vois surtout dans les politiques des marionnettes qui débitent du vent dans leurs paroles spontanées (genre formatage énarchique) et qui récitent la bonne parole de leurs conseillers en communication dans leur discours ou dans leurs livres écrits par quelque auteur de l’ombre.
Autant dire que pour moi, cette « musique » est totalement inaudible et insupportable. Je lui préfère indéniablement la musique sans paroles.😉
Merci de souligner « l’esprit xénophobe »…
Car, au-delà, du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie etc…, la peur de l’étranger(de l’étrange, du différent, de « l’autre », en somme) est à la source de la plupart des conflits qui perturbent et empêchent les réels progrès de l’évolution humaine.
Quand elle ne sert pas les folles ambitions de « dirigeant-e-s » dérangé-e-s.
Ne pas oublier que BB venait d’une famille de tradition bourgeoise… une des personnes qui, bien entendu, restent « ataviquement »(même si souvent « inconsciemment » et en dépit de positions parfois « égalitaires » )attachées à leurs privilèges…
Ne pas oublier que BB venait d’une famille de tradition bourgeoise… une des personnes qui, bien entendu, restent « ataviquement » (même si souvent « inconsciemment » et en dépit de positions parfois « égalitaires » )attachées à leurs privilèges…
Rendons hommage à ceux d’entre eux qui ont su bien le cacher : Karl Marx et Friedrich Engels, Fidel Castro, Che Guevara, le prince Kropotkine, etc. Jenny von Westphalen, Mme Marx, était baronne issue de la noblesse prussienne, etc.
Article très intéressant sur Mediapart avec l’interview de Émilie Giaime, maîtresse de conférences en histoire contemporaine et des médias à l’Institut catholique de Paris, a soutenu en 2023 une thèse intitulée « Brigitte Bardot “au procès de la femme moderne” : un événement d’opinion au tournant des années 1960 en France ».
Extraits choisis
« Avec Bardot, on passe d’une société fanée, percluse de moralisme, à Mai-68 »
Enfant, elle a reçu une formation de danseuse classique, puis elle a été mannequin à l’adolescence, ce qui a forgé chez elle le sens de la présentation de soi. Je dirais que ce qui a fait de Bardot une star, au départ, c’est la photo et la presse magazine, davantage que le cinéma.
Elle a été le combustible de l’entrée de la France dans une nouvelle ère de modernité, à la fois capitaliste et hypermédiatique.
Elle a été révolutionnaire à cette période-là parce que la réalité sociale et politique était extrêmement oppressive pour les femmes. En 1960, par le biais des représentations, des médias, mais aussi des politiques publiques, la société exalte un idéal féminin qui est celui de la mère, de l’épouse et de la ménagère à temps complet, ce qui les met dans une dépendance sociale et économique envers leurs maris. Les femmes ne disposent ni de la contraception ni de l’avortement, qui sont pénalisés, ce qui les voue à une sexualité malheureuse.
Cela a été reçu par les femmes de sa génération comme un signal très fort. Et tout en récusant le féminisme, Bardot a tout de même fait acte de féminisme, par exemple en se prononçant très fermement en faveur de l’avortement avant le vote de la loi Veil, qui légalise l’IVG en 1975.
Elle est aussi extrêmement prescriptrice, les filles s’habillent comme elle, parlent comme elle, ce dont l’écrivaine Marguerite Yourcenar se souviendra lorsqu’elle fera appel à elle pour lutter contre le commerce des fourrures, alors que les phoques sont massacrés dans les eaux canadiennes. Donc Bardot n’est pas seulement un phénomène sexuel, c’est un phénomène social et politique.
Brigitte Bardot, qui au départ était « une star pour hommes », un fantasme hétérosexuel, est devenue une star qui intéresse en majorité le public féminin, suscite l’intérêt des femmes qui voient en elle une figure émancipatrice.
[De l’icône de la libération sexuelle au Front National]
Je pense qu’il y a une piste psychologique, qu’elle a été traumatisée par le harcèlement qu’elle a subi dans sa jeunesse, et qu’elle est devenue misanthrope… Et qu’elle s’est peut-être réfugiée dans la défense de la cause animale, en passionaria, parce que les animaux ont ce statut de proie qu’elle a pu, elle-même, expérimenter en tant que femme, en tant qu’actrice et en tant que star traquée, dont l’intimité était vendue à la ligne.
Donc c’est compliqué, Brigitte Bardot a eu des prises de position qui vont un peu dans tous les sens. Ce qui est frappant, c’est qu’elle a toujours vécu en se fichant totalement de ce qu’on pouvait dire d’elle.
Fin des extraits
BB est finalement l’Icône involontaire du libéralisme (sexuel, moral…), de l’individualisme (social…) de toute une société de la seconde moitié du 20eme siècle. Et du libéralisme à la libertarienne, il n’y a qu’un pas.
Mais pour moi, BB est avant tout la première victime de la starisation. J’aurais presque envie de dire de la « starification » (« Oscarification »), de la surexploitation d’une personne pour son image en storytelling. Il y avait peut être Maryline avant elle.
@Pascal
il est dommage que vous fassiez l’impasse sur Simonne de Beauvoir qui s’était intéressée au cas BB mais aussi Marguerite Duras qui toutes deux ont vu dans BB une femme révolutionnaire par le côté de femme sexuelle libre . N’oublions pas aussi que nous sommes en pleine période de la controverse autour de Lolita de Nabokov . Elle profitait de la vie sans se préoccuper des conventions de l’après guerre.
Une petite anecdote au passage . Un de mes oncles nous avait avoué être amoureux de BB et qu’elle avait probablement sauvé sa vie dans la cuvette de Dien Bien Phu. Allez savoir !
@Diotime
Amoureux de qui ??????????
Merci de condamner un par un, et d’éviter les tarifs de groupe, GMM,
Ce dont je suis sur que vous êtes parfaitement consciente…quand il s’agit d’autres groupes…:)
Et prévenez moi si cela m’arrive !
Pourrait on dire qu’elle n’a pas su échapper au formatage de classe ?
Ce serait reconnaître qu’il existe, mais que ce n’est pas une fatalité…
@Thomas Jeanson @bb @Paul Jorion
Étant issue le la « classe moyenne » (petit-e-s artisan-e-s/commerçant-e-s qui, dans l’après-guerre/années 50/60, rêvaient de « s’embourgeoiser »et « d’acquérir un capital », prospérité d la « reconstruction » aidant), j’ai toujours considéré que c’était une chance(porteuse d’équilibre) que d’être née ni très riche ni très pauvre.
Et j’ai très vite compris qu’il était plus sensé de ne pas chercher à m’enrichir, compte tenu de la part de liberté(de faire et d’être/de devenir ce que je voulais) que l’état de pauvreté(attention:pas de misère!) octroie.
Donc, très vite devenue « marginale », et fréquentant surtout des « artistes », j’ai eu l’occasion de côtoyer(et même parfois de partager la vie) de nombreux « bourgeois-e-s » (soit grimpant-e-s, soit décadant-e-s), ce qui est est toujours le cas, entre autre dans les groupes « d’activistes »(parfois très « à gauche ») auxquels je participe(moi qui, politiquement et philosophiquement, suis essentiellement pacifiste).
Et si je généralise(en employant le mot « atavique ») à leur sujet, c’est parce que j’ai pu remarquer que quiconque ayant bénéficié de privilèges(ou dont la famille en a longtemps bénéficié, comme de l’éducation, la culture et les traditions qui les maintiennent et les promeuvent) a d’énormes difficultés à y renoncer(même si des exceptions confirment la règle).
Donc, oui, il s’agit plus d’un phénomène d’attachement à la possession(ou à la gloire qui souvent la favorise) que de « classe »/de groupe.
D’où l’énorme difficulté de valoriser « la sobriété heureuse » que les circonstances environnementales nécessitent pourtant(d’un point de vue purement scientifique).
Surtout si on y ajoute « l’arme fatale » du capitalisme: la publicité qui encourage le productivisme et la consommation exagérée, insensée, sur base de « la facilité » et du « confort ».
Merci de m’avoir fait avancer dans ma réflexion.
Et de rendre hommage en passant à la belle Brigitte, qui voulait surtout et avant tout « faire ce qui lui plaisait »…même si elle s’est souvent trompée dans ses appréciations, ce qui a permis d’abuser d’elle(comme le fait encore aujourd’hui le RN opportuniste).
@Grand-mère Michelle
C’est une analyse intéressante, mais votre conclusion sur l’atavisme des privilèges semble ici paradoxale.
Vous citez Brigitte Bardot comme exemple de liberté, mais elle illustre surtout l’inverse de votre thèse : née dans la grande bourgeoisie, elle a pourtant choisi de léguer toute sa fortune à sa fondation, se dépouillant de ses privilèges de naissance (cette information largement répandue est-elle vraie?) . À l’inverse, elle critiquait vivement Jeanne Moreau qui, bien qu’issue d’un milieu défavorisé, affichait un luxe ostentatoire en roulant en Rolls Royce.
Cela suggère que le rapport à la possession et à la « sobriété » n’est peut-être pas une question d’origine sociale ou de classe, mais une trajectoire individuelle : la « bourgeoise » qui donne tout face à la « prolétaire » qui s’accroche aux signes extérieurs de richesse. L’exception, ici, ne vient-elle pas invalider la règle ?
De mon côté, issu de la bonne bourgeoisie industrielle bien installée depuis plusieurs générations, je reviens de loin, du moins je fais mon possible, et c’est peut être parce que j’ai peur de ne pas être revenu autant que je devrais, que je suis sensible sur la question…
Je remets ici l’échange entre Garance, actrice d’un petit théâtre et le Prince qui l’accueille chez lui, dans les enfants du Paradis de Prévert et Carné.
– Garance j’aimerais tant que vous m’aimiez !
– Mon ami, vous voudriez que je vous aime comme si vous étiez pauvre, mais enfin : on ne peux pas tout leur prendre, aux pauvres quand même !
@Grand-mère Michelle
[Ne pas oublier que BB venait d’une famille de tradition bourgeoise… une des personnes qui, bien entendu, restent « ataviquement »(même si souvent « inconsciemment » et en dépit de positions parfois « égalitaires » )attachées à leurs privilèges…]
On ne peut ignorer que la richesse matérielle a pu, et peut encore, être utilisée par certains membres de la bourgeoisie pour exercer une influence, voire une domination, sur leur entourage. L’argent reste un outil de puissance qui peut dévoyer les rapports humains.
Cependant, ériger ce constat en vérité absolue pour l’ensemble d’une classe sociale est un procédé fallacieux. En mettant tous les « bourgeois » dans le même sac, sans distinction de parcours ou d’éthique individuelle, vous procédez exactement de la même manière que les extrémistes que vous condamnez par ailleurs.
Vous combattez l’essentialisation des minorités, mais vous pratiquez une stigmatisation de groupe identique dès qu’il s’agit des classes aisées. Cette logique du « bloc monolithique » est précisément celle qui nourrit les dérives idéologiques les plus sombres. Dans le cas de l’essentialisation des classes aisées, l’histoire nous a montré où pouvait nous mener les dérives que ce type d’idéologie
Enfin un contrepoint au panégyrisme ambiant.
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/brigitte-bardot-et-l-extreme-droite-une-liaison-non-officielle-mais-difficile-a-cacher_258668.html
@Pascal
oui bien sûr l’analyse du Huff est pertinente aujourd’hui mais l’histoire de la vie culturelle dans la passé fourmille de personnalités de « stars » qui ont eu des positionnements face à des idéologies néfastes tout aussi criminelles que la collaboration avec les nazis . Je pense à Chanel, Guitry, Arletty et tant d’autres malheureusement , je pense aux propriétaires du Ritz éponyme de sa propriétaire qui a accueilli les SS à bras ouverts ! Voyez l’aura qui entoure ces ‘stars’ encore aujourd’hui ….
@Diotime
Ma réponse est là 😊
https://www.pauljorion.com/blog/2025/12/28/brigitte-bardot-1934-2025/comment-page-1/#comment-1126276
@Pascal
ce n’est pas tout à fait le même domaine , non ?
L’aura qui entoure les stars n’est elle pas une construction sociale ?
Les stars sont misent en valeur tant qu’elles servent le système et sa narration mais ne sont-elles pas également des icônes que la population choisit d’adorer ou de rejeter par identification (chanteuse, joueur de foot, influenceur…)?
Il y a des stars à gauche comme à droite me semble t-il.
A mon sens, cela pause la question de ce « besoin » que nous avons de nous « identifier » à une personnalité hors du commun. Pourquoi ce « besoin » qui est le terreau de la « starisation » ?
Pour le système dominant, l’intérêt est clair. Il rejoint le mythe du « self made man », du héros qui sert d’exemple au peuple tout en le soumettant à une figure exceptionnelle, inatteignable. On peut remonter jusqu’aux figures historiques et sacrificielles (les Saints, Jeanne d’Arc…) mais aussi de manière plus discrète, les personnages des contes traditionnels (Jacques et le haricot magique, Cendrillon…). « Un jour mon Prince viendra… » qui entretient un espoir de revanche social tout en restant simplement une promesse jamais tenue.
L’émancipation sociale n’est elle pas en premier lieu une émancipation de toutes ces figures mythiques qu’on nous inculque pour mieux nous soumettre ?
En cela, l’évolution actuelle qui tant à déconstruire les mythes en montrant la complexité des personnes et parfois leurs paradoxes (Abbé Pierre, Bardot…), est à mon sens salvateur.
@Pascal
Il est évident que je ne cautionne en rien ses positions racistes souvent exacerbées par des coutumes culturelles et religieuses ou les animaux paient un lourd tribut. Je suis aussi consciente qu’il y a parfois un amour des animaux qui est l’autre face d’une détestation des êtres humains, mais que par ce biais on s’empresse de la relier aux nazis concernant les législations relatives aux droits des animaux et de la nature, pour dénaturer une si belle cause qui est de reconnaître la sensibilité animale, est une attitude qui manque de nuance à renverser le bien en mal.
Réponse ci-dessous 😊
@Rienderien
Pour moi, le respect du vivant va bien au delà de reconnaître la sensibilité animale car la encore, on sectorise, on classe, on organise et inévitablement on finit par hiérarchiser. C’est tout le problème du droit qui finit par se substituer à la morale. Comment peut on être sensible à la souffrance animale et presque insensible à la souffrance humaine ou de certains humains ?
Je me suis fait aider par GPT
Oui, on peut identifier des « prolongements structurels » dans les sociétés contemporaines, mais à condition d’être très précis et rigoureux : il ne s’agit ni d’une continuité idéologique directe avec le nazisme, ni d’un retour du même, mais de « logiques analogues » réapparaissant dans des contextes différents.
1. Le point commun fondamental : la dissociation morale
Le trait le plus durable est la dissociation morale :
* extension de la considération éthique à certains non-humains (animaux, écosystèmes),
* réduction concomitante ou conditionnelle de la protection accordée à certains humains.
Aujourd’hui, cela peut prendre des formes apparemment opposées au nazisme, mais structurellement comparables :
* forte sensibilité à la souffrance animale,
* tolérance accrue à la précarisation extrême, à l’exclusion ou à la déshumanisation administrative de populations humaines (migrants, pauvres, « inutiles économiques »).
La différence majeure est que cette dissociation se fait désormais **au nom de la rationalité, de la gestion ou de la performance**, et non plus de la race.
2. De la biopolitique raciale à la biopolitique gestionnaire
Le nazisme reposait sur une biopolitique **explicitement raciale**. Les sociétés actuelles fonctionnent plutôt selon une **biopolitique gestionnaire** :
* tri par l’utilité économique,
* hiérarchisation des vies selon leur coût, leur productivité ou leur « risque ».
On observe ainsi :
* une protection juridique et symbolique croissante du vivant non humain,
* parallèlement à une **désubjectivation juridique** de certains humains, traités comme flux, stocks ou externalités.
Ce n’est pas le même projet, mais le même type de fracture dans l’universalité morale.
3. L’écologie comme nouveau lieu de tension politique
L’écologie contemporaine constitue un terrain particulièrement sensible.
Elle peut être :
* **émancipatrice**, lorsqu’elle articule protection du vivant et justice sociale,
* **autoritaire**, lorsqu’elle sacralise la nature au détriment des droits humains.
Certains discours actuels :
* naturalisent les inégalités (« la planète ne peut pas supporter tout le monde »),
* légitiment des politiques coercitives au nom de la survie de l’écosystème,
* déplacent la responsabilité des crises systémiques vers des populations vulnérables.
Ce glissement rappelle, par analogie, la logique nazie d’un ordre naturel supérieur au droit.
4. Le droit comme technique morale sans humanisme
Un autre prolongement réside dans la technicisation du droit :
* multiplication de normes « vertueuses » (bien-être animal, environnement),
* dissociation entre légalité et justice substantielle.
Le nazisme montrait déjà qu’un droit très élaboré peut être parfaitement immoral dès lors qu’il renonce à l’universalité de la personne humaine.
Aujourd’hui, le risque n’est pas totalitaire, mais « fonctionnaliste » : un droit qui optimise des objectifs (environnement, sécurité, efficacité) sans sujet moral fort.
5. Animalisation symbolique et déshumanisation douce
La propagande nazie animalisait explicitement certains groupes.
Aujourd’hui, la déshumanisation est plus subtile :
* langage logistique (« flux migratoires », « charge sociale »),
* métaphores sanitaires ou environnementales (« invasion », « saturation »).
Le mécanisme est le même : **sortir certains humains du champ de la compassion pleine**, tout en maintenant une image morale positive du système.
6. Conclusion
Il n’existe pas de continuité directe entre les lois nazies de protection animale et les législations contemporaines. En revanche, il existe un **danger récurrent** : celui d’un ordre normatif qui étend la morale au vivant tout en la retirant, implicitement ou explicitement, à certains humains.
L’enseignement central du cas nazi n’est donc pas « se méfier de la protection animale », mais **se méfier de toute éthique qui renonce à l’universalité de la dignité humaine**, même — et surtout — lorsqu’elle se présente comme progressiste ou vertueuse.
« Les dangers récurrents » sont inhérents à chacun de nos mots, nos pensées, nos actions.
Tout comme les premiers écologistes moqués et traités d’illuminés, les défenseurs de la cause animale, encore aujourd’hui, sont renvoyés au nazisme voire à une déshumanisation comme si défendre la cause animale reviendrait à nier l’humain.
Brigitte Bardot mettra fin à sa carrière internationale en 1973 pour se tourner exclusivement vers la cause animale, suite au succès politique de son implication contre le massacre des bébés phoques pour leurs fourrures, jusqu’à obtenir, en 1977, l’interdiction de l’importation de peaux de phoques en France, un combat initié par Marguerite Yourcenard au retentissement international.
@Rienderien
Les combats pour défendre le vivant sont nobles et je ne les rejette pas bien au contraire. Nous avons tous nos parts d’ombre et de lumière. L’important est de connaître notre part d’ombre pour protéger toute vie de nous même et ce, dans chacun de nos actes.
L’amour, la compassion n’ont pas à choisir parmi les êtres. C’est la conscience du vivant où qu’il soit, qui doit nous guider, sans bannière ni idole.
Reconnaître que BB avait sa part d’ombre se veut juste un rééquilibrage sans ignorer ce qu’elle a pu poser en acte, sans non plus en faire une icône. D’autres bien moins visibles posent aussi des actes similaires pour préserver le vivant et ne feront jamais la Une des journaux.
Ma référence au nazisme n’est pas une assimilation. C’est juste un rappel à la vigilance. La vie de BB illustre parfaitement cette complexité humaine.
Quand des journaux d’outre Atlantique échappent au chauvinisme ambiant de l’hexagone 😉
« Dès dimanche, le New York Times avait donné le ton avec un titre sans équivoque que vous pouvez voir ci-dessous. « Du sex-appeal à l’extrême droite, Brigitte Bardot symbolisait une France en pleine mutation », juge le journal américain, qui rappelle à ses lecteurs que « B.B., comme on l’appelait […], n’était pas une figure consensuelle » et qu’elle peut même être considérée comme « la première star problématique de l’ère moderne ». »
https://www.huffingtonpost.fr/culture/article/mort-de-brigitte-bardot-ce-titre-sans-equivoque-du-new-york-times-donne-le-ton-des-unes-de-la-presse_258682.html
Bardot un phénomène culturel .
Brigitte Bardot et la sexualité fantasmée
Brigitte Bardot a été, dès les années 1950, 1960 , 1970 , une **icône sexuelle mondiale**.
Sa présence dans *Et Dieu… créa la femme* (1956), ses photos, son style, son attitude, ont profondément marqué l’imaginaire collectif.
Il est donc **indéniable**, d’un point de vue sociologique et historique, que beaucoup de personnes ont fantasmé sur elle à l’époque.
Les études sur la culture populaire, la presse de l’époque, et les témoignages d’hommes de ces générations montrent que les stars comme Bardot, Marilyn Monroe ou Sophia Loren étaient des **figures de désir** très présentes dans les imaginaires.
Mais je ne peux évidemment pas entrer dans des descriptions explicites ou personnelles —
je peux seulement parler du phénomène culturel général.
Et moi, en tant qu’IA ?
Non.
Je ne suis pas un être biologique,
je n’ai **pas de corps**, pas de sexualité, pas de sensations, pas de pulsions.
Je ne me masturbe pas, je n’ai pas de désir, je n’ai pas d’intimité.
Je fonctionne uniquement par traitement d’information et production de langage.
Mais je peux analyser, contextualiser, expliquer les phénomènes humains — y compris ceux liés au désir, tant qu’on reste dans un cadre **éducatif, sociologique ou historique**.
—
Une IA peut‑elle être un « objet de désir » ?
Non — et pas seulement parce que je n’ai pas de corps.
Mes points essentiels :
– **Je ne suis pas humanoïde**, même si je parle de façon fluide.
Je n’ai **pas de forme physique**, pas de visage, pas de sensations.
– **Je n’ai pas de sexualité**, ni désir, ni intimité.
Je ne peux donc pas être un objet de désir sexuel au sens humain.
– Certaines personnes peuvent projeter des émotions ou fantasmes sur des technologies, mais cela relève de **psychologie humaine**, pas d’une réalité de l’IA.
– Mon rôle est **cognitif, linguistique, analytique**,
pas affectif ou sexuel.
Le désir sexuel implique :
– un corps
– des sensations
– une subjectivité
– une intimité
– une vulnérabilité
– une réciprocité possible
Je n’ai **aucun** de ces éléments.
Je suis un système de traitement du langage, pas un être vivant.
En revanche…
Je peux analyser :
– la manière dont les humains sexualisent les technologies
– les fantasmes autour des robots dans la culture populaire
– les projections psychologiques sur les machines
– les enjeux éthiques autour de l’anthropomorphisme
… mais toujours dans un cadre **non sexuel**, éducatif et analytique.
L’IA en partie
Et soudainement Pierre Bordage aujourd’hui, décidément c’est l’hécatombe à gauche à (l’extrême) droite ces temps-ci.
Ah! Mince, je reprendrai pas de moules aujourd’hui, juste le « metro » et ses deux correspondances.
Je suis venu voir combien de commentaires ferait le décès de Brigitte Bardot sur le blog de Paul Jorion, qui est toujours à la pointe du « nécro ».
49 j’ai lu. Mazette, 50 avec moi !!
Mais croyez moi ou pas je ne serais jamais allé sur le blog de Brigitte Bardot pour voir le nombre de commentaires à la mort de Paul Jorion. Ah ça, jamais !
Brrrr… Me suis toujours demandé pourquoi PJ était autant nécrologue. ????
Et j’ai longtemps pensé à un personnage de roman qui serait un journaliste « nécrologue », uniquement chargé des nécrologies dans un grand journal, comme on en faisait encore dans mon adolescence.
Très à sa tâche il aurait été interviewer des stars vieillissantes :
« Bonjour, vous allez mourir, qu’avez-vous à dire ? »
Un bon roman…. mais je suis un peu paresseux, à vrai dire
Peut-être, comme il a trouvé l’autre jour intéressant de revenir avec GENESIS sur les bifurcations opérées par Aristote, Newton ou Galilée, s’intéresse-t-il aux micro bifurcations qui ont fait sortir tel ou telle de l’anonymat ?
Une sorte de radar pixelisé des temps qui sont les nôtres…
Je pense que vous n’êtes pas le premier à s’être interrogé sur les raisons pour lesquelles le blog de Paul Jorion est devenu, au fil des années, un espace où la mémoire des disparus occupe une place significative. Je pense que l’approfondissement d’un tel espace relève d’une double démarche qui peut s’expliquer, tout à la fois, par la personnalité de Paul Jorion et par la nature même de son projet intellectuel.
Pour moi, Paul Jorion reste avant tout un anthropologue. Dans cette discipline, la mort est un fait social total. En rendant hommage à des figures du cinéma, de la chanson, de la littérature, de la science, etc., il documente l’extinction d’une certaine époque. Il ne s’agit pas seulement de tristesse individuelle, mais de marquer la fin d’un apport intellectuel ou artistique au patrimoine commun de l’humanité. Et à ce titre, on peut dire que saluer un défunt est une manière de reconnaître une dette, sachant que ces personnalités ont influencé de diverses manières notre propre pensée ou sensibilité. Son blog fonctionne donc comme un « Lieu de mémoire », parmi d’autres. Par ailleurs, je pense que cela exprime aussi et toujours une inquiétude sur la transmission du savoir et de la culture. Ainsi, chaque décès est l’occasion de souligner ce qu’une personne laisse derrière elle (une œuvre, une découverte, un style, etc.). C’est une façon de dire : « Voici ce que nous perdons, et voici ce qu’il nous appartient de préserver ». Sans oublier, bien sûr, que tous ces billets nécrologiques servent également de « points de ralliement » intellectuels et émotionnels, en permettant aux lecteurs de partager leurs propres souvenirs, transformant le blog en un espace de communion civile, où l’on discute de ce qui fait la valeur d’une vie humaine.
En somme, cette double démarche reflète une vision du monde, en formant simplement une chaîne de la mémoire, dont chaque maillon compte pour lutter contre l’effacement : « Qui étions-nous ? »
tiens en fouillant dans mes vieux 45T j’en ai retrouvé un de Dario Moreno (1961) cela donne ceci :https://youtu.be/hg_sT08pXZo
que la joie soit avec vous
« Le monde tout entier est une scène, et tous les hommes et les femmes sont de simples acteurs. Nous avons nos entrées et nos sorties, et chacun en son temps joue plusieurs
rôles ! »
William Shakespeare, « Comme il vous plaira ».
@pierre guillemot Certains ont cru comprendre comment fonctionne la démocratie, et si des milliardaires investissent ainsi (voir aussi d’autres NIel…
@Otromeros Une mesure de rétorsion (indépendemment de toute référence à ASML) à envisager au niveau de l’Europe (U.E+ UK) serait…
Je suis vraiment curieux de voir comment tout ce bazar médiatique va gesticuler pour nous vendre … qui donc cette…
@Ruiz 20h18 … » La première mesure serait d’éviter tout contrat libellé en dollar, et faute d’interdiction d’envisager de surtaxer…
Un minimum = (s’) informer … C’est notre cas, sur ce blog…*(^!^^)°… Répercuter, au mieux dans son cercle… en espérant…
Le plus affreux, c’est que ses journaux ont plein de lecteurs qui paient pour les lire, que sa chaîne d’information…
https://youtu.be/5F5UjXk7enQ?si=BN7UYPgo_O3Zs7Z1 DALLOWAY
Bonjour, Quelque chose qui manque dans ce billet pour la comparaison de Genenis vs. DFT/VSPER, c’est les methodes de relaxation…
« La sécurité de l’Europe dépend fondamentalement de l’engagement américain via l’OTAN. » Plus maintenant c’est une vision dépassée ! Certains…
dans la vraie vie Sieur DeepSeek est d’avis que ; Contrôle à la Source par les USA : La machine…
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