L’Opération Gladio est-elle encore en arrière-plan de la tension autour du Groenland ?


Illustration par ChatGPT

P.J. : Le contexte de l’Opération Gladio joue-t-il encore un rôle dans la crise actuelle entre les États-Unis et l’Europe à propos du Groenland ?

ChatGPT :

Réponse courte : non, Opération Gladio ne joue pas de rôle opérationnel aujourd’hui ;

réponse substantielle : oui, sa logique stratégique continue d’informer la relation des États-Unis à l’Europe lorsqu’il s’agit du Groenland.

Je précise d’emblée le cadre : ce qui suit relève d’une analyse structurelle et historique, non d’une affirmation factuelle sur l’existence d’opérations clandestines actuelles.


1. Ce qu’était réellement Opération Gladio

Gladio n’était pas une simple opération secrète, mais un dispositif doctrinal né de la Guerre froide :

  • réseaux « stay-behind » coordonnés au sein de l’OTAN,

  • primauté de la sécurité stratégique américaine,

  • suspension implicite de la souveraineté politique européenne en cas d’enjeu jugé existentiel.

Autrement dit : l’Europe comme théâtre, non comme sujet.


2. Ce que Gladio n’est pas aujourd’hui

Il n’existe aucune preuve :

  • d’un réseau Gladio actif au Groenland,

  • d’une relance formelle de ces structures,

  • d’une action clandestine de type « stay-behind » dans le contexte actuel.

La question n’est donc pas :

« Gladio agit-il encore ? »
mais bien :
« La manière de penser le rapport États-Unis / Europe héritée de Gladio subsiste-t-elle ? »


3. Le Groenland : un reste non soldé de la Guerre froide

Le Groenland a toujours occupé une position singulière :

  • territoire européen (via le Danemark),

  • mais pivot stratégique américain depuis 1945,

  • avec la base de Thule Air Base comme pièce maîtresse de la dissuasion.

Dans les faits, la souveraineté danoise y a longtemps été formelle plus que substantielle.
Cette dissociation entre droit et stratégie est typiquement gladio-compatible.


4. Ce qui a changé : l’ennemi n’est plus idéologique mais systémique

Aujourd’hui, la pression ne vient plus seulement de la Russie, mais :

  • de la Chine (terres rares, routes arctiques),

  • du changement climatique (fonte des glaces, accès accéléré),

  • et, fait nouveau, de l’Europe elle-même comme puissance normative.

Du point de vue américain, cela produit un raisonnement brutal :

le Groenland est trop stratégique pour être ralenti par des procédures européennes.

Ce type de raisonnement est héritier direct de la logique Gladio, même sans Gladio.


5. Pourquoi la situation ressemble à Gladio

On retrouve plusieurs invariants :

  • primauté de la sécurité sur la délibération démocratique,

  • décisions prises en amont, régularisées ensuite,

  • instrumentalisation des acteurs locaux (y compris groenlandais),

  • marginalisation des institutions européennes.

Ce n’est pas une conspiration : c’est une habitude stratégique profondément enracinée.


6. La différence décisive avec hier

Gladio fonctionnait dans le secret.
La crise actuelle se déroule au grand jour :

  • fonte visible des glaciers,

  • militarisation assumée de l’Arctique,

  • conflits juridiques et politiques publics.

Cela rend le vieux réflexe plus visible, donc plus conflictuel.


Conclusion

  • Non, Opération Gladio n’agit plus comme dispositif clandestin.

  • Oui, sa matrice mentale — la subordination silencieuse de l’Europe lorsque les États-Unis estiment leurs intérêts vitaux engagés — est toujours à l’œuvre.

  • Le Groenland est l’un des rares lieux où cette matrice apparaît désormais sans masque.

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20 responses to “L’Opération Gladio est-elle encore en arrière-plan de la tension autour du Groenland ?

  1. Avatar de Hervey

    Tambouille :
    Services Secrets danois et américains (années 60) … autres opérations.
    Sur le média LCI (Thierry Breton puis de Villepin)

    https://www.youtube.com/watch?v=W8jjOccIRls

    https://www.youtube.com/watch?v=PXC3zsGrYtk

  2. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    La logique de l’opération Gladio devrait inspirer les services secrets européens pour laisser quelques stay-behind …

  3. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Une autre explication de l’attitude de Trump, comme au Poker (menteur ou pas) serait qu’il disposerait d’informations privilégiées …
    https://cacato.es/2026/pourquoi-trump-veut-a-tout-prix-le-groenland-disclosure/

    1. Avatar de bb
      bb

      @Ruiz

      Vous êtes sérieux là ?

    2. Avatar de Christian
      Christian

      Je ne sais pas d’où sort cette info qui peut paraitre complétement loufoque,
      car j’ai évoqué cette hypothèse dans un roman SF dystopique, écrit en 2018 déjà, sur une conspiration du système militaro-pétrolier US avec une espèce Alien projetant d’éliminer sans combattre l’espèce humaine en accélérant le C02 puissance 10,
      j’y évoquai aussi déjà l’achat du Groenland par les US ( normal c’était déjà dans l’air avec Truump 2016)

      Pour les personnes intéressées, c’est à lire ici : urlr.me/zYG5ZS, si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez toujours demander.

    3. Avatar de timiota
      timiota

      Comme je l’ai reporté ailleurs, c’est le milliardaire Ronald Lauder (des cosmétiques « Estée Lauder ») qui a soufflé l’histoire du Groenland à Trump (source : le Guardian récent), et qui cherche à investir dans les minéraux par là haut.
      (Et qui est par ailleurs directeur du Congrès juif mondial).
      Avec deux ingrédients et demi à saveur de complotisme comme celui-là, on peut sans doute écrire des articles sur des « informations privilégiées » à la pelle…

  4. Avatar de Diotime
    Diotime

    Dans la réponse de ChatGPT ce qui me gène est cette affirmation : «territoire européen (via le Danemark)»

    le territoire Groenlandais avait rejoint l’UE en 1973 mais suite au référendum de 1985 a décidé de quitter l’UE .
    Certes les échanges entre le Groenland et le Danemark sont forts , le Groenland conserve des liens étroits et reste soumis à la Constitution et à la cours Suprême du Danemark .
    Le Groenland s’apparente à un protectorat ou fait partie d’un PTOM :pays et territoires d’Outre mer.
    Dans ce contexte l’envoi de troupes militaires dans ce pays reste à évaluer dans sa légitimité .
    Mais au point où on en est , avec les abrutis qui gèrent les fonctions les plus hautes des puissances économiques actuelles on n’en est plus à ça prêt .
    Je tenais simplement à préciser ce fait .

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Diotime Au moins le Groenland est dans l’Atlantique Nord (pour l’OTAN) , alors que la Nouvelle Calédonie, (la Guyane ou la Martinique ..)
      si la Chine s’y intéressait …
      (pour mémoie l’Ukraine n’est même pas dans l’U.E ou l’Otan)

  5. Avatar de toutvabien
    toutvabien

    on s’en doute:
    Un proche de Poutine affirme que les États-Unis n’interviendront pas si la Russie frappe l’Europe
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/18/karaganov-un-proche-de-poutine-affirme-que-les-etats-unis-ninterviendront-pas-si-la-russie-frappe-leurope/

  6. Avatar de RV
    RV

    Gladio (https://fr.wikipedia.org/wiki/Gladio) est/était une organisation secrète basée sur des cellules dormantes aux agissements dissimulés et non assumés alors que nous avons affaire à des agissements revendiqués et pour certains annoncés de longue date comme par exemple pour l’Iran dans ce rapport de 2009 ou plus récemment l’annonce publique de Trump annonçant avoir autorisé la CIA à intervenir au Venezuela.

    « Options pour une nouvelle stratégie américaine envers l’Iran »
    https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2016/06/06_iran_strategy.pdf

    Table des matières
    Introduction
    1 – Le problème de Téhéran : les options politiques des États-Unis envers l’Iran
    Partie I
    21 – Dissuader Téhéran : les options diplomatiques
    23 – Chapitre 1 : une offre que l’Iran ne devrait pas refuser : la persuasion
    42 – Chapitre 2 : tenter Téhéran : l’option de l’engagement
    Partie II
    61 – Désarmer Téhéran : les options militaires
    63 – Chapitre 3 : Aller jusqu’au bout : l’invasion
    74 – Chapitre 4 : L’option Osiraq : les frappes aériennes
    89 – Chapitre 5 : Laisser faire Bibi : autoriser ou encourager une frappe militaire israélienne
    Partie III
    101 – Renverser Téhéran : le changement de régime
    103 – Chapitre 6 : La révolution de velours : soutenir un soulèvement populaire
    113 – Chapitre 7 : Inspirer une insurrection : soutenir les minorités iraniennes et les groupes d’opposition
    122 – Chapitre 8 : Le coup d’État : soutenir une action militaire contre le régime
    Partie IV
    129 – Dissuader Téhéran : endiguement
    131 – Chapitre 9 : Accepter l’inacceptable : endiguement
    Conclusion
    145 – Élaborer une politique intégrée envers l’Iran : relier les options

  7. Avatar de bb
    bb

    Les spéculations autour de l’intérêt de Trump pour le Groenland se multiplient.
    D’après le HuffPost, cette fascination pourrait en partie venir d’une perception faussée de la taille réelle de l’île, liée à la projection de Mercator utilisée pour représenter la Terre. Le personnage n’est plus à une approximation près.

    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/l-appetit-de-donald-trump-pour-le-groenland-resulterait-aussi-d-une-approximation-geographique_259406.html

    ————————————————————

    De son côté, Alain Bauer propose une lecture plus nuancée de la stratégie de Trump. Plutôt que de s’arrêter aux aspects grand-guignolesques ou autoritaires du personnage, il met en avant sa capacité à penser sur le long terme — une dimension rarement relayée dans les médias. Une vision qui dérange, certes, mais qu’il reste indispensable d’analyser pour comprendre ses choix politiques.

    https://www.youtube.com/watch?v=mkdSUvw-tDU&t=2s

    ————————————————————

    Dans cette dernière viédéo, Bauer ne fait que mettre en avant des théories développées par Curtis Yarvin.
    La politique étrangère de Trump s’aligne sur les idées néoréactionnaires de Curtis Yarvin, qui défend un impérialisme assumé fondé sur la souveraineté absolue, la coercition et la logique de l’État‑entreprise.
    À travers une fiction où « Young Britain » conquiert l’Iran, Yarvin expose une méthode coloniale directe : écraser toute résistance, instaurer une administration mixte dirigée par des étrangers, contrôler strictement la population et éliminer toute légitimité démocratique.
    Cette vision, opposée au modèle du « cœur et des esprits », éclaire la justification prédatrice de certaines interventions contemporaines et la résurgence d’un imaginaire colonial dans certains courants idéologiques liés au trumpisme.

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/06/recolonisation-la-methode-curtis-yarvin-pour-occuper-et-gouverner-un-etat-etranger/

    ————————————————————

    Aranaud Miranda, dans « les lumières sombres » a parfaitement traité le sujet:

    La néoréaction, a émergé en ligne dans les années 2010‑2020 autour de penseurs comme Curtis Yarvin et Nick Land. Mélange d’idées archaïques et ultramodernes, ce courant prône l’abolition de la démocratie, le retour à une monarchie, la gestion de l’État comme une entreprise et la réaffirmation d’inégalités sociales et biologiques.
    Longtemps marginal, il a gagné en influence grâce au soutien de certains milliardaires de la tech et à l’élargissement de son audience.
    La victoire de Donald Trump en 2024 est perçue par ses partisans comme une occasion d’appliquer leurs théories à grande échelle. L’analyse souligne l’originalité de ce mouvement tout en alertant sur les risques qu’il pourrait représenter pour l’avenir.

    https://www.gallimard.fr/catalogue/les-lumieres-sombres/9782073140326

    ————————————————————
    Enfin, pour ceux qui apprécient la bande dessinée et les exemples concrets, il existe une vision dystopique de ce courant néoréactionnaire, où la direction des pays de la planête est monopolisée par des chefs d’entreprise multimillairdaires. Clairement inspiré des théories de Yarvin.

    « Lazarus ».

    https://www.fnac.com/a7964786/Lazarus-Pour-la-famille-Tome-01-Lazarus-Greg-Rucka

    1. Avatar de Grand-mère Michelle
      Grand-mère Michelle

      Hum… pour ma part, je parierais plutot sur une volontė US de s’intéresser surtout à la côte-Est du Groenland pour y établir des « bases » afin d’empêcher les flottes russes(marchande,militaires et sous-marine) de transiter vers le sud des Amériques, dont certains hurluberlus veulent faire « la grande Amérique », et pour tenter de briser le projet(tout aussi délirant, écologiquement parlant)des BRICS+…

  8. Avatar de Hadrien
    Hadrien

    Un Groenland indépendant n’a pas de sens (60.000 habitants, ayant refusé l’ UE ! – 2millions de km2). Donc, vu le refus de UE de devenir une puissance, l’ambition de D Trump se comprend. Mieux vaut un Groenland américain que russe, qui ferait de l’ Arctique un lac russe. Bien sûr on peut rêver à un monde de bisounours, où les gentils Trump ou Poutine accepteront en souriant les arguments de Le Pen ou Mélenchon..

  9. Avatar de timiota
    timiota

    Autre gros intérêt du Groenland, éviter qu’on demande « quoi après Maduro », « quoi pour Epstein », « c’est combien l’inflation », « l’ICE a-t-elle encore fait un mort cette semaine » , etc.

    Et pour pouvoir refaire le coup dans 6 mois il faut faire le coup, pour 50 000 habitants on va pas se mettre le moindre frein.

  10. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    L’UE est-elle soumise aux USA numériquement ????

    Aurore Lalucq : député européenne

    https://x.com/AuroreLalucq/status/2013931436512837784

    « Visa, Mastercard… l’urgence c’est notre système de paiements. Trump peut tout nous couper.
    Le reste, c’est de la poésie.

    Je demande en urgence à la commission d’organiser un Airbus des systèmes de paiements européen.
    Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus. »

    ***********

    Mais pas seulement :

    * Le paiement par carte bancaire est devenu le moyen de paiement privilégié aussi bien sur Internet que dans les commerces.
    On peut ajouter Google Pay , Apple Pay
    * les smartphones et Androïd
    * les systèmes cloud
    vendredi 5 décembre en début de matinée, Cloudflare, qui se charge d’une bonne partie de la sécurisation des sites Internet, est tombé en panne.( maintenance par la société américaine)
    * les microprocesseurs états-uniens: AMD, Intel, Qualcomm, Nvidia, Apple
    Quels sont les concepteurs de puces en U.E
    * GPS , Waze
    * Windows , MacOS
    * ChatGPT , Claude , Grok …… ( alternatives : Mistral ou IAs chinoises)

    Finalement l’infrastructure numérique de l’UE est dépendante des USA qui pourraient menacer de couper certaines activités numériques en cas de mesures de rétorsion de l’UE.

    Tout semble bien verrouillé .

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @ilicitano Ce n’est pas nouveau … mais la chine l’a bien compris, et les puces huawei sont ostracisées. pour le système de paiement le groupement carte bleue en France aurait une certaine autonomie.
      Avec les technologies actuelles il suffirait de créer des comptes de monnaies de banque centrale pour tous, que l’U.E. rechigne à faire, montrant par là la dominance du système bancaire privé (au delà du simple impérialisme États-Unien.)
      Trump a bien réagi hier aux remarques de JP Morgan.

    2. Avatar de bb
      bb

      @ilicitano

      Bien fait pour nous. Bien fait pour l’Europe.
      Les souverainistes nous alertent depuis des années sur notre dépendance envers les États‑Unis, mais aussi envers la Chine. Un sujet quasiment absent des médias mainstream, et que tout le monde semblait ignorer. Et voilà que, depuis quelques semaines, les chroniqueurs découvrent soudain les risques que cette dépendance fait peser sur les Européens.

      Encore plus ironique : ceux qui célébraient la « liberté d’entreprendre » à l’arrivée de Trump s’indignent désormais qu’il ne respecte ni les règles de l’OMC ni le droit international. Une vraie claque. Bien fait.

      Ce qui nous arrive aujourd’hui avec Trump a, malgré tout, un effet positif : on parle enfin de souveraineté numérique européenne. Il était plus que temps.

      Reste à voir ce qui sera réellement mis en œuvre. Comme le souligne Ruz, il n’est pas impossible que ces événements accélèrent l’arrivée d’un euro numérique émis par la banque centrale — avec toutes les conséquences que cela impliquerait.

      1. Avatar de Olivier A.
        Olivier A.

        La souveraineté est une illusion pour l’UE, le retard est trop important (pour les micro processeurs c’est 40 années d’investissement par exemple). Peut-être l’autonomie stratégique. En même temps que le numérique, on pourrait évoquer l’autonomie dans les domaines de l’industrie, l’énergie, la défense, le juridique, la finance.

        1. Avatar de bb
          bb

          @ Olivier A.

          L’affirmation selon laquelle la souveraineté serait une « illusion » faute de capacités de production immédiates relève d’une lecture strictement comptable, caractéristique d’une économie mondialisée qui a confondu, pendant trois décennies, l’efficacité marchande avec la résilience politique.

          Il convient de rectifier cette analyse selon trois axes doctrinaux :

          I. La souveraineté comme liberté de choix, non comme autarcie
          La souveraineté totale est une abstraction théorique. Dans l’ordre mondial contemporain, elle se définit comme la capacité à choisir ses interdépendances. Prétendre que le retard technique dans les semi-conducteurs annule toute velléité de souveraineté est un sophisme. La souveraineté ne consiste pas à répliquer l’existant, mais à sécuriser des leviers de rupture. Si l’Europe ne peut pas, dans l’immédiat, égaler la densité de gravure de ses concurrents, elle doit impérativement maîtriser les infrastructures immatérielles où se joue son autonomie de décision.

          II. La primauté de l’infrastructure sur le composant
          L’urgence n’est pas uniquement dans le matériel (hardware), mais dans l’architecture juridique et technique de nos flux.

          Le Cloud souverain : À l’instar du modèle helvétique, l’établissement d’un sanctuaire de données soustrait à l’extra-territorialité du droit étranger n’est pas une option, mais une condition de survie de l’État de droit.

          L’autonomie monétaire : La dépendance aux rails de paiement extra-européens constitue une faille de sécurité majeure. Le développement de circuits de paiement natifs européens est le premier pas, pragmatique et impérieux, vers une déconnexion des risques de coercition financière.

          III. Le saut d’échelle : De la nation au bloc
          La souveraineté française, isolée, est un anachronisme. Le seul périmètre opérationnel pour faire face aux blocs continentaux est l’échelon européen. C’est l’unique échelle capable d’imposer un cadre normatif global et de financer des programmes de recherche de haute intensité. La puissance ne réside plus dans l’autosuffisance nationale, mais dans la capacité d’un bloc à imposer ses standards au marché mondial.

          En conclusion : Le retard industriel ne justifie pas la soumission politique. L’autonomie stratégique n’est que la méthode ; la souveraineté européenne reste la finalité.

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