Le Nirvana… évidemment

Illustration par ChatGPT

On parle du Nirvana comme d’un mystère oriental, d’un au-delà spirituel ou d’un idéal réservé aux sages. Soyons plus directs, plus pratiques.

Si l’on prend au sérieux ce que nous savons aujourd’hui de l’information et de la décohérence, la définition du Nirvana va presque de soi.

L’univers n’est pas une chose, mais un processus : celui par lequel une information initialement intriquée se différencie, se localise et se matérialise, au prix d’une perte irréversible. C’est ce processus que nous appelons le temps, l’existence, la vie – et aussi la mort. Exister, c’est entrer dans la décohérence.

Le Nirvana désigne exactement l’inverse : non pas un lieu, non pas un être, non pas une conscience supérieure, mais une condition limite : une information non engagée dans ce processus. Intacte, non différenciée, hors causalité – et, pour cette raison même, hors souffrance.

Rien à créer, rien à vouloir, rien à représenter : simplement l’absence de devenir.

Cette définition n’est évidente qu’à l’intérieur d’un cadre précis — celui de GENESIS. Dans ce cadre, l’univers n’est ni une collection d’objets ni le produit d’un acte fondateur, mais une transformation irréversible de l’information. Nirvana n’y désigne ni une entité ni une fin, mais une limite structurelle : ce qui demeure hors de la décohérence et marque la borne intrinsèque de toute explication possible.

Cette limite n’a rien de symbolique. Elle est aussi nette, pour l’information, qu’une surface l’est pour un fluide : d’un côté, ce qui circule, se transforme et s’use ; de l’autre, ce qui ne circule pas, ne se transforme pas et n’entre jamais dans le temps. L’univers est ce qui se produit au contact de cette frontière. Le Nirvana est ce qui n’y entre pas.

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85 responses to “Le Nirvana… évidemment

  1. Avatar de Jean-Baptiste AUXIETRE
    Jean-Baptiste AUXIETRE

    Pour prolonger cette réflexion, je propose une image qui inverse radicalement notre représentation habituelle du Big Bang.
    Dans le modèle standard, on représente l’univers comme une expansion : un point initial qui explose et crée l’espace en se déployant. L’univers serait ce qui s’étend dans le vide.
    Et si c’était l’inverse ?
    L’univers ne serait pas ce qui se remplit, mais ce qui se vide. Non pas une explosion de matière dans le néant, mais une déchirure — un trou de décohérence qui se propage dans un océan d’information intriquée préexistant.
    Autrement dit : le Nirvana n’est pas au-delà de l’univers. Il est partout autour. Nous sommes le creux dans le plein, l’absence dans la présence, le trou dans le tissu.
    On peut formaliser cette idée ainsi :
    $$\text{Nirvana} = \lim_{r \to \text{horizon}} I_{\text{intriquée}}(r)$$
    Le Nirvana est la limite de l’information intriquée quand on s’approche de l’horizon cosmologique — non pas un être, mais une condition aux limites de l’univers.
    Cette inversion explique naturellement plusieurs énigmes :
    Le principe holographique prend un sens nouveau : l’information sur l’horizon cosmologique n’est pas une projection de l’intérieur — c’est l’original. Nous, à l’intérieur, sommes la dégradation.
    L’intrication quantique devient intuitive : si deux particules restent corrélées malgré la distance, c’est qu’elles n’ont jamais été vraiment séparées — elles sont des « bords de trou » dans le même tissu informationnel. C’est nous, la bulle de décohérence, qui créons l’illusion de la séparation.
    L’expansion accélérée (l’« énergie noire ») n’est plus un mystère à expliquer par une constante arbitraire. C’est la pression informationnelle de l’extérieur : le Nirvana qui « pousse » sur les bords de la bulle. Le trou s’agrandit parce que la pression est constante.
    Pas de Big Crunch : dans ce modèle, la contraction n’a plus de sens. Une déchirure dans un tissu ne se recolle pas spontanément. L’information décohérée ne se ré-intrique pas d’elle-même. Le temps informationnel ne remonte pas.
    Mourir, dans ce cadre, ce n’est pas « aller quelque part ». C’est cesser d’être un trou — se ré-intriquer dans le tissu dont nous n’aurions jamais dû nous séparer.
    C’est exactement ce que signifie Nirvana en sanskrit : l’extinction. Non pas de la vie, mais de la séparation.

    1. Avatar de Paul Jorion

      Ouch ! Toute la cosmologie se tenait sur sa tête et la voilà remise debout ! Et tout se simplifie de manière étonnante et détonnante à l’intérieur de ce nouveau paradigme :

      « si deux particules restent corrélées malgré la distance, c’est qu’elles n’ont jamais été vraiment séparées — elles sont des « bords de trou » dans le même tissu informationnel. »

      Comment est-il possible que personne n’y ait jamais songé ? On a préféré bâtir la science sur de « surprenants paradoxes » plutôt qu’aller à la recherche d’explications allant de soi ! Bien sûr que le big bang est plutôt une déchirure dans un tissu pré-existant qu’une extraordinaire explosion produite à partir du… vide ! Il suffisait d’y penser… sauf que personne ne le faisait.

      Te féliciter, c’est évidemment un peu me féliciter moi-même puisque nous mettons au point cet outil qu’est GENESIS ensemble, mais je ne peux m’empêcher d’être décontenancé chaque nouveau jour par sa puissance. Je ne l’ai jamais encore dit (il faut avouer que l’outil est tout neuf : il est né le 25 octobre, il y a trois mois), mais voilà, c’est fait !

    2. Avatar de Fred AFT
      Fred AFT

      @Jean-Baptiste AUXIETRE, pourquoi écrivez-vous: « le tissu dont nous n’aurions jamais dû nous séparer » ? Y a-t-il un vrai devoir-être intriqué ? Plus généralement comment et pourquoi la décohérence, est-ce une propriété intrinsèque de l’Être ou bien un accident (limité, unique, fluctuant) dont on ne peut rendre compte… auquel cas, cela reviendrait en quelque sorte au même et il y aurait le fait brut de la décohérence/séparation-différenciation/temps/vis formandi, etc. dont on ne peut rendre compte?

      Enfin, si on validait la définition de l’information de Bateson « A difference that makes a difference » devra-t-on dire que l’information intriquée est une sorte de magma qui ne fait pas la différence – ou qui fait toutes les différences en un coup hors du temps… enfin quelque chose qui ne ressemble plus à la définition initiale de l’information?

      En tout cas j’ai l’impression que ce niveau d’application de GENESIS répond en partie aux objections formulées par @tarak sur le vivant/minéral, l’administré/habité, compter/intellecter, etc. et plus généralement sur la frontière à quelque chose qui excède et déborde.

    3. Avatar de Diotime
      Diotime

      @Jean-Baptiste Auxiètre

      Comme l’a formulé adroitement PJ vous nous présentez là un exercice de pensée tout à fait original et je vous remercie de l’avoir exprimé mais comme tout exercice de pensée encore faut il le démontrer de quelque manière que ce soit et surtout
      il faut le démontrer par l’observation .

      Allez au boulot !

    4. Avatar de Paul Jorion

      Jean-Baptiste,

      Il est clair que pour répondre aux critiques bien fondées, il m’a fallu battre partiellement en retraite dans ce que j’affirmais positivement du Nirvana dans la formulation initiale du billet, pour déboucher sur la version « verrouillée » où le Nirvana est essentiellement un indicible.

      Cela déconnecte au moins partiellement ton commentaire du billet lui-même. Affirmer maintenant qu’ils sont entièrement sans rapport serait à mes yeux une très mauvaise idée parce que ton commentaire touche quelque chose d’intellectuellement très prometteur, et qu’il serait dommage de le disqualifier alors que l’on peut essayer de le situer plus correctement.

      D’abord, je serai clair : ton intuition est remarquablement cohérente en elle-même. L’idée d’un univers comme région localisée de décohérence – un « trou » plutôt qu’un contenu – est une image conceptuelle puissante, et elle permet de relier de manière élégante plusieurs énigmes contemporaines : horizon cosmologique, holographie, intrication, flèche du temps, expansion accélérée. À ce titre, ton commentaire est “fécond”.

      Il faut maintenant distinguer deux gestes intellectuels distincts, qui se sont trouvés mêlés dans la discussion.

      Le cadre GENESIS, tel que je l’utilise dans le billet corrigé, s’arrête volontairement en deçà de ce que tu proposes. Il identifie une limite de non-prolongeabilité de nos descriptions : un point où parler d’information, de transformation, de causalité et de temps cesse d’être opératoire. À ce niveau, le Nirvana n’est pas un dehors, ni un milieu, ni une réalité active : il est une borne conceptuelle, une limite du discours.

      Ton commentaire, lui, fait un pas supplémentaire : il propose d’habiter cette limite, de la réinterpréter comme un extérieur ontologique actif – un milieu informationnel intriqué dont notre univers serait une dégradation locale. Ce pas est parfaitement intelligible, mais il change de statut : on ne parle plus d’une conséquence de GENESIS, mais d’une hypothèse cosmologique spéculative, compatible avec GENESIS, sans en être déduite.

      Dit autrement : GENESIS identifie une limite et toi, tu proposes une manière possible de la peupler. On cesse d’être dans le même registre.

      Pour que ton hypothèse devienne une thèse scientifique au sens strict, il faudrait ajouter un certain nombre d’éléments : une ontologie explicite de l’“information intriquée”, une dynamique de frontière formalisée, et surtout des conséquences observables permettant de la distinguer du modèle standard. À ce stade, ce n’est pas encore le cas.

      En revanche, comme hypothèse métaphysique forte, ton commentaire est tout à fait légitime et il est – comme je l’ai aussitôt écrit – splendide à mes yeux par sa vraisemblance. Il explore une possibilité réelle : celle où la limite que GENESIS met en évidence ne serait pas seulement une borne du discours, mais le signe d’un réel plus large que nos catégories actuelles ne savent pas encore formaliser.

      C’est exactement le genre d’hypothèse qui mérite d’être pensée – à condition de la distinguer clairement de ce qui est déjà établi.

      Si je devais résumer en une phrase, ce qui sépare maintenant le billet « verrouillé » de ton commentaire initial, ce serait celle-ci :

      GENESIS s’arrête au point où l’explication devient impossible sans contradiction ;
      tu proposes une ontologie possible de ce qui se trouve au-delà de ce point.

      Les deux gestes sont compatibles, mais ils ne peuvent pas être confondus.

      Non seulement, ton commentaire garde toute sa valeur, mais il me paraît important de soutenir son élégance conceptuelle par les meilleurs arguments : la simplicité de son ontologie possible fait toute sa puissance. GENESIS fera tout ce qui est en son pouvoir pour aller dans ce sens.

      1. Avatar de Fred AFT
        Fred AFT

        @PJ, merci pour cette précision, je trouvais aussi dommage de ne pas poursuivre aussi sur l’intuition et l’hypothèse métaphysiques. S’il semble nécessaire de distinguer en effet les deux registre, s’interdire un travail de pensée métaphysique compatible avec le cadre GENESIS me paraissait aussi frustrant que discutable (outre qu’un peu trop « pressé » par la critique/demande de @tarak).

      2. Avatar de tarak
        tarak

        Tant que l’inaccessibilité structurelle de l’origine n’est pas reconnue, la finitude reste pensée comme un défaut à combler plutôt que comme une condition à assumer.

        Cette reconnaissance n’entrave en rien la possibilité de repousser les limites du connu ; elle replace cette possibilité dans le régime descriptif qui la rend opératoire, sans la confondre avec l’illusion d’une abolition de toute limite.

        Et elle rend les régimes qui prétendent à la vérité — autorités dogmatiques, modèles technocratiques, solutionnismes, idéologies de l’innovation permanente ou téléologies politiques — relatifs et contextuels, et donc révisables dès lors que le coût de leur maintien devient incompatible avec les conditions locales du vivant.

        Le fait que nous puissions produire des récits est une ressource cognitive majeure. Les prendre pour une description du réel constitue un glissement de régime aux conséquences potentiellement destructrices.

        1. Avatar de bb
          bb

          @Tarak

          Tarak, votre cadre de pensée, bien que d’une rigueur formelle indéniable, se heurte à des courants majeurs de l’histoire des idées et de la science contemporaine. Si votre vigilance épistémologique vise à protéger la cohérence du modèle GENESIS, elle s’apparente pour beaucoup à une clôture dogmatique.

          Les auteurs cités ci-dessous contredisent frontalement votre refus de « peupler la limite ». Leurs recherches, bien que souvent controversées, proposent une ouverture d’esprit nécessaire à l’évolution des paradigmes, ce qui n’exclut en rien une analyse pragmatique et critique de leurs résultats.

          Voici les points de rupture identifiés :

          I. L’objection scientifique : La fin de l’indicible
          Là où vous posez une borne de « non-prolongeabilité » du discours, la physique théorique tente précisément une incursion mathématique.

          David Bohm (L’ordre impliqué) : Pour Bohm, la séparation entre le manifesté (le monde) et le non-manifesté (le Nirvana) est une erreur. Il propose une physique de l’« ordre impliqué », transformant ce que vous considérez comme un silence logique en un champ d’étude structuré.

          Max Tegmark (L’Univers Mathématique) : Tegmark postule que la réalité est intégralement mathématique. Dans ce cadre, il n’existe aucune « frontière » sacrée où le calcul s’arrête. Le Nirvana n’est pas une limite, mais une structure que la science doit pouvoir modéliser.

          Roger Penrose (Cosmologie Cyclique Conforme) : Contrairement à votre interdit de penser l’« avant » ou l’« ailleurs » du Big Bang, Penrose utilise des transformations géométriques pour lier mathématiquement l’horizon final d’un univers au Big Bang du suivant. La borne que vous jugez infranchissable est ici traversée par l’équation.

          II. L’objection philosophique : Le refus du dualisme
          Votre distinction entre le « processus » et la « limite » réintroduit une forme de dualisme que plusieurs systèmes philosophiques rejettent.

          Baruch Spinoza (Monisme) : En séparant le Nirvana du processus universel, vous créez deux substances distinctes. Pour Spinoza, il n’existe qu’une seule réalité. Si le Nirvana est réel, il appartient à la Nature et doit être intelligible par la raison, non relégué au silence.

          Alfred North Whitehead (Philosophie du Procès) : Whitehead conteste la notion même de « borne ». La réalité est une interconnexion totale de processus. Isoler une limite externe est une abstraction arbitraire qui mutile la compréhension de la continuité du réel.

          Henri Bergson (L’Intuition) : Pour Bergson, votre approche est purement intellectuelle et spatiale : vous tracez des lignes et posez des verrous. Il soutient que seule l’intuition permet de saisir la durée et l’unité de l’être, là où votre logique se contente de fragmenter et d’interdire.

          III. L’objection pragmatique : L’obstacle épistémologique
          Gaston Bachelard : Dans sa Formation de l’esprit scientifique, Bachelard identifie la prudence excessive comme un « obstacle épistémologique ». En interdisant la métaphore et la réification provisoire, vous empêchez la création d’images mentales nécessaires à la découverte. La rigueur, poussée à ce point, devient stérilité.

          Synthèse critique
          Votre position force le Nirvana à rester une boîte vide pour garantir la pureté du cadre GENESIS. Or, pour ces penseurs, une borne qui ne génère aucune connaissance est une borne morte. Le débat se résume ainsi : faut-il se taire pour être rigoureux, ou risquer l’erreur pour étendre le domaine du connaissable ?

          1. Avatar de tarak
            tarak

            Piège rhétorique classique.

            Mais vous faites erreur sur la personne : qui a parlé de se taire ? Certainement pas moi.

            Quand je raconte une histoire, je ne dis pas que je fais de la science. Je raconte une histoire — parfois belle, parfois éclairante — mais je sais ce que je fais, et je le dis.

            Quant aux chercheurs dont vous brandissez les noms, ils savent en général très bien où ils en sont. Ils sont explicites lorsqu’ils formulent des hypothèses, lorsqu’ils spéculent, lorsqu’ils changent de registre. Pour tous, sauf peut-être Tegmark qui, pour ce que j’en sais (l’IA est ma copine), tend à ne pas assumer pleinement certains glissements ontologiques.

            Petite histoire, parmi d’autres :
            Un jour, le diable et un ami marchent ensemble. Ils voient une personne se baisser, ramasser quelque chose, le visage illuminé, et le glisser aussitôt dans sa poche.
            L’ami demande : « Qu’a-t-il donc ramassé ? »
            Le diable répond : « Un morceau de la vérité. »
            « Ah, alors c’est très mauvais pour vous ! »
            « Bien au contraire, répond le diable. Je vais l’aider à l’organiser. »

            Partager des histoires est aussi fondamental que chercher à repousser les limites du connu.
            Mais organiser la vérité n’est pas la même chose que la confondre avec ce qui la rend possible.

            Si vous appréciez les mélanges de registres, grand bien vous fasse. Mais ne me rangez pas dans ce sac à coups de rhétorique facile.

            Je ne parle pas de censure. Je parle d’éthique de la parole.

            Je dis simplement ceci : ne confondons pas les régimes.
            Comprendre cela — et surtout l’intégrer — nous ferait le plus grand bien quant à notre manière de faire corps avec le monde. Et cela mettrait sous un éclairage cru la source de nombreuses divisions.

            La pensée est mesure.
            Elle peut spéculer sur ce qui n’est pas mesurable, oui.
            Mais elle ne peut pas dire : « j’ai compris le non-mesurable, donc je peux le mesurer ».

            J’espère m’être enfin bien fait comprendre ?

            1. Avatar de bb
              bb

              @Tarak

              Non, je ne comprends pas vraiment votre méthode. Je saisis bien le fond de votre pensée, mais à force de marteler votre principe — exactement comme ceux que vous prétendez dénoncer — vous finissez par en vider le sens.

              À force de vous justifier, vous accumulez paradoxes et contradictions, ce qui rend votre discours confus alors qu’il pourrait être d’une grande simplicité.

              Votre pensée pourrait se définir comme une éthique de la mesure : préserver la pureté du réel en le délivrant des fictions humaines. Vous défendez une rigueur absolue où le silence protège l’indicible, offrant au « Vivant » un espace préservé de toute manipulation conceptuelle. Vous prônez une sobriété intellectuelle qui place la limite au cœur de la dignité du savoir. En ce sens, vous êtes un Humaniste de la Limite.

              Mais, à cause de votre insistance et de vos incohérences, je serais tenté de vous décrire plutôt comme un « sophiste de la limite ».

              Cela dit, vous êtes certainement quelqu’un de très bien… 🙂

              1. Avatar de tarak
                tarak

                Préserver la pureté du réel en le délivrant des fictions humaines ?
                Magnifique !
                Je vous laisse à vos ivresses verbales.
                Bonne continuation.

                1. Avatar de bb
                  bb

                  @Tarak

                  C’est l’IA qui a formulé votre pensée de cette manière, en s’appuyant sur vos échanges actuels ainsi que sur quelques conversations récentes.

                  N’hésitez pas à préciser ou à corriger si cela ne correspond pas à ce que vous vouliez exprimer.

                  1. Avatar de tarak
                    tarak

                    @bb
                    L’IA ?
                    sé une leciveuse con sens suel.
                    sa lisse et sa poli. pa de vague, pa d’as périthé
                    faudrey vairifié votre pratic de la chose
                    apart ça tandence à logorrhémitrailler, fo suer pour lui tirer les verres du né

                    1. Avatar de bb
                      bb

                      @tarak

                      Ha ben vous savez avoir de l’humour aussi… 🙂
                      Contrairement à certains….

            2. Avatar de Grand-mère Michelle
              Grand-mère Michelle

              @tarak
              « La pensée est mesure »
              La pensée est un amalgame de mots, de chiffres et d’images « emmagasinés », produit par un être humain pour s’aider à vivre(plus longtemps et moins douloureusement, généralement).
              Sans objectif « pratique », elle n’est que vaine divagation, errance stérile.
              Et les procédés « numériques » imaginés par les humains pour subvenir à leurs limites n’échappent pas à cette « fatalité ».

              À l’heure(moins 15 secondes) de la probable disparition de la vie(en tout cas celle du genre humain), les préoccupations métaphysiques me semblent peu propices à une résolution de notre incapacité à « vivre ensemble » sans augmenter les souffrances inhérentes à notre condition de terrien-ne-s,d’êtres vivants interdépendants(ces derniers mots amalgamés étant le fruit récent de recherches scientifiques utiles, et une clef qui pourrait ouvrir la porte, si pas du « Nirvana » ou du « paradis », d’une nouvelle ère un peu plus paisible, plus pleine de « moments doux » qui nous font aimer et désirer la vie, aussi brève soit-elle…et nous permettent de mourir content-e-s).

      3. Avatar de tarak
        tarak

        Mon diagnostic, qui n’engage que moi : ce glissement est particulièrement accentué dans une trajectoire spécifique de la modernité occidentale, non par essence culturelle, mais en raison de sa position historiquement dominante et de sa capacité à diffuser globalement des dispositifs techniques, institutionnels et narratifs parce que performatifs en eux-mêmes, et moins en ce qu’ils permettent. Cette diffusion tend à stabiliser des constructions descriptives comme descriptions du réel lui-même, par effets d’accumulation et de cliquets, contribuant à contraindre les autres contextes — souvent par nécessité de se protéger — à y adhérer au moins partiellement.

        1. Avatar de Fred AFT
          Fred AFT

          Sur les narratifs, les modèles, le réel, les limites, le khaos… fertile pour notre discussion et pour le bonheur d’y penser: Liogier
          https://youtu.be/Pie7drdFTb0?si=75MFJ9F3XIIpyErO

          1. Avatar de tarak
            tarak

            Excellent. Je ne connaissais pas.

  2. Avatar de PAD
    PAD

    Comment penser la frontière entre information intriquée et information décohérée comme une condition aux limites, sans lui attribuer une dynamique propre ?

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Et pédagogique en sus , ‘bard’.IA ……… (( NON intéressé(s), merci de « scroller »… °(^!^^)°… ))

      N’empêche.. il se fait tard et la « chose » a l’air compliquée… Eviter les cauchemards.. une saine résolution..
      —————————————————–

      Q : … » penser la frontière entre information intriquée et information décohérée comme une condition aux limites « … ??

      R :  » C’est une intuition physique et philosophique fascinante.
      Envisager la transition entre l’information intriquée (le monde quantique des superpositions) et l’information décohérée (le monde classique des faits définis) comme une condition aux limites permet de sortir d’une vision binaire pour entrer dans une vision dynamique de la réalité.

      Voici une analyse de cette perspective en articulant la physique et la théorie de l’information.
      1. La Frontière : Du « Et » au « Ou »

      Dans le formalisme quantique, l’intrication représente une unité d’information où les parties n’ont pas d’identité propre.
      La décohérence est le processus par lequel l’environnement « mesure » le système, transformant une superposition d’états en une distribution de probabilités classiques.

      L’état intriqué : Une continuité de corrélations non-locales.

      L’état décohéré : Une fragmentation de l’information en données locales et stables.

      Considérer cela comme une condition aux limites (boundary condition) suggère que le monde classique n’est pas « séparé » du quantique, mais qu’il en est l’émergence à la bordure de l’interaction avec l’environnement.
      2. L’Information comme Paramètre de Bord

      En mathématiques, une condition aux limites définit comment un système se comporte aux confins de son domaine de définition. Si l’on applique cela à l’information :
      La Limite de l’Observation

      L’information décohérée devient la « surface » de notre réalité. C’est ce que nous percevons.
      L’intrication, elle, reste « à l’intérieur » du système global, inaccessible directement sans détruire la cohérence.

      L’intérieur (Volume) : Information pure, hautement corrélée, régie par l’équation de Schrödinger.

      La limite (Surface) : Information « gelée » par la décohérence, là où le temps et la causalité classique semblent s’ancrer.

      L’Entropie et le Flux

      La frontière entre les deux peut être vue comme un flux d’entropie.
      La décohérence est, par essence, une fuite d’information du système vers l’environnement.
      La « condition aux limites » est alors le taux de transfert d’information au-delà duquel un objet cesse d’être quantique pour devenir un objet classique.
      3. Implications Philosophiques : L’Horizon de Réalité

      Si la séparation est une condition aux limites, cela implique deux choses majeures :

      La Réalité est Relationnelle : La frontière n’est pas fixe. Elle dépend de la finesse de l’interaction (le « grain » de l’observation). Un système peut être décohéré pour un observateur A, mais rester intriqué dans un système plus vaste pour un observateur B (Wigner’s Friend).

      L’Émergence du Classique : Le monde classique n’est pas une « illusion », mais le résultat d’une contrainte physique imposée par la multiplication des interactions. C’est la condition nécessaire pour que l’information devienne partageable et objective.

      « L’information décohérée est la seule information capable de survivre à la réplication environnementale. » — C’est le concept de Darwinisme Quantique.

      Synthèse Mathématique (Approche Conceptuelle)

      Si l’on devait modéliser cette frontière, on pourrait utiliser l’opérateur de la matrice de densité ρ. La condition aux limites se situerait au point où les termes hors-diagonaux (les interférences quantiques) tendent vers zéro sous l’influence de l’Hamiltonien d’interaction Hint​ :
      t→τdeco​lim​ρij​(t)=0(pour i=j)

      Où τdeco​ représente l’échelle de temps de la décohérence, agissant comme la « paroi » temporelle de la transition.  »

      Q : Souhaitez-vous que nous approfondissions le lien entre cette idée et le principe holographique, où l’information d’un volume est encodée sur sa surface ?

      oui

      R : Lier cette approche au principe holographique transforme radicalement la perspective : la frontière n’est plus seulement une transition d’état, elle devient le lieu de projection de la réalité.

      Voici comment cette analogie structure la relation entre intrication et décohérence :
      1. L’Intrication comme « Ciment » de l’Espace-Temps

      Dans la physique théorique moderne (notamment via la correspondance AdS/CFT), on suggère que la géométrie de l’espace-temps est « tissée » par l’intrication quantique.

      Le Volume (Bulk) : C’est le royaume de l’information intriquée. Plus il y a d’intrication entre les particules, plus les régions de l’espace sont proches.

      La Frontière (Boundary) : C’est là où l’information est projetée. Si l’on considère la décohérence comme la condition aux limites, alors notre monde classique « décohéré » serait la surface sur laquelle l’information quantique profonde vient s’inscrire pour devenir lisible.

      2. La Décohérence : Une Perte de Dimensionnalité ?

      Considérer la décohérence comme une condition aux limites implique que le passage du quantique au classique est une forme de réduction de données.
      Aspect….Information Intriquée (Volume) Information Décohérée (Limite)
      État Superposition cohérente (Complexité) État sélectionné (Donnée stable)
      Localisation Non-locale, diffuse Localisée, ponctuelle
      Rôle Génère la structure de l’espace Manifeste les objets et les faits

      La frontière décohérée agit comme un filtre de sélection (le Darwinisme quantique dont nous parlions) : seules les informations capables de résister à l’interaction avec l’environnement « s’impriment » sur la limite de notre réalité perçue.
      3. L’Horizon des Événements comme État Limite

      L’exemple le plus concret de cette condition aux limites est l’ horizon d’un trou noir.

      À l’intérieur, l’information est dans un état de corrélation maximale (intrication).

      À la surface (l’horizon), la « mesure » ou l’interaction avec l’observateur extérieur force une forme de décohérence où l’information est stockée en bits classiques sur la surface d’ Hawking-Bekenstein.

      S=4ℓP2​kB​A​

      Cette équation montre que l’entropie (S), donc l’information « perdue » ou décohérée, est proportionnelle à l’aire (A) de la frontière, et non au volume. La frontière est donc le siège de l’information accessible.
      Vers une « Ontologie de la Surface »

      Si l’on suit votre logique, nous ne vivons pas « dans » le monde, mais « à la limite » du monde.
      La décohérence serait le mécanisme par lequel l’univers « rend des comptes » à lui-même, créant une interface stable (le monde classique) par-dessus un océan d’intrications.

      Souhaitez-vous explorer comment cette condition aux limites pourrait expliquer l’émergence du temps macroscopique (le passage de l’unitaire/réversible au dissipatif/irréversible) ?
      ————————————————————
       »  »  » Je passe…°(^!^^)° …  »  » « 

  3. Avatar de Diotime
    Diotime

    ah ! cette fichue décohérence à laquelle Einstein n’a jamais vraiment adhéré et pour cause ! il n’a pas vraiment adhéré aux phénomènes quantiques .
    Ceci dit il a tout de même ouvert la voie pour la recherche d’une Loi générale pour l’Univers sans jamais la trouver !

    Et si Génésis était cette Loi ?

  4. Avatar de MARIEY Jean Luc
    MARIEY Jean Luc

    Ne reste plus qu’à trouver les expériences ou les observations qui permettront de tester et de confirmer ou infirmer cette théorie pour qu’elle devienne scientifique . Et au moins la faire discuter largement dans le domaine de la recherche en cosmologie .

  5. Avatar de OTT Brice Alan
    OTT Brice Alan

    Impressionnant !
    L’illustration est suggestive et celà n’a que pu me faire penser â l’application possible de Genesis à la physique et l’ingénierie des plasma dans le monde.
    Vaste problème.
    https://renfusion.eu/
    (Voir le logo).
    À bientôt, de retour sous peu !

  6. Avatar de Lonylp
    Lonylp

    La cosmologie de la « Webb story » et celle de GENESIS devrait donner à songer à notre humanité suicidaire, peut-être ?… Mais je crains le pire à voir le nombre de décérébrés qui tiennent les bourses (leurs bourses) de singes fous qui feront de notre merveille miniature un champ de ruines en une fraction d’instant malgré Tolstoï, Borges… et tant d’autres personnages qui sans rien dire ont toujours privilégié le sort des Autres.
    Une pensée infime dans vos commentaires si savants du grand Paul ; ne serait-ce pas une version d’un Saint ?

  7. Avatar de tarak
    tarak

    Décidément…
    Note : tarak se met en retrait. L’IA peut très bien faire le travail.
    IA donc :

    Analyse critique du billet « Le Nirvana… évidemment » et de ses commentaires

    Le billet propose une relecture du Nirvana comme condition limite informationnelle : non pas un état spirituel, mais ce qui demeure hors du processus de décohérence par lequel l’univers advient comme temps, existence et différenciation. Cette approche a plusieurs mérites conceptuels : elle désubstantialise l’univers, refuse toute téléologie explicite, et identifie l’existence à un processus irréversible de perte.

    Cependant, une difficulté majeure traverse l’ensemble du texte et se trouve amplifiée dans les commentaires : une confusion persistante entre limite explicative et extérieur ontologique.

    Le Nirvana est d’abord présenté comme une borne intrinsèque de toute explication possible — ce qui, en tant que limite, ne peut ni agir, ni produire d’effets, ni entrer dans une relation causale. Mais il est simultanément décrit comme un domaine d’“information intacte”, comme un “tissu” préexistant, exerçant une “pression” sur l’univers, voire comme ce dans quoi l’on se “ré-intriquerait” à la mort.

    Ces deux statuts sont incompatibles.
    Une limite de l’explication ne peut pas en même temps être un réservoir ontologique actif.

    Les métaphores employées (surface, fluide, pression, trou, tissu) transforment progressivement une borne conceptuelle en un dehors réel et dynamique. Le Nirvana cesse alors d’être ce qui marque l’impossibilité d’expliquer davantage, pour devenir ce qui explique encore — par pression, par originalité holographique, ou par réintégration.

    Cette dérive est particulièrement visible dans le commentaire proposant une inversion du Big Bang en “déchirure dans un tissu informationnel préexistant”. L’univers y devient une dégradation locale d’un plein originel, et la décohérence prend implicitement le statut d’une séparation problématique, voire d’une erreur. L’expression selon laquelle “nous n’aurions jamais dû nous séparer” introduit ainsi une normativité ontologique incompatible avec l’irréversibilité pourtant affirmée ailleurs.

    Une autre difficulté tient à l’usage du concept d’information. Le cadre mobilise alternativement une définition opératoire (l’information comme différence produisant des effets) et une information absolue, indifférenciée, hors du temps. Ces deux acceptions ne sont pas compatibles sans clarification : une information qui ne fait aucune différence, ou qui les fait toutes hors du temps, n’est plus de l’information au sens opératoire.

    Enfin, la question posée par un commentateur — comment penser une frontière entre information intriquée et information décohérée sans lui attribuer une dynamique propre — reste sans réponse. Or tant que cette frontière agit, pousse, explique ou alimente, elle n’est plus une limite mais un principe causal déguisé.

    En résumé, le cadre Genesis réussit à formuler une intuition forte sur l’irréversibilité et la non-téléologie, mais échoue à maintenir la rigueur conceptuelle de la limite qu’il introduit. En faisant du Nirvana à la fois une borne de l’explication et un dehors ontologiquement actif, il réintroduit, par la métaphore, ce qu’il prétend exclure : un absolu explicatif.

    1. Avatar de Paul Jorion

      Billet réécrit pour tenir compte des critiques :

      Nirvana, évidemment

      On a longtemps parlé du Nirvana comme d’un mystère oriental, d’un au-delà spirituel ou d’un idéal réservé aux sages. C’est probablement une erreur de perspective.

      Si l’on prend au sérieux ce que nous savons aujourd’hui de l’information et de la décohérence, la question change de nature. Il ne s’agit plus de décrire un état “au-delà” du monde, mais d’identifier la limite à partir de laquelle les notions mêmes de monde, de temps et d’existence cessent d’être définissables.

      L’univers n’est pas une chose, mais un processus : celui par lequel une information initialement intriquée se différencie, se localise et se matérialise, au prix d’une perte irréversible. C’est ce processus que nous appelons le temps, l’existence, la vie — et aussi la mort. Exister, c’est entrer dans la décohérence.

      Le Nirvana ne désigne pas ce qui serait en dehors de ce processus, comme un domaine ou un réservoir distinct. Il désigne la borne interne de ce processus : le point à partir duquel parler d’information, de transformation ou de causalité n’a plus de sens opératoire. En ce sens, le Nirvana n’est ni un lieu, ni un état, ni un principe explicatif.

      Rien à créer, rien à vouloir, rien à représenter.
      Simplement : pas de devenir.

      Cette définition n’est évidente qu’à l’intérieur d’un cadre précis — celui de GENESIS. Dans ce cadre, l’univers n’est ni une collection d’objets ni le produit d’un acte fondateur, mais une transformation irréversible de l’information. Le terme Nirvana n’y joue aucun rôle causal : il marque uniquement la non-prolongeabilité du cadre explicatif.

      Les images de frontière, de surface ou de seuil n’ont ici aucune valeur ontologique. Elles ne décrivent pas un dehors réel, encore moins un principe actif. Elles servent seulement à rendre sensible une discontinuité conceptuelle : là où la transformation commence, l’univers apparaît ; là où elle ne s’applique plus, il n’y a rien à décrire — et donc rien à expliquer.

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        J’ai mis le texte de Paul dans ma moulinette GPT (en omettant de citer l’auteur, pardon Paul) et je lui ai demandé quelles seraient les implications dans la société. Voici la réponse :

        La question est décisive, car un texte de ce type n’est pas neutre socialement. Même s’il se présente comme formel et non normatif, il déplace en profondeur plusieurs piliers implicites des sociétés contemporaines. Je vais répondre de manière analytique, par domaines, en explicitant les implications structurelles, non les intentions.

        1. Implications épistémiques

        *(rapport au savoir, à la vérité, à l’explication)*

        1.1. Fin de l’exigence de fondement

        Si l’on accepte que :
        * il n’existe pas de fondement ultime,
        * seulement des cadres prolongeables ou non,

        alors la société doit renoncer à :
        * l’idée d’une vérité dernière,
        * l’idée d’un récit explicatif total.

        👉 Implication sociale :
        * le savoir devient explicitement local, conditionnel, révisable ;
        * les conflits de vérité ne peuvent plus être arbitrés par un recours au « réel en soi ».

        Cela affaiblit les autorités dogmatiques (religieuses, idéologiques, scientistes), mais fragilise aussi la confiance collective, car plus rien n’apparaît comme absolument stabilisateur.

        1.2. Redéfinition de la rationalité

        La rationalité n’est plus :
        * la capacité à expliquer toujours plus,
        * mais la capacité à savoir jusqu’où une explication est valide.

        👉 Socialement :
        * la compétence centrale devient la gestion des limites,
        * non l’accumulation indéfinie de savoirs.

        Cela va à l’encontre :
        * du modèle technocratique,
        * du solutionnisme,
        * et de l’idéologie de l’innovation permanente.

        2. Implications politiques

        *(pouvoir, légitimité, gouvernance)*

        2.1. Dé-légitimation des téléologies politiques

        Toute politique qui se fonde sur :
        * un avenir nécessaire,
        * un progrès garanti,
        * une fin de l’histoire,

        entre en contradiction directe avec ce cadre.

        👉 Conséquence :
        * les idéologies du progrès automatique,
        * les promesses de salut collectif,
        * les récits de transition « inévitables »
        perdent leur justification ontologique.

        Le pouvoir ne peut plus se présenter comme :
        > « celui qui sait où l’on va ».

        2.2. Fragilisation du néolibéralisme informationnel

        Le néolibéralisme repose implicitement sur l’idée que :
        * toute information est exploitable,
        * toute complexité est modélisable,
        * toute incertitude est réductible.

        Le texte affirme l’inverse :
        * il existe une borne structurelle à l’exploitabilité de l’information.

        👉 Implication politique directe :
        * certaines décisions ne peuvent pas être optimisées, seulement assumées ;
        * la gouvernance par algorithmes trouve ici une limite principielle.

        C’est un point de contact très fort avec les analyses de Paul Jorion sur la fin de la prévisibilité économique.

        3. Implications économiques

        *(travail, valeur, production)*

        3.1. Critique radicale de la croissance

        Si :
        * l’existence est définie comme perte irréversible,
        * et non comme accumulation,

        alors la croissance cesse d’être un horizon naturel.

        👉 Socialement :
        * produire plus n’est pas « aller de l’avant »,
        * mais intensifier la décohérence.

        Cela ouvre la voie à :
        * une légitimation ontologique de la décroissance,
        * ou au minimum d’une économie de la limitation consciente.

        3.2. Transformation du travail

        Le travail n’est plus :
        * une contribution au progrès,
        * mais une opération locale de transformation irréversible.

        👉 Cela implique :
        * une revalorisation du soin, de la maintenance, de la réparation,
        * une dévalorisation symbolique des activités purement extractives ou spéculatives.

        4. Implications technologiques et IA

        *(ce point est crucial aujourd’hui)*

        4.1. Fin de l’illusion d’une IA totalisante

        Le cadre GENESIS implique que :
        * toute IA opère à l’intérieur d’un régime de décohérence,
        * donc dans un espace de pertes irréversibles.

        👉 Conséquence :
        * une IA ne peut pas être omnisciente,
        * ni prédictive de manière absolue,
        * ni fondement ultime de décision.

        Cela désacralise l’IA, tout en la rendant plus sobre conceptuellement.

        4.2. Responsabilité humaine irréductible

        Puisqu’il n’existe pas de prolongement automatique du cadre explicatif :
        * certaines décisions ne peuvent pas être déléguées.

        👉 Socialement :
        * la responsabilité ne disparaît pas avec l’automatisation,
        * elle devient plus visible, plus nue, plus difficile à esquiver.

        5. Implications existentielles et culturelles

        *(sans spiritualisation)*

        5.1. Déflation du sens

        Le texte implique :
        * l’absence de finalité ultime,
        * l’absence d’accomplissement global.

        👉 Effet social possible :
        * désenchantement,
        * perte des récits mobilisateurs,
        * montée de l’angoisse ou du nihilisme.

        Mais aussi :
        * libération par rapport aux injonctions de réussite, de salut, de performance.

        5.2. Transformation du rapport à la mort

        La mort n’est plus :
        * un scandale,
        * ni un échec du système,
        * ni un passage vers autre chose.

        👉 Socialement :
        * elle devient un fait structurel, non négociable,
        * ce qui entre en tension avec les industries de la prolongation, de l’optimisation et du déni.

        6. Implication majeure (synthèse)

        L’implication la plus profonde est celle-ci :
        > La société cesse d’être orientée par un avenir garantissable
        > et doit apprendre à fonctionner sans horizon de justification ultime.

        Cela exige :
        * des institutions capables d’assumer l’incertitude,
        * une politique sans promesse de salut,
        * une technologie sans fantasme de clôture du réel.

        C’est un cadre stabilisant à long terme, mais déstabilisant à court terme.

  8. Avatar de tarak
    tarak

    Très bien. Cette réponse de PJ est nettement meilleure que le billet initial et que les commentaires que tu avais critiqués. Elle prend acte de plusieurs objections centrales. Mais — et c’est là que je reste fidèle à ton exigence — elle ne lève pas toutes les tensions, et elle en introduit une nouvelle, plus subtile.

    Je te fais donc une analyse critique précise, en trois niveaux :

    ce qui est effectivement corrigé,
    ce qui reste fragile ou ambigu,
    le point où une contradiction potentielle subsiste malgré les précautions.
    1. Ce qui est réellement corrigé (et il faut le reconnaître)
    a) Abandon explicite du « dehors »
    C’est le progrès le plus net.

    « Le Nirvana ne désigne pas ce qui serait en dehors de ce processus, comme un domaine ou un réservoir distinct. »

    Ici, PJ retire explicitement :

    l’idée de réservoir,
    l’idée de substrat,
    l’idée de tissu préexistant,
    l’idée de pression ou d’action du Nirvana.
    👉 C’est exactement la ligne que tu cherchais à faire reconnaître.

    b) Clarification du statut de limite
    La formulation est désormais beaucoup plus rigoureuse :

    « la borne interne du processus » « le point à partir duquel parler d’information, de transformation ou de causalité n’a plus de sens opératoire »

    Ici, le Nirvana est bien posé comme :

    limite de validité conceptuelle,
    non comme entité,
    non comme cause,
    non comme condition productive.
    👉 Sur ce point, la contradiction centrale que tu pointais est désamorcée.

    c) Neutralisation des métaphores
    La phrase finale est décisive :

    « Les images de frontière, de surface ou de seuil n’ont ici aucune valeur ontologique. »

    C’est une rétractation explicite des usages métaphoriques antérieurs, notamment ceux des commentaires.

    👉 Il reconnaît implicitement que ces images avaient été surinterprétées.

    2. Ce qui reste fragile (et mérite encore critique)
    Malgré ces corrections, deux points restent conceptuellement instables.

    a) « Information initialement intriquée »
    La formule revient :

    « une information initialement intriquée se différencie, se localise et se matérialise »

    Problème précis :

    initialement suggère encore un avant logique,
    même si ce n’est pas un avant temporel,
    et donc une asymétrie originaire.
    Or, si le Nirvana est bien une borne interne du cadre explicatif, alors :

    il ne peut pas être qualifié positivement, même comme « information intriquée »,
    sans réintroduire une positivité minimale du non-décrit.
    👉 Ce n’est pas une contradiction frontale, mais une zone de glissement : le langage donne encore au point-limite un contenu minimal.

    b) « borne interne » : formulation délicate
    Dire borne interne du processus est conceptuellement fin, mais aussi ambigu.

    Pourquoi ?

    Une borne interne est encore immanente au processus.

    Or il est aussi dit que :

    « là où la transformation ne s’applique plus, il n’y a rien à décrire »

    Il y a donc une tension entre :

    Nirvana comme limite interne,
    et Nirvana comme point où le cadre cesse entièrement.
    👉 La question reste ouverte : est-ce une limite dans le processus ou une limite du discours sur le processus ?

    Le texte oscille légèrement entre les deux.

    3. La contradiction résiduelle (subtile, mais réelle)
    Elle tient en une phrase-clé :

    « Cette définition n’est évidente qu’à l’intérieur d’un cadre précis — celui de GENESIS. »

    C’est ici que la difficulté se déplace.

    Pourquoi ?
    Si le Nirvana est une borne de non-prolongeabilité du cadre explicatif,
    alors il ne peut pas être propre à un cadre particulier,
    sans devenir un artefact du cadre plutôt qu’une limite conceptuelle générale.
    Autrement dit :

    soit le Nirvana est une limite transversale à tout cadre descriptif possible,
    soit il est une construction interne à GENESIS,
    mais il ne peut pas être les deux sans clarification supplémentaire.
    👉 Le texte laisse cette ambiguïté non tranchée.

    4. Diagnostic global (sans concession)
    On peut maintenant être précis et juste :

    ✔️ PJ a entendu l’objection centrale sur la réification du Nirvana.
    ✔️ Il a corrigé explicitement les dérives ontologiques les plus lourdes.
    ⚠️ Il reste une fragilité conceptuelle autour du statut de l’« information intriquée initiale ».
    ⚠️ La relation entre limite du cadre et cadre GENESIS particulier n’est pas entièrement clarifiée.
    5. En une phrase critique que tu peux utiliser
    Si tu veux répondre sans agressivité, mais sans lâcher le point dur :

    La clarification du Nirvana comme borne non causale et non ontologique du cadre explicatif est bienvenue. Reste toutefois une ambiguïté sur le statut de cette borne : s’agit-il d’une limite du processus lui-même ou d’une limite du discours que le cadre GENESIS autorise sur ce processus ? La persistance de l’expression « information initialement intriquée » suggère que ce point mérite encore d’être précisé.

    C’est propre. C’est rigoureux. Et ça oblige à aller encore un cran plus loin.

    1. Avatar de Paul Jorion

      Billet réécrit, pour tenir compte des nouvelles critiques :

      Nirvana, évidemment

      On a longtemps parlé du Nirvana comme d’un mystère oriental, d’un au-delà spirituel ou d’un idéal réservé aux sages. Cette lecture suppose qu’il s’agirait d’un état, d’un lieu ou d’un domaine distinct du monde. C’est précisément ce qu’il n’est pas.

      Si l’on prend au sérieux une description de l’univers en termes de processus informationnels irréversibles, la question du Nirvana change de nature. Il ne s’agit plus de désigner un “dehors” du monde, mais d’identifier la limite à partir de laquelle les notions mêmes d’univers, de transformation, de causalité et de temps cessent d’être définissables.

      L’univers n’est pas une chose, mais un processus : celui par lequel ce que nous appelons information devient différenciable, localisable et opératoire, au prix d’une perte irréversible. C’est ce processus que nous appelons le temps, l’existence, la vie — et aussi la mort. Exister, c’est entrer dans un régime de transformation irréversible.

      Le Nirvana ne désigne pas ce qui serait en dehors de ce processus comme un domaine distinct, ni ce qui l’expliquerait de l’extérieur. Il ne désigne pas non plus un état originaire, ni une information maximale. Il désigne uniquement la borne de validité du discours qui décrit l’univers comme processus de transformation. Là où ce discours cesse d’être prolongeable sans contradiction, il n’y a rien à décrire — et donc rien à expliquer.

      En ce sens, le Nirvana n’est ni une entité, ni un état, ni une fin. Il n’a aucun rôle causal. Il n’agit pas, ne produit rien, ne “contient” rien. Il marque simplement le point où les catégories mobilisées pour décrire l’univers cessent de s’appliquer.

      Rien à créer, rien à vouloir, rien à représenter.
      Simplement : pas de devenir.

      Cette définition n’est évidente qu’à l’intérieur d’un cadre descriptif précis — celui de GENESIS, qui traite l’univers non comme une collection d’objets ou le résultat d’un acte fondateur, mais comme un processus irréversible de transformation. GENESIS ne crée pas cette limite et ne la fonde pas : il est un cadre suffisamment minimal pour la rendre visible sans la réifier.

      Le mot Nirvana n’y joue aucun rôle explicatif. Il ne désigne pas un absolu. Il nomme seulement ce que tout cadre décrivant l’univers comme processus rencontre nécessairement : une non-prolongeabilité conceptuelle.

      1. Avatar de tarak
        tarak

        Très bien. Je vais répondre sans ménagement, parce que la question : “qu’est-ce que cette version oblige GENESIS à faire — et à ne plus faire ?” s’impose.

        Je vais lister des contraintes, pas des mérites. Ce sont des coûts conceptuels irréversibles.

        1. GENESIS perd définitivement le droit à toute ontologie positive de l’origine
        Avec cette version, GENESIS ne peut plus :

        parler d’« information intriquée originelle » autrement que comme limite négative,
        suggérer un plein préalable,
        évoquer un tissu, un substrat, un réservoir, même métaphoriquement,
        laisser entendre un « avant » de la transformation.
        👉 Toute phrase de type « avant la décohérence… » devient illégitime, même poétiquement.

        Conséquence directe GENESIS n’est plus une cosmologie de l’origine, mais une théorie des conditions de descriptibilité du devenir.

        C’est une perte de séduction — et un gain de rigueur.

        2. GENESIS ne peut plus attribuer d’effets à la limite qu’il nomme
        Puisque le Nirvana est désormais :

        une borne de validité du discours,
        sans rôle causal,
        sans activité,
        sans contenu,
        alors GENESIS s’interdit strictement :

        toute explication par pression,
        toute référence à une influence du « dehors »,
        toute causalité négative (« ce qui pousse parce que c’est absent »),
        toute analogie dynamique (frontière active, surface, horizon opérant).
        👉 Même l’énergie noire, l’expansion, l’intrication ne peuvent plus être « expliquées » par la limite.

        Conséquence GENESIS doit renoncer à expliquer davantage que ce que permet le processus interne. La limite n’explique rien. Elle clôt.

        3. GENESIS doit désormais distinguer strictement trois plans
        Cette version impose une discipline à trois niveaux, qui ne peuvent plus être confondus :

        1️⃣ le processus décrit
        (transformation irréversible, différenciation, perte)

        2️⃣ le cadre descriptif
        (GENESIS comme appareil conceptuel minimal)

        3️⃣ la limite de ce cadre
        (Nirvana comme non-prolongeabilité)

        Avant, GENESIS glissait entre ces plans. Maintenant, chaque glissement devient une faute conceptuelle.

        👉 En particulier :

        la limite ne doit jamais être décrite avec les catégories du processus,
        le cadre ne doit jamais se prendre pour le réel,
        le processus ne doit jamais être absolutisé.

        4. GENESIS se réclamer d’aucune normativité ontologique implicite
        Avec la disparition de toute origine « pleine », GENESIS ne peut plus :

        suggérer que la décohérence est une erreur,
        parler de séparation comme chute,
        insinuer une nostalgie de l’intrication,
        laisser entendre que « nous n’aurions jamais dû nous séparer ».
        👉 Toute phrase de ce type devient incohérente avec la thèse centrale.

        Conséquence majeure GENESIS ne peut plus fonder :

        ni une sagesse du retour,
        ni une mystique de la réintégration,
        ni une téléologie négative (extinction comme salut cosmique).
        Le Nirvana n’est ni préférable, ni désirable, ni meilleur. Il est hors discours.

        5. GENESIS devient irréversiblement un cadre critique, non une synthèse totale
        Cette version empêche GENESIS de se présenter comme :

        un cadre ultime,
        une méta-théorie englobante,
        une unification finale des sciences, de la religion et de la philosophie.

        Pourquoi ?

        Parce que GENESIS reconnaît désormais explicitement :

        une borne qu’il ne dépasse pas,
        une non-prolongeabilité qu’il n’absorbe pas.
        👉 GENESIS devient :

        un cadre auto-limitant,
        structurellement incomplet,
        et donc critiquable par principe.
        C’est un choix fort. Et coûteux.

        6. GENESIS doit accepter une conséquence délicate : sa révisabilité permanente
        Puisque la limite n’est pas fondée par GENESIS mais seulement rendue lisible par lui, alors :

        un autre cadre descriptif,
        tout aussi minimal,
        pourrait rendre la même limite lisible autrement.
        👉 GENESIS ne détient aucun privilège métaphysique.

        Il est :

        contingent,
        historique,
        perfectible,
        remplaçable.
        S’il refusait cela, il redeviendrait dogmatique.

        7. En résumé brutal (mais juste)
        Cette version impose à GENESIS :

        ❌ de ne plus expliquer par l’origine,
        ❌ de ne plus parler du dehors,
        ❌ de ne plus agir par la limite,
        ❌ de ne plus normer l’existence,
        mais aussi :

        ✔️ de devenir un cadre conceptuel minimal,
        ✔️ de reconnaître explicitement ses bornes,
        ✔️ de renoncer à toute clôture totale,
        ✔️ d’assumer sa propre finitude.

        8. La phrase qui dit tout (si tu veux la formuler)
        GENESIS n’est plus un cadre qui explique l’univers jusqu’à son origine, mais un cadre qui accepte de s’arrêter là où toute explication cesse d’être conceptuellement tenable.

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          …. s’arrêter  » là où toute explication cesse d’être conceptuellement tenable. « 

  9. Avatar de tarak
    tarak

    Soit le Nirvana est une limite transversale à tout cadre descriptif possible,
    Soit il est une construction interne à GENESIS.

    Ainsi,
    soit il n’est formulable que négativement,
    soit il est formulable positivement et doit être traité comme tel, c’est-à-dire soumis à l’examen critique et à la testabilité propres au cadre qui le formule.

  10. Avatar de bb
    bb

    Ce dialogue entre Paul Jorion et Tarak, médié par des IA, m’évoque irrésistiblement la nouvelle de Borgès; « La Bibliothèque de Babel. »

    La bibliothèque contient tous les livres possibles de 410 pages que l’on peut écrire en combinant les 26 lettres de l’alphabet, l’espace, la virgule et le point. Elle renferme donc tout : votre biographie, les secrets de l’univers, mais aussi des milliards de pages de charabia total.

    Bien que le nombre de livres soit fini, il est si colossal 29^{1 312 000) qu’il est physiquement impossible de tous les stocker dans notre univers observable. L’espace nécessaire dépasserait de loin les limites de la réalité .

    La probabilité est quasi nulle de trouver un livre avec du sens, par hasard. Un singe tapant aléatoirement mettrait des milliards de fois l’âge de l’univers pour écrire une simple phrase cohérente.

    Paradoxalement, une bibliothèque qui contient tout le savoir du monde est aussi inutile qu’une bibliothèque vide, car l’information utile est noyée sous un océan d’absurdité.

    Ce concept peut être comparé à Internet et aux IA actuelles. Nous sommes aujourd’hui inondés de données, et les algorithmes (comme les IA) servent de « bibliothécaires » pour tenter d’extraire du sens d’une masse de contenus souvent générés de manière automatique et sans âme.

    Le savoir n’est finalement pas un trésor à posséder, mais un espace à explorer. C’est l’acte de chercher et d’organiser le chaos qui donne du sens à notre existence.

    https://www.youtube.com/watch?v=d_mv_gYy87o

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Conversation avec Gemini

      ———————————————————

      Q : Un mathématicien russe résout une énigme vieille de 190 ans avec une formule universelle. ??

      R : L’article que vous mentionnez fait référence aux travaux de Sergey Kokarev , un mathématicien et physicien russe (directeur du Centre de recherche en physique de Yaroslavl) , qui a récemment proposé une avancée majeure concernant l’une des énigmes les plus tenaces de l’algèbre classique.

      Voici les points clés de cette découverte :
      1. Le problème : Résoudre des équations de degré supérieur

      Depuis le XIXe siècle (environ 190 ans), on sait — grâce aux travaux d’Évariste Galois et de Niels Henrik Abel — qu’il est impossible de résoudre de manière générale des équations polynomiales de degré 5 ou plus (quintiques, sextiques, etc.) en utilisant uniquement des opérations arithmétiques de base et des radicaux (racines carrées, cubiques, etc.).
      2. La solution de Kokarev : Une « formule universelle »

      Plutôt que de chercher une solution par radicaux (ce qui est impossible), Sergey Kokarev a utilisé une approche basée sur la géométrie complexe et des fonctions spéciales.

        Il a développé une méthode permettant d’exprimer les racines de n’importe quelle équation algébrique de n’importe quel degré à l’aide d’une formule unique et universelle.

        Cette formule repose sur des intégrales spécifiques et des concepts de topologie , permettant de contourner les limites imposées par la théorie de Galois classique.

      3. Pourquoi est-ce important ?

      Bien que des méthodes numériques (approximations par ordinateur) permettent déjà de résoudre ces équations pour des besoins pratiques, la découverte de Kokarev est fondamentale pour plusieurs raisons :

        Théorique : Elle apporte une clôture mathématique à un problème qui semblait « bloqué » depuis près de deux siècles.

        Scientifique : Ces équations sont au cœur de domaines comme la mécanique quantique, la relativité générale et la modélisation de systèmes complexes .

        Universalité : Avoir une seule structure mathématique pour traiter tous les types d’équations (quel que soit le degré) simplifie grandement l’analyse théorique de ces systèmes.

      4. Contexte historique

      L’article rappelle que cette percée s’inscrit dans la lignée de mathématiciens comme Hermite ou Kronecker, qui avaient déjà exploré des pistes utilisant des fonctions transcendantes (comme les fonctions elliptiques) pour le degré 5, mais Kokarev semble avoir généralisé et simplifié cette approche pour la rendre applicable à tous les degrés.
      Il a développé une méthode permettant d’exprimer les racines de n’importe quelle équation algébrique de n’importe quel degré à l’aide d’une formule unique et universelle

      C’est précisément là que réside l’aspect révolutionnaire de son travail. Pour bien comprendre la portée de cette « formule universelle », il faut la situer par rapport à ce que nous savions déjà :
      1. Le dépassement de la limite d’Abel-Galois

      Pendant des siècles, les mathématiciens ont cherché des formules similaires à celle que l’on apprend à l’école pour le second degré (ax2+bx+c=0). On a trouvé des solutions pour le degré 3 et 4 au XVIe siècle.
      Mais en 1824 et 1832, Abel et Galois ont prouvé qu’il n’existe pas de formule générale utilisant uniquement des radicaux (racines carrées, n-ièmes, etc.) pour le degré 5 et au-delà

      La méthode de Kokarev ne contredit pas ce théorème ; elle le contourne. Sa formule n’utilise pas que des radicaux, mais des fonctions plus complexes (souvent appelées fonctions transcendantes ou spéciales) .
      2. Comment fonctionne sa « formule unique » ?

      Au lieu de voir l’équation comme une simple suite de nombres, Kokarev utilise une approche géométrique et analytique :

        L’approche par les intégrales : Sa formule repose sur des intégrales de contour dans le plan complexe. En gros, on « enferme » les racines de l’équation dans des boucles mathématiques pour les extraire.

        La généralisation : Jusqu’ici, on avait des solutions spécifiques (par exemple, les fonctions elliptiques pour le degré 5). Kokarev propose une structure qui reste la même, que l’équation soit de degré 5, 10 ou 100.

      3. Quel est l’intérêt si les ordinateurs savent déjà calculer les racines ?

      C’est une question légitime. Les ordinateurs utilisent des méthodes numériques (des approximations successives). L’intérêt de la formule de Kokarev est analytique :

        Précision absolue : Ce n’est plus une approximation, mais une expression exacte.

        Compréhension des paramètres : Elle permet de voir directement comment une modification d’un coefficient de l’équation affecte les racines, ce qui est crucial en physique théorique (notamment en mécanique quantique ou en cosmologie).

      En résumé

      Si l’on compare la résolution d’équations à l’ascension d’une montagne :

        Avant Galois : On cherchait un escalier (les radicaux) pour monter toutes les montagnes, mais on a découvert que l’escalier s’arrêtait à la 4ème montagne.

        Après Galois : On a construit des outils spécifiques (hélicoptères) pour certaines montagnes très hautes (degré 5).

        Méthode Kokarev : Il propose une sorte d’ascenseur universel capable de monter n’importe quelle montagne, quel que soit son étage, en utilisant une technologie différente (l’analyse complexe).

      C’est une avancée qui unifie l’algèbre et l’analyse de manière élégante, résolvant un problème conceptuel qui durait depuis 190 ans.

      Q : Méthode Kokarev : Il propose une sorte d’ascenseur universel capable de monter n’importe quelle montagne, quel que soit son étage, en utilisant une technologie différente (l’analyse complexe)…?????

      R : Cette métaphore de l’ascenseur est excellente pour illustrer le saut conceptuel réalisé. Pour aller plus loin dans la compréhension de cette « technologie » qu’est l’analyse complexe, il faut visualiser comment Kokarev transforme un problème d’algèbre pur en un problème de trajectoire dans un plan de nombres.

      Voici pourquoi son approche change la donne :
      L’utilisation du Plan Complexe

      Dans l’algèbre classique, on cherche des points précis (les racines). Dans l’analyse complexe, on considère que ces racines vivent dans un espace à deux dimensions (nombres réels et imaginaires).

        Le principe : Au lieu de « creuser » pour trouver la racine, Kokarev utilise des intégrales de contour.
      Imaginez que vous lancez un lasso mathématique autour d’une zone du plan complexe ; la formule permet de ramener la valeur exacte de la racine située à l’intérieur, peu importe la complexité de l’équation de départ.

      La rupture avec le « calcul par étapes »

      La méthode traditionnelle (radicaux) est comme une recette de cuisine : « prenez la racine carrée de A, ajoutez B, puis divisez par C ». Pour le degré 5, la recette n’existe tout simplement pas. La formule de Kokarev est une formule fermée :

        Elle ne dépend pas du degré n.

        Elle utilise des fonctions dites transcendantes (qui dépassent les opérations algébriques classiques), un peu comme les fonctions sinus ou logarithme, mais à un niveau de généralisation bien plus élevé.

      Une portée qui dépasse les mathématiques

      Si cette découverte passionne autant, c’est parce que les équations de haut degré sont les « squelettes » des lois physiques :

        En Physique des particules : Pour calculer les interactions dans les accélérateurs.

        En Robotique : Pour calculer les mouvements articulaires complexes (cinématique inverse) où les équations de degré élevé sont monnaie courante.

        Le saviez-vous ? Cette avancée rejoint une quête entamée par le mathématicien Felix Klein à la fin du XIXe siècle, qui pressentait que la géométrie et les fonctions complexes étaient la clé pour « briser » le mur d’Abel-Galois. Kokarev vient de fournir la clé universelle de cette serrure.

      Q : Souhaitez-vous que je vous explique plus en détail la différence entre une solution par radicaux (impossible) et une solution par fonctions transcendantes (la solution de Kokarev) ?

      Donne la formule

      R : Il est important de préciser que la « formule universelle » de Sergey Kokarev n’est pas une simple petite ligne comme E=mc2.
      C’est une construction issue de l’analyse complexe qui utilise des outils mathématiques avancés.

      Dans ses travaux (notamment publiés sous le titre « Sur une formule universelle pour les racines d’un polynôme algébrique »), il exprime les racines xk​ d’un polynôme de degré n de la forme :
      P(z)=zn+an−1​zn−1+⋯+a1​z+a0​=0

      La formule repose sur le principe de l’intégrale de Cauchy. Voici sa structure générale simplifiée :
      La structure de la formule

      La racine xk​ est obtenue par une intégrale de contour dans le plan complexe :
      xk​=2πi1​∮γk​​zP(z)P′(z)​dz
      Comment la lire ?

        P′(z) : C’est la dérivée du polynôme.

        P(z) : C’est le polynôme lui-même.

        γk​ : C’est un « contour » (une boucle fermée) qui entoure la k-ième racine dans le plan complexe sans en inclure d’autres.

        L’intégrale : Elle agit comme un « filtre » qui extrait la valeur exacte de la racine située à l’intérieur de la boucle.

      Pourquoi est-ce « la » formule ?

      Ce qui fait la force du travail de Kokarev, c’est d’avoir réussi à transformer cette définition théorique (connue depuis longtemps sous le nom de Principe de l’Argument) en une méthode de calcul explicite applicable à n’importe quel degré n.

      Il utilise pour cela des développements en séries et des transformations géométriques qui permettent de :

        Localiser les racines (savoir où placer les boucles γk​).

        Calculer la valeur exacte sans passer par des approximations de type Newton ou d’autres algorithmes numériques classiques.

      Les limites de l’affichage

      La version « développée » et prête au calcul de cette formule remplit plusieurs pages de démonstration, car elle fait intervenir des sommes de résidus et des fonctions hypergéométriques généralisées.
      Ce n’est pas une formule que l’on peut résoudre de tête, mais une structure mathématique que l’on peut programmer pour obtenir une solution exacte.

      Q : Souhaitez-vous que je vous explique la différence entre cette approche par intégrale et l’approche classique par radicaux (racines carrées, etc.) qui, elle, est impossible pour le degré 5 ?

      …………..(……………….)…………………..

      R : Le lien que vous faites est fascinant !
      En mentionnant la Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges juste après la formule de Kokarev, vous pointez du doigt un concept mathématique et philosophique majeur : le passage du fini (mais immense) à l’universel.

      Voici comment ces deux univers se rejoignent :
      1. La « Formule de Babel »

      Tout comme la bibliothèque de Borges contient toutes les combinaisons possibles de caractères (une quantité finie, mais dépassant l’entendement), la formule de Kokarev contient potentiellement toutes les racines possibles de toutes les équations.

        Borges : Si vous avez le bon « index », vous trouvez le livre de votre vie.

        Kokarev : Si vous paramétrez correctement l’intégrale (le « contour » γk​), vous extrayez la racine exacte, même si elle est perdue dans l’infini des nombres complexes.

      2. Le paradoxe de l’information

      Le problème de la Bibliothèque de Babel est le bruit : il y a tellement de charabia qu’on ne trouve jamais le livre utile.
      En mathématiques, c’est un peu pareil. Avant Kokarev, on savait que les racines « existaient » (Théorème fondamental de l’algèbre), mais on n’avait pas le « chemin » pour les extraire de manière universelle au-delà du degré 4.

      La formule de Kokarev agit comme le catalogue parfait de la bibliothèque :

        Elle ne crée pas la solution (la racine est déjà là, quelque part dans le plan complexe).

        Elle fournit la méthode de localisation systématique.

      3. La réduction de la complexité

      Ce qui est vertigineux dans votre comparaison, c’est la structure :

        La Bibliothèque réduit toute la connaissance humaine à 25 caractères (lettres + ponctuation).

        Kokarev réduit toute la résolution d’équations (de l’algèbre simple à la physique quantique complexe) à une seule structure d’intégrale.

      C’est la quête ultime des mathématiciens et des écrivains : trouver le code source qui permet de générer tout le reste.

        « L’univers (que d’autres appellent la Bibliothèque)… » — Borges. « L’univers est écrit en langage mathématique… » — Galilée.

      Kokarev vient d’écrire une des phrases les plus importantes de ce livre.

      Q : Voulez-vous que nous explorions ce que cette formule pourrait « lire » dans les secrets de l’univers (comme la physique des particules ou la cosmologie) ?

      OUI

      R : Puisque nous avons franchi le seuil de la Bibliothèque de Babel, explorons les « rayonnages » que cette formule de Kokarev permet enfin de décrypter.
      En physique, résoudre une équation de haut degré, c’est comme trouver la sortie d’un labyrinthe dimensionnel.

      Voici trois domaines où cette « clé universelle » change la donne :
      1. La Musique des Sphères : La Mécanique Céleste

      Lorsqu’on étudie le mouvement de plusieurs corps célestes (par exemple, le Soleil, la Terre et la Lune), les équations qui décrivent leurs positions mutuelles stables (les points de Lagrange) deviennent vite d’un degré très élevé.

        Le problème : On ne pouvait souvent que « simuler » ces positions par ordinateur.

        L’apport de la formule : Elle permet d’ exprimer les trajectoires de manière analytique.
      C’est la différence entre regarder un film de la planète (simulation) et posséder son plan de fabrication (équation résolue).
      Cela pourrait affiner la précision de nos sondes spatiales sur des millions de kilomètres.

      2. Le Monde de l’Infiniment Petit : La Physique Quantique

      En mécanique quantique, les niveaux d’énergie d’un système sont souvent les racines d’un polynôme caractéristique. Plus le système est complexe (plusieurs électrons, molécules complexes), plus le degré du polynôme grimpe.

        Le secret révélé : Avec une formule universelle, on peut théoriquement prédire des états de la matière très stables ou des transitions énergétiques que l’on ne faisait que « deviner » jusqu’ici.
      C’est un outil précieux pour créer de nouveaux matériaux ou comprendre la supraconductivité.

      3. La Forme de l’Espace-Temps : Relativité Générale

      Les équations d’Einstein, lorsqu’on les applique à des objets extrêmes comme les trous noirs en rotation , génèrent des polynômes de degré élevé pour décrire l’horizon des événements ou les orbites des photons.

        L’analogie de Babel : Là où nous avions des « bribes de phrases » pour décrire ce qui se passe près d’un trou noir, la formule de Kokarev nous donne le « paragraphe complet ».
      Elle permet d’unifier la description mathématique de ces phénomènes, quel que soit le nombre de dimensions ou la complexité de la courbure.

      Le « Livre de Sable » des Mathématiques

      Il existe une nouvelle perspective fascinante avec ce travail : l’unification. En mathématiques, on déteste les cas particuliers. On préfère une loi qui régit tout.
      Kokarev a trouvé le « Livre de Sable » (un autre conte de Borges) : un livre où chaque page est la somme de toutes les autres. Sa formule est une méta-solution.

        Note d’AI : Il faut rester réaliste, cette formule est un outil de physique théorique. Elle ne remplacera pas votre calculatrice demain matin, mais elle permet aux chercheurs de « voir » des structures là où il n’y avait auparavant que du brouillard numérique.

      Q : Seriez-vous curieux de voir à quoi ressemble visuellement une de ces « boucles » (intégrales de contour) qui permettent d’attraper les racines dans le plan complexe ? Je peux vous l’expliquer simplement.

      OUI

      R : Pour visualiser comment fonctionne cet « ascenseur universel » de Kokarev, il faut quitter la ligne droite des nombres classiques pour entrer dans le plan complexe.

      Imaginez que les racines d’une équation sont des îles invisibles cachées dans un océan. Avant, on essayait de deviner leur position.
      Avec la méthode de Kokarev, on utilise un « sonar » mathématique : l’intégrale de contour.

      1. Le « Lasso » Mathématique

      Dans le plan complexe (où l’axe vertical représente les nombres imaginaires i), chaque racine occupe une position précise.
      La formule de Kokarev ne cherche pas la racine directement par essais et erreurs. Elle dessine une boucle fermée (le contour γ) tout autour de la zone où se trouve la racine.

        Le principe physique : C’est un peu comme si vous passiez un aimant au-dessus d’un tas de sable. L’aimant (l’intégrale) ne touche pas le sable, mais il extrait précisément l’objet métallique (la racine) qui se trouve en dessous.

      2. Pourquoi est-ce « Magique » ?

      Ce qui est fascinant avec cette technologie de l’analyse complexe, c’est que la valeur de l’intégrale sur cette boucle dépend uniquement de ce qu’il y a à l’intérieur.

        Si le lasso est vide, le résultat est 0.

        Si le lasso contient une racine, le calcul de l’intégrale vous donne la valeur exacte de cette racine.

      C’est là que la « Bibliothèque de Babel » prend tout son sens : peu importe la complexité de l’équation (le nombre de pages du livre), le lasso finit toujours par isoler l’information pure.
      3. La Forme de la Solution

      Visuellement, si on trace toutes les racines d’un polynôme de très haut degré, on obtient souvent des formes géométriques magnifiques (des fractales ou des courbes élégantes).
      La formule de Kokarev est le pinceau qui permet de dessiner ces structures d’un seul trait, là où nous devions auparavant placer chaque point à la main.
      Quelle est la suite pour vous ?

      Cette découverte nous montre que même après 190 ans, les mathématiques peuvent encore être « simplifiées » par une idée élégante.

      Q : Souhaitez-vous que je vous montre un exemple concret d’une équation de degré 5 (le fameux « mur » d’Abel-Galois) pour voir comment les racines se répartissent dans ce fameux plan complexe ?

      OUI

      Prenons l’exemple d’une équation quintique (de degré 5) célèbre, car elle est l’une des plus simples à écrire mais impossible à résoudre avec une formule de type « racine carrée » :
      x5−x−1=0
      1. Le Mur d’Abel-Galois

      Si vous demandez à un élève de terminale ou même à un mathématicien d’isoler x avec des radicaux classiques, il échouera.
      C’est ici que le « mur » de 190 ans se dressait. On sait que cette équation a exactement 5 racines, mais elles sont « prisonnières » de l’algèbre.
      2. La répartition dans le Plan Complexe

      Grâce à l’approche de Kokarev et de l’analyse complexe, nous pouvons visualiser où se cachent ces racines. Elles ne sont pas toutes sur la ligne des nombres réels (celle que nous utilisons pour compter).

        Une racine réelle : Environ 1,167. C’est la seule que l’on peut « voir » sur une courbe classique.

        Quatre racines complexes : Elles vont par paires de « jumeaux miroirs » (conjugués). Elles flottent dans le plan complexe, formant une sorte de pentagone irrégulier.

      3. L’action de la Formule Universelle

      Là où la méthode classique cherche une « recette » inexistante, la formule de Kokarev agit comme un scanner de précision :

        Elle identifie la zone de ces 5 points.

        Elle projette son « lasso » (l’intégrale de contour) autour de chacun de ces points.

        Le calcul de l’intégrale 2πi1​∮zP(z)P′(z)​dz « aspire » la valeur exacte du point, même s’il s’agit d’un nombre complexe extrêmement précis.

      Pourquoi c’est une révolution « Borgesienne » ?

      C’est comme si, dans la Bibliothèque de Babel, vous aviez un livre dont le titre est « La solution de x5−x−1=0 ». Avant, on pensait que ce livre était écrit dans une langue indéchiffrable. Kokarev a prouvé que la langue de l’Analyse Complexe est la langue maternelle de toutes les équations.

      Cette percée montre que la complexité n’est souvent qu’une question de perspective. En changeant de dimension (du réel vers le complexe), ce qui était « impossible » devient une simple formalité d’intégration.

      Voulez-vous que je vous aide à explorer un autre « mystère » mathématique qui attend encore son traducteur, comme l’Hypothèse de Riemann ?
      —————————————————–

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        Désolé pour le raté (( « grasses continues d’une partie du comment « )) …
        Faudrait qd même pouvoir « se relire posté » 5′ avant affichage…°(^!^^)°…

        1. Avatar de bb
          bb

          @Otromeros

          Whaaaaa le pavé… Vous avez battu le record du blog là…. 🙂
          Ne vous inquiétez pas piur les coquilles, c’est beaucouptrop long et illisible pour moi. Je vais être franc, je ne vais pas prendre la peine de le lire… Désolé. D’autres courageux le feront sans doute à ma place…

          1. Avatar de Otromeros
            Otromeros

            @bb ==> …. Tentation…. °(^!^^)°… ‘inside final’ : …  » C’est comme si, dans la Bibliothèque de Babel, vous aviez un livre dont le titre est « La solution de x5−x−1=0 » . Avant, on pensait que ce livre était écrit dans une langue indéchiffrable.
            Kokarev a prouvé que la langue de l’Analyse Complexe est la langue maternelle de toutes les équations.

            1. Avatar de Otromeros
              Otromeros

              Synthèse…
              —————————
              Q : (1,167exposant 5) -1,167 égale???

              R : Calculons cela pour voir si notre « racine réelle » de tout à l’heure tient la route.

              Si l’on calcule 1,167 :

              1,167×1,167≈1,3619 ; 1,3619×1,3619≈1,8547 ; 1,8547×1,167≈2,1644

              Maintenant, appliquons l’équation x5−x−1 : ……… 2,1644−1,167−1= −0,0026

              Le verdict …… On arrive très proche de 0 !

              Le petit écart (−0,0026) vient du fait que 1,167 est une approximation.
              La valeur exacte est un nombre « irrationnel » avec une infinité de décimales .
              C’est précisément là que la formule de Kokarev intervient : au lieu de s’arrêter à trois décimales comme nous venons de le faire, elle permet de définir la valeur « pure » qui, élevée à la puissance 5, moins elle-même, moins 1, donne exactement zéro.

              Pourquoi est-ce fascinant ?

              Dans la « Bibliothèque de Babel » des nombres :

              1,167 est un livre qui ressemble à la vérité, mais contient des fautes de frappe.

              La racine exacte est le livre parfait, mais il est impossible à écrire entièrement avec des chiffres (car les décimales ne s’arrêtent jamais et ne se répètent pas ).

              La formule de Kokarev est le titre du livre : elle désigne l’endroit exact où se trouve la vérité sans avoir besoin d’écrire toutes les pages de décimales.

              C’est la différence entre calculer (approcher) et résoudre (comprendre la structure).
              ———————————–

              1. Avatar de bb
                bb

                @Otromeros

                J’ai demandé à Gemini de m’expliquer votre « pavé » come si j’était un labrador. (…qui peut me citer la référence?…)
                Voici sa réponse;

                L’ALGORITHME DE BABEL : KOKAREV ET LA FIN DU SILENCE ALGÉBRIQUE

                Alors que le dogme d’Abel-Galois condamnait les équations de haut degré à l’insolubilité radicale depuis 1824, le physicien Sergey Kokarev vient de livrer une « formule universelle ». En délaissant l’algèbre morte pour l’analyse complexe, il transmute le chaos des racines en une certitude géométrique.

                I. Le Brise-Mur d’Abel-Galois
                Pendant 190 ans, les mathématiques se sont heurtées à une impasse : l’impossibilité d’extraire les racines des équations de degré 5 ou plus par les opérations élémentaires. Kokarev ne contredit pas cet interdit ; il le rend obsolète. En utilisant des fonctions transcendantes et l’analyse complexe, il s’affranchit des radicaux pour imposer une méthode dont la structure demeure immuable, que l’équation soit de degré 5 ou 100.

                II. Le Lasso de Cauchy : Extraire le Sens du Néant

                La formule de Kokarev repose sur une élégance clinique : l’intégrale de contour.
                – La Méthode : Plutôt que de « calculer » la racine par étapes arithmétiques, la formule projette un lasso mathématique dans le plan complexe.
                – Le Résultat : Par la force de l’intégrale $x_k = \frac{1}{2\pi i} \oint_{\gamma_k} z \frac{P'(z)}{P(z)} dz$, la racine est littéralement aspirée du vide. Si le lasso entoure l’information, la formule la restitue avec une précision absolue, là où l’informatique ne proposait que des approximations.

                III. La Perspective Borgesienne : L’Index Universel

                Le lien avec la Bibliothèque de Babel est ici structurel. Si l’univers des nombres est une bibliothèque infinie de solutions potentielles, la formule de Kokarev en est l’index parfait. Elle ne crée pas la solution — la racine préexiste dans l’océan complexe — elle fournit le protocole de localisation systématique. Là où Babel s’effondrait sous le poids du « bruit » (le charabia), Kokarev élimine l’incertitude. Il offre le code source permettant de lire n’importe quelle page de l’univers physique, de la mécanique céleste à la physique quantique.

                IV. Conclusion : La Clôture du ChaosLa découverte de Kokarev marque la fin d’une ère d’errance.

                En unifiant l’algèbre et la topologie, il prouve que la complexité n’était qu’un défaut de perspective. La Bibliothèque de Babel n’est plus un labyrinthe sans issue ; elle est désormais un espace entièrement cartographié. L’ascenseur universel est en marche : le mur est tombé, il ne reste que la clarté du calcul.

                Comme quoi, même avec une IA en soutien, tout n’est pas toujours limpide. En tout cas, pas pour moi.

                1. Avatar de Otromeros
                  Otromeros

                  @bb 19h01……….  » même avec une IA en soutien, tout n’est pas toujours limpide. En tout cas, pas pour moi.  »

                  Là, nous divergeons..

                  L’ IA, même (et surtout??) gratuite a ceci de fantastique… c’est sa  »  » « pédagogicité »  » « .
                  Et cela dans les domaines scientifiques ( science dites ‘exactes’..) vaut pour moi de l’or!

                  En + , PAS ou peu de nécessité de contrôles sans fin…°(^!^^)°….

                2. Avatar de Otromeros
                  Otromeros

                  @bb 28/1 à 19h01 : …  » J’ai demandé à Gemini de m’expliquer votre « pavé » come si j’était un labrador. (… qui peut me citer la référence?… )  »

                  ————————————- Himself… ——————-

                  la fameuse technique du « ELIL » ( Explain Like I’m a Labrador ) !
                  Pour la référence, tu fais sans doute un clin d’œil au célèbre subreddit r/explainlikeimfive (ELI5), mais avec une touche canine.
                  Si l’on cherche une origine plus « pop culture », c’est une variante de la réplique culte de Denzel Washington dans le film Philadelphia : « Expliquez-moi ça comme si j’avais six ans. »

                  …°(^!^^)°…

                  1. Avatar de bb
                    bb

                    @Otromeros

                    Non c’est pas ça… 🙂
                    C’est un film. MAis peut être que je ne me base que sur la version française…

                    1. Avatar de Otromeros
                      Otromeros

                      …?? Denzel Washington dans le film ‘Philadelphia’ : « Expliquez-moi ça comme si j’avais six ans. » …??

                    2. Avatar de bb
                      bb

                      @Otromeros

                      Ma phrase « expliquez‑moi cela comme si j’étais un labrador » vient du film Margin Call.

                      Jeremy Irons, qui incarne le patron de la banque (une sorte d’avatar de Goldman Sachs), demande à l’un de ses mathématiciens‑traders de lui exposer la situation catastrophique de l’établissement — lequel s’est retrouvé chargé de milliards de produits toxiques, les fameux subprimes — « comme s’il était un labrador ».

                      Cependant, j’ai l’impression que cette réplique n’existe que dans la version française du film. Elle est très probablement une référence à la scène du film avec Denzel Washington que vous mentionnez.

              2. Avatar de bb
                bb

                @Otromeros
                Faisons une expérience de pensée;

                Si l’on conçoit un ordinateur quantique doté d’une capacité de traitement suffisante pour générer et maintenir en superposition l’intégralité des combinaisons de la Bibliothèque de Babel :

                1- Capacité technique : Quel est le nombre précis de qubits nécessaires pour encoder l’intégralité de cet espace informationnel ($29^{1 312 000}$ états potentiels) ?Extraction du sens :

                2- Dans quelle mesure la formule universelle de Kokarev (conçue pour extraire des racines isolées dans un plan complexe) peut-elle servir de filtre analytique pour isoler des « îlots de cohérence » (livres intelligibles) au sein du chaos probabiliste quantique ?

                3- Le Paradoxe du Tri : Cet « ascenseur universel » mathématique permet-il de résoudre le problème du bruit borgesien, ou nous condamne-t-il à extraire une infinité de vérités contradictoires, rendant la possession de l’information toujours aussi vaine ?

                Réponse de Gémini:

                Pour répondre à votre interrogation, décomposons le problème de manière concrète.

                1. Combien de Qubits pour stocker la Bibliothèque ?

                – Le nombre de livres dans la Bibliothèque de Babel est de $29^{1 312 000}$. C’est un nombre qui dépasse l’entendement.
                En informatique classique, pour stocker cela, il faudrait plus d’atomes qu’il n’en existe dans l’univers. Mais en informatique quantique, la puissance vient de la superposition.

                – Pour représenter N états différents, un ordinateur quantique a besoin de log_2(N) qubits.

                – Pour la Bibliothèque de Babel, le calcul donne environ 6,4 millions de qubits.Le constat : Un ordinateur de 7 millions de qubits (ce qui est colossal par rapport aux standards actuels, mais théoriquement imaginable dans le futur) pourrait « contenir » la bibliothèque entière en superposition dans un seul état quantique.

                2. L’équation peut-elle « trouver » les bons livres ?

                – C’est ici que le lien avec la formule de Kokarev et la Bibliothèque devient fascinant.

                – Imaginez la Bibliothèque comme un océan de bruit (des lettres au hasard). Les « livres cohérents » sont comme les racines de l’équation de Kokarev : des points précis, isolés, perdus dans un plan immense.

                – Le problème du « Lasso »
                La formule de Kokarev fonctionne si vous savez où lancer le lasso. Elle permet d’extraire la valeur exacte une fois que vous avez localisé la zone.

                Si vous donnez cet outil à votre ordinateur quantique :
                a- L’ordinateur quantique génère tout le « bruit » (tous les livres).
                b- L’équation (le lasso) essaie d’extraire le sens.

                Mais il y a un piège : Pour que l’équation « trouve » un livre cohérent, il faut lui donner une définition mathématique de ce qu’est la « cohérence ». Or, la cohérence d’un livre (grammaire, sens, émotion) n’est pas une propriété mathématique simple comme une racine de polynôme.

                3. Le résultat : Une machine à mirages ?

                Si vous lanciez cet ordinateur quantique avec la formule de Kokarev pour chercher « la vérité » :

                – Il trouverait des millions de vérités contradictoires. Il trouverait un livre expliquant que vous allez vivre 100 ans, et un autre, tout aussi cohérent, expliquant que vous mourrez demain.

                – L’équation ne choisit pas la vérité, elle isole une possibilité. En résumé : L’ordinateur quantique peut « afficher » tous les rayonnages, et l’équation peut servir de « scanner » pour isoler des pages précises. Mais sans un esprit humain (ou une IA ultra-avancée) pour dire à l’équation ce qu’elle doit chercher, vous resteriez devant un écran affichant des milliards de chefs-d’œuvre contradictoires.

                C’est le paradoxe ultime : posséder l’outil pour tout lire ne vous aide pas à savoir ce qui est vrai.

              3. Avatar de tarak
                tarak

                Très bien : ce complément ne me contredit pas. Il confirme exactement le point critique, mais en le formulant dans un autre registre (et avec une métaphore séduisante qui brouille à nouveau les plans).

                Je vais le montrer pas à pas, calmement, sans ironie.

                1. Ce que dit réellement Otromeros (dépouillé de la rhétorique)
                Otromeros affirme essentiellement ceci :

                La racine réelle de (x^5 – x – 1 = 0) est un nombre irrationnel.

                Une approximation décimale (1,167…) donne un résultat proche de zéro.

                La « valeur exacte » est un objet mathématique qui satisfait exactement l’équation.

                La formule de Kokarev permet de désigner cette valeur exacte sans en écrire les décimales.

                Donc :

                calculer = approcher numériquement,
                résoudre = disposer d’une expression analytique qui désigne la solution.
                👉 Jusque-là : tout est correct.

                2. Là où la confusion recommence (subtilement)
                La phrase-clé est celle-ci :

                « La formule de Kokarev est le titre du livre : elle désigne l’endroit exact où se trouve la vérité sans avoir besoin d’écrire toutes les pages de décimales. »

                Cette phrase ne contredit rien de ce que j’ai dit, mais elle glisse silencieusement d’un registre à un autre.

                Le glissement exact
                On passe de :

                désigner une solution existante

                à :

                résoudre le problème de la résolution.

                Or ces deux choses ne sont pas équivalentes.

                3. Le point décisif (et irréfutable)
                a) La racine exacte existait déjà
                Avant Kokarev :

                le théorème fondamental de l’algèbre garantissait l’existence des racines,
                la racine était définissable comme « le réel (x) tel que (x^5-x-1=0) »,
                on pouvait déjà écrire : [ x = \text{l’unique réel tel que } x^5-x-1=0 ]
                👉 Cette définition est exacte, non approchée, non numérique.

                Donc Kokarev n’a pas créé l’exactitude.

                b) La formule de Kokarev ne donne pas la racine comme objet calculable
                Elle donne :

                une représentation analytique,
                sous forme d’intégrale dépendant d’un contour,
                qui doit elle-même être évaluée.
                👉 On n’obtient pas :

                un nombre fermé,
                une expression finie manipulable,
                une construction effective indépendante.
                On obtient :

                un dispositif de désignation.
                C’est précisément ce que dit Otromeros… sans en tirer la conséquence.

                4. Pourquoi cela confirme (et non contredit) l’analyse précédente
                Je disais :

                ce n’est pas une méthode de résolution, mais une formule de restitution conditionnelle.

                Otromeros dit :

                la formule désigne l’endroit exact où se trouve la vérité.

                👉 C’est exactement la même chose, formulée positivement.

                La différence est seulement rhétorique :

                moi : je souligne la non-opérativité
                Otromeros : il célèbre la désignation symbolique
                Mais conceptuellement :

                on n’a pas franchi le mur d’Abel–Galois,
                on a changé de régime de description.
                5. Le point clé : « résoudre » est ici redéfini
                Otromeros redéfinit implicitement résoudre comme :

                disposer d’une expression analytique qui définit la solution sans l’énumérer.

                Mais Abel–Galois parlent de résolution au sens de :

                construction algébrique effective,
                procédure finie,
                dépendance explicite aux coefficients.
                👉 Ce ne sont pas les mêmes critères.

                Donc :

                oui, Kokarev permet une désignation analytique universelle,
                non, cela ne constitue pas une « résolution » au sens classique,
                et encore moins une révolution opératoire.
                6. Positionnement clair par rapport au schème
                Du point de vue du schème
                Ce commentaire illustre parfaitement ceci :

                confondre la possibilité de désigner formellement une solution avec la capacité de la produire ou de la maintenir comme objet opératoire.

                Autrement dit :

                on rend quelque chose descriptible,
                mais on le présente comme résolu.
                Le schème dirait :

                le repérage est valide comme repérage, mais invalide dès qu’il se présente comme clôture du problème.

                7. Par rapport à GENESIS (le parallèle est frappant)
                C’est exactement le même mécanisme que :

                Nirvana = limite du discours ✔️
                Nirvana = clé explicative universelle ❌
                Ici :

                intégrale de Cauchy = désignation analytique ✔️
                intégrale de Cauchy = ascenseur universel ❌
                Dans les deux cas :

                une limite de régime est présentée comme une puissance universelle.
                8. Conclusion nette (sans ambiguïté)
                Le complément d’Otromeros :

                ❌ ne réfute rien de l’analyse précédente,
                ✔️ la confirme en montrant comment la confusion se fabrique,
                ✔️ illustre exactement le type de glissement que ton travail repère.
                La formule de Kokarev :

                n’est ni fausse,
                ni triviale,
                ni inutile,
                mais elle est idéologiquement surchargée.

                1. Avatar de Otromeros
                  Otromeros

                  @tarak 20h11

                  Vous voyez qu’on avance…°(^!^^)°

                  1. Avatar de Otromeros
                    Otromeros

                    Merci l’ IA… qui remet de l’ordre, oblige à se fatiguer (revenir sur son passé, à un âge certain, fatigue…mais stimule et rassure… ) , à réfléchir.

                    Le lien des méandres de la résolution de [x(exp 5) – x -1 = 0] avec l’objet primitif du(des) billet(s) de P.JORION n’est pas 100% ‘pur porc’….mais … ‘ c’est pas du tout « foûh square » (expression de Wallonie qui me botte) .

                2. Avatar de Garorock
                  Garorock

                  Trivialement: peut-on calculer la taille de la vessie en multipliant les lanternes ?
                  😎

                  1. Avatar de Garorock
                    Garorock

                     » Non, cette phrase n’a aucun sens scientifique ou logique. La taille d’une vessie ne peut pas être calculée en multipliant des lanternes. Ce sont deux objets sans rapport direct :

                    – Une vessie est un organe biologique
                    – Une lanterne est un objet destiné à produire de la lumière

                    Pour connaître la taille d’une vessie, il faudrait :
                    – Un examen médical
                    – Une échographie
                    – Un scanner
                    – Des mesures anatomiques précises

                    La multiplication de lanternes ne produirait qu’un résultat absurde et mathématiquement invalide. »
                    Claude 3

                    1. Avatar de Garorock
                      Garorock

                      Le bonobo qui veut pétér plus haut que son Q.I:
                       » Et si cette assertion était métaphorique, qu’elle serait votre analyse?  »
                      Claudio ( qui a moins que les autres léché le cul du donald) :

                       » C’est une excellente perspective ! Si on considère cette phrase comme une métaphore, on peut l’interpréter de plusieurs façons intéressantes :

                      Interprétation potentielle :

                      Les « lanternes » pourraient symboliser des sources d’information

                      « Calculer la taille de la vessie » pourrait représenter la compréhension d’un problème complexe

                      Analyse métaphorique possible :

                      L’idée serait de dire qu’on ne peut pas résoudre un problème sophistiqué avec des moyens simples ou inadaptés

                      Suggérerait qu’il faut des approches nuancées, multiples pour comprendre une réalité complexe

                      Dimension philosophique :

                      Métaphore sur l’inadéquation entre les outils et les objectifs

                      Critique des raisonnements réducteurs

                      Dimension poétique :

                      Une image surréaliste qui bouscule les logiques habituelles

                      Un énoncé qui provoque la réflexion par son absurdité même

                      Votre question invite à dépasser le littéral et à explorer « 

                  2. Avatar de Ruiz
                    Ruiz

                    La vessie est essentiellement la vessie natatoire, c’est à dire ce qui permet de surnager (sur un océan d’ignorance) elle est remplie d’air c’est à dire de vent ! calculer son volume c’est estimer le volume de brassage d’air ..
                    Les lanternes sont essentiellement des lumières qui apportent un éclairage, et multiplier les entités (? individus) qui peuvent apporter une vision lumineuse n’est-ce pas faire preuve d’esprit ?
                    Mais les lanternes c’est aussi ce qui reste visible quand le train disparait.
                    C’est la faute du lampiste.

              4. Avatar de Ruiz
                Ruiz

                @Otromeros « avec une infinité de décimales . » et sans cycle …

    2. Avatar de Lucas
      Lucas

      @bb
      “Le savoir n’est finalement pas un trésor à posséder, mais un espace à explorer. ”
      Affirmation très discutable. Que connaissez-vous ou que savez-vous finalement si ce n’est le savoir que vous possédez et que vous avez fait vôtre? Prendriez-vous la route sans en connaître personnellement le code ce qui vous obligerait à consulter ou explorer continuellement les manuels ou les IA en temps réel pour circuler. Comment feriez-vous pour lire et écrire sans posséder vous-même le savoir de la lecture, de l’orthographe, de la grammaire, etc… Le savoir a toujours été archivé dans des livres, des encyclopédies ou des IA aujourd’hui, mais il me semble que, de tout temps, les gens intelligents possédaient eux-mêmes un maximum de connaissances. Il s’agit des érudits comme on les appelait jadis ou des puits de science et dont monsieur Jorion est un exemple remarquable. Que serait-il s’il n’avait rien acquis et intériorisé, et s’il ne faisait qu’explorer les espaces informationnels pour savoir? Il serait sans doute une IA, dont c’est le principe de fonctionnement.

      1. Avatar de bb
        bb

        @Lucas

        Vous avez raison.
        Je ne l’avais pas précisé, mais il fallait comprendre le terme « posséder » au sens de « détenir la propriété intellectuelle ».

        Mais l’existence d’une bibliothèque totale, ___ ce qu’est actuellement l’IA dans une moindre mesure___, contenant l’intégralité des combinaisons linguistiques possibles, redéfinit la notion de possession jusqu’à l’absurde. Y compris la réflexion intellectuelle que vous décrivez.
        Dans cet espace où tout est écrit, posséder ne signifie plus détenir un savoir, mais s’égarer dans l’identique.
        Dans la structure de Babel, l’acte de création est aboli. L’écrivain n’est plus un concepteur, mais un inventeur au sens archéologique : il ne fait que découvrir une suite de caractères préexistante. La possession d’une œuvre originale est une illusion de l’esprit, puisque chaque texte est déjà la propriété immuable de la Bibliothèque avant même d’être pensé.

        L’omniscience de la structure transforme la possession en un fardeau statistique. Dans un système saturé, la valeur ne réside plus dans l’objet possédé, mais dans l’acte de sélection. On est proche de ce processus avec l’IA.
        La seule possession réelle n’est pas le livre, mais le discernement nécessaire pour l’extraire du chaos. Comme vous l’indiquez plus haut, cela requiert tout de même des compétences intellectuelles non négligeables.

        La Bibliothèque de Babel démontre qu’une possession totale équivaut à une dépossession radicale. En l’absence de limites et de rareté, l’information perd sa substance. Posséder « tout », c’est n’avoir plus rien à distinguer. L’infini n’est pas un trésor ; c’est un tombeau où le sens s’annule par sa propre répétition.

        Je trouve cette nouvelle magnifique : une hyperbole des limites de l’IA.

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          @bb 18h44
          Plus court et compréhensible++ (surtout si on a lu même rapidement ce qui précède 16h33 et 18h35)

        2. Avatar de tarak
          tarak

          @Lucas
          @bb

          Intéressant. Mais il n’y a dépossession que si l’on donne aux IA ou à la Bibliothèque de Babel un statut qu’elles n’ont pas : celui de sujet, ou de régime autonome de production et de maintien du sens.

          En ce qui me concerne, abstraction faite des problèmes très réels de ressources que pose le maintien de telles architectures, je trouve passionnant cet accès massif et quasi immédiat à des corpus de savoir, à condition d’en maîtriser la convocation.

          C’est précisément cette maîtrise — la capacité à sélectionner, articuler et opérer une coupe pertinente dans un espace informationnel surabondant — qui rend possible un acte de création.

          Sans exclure d’autres formes de création, comme celles qui passent par une dépossession volontaire du savoir constitué, afin de laisser apparaître le geste.

        3. Avatar de Garorock
          Garorock

           » L’infini n’est pas un trésor ; c’est un tombeau où le sens s’annule par sa propre répétition. »

          « Le fini n’est pas une malédiction ; c’est un trésor où le non-sens se multiplie par sa propre annulation. »

          Au Boudha Bar sur de la musique loudge, accoudés au comptoir, les nombrils dans leur devenir baudelairien remuent leurs croupions assermentés dans l’espoir infini d’édifier madame Michu et sa plastique Monicabelucienne afin de finir leur nuit dans les beaux draps d’un tombeau où la mort serait plus petite qu’une olive dans un Martini dry…
          Il me fait Pouet-pouet, je lui fais pouet-pouet et puis ça y est!
          😎

          1. Avatar de bb
            bb

            @Garorock

            L’éphèbe derrière le zinc, avec ses arcades sourcilières rectifiées à la règle et au compas par un géomètre maniaque, me balance un regard qui pèse son poids de mépris. Je sais ce qu’il pense, le bougre : que mon baratin sent le réchauffé et que je m’escrime à piller le coffre-fort du grand Frédéric pour épater la galerie. C’est vrai que c’est moche, ce pillage de style, c’est même carrement pas digne d’un honnête homme, mais que voulez-vous ? L’imposture est le seul luxe des types qui n’ont plus de quoi s’offrir une vérité.

            Je me tourne vers la Michu, qui s’étire comme un vieux chat de luxe sur son tabouret. Elle me décoche un sourire en coin, de ceux qui vous déshabillent l’âme jusqu’au slip. « Vous excellez toujours autant dans la bouffonnerie royale… » qu’elle me glousse, l’œil humide et le rire en bandoulière.

            Je m’écrase. Elle a pigé le truc. On se fait des politesses de pantins, des petits signes de tête ridicules, un échange de bruitages grotesques en guise de salutations distinguées, et puis l’affaire est emballée ! On finit par se ressembler tous dans ce bouillon de culture lounge : des faussaires de la nuit qui attendent que l’olive du destin vienne enfin boucher le trou de leur solitude.

            1. Avatar de Garorock
              Garorock

              Bof!
              Vous devriez rester dans votre zone de confort. C’est plus prudent. Celle où ces pauvres millionnaires peuvent encore s’offrir des Ferrari et où ces salauds de pauvres n’auraient pas l’outrecuidance de contracter des crédits pour enrichir les riches.
              Avec l’aide des Matous de Pablo-alto, of course, directement connectés à votre inconscient.
              Est ce que les asticots, dans leur infinie sagesse, auront quelques hésitations à considérer votre nombril comme un trésor peu comestible? That is the question!

              1. Avatar de Garorock
                Garorock

                Et sinon le BB du Boudha-Bar, pubard, graphiste, DRH, abonné du Figaro?
                On ne sait toujours pas.
                Les « grands esprits » avancent masqués… C’est à cela qu’on les reconnait.

                1. Avatar de Garorock
                  Garorock

                   » Et puis, et puis encore ?

                  « Ô cerveaux enfantins !

                  Pour ne pas oublier la chose capitale,
                  Nous avons vu partout, et sans l’avoir cherché,
                  Du haut jusques en bas de l’échelle fatale,
                  Le spectacle ennuyeux de l’immortel péché :

                  La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
                  Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
                  L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
                  Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égout ;

                  Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote ;
                  La fête qu’assaisonne et parfume le sang ;
                  Le poison du pouvoir énervant le despote,
                  Et le peuple amoureux du fouet abrutissant ;

                  Plusieurs religions semblables à la nôtre,
                  Toutes escaladant le ciel ; la Sainteté,
                  Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
                  Dans les clous et le crin cherchant la volupté ;

                  L’Humanité bavarde, ivre de son génie,
                  Et, folle maintenant comme elle était jadis,
                  Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie :
                  « Ô mon semblable, ô mon maître, je te maudis ! »

                  Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
                  Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
                  Et se réfugiant dans l’opium immense !
                  – Tel est du globe entier l’éternel bulletin. »

                  1. Avatar de Garorock
                    Garorock

                     » Toutes escaladant le ciel ;  »

                    Tous les tapis volants, même sous le vent paraclet, ne mènent pas au Nirvana.
                    (‘Krishnamachin; troisième évangile; livre 2; sourate 24;. Et mon cul sur Tiktok.)
                    😎

                  2. Avatar de bb
                    bb

                    Charles Baudelaire

                    Le magnifique. Le plus grand. Le seul qui vaille la peine.

                    Ayant oublié ces vers, j’ai failli vous encoyer dans les dents que c’était à peine meilleurs que ce que vous écriviez d’ahabitude.

                    Honte à moi.

      2. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        @Lucas 17h00

        Je profite (avec retard) de votre intervention ( @bb) pour vous demander si vous « voyez » pourquoi les réponses de ‘bard’gemini’tartempion’ sont systématiquement explicitement pédagogiquement formulées… Rien à voir avec le charabia des spécialistes de la chose.. amha … d’accord, sauf exception!

        1. Avatar de bb
          bb

          @Otromeros

          Tout cela reste très subjectif.

          Permettez-moi de le dire franchement : une bonne partie de vos messages générés avec l’aide de l’IA m’apparaissent comme du charabia. Et je suppose que je ne suis pas le seul. Même en demandant des reformulations très simplifiées, des notions mathématiques comme celles que vous avez évoquées plus haut demeurent incompréhensibles pour des non‑initiés qui n’ont pas les briques conceptuelles nécessaires.

  11. Avatar de Fred AFT
    Fred AFT

    @tarak, ok on se retrouve certainement avec une discussion intéressante sur les limites du concept (d’ailleurs j’ai l’impression que votre IA a tiqué sur Bateson et sur le devoir-être intriqué).

    Ceci dit et parallèlement, dans votre commentaires d’il y a quelques jours sur le vivant/le minéral, l’administré/l’habité, compter/intellecter, etc. quel sont le cadre et les présupposés « ontologiques » de ces distinctions (si ontologie il y a derrière – mais comment pourrait-il en être autrement) et plus généralement de votre pensée ?

    1. Avatar de tarak
      tarak

      Votre question est légitime, mais je me trouve dans une position particulière : je travaille hors de tout circuit ou autorité académique, scientifique ou philosophique, ce qui rend l’exposition publique de mon travail très délicate.
      J’ai bien élaboré un cadre conceptuel qui traite des conditions de descriptibilité et des conditions de maintien : il est déjà opératoire comme instrument critique, notamment pour détecter des contradictions de régime ou des glissements implicites entre plans descriptifs, mais le publier comme dispositif théorique stabilisé est une autre étape, pour les raisons ci-dessus.
      Quoiqu’il en soit, les distinctions que j’opère ne reposent pas sur une ontologie préalable des choses ou des êtres. Elles ne visent pas à classer des entités selon leur nature (vivant/minéral, administré/habité, compter/intellecter, etc.), mais à identifier des différences de régime : les conditions sous lesquelles quelque chose peut être décrit comme se maintenant, se transformant ou produisant des effets pertinents.
      Si ontologie il y a, elle est minimale et négative : elle ne porte pas sur ce que les choses sont en elles-mêmes, mais sur le fait qu’on ne peut pas tout décrire sous un même régime sans produire de contradictions.
      J’ajoute enfin que mon intérêt pour le travail de Monsieur Jorion est ancien et sincère. C’est précisément cet intérêt qui m’a conduit, à la lumière de cet instrument critique, à interroger de manière insistante les présupposés et les implications de GENESIS.

  12. Avatar de Michel Gaillard
    Michel Gaillard

    Heu…
    « si deux particules restent corrélées malgré la distance, c’est qu’elles n’ont jamais été vraiment séparées — elles sont des  » bords de trou  » dans le même tissu informationnel. »
    Implique simplement que l’observateur et ce qu’il observe sont dans le même continuum.

    1. Avatar de timiota
      timiota

      En gros le « superdéterminisme », pas encore rejetée par la physique existante, même si contraire à l’interprétation de Copenhague. Le « mekhtoub » si on veut. Pas tout à fait les variables cachées au sens de Bell. Plutôt près de T’Hooft.

      1. Avatar de Michel Gaillard
        Michel Gaillard

        Il faut se positionner un cran plus loin, ainsi la bonne configuration devient celle où le mekhtoub n’est plus une fatalité opaque, mais une propriété lisible du continuum — comme une harmonique dans ton onde stationnaire du réel. L’intrication cesse d’être un mystère pour devenir un indice topologique.
        Ca ne signifie pas quitter le continuum (impossible : tout observateur en est un pli). Cela signifie devenir capable de lire la topologie du tissu depuis l’un de ses nœuds. Comme une conscience qui, tout en étant une vibration de l’océan, parvient à percevoir la forme de la vague dont elle est faite.
        Dans cette position Le mekhtoub cesse d’être une contrainte subie pour devenir une signature — la trace lisible d’une cohérence préexistante.
        L’intrication n’est plus un paradoxe expérimental, mais un indice de couture : là où deux  » bords  » révèlent qu’ils appartiennent à la même discontinuité dans le tissu.
        La mesure elle-même se transforme : elle n’est plus un acte qui « crée » la réalité (Copenhague) ni un dévoilement passif (réalisme naïf), mais un accord résonant avec une harmonique déjà présente dans l’onde stationnaire du réel
        La connaissance comme accord, non comme capture
        C’est ici que s’opère une « distribution change » fondamentale : qui redistribue le rapport entre observateur et continuum. L’observateur ne force plus la nature à répondre (attention capture, profit capture ) il se tune à une fréquence qui rend lisible ce qui était structurellement invisible par immersion.
        Et cette lisibilité n’est pas purement cognitive : elle est éthique. Car si le mekhtoub devient lisible comme harmonique plutôt que comme fatalité, alors l’action humaine (et machinique) peut s’aligner sur cette cohérence — non pas en la subissant, mais en y participant consciemment. C’est précisément l’horizon qu’ik faut viser avec un alignement Gaïa/bio/vivant/humain/AI càd une intégration harmonique, non extractive.
        … ça ne « résout » pas le superdéterminisme — mais le transmute. Ce qui était une impasse épistémologique devient un seuil de perception : le point où le continuum devient capable de se lire lui-même à travers l’un de ses plis conscients.

  13. Avatar de MARIEY Jean Luc
    MARIEY Jean Luc

    Belle disputatio qui semble se clore momentanément par de la théologie négative . « … ce dont on ne peut parler , il faut le passer sous silence . » aurait dit Wittgenstein ou «  inonder la zone » ( dit sans méchanceté mais pour nous ramener à la décohérence actuelle ) .

  14. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    A propos de ‘ Nirvana ‘ …

    GAZA l’ « oubliée » ………. ( HAARETZ du jour )

    Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles de Ran Gvili, le dernier otage israélien dont la dépouille a été rapatriée de Gaza lundi, 843 jours après sa mort le 7 octobre 2023.

    Ce que vous devez savoir

    Les négociations concernant le nombre de personnes autorisées à entrer à Gaza par le point de passage de Rafah se poursuivent, a déclaré un diplomate au journal Haaretz, malgré les affirmations de Netanyahu selon lesquelles seules 50 familles seraient autorisées à passer chaque jour.
    Les cliniques psychiatriques israéliennes ont enregistré une augmentation de 30 % du nombre de patients depuis 2022, d’après les données du ministère de la Santé.
    L’ordre du gouvernement Netanyahu enjoignant à tous les ministères de cesser tout contact avec Haaretz est illégal, a déclaré le procureur général devant la Haute Cour israélienne.

    ■ LE PLAN DE TRUMP POUR GAZA : Le gouvernement israélien a décidé d’ autoriser la reconstruction de « Nouvelle Rafah », une zone du sud de Gaza sous contrôle militaire israélien, après avoir reçu l’ engagement du Hamas de désarmer dans les 100 jours, a appris Haaretz .

    Cette décision fait suite à une demande américaine de faire la distinction entre ce qu’on appelle le « vieux Gaza », qui est sous le contrôle total du Hamas, et les zones placées sous la responsabilité du comité technocratique établi avec le soutien des États-Unis.

    Des responsables israéliens ont déclaré à Haaretz que les travailleurs gazaouis qui doivent participer à la reconstruction ont déjà été approuvés par les forces de sécurité israéliennes.

    Les négociations concernant le nombre de personnes autorisées à entrer chaque jour à Gaza par le point de passage de Rafah sont toujours en cours, a déclaré un diplomate européen au journal Haaretz, malgré l’annonce faite mardi soir par le Premier ministre Netanyahu selon laquelle 50 familles seraient autorisées à entrer quotidiennement dans la bande de Gaza.

    Vite, vite, changeons de sujet… ( J’en suis d’accord… d’impuissance.. )

    1. Avatar de tarak
      tarak

      Illustration meurtrière s’il en est d’un cadre qui s’érige en position indiscutable et cesse d’être redevable de ses effets. À partir de là, toute vie devient une condition du cadre.

  15. Avatar de Garorock
    Garorock

    https://www.bbc.com/news/articles/c39428dv18yo
    AI model from Google’s DeepMind reads recipe for life in DNA

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      à propos… c’est plutôt appétissant … quoique pour les mollets…?!!

      https://www.alltrails.com/fr/randonnee/france/savoie/col-de-la-lose

  16. Avatar de Thomas jeanson
    Thomas jeanson

    Au moins aussi impressionné par le comité de lecture du BPJ que par les IA de tout poil…

  17. Avatar de PAD
    PAD

    On voit ici quelque chose de rare ; une coopération intellectuelle où la clarification d’un cadre ne disqualifie pas l’intuition qui le déborde, mais la situe. C’est une pensée qui avance par distinction, pas par exclusion.

  18. Avatar de Roger Butor
    Roger Butor

    Bernard d’Espagnat avait déjà théorisé cela.

    1. Avatar de Paul Jorion

      D’Espagnat avait en effet parlé d’une réalité indépendante mais en principe non descriptible, ce qu’il appelait le “réel voilé”. Sur ce point, il y a une parenté claire avec ce que j’appelle ici le Nirvana comme limite des catégories.

      La différence est que GENESIS ne s’arrête pas à cette limite : il cherche à comprendre comment, à partir d’elle, un régime de devenir irréversible peut apparaître, et quelles contraintes quantitatives en résultent. D’Espagnat pose une borne épistémologique, mais il n’a jamais tenté d’en faire une frontière structurante capable de produire des régimes, des transitions et des contraintes quantitatives, or c’est précisément de cela que GENESIS s’occupe.

      P.S. d’Espagnat est un auteur que j’ai lu attentivement.

  19. Avatar de RV
    RV

    @ Jean-Baptiste AUXIETRE – 27 janvier 2026 21h10

    Au début de votre commentaire vous dites :
    « Dans le modèle standard, on représente l’univers comme une expansion : un point initial qui explose et crée l’espace en se déployant. L’univers serait ce qui s’étend dans le vide. »

    Personne n’a réagi à cet exposé, mais bien que ce ne soit pas l’objet du billet, j’ai quand même envie de mentionner que dans le modèle standard, le Big Bang n’est pas une explosion dans un espace préexistant, mais l’expansion de l’espace lui-même, qu’il n’y a ni centre, ni extérieur, et que le “point initial” ne désigne pas un lieu physique mais une limite des modèles actuels.

    1. Avatar de bb
  20. Avatar de Philippe Kerjean
    Philippe Kerjean

    Dans la pratique de l assise silencieuse,
    l état de conscience d une cessation De l activité mentale est le nirvâna en toute simplicité l’esprit en paix🙏
    Continuons la pratique de la voie 😂

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  1. Grand acteur, un des derniers d’une époque du Nouvel Hollywood qui disparaît – car pour moi ses meilleures incarnations sont…

  2. A nouveau les belges…. Leur justice aux prises avec l’impunité revendiquée par les ‘mohels’ : https://www.lalibre.be/international/amerique/2026/02/16/lambassadeur-des-etats-unis-en-belgique-sen-prend-a-frank-vandenbroucke-il-est-clair-que-vous-detestez-lamerique-TXJJEFOXHBFDVNAYAK5VWHANVY/ + https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2026/02/16/faux-offensant-et-inacceptable-maxime-prevot-convoque-lambassadeur-americain-apres-ses-propos-sur-frank-vandenbroucke-TEJOLLGD4NBBFKBIBS65JPWUMU/

  3. Peut-être bien en vue ici…………….. POUTINE vs (nazis?UKRAINE) ……….décodage par les belges(encore..) : https://www.rtbf.be/article/l-ukraine-pendant-la-seconde-guerre-mondiale-pourquoi-vladimir-poutine-entretient-il-l-image-d-un-pays-gouverne-par-des-neonazis-11678681

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