Bancor : L’appel de Zhou Xiaochuan, dix-huit mois plus tard, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Il y a dix-huit mois

Le 23 mars de l’année dernière, dans un texte intitulé : « Réformer le système monétaire international », Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque Populaire de Chine (PBC), la banque centrale chinoise, établissait un bilan précis et étayé de la crise mondiale dans sa dimension monétaire. Il expliquait que l’actuel système international, fondé sur l’utilisation d’une monnaie nationale, le dollar américain, est inédit dans l’histoire monétaire mondiale.

Jusqu’en 1971, le dollar a été admis par les accords de Bretton Woods comme unité de compte et de réserve internationale équivalente à un poids constant d’or à raison de 35 dollars pour une once. En aout 1971, le Président Nixon décidait unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. À partir de cette date, la monnaie a changé de nature, en rupture avec la conception multi-séculaire qui avait prévalu jusque là. La Réserve Fédérale des États-Unis ne garantit plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Le dollar n’est plus alors que la représentation comptable d’un crédit auprès de la Fed, échangeable contre n’importe quel bien ou service réel mais à un prix flottant au gré du marché.

Dans sa déclaration, le Gouverneur de la Banque Centrale de Chine constate qu’une expérience multi-séculaire de la monnaie a enseigné la nécessité d’aligner la circulation de signes monétaires sur l’offre de biens et services disponibles à la vente. La monnaie doit être émise selon des règles qui ajustent la comptabilité des revenus de toute nature à l’équilibre de l’offre et de la demande. Sans entrer dans le détail du mécanisme de la création monétaire par le crédit, Zhou Xiaochuan pose que l’adossement de la monnaie au crédit n’est pas intelligible sans des règles explicites préalables. Si donc une banque centrale peut piloter l’émission monétaire par sa politique d’allocation de crédit, cette capacité n’existe pas hors de son périmètre de souveraineté. Sans nommer le dollar, Zhou Xiaochuan dénonce la contradiction dans laquelle se retrouve un banquier central qui prétend gérer avec un seul instrument deux équilibres différents, celui de son économie nationale et celui de l’économie mondiale.

Une monnaie sert à exprimer des prix d’équilibre instantané d’offre et de demande pour un bien. Elle sert également à comptabiliser à partir de ces mêmes prix les dettes qui résultent des délais de règlement accordés aux acheteurs par les vendeurs. Quand les prix internationaux sont fixés avec une monnaie nationale, la même banque centrale se retrouve responsable de la liquidité des prix internationaux, de la liquidité des prix domestiques et de la liquidité des crédits entre le marché domestique et le marché international. Elle accorde des crédits selon les besoins anticipés de transaction sur son marché domestique. Elle intègre les transactions des opérateurs domestiques  avec l’étranger. Mais elle ignore toutes les transactions des opérateurs étrangers réglées avec sa monnaie hors de son propre champ de régulation. Le banquier central d’une monnaie « de référence », c’est-à-dire utilisée hors de son marché domestique, n’a pas de vision fiable ni du besoin de liquidité des étrangers entre eux ni du crédit réel de son économie nationale face au reste du monde.

Zhou Xiaochuan dénonçait donc l’année dernière l’absurdité objective du système monétaire international en vigueur. Il conclut logiquement à la nécessité de dissocier l’unité de compte, de règlement et de dette internationale de toute unité de compte nationale. La banque centrale responsable de la liquidité internationale des prix et des dettes ne peut en aucun cas être une banque centrale nationale. La stabilité de la valeur de l’unité de compte internationale doit dépendre d’un système bancaire spécifique dont la gouvernance doit nécessairement être multinationale. Les institutions fondées par les accords de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale, répondent en fait à cette exigence et Zhou Xiaochuan note qu’elles ont été dotées à partir de 1969 d’une nouvelle unité monétaire, le Droit de Tirage Spécial (DTS), définie comme un panier de plusieurs monnaies. La valeur du DTS est la moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales qui la composent. Elle est déterminée par les politiques monétaires de plusieurs pays. Mais le FMI n’a aucun pouvoir d’émission autonome lui permettant de gérer la liquidité mondiale.

Zhou Xiaochuan voit dans le FMI les prémices d’une banque centrale mondiale capable de gérer la liquidité mondiale avec un objectif de stabilité globale des prix en DTS. Mais cela implique l’autonomie d’émission de crédits en DTS et une cotation minimale d’actifs en DTS pour fournir au FMI un référentiel de prix qui mesure la valeur du DTS. Le Gouverneur de la PBC réclame le retour au schéma proposé par Keynes d’une monnaie internationale distincte dans sa définition des monnaies nationales et il propose en conséquence une redéfinition du DTS par des actifs réels négociables en DTS. La définition rigide par un panier fixe de monnaies est abandonnée. Les contreparties de l’émission du DTS ne sont plus des droits fixes alloués aux États qui engagent leur monnaie dans la composition du DTS mais les réserves de change déposées en fonction de l’activité économique réelle. Zhou Xiaochuan pose donc la règle d’un jeu financier international gagnant-gagnant ajusté au poids et au rôle réels des économie nationales dans le monde.

Un an et demi après

Constatons qu’un an et demi après la prise de position du Gouverneur de la BPC, aucune analyse économique étayée et argumentée n’est venue contredire la demande chinoise. Bien au contraire, la politique de relance budgétaire et monétaire menée avec une certaine concertation au sein du G20 a fait long feu. La croissance s’est maintenue dans les pays émergents – dont la Chine – mais s’est éteinte dans les pays développés après un faible redémarrage. Les dysfonctionnements du crédit à l’origine de la crise des subprimes sont toujours à l’œuvre. La dette publique s’est substituée à la dette privée pour nourrir l’allocation du crédit. Les actifs sous-jacents aux titres subprimes ne sont plus des emprunts ou du capital privé mais des passifs d’État et de banque centrale. Les règles de liquidité du crédit restent opaques pour dissimuler qu’aucune richesse ne s’est créée entretemps en contrepartie de la monnaie créée. Le moteur monétaire de la croissance mondiale est l’endettement des États et il est plus difficile de définir et démontrer la solvabilité des emprunteurs en 2010 que ce n’était le cas en 2008. La Chine et les autres pays émergents ont accumulé des créances internationales en dollar, euro, yen et franc suisse, alors que l’incertitude accrue sur la valeur réelle de ces monnaies nationales.

L’instabilité des monnaies, latente au printemps 2009, est explicite à l’heure qu’il est. L’inondation de dollars ne peut plus être déclarée temporaire puisque la croissance ne redémarre pas aux Etats-Unis et que l’on se prépare à une nouvelle inondation. Les déposants internationaux en dollar cherchent à détenir leurs réserves de change dans d’autres monnaies. Ils poussent le dollar à la dévaluation et les monnaies-refuge à la réévaluation. Mais une réévaluation dégrade la compétitivité extérieure et menace la croissance domestique à proportion de l’intégration nationale dans les échanges mondiaux. Les banques centrales nationales, submergées par des afflux de capitaux en quête de protection, ont le choix entre laisser leur change se réévaluer, à l’instar de la Banque Centrale Européenne, et accroître leur émission monétaire, comme la Fed, et noyer leur économie domestique dans l’inflation et les bulles spéculatives sur les actifs domestiques. La liquidité mondiale est de moins en moins contrôlable. Les masses de capitaux circulantes génèrent des plus-values fictives et des capacités d’endettement hors de toute appréciation réaliste de la rentabilité. Des bulles de plus en plus grosses peuvent se créer n’importe où et provoquer la mise en faillite au choix d’un État ou d’une méga-banque.

L’économie réelle est à la recherche de repères fiables pour diriger et mesurer ses investissements. Le calcul économique est entaché d’une telle incertitude que les investisseurs réels limitent leur risque à des perspectives de rentabilité très élevées ou s’abritent sous la garantie publique. Ils accroissent la dette publique latente et la charge fiscale potentielle. Le recul des services publics et des protections sociales, le désendettement public, sont anticipé dans l’épargne de précaution. Le diagnostic esquissé par Zhou Xiaochuan est amplement confirmé par les faits. Les gouvernements et opérateurs financiers  connaissent ces faits, les intègrent dans leur anticipations et par là en amplifient les conséquences. Aucune logique collective de substitution ne se forme d’une rationalité monétaire internationale. L’instabilité monétaire engendre la volatilité des prix. Cette volatilité oblige l’économie réelle à mobiliser plus de capital pour ses investissements ou bien à acheter plus cher les instruments financiers de couverture du risque. Dans l’un et l’autre cas l’industrie financière accroît ou maintient sa captation de valeur sur l’économie réelle et se donne l’illusion de sa solidité et de sa rentabilité. Mais la richesse réelle se dérobe derrière l’apparente résistance des prix nominaux. L’épaisseur du plancher sur lequel gouvernements et banques occidentales spéculent et discutent n’a jamais été si mince.

Faut-il attendre une catastrophe pour que les propositions du Gouverneur de la PBC soient sérieusement étudiées ? La puissance militaire des États-Unis permettra peut être de continuer à imposer un prix forcé du dollar au monde entier mais ne parviendra pas à lui restaurer une valeur qu’il n’a pas. Aucune argumentation politique ou financière ne pourra forcer les banques à prêter au consommateur américain dont le déclin des revenus est irréversible. La croissance est morte dans tous les pays développés émetteurs de monnaie de réserve ou de monnaie refuge contre le dollar. La mutualisation des contreparties mesurées réellement à la masse monétaire internationale est  indispensable. L’exportateur de valeur réelle réduit ses investissements dans une production future s’il constate que les clients étrangers qui le financent le règlent avec une monnaie dont la valeur est intrinsèquement imprévisible. L’unité de compte des échanges commerciaux et financiers n’a plus de stabilité visible sans la concertation explicite intelligible des États nationaux. La transformation du DTS en monnaie et du FMI en banque centrale mondiale serait bien l’un des moyens de créer le bancor. Mais il implique de lever l’hypothèque du veto de fait dont disposent les États-Unis dans son fonctionnement, conséquence de la logique censitaire de son mécanisme décisionnel, où le nombre de voix est proportionnel à la contribution à son financement. Ce serait là un des moyens de rationaliser la monnaie et la croissance dans une économie mondialisée. Le moyen d’affirmer aussi que les règles du crédit stable ne peuvent pas rester entre les mains des acteurs publics et financiers intéressés en eux-mêmes au crédit dont ils ont besoin.

Zhou Xiaochuan introduit sa démonstration de mars 2009 par l’affirmation capitale de la possibilité de monétiser le crédit pour autant qu’existent des règles explicites et transparentes de calibrage du crédit. Calibrage macro-économique à l’échelle du monde et micro-économique à l’échelle de chaque débiteur. Il pose implicitement que les règles du crédit monétisable doivent pouvoir être soustraites aux juridictions nationales soumises à leurs propres besoins de financement par le crédit. Pour que des dettes soient monétisables, il ne faut pas que l’emprunteur puisse d’une quelconque manière modifier les règles qui mesurent sa propre dette. C’est probablement le verrou logique qui bloque les gouvernements occidentaux dans l’adoption d’une réforme monétaire internationale. Ils espèrent préserver leur solvabilité au moins nominale en gardant la maîtrise des lois qui définissent la nature de leurs engagements. Adhérer à un étalon monétaire international consiste en réalité à tomber d’accord sur des critères fondamentaux universels de solvabilité. Un étalon monétaire international est un étalon de régulation universelle de la stabilité du prix et du crédit.

Pour être étalon de stabilité financière et monétaire, le DTS peut et doit se définir par des actifs réels. Ces actifs réels doivent pouvoir varier en volume et en prix dans la composition du DTS. Un poids invariable des monnaies nationales dans la définition de l’unité de compte international présuppose une contribution figée des économies nationales dans la croissance mondiale. Cette hypothèse est visiblement contredite par l’évolution actuelle des échanges internationaux. De même, une identification figée des actifs entrant dans la valeur d’une monnaie mondiale présuppose une explication immuable des origines de la croissance. L’enjeu d’un étalon monétaire international est le renouvellement permanent des hypothèses d’anticipation des prix et des volumes de la production future. La valeur propre d’une unité de compte internationale est d’engager une mesure du prix de n’importe quelle cause de valeur dans la durée. Cela impose un marché organisé transparent à l’intérieur duquel toutes les anticipations sont possibles à la condition que leur réalisation soit lisible et vérifiable à une échéance engagée.

Le marché spécifiquement international sans privilège de nationalité ni de droit fournit l’équilibre en DTS comptant et à terme de l’offre et de la demande des biens qui s’y négocient. La responsabilité du banquier central de la liquidité mondiale est d’anticiper les prix et les volumes négociés sur le marché en DTS. Si par rapport à son objectif de composition cible de l’étalon monétaire, il achète à terme les actifs qu’il juge correctement évalués ou sous-évalués et vend les actifs sur-évalués, il offre au marché une hypothèse de stabilité qui fait référence commune. La production effective de signes monétaires est alors directement indexée sur la vérification par le marché de l’hypothèse centrale de stabilité monétaire. Le marché génère de la liquidité par lui-même sur la valeur effectivement échangée. Le banquier central produit cette même liquidité par le règlement de ses achats à terme et la restitution au marché des plus-values sur effectivement réalisées sur les anticipations en volume et en prix. Le banquier central absorbe de la liquidité par ses ventes à terme et par la livraison effective des actifs achetés à terme.

Par un marché organisé à cette fin, l’émission de la liquidité internationale est effectivement alignée sur la production réelle de valeur négociée hors des systèmes monétaires nationaux. La solvabilité publique des États nationaux est l’un des actifs négociables sur le marché en DTS comme contrepartie de la liquidité mondiale. Il en résulte la possibilité de caler les parités de change nationales à la fois sur le prix international des dettes publiques et privées et le prix des biens et services échangés dans les flux commerciaux. Offrir par le DTS un outil de garantie des dettes publiques internationales est un argument d’adoption d’un système monétaire régulé que les États-Unis et l’Europe ne peuvent pas récuser devant leurs opinions publiques. Le programme des prochains G20 est là : poser les conditions de réalisation d’un étalonnage mondialisé de la valeur économique qui réponde à la demande chinoise.

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41 réflexions au sujet de « Bancor : L’appel de Zhou Xiaochuan, dix-huit mois plus tard, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. « La puissance militaire des États-Unis permettra peut être de continuer à imposer un prix forcé du dollar au monde entier mais ne parviendra pas à lui restaurer une valeur qu’il n’a pas. « …
    et pendant ce temps là on lit partout que le yuan est sous-évalué… beh… ils ont bien raison d’agir comme ça !
    Va falloir choisir son « camp »… pour moi c’est fait.

  2. il n’y a guère d’illusion à se faire quant à obtenir une coopération internationale efficace pour tenter de remédier aux faiblesses structurelles de l’actuel système monétaire international.
    Le monde est entré dans une phase de dislocation géopolitique globale, chaque mois apporte son cortège de crises des finances publiques d’un état ou d’un autre, de réunions internationales débouchant sur des constats de désaccord, le tout sur le fond de descente aux enfers de la puissance centrale du système mondial, à savoir les Etats-Unis.
    (Ce n’est que le début de la descente aux enfers pour les Etats-Unis) qui devront donc tôt où tard accepter de négocier un nouveau Bretton Wood…!

  3. Cet article semble très clair, mais on ne comprend pas vraiment pourquoi « on » ne passe pas à ce Bancor ou autre « étalon », n’y a t’il que les états unis pour s’y opposer et pourquoi (pour la même raison de la suppression de l’étalon or)? Cela semblait clair il y a déjà 18 mois d’ailleurs. Si ce ne sont quelques années ou décennies pour certains…?
    Cela nécessiterait une période de transition, quelle est alors la voie ou les conditions de cette transition ? Faudrait-il deux mois ou dix ans à nos économies pour s’adapter?
    Des réflexions qui amènent des questions… c’est déjà quelque chose, mais je n’ai pas les réponses. Si quelqu’un en a quelques unes?

    1. La réponse c’est le privilège exorbitant du dollar, c’est découdre 50 ans de règne de ce dernier et toutes les positions qui vont avec comme son rôle dans les banques centrales comme la valeur des actifs en dollar, ect…. De plus, c’est changer en quelque sorte de civilisation, ce qui n’est pas rien en fait, c’est psychologiquement se dire qu’il va vraiment falloir penser le monde d’après, tout cela demande à la fois du travail mais aussi l’abandon de positions dominantes de beaucoup.
      Donc wait and see…

    2. Pourquoi on ne passe pas au bancor ? Parce que, dit l’auteur : « Pour que des dettes soient monétisables, il ne faut pas que l’emprunteur puisse d’une quelconque manière modifier les règles qui mesurent sa propre dette. C’est probablement le verrou logique qui bloque les gouvernements occidentaux dans l’adoption d’une réforme monétaire internationale. Ils espèrent préserver leur solvabilité au moins nominale en gardant la maîtrise des lois qui définissent la nature de leurs engagements. » Avec un système de type bancor, la solvabilité de l’UE et des US en prendrait probablement plein la poire.

  4. Enfin un pavé de PSJ facile à lire in extenso , vraiment très clair , et où on comprend bien le chinois dans le texte .
    On comprend aussi que toute réforme se heurte à la difficulté « de lever l’hypothèque du veto de fait dont disposent les États-Unis dans son fonctionnement, conséquence de la logique censitaire de son mécanisme décisionnel, où le nombre de voix est proportionnel à la contribution à son financement. » On se demande aussi , si sous couvert de proposer un aménagement des DTS comme un bancor de fait , la Chine ne cherche pas en réalité , très patiemment et sans tapage , à pousser le yuan jusqu’à faire tomber le dollar de l’échiquier du règlement des échanges internationaux , et à prendre sa place .

    1. +1 pour la clarté et l’aisance de lecture.

      Je ne pense pas que les chinois cherchent à remplacer le dollar par leur yuan « pour le prestige » (ou pour humilier les ricains) mais parce qu’ils ont besoin de stabilité et de prévisibilité monétaire dans leur commerce international.

    2. La position de Zhou Xiaochuan semble claire. L’hégémonie monétaire d’une nation est catastrophique pour le monde et finalement ruineux pour le pays qui y prétend. Pourquoi la Chine remplacerait-elle les États-Unis ?

  5. –>> Une monnaie sert à exprimer des prix d’équilibre instantané d’offre et de demande pour un bien. Elle sert également à comptabiliser à partir de ces mêmes prix les dettes qui résultent des délais de règlement accordés aux acheteurs par les vendeurs.

    C’est une heresie. Le prix resultat de l’offre et de la demande n’a rien a voir avec la dette qui est elle le resultat du cout + risque. Un meme outil ne peut mesurer 2 choses fondamentalement differentes. Le prix mesure le desir, le cout le travail+matiere. Evidemment personne ne veut faire ce distinguo qui permet de ramener la valeur au prix ce qui est faux. Et surtout cela permet de garder secret la vraie marge, ce que personne ne veut divulguer. La plus grande partie des produits ne seraient plus achetes si on connaissait la vraie marge tellement c’est honteux. Distinguer monnaie nationale et internationale est donc un pas en avant mais aussi un ecran de fumee pour faire continuer le systeme actuel.

    1. Avez-vous noté que la monnaie internationale ne pourrait pas être dissociée d’un marché financier transparent où tout producteur de fumée serait identifiable comme spéculateur contre l’intérêt de la collectivité engagée dans un prix d’équilibre constant entre l’offre et la demande réelles, c’est à dire engagée à une livraison concrète de la chose et du prix.

    2. –>> Avez-vous noté que la monnaie internationale ne pourrait pas être dissociée d’un marché financier transparent

      Et comment vous avez un marche financier TRANSPARENT? En divulgant a chaque etape le cout ET le prix. Le cout n’est jamais connu, le marche ne peut pas etre transparent. Le scandale des prets aux USA en est la preuve la plus eclatante. Le cout n’etait pas connu par le client final du CDO le risque non plus, le prix etait une vaste arnaque. Les intermediaires ne cherchait pas a connaitre la verite mais a maximiser le prix. Toute la chaine servait a rendre secret le cout. Est-ce que vous sentez que vous tournez en rond? De plus j’insiste vous mesurez avec des unites identiques des choses differentes. Ce n’est pas de la science mais de l’alchimie. Aucune mathematique ni logique ne peut faire un pont entre prix et cout, seul le desir de l’humain le peut. Et cela ne se met pas en equations. D’ou la necessite absolue de lever tout secret. Les agences de notation ferait un bien meilleur boulot en divulgant les couts reels.

    3. Scaringella,

      Vous avez tout dit :

      Vous mesurez avec des unités identiques des choses différentes. Ce n’est pas de la science mais de l’alchimie. Aucune mathématique ni logique ne peut faire un pont entre prix et cout, seul le désir de l’humain le peut. Et cela ne se met pas en équations. D’où la nécessite absolue de lever tout secret. Les agences de notation ferait un bien meilleur boulot en divulguant les couts réels.

      Les agences de notations ne peuvent être que le marché-même. Et les notations sont les prix. Le marché doit être animé par des intermédiaires rémunérés exclusivement dédiés à l’équilibre et à la transparence des prix de toute la chaîne d’anticipation financière ; de la spéculation la plus hypothétique jusqu’au moment de la livraison ou non livraison effective et mesurée de l’objet de valeur anticipé. Toute offre et toute demande de n’importe quoi est associée à une personne identifiée sur le marché, engagée à réaliser ce qu’elle promet soit en réalité physique soit en monnaie. Les dépôts et les crédits sont des objets de valeur distincts de tout autre gérés et mesurés par des intermédiaires exclusifs. Les banques de crédit n’ont accès au marché que pour prêter ou emprunter et pas pour acheter ou vendre. Le crédit et le dépôt sont un pouvoir d’achat et non des objets d’achat. Tout prix est dissocié du crédit qui le matérialise.

      Vous avez bien compris qu’il s’agit de sortir la monnaie de la mathématique, de la logique de la matière et de l’alchimie pour l’installer dans l’économie du désir humain, dans la logique de la valeur humaine. Le seul déterminisme qui s’applique alors à la monnaie est l’effet de la liberté responsable. Tout ce qui est promis est formulé sur le marché pour se réaliser soit en matérialité présente soit en matérialité financière future. Le capital est dans ce schéma la valeur anticipée qui devient nulle dans le présent si le marché ne peut lui engager une contrepartie réaliste. La matière (vous parlez vous d’alchimie) du capital est reconnue pour ce qu’elle est réellement : le langage de la valeur incertaine du futur. Comme le dit Paul Jorion, la réalité et la vérité sont des inventions. Comme vous le dites, ces inventions reposent sur le désir humain qui décide une réalité qui le mette au service de sa vérité.

    4. @PSduJ
      Détrompez-moi mais il me semble que nos analyses sont voisines. Vous comprenez bien ce que je dis, cela semble vous paraitre clair et correct donc pas trop loin de votre position. Pour moi ce que vous expliquez reste flou alors que cela semble rigoureux. Il s’agit donc d’un probleme de vocabulaire. Auriez vous un lexique des termes que vous utilisez afin de fixer le sens que vous donnez aux mots.
      Je m’étais d’ailleurs déjà fait la reflexion que vos textes nécéssitaient la maitrise d’un dictionnaire spécialisé.
      Merci d’avance.

    5. scaringella 19 octobre 2010 à 22:25
      En cas de litige le tribunal de la raison tranche en fonction du nominal de l’option de sens à terme invariable, pour tout terme discutable sur le marché francophone d’égalité de droit de l’émetteur et du récepteur, garanti par toute académie de droit adhérente à la langue française.

    6. @Scaringella,
      Rosebud1871 introduit ma réponse. Mes affirmations concordent avec les vôtres en tant que sous-jacentes à une option de sens que je prends. Vous êtes d’accord avec moi et en même temps interloqué parce que vous doutez qu’il soit possible de réinterpréter dans des règles financières une situation qui vous est transparente mais ne vous convient pas.

      En fait l’option d’un prix comme l’option d’un mot permet justement de dissocier le prix du coût. En affirmant qu’un coût ne peut pas être transparent dans un prix vous considérez uniquement l’intérêt possible d’un vendeur à dissimuler ses coûts. Or on peut considérer qu’un vendeur dissimule ses coûts parce que tous les autres vendeurs font de même. On peut également considérer que cet équilibre de l’information n’est pas la conséquence d’une irrépressible tentation humaine de tromper ses clients mais simplement de protéger la valeur de ce qu’on produit. Ainsi donc, si on instaure un marché où toute la structure de coût de n’importe quel vendeur est transparente parce que tout le processus d’anticipation financière a été décomposé et négocié morceau par morceau sur le marché, l’intérêt de dissimuler ses coûts disparaît.

      Pour parvenir à la transparence du jeu de marché, il faut admettre que les règles de marché ne sont pas figées et immuables. En l’occurrence que des règles formulées en mots peuvent aussi être des sous-jacents d’option. Cela signifie que l’application de la règle est son coût qui peut être distinct de son prix. C’est ici que la monnaie se redéfinit comme matérialité d’application d’une loi dont le prix réel peut être supérieur ou inférieur. La valeur réelle d’une monnaie peut être optée comme option du prix de son application par une autorité politique définie et identifiée. Ainsi la monnaie devient-elle option de change d’une monnaie nationale, application d’une loi nationale par le pouvoir politique national, en monnaie internationale, application de la légalité démocratique commune à tous les Etats nationaux.

      Les monnaies peuvent se définir comme options de transformation de lois appliquées dans des espaces nationaux en lois appliquées dans l’espace de légalité internationale démocratique. Ainsi donc, si le DTS est institué étalon monétaire international par un marché de la transparence démocratique sous l’autorité d’un FMI réformé contrôlé par une société multinationale d’États de droit, chaque monnaie nationale (dollar compris) se définit de fait comme nominal d’une option de change en DTS. Le nominal de chaque option de change national devient le coût d’application de la loi nationale par son gouvernement national. Le nominal ajouté de la prime de change en DTS devient le prix d’application en gouvernance internationale de la valeur d’une autorité politique et d’une loi nationale.

      Avec une cotation internationale sur un marché organisé et surveillé en transparence démocratique, le prix des monnaies intègre le coût réel de la démocratie et valorise la prime de la démocratie. Les lois nationales démocratiquement élaborées et démocratiquement appliquées génèrent plus de confiance financière, donc plus de transactions productrices de valeur et plus d’investissements dans la valeur future. Les primes de change des pays vraiment démocratiques sont négatives en DTS parce que le marché international mesure concrètement la survaleur à terme de l’économie démocratique, celle qui promeut la source humaine de la valeur au lieu de la considérer comme un coût à écraser.

      L’homme est créateur de valeur par son langage à la condition qu’il lui serve à délimiter les droits qui règlent les relations entre les individus. La création de valeur par le langage est l’effet d’une option financière. Ce qui implique que l’option soit légalement définie comme la forme de la valeur et que la monnaie soit définie comme le nominal matériel quantifié de l’option de valeur humaine. Pour que la monnaie soit la matérialité de la valeur, il faut qu’elle en soit la formalité dans le langage. Pour que le langage contienne la valeur humaine, il faut une légalité qui protège les finalités humaines, c’est à dire la discussion des finalités humaines, c’est à dire la démocratie.

      Il faut revenir à Aristote pour dépasser Platon. Revenir à la démocratie monétaire mondiale pour échapper à la dictature universelle de l’argent.

    1. La phrase citée est facile à comprendre mais difficile à expliquer. La valeur d’une monnaie s’estime au volume des biens et services qu’elle permet d’échanger. Donc, à monnaie internationale, estimation internationale des biens et services. (Et non pas domestique comme le font les Américains avec le $.) Il faut donc que certains estiment les biens et services produits par les autres. Donc mutualisation. CQFD ?

    2. Au fond de la classe,
      Vous avez raison, la phrase est trop raccourcie. Crapaud Rouge en fait une bonne interprétation qu’on peut pousser un peu plus loin. Les contreparties économiques d’une monnaie réellement internationales sont toutes les richesses produites n’importe où dans le monde qui sont destinées ou disponibles à l’exportation. La mutualisation mondiale des contreparties de la monnaie internationale consiste à offrir à tout exportateur la possibilité de se couvrir par la vente à terme de ses exportations sur le marché en monnaie internationale. Le cycle de production peut être engagé à prix certain pour un certain volume en contrepartie de quoi le système bancaire en monnaie transnational peut escompter la production effectivement internationale puisque vendue sur le marché international. Les déposants internationaux détenteurs de réserves se retrouvent ainsi adossés à des crédits internationaux strictement limités par la négociation à terme de valeur réelle. La monnaie reflète la réalité et non des intérêts financiers purement spéculatifs.

  6. sur 4000 milliards de dollars échangés chaque jour (en hausse de 20% depuis 2007)
    seuls 20% servent aux échanges de biens et services entre Etats et entreprises..
    le reste constituant des paris dérivés sur les taux de change..de la pure spéculation,
    (dont le noeud se trouve à la City à Londres)
    c’est cela aussi qui DOIT changer.!

    1. Ceux qui n’ont pas intérêt à la stabilité financière sont les spéculateurs sur la volatilité, ceux qui parient sur la variabilité des prix qu’ils dirigent en déplaçant des capitaux flottants qui leur sont confiés. Comme le rappelle Millésime, ces capitaux flottants sont de plus en plus abondants avec les politiques monétaires accommodantes (faible prix de la liquidité) des banques centrales. Au lieu d’être investies dans l’économie réelle, les liquidités circulent au gré des spéculations qui alimentent la guerre des monnaies.

  7. le passage au bancor ne sera t il pas une gigantesque operation de blanchiment et ainsi justifier definitivement proprietes et richesses acquises grace a toutes ses manipulations
    improductives economiquement et hyperrentables financierement.

    1. Un étalon monétaire international ancré dans un marché réel traduit la production et les anticipations économiques réelles. Réel signifiant que tout engagement financier débouche sur une livraison d’un objet physique de valeur. La seule obligation de réaliser ce qu’on promet (par exemple livrer un vrai baril de pétrole quand on est vendeur à terme) dans un marché conçu pour contrôler toute la chaine d’anticipation financière change complètement les conditions de la spéculation. La seule incertitude qui demeure comme motif de variation des prix sont les changements effectifs de l’offre et de la demande réelles contrôlables sur le marché au vu et au su de n’importe quel analyste. Si par ailleurs, la règle est établie que l’intermédiaire chargé du prix de marché n’est pas celui qui fait crédit, alors il devient impossible de faire crédit juste pour faire varier un prix sans l’intention réelle de vendre ou d’acheter l’objet physique sous-jacent.

  8. Bonsoir à tous

    Merci pour ce billet instructif et compréhensible par tous!

    Les chinois jouent au Go et appliquent les principes de Hsün Tzu….

    Cordialement.

  9. @PSJ

    Pour moi, vous allez trop loin quand vous dites « qu’une banque centrale peut piloter l’émission monétaire par sa politique d’allocation de crédit » (on ne sait d’ailleurs plus trop à ce moment là s’il s’agit du point de vue du gouverneur de la banque centrale chinoise ou du votre). Il me paraît plus juste de dire qu’une banque centrale peut influencer l’allocation du crédit, essentiellement par le maniement du taux d’intérêt. En régime tout du moins. Le verbe piloter laisse entendre qu’une banque centrale possède un contrôle véritable sur l’émission monétaire.

    Sinon, félicitation pour votre effort de clarté. Vous êtes devenu lisible (selon mes critères, bien entendu) en seulement quelques mois.

    1. Je ne suis pas si clair car c’est bien le gouverneur de la PBC qui affirme la capacité d’une banque centrale à piloter la monnaie par l’allocation du crédit. De cela il déduit que la liquidité mondiale ne peut pas être entre les mains d’une banque centrale nationale. Mon avis personnel est que l’émission monétaire d’une banque centrale est objective et équilibrée si les taux d’intérêt sont fixés par le marché dont la banque centrale est opératrice à égalité de droit avec toute demande ou toute offre. C’est donc l’équilibre des achats et ventes à terme par rapport à l’équilibre comptant qui fixe le prix de la liquidité. La banque centrale produit des anticipations de volume et de prix des actifs réels et financiers et le prix de la liquidité est le résultat de la confrontation des anticipations de la BC avec celles du marché.
      Le prix de la liquidité est le prix de l’utilité de la valeur certaine stable dans le temps, un prix d’équilibre économique et non une décision unilatérale de la BC. Zhou Xiaochuan n’aborde pas dans ses propositions les techniques qui permettraient de réguler l’émission mondiale de liquidité. Ces techniques sont maîtrisées par les banques centrales occidentales qui veulent agir séparément sur les zones qu’elles contrôlent. Elles n’ont pas assimilé (spécialement la Fed) la recommandation de Keynes d’avoir un marché unifié de la liquidité. L’unification consiste à appliquer une loi commune d’égalité des droits et obligations sur un même marché.

  10. « La puissance militaire des États-Unis permettra peut être de continuer à imposer un prix forcé du dollar au monde entier »

    Si vous faites allusion au « cours forcé, » le dollar n’a cours légal qu’aux Etats-Unis. Le « privilège exorbitant » des Etats-Unis est fini depuis 30 ans.

    Il y a beaucoup à dire sur les défauts de l’organisation monétaire actuelle, mais attention au biais consistant blâmer d’autres pays pour nos propres erreurs. Si nous avons des problèmes monétaires, avec toutes les conséquences négatives que vous décrivez très bien, c’est d’abord de notre responsabilité, pas celle des Américains ni des Chinois, même si ça ne fait pas plaisir à entendre.

    Cdt,
    GSF

    1. Gu Si Fang : « c’est d’abord de notre responsabilité, pas celle des Américains ni des Chinois » : faut être masochiste pour venir sur le blog de Paul Jorion y trouver chaque soir son petit commentaire révulsif !…

    2. Je suis d’accord avec vous. Chaque zone monétaire a sa responsabilité dans le désordre actuel à prétendre faire sa cuisine dans son coin. Les Européens pourraient très bien être les initiateurs d’un nouvel ordre monétaire international. Il suffit qu’ils se concertent pour établir une règle d’égalité de droit entre nationalités différentes. Jusqu’à présent, les Européens sont plus attachés à leurs prérogatives nationales qu’à la prospérité de leur continent.

    3. @ PSDJ

      Je n’ai pas été assez clair. Je ne parle pas « du désordre mondial » comme d’un grand machin dans lequel tout le monde a sa part. Je parle du fait que les problèmes américains sont principalement dûs à la politique de leur gouvernement, les problèmes européens principalement dûs à nos gouvernements, etc.

      Ce qui crée une confusion, c’est que les banques centrales et gouvernements ont été remarquablement synchronisés. Tous les gouvernements ont eu, en moyenne, des budgets déficitaires, et toutes les banques centrales ont fait tourner la planche à billets. Ironiquement, on est frappé par la qualité de la coordination à ce niveau. Mais plus de coordination signifie PLUS de bêtises, pas moins.

      Souvenez-vous quand l’Allemagne campait sur son DM, alors que l’Angleterre et la France faisaient les 400 coups avec leur monnaie. Le décalage des taux de change avec le DM montrait aux yeux de tous que nous étions en train de faire des bêtises. Cela nous mettait une petite limite (pas géniale, quand même : pendant les 30 « glorieuses, » le FF a perdu 75% par rapport au DM). De même, aujourd’hui, JC. Trichet mène une politique légèrement moins laxiste que la Fed, et le dollar décale à la baisse.

      Il faut comprendre que l’extraordinaire création monétaire qui a eu lieu depuis 30 ans signifie que toutes les banques centrales ont réussi, cahin-caha, à faire tourner leur planche à billet plus ou moins au même rythme. Heureusement qu’il reste encore quelques petits grains de sable dans la mécanique ! et ça me désole que vous vouliez les retirer.

      C’est pourquoi, si nous voulons résoudre les problèmes monétaires et budgétaires européens, c’est d’abord vers les autorités européennes qu’il faut se tourner, et leur demander de nous laisser utiliser de bonnes monnaies, d’avoir des finances équilibrées, etc. Bien sûr il y a de quoi être consterné par la politique de la Fed, et on serait très heureux que les Américains aient une meilleure monnaie, mais heureux POUR EUX !

      J’anticipe que vous ne serez pas exactement d’accord, c’est un euphémisme 😉 Quels sont, selon vous, les effets néfastes de la politique de la Fed, par exemple, pour les européens ?

      Cdt,
      GSF

    4. @GSF,
      Ce que vous dites de l’instabilité monétaire en Europe et aux États-Unis est un fait que je ne peux contester. Voulez-vous dire qu’elle est inéluctable ? Qu’elle peut se maîtriser ou s’apaiser sans concertation internationale sur les taux de change et la liquidité mondiale ? Que c’est aux seuls Européens de gérer les conséquences de la baisse du dollar sur la valeur mondiale de l’euro ? Y a-t-il pour vous crise internationale des monnaies ayant un impact sur la croissance des grands pays développés ? Le G20 a-t-il quelque chose à réformer ? Si oui quoi ?

  11. Bonsoir,
    j’aimerais bien mieux comprendre comment les monnaies vont s’ajuster entre elles par rapport au dts ou bancor (je ne fais pas bien la différence) au moment de la mise en place éventuelle du systéme, il va falloir à la mise en place un étalon commun un peu subjectif , quel sera t il ? … le coût du panier d’une ménagére dans chaque pays ?
    Si le point de départ sera une formule avec les taux de change respectif des différentes monnaies, il est compréhensible que les Chinois souhaite absolument être au plus bas car il savent que les US seront eux aussi au plus bas, le différentiel n’en sera que plus limité, donc moins de pertes.
    Je ne sais pas trop si ma logique suit un bon chemin.

    … au fond la « guerre » monétaire ne serait pas un prépositionnement des changes dans la perspective d’une monnaie internationale dont la necessité s’impose déjà sans l’avouer à tout les décideurs ?

    cordialement

  12. Aux dernières nouvelles « le PCC a appelé à des « augmentations de revenus », au « renforcement du système de sécurité sociale » ainsi qu’à « l’accélération de la réforme et du développement du secteur de la santé ».Il a été rappelé que « Le rôle dirigeant du Parti communiste chinois est la garantie fondamentale pour la Chine de parvenir à réaliser ses objectifs de développement économique et sociaux durant les cinq prochaines années ».Les camarades chinois fonctionnent toujours au plan, mais avec l’informatique, ce doit être plus simple qu’avec la bureaucratie du Gosplan. Prévision de croissance 2011-16 : autour de 50%.
    Xi-Jinping présenté par la presse occidentale comme successeur possible de Hu Jintao, fait partie du sérail : fils de Xi Zhongxun, révolutionnaire communiste de la 1ère génération qui aurait dit à Deng Xiaoping « We need to reform China and implement this economic zone even if it means that we have to pave a bloody road ahead and I am to be responsible for it. ».
    Peut-être bien que la classe ouvrière chinoise en a ras le bol de la bloody road et que la dizaine de dirigeants au sommet qui a biberonné au marxisme dans les écoles du PCC en sait quelque chose.
    XI-Jinping aurait déclaré au Mexique en 2009 « Des étrangers aux ventres pleins et qui n’ont rien de mieux à faire se complaisent à nous montrer du doigt. Primo, la Chine n’exporte pas la révolution; secundo, elle n’exporte ni la famine ni la pauvreté; et tertio, elle ne se mêle pas de vos affaires. Quoi de plus à dire ? »

    Les chinois feront ce qui est de leur intérêt. Le droit international n’est pas une création chinoise, de même que les organismes financiers internationaux. Mais ils font avec, comme avec les règles de l’OMC qu’ils ont acceptés. Ce n’est pas pour autant qu’ils les accepteront telles quelles éternellement parce ces jeux là sont le produit à l’échelle de l’histoire d’un rapport de force d’un instant, et dépassé depuis. Ils sont bien formés pour savoir cela.
    Il n’y a qu’un intérêt à chinoiser les chinois avec de grands développements sur nos différences culturelles ou de jouer au choc des civilisations contre le monde musulman.
    C’est celui d’opposer les identifications nationales aux identifications de classe.

  13. Mreci a tous
    Grace a vous tous j’arriverai a comprendre pourquoi les pauvres humains réels que nous sommes sont soumis a une gestion completement virtuelle .
    Je pense qu’il y a un but sous jacent .
    Apauvrir les masses et surtout leur faire croire que c’est de leur faute . De ce fait il survivent avec un stress destructeur ; ce qui sera tres bon pour reduire la population puisqu’on ne peut pas dilater la planette . Ce procede sera sans complété par d’autre qui finiront la tache ( Exemple la destruction des systemes de sante , La destruction qualitative de la nourriture etc )
    Mais je vais peut etre trop loin ou est ce que je suis Hors Sujet , ne me dites pas que c’est uniquement pour de l’argent ?
    A+ Avec plaisir et vive Monsieur Cantona .

    1. …ne me dites pas que c’est uniquement pour de l’argent ?

      Ok, on ne vous le dit pas, mais on le pense fortement !

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