135 réflexions au sujet de « DÉFENDRE / SAUVER LE PLANCTON »

    1. Pas très fier de celle là.Vague impression d’être englué ,dans la séquence crise financière,morale ,écologique, sans compter la crise existentielle personnelle.Le plancton c’est sympa ,encore que le phyto bouffé par le zoo bouffé par la baleine,bouffée par l’homme,me donne des tentations de virtualisations de nos existences prédatrices.

      1. La plancton n’a pas d’autre option que se laisser dériver au fil du courant. Le krill est une crevette et se déplace de son propre mouvement : il ne fait pas partie du plancton. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas droit à ma sympathie et à mon soutien miltant.

      2. Avant d’être crevette, il me semble qu’il est zooplancton, non ?

        Quelques exemples :
        * Spongiaires : éponges d’eau douce
        * Cnidaires : Méduses
        * Crustacés : Krill, Copépode, Zoé de Crabes, Zoé de Crevette
        * Mollusques: larve
        * Echinodermes : larve pluteus
        * Vers : ???
        * Cténaires : Tout l’embranchement
        * Tuniciers : Salpes
        * Vertébrés : Gamètes puis larves de Poissons

        De plus il est mobile car Il remonte la nuit vers la surface pour se nourrir de phytoplancton et redescend pendant la journée vers les eaux plus profondes. Il échappe ainsi aux prédateurs et économise de l’énergie car la température est moins élevée.

        Ce mouvement du zooplancton dit de migration verticale quotidienne) suit un rythme nycthéméral commandé par la lumière du soleil (En eaux douces, la plupart des espèce zooplanctoniques sont plus actives les deux heures suivant le coucher du soleil, et deux heures avant l’aube. Il en va de même pour la plupart de leurs prédateurs. De nombreuses espèces zooplanctoniques peuvent elles-mêmes émettre de la lumière (bioluminescence), en profondeur ou en surface lorsque la mer est agitée.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Zooplancton

  1. Est ce qu’il y a un phytoplancton pour retarder la chute des cheveux ( au lieu d’accèlèrer la pousse des poils de barbe ) après 60 ans ? Vous en auriez besoin tous les deux .

    Merci de cet engagement supplémentaire auprès de ceux ( pour moi Confédération Paysanne , Nature et Pogrès , association d’apiculteurs , ….) de plus en plus nombreux et déterminés , qui depuis longtemps ou depuis peu , ont saisi que la reprise en main du monde par les citoyens conscients passait aussi par là .

      1. Certains oiseaux plantent leur bec dans la vase pour trouver… le plancton .
        Vaseux et plancton ne sont donc pas incompatibles .

        Pourquoi un peu d »humour s’impose face à cette vidéo ?

        Poser la question , ce n’est pas y répondre , sinon à quoi bon même la poser ?

      2. Ceci dit, le plancton se nourrit de vase.
        Mais je sens que je vais encore descendre dans les profondeurs de la mésestime….

        Et comme l’intensité de la marée ne trouble pas les moeurs des crabes, il faut tout de même réaliser que l’océan, tout comme les animaux coté terrestre ainsi que la flore, sont de fantastiques machines à recycler la vie.
        Perso, je pense que nous ne pouvons avoir que de l’admiration ainsi que de l’humilité face à cette nature qui ne devrait, en principe, pas être contrariée.
        Un peu comme l’esprit humain que certains essaient de mettre en équation ou de limiter…

      3. Euh Paul, tout de même… Les cachalots ne sont pas des « baleines à fanons », certes, mais on parle bien à leur propos de « baleines à dents »; le terme « baleine » sans déterminant est, dans le langage courant un terme générique utilisé aussi bien pour les odontocètes que pour les mysticètes, il me semble.

      4. Alain Bombard n’est pas un cachalot qui mange du calamar plus ou moins géant, mais il s’en ai mis plein le bas de laine en mangeant du plancton sur son radeau de la méduse qui elle, la méduse, au stade juvénile est un zooplancton…… Pas belle la vie ? 🙂

      5. Entre nous, sauver les marins naufragés, avant Bombard, pas grand monde y avait réfléchi.
        Les naufragers mouraient très rapidement, de faim, de froid, de soif, …..et surtout de désespoir.
        Le « Bombard » de l’économie futur « Bombard » du plancton ? 🙂
        Vous emmenez quoi dans votre radeau de survie Paul ?

  2. La régulation des rapports nature-sociétés repose sur un principe simple: si vous enlevez les sociétés humaines la nature se portera très bien mais si vous enlevez la nature les sociétés mourront. Il y a donc une hiérarchie, une vraie (cela veut dire qu’on ne peut la renverser), une hiérarchie qui pointe une dépendance. La nature est hiérarchiquement supérieure en ce sens. La société humaine est plus complexe, cela ne lui donne pas la priorité sur la nature. On sait cela depuis longtemps, on persiste à l’oublier. Ce n’est pas le cas de Paul Jorion et ses amis.

    1. @ yvan simonis
      Pas si simple, pourtant, cette dualité que vous exprimez. Un petit exemple concret: les orchidées calcicoles et héliophiles d’origine méditerranéenne se sont implantées pendant des siècles sur les versants calcaires du nord du Bassin Parisien. Pourquoi ? Simplement parce que ces versants impropres à la culture ont été défrichés pour en faire des pâtures à moutons. Depuis que l’élevage ovin a périclité dans ces secteurs après la Première Guerre mondiale, la forêt a regagné du terrain, menaçant la pérennité de ces espèces d’orchidées. Je pourrais multiplier ce genre d’exemple à volonté. De nombreuses sociétés, passées et présentes, ont montré qu’il est possible de vivre en bon équilibre avec la nature.

      1. Hum, on a pu montrer que, par exemple, l’harmonie entre les chasseurs amérindiens d’Amérique du Nord et ‘leurs’ bisons était une pieuse illusion.
        Je crains que, passées les premiers clans restreints de chasseurs-cueilleurs, aucune société humaine n’a été véritablement en état d’équilibre avec la nature; mais plutôt que le rythme de destruction de celle-ci était si lent qu’il n’en était pas perceptible à l’échelle de la vie d’un simple observateur. Tandis que sur un certain nombre de générations ou quelques siècles, cette destruction est observable.
        Là résiderait la différence entre sociétés traditionnelles et société industrielle : non pas dans l’harmonie des unes avec la nature et sa négation par l’autre, mais dans leur efficacité destructrice. C’est simplement plus rapide et plus radical, dont plus visible, dans la société capitaliste avancée…

      2. @ arkao : la, seule chose que vous démontrez avec votre exemple et avec laquelle personne ne peut être en désaccord, c’est l’adaptation. Ce que dit yvan simonis, maladroitement de mon point de vue car il parle de hiérarchie, qu’il m’en excuse, c’est que l’homme est un animal comme les autres, dépendant de Dame Nature, on n’est pas dans la même cour je crois.

      3. @ Amsterdamois
        Vous posez mal la question à mon avis. L’homme modifie profondément son environnement. Je ne crois pas qu’il y ait un endroit en France, Belgique… qui soit à l’état sauvage. Il reste combien d’hectares de forêts primaires sur notre planète ? Par chez vous aux Pays-Bas, les polders sont une bonne chose ou pas ? Et le delta plan ?… Il y a des biotoptes uniques sur les terrils de mon enfance, bonne chose ou pas ? Il s’agit à mon sens de l’attitude : se croire « maître et possesseur de la nature » ou bien en prendre soin sur le long terme, avoir intériorisé consciemment ou non qu’il y a des choses qu’il faut faire (comme replanter des arbres abattus) et d’autres qu’il ne faut pas faire (surexploiter, détruire la vie…). Et cela a existé et existe encore.

      4. @ Amsterdamois
        C’est pas faux 😉

        @ Didier
        Ce que j’ai tenté d’exprimer, c’est que la diversité biologique peut-être non seulement entretenue mais accentuée par les sociétés humaines.

      5. Le terme « diversité » est un terme de nove langue marketting Ce qui importe c’est ne pas briser l’écosysthème par l’introduction anarchique d’intrus envahissant. L’envahissement est plus grave que la disparition car il en induit souvent de nombreuses.

  3. Quel enthousiasme, ça fait plaisir à entendre !

    Je pense que nous devrions être les jardiniers de cette planète. Il faudrait la cultiver. La cultiver comme elle est et pour elle-même. Et trouver notre vie, notre place relativement à cela. Voilà une énorme tâche. Et ça pourrait absorber une grande partie des loisirs des gens, libérés d’un travail stupide, productif, répétitif, etc. Or cela, évidemment, c’est très loin non seulement du système actuel mais de l’imaginaire des gens actuellement. L’imaginaire de notre époque, très loin de cela, c’est l’imaginaire de l’expansion illimitée, c’est l’accumulation de la camelote… une télé dans chaque chambre, deux micro-ordinateurs dans chaque chambre, c’est ça qu’il faut détruire. Tout dépend de ça. Le système s’appuie sur cet imaginaire qui est là et qui fonctionne.

    Cornelius Castoriadis, Post-scriptum sur l’insignifiance.

  4. Nous avons tellement de choses à défendre et à sauver, qu’il devient grand temps d’en faire un cadre 🙂

  5. Comment une crise tectonique par exemple conduit naturellement à une accumulation excessive de plancton au point qu’il meure en masse et constitue la roche mère qui suintera une très faible partie de pétrole dont nous n’arrivons à produire qu’une infime partie.

    Il n’y a pas à sauver le plancton, il crève inéluctablement et nourrit aussi les prédateurs dont nous faisons partie. Il reste la meilleure façon de stocker l’énergie solaire de façon bien lacunaire.

    Je reste persuadé que si les premiers agriculteurs du croissant fertile avaient pu le déceler, ils l’auraient sélectionné au même titre que les grains de blé d’orge et de pois chiche qu’ils ont finalement choisi.

    Pourquoi cette réticence de chasseur cueilleur que je sens lorsque j’écoute votre discours?
    Une crainte de la foule et une façon de préserver un mode de vie aristocratique de penseur de la crise?
    L’avenir de Sapiens est sans doute dans l’énergie solaire captée par ce plancton!
    D’immenses zones favorables à son exploitation existent. N’est-ce pas enthousiasmant?

      1. Pour se débarrasser des formes les plus rustiques de la vie il y aura du travail, même si la mort est la règle du vivant et que je comprends mal votre trait d’esprit sous forme de pirouette.

      1. @Marlow, on va voir les effets de Fukushima sur le nanoplancton……. 🙁

        Qui n’a jamais navigué seul la nuit sur un tapis volant d’étoile vert fluorescent répondant à l’arc de cercle de la voie lactée ne connait pas son ciel !
        Mais il faut une coque, un safran et des voiles…….. Des outils et des techniques d’hommes.

    1. Les plancton, mais aussi les insectes. Du chaud (et on se réchauffe), de l’eau (la plus sale) et pop! du locuste (grillé de préférence) à déguster…

      1. La pluspart des intervenants du blog (moi compris) font parti des privilègiés sociétaux (pas forcément monétaire) ..et n’ont intérèt ni a la lucidité ni au bouleversement des usages en cours …C’est donc l’autisme qui est prévaut et est masqué par de l’ humour . Nous sommes tous responsables ( et coupables ?) a chacun de nos gestes de l’ enfer que nous destinons a nos enfants …pouffons , pouffons le petrole baisse !

      2. C’est qu’il participe à la vidéo et à son caractère apaisant.
        D’ailleurs je me demandais si les traces de pas sont permanentes.
        En tout cas ces pas donnent du sens à vos propos.

      3. Kercoz,
        On ne vous demande pas de mettre les enfants dans des boîtes de conserves. Mais si vous pouviez ouvrir la boîte du plancton, tant mieux pour eux. Mais pas avec la vieille clé à molette trouvée chez Mathusalem.

  6. Ou bien pensez-vous sérieusement que l’augmentation de 6/100 000de l’effet radiatif du CO2, par ailleurs source de la vie, en 50 ans, soit plus efficace que les 1% de vapeur d’eau qui chaque année sont disponibles pour faire varier l’effet radiatif global?
    Ceci n’est pas sérieux comme le dit la chanson.

    1. quand on parle de crise écologique, il ne faut pas se focaliser sur le CO2 gaz à effet de serre qui augmenterait la température moyenne de la planète. C’est bien plus large que ça…notre mode de vie est une source intarissable de toxicité…

  7. N.B.: 6/100 000 correspondent aux 60 P.P.M.( parties par million) d’augmentation de la teneur moyenne en CO2 dans l’atmosphère depuis 1950!

    1. >monmon

      C’est très gentil de citer de beaux chiffres comme cela. Mais clairement vous ne comprenez rien à ce que vous avez lu et que vous répétez.

      La vapeur d’eau est essentielle pour comprendre l’effet de serre, mais ce que vous ne comprenez pas, c’est que ce qui est important pour comprendre cet effet, improprement appelé d’ailleurs effet de serre, ce n’est pas la proportion des gaz présents, mais leur cinétique. Au bout de combien de temps leurs proportions se renouvellent-t-elles, et atteint-t-on rapidement la saturation pour ces gaz?

      Si vous ne comprenez pas ça, ça veux dire que vous ne comprenez rien à la physique des atmosphères planétaires.

      1. Si vous pensez que l’effet radiatif d’un gaz met plusieurs jours à se mettre en branle, je pense que vous vous trompez.

      2. @ blob

        Je suis bien content de vous trouvez là, avec votre toute rigueur scientifique.

        Si vous pouviez éclairer Didier sur les rendements énergétiques de la biomasse ; juste quelques commentaires en dessous.
        Didier (et pas mal d’autres sans doute) a de faux espoirs.

  8. @ fujisan

    Samedi soir, à Lorient, avec Paul Jorion, à un moment la discussion a porté à sur la possibilité ou non de créer un pan d’économie dédié à la réparation de la Nature.

    Personnellement, je pense à ce pan d’économie comme étant un nécessaire et possible secteur quaternaire, au final générateur de biomasse, biomasse exploitable dans le futur par une industrie (secteur secondaire) humaine et écologique, industrie capable de fournir des matériaux de construction, de l’eau propre, de la nourriture saine, des espaces reposants, …

      1. @ Piotr

        Comme toujours, « time is money », avec l’accent toulousain s’il vous plait.

        Si aujourd’hui, dans le système économique « croissanciste », le temps est un problème, il n’en sera peut-être pas de même dans un temps futur dans lequel nous aurions changé de système économique.

    1. Bonne idée.

      Je préférerais le terme « soigner la Nature » (en prendre soin et la guérir)

      Comment cela s’intègrerait vis-à-vis des autres secteurs de l’économie ? Le problème que je vois avec ce secteur quaternaire, c’est qu’il conviendrait à mon avis d’intégrer cette prise en compte dans les autres secteurs, sans tomber dans les travers des droits à polluer que sont les contrats carbone. Dit autrement, il n’est pas nécessaire de «réparer» ce qu’on n’a pas «cassé». Une médecine préventive plutôt que curative.

      Bon, je fais part d’une proposition dans le même sens (?):

      Paul Jorion écrit dans le billet «Développement durable et pragmatisme»

      Alors que faire ? Il faut tirer les leçons du Tai-Chi : faire du donné, sa propre force. Rediriger le monde à partir de ce qu’il est : transformer le torrent qu’un barrage ne pourra jamais contenir en une rivière qui ira irriguer la vallée. Faire de l’élan de l’adversaire prêt à vous pulvériser, ce qui causera en réalité sa propre perte, et ceci d’une chiquenaude. Le nouveau paradigme, c’est la chiquenaude. Mais pour qu’il puisse exercer son pouvoir il faut qu’il soit en prise avec le monde tel qu’il est aujourd’hui et non tel qu’il serait s’il était déjà changé.

      Un membre du mpOC a une proposition Consom’acteur , une « chiquenaude » qui a un volet «solidarité» et un autre «environnement» que je peux résumer en quelques lignes:

      L’idée est de rendre visible au consommateur l’impact de ses actes d’achat sur la solidarité et l’environnement, en valorisant ses actions transitives à l’aide de points «Bien-Commun» qui sont vendus avec le produit ou service lesquels points sont des crédits d’impôts pour le particulier. La clef de voûte est l’état.

      Toute entreprise qui paie X euros en cotisations sociales reçoit de l’état en échange X points «Bien-Commun»
      L’entreprise qui vend un produit ou service, vend également des points «Bien-Commun» à l’intermédiaire (qui le re-transmet) ou au consommateur final.
      Le particulier peut payer ses impôts en points «Bien-Commun» (complétés pour l’appoint d’euros sonnants et trébuchants).

      Même principe de points «Bien-Commun» pour l’impact environnemental pour valoriser les productions respectueuses de l’environnement, via un système de certification, contrôle…

      Et ceci pourrait être internationalisé.

      Voir :
      http://home.scarlet.be/~tpm39383/economiesolidaire/Index.html
      http://home.scarlet.be/~tpm39383/economiesolidaire/Belge-solidaire-Acteur/La_Proposition_consom-acteur.pdf
      http://home.scarlet.be/~tpm39383/economiesolidaire/Belge-solidaire-Acteur/Proposition_Consom-Acteur_protection_de_l%27environnement.pdf

      Cette « chiquenaude » suit une logique qui récompense le consommateur respectueux de l’humain et de l’environnement, comptabiliser les «externalités positives» (si on peut l’appeler comme ça). Mais est-ce un bon endroit, cela pourrait-il faire levier pour orienter le système dans un cercle vertueux ?

      Quelques points positifs de cette proposition Consom’acteur:
      – elle permet d’obliger les consommateurs qui ne voient que leur petit intérêt à tenir compte de l’intérêt commun.
      – elle permet d’envisager la relocalisation en pénalisant ce qui vient de loin: du coup, quand tu achèteras au producteur de ton quartier, tu seras « favorisé » et non quand tu vas dans la grande distribution. Il ne faut pas rêver, les gens ne vont pas tous faire des gacs demain: ça va très lentement. C’est clair qu’il serait difficile de « moraliser » la grande distribution mais mettre des règles contraignantes, ce n’est pas plus mal.
      – elle permet d’envisager la mise en place, par exemple, d’un revenu inconditionnel d’existence et/ou de diminuer le temps de travail, en protégeant notre système social contre le dumping de l’extérieur. Cela nous permet de penser notre société comme nous en avons envie.
      – elle ne réduit pas la solidarité à l’acte d’acheter: elle oblige les consommateurs égoïstes à tenir compte des besoins des autres. En cela, c’est une mesure qui humanise. Cela n’empêche évidement pas l’acte gratuit!!!!!

      Quelques unes de mes objections:
      – cela renforce l’économisme ambiant, la marchandisation de tout, la sté de consommation (en tant qu’objecteur de croissance, l’idée qu’en consommant on serait plus solidaire et respectueux de l’environnement me pose un «gros» problème 😉
      – 1 € = 1 voix. Les pauvres sont des sans voix et sans droits
      – agrégation de ces points dans chaque entreprise indépendamment des inégalités de revenus au sein de l’entreprise.
      – anonymat de ces points. Il y a loin des conditions de travail et de production et un simple chiffre
      – arbitraire dans la répartition des points entre les produits et services d’une même entreprise
      – lourdeur administrative, ces points seraient comptabilisés comme un stock de produits à vendre. Je plains le boulanger, libraire, coiffeur…
      – les termes « Bien-Commun » et « solidarité » attachés à de vulgaires actes de consommation
      – Consommateur vs citoyen : « La démocratie des caddies » (La Revue Durable n° 13 ) et « How you spend your money is how you vote on what exists in the world. » (Vicki Robin) critiqués par Emeline De Bouver, Moins de biens, plus de liens – La simplicité volontaire – Un nouvel engagement social, Charleroi, Couleur livre, 2008 p. 99-102.
      – Un organisme de certification et contrôle est sujet à de fortes pressions des intérêts en jeu.

      Votre avis et celui des bloggeurs nous intéresse beaucoup.

      1. @ fujisan

        Je précise que le quaternaire serait, dans un premier temps (un siècle ou deux mais à mettre en place tout de suite), un secteur ayant un rôle de soin car la Nature est effectivement malade de l’exploitation actuelle et passée subit.

        Ensuite, durant cette période d’un ou deux siècles, par le fait qu’il n’y aura plus rien à extraire de la croute terrestre, le quaternaire pourra se muer en une sorte de régulateur-exploitant pour le secondaire et le tertiaire (qui auront alors muté, faute de pétrole, pour finalement présenter un visage plus humain car relocalisés), exploitant, disais-je, de façon soutenable, le fruit de son travail initial de soignant (nettoyage des mers, restauration des zones humides, plantation de haies et de forêts, dépolutions, recyclages).

        Le quaternaire deviendrait dès lors une sorte de primo-secondaire, seul habilité à délivrer les matières premières pour le secondaire.

        J’espère que vous suivez. 🙂

        Quant au primaire, il bénéficierait des avancées dues à la révolution agroécologique.

        Si un truc de ce genre est mis en place un jour, les Humains auront changé.
        Alors les histoires de consommateur-acteur n’auront plus lieu d’être.
        L’activité économique sera synbiotique avec l’environnement tout entier, sa consommation énergétique provenant seulement du flux d’énergie solaire, les végétaux naturels (non-OGM) en seront, parmi d’autres, de puissants et efficaces capteurs puisque nous aurons accepté de réduire considérablement notre consommation d’énergie.

  9. Ce qui fait plaisir, c’est que vous replacez bien le problème dans son contexte, celui de la chaîne biologique et celui du temps.
    On commence à s’exciter sur les micro-algues. Il est vrai que l’utilisation de la biomasse en général est très prometteuse

    1. @ Didier

      Le rendement énergétique de la photosynthèse est très très mauvais : inferieur à 0,1% et c’est sans compter l’énergie à dépenser pour valoriser la biomasse qui en résulte.

      Tout dépend donc de ce que vous entendez par « PROMETTEUR » et aussi de ce dont nous voudrons bien nous satisfaire dans le futur en terme de quantité d’énergie disponible par habitant et par jour.

      1. @ écodouble : franchement la photosynthèse n’a que peu d’importance sur le sujet ! Biomasse (j’y inclus le biogaz) signifie utilisation du bois et de ses dérivés, l’utilisation des résidus de culture, les bio-déchets des ménages, les agrocarburants même si il faut être prudent sur la question, …. il y a là un potentiel formidable pour notre défi énergétique et pas seulement celui qui concerne l’électricité

      2. @ Didier

        – Le bois et ses dérivés,
        – les biogaz (ceux des décharges de déchets ménagers par exemple) issus de la fermentation des restes alimentaires (légumes, céréales et viandes d’herbivores) ou des rejets intestinaux divers et variés,
        – les agrocarburants ( issus des colzas, betteraves, maïs, cannes-à-sucre, algues, micro-algues, blés, riz, raisins – de notre bon vigneron -, orges, sojas, meulons, bois),
        – les carburants issus du charbon par la réaction de Fischer-Tropp (processus laissant un résidu de goudron on ne peut plus polluant),

        tout cela ! ce n’est pas de la photosynthèse ? passée, actuelle et future ?

        Mais il est vrai que les questions comme : D’ou vient l’énergie ? sont toujours franchement éludées.
        Il va pourtant franchement se préoccupper de l’importance de ce genre de question ; et il vaudrait même mieux commencer à s’en préoccuper tout de suite ; franchement.

        A moins bien sûr qu’il y ait dans la salle un magicien ! capable de changer les Lois de la Physique !
        Mais ça franchement ! je pense qu’il ne s’en trouvera pas.

        Ce qui serait formidable Didier, c’est que la plupart des Humains arrêtent de mettre de coté les questions essentielles, ou plus précisement celles génantes à leurs yeux. Vraiment !
        Cela aiderait à prendre les bonnes décisions politiques, économiques et civilisationnelles.

        Je suis certain que blob ne dira pas le contraire.
        Alors blob ! si vous m’entendez : HELP !

      3. Effectivement 1% comparé à l’énergie solaire rayonnée!
        Mais comparé à nos besoins, ce n’est déjà pas si mal car on peut la stocker ce qui n’est le cas d’aucune autre énergie sur terre.

      4. @ monmon, jérome et les autres.

        moins de 0,1 % ! pas 1 %. Certes, il n’en demeure pas moins que c’est beaucoup, beaucoup d’énergie.

        Mais n’oublions pas que de là dedans il faut extraire l’énergie nécessaire à la recolte et au transport de la matière première, celle nécessaire à l’élaboration du produit, puis celle nécessaire à sa distribution et aussi celle nécessaire à l’entretien de toutes les infrastructures indispensables à tout ce que je viens d’énumérer.
        Et je n’ai même pas parlé de l’énergie qu’il faudra pour gérer les déchets et des déchets, résultants de ces élaborations, il y en a !
        Les surfaces à mettre en oeuvre sont considérables !

        Alors la question est simple : ce que nous mangerons ! ça poussera sur quoi ? Soleil vert ?

      5. @ Ecodouble,

        Bonsoir,

        «  »
        On a récemment découvert du nanoplancton qui vit à des profondeurs où il n’y a pratiquement plus de lumière. Certaines algues marines (cryptophytes, dont rhodomonas sp. et chroomonas sp.), à température ambiante et en condition d’illumination défavorable, savent, grâce à des « antennes » protéiques, et semble-t-il grâce à des protéines (bilines) utilisées en plus de la chlorophylle, mieux capter la lumière et utiliser la cohérence quantique pour optimiser leur utilisation du rayonnement solaire incident. Cela leur permet de conduire plus de 95 % des photons jusqu’à leur « but »6. Ce phénomène pourrait exister chez d’autres végétaux, voire être courant.
        «  »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Photosynth%C3%A8se

        La chimie végétale, écodouble, partir de la base, pas de nos moteurs évolués pour y brancher la quasi infinie ressource, mais bien repenser le sens des chaînes de domination naturelle.

        Belle soirée, ce n’est pas ad hominem, loin s’en faux !

        http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/microalgues

        http://sciences.siteduzero.com/forum-83-693307-p1-photosynthese.html

        http://energie.lexpansion.com/energies-renouvelables/energie-propre-l-espoir-de-la-photosynthese-artificielle_a-33-6412.html

        You are the Shepherd
        http://www.youtube.com/watch?v=o5ThwVGrt80&feature=related

      6. @ timiota

        Merci timiota pour cette source.

        Petit rappel :
        Avec 0,5 W/m2, il faut 1472 m2 pour un cheval vapeur (1 cheval = 736 W).
        La moindre bagnole, c’est 70 chevaux, soit 10 hectares environ.
        Pour les 25 millions de bagnoles en France, il faut 250 millions d’hectares.
        Comme les hectares ça parle peu, en nombre de France ? ben, en gros, ça fait 4 ! (100 hectares = 1 km2 et la France fait 550 000 km2).

        Alors ?! Soleil vert ?

        Dura « physicum » lex ! Sed lex !

      7. @ écodouble : bien sûr que s’intéresser aux sources des choses est nécessaire voire essentielle mais sans vouloir vous déplaire, ce n’est pas de cette question dont je parlais. Nous sommes confrontés à un problème majeur, celui de l’énergie et de ses sources. Vous partagerez sans doute avec moi l’idée qu’il nous faut faire autrement et gérer nos sources d’énergie de manière compatible avec la pérennité de la planète. Bien sûr un arbre est lié à la photosynthèse, mais que son rendement soit de 1% ou de 0.1% ou de 0.01% n’a que peu d’importance dans le sujet si la situation nous permet de gérer les forêts pour en tirer de l’énergie dans les conditions mentionnées plus haut. Pour me moquer de vous, je dirais bien que l’on pourrait remonter au big bang pour y trouver l’énergie primaire, mais ce ne serait pas le sujet non plus 🙂

      8. @Didier :
        En aucun cas les résidus de culture ne doivent etre destinés a la fabrication d’énergie . Elle doit etre impèrativement retournée au sol .
        L’utilisation de biomasse actuellement , de façon contrainte puisque diluée a 5 ou 10% ds les carburants est scandaleuse puisqu’elle supprime la possibilité du refus . De ce fait nous participons , a l’ insu de notre plein gré (et l’ insu est discutable et plutot obscène) aux épisodes de famine et de pollutions planétaires . On « achète » ainsi notre silence et une approbation « de fait » .
        Si un jour des « craburants » doivent etre utilisés , ils devront etre imperativement réservés a l’ agriculture et a certains services d’ urgence …il suffit de regarder nos rues pour voir se multiplier les décapotables et autres 4×4 …qui seront les principaux bénéficiaires de la « biomasse » .
        Je crois que Janco cite des chiffres ds le genre : la totalité des surfaces cultivées ne fourniraient que 20% de notre conso de carburant ..alors les thèses optimistes sur une pérénité du modèle sociétal actuel , meme divisé par 2 …ne peuvent que pur scientisme .

      9. Les algues unicellulaires pullulent naturellement dans les chenaux de marées des zones tropicales et équatoriales. La mise en valeur et la transformation de ces algues peut se faire avec de l’électricité renouvelable et le CO2 être recyclé dans le processus.
        Plutôt que d’industrialiser le processus, il me semble plus prometteur de s’orienter vers une culture adaptée de zones favorables. Comme l’agriculture.

  10. Paul Jorion : son éclectisme n’a d’égal que son flair. Je suis. Ou plutôt je « follow ». Et je conseille!
    Quel autre économiste nous met le nez dans le plancton?
    Parce qu’il faut le dire : d’autres nous ont mis, en entier, dans la m*rde.

    Bien sûr, le plancton!
    Simple, vieux, invisible, oublié.
    Piqûre de rappel : le jorion-vaccin.

  11. Jour faste.
    Trois interventions de Jorion dans la même journée.
    Scripto, audio, vidé.
    Trois sujets non directement économiques.
    Ce blog redeviendrait-il polymathe !

  12. Quand j’étais petit, tous les ans nous allions sur l’île d’Amrun avec mes grands parents, je me souviens des traversées en ferry, des délicieux repas de crevettes, des lapins détalant au crépuscule, des promenades sur le muret, ma grand-mère me tenant la main… Les lampes étaient probablement des lampes à pétrole… à ce propos; en Pologne on conserve l’idée des anciennes lampes élégantes et ventrues en verre, suspendues au plafond alors qu’elles sont électriques maintenant. Le phare est l’élément le plus connu. J’y étais sans doute, même dans la lanterne du phare. Le silence de tout cela, la simplicité de cette vie.. le vent, et les parties de chemin en bois allant vers la mer, passant entre les pins..

    Bonne idée d’inclure dans le programme politique future cette perspective évoquée par P.J.

    1. @ Lisztfr,

      bonsoir,

      LE ROLE DU PHYTOPLANCTON MARIN DANS LE SYSTEME DE LA PLANETE TERRE
      http://www.com.univ-mrs.fr/LOB/spip.php?article60

      «  »
      Le phytoplancton marin comprend une grande variété de micro-organismes, qui sont surprenants à la fois par leurs formes, leurs tailles et aussi par des aptitudes particulières à développer des structures biominérales dont l’intérêt, en terme d’avantage évolutif, n’est pas encore bien compris. Ces petits organismes, dont la taille varie entre quelques dixièmes et quelques millièmes de millimètre sont également surprenants si on considère qu’ils sont responsables d’une production de matière organique égale à l’ensemble de la végétation terrestre, soit près de 60 milliards de tonnes de carbone fixées chaque année. Une grande partie de ce carbone est cependant rapidement restitué sous forme de gaz carbonique ramené dans l’atmosphère. «  »

      voir la suite de l’article.

  13. Très intéressant comme d’habitude. Je crois que cette vidéo m’a aussi fait réaliser pourquoi j’aime tant lire ce blog : d’une part, en raison de l’espoir qu’il dégage, malgré les problèmes très inquiétants auxquels nous sommes confrontés et d’autre part, car les problèmes ne sont jamais considérés de manière indépendante (par exemple, court terme/long terme).

    Je m’intéresse tout particulièrement aux problèmes énergétiques, le pic pétrolier étant en vue (ou très probablement dépassé, si on ne s’intéresse qu’au pétrole « conventionnel »), et je lis avec attention tout ce qui concerne les carburants à base d’algues, mais je ne savais pas que le plancton pouvait être utilisé aux mêmes fins. Pourtant, si j’espère que ces sources vont contribuer (avec d’autres) à « mitiger » les problèmes de transitions énergétiques, je partage l’inquiétude que cette ressource soit in fine exploitée à outrance et que les autres usages possibles soient négligés, ce qui reviendrait en effet à répéter les erreurs passées (avec possibilité d’introduire de nouveaux déséquilibres —l’un des problèmes de ce type de culture est le risque de colonisation de l’environnement par un seul type d’organisme, au péril des autres).

    1. Une grande partie du plancton est constitué d’algue unicellulaires qui se développent grâce à la photosynthèse

      1. Bonjour,

        Merci, j’avais lu des chapitres de ce livre, mais n’avais pas vu celui ci. Il est intéressant, et se termine sur une conclusion pessimiste (que ça ne suffira pas), mais qui ne me semble pas incompatible avec l’idée de chercher quand même car :
        1. nos problèmes énergétiques n’auront pas une solution unique ; il faudra ajouter beaucoup de bouts de solution pour obtenir une solution sans doute partielle au problème ;
        2. les organismes considérés dans ce chapitre semblent beaucoup moins efficaces que ne le sont les algues (voir http://en.wikipedia.org/wiki/Algae_fuel).

        Ceci dit, les problèmes non résolus à ce jour concernant les algues sont nombreux : absence de méthode efficace de récolte, risque de contamination du milieu surtout pour les élevages en boucle ouverte, etc. Sans parler du fait que, dans les systèmes en « boucle fermée », il faut apporter du CO2, et qu’on n’est donc pas vraiment dans le domaine du « renouvelable ».

  14. Définitivement, j’aime ce blog.
    Des poètes, des vaseux, des hystériques, du punch, de l’intelligence, de la répartie, de l’humour et aussi quelques vérités.

    +1

    1. Définitivement, j’aime ce blog.
      Des poètes, des vaseux, des hystériques, du punch, de l’intelligence, de la répartie, de l’humour et aussi quelques vérités.

      +1

      ….Bhen, quoi ? Julien, vous allez trouver exceptionnel de gens qui vivent ?….Pas de quoi s’extasier,….Juste ….La vie de tous les jours..;-)))

    2. Et bien, je n’aime pas trop l’idée du plancton géré comme une matière première par une multinationale, au même titre que le pétrole.
      Peut être parce que c’est un organisme vivant dans la chaine alimentaire, j’imagine avec un certain malaise des cotations en bourse sur le plancton du pacifique, sur celui de l’océanie ou de la bretagne du sud.

  15. Merci M. Jorion d’évoquer avec votre ami Pierrot non seulement le plancton mais aussi la spiruline, la chlorelle…
    Je profite de l’audience de votre blog pour saluer et peut être faire découvrir le travail d’un homme Ripley D. FOX qui a apporté une réflexion et des outils sur l’économie de la chaîne alimentaire et a consacré sa vie à la mise en place de fermes de spiruline en direction des populations touchées par la famine et à partager son savoir.

  16. M Jorion
    J essaie moi aussi de mobiliser les gens au probleme de plancton qui fournit plus de 80 % de l oxygene sur notre planete.
    Les produits chimiques ( engrais, produits d hygienes, produits industriels ), tue notre oxygene.
    Le ph qui semble changer, et fragilise le squelette du plancton.
    Le probleme c est que tout le monde s en fout, car ce n est pas imaginable, que le plancton puisse disparaitre, comme dans les années 70 personnes ne croyaient a la disparition du petrole.

    Vous pourriez aussi parler des abeilles qui disparaissent.
    Sans plancton, plus de poisson, d éco systeme marin
    Sans abeilles plus de nourriture sur terre.
    Je ne comprend pas pour quoi les gens ne comprennent pas cela …..
    Continué a éclairé les gens de ce blogs, malgré et surtout a cause des commentaires stupides.
    cordialement

    1. « On sent bien dans cette vidéo-ci que vous êtes deux amis ».

      On ne se connaissait pas avant ce jour-là, on ne s’était jamais parlé jamais non plus.

  17. Le plancton ne se voit pas, ou peu, la nuit en voilier, dans le sillage phosphorescent, c’est sans doute la raison du désintérêt fréquent à son égard, tout comme la biologie souterraine dont parle Bourguignon. En tous cas, si les observations de ce dernier sont valides, il y a un autre problème, agricole celui ci.

  18. La disparition du phytoplancton menace les océans
    http://www.rue89.com/planete89/2010/08/06/la-disparition-du-phytoplancton-menace-les-oceans-161244

    Mais qui se soucie de la disparition de la vie micro organique des sols terrestres cultivés ?
    Small is bioutifiouls ?
    Point de vue de Claude bourguignon sur l’agtriculture et l’alimentation :
    http://leweb2zero.tv/video/felice_26472687230036d
    Et pour se cultiver :
    http://leweb2zero.tv/video/pazteck_504636110d160d0

  19. Le Sacre Des Lemmings (Tété)

    Tandis qu’aux confins du Néant
    De concert, hurlent au mitan
    Nuées de bossus soi-disant
    Buvons aux maures et aux gisants

    Au loin le rale des damnés
    M-monte c-comme funiculaire
    L’ami les rameaux ont fané
    Buvons au bal des chimères

    Vienne la pluie, l’ami
    Tombe la grèle,
    Je plie mais jamais ne m’oublie

    A l’heure ou sous l’écorce
    Faillit la force
    (c-cling babe)
    Le voici le voila
    Mon avis
    La voila ma philosophie

    A l’heure ou sous l’écorce
    Faillit la force
    (c-cling babe)

    Fils de Cham

    L’empire comme frappé de stuppeur
    Ne sait que faire de tant d’émois
    Acte 2 : L’ère de la terreur
    Ou le temps du chacun chez soi

    Ouvert le bal des damnés
    Tickets en vente sur ton palier
    « fils de cham chantent misère
    Et autres contes de la lisière »

    Vienne la pluie, l’ami
    Tombe la grèle,
    Je plie mais jamais ne m’oublie

    Il ne s’agit pas messieurs
    D’occire ou de piller à tout va

    Changer le Monde,
    S’il se peut
    L’adoucir
    A défaut d’en etre la lie…….

    1. @ Letoine,

      Bonsoir,

      Sheryl Crow – Can’t Cry Anymore
      http://www.youtube.com/watch?v=kW3Hzedn7D4&feature=related

      Sheryl Crow – If It Makes You Happy
      http://www.youtube.com/watch?v=dyihQtBes1I&NR=1

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mal%C3%A9diction_de_Cham

      De l’impératif de la pudeur et de l’incompréhension de l’intime, juste une succession de gêne-errations ?

      Colbie Caillat – I Never Told You
      http://www.youtube.com/watch?v=_YtzsUdSC_I&feature=related

      Belle nuit

  20. Moi le plancton cela me fait penser à Soleil Vert le film et si vous vous reproduire ce scénario, je ne suis pas preneur. Si vous voulez sauvez le plancton il faut urgemment interdire toute utilisation des combustibles fossile sur toute la planète. Car c’est l’excès de Co2 qui cause la mort du plancton car 1 tiers du Co2 que nous rejetons actuellement est absorbé par la mer . Cette absorption du Co2 par la mer entraine son acidification et détruit une parti du plancton animal.Plus d’utilisation des combustibles fossiles aujourd’hui possible dans la société actuel? y a-t-il des volontaires? Je ne crois pas.

    1. Oui il y a 50 fois plus de CO2 dans l’océan que dans l’atmosphère car le CO2 gaz lourd n’y est pas stable. Heureusement l’océan est tamponné est le principal consommateur du CO2 océanique est le plancton végétal .

    2. Supprimer les fossiles, c’est aussi supprimer les vivants en cours. La transition va mettre du temps, et on ne supprimera rien du jour au lendemain. Ni fossiles, ni nucléaire, car c’est un gros paquebot qui met du temps à tourner.

    3. Et les petites bête de base ont le malheur d’avoir des petites coquille en calcaire…….
      Z’aiment pas l’HCO3 !
      ça leur donne un coup de mou dans le nombre d’or. qui leur matrix le soleil vert…..

  21. Je suis contre les écolos aux méthodes trop scientifiques qui font la quête après leur sermon, le vrai écolo est depuis toujours le paysan inculte que sa terre nourrit pourtant. il n’est pas nécessaire de «réparer» ce qu’on n’a pas «cassé».

    Et qui se soucie du plancton aérien détruit savamment par les pesticides? Du plancton des mares de l’eau stagnante dans les marécages des zones humides, seul apte à bien nourrir les alevins de truites entre autres alevins, lors du déversement de celles ci lors des débordements d’hiver?

    Il n’y a pas de solutions aux problèmes des hommes, puisqu’il y a tant de solutions scientifiques qui proposent de nouveaux problèmes.

    Dans la nature il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des situations, de pullulation, de disparition… Tout est rien et rien est tout.

    Pour sauver le plancton, il suffit de laisser se répandre les poussières riches en nutriments soulevées cycliquement par les tempêtes de sable des déserts sur les océans.

    En bref, suivre la voie du vide… il ne faut rien faire.

    1. L’humanité a beau jeu de vouloir dire que tout est détaché, discriminé, tout est bel et bien lié et rien ne va sans le rapport à l’autre. La nature n’aime pas l’individu elle cherche à l’éliminer le plus cruellement possible. Elle en a aussi après les masses d’individu du même type qu’elle adore faire pulluler juste avant l’extinction massive. Le propos n’est pas du tout à sauver l’individu ou la masse d’individus de la même espèce, ni même à sauver l’écosystème. Le combat entre entropie et néguentropie n’en est tout simplement pas un. Les deux systèmes n’en sont plutôt qu’un.

      Vouloir sauver le plancton revient à utiliser un sèche cheveu pour raccourcir le temps de séchage après la douche, car le but de l’homme est d’arriver plus vite au bureau. La nature a un autre plan pour nous tous que de chercher à arriver plus vite au bureau: c’est de n’en avoir aucun. Peut être qu’on devrait s’inquiéter de la pullulation des organismes décomposeurs du plancton? De la future production excessive de pétrole et de gaz dans les strates de la terre? Non, tout cela, s’inquiéter pour la nature est de la pure folie humaine…

      1. Le bactériophage est une sorte de virus, à la fois être vivant et matière inanimée. La perspective d’adopter la chlorelle (phytoplancton) en tant que nourriture humaine a été abandonnée à cause des coûts de production. Les chlorelles sont infectées par des virus qui font une symbiose avec cette algue qui n’est autre qu’un végétal unicellulaire. Sans les propriétés ajoutées par le virus, pas d’identité chlorella. Cette identité est surprenante, car elle possède une paroi en chitine, capable de la protéger des autres virus, acquise grâce à une coévolution avec ce virus particulier. De plus la chlorelle disposerait de gènes de flagelles et de méiose, ce qui la rend apte à la reproduction sexuée…

        Ce dont il est question se passe dans une minuscule goutte d’eau. Dans cette minuscule goutte nous avons changé d’échelle à tel point que pour voir tout ceci il faut des microscopes puissants et même électroniques pour voir les virus. Pour tout dire, non, l’homme n’a pas à mettre son nez là dedans.

        Si un quelconque « problème » devait être réglé dans cette goutte d’eau infiniment complexe, on en serait incapable… Qu’en sera-t’il dans « nos » océans, sur « notre » planète? Nos propres corps, ne sont même pas à nous.

        Quand ne serait-ce qu’un « problème » est advenu , la nature devient instantanément bien trop difficile à sauver pour nous. Nous ne pouvons donc que l’aider à se soigner elle même là où elle n’est pas encore morte, car elle est bien assez puissante pour cela.

      2. @Béber le cancre: Mais si, j’entretiens un jardin, justement… Et qui n’entretient pas un jardin n’est ce pas? Mon propre jardin? je le conduis naturellement, c’est à dire que je n’interviens pas. Mes plants de tomates ne sont pas mildiouisées, je ne fais rien d’autre qu’éviter de les arroser sur les feuilles, et je paille d’une épaisseur faible de broyat de tailles de haies qui suffit à leur permettre de se passer complètement d’arrosage. Ailleurs, je passe une tondeuse mécanique de temps en temps si ca me chante et les merles grattent dans tout le jardin où c’est couvert de paillis pour se nourrir de vers et d’insectes abondant. Les fraisiers paillés de broyat de haies rampent comme du chiendent sur le sol où le composteur a été disposé les saisons précédentes, le cerisier et le pommier paillés de la même manière n’ont subi aucune taille d’élagage et aucun traitement. Quelle abondance de récolte cette année!

        Je me contente de répandre du broyat de haies sur le sol au pied des plantes depuis des années. Chanceux, car comme Monsieur Jourdain, je fais de l’agriculture naturelle sans le savoir. http://fr.wikipedia.org/wiki/Masanobu_Fukuoka

        J’ai toujours soupçonné que retourner la terre ne servait à rien. J’ai eu la confirmation dans ce livre que cette pratique est inutile. Imaginer le monde de l’après pétrole fort de ce constat? des rendements aussi bons grâce, paradoxalement, à la fin des labours au tracteur, et au semis de boulettes d’argile fourrées de graine et de compost, sous couvert végétal, tout simplement. Les whistleblowers de notre époque sont une vaste blague, font tout un cinéma de rien du tout. Pourquoi perdre son temps à attirer l’attention avec des blogs tels que ceux de Paul Jorion ou des démarches intéressées comme celles de Nicolas Hulot?

        Et pourquoi j’interviens dans les commentaires? C’est paradoxal non?

  22. Il y a tout un sujet du concours IUFM-professeur-d’école-public année 2010, sur le phytoplanton, zooplanton et la dépollution de l’étangt de Thau,
    -cela non pas encore pour produire des biocarburants, mais très basiquement pour sauver les moules et les huîtres, lesquelles dépérissent lorsque le plancton lui-même dépérit, un fait qui implique d’abord de sauver le plancton-

    Ce sujet, avec toute une documentation, reprend très bien, ce qui est un peu résumé dans la vidéo de la nécessité pour nous de la sauvegarde du plancton
    -Il était , et il est peut-être encore dans les annales -non corrigées- du concours à l’attention des candidats sur le site du gouvernement-
    dans une autre orientation, celle de la dépollution et de la sauvegarde de l’ostréiculture
    il aborde évidemment entre les lignes, la question du CO², de la photosynthèse donc de la lumière, qualité de l’eau dont la température, donc des biocarburants, des épluchures et du compost

    Tout ça pour dire, que ce n’est pas si simple de vouloir sauver le plancton, pour sauver les moules de l’étangt de Thau,
    Est-ce qu’il faut remuer l’eau, rafraîchir l’eau, rajouter ou non de l’eau douce, aspirer les particules -les algues mortes, car les algues sont mortes et lorque les algues sont mortes de l’excès de pollution, elles remontent en surface, ce qui opacifie l’eau, dégénère le plancton qui donc lui-même dépérit, hors sans même parler de l’oxygène, respiration brachiale, asphyxie les moules s’en nourrissent- de là interdir les cargots, calmer les usines et la chimie-industrielle autour de Sète pour réinvestir vers une chimie plus biologique plus orientée dans le compostage et les biocarburants ???

  23. Merci Paul d’avoir relancé un débat sur le Plancton et son rôle dans l’équilibre écologique de la planète, donc l’équilibre de la vie sur la planète, et entre autre l’équilibre de la vie humaine.
    .
    Il faut se rappeler des pionniers dans ce domaine, tels que le Docteur Maurice Aubert qui dès 1960 créait le CERBOM (Centre d’Etudes et de Recherches de Biologie et d’Océanographie Médicale) un centre de recherche dont un des objectifs était l’étude des phytoplanctons et des zoo planctons dans la chaine alimentaire et le drame que constituait déjà à l’époque une pollution marine atteignant la population des planctons pour se répercuter jusqu’à l’homme par le phénomène de concentration exponentielle des éléments toxiques tout au long de la chaine alimentaire: le poisson se retrouvant dans nos plats ayant concentré toutes les saloperies absorbées par les phytoplanctons, les zooplanctons et les organismes qui se sont alimentés avec ces planctons .
    Voir ce résumé de l’histoire du CERBOM
    http://www.univ-mer.com/docs/doc-pdf/textel_oceonographieauservicedel_homme.pdf
    Mais à l’époque, en 1960 en plein milieu des « trente glorieuses », les écologistes étaient souvent considérés comme des conservateurs de droite qu’on ostracisait volontiers comme « passéistes »
    Vivement le « retour vers le futur »… En évitant autant que possibles les erreurs grossières du passé.
    Le Docteur Aubert vit toujours, comme j’habite très près de chez lui et que son fils est un de mes amis, je vais assez souvent lui rendre visite. Je lui ferai part de l’intérêt suscité par la place des planctons dans la chaîne alimentaire et du rôle mondial que l’on reconnait enfin à ces organismes mal connus en général, car ils n’intéressent que peu les médias…

    Cordialement.

    Paul T.

  24. Un grand Merci Paul pour ce message sincère plein de vie et d’espoir.
    Je regrette une seule chose, c’est qu’on vous a présenté comme « Economiste, Anthropologue » dans le titre, où il y a un mot de trop qui me gène.

    1. Petits mais costauds !
      Les résultats sont spectaculaires. Expérimentalement, F. kerguelensis supporte avant rupture une pression répartie équivalente à 100 à 700 tonnes/m² (10 à 70 bars).

  25. Tout est magnifique dans la nature, du plus petit au plus grand de ce que nous pouvons percevoir.
    Pourtant ce merveilleux est le résultat d’une évolution incessante de stratégies de domination pour la vie, où chacun se nourrit d’une part de l’autre.
    Reste la question pour l’espèce humaine de combien et comment peut-il se nourrir de la part de l’autre sans se mettre en danger au risque de sa disparition.
    Il y a autant de réponses que d’individus.
    C’est pas gagné, c’est pas perdu.
    Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir.

    1. correction: « peut-elle se nourrir »

      L’historien britannique Arnold Joseph Toynbee dans A Study of History (en) (1934-1961) a aussi étudié l’effondrement des civilisations. Diamond suit Toynbee quand il dit que « les civilisations meurent de suicide, pas d’assassinat » quand elles échouent à relever les défis de leur temps. Toutefois, là où Toynbee soutient que la cause fondamentale de l’effondrement est le déclin d’une « minorité créative » d’une société vers « une position de privilèges héréditaires qu’elle a cessé de mériter », Diamond accorde plus de poids à la minimisation consciente des facteurs environnementaux.

      Sous un autre angle, l’historien américain Joseph Tainter (en) dans The Collapse of Complex Societies (1988) soutient que les causes observables de l’effondrement, comme la dégradation environnementale, résultent d’une diminution des rendements de l’énergie, de l’éducation et de l’innovation technologique.

  26. Crise économique, écologique, démographique et maintenant le plancton ça commence a ressembler de plus en plus a soleil vert cette histoire……

    Nota : l’action de soleil vert est en 2030 ça nous laisse tout juste le temps….

    1. On ne peut invoquer Soleil Vert sans préciser que les tablettes nourricières du film sont prétendument du plancton et que les gens consomment en fait du broyat de funérarium tous les jeudi. Soylent Green are people. Et si Soleil Vert c’est des gens, c’est parce que la mer a été vidée de tout, tous poissons, mollusques et quand il n’y avait plus rien à manger, ils ont mangé tout ce qui restait dans la mer, c’est à dire le plancton. Je crois même qu’ils ont réussi à épuiser le plancton.

      Dès le jour où le doigt sera mis dans l’engrenage de la consommation de plancton, la machine s’emballera et aboutira au pillage organisé et à la surconsommation du phytoplancton, qui est le début et de la fin de l’écosystème marin.

      Alors enjoindre de consommer le plancton, fait il pas froid dans le dos… nous sommes en 2011, il nous reste une quinzaine d’années d’ici l’action de soleil vert de Harry Harrison en 2030 pour découvrir une méthode de prélèvement agressive du plancton sauvage et ainsi épuiser le plancton sauvage de toutes les mers du globe. C’est large. Commençons tout de suite!

  27. Même le commandant Cousteau n’a dit mot sur le plancton. Le début et la fin de l’écosystème marin était tout simplement hors sujet? ses films et documentaires télévisés ont permit au grand public de découvrir le monde de la mer et ses mystères.

    La simple présence d’un observateur modifie la nature en profondeur. Quel désastre alors, d’aller explorer les profondeurs marines, car cela donne envie à d’autres de le faire.

    La caulerpa taxifolia est en train de disparaitre d’elle-même. Oui, vous lisez bien. Ce désastre provoqué par l’homme s’est résorbé de lui-même à 80% après tant d’années de médiatisation inutile d’un faux problème… Il suffit d’une poignée d’années pour que les choses s’équilibrent d’elles même dans la nature, mais à l’échelle d’une conscience humaine, une poignée d’années c’est bien trop long. En 1990, la superficie colonisée par l’algue atteint 15 000 hectares en France, Espagne, Italie, Croatie et Tunisie. Mais plusieurs observations scientifiques récentes confirment qu’elle a presque disparu des fonds marins du nord de la Méditerranée.

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