Désinformer l’opinion : la stratégie délibérée des Libertariens, par Mark Karlin

Ouvert aux commentaires. Merci pour la traduction à Ronald Grandpey et 2Casa !

Misinforming the Majority: A Deliberate Strategy of Right-Wing Libertarians © Truthout

À quand remonte exactement l’emprise de l’extrême-droite sur la politique américaine ?

Nancy MacLean met en lumière les racines profondes et inquiétantes de ce projet caché — ainsi que son programme, mûri sur plusieurs décennies, de transformation des règles démocratiques — dans son dernier ouvrage, Democracy in Chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America [La Démocratie Enchaînée : Le Plan Caché de l’Extrême-Droite pour l’Amérique].

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De nombreux observateurs politiques et de journalistes sont convaincus que l’agenda de l’extrême-droite a débuté avec les frères Koch. Nancy MacLean néanmoins, dans son ouvrage remarquable, en attribue la genèse à un économiste des États du Sud, ayant posé, dans les années 1950, des fondements de l’oligarchie libertarienne d’aujourd’hui.

Mark Karlin : Pourriez-vous résumer le rôle de James McGill Buchanan dans le développement de l’extrême-droite moderne aux États-Unis ?

Nancy MacLean : L’extrême-droite moderne dont je parle, pour que les choses soient bien claires, est le mouvement libertarien navigant sous pavillon Républicain, en particulier le Freedom Caucus mais pas seulement, et que l’on retrouvait d’ailleurs dès les années 1950 présent au sein des deux partis. Un mouvement que le président Eisenhower considérait comme composé « d’imbéciles », et dont il s’est efforcé, avec ce qu’il appelait le Républicanisme moderne, d’incarner la parade. Goldwater fut leur premier candidat à l’élection présidentielle. Et fit un bide. Les partisans du mouvement étaient convaincus que Reagan allait appliquer leur programme. Cela n’a pas été le cas. Et pourtant, à partir du début des années 2000, ce mouvement est devenu une force politique incontournable. Que s’est-il passé dans l’intervalle ? La découverte, par leur dirigeant fondateur, du plan imaginé par James McGill Buchanan pour se débarrasser de l’Etat [social-démocrate].

Buchanan a étudié l’économie à l’Université de Chicago, et fréquentait les mêmes cercles que F.A. Hayek, Milton Friedman et Ludwig von Mises, mais il a mis à profit son expertise pour étudier la vie politique. Et il a mis au point ce qu’aucun autre n’avait su faire : une stratégie méthodique pour venir à bout du modèle de gouvernement que tous critiquaient depuis des décennies — et l’empêcher de se reconstituer. C’est Buchanan qui a enseigné à Koch que pour que le capitalisme prospère, il fallait enchaîner la démocratie.

Buchanan était un homme brillant, et pour tout dire le seul lauréat du Prix Nobel d’Économie originaire du Sud des États-Unis. Mais l’œuvre de toute sa vie découle du décret Brown v. Board of Education de la Cour Suprême. Il est arrivé en Virginie en 1956, au moment même où les gouverneurs de Virginie exhortaient le Sud blanc à lutter contre ce décret de la Cour, un décret que lui-même ne percevait pas comme garant d’une égale protection devant la loi, mais comme une nouvelle vague d’ingérences illégitimes du gouvernement fédéral dans la politique des États, entamée avec le New Deal. Le sacro-saint droit à la propriété privée était à ses yeux en péril, avec les [sociaux-démocrates] du Nord qui expliquaient aux gens du Sud comment dépenser leur argent et bien se tenir. Une fois à la tête d’un institut sur le campus de l’Université de Virginie, il se promit de consacrer toute sa carrière académique à l’étude de l’accession au pouvoir du camp adverse, pour en définitive bâtir un programme de destruction de tout ce qu’ils avaient édifié, et rendre l’Amérique à ce que l’élite de Virginie et lui-même jugeaient le mieux pour elle. Bref, il analysa les rouages du processus politique afin d’empêcher les citoyens ordinaires — Blancs et Noirs confondus — d’adresser à l’État Fédéral la moindre doléance qui puisse nuire au droit à la propriété privée et aux projets capitalistes. Après quoi il découvrit comment rebidouiller ce processus politique, non seulement afin d’en tirer les fruits, mais surtout d’empêcher le système de faire marche arrière. Son projet, selon ses propres termes, était « d’enchaîner le Léviathan », d’où le titre du livre, La Démocratie Enchaînée.

Comment se fait-il qu’avant votre ouvrage, on ait à ce point négligé son influence sur l’extrême-droite ?

Il y a plusieurs raisons au fait que Buchanan ait été ignoré. L’une d’entre elles étant que les partisans de Koch ne mentionnent jamais son travail, préférant vanter les mérites d’Hayek, Friedman et même Ayn Rand auprès de leurs nouvelles recrues.

Buchanan, c’est en quelque sorte le cours supérieur, à destination des convertis. Une autre raison de cet oubli est le peu d’intérêt de Buchanan lui-même pour la célébrité, contrairement à Friedman — au point que très peu de gens de gauche ont entendu parler de lui. J’ai moi-même découvert son existence de manière très indirecte, dans une note de bas de page à propos de la lutte pour les écoles de Virginie.

On ne pouvait prendre conscience de son importance pour la droite qu’en étudiant les archives éclairant le contexte de ses publications. C’est ce que j’ai fait après avoir découvert que Buchanan avait encouragé la privatisation complète des écoles de Virginie en 1959 ; puis en apprenant qu’il avait par la suite conseillé le régime Pinochet à propos d’un projet de constitution protectrice du Capital, et capable de perdurer après la fin de la dictature. Mais même en disposant de ces deux éléments, je n’aurais jamais pu saisir toute l’influence de son projet sans mon déménagement en Caroline du Nord en 2010 : un programme inspiré de sa pensée y avait été instauré, par pur esprit de revanche, et à l’abri de tout veto, par la majorité Républicaine en place depuis l’automne précédent. Après la mort de Buchanan en 2013, j’ai pu accéder aux archives privées de ce dernier à l’université George Mason, dont la documentation ne souffre aucune contestation.

En fait, les archives de Buchanan offraient un panorama inédit, pour autant que je sache, des liens entre universités privées et donateurs de droite — et j’ai mené d’intenses recherches dans ce domaine au long des vingt dernières années.

Quel genre de lien existe-t-il, d’après vous, entre Buchanan et les frères Koch ?

Charles Koch fournissait les fonds, mais c’était James Buchanan qui, par ses idées, rendait ce financement efficace. En tant qu’ingénieur formé au MIT, Koch s’est intéressé aux théories d’économie politique à partir des années 60, en se basant sur l’idée que le Capitalisme débridé (que certains appelleraient capitalisme Dickensien) récompenserait l’ingéniosité et le dur labeur, et châtierait à juste titre ceux qui ne se prenaient pas eux-mêmes en main, et les moins habiles. Il croyait, et croit toujours, que le marché est la plus sage des formes de gouvernance, et la seule, après une impitoyable période d’ajustement, à pouvoir garantir la prospérité, et même la paix. Mais suite à divers échecs, Koch a fini par comprendre que si la majorité des Américains venaient à comprendre toutes les implications de sa vision de la société juste, et découvraient ce qui les attendait véritablement, jamais ils ne la soutiendraient. Voire qu’ils s’y opposeraient franchement.

Par conséquent, Koch se mit en quête d’une stratégie révolutionnaire efficace — ce qu’il appelait une « technologie » — pour contourner cet obstacle. Il poursuivit ses recherches sans relâche pendant 30 ans, jusqu’à déceler cette technologie dans la pensée de Buchanan. De Buchanan, Koch a appris que pour mener à bien ce programme, il fallait procéder par étapes, ce que Koch appelle « les pièces interdépendantes » : un certain nombre de transformations dans les règles qui régissent notre nation, distinctes les uns des autres, mais se renforçant mutuellement. L’équipe de Koch s’est servie des idées de Buchanan pour mettre au point la feuille de route d’une réforme radicale, conduite à l’insu complet de la population, et en toute légalité. Ce plan consistait (et consiste toujours) à agir sur des fronts si nombreux et si divers que les profanes ne s’apercevraient pas de la révolution en cours, sauf lorsqu’il serait trop tard pour revenir en arrière. Entre autres exemples, des lois qui démantèlent de fait les syndicats sans avouer que c’est bien le but recherché, privant de vote au passage les plus fermes soutiens du gouvernement, et faisant appel aux privatisations pour favoriser les relations de pouvoir — et, pour verrouiller le tout, la recommandation ultime de Buchanan : « une révolution constitutionnelle ».

De nos jours, les agents payés par le réseau de donateurs de Koch opèrent sous couvert de dizaines et de dizaines d’organisations (des centaines même, si l’on compte l’État et divers groupes internationaux), qui créent l’illusion de n’avoir aucun rapport entre elles alors qu’elles travaillent bel et bien main dans la main — les organisations étatiques étant tenues de partager leurs sources pour pouvoir bénéficier de financements. Voici par exemple les noms de 15 des organisations parmi les plus importantes financées par Koch, et Buchano-compatibles, chacune avec son propre rôle dans la division des tâches : Americans for Prosperity, le Cato Institute, Heritage Foundation, American Legislative Exchange Council, le Mercatus Center, Americans for Tax Reform, Concerned Veterans of America, le Leadership Institute, Generation Opportunity, l’Institute for Justice, l’Independent Institute, le Club for Growth, le Donors Trust, Freedom Partners, Judicial Watch — oops, cela fait plus de 15, sans compter la grosse soixantaine d’organisations du State Policy Network. Ce dernier opère au travers de tant d’organisations distinctes que ses concepteurs espèrent que nous autres passerons à côté de réformes imperceptibles, mais très significatives, qui s’additionneront pour conduire, à terme, à la transformation révolutionnaire. Dans une sorte d’hommage, Tyler Cowen, le successeur de Buchanan à l’Université George Mason, a même intitulé son blog « La Révolution En Marge ».

En quoi Buchanan est-il lié au racisme oligarchique blanc ?

Buchanan est arrivé avec ses idées en pleine époque des droits civiques, tandis que l’élite la plus oligarchique des États du Sud perdait un pouvoir acquis de longue date. Assez curieusement, lui-même n’a jamais fait d’allusion explicite à la question raciale, mais il se présentait volontiers comme un « gars de la campagne » du Sud des États-Unis, et son institut subventionnait les réactionnaires de tout poil en Virginie sur les questions de classe et de race. Ses héritiers au sein de l’université George Mason, sa dernière demeure, ont souligné que l’économie politique Buchanienne rappelait en de nombreux points celle de John C. Calhoun, sénateur de Caroline du Sud précédant la guerre de Sécession — lequel, jusqu’à Buchanan, était le théoricien le plus original de la manière de contenir la Démocratie afin de préserver la richesse et le pouvoir d’une petite élite économique (cad. à l’époque de Calhoun, les grands propriétaires d’esclaves).

Buchanan est arrivé en Virginie juste au moment où l’on exhumait les idées de Calhoun pour freiner l’application du décret Brown, et la parenté n’est donc pas tout-à-fait fortuite. Sa conception d’une juste constitution économique doit beaucoup à Calhoun, dont les idées horrifiaient James Madison, entre autres.

C’est à partir de ce cette base idéologique que Buchanan a proposé ses conseils stratégiques à différentes sociétés, pour combattre le genre de réformes et de mesures fiscales qui accompagnent un plus grand contrôle démocratique. Dans les années 1990 notamment, au moment où Koch s’impliquait de plus en plus dans l’université George Mason, Buchanan réunit des dirigeants privés et politiques de droite pour leur apprendre à recourir à ce qu’il appelait « le spectre de la sécession », et saper ainsi des réformes conquises de haute lutte au moyen de tactiques qui sont aujourd’hui au cœur de la politique Républicaine : décentralisation, délégation de pouvoir, fédéralisme, privatisation, et dérégulation. On a tendance à voir le nivellement par le bas comme une conséquence de la mondialisation, mais sa mise en application sous la houlette de Buchanan, et grâce au zèle de l’équipe de Koch à travers l’American Legislative Exchange Council et le State Policy Network, révèlent qu’il s’agit en réalité d’une stratégie délibérée pour libérer le marché de toute entrave par les citoyens à travers leur gouvernement.

Un autre lien, plus indirect, au racisme oligarchique : en ravivant l’esprit sécessionniste pour parvenir à ses fins, la droite, dépendante des millions de dollars qu’elle reçoit par donations, conforte nécessairement les suprémacistes blancs. L’illustration parfaite en est que les gouverneurs de Virginie, soutiens du projet Koch/Buchanan à l’université George Mason, ont également organisé un « Mois de l’Histoire et de l’Héritage Confédéré ». Et que le Ludwig Von Mises Institute en Alabama, baptisé en hommage à l’un des philosophes autrichiens favoris de Koch, est dirigé par Llewellyn Rockwell Jr., partisan de longue date de l’idéologie raciste néo-Confédérée, et semble-t-il jugé assez convenable pour piloter par ailleurs le Center for Libertarian Studies financé par Koch lui-même. On aurait donc tort d’imaginer que la pensée de Koch et celle de la soi-disant Alt-Right n’ont rien à voir ; les deux se renforcent mutuellement, si vous gardez à l’esprit ce que Koch a appris de Buchanan, et comment ils ont travaillé ensemble.

Comme je le conclus dans mon livre, aussi brillants que puissent être certains économistes libertariens, leurs idées n’ont rencontré un tel écho dans le Sud des États-Unis que parce qu’elles y étaient déjà profondément enracinées. Les Sudistes blancs qui rejetaient l’égalité raciale et la justice sociale savaient, de par la longue histoire de leur région, que la seule façon pour eux de protéger leur idéal de vie consistait à tenir le gouvernement fédéral à distance, afin que la démocratie majoritaire ne vienne pas mettre le nez dans leurs contrées. Les fondements de la liberté économique de Calhoun, Buchanan et Koch et ceux des suprémacistes blancs sont historiquement si intriquées qu’il est très difficile de les démêler, quelles que soient les intentions des libertariens d’aujourd’hui.

À quoi ressemblerait une société basée sur les principes et les idéaux de Buchanan ?

Tyler Cowen, l’économiste qui co-dirige, avec Charles Koch, le vaisseau-mère académique de cette idéologie (oui, le même Tyler Cowen qui intervient sur le blog le plus fréquenté de l’économie orthodoxe) l’a très bien formulé. Accrochez-vous à votre siège avant de lire ce qu’il nous réserve. Il a écrit que selon « la redéfinition du contrat » actuellement en chantier, « les gens devront compter sur eux-mêmes bien davantage qu’ils ne le font aujourd’hui ». Que certains feront fortune, mais que « d’autres resteront sur le bas-côté ». Que dans la mesure où « les plus valeureux » s’extrairont de la misère par leurs propres moyens, « il sera plus facile d’ignorer les laissés-pour-compte ». Et Cowen ne s’arrête pas là. « Nous couperons l’aide médicale aux pauvres », a-t-il annoncé. Par ailleurs, « les baisses d’impôts découleront naturellement des salaires réels, puisque diverses charges seront transférées aux salariés » par les employeurs, et par un gouvernement au champ d’action réduit. « En compensation », suggère ce professeur émérite du deuxième comté le plus riche du pays, « les gens dont le gouvernement a coupé ou réduit les vivres » devront faire leurs bagages et déménager vers des États dont les services publics sont moins coûteux et de moins bonne qualité, tels que le Texas.

Et effectivement, prédit Cowen, « les États-Unis dans leur globalité finiront par ressembler au Texas ». Tout ceci énoncé de manière factuelle, comme s’il ne faisait que décrire l’inéluctable. Pourtant, lorsqu’on se souvient qu’il a co-dirigé durant vingt ans une équipe universitaire en collaboration avec Koch, ses considérations sur la société qu’il décrit ressemblent bien davantage à un projet mûri de longue date. Ainsi Cowen prophétise l’apparition de bassins de bas salaires « du type Mexique ou Brésil », et saturées de « favelas » comme à Rio de Janeiro. Il se pourrait que « la qualité de l’eau » n’y soit pas celle dont les Américains ont l’habitude, admet-il, mais ces « semi-bidonvilles » combleraient les besoins en habitat moins coûteux là où « le contraste des revenus » s’accentuerait, et où l’État s’effacerait. Cowen prédit « qu’une variante du Texas — puis d’autres États — est le futur qui attend beaucoup d’entre nous », et conseille : « Soyez-y prêts ».

Vous concluez ironiquement votre ouvrage avec une maxime de Koch : « Jouer la sécurité est un long suicide ». En quoi cela s’applique-t-il à une société robuste et d’où toute ploutocratie est absente ?

J’achève en effet mon livre sur cette citation, parce que je suis bien consciente des diverses pressions auxquelles les gens sont déjà soumis, et qui les dissuadent de s’inquiéter davantage de ce qui se met en place à Washington et dans de très nombreux États. Les leaders syndicaux ont des responsabilités économiques qui rendent la moindre audace périlleuse. Les organisations non lucratives ont des bureaux auxquels rendre des comptes. Les jeunes universités doivent rentrer dans leurs fonds. Les fonctionnaires s’inquiètent de leur future affectation. Les parents ont un emploi du temps chargé à gérer. Et ainsi de suite. Nous nous disons : « Bah, si c’était si grave, les autres feraient bien quelque chose ». C’est la raison pour laquelle j’ai voulu alerter l’opinion sur le fait que ce qui se met actuellement en place est radicalement nouveau — et conçu pour durer. Il se pourrait bien que nous n’ayons pas de seconde chance pour y mettre fin.

Cela étant dit, je suis également convaincue que la panique est la dernière chose dont nous avons besoin. C’est un atout décisif de savoir que Buchanan et Koch ont mis au point le programme mis en place aujourd’hui parce qu’ils savaient pertinemment que l’opinion dominante, si elle prenait conscience de leurs projets, n’accepterait jamais de les soutenir. Par conséquent, la meilleure chose à faire pour les partisans d’une société saine et débarrassée de toute ploutocratie, c’est de s’informer patiemment et de réveiller l’opinion majoritaire. Et rappeler aux Américains que la démocratie n’est pas un fait acquis : il faut se battre pour la préserver, encore et encore. Nous vivons un de ces moments cruciaux.

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31 réflexions au sujet de « Désinformer l’opinion : la stratégie délibérée des Libertariens, par Mark Karlin »

  1. Les libertariens: soit liber à rien. Je les appelerai les lucriers ou les accapariens.
    Leur ideologie se résumant en une syncope: « parce que je le vaux bien »
    Spinoza, revient

    1. à François,25 juillet,17h39
      Désolé,François,mais je ne comprends pas votre « Spinoza,
      revient ».Je comprendrais moins mal un « Spinoza,reviens »,
      mais j’aimerais en être sûr.Qu’avez-vous voulu dire?Merci
      de préciser.(plus c’est important,plus il faut préciser et
      être clair,ne croyez-vous pas?).

  2. Retour au XIXè siècle, avec sans doute des incursions au XVIII ou au XVIIè, voire plus barbare encore
    Avec la pénurie de matières premières…, la disparition des classes moyennes…, le futur s’annonce comme une classe dominante d’hyper riches avec une armée de larbins en tous genre + une caste de « savants » pour faire fonctionner leurs machines (il faudra bien des scanners pour soigner leurs cancers) + des milices privées pour protéger les riches de tous ces gueux.
    Ah, et à la clef, un effondrement de la population mondiale (guerres, épidémies, famines..)
    Çà a déjà commencé.
    Suis-je pessimiste ou j’ai des visions ?

    1. Pour être et rester riche, il faut un marché et quand ce marché sera (commence déjà) à se dépeupler, riche ne voudra plus rien dire et les machines feront déco.

    1. « la révolution en marge » magnifique ! Géniale trouvaille de Ronald, à qui il faut bien reconnaître la meilleure part du boulot, et de loin !

      « Ne pas confondre vitesse et précipitation », nouvelle leçon, encore une… Pffff, et « va laver ton bol » !

  3. Lorsqu’on écoute le bruit de fond du monde, on a l’intuition que les terriens sont comme soumis à des comportements similaires comme s’ils s’étaient donnés le mot pour faire ensemble et séparément le même genre de bêtises ou en suivant inéluctablement une inspiration mystérieuse, avançant sous hypnose.

  4. Ce plan consistait (et consiste toujours) à agir sur des fronts si nombreux et si divers que les profanes ne s’apercevraient pas de la révolution en cours, sauf lorsqu’il serait trop tard pour revenir en arrière.

    Un exemple concret :

    « Dans la nouvelle loi de financement de la Sécu, une phrase dit que si le pays a un problème économique (une dette trop élevée, ce qui est le cas), la Sécu pourra être utilisée pour combler les erreurs du gouvernement. Autrement dit: le gouvernement a la possibilité d’utiliser la Sécu, donc les travailleurs, comme variable d’ajustement budgétaire. Ce serait dramatique », poursuit Jean-François Tamellini.

    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_jean-francois-tamellini-fgtb-le-mr-est-le-cheval-de-troie-de-la-n-va-pour-detruire-l-etat-belgique?id=9667935

    C’est ce qu’expliquait Naomi Klein dans son livre la Stratégie du choc ; il faut profiter d’une crise, d’en événement pour que les gens acceptent des mesures qui en temps normal ne passeraient pas.
    Dans un autre registre ça donnerait, que les lois liberticides votées après des actions terroristes, dans un premier temps sont acceptées par la population mais qui dans un second pourraient se retourner contre elle ; elle dont le seul péché fut sa passivité puisqu’on l’a vu en France, l’état d’urgence a surtout mis à mal d’autres personnes que celles « habituelles ».

  5. Le parallèle avec ce que nous vivons en France en ce moment est tout à fait saisissant.
    Si le caractère purement raciste du projet n’est pas formalisé (encore que certaines déclarations du candidat et président Macron laissent songeur), tous les ingrédients libertariens décrits plus haut s’y trouvent. Le slogan favori de la République En Marche « Libérer les énergies » doit aujourd’hui se lire sous cet angle, alors qu’éclate au grand jour le « racisme oligarchique » du projet: « décentralisation, délégation de pouvoir, fédéralisme, privatisation, et dérégulation », il n’y a guère que le fédéralisme qui ne s’y transpose pas aisément.
    Les profondes attaques contre la démocratie, sous couvert de lutte contre le terrorisme, d’efficacité dans la production des lois, ou encore de respect de règles européennes, se retrouvent aussi distinctement dans les orientations prises par nos nouveaux dirigeants.
    Seule une forte réaction de l’opinion publique semble aujourd’hui en mesure de contrarier le déroulement de ce sombre scénario. Aura-t-elle lieu? A suivre.

    1. Je suis tout à fait d’accord avec vos remarques…
      La difficulté est que cette analyse est aussitôt balayée d’un revers de main par la caricature de la théorie du complot…
      Il ne s’agit pas de complot mais de la diffusion d’une idéologie au service d’une classe dominante et qui entend définitivement le rester. La novlangue étant un de ses principaux outils qui permet de distiler dans les esprits cette nouvelle norme…

      1. My two pennies que c’est un bot là qui s’exprime.
        Ce serait trop affreux sinon, le signe que la novlangue de la pseudo-critique de gauche aurait bien atteint son but, le perroquet humain parfait.

      2. « Fake news » : « Ce n’est pas la post-vérité qui nous menace, mais l’extension de notre crédulité »

        Entretien avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot, auteur de plusieurs ouvrages sur les croyances collectives et la cognition dont notamment « L’empire des croyances » (PUF, 2003), « La pensée extrême : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques » (Denoël 2009) et « La démocratie des crédules » (PUF, 2013).
        https://www.marianne.net/debattons/idees/fake-news-ce-n-est-pas-la-post-verite-qui-nous-menace-mais-l-extension-de-notre

  6. « … de l’opinion publique .. »

    Qui c’est ?

    Comme le dit mon maitre à penser Alain Minc, « 80 % de la population vit bien alors tout va bien et rien à craindre ».

    L’opinion publique, qui c’est ?

    1. Salut Vieille Vigne, aaaah, j’me disais aussi, fallait qu’ça vienne… C’est venu !

      D’abord c’est pas « mon » génie, mais celui de Ronald (la mienne de trad’ était plutôt foireuse, qualité de langue, contresens, on mettra ça sur le compte de la fatigue…),en outre, je traduisais moi par « Révolution Marginale », plutôt en référence à la théorie marginaliste de l’économie. Les termes exacts sont « Marginal Revolution » et je trouvais que la référence à l’inspiration libérale était justifiée, ne serait-ce que pour sa descendance un peu dégénérée.

      Mais la référence à ton nouveau gourou et à sa politique pourrie me va plutôt bien. Bientôt « la France aussi pourrie que le Texas » ?!

      J’ai eu l’occase de discuter dernièrement de deux conventions collectives « maison » qui sont dans les tiroirs de deux grands groupes et ben crois-moi si tu veux, ils se frottent les mains de l’arrivée de ce salopard à l’Elysée et ont pas attendu les ordonnances ni pour les rédiger, ni pour massacrer à bout portant leurs salariés.

      Il t’éclate, « l’animal politique », grand bien te fasse, c’est juste un gros c…..d de plus.

      Moi, quand je vois la sauce à laquelle les gens vont être mangés, ça me fait juste gerber. Alors qu’on l’associe aux nazillons étazuniens ça ne me dérange pas, juste une différence de degré pas de nature.

      Sur ce, la bonne journée à toi, mon p’tit pote, je te laisse à tes vapeurs de groupie… de sansonnet.

      1. Le club des « joyeux drilles »en délire, les grands paranos friqués « zépanouis » bons à enfermer : les « Koch » , magnats du pétrole, et puis Mercer, Bannon, Trump, etc…

        Dans l’ombre de Donald Trump, la famille Mercer
        « Robert Mercer et sa fille Rebekah ont été des acteurs-clés dans l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Ultra-discrets, proches de Stephen Bannon, ces milliardaires ont notamment financé Breitbart News, fer de lance de l’extrême droite américaine »

        Réseau de donateurs tout-puissant
        « Charles et David Koch, 81 et 76 ans, détiennent 84% du capital de Koch Industries, un conglomérat de sociétés actives dans le pétrole, le charbon, la chimie ou le textile. Soit la deuxième entreprise américaine non cotée en bourse, avec 115 milliards de dollars de chiffres d’affaires. Climatosceptiques, libertariens convaincus, ils luttent pour réduire l’importance de l’Etat et les dépenses publiques, et se sont montrés très actifs pour tenter de saboter la réforme de la santé de Barack Obama, l’Obamacare. »
        https://www.letemps.ch/monde/2017/02/15/lombre-donald-trump-famille-mercer

        http://www.politico.com/story/2017/01/trump-rebekah-mercer-robert-mercer-donors-234030

      2. Faut-il offrir un tribune télévisée au pire conspirationniste des Etats-Unis ?

        « L’homme le plus paranoïaque d’Amérique »
        « Dans un extrait promotionnel de l’émission, Alex Jones répète que « le 11-Septembre est un coup monté de l’intérieur ». Il reconnaît que des enfants sont morts à Newton, mais précise que la tuerie comporte « des anomalies ». Celui que le magazine Rolling Stone qualifie d’« homme le plus paranoïaque d’Amérique » a d’ailleurs fait savoir qu’il ne voulait pas que son interview avec Kelly soit diffusée car ses propos auraient été « déformés ». »

        « The Alex Jones Show est suivi chaque semaine par environ deux millions de personnes et diffusé sur plus de soixante stations de radio locales. Sur son site et dans les « documentaires » qu’il produit à la chaîne, le Texan rubicond se présente comme « un libertarien qui aime le programme des républicains », il part en guerre contre le « nouvel ordre mondial », les « élites mondialistes », les communistes, Black Lives Matter, le gouvernement tyrannique de l’Amérique ou accuse Barack Obama d’être « un wahhabite pur et dur », membre d’Al-Qaïda. »
        http://www.telerama.fr/medias/faut-il-offrir-un-tribune-televisee-au-pire-conspirationniste-des-etats-unis,159545.php

      3. Tiens, Vigneron, histoire de ne pas rester sur des insinuations et apporter des billes à ta fascination pour « l’animal politique »et son rêve entrepreneurial de « libération des énergies » – misère de la novlangue et des concepts opérationnels chers à Franck Lepage. On pourra toujours me reprocher d’appeler un chat un chat et d’avoir un langage un peu fleuri… Mais au moins on comprend ce que je veux dire !

        Première des deux conventions : passage de la convention SAP en maison de retraite (service à la personne, avec 2 dimanche garantis par mois pour ne prendre qu’un exemple) à la convention HCR (une des plus pourries qui soit : Hôtels, cafés, restauration, un jour férié par an et jamais un week end !) et si t’es pas content, chômage technique, à l’heure actuelle on sait ce que ça veut dire…
        Tout cela me fait penser à ces enfants dans la cour d’école qui changent les règles en cours de partie si celle-ci tourne à leur désavantage. Le capitalisme est-il un enfant qui joue ?

        La seconde et son « accord relatif à l’organisation du temps de travail » !

        Quelques remarques formelles tout d’abord : blablabla habituel sur une contextualisation des lois Aubry et Sarkozy, puis jubilation sur la loi Macron de 2016 et célébration de la « souplesse », de la « flexisécurité »(lire sécurité des investisseurs et flexibilité des salariés) dans un contexte « exigeant », « incertain » (quoi les bénefs ne seraient plus assurés?! Après Lolo Parisot je croyais que rien n’était certain, moi, ben faut croire que la sécurisation des profits échappe à cette loi universelle…) et en pleine « mutation »…
        Contexte qui justifie la « nécessité d’une plus grande flexibilité des organisations de travail et l’OPTIMISATION des ressources humaines » c’est beau comme une remontée de Gattaz chez un dyspeptique !
        Mais ne nous y trompons pas c’est uniquement afin « d’éviter » mais seulement « dans la mesure du possible » – et son périmètre, au possible, est extrêmement restreint dans ce contexte « exigeant, incertain » – d’éviter, donc, « d’éventuelles suppressions de postes ». On notera le souci humaniste qui se cache derrière la prose issue direct du cervelas d’un DRH en plein orgasme macronique… A moins que ce soit le chantage ou l’intimidation, je sais pas bien !
        Mais attention, hein, on va « RESPECTER les rythmes de travail », ça compte le respect, nan ?, le tout dans « un souci de bien-être » et « d’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle des salariés »… Là sur l’articulation ça sent la clef de bras, si tu veux mon avis. Mais optons pour la sincérité des… « petits garnements, va » ! Nous l’allons montrer tout-à-l’heure.
        Et ainsi, bizarrement, une restriction intervient dans le champ d’application, ça « ne concerne pas les cadres dirigeants ». C’est dingue ça ! Mais à quelle sauce vont-ils être mangés les électeurs macroniens du premier tour, j’en tremble d’avance ! Ont-ils au moins un syndicat minoritaire qui pourrait convoquer un référendum afin de faire respecter – encore le respect, ça compte, on l’a déjà dit ! – la justice sociale et l’engraissage des actionnaires déjà engorgés ? Quel suspens insoutenable…
        On finit par blablabla « juste équilibre entre logique économique et bien-être des salariés » histoire de faire bonne mesure, le doigt sur le plateau de la balance. Qui a dit rapport de force ? Toi, le gars de la CNT au fond de la salle, la prochaine fois, tu sors. (Joke, ça fait longtemps que le corps a été mis en extinction, refroidi, incinéré et dispersé!)

        Alors après l’argumentaire de commercial à deux balles et cinq Ricard dans l’ buffet, venons-en au dur :

        Journée de travail de 8h, max 10, passée à 12.

        Amplitude (incluant les pauses) de 13h max (on concédait magnanimement jusque-là 11h de repos consécutives : plus de taf que ta vie perso déjà, comment on dit ? Ne pas vivre pour travailler mais travailler pour vivre ? ) passée à 15h max (de manière temporaire, hein, quand même, on n’est pas des… petits garnements, va !) et donc 9h de repos – quotidien, cela va de soi, pas hebdo, on n’est pas au Texas, non plus ! – mais peut-être as-tu du trajet pour aller bosser par exemple ? Et ben t’as qu’à dormir sur place, t’économiseras sur l’essence et tu feras du bien à la planète !
        Si on te fait ce coup-là jusqu’à 10 fois par mois on te filera 30 balles d’indemnités, 30 balles pour les 10 suivantes et si… Attention, roulements de tambour, t’en fais plus de 31 par mois, ouais, ouais, plus de 31, genre les années trisextiles, on te filera 100 boules ! Who’s your daddy now ?! Le premier qui nous traite de « petits garnements, va ! », ‘tention à lui, c’est dans le respect et la correction que nous, l’élite, on s’exprime… On se reportera, avec modération et juste mesure, aux reproches adressés au citoyen Mélenchon à l’assemblée pour sa virulence et son discours fleuri, quand pour sa part il dénonce l’insincérité et le double discours des godillots. Etude de cas, ramassage des copies dans 5 ans.

        Heures supp’, obligatoires, mais les 10 pour cent (je trouve pas la touche) qu’on te lâche gracieusement entre la 36 et la 39 c’est kaaaaanmême pour traduire « la volonté du groupe de favoriser le recours aux heures supp’ » – on va pas embaucher non plus, on l’a dit, le contexte, incertain, blabla, mutation, blablabla, logique économique, blablabla, il s’agit « d’éviter le recours aux contrats précaires » qui coûtent plus cher, sauf erreur ! – et « permettre l’évolution salariale » – obligatoire, cf plus haut – qui « bénéficie » – ouais, ouais – à « nos salariés » ! Satané propriété privée. Nos serfs, nos indigents, nos bénefs. C’est vrai aussi que depuis le temps qu’on externalise sur la collectivité le coût des salariés devenus surnuméraires dès que la bise fut venue, on va pas, en plus, contribuer à une baisse fallacieuse des chiffres du chômage ! Nan mais.

        Bref, ça fait déjà deux pages et une sacrée tartine. Je passe sur l’annualisation, les périodes de calcul, toujours, on s’en doute, pour articuler – et luxer – « bien-être et logique économique »! C’est plus complexe, moins percutant et moins parlant.

        Reste, les délais de prévenance en cas de modifications horaires – genre organiser la garde des enfants, ça ne concerne personne ! – qui passe de 10 jours calendaires avant le début du mois suivant à 7 et compte tenu des particularités de l’activité – alors attention ici ça pique les yeux : peuvent être considérés comme exceptionnels, « arrivées et départs importants, conditions météo, pallier les absences imprévues de personnel, et de manière générale toute autre circonstance revêtant la nécessité d’une intervention rapide, imprévue et ne pouvant être différée ». Y’a pas, ça laisse de la marge les variations climatiques en Bretagne ! – ce délai pourra être ramené à 48h ! M’ame, Messieurs, bonsoir, circulez y’a plus rien à voir.

        Salariés bienvenue au Texas, on distribuera les Stetson à l’entrée, les éperons sont à votre charge.

        Je sais pas toi, vigneron, mais moi, franchement, quand on joue avec la vie des gens, j’ai vraiment pas envie de rigoler ou de prendre des gants et mon intérêt est tout autre que celui d’un entomologiste pour de petits insectes qui s’ébattent sous ma binoculaire. T’es peut-être pas impacté, t’es peut-être au-dessus de ça, moi, ça me fait hurler, et c’est sûrement les tripes qui parlent, mais… la petite tape sur la joue et les « petits garnements,va ! » Ça me paraît un peu court.

        Alors à tous : « Pardon my french », ce serait bien la première fois que je me revendiquerais « national »…

      4. Huhuhuhuhu, les « nazillons américains » maintenant.
        Après le Mentor caché de la Conspiration oligarchique kochiste Buchanan et sa descendance directe blogo-académique en mode activistes-miliciens planqués dans « la marge », les »nazillons américains » (voire Texans au surplus) pieutent à l’Élysee, rien que ça…
        Tu peux toujours perdre ton temps, pour me faire perdre le mien, à désosser les conventions collectives flexibilisées du SAP ou des pêcheurs au thon rouge de ligne avec ton monoculaire de cégétiste débraguetté, mec, tes outrances te condamnent à l’inaudible au pire, au ridicule au mieux.
        Etant bon public et de nature miséricordieuse je ne retiendrai que le meilleur, le ridicule donc.
        https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2017/06/28/does-democracy-in-chains-paint-an-accurate-picture-of-james-buchanan/?tid=a_inl-amp&utm_term=.006afa4e9645

        https://www.google.fr/amp/s/www.washingtonpost.com/amphtml/news/volokh-conspiracy/wp/2017/06/28/some-dubious-claims-in-nancy-macleans-democracy-in-chains/

      5. Salut vigneron,

        Cégétiste ? Tu vois ça où, toi ? Ni parti, ni syndicat ni aucune affiliation – même si j’ai failli l’année dernière pendant les grèves, mais tu vois, les 5 euros que ça me coûtait (1 pour cent) j’ai bien fait de les garder, ton poulain me les reprend maintenant, cinq baguettes, je peux pas m’en passer. Je suis juste confronté à ces trucs là et obligé de les subir dans un rapport de force tellement déséquilibré en plus… Alors j’essaie de comprendre et je me bats !

        Pour le reste… Je te laisse à ta schadenfreude, représentative de l’individu. Merci pour tes contributions qui, elles, valent de l’or souvent.

      6. Au fait tu pourras dire ça au taulier, je ne fais qu’appliquer ses méthodes et raisonnements dans mon langage :

        Si Buchanan = néolibéral
        et néolibéral = fasciste en col blanc
        alors Buchanan = fasciste en col blanc

        Ton Altitude pourra le transposer à sa guise au « résident, résident de la République… »

  7. Dans une sorte d’hommage, Tyler Cowen, le successeur de Buchanan à l’Université George Mason, a même intitulé son blog « La Révolution En Marge »

    La flemme d’aller voir la VO pour constater si la sottise n’est que le fait d’une traduction débile ou également celui d’une Nancy gravement biaisée et en voie de naomikleinisation accélérée, mais c’est assez pour décrédibiliser le papier. On est vraiment en plein délire conspi bankable, typique de la « paranoïa manichéenne » décrite par Brzezinski…

      1. Antonio Casilli, sociologue spécialiste des réseaux sociaux.

        [VIDÉO] GRAND ENTRETIEN MEDIAPART : L’IMPACT DES FERMES À CLIC SUR LES ÉLECTIONS (17 DÉC. 2016)
        17 December 2016
        « J’ai rendu visite à la rédaction de Mediapart pour une interview vidéo sur “fake news”, algorithmes et tâcherons du clic.
        « Je résume mes positions : lorsque le sage montre la désinformation, l’idiot déblatère contre les bulles de filtre. Moi, je regarde plutôt le travail de millions de tâcherons du clic qui créent des effets de résonance de ces messages idéologiquement connotés. L’un des ingrédients majeurs de la campagne de Donald Trump a été sa politique sans scrupules d’achat de clics, likes, followers. »
        http://www.casilli.fr/tag/fake-news/

    1. à vigneron,26 juillet,15h41,
      De là à faire de Buchanan un gars recommandable,il faut
      y regarder de plus près.Quant à la « paranoïa manichéenne »,ce serait formidable que vigneron s’efforce
      d’y échapper pour lui-même….

  8. Hasard ? sur F-Culture une série d’émissions sur Ayn Rand cette semaine.

    quelques points d’elle en particulier (qui m’apparaissent contradictoires pour certains) en plus « du reste » :
    – elle ne comprend pas le racisme, qui serait la conséquence du « collectivisme » (? !!) : totalement contradictoire avec les États ségrégationnistes…
    – les homosexuel-le-s la dégoûtent (!!!) elle les trouve immoral (Freud dirait : le retour du refoulé)
    – son énorme succès littéraire (par parenthèse je n’avais jamais entendu parler d’elle auparavant, il faut dire que le libertarisme fut loin de mes préoccupations, à tort sans doute)
    – l’État est une forme de banditisme (ça c’est la base des libertariens mais c’est pas mal de le répéter sans cesse)
    – « La grève » le 2ème bouquin le plus influent aux EU après la Bible
    – elle prône « l’égoïsme rationnel »

    Remarque : Wikipedia a été créé par cette bande là (Jimmy Wales et d’autres)

  9. C’est très bien tout ça. Que ce pays d’assassins incultes se retourne contre lui-même.
    Après avoir massacré et napalmé les indiens, les noirs, les jaunes et les crouilles, qu’ils finissent le boulot chez eux me semble un signe de bonne tenue.
    Take no prisoners, please.

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