L’Amérique de M. Trump : petits faits significatifs de la journée d’hier

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Steve Bannon entend survivre au chaos qui s’annonce

Steve Bannon, stratège en chef à la Maison Blanche, personnalité de l’Alt-right fascisante, dont j’avais dit hier matin que contrairement à ce que tout le monde affirmait alors, il ne serait pas limogé dans la journée, s’est adressé à la presse de gauche. La raison : quel que soit le sort le Trump maintenant, il entend conserver le droit de parler en son propre nom. En montrant qu’il n’est pas un imbécile, il dissocie automatiquement son avenir de celui de son patron.

Murdoch lâche Trump

C’est News Corp., l’empire de presse de Rupert Murdoch, qui a révélé dans la journée d’hier que si le projet de Trump de construction d’un casino à Darling Harbour en Australie en 1986-87 avait capoté, c’était en raison d’un rapport de police signalant le projet comme « dangereux » en raison des liens de Trump avec la mafia.

Enfin, et encore plus sérieux,

L’ancien directeur de la CIA affirme que la sécurité nationale est menacée

John Brennan, ancien directeur de la CIA (2013 – janvier 2017), a écrit hier à un présentateur de CNN dont les quatre grands-parents furent des victimes du nazisme : « Par ses paroles et par ses actes, M. Trump fait courir de très grands risques à notre sécurité nationale et à notre avenir comme nation (collective futures) ». Bon, ce n’est plus lui le chef mais sa parole a sans doute encore un certain poids.

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74 réflexions au sujet de « L’Amérique de M. Trump : petits faits significatifs de la journée d’hier »

  1. On a bien compris que PJ n’aime pas Trump. Il n’est d’ailleurs pas le seul, toute la presse française est au diapason. Il y a quelques mois, PJ nous annonçait la fin prochaine de Trump au motif qu’il s’en était frontalement pris au FBI. Il est toujours là. Je me bornerai à rappeler que Trump a été élu au cours d’un processus électoral démocratique, non contestable et incontesté (Ah! Oui, pardon, j’oubliais qu’il a obtenu moins de voix que Clinton …). Une procédure de destitution sans vrai motif apparaîtrait totalement inique et pilotée par des démocrates aigris et rancuniers qu’un peuple lamentable (« déplorable ») ait privé les représentants des sachants, des éduqués, des supérieurs quoi, d’une victoire qui leur revenait de droit. Cela serait réellement a-démocratique et pour le coup très dangereux pour la sécurité nationale.

    1. INCROYABLE MAIS VRAI ! Il reste quelqu’un pour aimer Trump ! Et il est sur … le Blog de PJ !

      Dans le cadre de notre campagne en faveur des espèces en (très rapide !) voie de disparition, souhaitons-lui la bienvenue !

      1. Cher Paul Jorion, vous faites une lecture très orientée de mes propos: je n’ai jamais prétendu être un thuriféraire de Trump, ni écrit quoi que ce soit qui pouvait le laisser entendre. Je regarde les faits: ce type est là et je crois (notez bien que je n’écris pas « je le souhaite » ) qu’il va le rester.

      2. Bonsoir,

        Donald Trump est le président des États-Unis d’Amérique.
        C’est l’Histoire quelque soit la manière qu’à M. Jorion de la raconter.

        Je précise que Paul Jorion ne sera, jamais, ni ministre ni conseillé d’un quelconque gouvernement français.

        Donc s’adresser au PDG de 300M de citoyens … J’adore, on se croirai dans un film des monthy python … C’est agréable.

        Cordialement,
        FX.

      3. Les personnes qui m’approuvent ne sont jamais fâchées avec l’orthographe. Les autres, si. S’agirait-il de l’une de ces lois naturelles dont nous admirons la régularité horlogère ?

      4. vigneron qui ne failli jamais en la matière, à l’erreur de frappe près, approuve Paul Jorion chaque fois ? Paul Jorion est drôle sur ce coup.

    2. Trump est une personnalité éminemment chaotique, capable de revirements spectaculaires dans un sens comme dans l’autre. Mais son empeachment, façon révolution de couleur, reviendrait en effet à ouvrir les portes du chaos réel pour les EU, c’est à dire une guerre civile qui pour l’instant reste larvée.
      Son élection a révélé les fractures de l’Amérique et son éviction ne pourra qu’accélérer le processus. A lui de chevaucher comme un brave cowboy de rodéo le chaos qu’il a révélé. Quant à ceux qui pensent que Trump n’est qu’un malheureux accident qui aurait pu être évité il n’y a qu’à les laisser à leurs chimères passéistes. Le monde bouge plus rapidement qu’eux et l’Amérique telle qu’ils l’ont rêvée ne reviendra pas de sitôt. sic transit gloria mundi.

      1. Ce qui compte, M Jorion, c’est que vous ayez parfaitemet compris mon propos.

        Je n’ose imaginer que la forme puisse ^etre plus importante que le fond, pour M. Jorion.
        En revanche, je sais maintenant qu’il apprécie les petites phrases, manière sans doute développée dans les dîner mondains bruxellois ..

        Mais enfin, cela renforce mon sentiment quant au fait que ministre ou président jamais il ne sera, et cela me permet de mieux comprendre pourquoi il s’adresse aux PDG des USA en pensant être un opposant écouté … car sur la forme il s’oppose donc dans le fond il pense être ecouté.
        Ne faites pas deux fois l’erreur de justifier votre fond par la simple forme car vous me donneriez mille fois raison.
        *-)

        Je vous avais découvert il y a 8 ans, réflexions intéressantes mais aucune vision concrète quant à un pays à l’exception d’abonder dans les petites féerie intellectuelles d’un pikety qui se résument par gouvernement mondial avec les mêmes taxes et impôts partout. Bref, je trouve Charles Gave plus précis.
        En terme de cash, le fond, il en fait vraiment, lui, pas comme pickety, l’ami des amis des formes.

      2. « … je trouve Charles Gave plus précis ».

        Non, ce n’est pas « précis » qu’il est, c’est « ultralibéral », et ultralibéral jusqu’aux yeux. Je crains que ce ne soit ça qui vous plaise chez lui. Pas étonnant dans ce cas-là que je vous donne des boutons, je n’ai pas beaucoup de respect pour ce genre. Ça doit se deviner chez moi.

  2. Le « non fait » significatif est que si les patrons membres du conseil économique installé il y a peu par Trump ont démissionné en bloc, si les chefs militaires ont pris leurs distances avec Trump, les membres du conseil religieux de Trump sont eux restés silencieux et n’ont émis aucune protestation. Ils n’ont pas lu Niemoller; ce sont des bigots médiocres.

    1. Jack Graham, pasteur d’une megachurch au Texas, membre du conseil consultatif évangélique de Donald Trump, écrivait que « la suprématie blanche et son mouvement sont fondamentalement mauvais et doivent être condamnés »

      Les catholiques ont réagi aussi, à l’exception du number one US, le pote à Bannon et Number One enemy du Pape, le doublement bien nommé Cardinal Burke… Pas de nouvelles de lui depuis dimanche, la prudence est bien une vertu cardinale.

  3. wishful thinking.
    Trump ira au bout de son mandat.
    Et il sera réélu haut la main dans 4 ans.
    Comme le confirment toutes les élections locales depuis la présidentielle.

    A ce rythme, d’ici la fin de son deuxième mandat, les USA auront éclaté en plusieurs pays, d’avantage en raison de ce genre d’article qu’à cause de son incurie.

    Si ça se passe bien, on s’en tiendra à une partition « pacifique » en 2 pays.
    Si ca se passe mal, ce sera à l’issue d’une guerre civile.
    Si ca se passe très très mal il n’y aura pas d’issue à cette guerre civile, la fracture républicains/libéraux se redoublant de fractures ethniques (afro-américains puis latinos réclamant leurs propres états).
    Le pire étant le maintien d’un seul pays et l’instauration d’un régime totalitaire.

    Ceux qui aiment un peu les états-unis, et qui lui veulent du bien
    (en ce qui me concerne, la ruine des USA, comme celle des pays du Golfe, m’apparaîtrait plutôt comme une sorte de bienfait), devraient cesser de jouer avec des allumettes, et mettre la pédale douce sur les « erreurs » de D. Trump.
    Les populations sont divisées.
    Les services de renseignements (il n’y a pas que NSA, FBI, CIA) sont divisés, parfois au sein d’une même agence (il y en a au moins 18, jouissant d’une large autonomie dans les faits).
    L’armée est divisée.
    La presse est divisée.
    Washington est divisé.
    La Cour Suprême est divisée.
    Et mettre la pression sur Trump ne fait qu’accélérer ce mouvement centripète.

    Ne restent plus que Wall Street et Hollywood pour maintenir l’unité du pays. Et autant je ne vois pas ce qui pourrait remettre en cause l’unité d’Hollywood, autant je ne vois pas comment l’unité de Wall Street pourrait échapper à un second crack qui sera pire que le premier.

      1. Mouais.
        Il est vrai que je suis de nature relativement pessimiste, mais je ne pense pas avoir exagéré l’état de délabrement politique des USA.

        Pour ce qui est de l’implication de la Russie dans le processus electoral US, ce serait bien de nous fournir ne serait-ce qu’un élément factuel/tangible, autre qu’un enieme témoignage anonyme de Jane Doe dans la presse US, qui prouverait réellement cette assertion.

        Pour l’instant, il n’y en a pas (sinon vous pensez bien qu’une procédure aurait été lancée depuis longtemps), comme l’a d’ailleurs conclu le Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS), institution respectable et respectée du renseignement US.
        https://consortiumnews.com/2016/12/12/us-intel-vets-dispute-russia-hacking-claims/
        Or ces 6 derniers mois, rien de nouveau n’est apparu qui soit susceptible de changer ne serait-ce qu’une ligne de ce rapport.

        Le problème, c’est que vous ne présentez jamais qu’une seule et même version de l’élection US, exclusivement à charge. Pourtant, les éléments contradictoires ne manquent pas.

        Vous trouverez peut-être que j’exagère, mais je pense que cette attitude de la presse, qui a perdu toute mesure, est néfaste pour la stabilité des USA.

        Meme chose pour la guerre de sécession. Il est bien évident que c’est beaucoup plus compliqué que « les gentils libérateurs nordistes » contre « les méchants sudistes esclavagistes », l’esclavage n’ayant été qu’un prétexte si l’on suit l’historiographie anglaise (le motif réel étant la soif de domination du nord-ouest et sa volonté d’étendre de force l’économie de marché aux états du sud, dans un contexte de guerre tarifaire).
        Je ne dis pas que la présentation qui met l’accent sur l’esclavage est fausse. Je dis qu’il y a plusieurs versions de cette histoire, et que mettre uniquement l’accent sur cette dimension du conflit aura tendance à aggraver la dynamique séparatiste aux USA.

        Je vous fais d’ailleurs remarquer que la Californie est également tentée par le grand saut hors des USA… ce n’est donc pas l’apanage des Etats conservateurs.

        Je maintiens, levé du pied gauche ou pas, que la presse joue avec le feu avec son Trump Bashing hystérique. Un peu de mesure ne ferait pas de mal.

      2. Ça lui fera plaisir d’avoir votre soutien. Voici l’un des messages conseillant aux électeurs Républicains de lui retirer leur soutien. Message venant d’une source à laquelle ils accordent leur confiance.

        The Economist :

        Donald Trump has no grasp of what it means to be president

        U-turns, self-regard and equivocation are not what it takes

        Aug 19th 2017
        DEFENDERS of President Donald Trump offer two arguments in his favour—that he is a businessman who will curb the excesses of the state; and that he will help America stand tall again by demolishing the politically correct taboos of left-leaning, establishment elites. From the start, these arguments looked like wishful thinking. After Mr Trump’s press conference in New York on August 15th they lie in ruins.

        The unscripted remarks were his third attempt to deal with violent clashes in Charlottesville, Virginia, over the weekend (see article). In them the president stepped back from Monday’s—scripted—condemnation of the white supremacists who had marched to protest against the removal of a statue of Robert E. Lee, a Confederate general, and fought with counter-demonstrators, including some from the left. In New York, as his new chief of staff looked on dejected, Mr Trump let rip, stressing once again that there was blame “on both sides”. He left no doubt which of those sides lies closer to his heart.

        Mr Trump is not a white supremacist. He repeated his criticism of neo-Nazis and spoke out against the murder of Heather Heyer (see our Obituary). Even so, his unsteady response contains a terrible message for Americans. Far from being the saviour of the Republic, their president is politically inept, morally barren and temperamentally unfit for office.

        Self-harm

        Start with the ineptness. In last year’s presidential election Mr Trump campaigned against the political class to devastating effect. Yet this week he has bungled the simplest of political tests: finding a way to condemn Nazis. Having equivocated at his first press conference on Saturday, Mr Trump said what was needed on Monday and then undid all his good work on Tuesday—briefly uniting Fox News and Mother Jones in their criticism, surely a first. As business leaders started to resign en masse from his advisory panels (see article), the White House disbanded them. Mr Trump did, however, earn the endorsement of David Duke, a former Imperial Wizard of the Ku Klux Klan.

        The extreme right will stage more protests across America. Mr Trump has complicated the task of containing their marches and keeping the peace. The harm will spill over into the rest of his agenda, too. His latest press conference was supposed to be about his plans to improve America’s infrastructure, which will require the support of Democrats. He needlessly set back those efforts, as he has so often in the past. “Infrastructure week” in June was drowned out by an investigation into Russian meddling in the election—an investigation Mr Trump helped bring about by firing the director of the FBI in a fit of pique. Likewise, repealing Obamacare collapsed partly because he lacked the knowledge and charisma to win over rebel Republicans. He reacted to that setback by belittling the leader of the Senate Republicans, whose help he needs to pass legislation. So much for getting things done.

        Mr Trump’s inept politics stem from a moral failure. Some counter-demonstrators were indeed violent, and Mr Trump could have included harsh words against them somewhere in his remarks. But to equate the protest and the counter-protest reveals his shallowness. Video footage shows marchers carrying fascist banners, waving torches, brandishing sticks and shields, chanting “Jews will not replace us”. Footage of the counter-demonstration mostly shows average citizens shouting down their opponents. And they were right to do so: white supremacists and neo-Nazis yearn for a society based on race, which America fought a world war to prevent. Mr Trump’s seemingly heartfelt defence of those marching to defend Confederate statues spoke to the degree to which white grievance and angry, sour nostalgia is part of his world view.

        At the root of it all is Mr Trump’s temperament. In difficult times a president has a duty to unite the nation. Mr Trump tried in Monday’s press conference, but could not sustain the effort for even 24 hours because he cannot get beyond himself. A president needs to rise above the point-scoring and to act in the national interest. Mr Trump cannot see beyond the latest slight. Instead of grasping that his job is to honour the office he inherited, Mr Trump is bothered only about honouring himself and taking credit for his supposed achievements.

        Presidents have come in many forms and still commanded the office. Ronald Reagan had a moral compass and the self-knowledge to delegate political tactics. LBJ was a difficult man but had the skill to accomplish much that was good. Mr Trump has neither skill nor self-knowledge, and this week showed that he does not have the character to change.

        This is a dangerous moment. America is cleft in two. After threatening nuclear war with North Korea, musing about invading Venezuela and equivocating over Charlottesville, Mr Trump still has the support of four-fifths of Republican voters. Such popularity makes it all the harder for the country to unite.

        This leads to the question of how Republicans in public life should treat Mr Trump. Those in the administration face a hard choice. Some will feel tempted to resign. But his advisers, particularly the three generals sitting at the top of the Pentagon, the National Security Council and as Mr Trump’s chief of staff, are better placed than anyone to curb the worst instincts of their commander-in-chief.

        An Oval Office-shaped hole

        For Republicans in Congress the choice should be clearer. Many held their noses and backed Mr Trump because they thought he would advance their agenda. That deal has not paid off. Mr Trump is not a Republican, but the solo star of his own drama. By tying their fate to his, they are harming their country and their party. His boorish attempts at plain speaking serve only to poison national life. Any gains from economic reform—and the booming stockmarket and low unemployment owe more to the global economy, tech firms and dollar weakness than to him—will come at an unacceptable price.

        Republicans can curb Mr Trump if they choose to. Rather than indulging his outrages in the hope that something good will come of it, they must condemn them. The best of them did so this week. Others should follow.

      3. Votre réponse, sans rapport avec mon propos, illustre pour le coup parfaitement mon propos.

        Merci pour cet argument ad hominem sans aucun rapport avec ce dont il est question dans mon post.
        Pour la petite info, j’aurais voté Sanders (il a depuis fait la preuve qu’il était également corrompu, quoique certainement moins que les autres).

        Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas un fan des USA. En matière d’impérialisme, de « Troisième Rome », ils se posent là. Leurs valeurs (capitalisme, communautarisme) ne sont pas les miennes. Simplement, une guerre civile US aurait des répercussions potentiellement dramatiques sur le monde entier.

        Et c’est à ce titre que je ne vois pas d’un bon oeil le déchaînement de la presse contre D. Trump, parce-ce vous pouvez être sûr qu’à la seconde où les choses se finiraient mal pour ce dernier, les Etats-Unis cesseraient d’être « unis ».
        L’important aujourd’hui, pour les USA, c’est de retrouver une certaine modération, de se « dépassionner ».

        Personne ne demande à la presse occidentale de devenir « pro Trump ». En revanche, cette presse doit comprendre
        1/ que le Trump Bashing ne sert à rien sur le plan politique et ideologique (a part radicaliser des gens déjà convaincus que l’election de Trump est une mauvaise chose) et
        2/ qu’en mettant de l’huile sur le feu, en étant « objectivement » partiale, cette presse crée un climat propice à l’éclatement des USA.

        Pour la Rand Corporation et pour les services US, et ce depuis l’ère Clinton, le risque de guerre civile aux USA est considéré comme la menace numero 1 pour la sécurité nationale.
        Ca ne date donc pas d’hier, et en tout cas pas de la présidence de Trump.

      4. Pour la petite histoire vous auriez voté Sanders ? Alors qu’il est corrompu ? Ah ! vous ne l’avez découvert que récemment !

        Pour la petite histoire, j’ai un portrait dédicacé de Trump à côté de mon bureau. Je ne l’aimais pas beaucoup, je l’ai appelé « proto-fasciste » ici au moment de son élection mais quand l’autre jour il a manifesté son admiration des belles statues équestres de généraux esclavagistes, je me suis rendu compte qu’il était un amateur d’art.

        Pour la petite histoire, je suis en fait comme vous : ni gauche, ni droite, au-dessus de la mêlée, comme Trump d’ailleurs : il y a des Néo-Nazis qui aiment leur chien. Dépassionnons le débat, c’est meilleur pour la santé !

      5. J’adore, le zig recommande de pas trop taper sur Trump pour pas risquer d’appuyer trop fort là où ça fait mal aux US, sur la ligne de fracture au cœur de l’Amérique profonde, avec la polarisation grandissante, avec ses extrêmes prêts à la lutte armée mais il aurait voté en toute ingénuité pour le candidat le plus à même de déchaîner les droites extrêmes US après 8 ans d’Obama : Bernie…

      6. Je vous ai dis ce qu’il me semblait juste de dire.
        J espère me tromper, mais si les choses se passaient comme je les ai décrites, il ne faudrait pas venir se plaindre.
        Ce n’est pas comme si de nombreux commentateurs, de tous bords politiques d’ailleurs, n’avaient pas sérieusement commencé à tirer la sonnette d’alarme, y compris aux USA.
        Vous l’avez sans doute déjà vécu avec la crise des subprimes. Vous savez ce que c’est que de crier dans le désert, et de ne pas être entendu.

        Je pense que vous avez assez de sagacité et de temps pour prendre une minute de recul, et vous demander sérieusement si oui oui ou non vous ne seriez pas entrain de jouer à un jeu dangereux, dont vous n’auriez pas mesuré toute l’étendue des conséquences (au moins vous poser la question, quitte à ce que vous répondiez par la négative!).
        Ce qui n’aurait pas fait de mal non plus à l’inventeur des CDS…

        Si vous me dites qu’après réflexion, vous pensez que la situation de la presse/commentateurs reste fondamentalement saine, fort bien!
        We can agree to disagree.
        Mais inutile de me faire un procès d’intention. Merci.

        Keep the good work.

      7. si oui oui ou non vous ne seriez pas entrain de jouer à un jeu dangereux, dont vous n’auriez pas mesuré toute l’étendue des conséquences (au moins vous poser la question, quitte à ce que vous répondiez par la négative!).

        Je réponds par la négative.

        Keep the good work.

        Merci.

      8. Je ne pense pas du tout qu’il faille épargner Trump, à aucun moment, ce type est cinglé dans son genre, au contraire il faut lui mettre sur la courge en permanence.

        En revanche une chose m’apparaît aussi très clair comme à philippe, les USA représentent potentiellement la plus grande menace pour la paix mondiale que l’Humanité n’a jamais connu, en raison de leur puissance militaire sans égale, de leurs stocks d’ogives NBC et autres joyeusetés du même acabit ainsi que le contrôle de nombreuses technologies sur le net.

        Bref, le jour où se charmant peuple par bien égards au demeurant et par ailleurs, hé j’ai été biberonné made US dans ma campagne de pègue, prendra conscience pleinement de la déplétion multiforme en cours et de l’impact massif sur ton niveau et train de vie insoutenable et morbide, je pense que ça ne va pas le faire pour ceux qui ne seront pas sous la bannière étoilée. Ma bon hein le pire est jamais certain, sinon y aurait plus qu’à se flinguer en fait.

    1. La division généralisée « accélère le mouvement centripète »…
      Bôhhh ben ça va alors, tout ça va finir bien gruppiert bien au centre, ça baigne…

  4. une question :

    puis-je continuer de me prélasser square d’Ajaccio, Paris VII et contempler la statue du Général Gouraud sans ressentir l’envie furieuse de la mettre à terre?

  5. Bonjour,
    J’ai bien conscience que nombreux sont ceux qui ne partageront pas mon avis mais cet homme a besoin d’une caisse de raisonnace médiatique pour exister et je pense que le mieux à faire serait d’ignorer ses propos et ne pas lui donner ce plaisir jubilatoire d’être repris dans les médias internationaux.
    Car nous en avons encore pour 4 années ainsi et cette surmėdiatisation quotidienne ici ou ailleurs devient insupportable.

  6. J’invite à regarder le documentaire « Vice News » sur les évènements de Charlottesville – Images (en effet glaçantes) qui valent mieux qu’un long discours. Dans ces conditions, je comprends mieux pourquoi les déclarations de Donald Trump ont suscité de telles réactions d’indignation, et sont très graves de la part d’un tel « responsable politique », en laissant planer le doute et en autorisant en quelque sorte les agissements d’un courant extrèmiste, raciste, antisémite, violent et revendiquant d’être armé ( on aurait dit, d’un autre temps….), attitude qui pourrait avoir des conséquences gravissimes pour l’avenir du pays…

    1. Exactement, à voir absolument, alors qu’on vient d’apprendre qu’un néo-nazi a roulé sur des piétons à Barcelone, en tuant 13 et en blessant des dizaines. Il est temps que les gens réagissent contre la peste noire et se mobilisent. NO PASARAN.

    2. @AnnieS

      « @merci Gudule pour ces infos »

      Bien d’accord, le fanatisme exacerbé, dont, les comportements tyranniques, totalitaires et racistes, voire la ségrégation, sont les manifestations évidentes (entre autres…), fait feu de tous bois idéologique, et ce, depuis toujours. Et ce ne sont ni les bûchers d’inquisition passés bien frenchy, ni les immolations « d’infidèles zimpies » actuelles des psychopathes paumés de l’EI, ni le colonialisme ignoble, évidemment, qui contrediront cela. Oui, comme vous le soulignez, en matière d’idiotie crasse, les statues les plus difficiles à « déboulonner » ne sont pas forcément les plus visibles. 😉
      Mais bon, même le richissime Donald le Joker se voit rattrapé par son himalayen délire : Donald est le meilleur ennemi de l’agent orange, en doutiez-vous ?
      Au plaisir Annie.

  7. « en laissant planer le doute et en autorisant en quelque sorte les agissements d’un courant extrémiste, raciste, antisémite, violent et revendiquant d’être armé ( on aurait dit, d’un autre temps….) »

    Voilà et donc en cautionnant leurs actes immondes, car D. Duke du kkk l’a remercié !
    Voilà qui sont les « amis » de Trump, entre autres…

    Une journaliste afro-colombienne de la chaîne hispanique d’Univision a rencontré les Loyal White Knight, une branche du Ku Klux Klan.
    « On va vous brûler » : l’hallucinante interview d’un membre du Ku Klux Klan
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170817.OBS3477/on-va-vous-bruler-l-hallucinante-interview-d-un-membre-du-ku-klux-klan.html

    Et pas si loin, quelque part au Venezuela, la garde nationale bolivarienne pro Maduro : mêmes « propos » haineux , mêmes « méthodes » infectes, même engeance ignoble fanatique et fanatisée.

    Venezuela : « Ils nous ont arrosés d’essence et nous ont dit qu’ils allaient nous brûler vifs »
    Des manifestants détenus dans des bâtiments militaires et des cellules de police évoquent des tortures et des viols par les forces de sécurité.
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/14/venezuela-ils-nous-ont-arroses-d-essence-et-nous-ont-dit-qu-ils-allaient-nous-bruler-vifs_5172207_3222.html

    1. @merci Gudule pour ces infos
      j’aimerais bien qu’ils nous expliquent en quoi ils sont supérieurs ? en bêtise humaine ?
      qu’ont-ils fait de supérieur dans leur vie ?

      c’est en quoi le racisme est une imbécilité, mais il est par définition impossible de raisonner des imbéciles.

      Je viens de finir de lire (je l’avais emprunté avant les « événements Trump ») un livre sur Haïti : le racisme des colons Français est édifiants en cruauté, et dans la série, avant sur le commerce de la traite…
      Nous oublions un peu facilement en France que Bordeaux et Nantes ne seraient pas les villes que l’on connait si… nous avons aussi en France nous « statues » à déboulonner.

    2. Bon. À ma connaissance, les seuls à avoir été brulés vifs sont des chavistes. Des pro Maduro. Des noirs. Des « métèques ».
      Pendant les manifestations de la droite.
      Renseignez-vous. C’est suffisamment bien documenté. Et filmé, même. Malheureusement.

    3. Jorion :
      Nixon, ca vous dit quelque chose, ce fut le cahos ?

      Murdoch comme témoins de moralité: vous n’avez pas autre chose ?

      Brennan: sur que dans son petit monde où l’eau tiéde brûle, et puis crieer ça fait vendre de la sécurité.

      L’avatar Trump, avatar de la politique spectacle est là et pour longtemps. D’ailleurs Jorion, Trump est peut-être un robot ?

  8. Trump se fait livrer des revues de presse à sa gloire deux fois par jour. Ses meetings sont des défoulements de haine, la seule chose qui l’anime c’est de démontrer au monde qu’il est le plus fort. Alors je sais même pas comment on peut se réjouir de voir du vide se faire autour de lui.

    Surtout que y’a rien de fini avec la Corée du Nord. Et qu’il faut pas se raconter aucune histoire, du côté Trump/Bannon ils cherchent la guerre avec la Chine. Histoire de rendre l’amérique grande encore en les écrasant.

    Je suis pas rassuré pour ma part, la guerre civile chez eux ça les regarde, mais si Trump décide de faire un caca nerveux ça peut très mal se finir cette histoire. Parce que Trump il sait pas ce que c’est que de dépasser la frustration, lâcher prise ou perdre la face. Trump remanie la réalité à longueur de temps pour lui faire soutenir son délire et aux Etats Unis ils feraient mieux de faire front en restant au près de lui. De se salir les mains, de supporter la mauvaise conscience mais d’être en place pour brider le type.

    Puis y’a un truc qui commence à me fatiguer, c’est les gens qui évaluent le comportement de Trump avec une grille de lecture rationnelle des faits. A croire que tout le monde a cerné la folie du type mais que personne ne veut la regarder en face.

    Après je suis pas sûr que les néo nazi américains puissent réellement sortir du bois. Le documentaire de Vice, le type qu’on voit à la fin on l’a retrouvé hier sur Youtube en larmes. De quoi donner raison à Banon soit dit en passant qui avait soutenu :
    « L’ethno-nationalisme, ce sont des losers. Ils sont à la marge. Je pense que les médias leur donnent trop d’importance, et nous devons aider à les écraser, à les écraser encore plus. »

    Ce qui en dit long sur la finesse d’esprit du type. Enfin si on se donne la peine de dépasser la vulgarité de son discours.

    Que ce soit du côté de la finance ou du réchauffement climatique on a que des bonnes raisons d’arrêter nos conneries et de revenir à la raison mais on s’en fout. Totalement. Là maintenant on a Trump en plus, et le déni est le même. Alors parfois je me demande si l’humanité à envie de se dépasser pour s’assurer un avenir ou si au contraire elle aurait pas envie de mettre fin à ses jours. Parce qu’à l’échelle de l’humanité ça sent le suicide à plein nez.

    1. « Que ce soit du côté de la finance ou du réchauffement climatique on a que des bonnes raisons d’arrêter nos conneries et de revenir à la raison mais on s’en fout. Totalement. Là maintenant on a Trump en plus, »

      Personne ne croit au réchauffement climatique comme un fumeur ne croit pas avoir à faire au cancer.

  9. L’Amérique de Mr Trump aujourd’hui , c’est d’abord depuis les années 70 , la fin d’un « ordre » mondial entre USA et URSS , avec la ruine de cette dernière et la  » victoire » en trompe l’œil des premiers qui cachait en fait la faiblesse mortifère d’un système qui s’est cru divin parce qu’il n’avait plus d’opposant ( relire par exemple  » le nouveau désordre mondial  » de Pierre Milza datant de 1983) .

    Ce système , c’est celui que notre hôte tente de démystifier et ramener à sa tragique impasse , depuis plus de dix ans maintenant . Il n’y aura pas de nouvel ordre mondial supportable et à peu près pacifique , sans qu’un nouveau système économique , financier , « environnemental » , démocratique voit le jour . La France d’abord , l’Europe , la Russie doivent aujourd’hui , pour ne pas être condamnés à chuter mortellement avec les USA dans les délires paranoïaques d’un Trump déchet de l’Histoire , absolument penser ce nouveau système dans le respect de leur Histoire et de leur Humanisme créateur , en relation avec le seul « pôle » qui soit aujourd’hui en état de peser aussi sur l’équilibre mondial : la Chine .

    Ce blog et ses utopies réalistes , le décryptage du « soliton » , le pointage de la spéculation dans les malheurs du monde , peuvent fournir les angles d’attaque pour « sortir du cadre » .

    Pour sortir d’une confrontation qui en 1951 a conduit Harry Truman à limoger Mac Arthur.

    On aimerait que les forces de progrès aux USA passent les camisoles de force . On aimerait entendre chez nous des voix pour le dire , et savoir que des sherpas travaillent à ce monde nouveau , pour que le monde soit réellement « en marche » vers un avenir , plutôt que vers l’holocauste sans témoin pour constater les cendres .

  10. Aux dernières nouvelles ça sentirait sévère le cramé pour Bannon, flambé même.
    L’agent Orange aurait fait savoir autour de lui qu’il voulait le virer de son poste de chef de la stratégie.
    Fin de la République bannonière.
    Un fusible de moins.
    N’empêche qu’il a bien fait de se le garder sous le coude en refusant sa démission y’a une dizaine de jours…
    https://mobile.nytimes.com/2017/08/18/us/politics/steve-bannon-trump-white-house.html?smid=tw-nytimes&smtyp=cur&referer=https://t.co/5SXAAa3qWI?amp=1

      1. Le problème n’est pas Trump mais ses supporters, qu’avait parfaitement compris Bannon, et l’incurie du GOP qui ne trouve rien d’autre à faire que s’accrocher à l’agent Orange et à ses électeurs petits blancs tout en les niquant allègrement au Congrès. Ne parlons pas des Dems, inexistants, encore en état de choc, incapables de reprendre contact avec le pays, au plus bas dans les sondages d’opinion, gérant la débâcle sans plateforme en vue. La purge trumpiste est loin d’être finie et les jeunes pousses tardent à germer dans ce champ de ruine.

      2. Range ton homme de paille, j’te cause du paysage politique US pas des violences policières. Pour lesquelles au demeurant on aimerait avoir des stats sur 20 ou 30 ans, ce qu’on a pas figure toi, ni pour les US ni bien sûr pour le Vénézuela.
        Sinon pour le taux d’homicide c’est bon, on a. Et là la tendance est claire, c’est moitié moins depuis les années 80/90 aux US…
        http://ekladata.com/0JStvcbSx4pyiPvKb15km8VXiiU@500×377.jpg

  11. « Si j’étais Trump »: en effet, vous ne l’êtes pas, Paul. Mais votre analyse, à présent? Si je vous comprends bien (c’est loin d’être une certitude, pardonnez-moi si je suis à côté de la plaque!): à présent, le crétin fasciste (ou fou furieux, plutôt les deux à la fois) est seul. Il va vraiment devoir assumer?

  12. Le vrai danger avec Trump c’était qu’une paix « éclate » avec la Russie. Le risque semble écarté, ouf.
    Notons qu’avec Obama ce fut la même. Son idée de « reset », non mais sans blague…!
    Impotent potus.

    1. Yep, mais le « statégiste » Bannon, n’aura pas pu éviter ça , ça sent le sapin pour la clique à Donald :

      « Set beside this ongoing political earthquake, Bannon’s exit seemed almost like a gossip item. The spin was that it all the work of Kelly, who took up his post less than three weeks ago. “This was without question one man’s decision: Kelly. One hundred percent,” an anonymous senior White House official told the Washington Post. For a moment, let us go along with the fiction that Kelly, who is ultimately another functionary, could force out Bannon without Trump’s approval. Then the argument could be made (and Trump’s surrogates are busy making it) that Kelly is steadily purging the most ineffectual and incendiary elements from the White House, and that things are finally getting on track. But what, pray, can Kelly do about the real problem: the character of the man in the Oval Office? Very little. » »
      http://www.newyorker.com/news/john-cassidy/getting-rid-of-bannon-wont-save-trump

      Steve Bannon, Back on the Outside, Prepares His Enemies List
      « Mr. Kushner; Ms. Trump; Dina Powell, the deputy national security adviser; and Mr. Cohn have all been the target of unrelenting attacks by Breitbart and others on the right for their efforts to draw Mr. Trump to the political center. The site has routinely dismissed Mr. Cohn as a “globalist” and a “swamp creature”; in headlines, his name would sometimes appear bracketed by globe emojis, to underscore the point — also an allusion to the triple parentheses that anti-Semites on social media use to denote Jewish names. »
      https://www.nytimes.com/2017/08/18/business/media/bannon-said-to-be-planning-his-return-to-breitbart-news.html

  13. “The Trump presidency that we fought for, and won, is over,” Bannon said Friday, shortly after confirming his departure. “We still have a huge movement, and we will make something of this Trump presidency. But that presidency is over. It’ll be something else. And there’ll be all kinds of fights, and there’ll be good days and bad days, but that presidency is over.”

    http://www.weeklystandard.com/article/2009355/

    1. “I feel jacked up,” he says. “Now I’m free. I’ve got my hands back on my weapons. Someone said, ‘it’s Bannon the Barbarian.’ I am definitely going to crush the opposition. There’s no doubt. I built a f***ing machine at Breitbart. And now I’m about to go back, knowing what I know, and we’re about to rev that machine up. And rev it up we will do.”

      Bannon tells The Weekly Standard that he can be more effective without the constraints of the White House. “I can fight better on the outside. I can’t fight too many Democrats on the inside like I can on the outside.”

      And, he says, Trump encouraged him to take on the Republican establishment. “I said, ‘look, I’ll focus on going after the establishment.’ He said, ‘good, I need that.’ I said, ‘look, I’ll always be here covering for you.’”

  14. M. Jorion, vous avez oubliez d’être plus grand que vous ne l’êtes.

    Par le passé, vous avez, avec courage, choisit d’être un atypique, une personne non conformiste de par votre coeur et votre raison, en somme votre instinct, et je crois qu’aujourd’hui ce n’est plus le cas.

    La vieillesse sans doute ( et venez pas pleurer de ma remarque car vous la savez ); vous avez fait votre la canne de ceux que vous critiquiez par le passé, non directement mais par le fait, indirecte, de construire votre regard hors des sentiers battus.
    Ce faisant vous construisiez une alternative intellectuelle, alternative se traduisant par une idéologie particulière.

    Je regrette, à mon âge si avancé – 34 ans – qu’un vieux me montre le mauvaise exemple et de plus veuille jouer avec les mots, pardon l’orthographe, car il joue au jeux auquel il s’était, je crois, par le passé interdit de jouer: utiliser la forme pour disqualifier le fond.

    Vous devriez partir loin – ahshram -, penser, écrire, mais seul et tranquillement, en vous disant que vous valez mieux qu’un picketty.

    Je ne crois pas que vous ayez donnez le meilleur de vous même. Je vous crois, même si je vous critique, que vous êtes intéressant dans le sens de capable de pondre une vision.
    Bordel, pondez-nous une vision, faut assumer la grandeur d’esprit dont on a pu faire preuve.

    Et dites vous que je suis un lambda qui si vous ne le faites pas – exprimer un système alternatif équilibré – alors je le ferai; j’aimerai tout de même pouvoir concilier le regard d’un Gaves et d’un Jorion.

    Bref. Ce sera mon dernier commentaire. J’ai été dure, peut-être idiot, peut-être, mais j’ai été entier, franc quant à mes pensées vous concernant, honnête quant à mes espoirs dont vous êtes, légèrement, l’un des tenants.

    Malo M. Jorion.

    1. Eh bien, on peut dire que c’est votre jour de chance, parce que c’est moi qui fait la modération, Julien étant sur les routes, sans quoi votre message serait passé j’en suis sûr à la trappe fissa. Le monde pourra ainsi apprécier la qualité de votre commentaire.

      Quant à moi, je vous remercie avec gratitude pour votre commisération envers mes modestes réalisations. Oui, je fais ce que je peux comme vous avez la grandeur de le reconnaître, mon seul problème est que la nature ne m’a pas pourvu d’un génie équivalent au vôtre. De ceci, je vous demande humblement pardon.

      1. Au fait, le Gave/Jorion me fait revenir à la mémoire un fait de la dernière campagne US passé un peu inaperçue par ici.
        Je veux parler du soutien apporté à Bernie Sanders par le Niskanen Center, think-tank libertarian tendance « liberaltarian » mais fondé par des mecs anti-Koch sortis du Cato et avec des Tyler Cowen au Bureau.

        There is a good (but not dispositive) case to be made that Sanders has been the most libertarian candidate in the presidential race. (…)
        Were libertarians to ungrudgingly accept the case for a more adequate social safety net (a case, after all, accepted to some extent by libertarian heroes F. A. Hayek, Milton Friedman) and give up on their blanket, dogmatic opposition to all regulation and market intervention (a perfect example is their remarkable hostility to mainstream climate science), they’d find a ticket to intellectual respectability. They would also find a ticket to political relevancy — something that is being well demonstrated by the Bernie Sanders campaign.

        http://www.realclearpolicy.com/blog/2016/02/23/is_there_a_future_for_libertarianism_1563.html
        https://niskanencenter.org/blog/is-there-a-libertarian-case-for-bernie-sanders/
        https://niskanencenter.org/blog/get-liberaltarianism-left/
        Well well… tout s’complique, faites vos jeux…

    2. 34 ans ! attention la vieillesse vient vite, plus vite que prévue même.
      Qu’avez-vous prévu pour vous-même… disons à partir de 60 ans (et encore je suis indulgente, j’aurais pu dire 50 ans)
      de vous faire mettre en maison d’assistance ?
      de vous suicider fissa ?
      je crois que la 2ème solution s’avère le mieux et efficace.
      En attendant il faut que vous supportiez tous ces vieux, qui pour votre grand malheur durent de plus en plus : sont-ils indécents de rester en vie ! et même de penser ! à des + de 90 ans ! ils parlent, écrivent même des livres, jouent en scène, font de la musique, chantent, animent des émissions, philosophent.

    1. L’Histoire est beaucoup trop rusée pour se répéter. Sans cela elle ne serait pas l’Histoire. La seule chose qui se répète ce sont les erreurs de lecture des contemporains toujours en retard d’une guerre.

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