De la contradiction

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On me dit : « Vous avez annoncé la fin du capitalisme et la Bourse repart ! Et la récession est finie (selon 27 des 47 économistes consultés par le Wall Street Journal, onze autres disant que c’est pour le mois prochain) ! Et tous les penseurs qui avaient retourné leur veste en devenant marxistes l’année dernière, et qui la remettent aujourd’hui à l’endroit en redevenant ultralibéraux ! Qu’est-ce que vous en faites ? »

Je dis : « On n’a encore rien vu ». La raison, elle tient en un seul mot : « contradiction ». Il vient un moment où toute chose disparaît minée par ses contradictions. Ça se trouve chez Mao-Tsé-Toung (d’où le titre) et avant lui chez Marx bien entendu, mais ça se trouvait déjà avant eux chez Hegel, et avant Hegel, chez Aristote. Le capitalisme s’effondre sous le poids de ses contradictions. L’une des formes que prend en ce moment la contradiction, c’est la personne de Mr. Andrew Hall.

La presse parle beaucoup de lui. Voici pourquoi. Mr. Hall a fait gagner beaucoup d’argent l’année dernière à son employeur CitiGroup. Malgré l’argent gagné par Mr. Hall, CitiGroup a perdu tant d’argent l’année dernière que l’État américain a dû le tirer d’affaires avec l’argent du contribuable, pour la somme rondelette de près de 50 milliards de dollars. Le bonus auquel Mr. Hall a droit s’élève à 100 millions de dollars. Il les a gagnés en spéculant à la hausse du prix du pétrole.

La contradiction n’est pas très difficile à énoncer : le contribuable américain va verser 100 millions de dollars pour récompenser Andrew Hall de lui avoir fait payer l’essence plus cher l’année dernière.

On cherchera tant qu’on voudra, ce genre de problèmes n’a pas de solution à l’intérieur du système qui agonise depuis deux ans et demi : il n’a de solution qu’à l’intérieur d’un autre. Ça ne sert à rien de dire : il faut cesser de récompenser la prise de risque excessive, il faut cesser de rétribuer le profit à court terme, le gain immédiat. On le ferait, que Mr. Hall serait toujours là. Avec ses 100 millions versés par le contribuable pour avoir fait grimper le prix du pétrole et enrichi sa banque. Si la « main invisible » des marchés qui fait émerger l’intérêt général de l’ensemble des intérêts particuliers existe bien, ce n’est en tout cas pas là qu’on la trouve.

En principe, CitiGroup gagne de l’argent en faisant se rencontrer les épargnants et les entrepreneurs. C’est une belle et bonne chose, et grand bien lui fasse. Mais ce n’est pas en ayant fait cela que ses affaires s’arrangent un petit peu ces jours-ci : c’est au contraire en s’en abstenant soigneusement. Et de même pour les banques aux joues à nouveau bien roses : JP Morgan Chase et Goldman Sachs. Non : c’est en utilisant les fonds qu’on leur prête pour jouer à la roulette.

Quand Mr. Hall spécule à la hausse du prix du pétrole, il joue pour sa banque et ses actionnaires, pour ses dirigeants, pour son bonus à lui, un tout petit peu pour les employés du rang de CitiGroup, et massivement contre la collectivité toute entière. Quand c’est le contribuable qui le paie pour jouer contre la collectivité, la contradiction apparaît en pleine lumière. Ça ne veut pas dire qu’elle n’était pas là avant : le spéculateur a toujours joué contre la collectivité, le spéculateur joue toujours « perso » contre le reste du monde. Mais quand les choses vont mal comme maintenant – excusez-moi, « quand les choses vont pseudo-bien comme maintenant », la contradiction fait la une des journaux.

« Thank you Mr. Hall ! Made my day ! »

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :

95 réflexions sur « De la contradiction »

  1. Ils vous disent: « Vous avez annoncé la fin du capitalisme et la Bourse repart !  »
    Ils n’ont donc toujours pas compris que la bourse n’est pas le reflet de l’économie réelle, mais le reflet de la cupidité de la finance (qui crée les bulles et les refile ensuite aux petits épargnants juste avant qu’elles explosent). La remontée actuelle de la bourse n’est que de la manipulation, rendue possible par de très faibles volumes. Mais cette remontée basée sur du vent (étant donné l’effondrement des benéfices toujours en cours, malgrè les plans de licenciement appelés « gains de productivité » pour leur donner un bel aspect), arrive à son terme, et en octobre la bourse reprendra la direction qui doit être la sienne étant donné la conjoncture réelle (et non pas celle de statisitiques biaisées).

  2. Reprise, pas reprise?
    Déflation ou hyperinflation?
    Au fond le problème de l’oligarchie financière représentée par les banques centrales ce n’est pas la déflation parce que l’argent ne leur coûte rien, ils peuvent en fabriquer autant qu’ils veulent et le déverser par tous les canaux existant par le biais des opérations d‘open market. Non, leur problème c’est qu’en luttant contre la déflation, ils risquent l’hyper-inflation où l’argent ne vaut plus rien se retrouvant de fait à « poil ». Devant un tel risque ils préféreront nous laisser galérer dans une déflation rampante en laissant les entreprises dégraisser où faire faillites pour préserver l’essentiel à savoir la valeur de leur argent.

  3. Il ne faut quand même pas s’étonner qu’il fasse jour à midi.
    La contradiction est aux politiques ce que la farine est à la crêpe.

    Il n’y a qu’à voir la prime à la casse d’un coté et la taxe carbone de l’autre!
    Les politiques veulent sauver l’économie… en sauvant ceux qui l’ont asphyxié!
    La crise provient d’un excès de crédit et on la soigne à coup de dettes!
    Les États-Unis vantent le libéralisme mais nationalisent plus farouchement que Cuba!
    (…)

    Sauf que, la contradiction repose sur un écran de fumée: faite ce que je dis, pas ce que je fais.
    Il est destiné au petit peuple, au payeur de taxes, au con-tribuables que l’on peut traire, manipuler et convaincre de trois mots et deux coups de bâton.

    D’ailleurs, quand les « grands » se sont réunis au G20 pour annoncer que tous ensemble, ils allaient dépenser des milliards pour sauver les banquiers, les traders et les propriétaires de yatchs qui battent tous des pavillons de paradis fiscaux, le petit-peuple était là pour applaudir et se défroquer en leur disant: « prenez ca aussi, ca peut leur servir! »

    La contradiction, c’est d’avoir réussi le hold-up du siècle au bénéfice des plus riches tout en promettant la prospérité aux plus pauvres.

    Mais ca, c’est vieux comme le monde. Ca ne date ni d’hier ni de 29. La politique et la finance sont les deux faces d’une même mafia. La plus grosse contradiction, c’est de le savoir, d’en être farouchement outré et de voter pour, quand vient le temps des baise-mains.

    1. « Il n’y a qu’à voir la prime à la casse d’un coté et la taxe carbone de l’autre! » etc.
      Bien vu!

      « La politique et la finance sont les deux faces d’une même mafia. La plus grosse contradiction,  »
      Bien dit, mais ca n’est pas propre a la finance.
      http://www.youtube.com/watch?v=8y06NSBBRtY

    2. Bonjour à tous,

      @Yann dit: La contradiction, c’est d’avoir réussi le hold-up du siècle au bénéfice des plus riches tout en promettant la prospérité aux plus pauvres.

      Tout à fait ! cela me fait penser à la citation de Carlos Ruiz Zafon dans son bouquin, « l’Ombre du vent »:
      Le moyen le plus efficace de rendre les pauvres inoffensifs est de de leur apprendre à vouloir imiter les riches; C’est le poison qui permet au capitalisme d’aveugler les… »

  4. Le problème , c’est pas Mr Hall , c’est son contrat . Qui l’a établi ? Là est le responsable. » Same player shoot again  » (excusez le peu d’académisme d’un accroc du flipper) pour celui qui établit un contrat sub-prime, prime, halte-là.(all along the watchtower … une casquette Goldman-Sachs à gagner pour qui trouve l’auteur de cette chanson)….Quid du tact et de la mesure ?Ou va -t-on? Responsable mais pas coupable.Privatisation des bénéfices, étatisation des dettes. On laisse le champ libre à un général Pinochet ou à la famille Soprano.La nuit du 4 aout va tourner au 18 Brumaire. Citoyens, réveillez vous !

    1. Faux.Hendrix est un interprète de le chanson de Bob Dylan .There must be some way out of here; said the joker to the thief.Theres too much confusion, I cant get no relief.Andrew Hall drink my wine….

  5. @PJ: « il faut cesser de récompenser la prise de risque excessive, il faut cesser de rétribuer le profit à court terme, le gain immédiat. »

    Quel en serait la pierre angulaire? Les lois sont statiques et leur complexite font les choux gras des « Corporate Lawyers ». Peut-on passer du statique au dynamique? Ou faut-il lui preferer une simplicite (relative), comme le dit Nassim Taleb, cad en gros s’inspirer du http://glass-steagallact.com/?

    1. PJ : il faut cesser de récompenser la prise de risque excessive, il faut cesser de rétribuer le profit à court terme, le gain immédiat.

      Coupé du contexte !

      Ça ne sert à rien de dire : il faut cesser de récompenser la prise de risque excessive, il faut cesser de rétribuer le profit à court terme, le gain immédiat.

    2. @PJ « Non : c’est en utilisant les fonds qu’on leur prête pour jouer à la roulette ». Glass-Steagall II?

    1. Lorsque l’on dispose d’une fortune de 100 millions, même de dollors dévalués, on se fout pas mal des chiens qui hurlent au passage de la caravane.

  6. Je crois que tout le monde sait que le capitalisme dans sa forme actuelle prend l’eau et que la phase de transition vers autre chose sera dure, penible, violente et sanglante !

    Alors pour se premunir on accumule l’argent.
    Ceux qui en ont, en ramassent encore plus, ceux qui n’en n’ont pas le vol par tous les moyens. Cela passe du cadre superieur, a l’homme politique, puis au gars de base qui lui aussi veut en gouter.

    Dans cette histoire le seul gogo, c’est celui qui croit encore en la morale qui pense encore en terme de principe et d’ethique. Le bateau coule et les rats se gavent pour mieux flotter.

    MIam miam miam

  7. Comparez ces deux graphiques du dow jones :

    Graphique journalier de 1929
    http://www.durangobill.com/1929Crash/DJIA1929.gif

    Graphique de 1999 à 2009
    http://www.abcbourse.com/Applet/applet.aspx?s=!DJIu

    Etrange similitude…

    Si cela se confirme, voilà ce qui attend la bourse. Quand ? Automne 2009 ou + tard?
    http://www.ablemesh.co.uk/Images/dowjones19201940sbig.png

    Rapporté à 1929, le dow jones serait actuellement situé au niveau entre 198,69 et 294,07.

    1. Vouloir comparer le déroulement de la crise de 1929 avec celle-ci, reviens à vouloir lire l’avenir avec une boule de cristal. Même si on peut y trouver certaines similitudes, les différences de nature et de forme sont suffisamment importantes pour qu’on ne puisse calquer le déroulé de la première sur la seconde.
      -1 Cette dépression intervient dans un univers numérique mondialisé.
      -2 Elle est doublé d’une crise des matières premières (épuisement des ressources)
      -3 Elle est triplé d’une crise écologique
      -4 Nous sommes 7 milliards sur terre
      Enfin les gouvernements et les financiers à la lumière de ce qui c’est passé en 1929 essayent justement d’influer sur le cours des évènements sans tenir compte de cette conjoncture.

    1. Sur Changement de format, un message (attente de modération)
      après iGor milhit 12/8 19:28
      Le message a un lien important vers
      UN des AXES de ma S T R A T E G I E sur le billet du 8/8 France Inter
      commentaire de ce même jour 12/8 vers 20 heures.

  8. Je vous sens en colêre là parce que j’ai la réplique facile. Ce n’est pas parce que l’on spécule sur la hausse du pétrole que le petrole va augmenter, tout bon employé de Citygroup que l’on soit ; c’est un pari ; gagner à coup sûr c’est pas dit (après récompenser les  »héros » c’est autre chose).
    Mettre sur le dos de M.Hall le prix élevé des kms au volant de mon 4×4 j’oserais pas, le mec c’est un nul comme les autres qui a eu de la chance ce coup là sur ce coup là, qu’il y croit ou pas il ne se prend pas pour Dieu ou si peu (avec un nom pareil en +).
    C’est un profiteur, un parasite si vous préferez, mais la bête a besoin de ses parasites, on est rempli de bestioles horribles à voir en gros, individuellement ca se voit pas mais elles jouent pour la collectivité.
    Après une contradiction, ça n’existe pas si j’ai bien compris ; c’est que là aussi il n’y en a pas.

    1. Votre raisonnement n’est pas tout-à-fait valide : la spéculation à la hausse du pétrole a fonctionné parce que des moyens considérables y ont été consacrés, plus la propagande émanant des mêmes institutions. En Bourse, on appelle cette manip « la chaudière ».
      Tels qu’ils sont organisés, les marchés à terme ne servent pas à « assurer la liquidité ». Cela a été largement démontré sur ce blog : la spéculation est un authentique fléau.

    2. La spéculation tout seul, c’est bon pour le petit porteur. La spéculation entre initiés, ca s’appelle de la prévarication en droit commun ou du business en droit des affaires.

      C’est un peu comme les options de ventes sur American Airlines, 60 fois plus importantes qu’en temps normal, la veille des attentats (http://www.reopen911.info/News/2009/06/24/marc-chesney-le-11-septembre-et-les-delits-dinities-probables)

      L’argent se gagne d’autant plus facilement qu’on a de bonnes relations, de bons amis, un bon réseau et qu’on sait placer ses pions là et quand il le faut.

      Le travail, c’est pour les autres.

    3. Parce que vous croyez sans doute que le prix du pétrole augmente tout seul, qu’il grimpe de centaines de % parce que la production ou la consommation varient dans les même proportions ?

  9. J’avoue toute mon incompréhension de ce qui se passe depuis plusieurs mois. En fait depuis la fin mars, où semble t il, les banques, puis les gouvernements ont décidé que la « re-création » était terminée. Tout doit aller mieux pour repartir comme avant. La moralisation du Capitalisme n’a plus raison d’être, les super profits bancaires sont repartis avec pour corollaire les super bonus. La bourse a recouvré une partie substantielle des pertes du début d’année voire de celles de la fin 2008, et les économistes se bousculent devant les micros et caméras, des media bienveillants, pour déclarer que ce n’est déjà plus le commencement de la fin, mais le début de la fin de la crise. Bref, tout est bien qui fini bien!
    Si ce n’était l’absence de recul du chomâge, ni ici, ni ailleurs; le développement du taux d’épargne des ménages américains, l’utilisation des fonds reçus par les banques au refinancement des actifs pourris, l’absence d’échanges interbancaires en l’absence de garantie gouvernementale,…etc. La liste de ces incohérences n’est, malheureusement pas exhaustive. Je suis bien d’accord avec vous il s’agit là d’une période remplie de contradictions. Le risque est effectivement de voir ces contradictions faire imploser le système actuel.
    Lors d’une de vos interventions radiophoniques, ou dans un de vos posts, vous avez expliquez que les super bonus des traders, en fait que la spéculation, était la contrepartie d’un travail effectué quelque part par d’autre qui ne recevait pas une juste rémunération, ou pis, de rémunération tout court. A votre avis, combien de temps peut tenir un système qui confisque les fruits du travail d’un grand nombre au profit d’un petit groupe qui fait semblant de produire?
    Le débat sur la création de la monnaie qui n’est pas selon vous ex nihilo pourrait avoir un prolongement dans la création des super bonus qui n’est pas ex nihilo….
    bonne soirée

  10. @Paul jorion:

    « … pas de solution à l’intérieur du système »

    Moi qui suis un utopiste dans l’âme, cela me gêne toujours un peu lorsque j’entend parler de « changer de système ». D’une part, je suis convaincu que n’importe quel « système » est potentiellement viable, qu’il s’agisse de capitalisme, de communisme, de royauté religieuse, ou de n’importe quoi d’autre. D’autre part, je suis également convaincu qu’aucune solution aux excès des systèmes sociaux ne peut provenir de la création d’un nouveau « système », puisque celui-ci (si on en inventait un…) ne manquerait pas d’avoir ses propres dérives.

    A moins que vous parliez de mesures de contention de la folie humaine, comme je le fais moi-même en parlant, par exemple, de plafonner les fortunes personnelles (sur 5 millions d’euros…). Mais je ne dirais pas qu’il s’agit là d’un changement de système.

    Quand on plie un clou, inutile de courir acheter un nouveau marteau.

    1. comment? n’est-on vraiment pas capable d’inventer un système non-viable? allons, un petit effort 😀

      tout à fait d’accord pour le plafonnement de la richesse, c’est un combat similaire à la lutte contre le tabagisme, il en va de la santé individuel du moneymane comme de son entourage très étendu.

    2. Le capitalisme n’est pas une loi naturelle immuable. Dans un environnement finie (la terre) un système linéaire exponentiel (la croissance) ne peut pas être soutenu indéfiniment.
      C’est la raison pour laquelle il faut impérativement changer de système, sauf a vouloir supprimer une grande partie de la population mondiale pour permettre à quelques millions d’hommes de continuer à vivre l’américain « way of life »

  11. Je suis ok avec Betov juste au dessus sauf que 5 millions …lol …c’est trop ! pourquoi ce chiffre ? le prix d’une vie  »réussie » lol ? la contention ça reste de la contention ; y’a personne qu’a envie d’être en bonne santé ?

    1. Je suis arrivé à ce chiffre de 5 millions en partant des possibilités productives individuelles et de ce qu’on pourrait considérer comme un salaire maximum, mais non franchement indécent pour certaines exceptions (10.000 euros/mois, avec salaire minimum de survie universel à 750 euros/mois)… Mais peu importe le chiffre exact. C’est surtout le concept de plafonnement qui « compte ».

      « trop »: D’habitude, on me fait l’objection inverse… parce que les gens tendent à omettre les diverse formes de « propriétés collectives ».

    2. 5millions ce n’est pas trop si l’argent circule (si elle emploie personnellement, investie etc etc). En gros je pense que le fond de la pensée de Betov réside dans le fait de faire circuler la monnaie, d’établir ainsi plus de parité et de réduire les matelas inexploités. Le truc c’est qu’un système tel que celui ci est impossible à instaurer à moins de vouloir faire fuir toutes les fortunes d’un pays. Ce dilemme dans notre pays s’est d’ailleurs posé à de nombreuses reprises au cours des dernières années. Un tel système est possible à condition d’être généralisé au monde entier. Vouloir tirer son épingle du jeu coule dans nos gènes et il est plus que temps de reconnaître que l’homme ne naît pas naturellement bon. En somme pour éviter tout abus je pense que certaines règles sont dans l’obligation d’être adoptée à l’échelle internationale sans pour autant rentrer dans le besoin d’une gouvernance mondiale. Niveler les monnaies pour favoriser l’économie locale et par la même occasion l’écologie par limitation des transports (du coup on crée moins de volatilité aussi). Il y a tout un tas de process à repenser pour réadapter le système à la collectivité… cependant vue la tournure que prennent les évènements c’est à se demander si la réflexion a une quelconque utilité… peut-être est-elle devenue trop marginale allez savoir.

  12. @PJ:
    « La contradiction n’est pas très difficile à énoncer : le contribuable américain va verser 100 millions de dollars pour récompenser Andrew Hall de lui avoir fait payer l’essence plus cher l’année dernière. »

    Si la piece tombe pile Mr Hall gagne 10% de sa mise et face il ne perd rien personnellement, la bonne strategie c’est de miser le maximum. En ce sens la collectivite est desservie.

    A l’inverse, dans le cas ou Mr Hall est interesse au resultat (positif ou negatif), alors la speculation recompense ceux qui prevoient juste. Si les reserves de pretrole devaient s’epuiser, la collectivite a interet a le savoir tot plutot que tard : construire des raffineries ou des petroliers, serait en pure perte.

  13. Arconus 12 août 2009 à 19:01 : c’est très vrai. mais faiblement opérationnel.
    Dans ‘La crise économique de 1929′ Galbraith affirme que le Bourse
    est consubstantielle au peuple américain, extraits page 215:
     » […] ne pas douter […] le peuple américain demeure sensible à l’ambiance spéculative, à la conviction que l’esprit d’entreprise peut être suivi de récompenses illimitées que chacun est appelé à partager. Un marché en hausse […] apporter la réalité de la richesse.[…].
    Le texte, avant et après, montre que c’est la bourse qui permet des récompenses illimitées.
    à l’ esprit d’entreprise.
    Bref, attenter à la bourse US est impensable; Mais on peut imaginer une restriction des sources
    et un assèchement des flux.
    Pour la situation actuelle, il est évident que le bourse est un système en boucle quasi-fermée
    sans rapport avec l’économie; presque un terrain de jeu , si la ponction
    n’était pas si gargantuesque

    Trouver le lien entre des faits sans corrélation évidente
    et identifier le résultat à une conception ( ‘contradiction’) qui a fait
    réfléchir des philosophes depuis des siècle, c’ est plus ‘éclairant’.
    C’est un des ( rares) exemples où la philo. sort du verbiage pour
    s’accrocher au réel.
    La bourse n’est porteuse d’aucune indication et le Wall Street Journal
    croit lire l’avenir dans la bourse: wsj fait dans l’intox. auto-réalisatrice espérée.

  14. Le problème avec ce genre de contradiction c’est qu’elle peut durer ! pas indéfiniment ! c’est comme manger la planète qui est ronde et finie .
    Et que cette durée repose sur la souffrance de beaucoup d’hommes qui en crèvent de cette contradiction qui n’en finit pas de durer !

    Le système peut mettre très longtemps ,trop longtemps pour ceux qui en patissent , avant d’exprimer sa contradiction et de s’achever pour de bon.
    L’enjeu n’est donc pas de savoir que ça ne durera pas ; je parle du système global :économique ,politique , culturel ….Mais de savoir comment on peut éviter cette longue ,injuste et détestable agonie de gros porcs (quel autre mot employer? ) qui s’en gavent .Parce que si on ne l’évite pas ce sera coup double : souffrance d’un très grand nombre , injustice , médiocrité et fin douloureuse et peu glorioeuse pour tous .
    C’est du perdant perdant pour employer ces formules imbéciles de nos « dirigeants » .

    Relocalisation , réappropriation locale du pouvoir , démocratie participative active , économie solidaire ….Faudra sortir d’internet , des expertises et du blablatage ….même le bon blablatage !

  15. 5000000×7000000000=35000000000000000 Bon moi j’aime bien les zéros mais trop c’est trop.
    Un plafond c’est comme un plancher, une promesse de cave ou de grenier.
    J’ai bien peur que l’avenir soit moins compliqué.

  16. Pour ce qui est de la merveilleuse nouvelle tant attendue avec espoir par l’ensemble de la population mondiale, cette fin de la crise enfin annoncée par trente-huit « experts » économistes sur quarante-sept, il suffit de se référer au Figaro-Pravda qui traite cette information avec la plus totale désinvolture. Trente petites lignes sans aucune argumentation sauf « La récession est terminée », circulez, y a plus rien à voir…
    Il faut espérer que ce blog a au moins cette vertu , celle d’avoir convaincu les lecteurs du fossé béant entre les pseudo-analyses de la presse officielle et la moindre réflexion honnête du citoyen de base effaré du mensonge systématique érigé en vérité absolue, sinon nous désespérons définitivement Paul Jorion et François Leclerc. Les pseudo-experts interrogés complaisamment par les médias officiels, véritables mercenaires payés au kilomètre de mensonge débité ont deux tâches très précises. D’abord, semer la confusion la plus totale dans l’esprit des masses désorientées et masquer toute réalité déplaisante. Ensuite ensevelir sous le poids des discours pontifiants des blogs comme celui-ci, ou d’autres bien sûr, qui osent douter de l’avenir radieux de notre société. L’union soviétique exilait ses contestataires au fin fond de la taïga sibérienne, les sociétés occidentales les exilent au fin fond d’Internet en espérant que leurs analyses n’intéresseront que les éternels marginaux politiques revenus de toutes les aventures des dernières décennies…

    PS : cela dit, le Figaro d’aujourd’hui titre aussi sur l’essor spectaculaire des groupuscules armés d’extrême droite américains, ce qui me paraît une information un peu plus intéressante que la soi-disant fin de la récession.

    1. Quoiqu’il en soit aujourd’hui les journaux servent essentiellement à faire circuler l’information. Il est à déplorer le peu d’article où il est possible de voir une véritable analyse de fond. C’est bien dommage d’ailleurs mais cela suit le besoin d’immédiateté et n’est pas issu du fruit du hasard…. De plus nous savons tous pertinemment ici que pour que la relance soit véritablement effective (pour ceux qui y croient) il faut renouer la confiance d’où il en découlera les dépenses. Ceci est une priorité et il n’est pas dans l’intérêt de la presse de placarder cela au grand jour.

  17. J’ai lu quelques articles concernant les places boursières américaines ces derniers temps, je parle de l’amérique parce que de toute façon c’est la première puissance mondiale, que c’est là où tout a commencé et que cela devrait être là où tout doit finir. Je voudrais vos avis de spécialistes.
    Premièrement on a vu depuis mars une forme de « rally » à Wall Street. Alors que les places boursières reprennent des couleurs, certains analystes s’étonnent néanmoins que les volumes d’échanges soient en baisse. Est-ce qu’il y a une contradiction dans le fait que les indices boursiers de New York remontent fortement alors que le montant des transactions baissent depuis mars, semblant indiquer un manque d’engouement non ?
    Deuxième point : certains analystes mettent en avant le fait que des « insiders », les initiés, c’est à dire les hauts dirigeants d’entreprises ou les actionnaire importants (>5%) vendent beaucoups plus qu’ils achètent. Comment expliquer le fait que les personnes qui sont le plus au courant de la santé de leur propre entreprise, de l’entreprise sur laquelle ils ont décider de miser, vendent beaucoup plus qu’ils n’achètent ? Un des analyste a dit il me semble assez justement qu’on peut vendre pour un certains nombres de raisons différentes en bourse, mais que lorsqu’on achète en bourse c’est qu’il n’y a qu’une seule et unique raison : on pense que les actions vont monter, qu’on va pouvoir se faire un max de bénef et donc on achète au plus bas.
    Alors si tout ces faits s’avèrent vrai, comment se fait il que les volumes soient si peu élevés en bourse, comment se fait il que les initiés vendent les actions qu’ils détiennent de leur entreprises au lieu d’en acheter plus (est-ce qu’ils ont si peu confiance en leur entreprise et leurs perspectives de profits et dividendes qu’ils préfèrent intelligemment liquider leur positions ?)

    Messieurs , à vos claviers, j’attend impatiemment vos commentaires

  18. Mr Jorion,

    Quelles solutions préconisez vous pour stopper ce phénomène d’avidités des banquiers junkies qui nous mène tout droit vers l’abîme (je fais allusion cette métaphore car il est vrai que cela ressemble étrangement à des drogués qui demanderaient une dernière dose en feignant de nous faire croire que ce sera la dernière et qu’ils arrêteront leur addiction)?
    Il est clair que le salaire des traders sert l’économie capitaliste notamment grâce à leur pouvoir d’achat conséquent qui permet de financer les boutiques de décorations, de luxe, les écoles privées, les maisons d’art, etc…
    Nous citoyens de la classe moyenne, notre seule arme c’est le vote et nous savons maintenant qu’il ne sert à rien (relire Jacques Ellul à ce propos « l’illusion politique ». Notre gouvernement élu à la majorité s’agite dans des incantations dérisoires. LE FMI? Son président a oublier qu’il était socialiste. Sa dernière déclaration relative au Bonus des traders n’est encore que pure incantation. Pourtant, il dispose d’un immense pouvoir pour stopper ces junkies, n’est ce pas?
    Alors, que devons nous faire?

    Un citoyen un peu désabusé.

  19. On devrait peut-être définir d’abord ce que l’on entend par « capitalisme »? Que le système de spéculation actuel n’ait pas d’avenir, je l’espère, comme tout le monde (ou presque…). Peut-on réduire la spéculation actuelle sans trop changer le reste du système? Je ne sais pas. J’espère, je n’aime pas trop les grands chambardements.

  20. Mr Jorion:

    On tourne en rond.

    Vous n’en sortirez pas avec la logique cartésienne ou la dialectique hégéliano-marxiste.

    Le capitalisme n’a cure des contradictions.
    Il est dans une autre logique, celle du désir et du manque.

    Encore une fois « l’Anti-Oedipe » avait déja tout expliqué en 1972, sous le titre « Capitalisme et schizophrénie »,
    je m’étonne d’être le seul sur ce forum ( enfin je crois ) à évoquer, sans échos, les mânes de Deleuze et Guattari.

    Comme vous le savez le désir se fout complètement de la contradiction, il veut jouir, c’est tout, comme l’inconscient.

    Pour ça il élabore ses « machines désirantes » pour détourner le narcissisme à ses propres fins, le néant psychique.

    Concrètement et en vrac : publicité, communication, consommation, médias, mode, addictions en tous genres…

    Notre civilisation est un asile psychiatrique, et heureuse avec ça.

    Elle n’a pas besoin d’économistes, mais de fossoyeurs.

    1. non,vous n’êtes pas le seul , j’ai déjà posté sur ce site plusieurs fois , sous différent pseudos ,dans ce sens….
      (j’ai travaillé avec Félix G. , au moment de l’écriture du chapitre « Rhizome » du livre Mille-Plateaux(1980)avec G.Deleuze)
      manifestement , quand il me semble « raisonnable » de dire qu’ils faut essayer d’éclairer l’actualité de la crise que nous traversons
      les concepts récents de Bio-Pouvoir (M.Foucault , etc……), de Complexité (E.Morin),de Transversalité (F.Guattari..),
      je constate qu’il est possible d’envisager une résistance du Système , qui forge en temps réel de nouvelles solutions
      pour maintenir sa dominance (l’hypothèse du gouvernement mondial en est une) ,expliquant le manque d’intéret pour ces « Pistes » , qui restent
      bien-sûr à retravailler……….
      en tout cas , les concepts proposés proposés par F.G. ont donné lieu à des réalisations pratiques expérimentales…
      j’en sais quelque-chose……….mais la remise en question des systèmes hiérarchisés en est radicale
      je ne pense pas que ce blog soit ouvert à ces solutions vraiment innovantes ……..
      désolé pour Paul , dont je connais la ténacité………..

    2. « je m’étonne d’être le seul »
      Normal, la philo. est verbiage pour une collectivité.
      Elle ne définit pas un but pratique et elle n’a rien d’un outil, dans les circonstances présentes.

      La Société a besoin de bases raisonnables et simples, essentiellement morales.
      La démarche se caractérise par perpétuation, continuité et agrégation progressive.
      Rien de transcendant. C’est hors de portée de la philo.
      Pour les questions actuelles, Deleuze et Guattari etc… sont à coté de la plaque
      en tant qu’outil collectif opérationnel. Ils nous font partir de trop loin…
      Le but est de surmonter les problèmes actuels urgents, tel le chomage.
      -le chomage n’est probablement qu’un symptome, mais il est essentiel
      pour les gens, la foule, les individus, tous. Sa solution suppose que les
      questions plus en amont soient résolues. C’est un bon indicateur-

      L’exhaustivité, la recherche de la complétude, l’abstraction désincarnée sont
      des freins. Ils garantissent la lenteur, l’inaction, la dispersion, l’immobilisme.
      J’imagine mal un unanimisme spontané à base de philosophie moderne.
      Encore moins un principe d’ action.
      La philosophie et les penseurs modernes nous invitent à une recherche personnelle,
      une aventure intellectuelle respectables. Généraliser, c’est du rêve.

      Je ne soutiens en rien le délire actuel, je n’y participe pas.
      Et la philo m’intéresse, mais moins que le chomage.

    3. Voir à ce sujet le travail de Toni Negri et son capitalisme cognitif inspiré de schopenhauer et Bergson.

  21. @Dalemberg : Bernard Stiegler illustre également très bien la captation de la libido, du désir, et l’anéantissement de l’amour de soi et de la société par la machine que vous décrivez « en vrac », notamment dans un petit livre au jargon pénible mais fulgurant sur le fond : aimer, s’aimer, nous aimer, du 11 septembre au 21 avril » .

  22. C’est vrai que l’on tourne en rond !
    Ce ne sont pas des discours (même très lucides comme ceux de Paul Jorion et de François Leclerc) qui changeront le système. Le capitalisme se fout des discours comme de son premier bonus.
    A ce stade seule la fureur pourrait apporter un réel changement (vers où ?… ce n’est pas le problème, vers ailleurs en tous cas).

    Mais qui en a vraiment la force et qui est suffisamment fou pour y céder ?

    1. Tout a fait d’accord avec vous.

      Les résistants, les forts et les fous se découvrent dans l’épreuve, rappelez-vous.
      Patientez encore un peu.

  23. A propos de contradiction:

    Obama essaie de faire passer en ce moment un projet de Sécurité Sociale,version très light, faut pas rêver, au Congrès.

    Que voit-on ?

    Les lobbies du business de santé matraquent les médias en agitant l’épouvantail du « socialisme » auprès des 50 millions de pauvres sans couverture médicale et à qui ce programme est destiné.

    La décérébration fonctionne à plein.

    Sarah Palin évoque des « tribunaux de la mort » (sic), composés de bureaucrates de la Sécu qui décideraient qui a droit ou non aux soins.

    Même les pauvres préfèrent le système actuel, où la mort est au bout de la décision du médecin qui vous soignera ou non en fonction de l’appétence de votre carte de crédit.

    Et ça marche, les sondages montrent les pauvres en opposition à leurs intérêts les plus immédiats.

    Contradiction, je suppose, pour Jorion, pas pour eux.

    Ils préfèrent ne pas être soignés que guéris par des « socialistes ».

    Voyez comment fonctionnent les témoins de Jéhovah qui refusent les transfusions sanguines.

    Leur logique n’est pas de ce monde.

    Pour s’adresser à eux, il ne faut pas des économistes mais des faiseurs de miracles, qui parlent du diable, et c’est pas ça qui manque, c’est pour ça qu’ils sont heureux, imbéciles mais heureux !

    1. Faut pas pousser. « Ils préfèrent ne pas être soignés que guéris par des « socialistes ». » Ne confondez pas quelques excités manipulés et la masse américaine. Il y a déjà assez de manipulateurs sur ce dossier.

    2. Ils ont surtout peur de devoir payer, même pour eux.
      La santé, c’est abstrait.
      C’est pas comme du tangible, une voiture, une maison, un écran-plat…
      C’est cher et pour nombreux, c’est de l’argent perdu.
      D’ailleurs, si la santé était au centre de la préoccupation des américains, la bouffe serait différente et le sport ne se limiterait pas aux homosexuels de la cote Ouest et de Floride.
      Normal donc que des milliards soit dépensés pour des armes et des bagnoles.
      Pis rien pour le foie et les dents.

    3. article de Chomsky, 9 juillet 2009

      One can argue that Iranian « guided democracy » has structural analogues in the US, where elections are largely bought, and candidates and programs are effectively « vetted » by concentrations of capital. A striking illustration is being played out right now. It is hardly controversial that the disastrous US health system is a high priority for the public, which, for a long time, has favored national health care, an option that has been kept off the agenda by private power. In a limited shift towards the public will, Congress is now debating whether to allow a public option to compete with insurers, a proposal with overwhelming popular support. The opposition, who regard themselves as free market advocates, charge that the proposal would be unfair to the private sector, which will be unable to compete with a more efficient public system. Though a bit odd, the argument is plausible. As economist Dean Baker points out, « We know that private insurers can’t compete because we already had this experiment with the Medicare program. When private insurers had to compete on a level playing field with the traditional government-run plan they were almost driven from the market. » Savings from a government program would be even greater if, as in other countries, the government were permitted to negotiate prices with pharmaceutical corporations, an option supported by 85% of the population but also not on the agenda. « Unless Congress creates a serious public plan, » Baker writes, Americans « can expect to be hit with the largest tax increase in the history of the world — all of it going into the pockets of the health care industry. » That is a likely outcome, once again, in the American form of « guided democracy. » And it is hardly the only example.

  24. Oui nous tournons en rond effectivement. Le système actuel montre ses limites de part ses contradictions comme le montre Paul. Cependant tous les systèmes parcourus montrent à terme des contradictions car elles sont la résultante d’un disfonctionnement préalable. Et il me semble peut être à tord que ce n’est pas forcément le système qui est à remettre en question mais la façon dont l’homme le perverti. Si aucun changement de mentalité n’a lieu tout système futur est voué à s’écrouler. Ce n’est pas le capitalisme qui est à changer mais notre façon de fonctionner et de raisonner. Un système qui pourrait être actuellement efficient devrait avant toute chose être protégé de la déraison de l’homme. Et même si cela était le cas en évoluant au fil du temps et en s’adaptant à notre évolution il finirait pas devenir déraisonné. La seule solution pouvant être pérenne consiste à changer individuellement et à modifier notre conscience pour la basculer unanimement vers le bien de la collectivité … autant dire une utopie dans l’état actuel des choses.

    1. Si nous changeons de façon de raisonner(pas sur ce blog), nous nous apercevons que le capitalisme est absurde.

      Inutile de partir comme Don Quichotte, il suffit d’attendre un peu, quand le fruit est mûr il tombe de lui même.

      Nous ne tournons pas en rond, nous partageons des informations, des idées etc, c’est une phase de réflexion importante, pour envisager l’avenir.
      Je ne me contente pas de lire ou d’écrire sur ce blog, j’explique à mon entourage ce qui se passe réellement, je fais circuler l’info, je démontre les contradictions du système. Beaucoup de gens sentent intuitivement que les choses ne tournent pas rond, mais n’en comprennent pas les rouages. Je crois que c’est notre rôle de les aider à y voir plus clair et de démystifier l’info « officielle », si nous y parvenons, nous aurons fait œuvre utile.

      Celui qui ne comprend pas ses erreurs est condamné à les répéter,

  25. Pourquoi le système neolibéral ne changera-t-il pas en France malgré la crise?
    Parce-que l’opposition est divisée…
    Prenons la dernière « révolution » : ’68.
    Il y avait deux « acteurs » : la droite (l’establishment) et la gauche (ouvriers, étudiants, pauvres, communistes…).
    Actuellement, la gauche est divisée sur des questions comme l’écologie, la religion, l’immigration,…
    (Sarkozy a pris beaucoup de voix de la gauche sur des thèmes comme l’immigration et la sécurité…).
    En plus, on peut constater que, actuellement, il n’y a pas de « leader » ou intellectuel charismatique de gauche, beaucoup ont touné leur veste..
    C’est pour cela qu’on ne peut pas s’attendre dans l’immédiat à un changement de système malgré la crise et l’inégalité des revenus.

Les commentaires sont fermés.