Les économistes inquiètent la reine d’Angleterre

La Reine d’Angleterre s’étant inquiétée que les économistes n’aient pas su prévoir la crise, dix économistes britanniques ou appartenant au Commonwealth, lui répondent que la science économique est devenue « une branche étroite des mathématiques appliquées, pratiquement sans relation avec le monde réel ». Ils réclament un élargissement de l’enseignement à d’autres disciplines dont la psychologie, l’histoire économique et la philosophie. J’ajouterai bien entendu personnellement à la liste, l’anthropologie, la sociologie et la science politique.

Parmi les signataires, Sheila Dow, que j’ai récemment citée dans Monnaie et crédit : le point de vue structuraliste, où j’expliquais que les conclusions auxquelles nous étions parvenues sur ce blog quant à la monnaie et au crédit, étaient très proches des positions du courant structuraliste, essentiellement représenté en Grande-Bretagne, et auquel Sheila Dow appartient. Ces conclusions sont rassemblées et développées dans « L’argent mode d’emploi », à paraître chez Fayard début novembre.

La lettre

In November 2008 the Queen asked why so few Economists had foreseen the credit crunch.

Ten leading British Economists write to Her Majesty, claiming that the training of economists is too narrow:
“Mathematical technique should not dominate real-world substance.”

During a visit to the London School of Economics in November 2008, the Queen asked why few economists had foreseen the credit crunch. Dated 22 July 2009, she received an answer from Professors Tim Besley and Peter Hennessy. This was widely quoted in the British press.

Ten leading British economists – including academics from top universities, three Academicians of the Academy of Social Sciences, academic journal editors, a former member of the Monopolies and Mergers Commission and the Chief Economic Advisor the Greater London Authority – have responded by writing their own response to the Queen. They note that the letter by Professors Besley and Hennessy fails to consider any deficiency in the training of economists themselves.

Following similar complaints by Nobel Laureates Ronald Coase, Wassily Leontief and Milton Friedman, the ten economists argue that economists has become largely transformed into a branch of applied mathematics, with little contact with the real world. The letter by Professors Besley and Hennessy does not consider how the preference for mathematical technique over real-world substance diverted many economists from looking at the whole picture.

The ten economists uphold that the narrow training of economists – which concentrates on mathematical techniques and the building of empirically uncontrolled formal models – has been a major reason for the failure of the economics profession to give adequate warnings of the economic crises in 2007 and 2008.

The ten signatories also point out that while Professors Besley and Hennessy complain that economists have become overly ‘charmed by the market’, they mention neither the highly questionable belief in universal ‘rationality’ nor the ‘efficient markets hypothesis’, which are both widely taught and promoted by mainstream economists.

The ten economists call for a broader training of economists, involving allied disciplines such as psychology and economic history, as well as mathematics.

Sheila C. Dow
Professor of Economics, University of Stirling and author of Money and the Economic Process and Economic Methodology

Peter E. Earl
Associate Professor of Economics, University of Queensland, Australia, and author of Business Economics: A Contemporary Approach

John Foster
Professor of Economics, University of Queensland, Fellow of the Academy of the Social Sciences in Australia and President Elect of the International J. A. Schumpeter Society

Geoffrey C. Harcourt
Emeritus Reader, University of Cambridge, Emeritus Professor, University of Adelaide, Academician of the Academy of Social Sciences, Fellow of the Academy of the Social Sciences in Australia

Geoffrey M. Hodgson
Research Professor of Business Studies, University of Hertfordshire, Academician of the Academy of Social Sciences and Editor-in-Chief of the Journal of Institutional Economics

J. Stanley Metcalfe
Emeritus Professor of Economics, University of Manchester and former member of the Monopolies and Mergers Commission

Paul Ormerod
Academician of the Academy of Social Sciences and author of the Death of Economics, Butterfly Economics, and Why Most Things Fail

Bridget Rosewell
Chairman of Volterra Consulting and Chief Economic Adviser to the Greater London Authority

Malcolm C. Sawyer
Professor of Economics, University of Leeds and Managing Editor of the International Review of Applied Economics

Andrew Tylecote
Professor of the Economics and Management of Technological Change, University of Sheffield

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42 réflexions sur « Les économistes inquiètent la reine d’Angleterre »

  1. L’Angleterre a laissé aux Chinois une fabrique à bulles financières nommée Hong-Kong, où travaille ma belle-fille et son mari depuis quelques années, elle chez Morgan-Staney et lui chez Fortis ! Autant dire que les discussions familiales deviennent tendues …

  2. Bonjour Serge,

    « Et puis quand bien même les économistes auraient prévu la crise, ça n’aurait probablement rien changé »

    Je suis de cet avis !
    Quel est son pouvoir déjà économiquement parlant et pour son pays:-))
    (A part faire partie du décor…. )
    La reine d’Angleterre devrait plutôt s’inquiéter des dépenses (incroyable) de la famille royale par ces temps de crise !!!

    Des fois que…

    Cordialement,
    Ordjoun

  3. La confiance du consommateur a plombé Wall Street.

    Wall Street a terminé en baisse vendredi 14 août, plombée par une mauvaise statistique de confiance du consommateur américain.
    L’indice de confiance du consommateur Reuters/Université du Michigan est ressorti à 63,2 en première lecture en août contre 66,0 en juillet et 68,5 attendu.
    « On nourrit de sérieux doutes sur la solidité d’une reprise qui se ferait sans le consommateur », commente Stephen Massocca (Wedbush Morgan).
    « L’une des raisons pour lesquelles la donnée de la confiance du consommateur a glissé est peut-être que la statistique s’est focalisée davantage sur l’emploi et les salaires, des éléments qui retiennent le consommateur dans la conjoncture actuelle », constate Michael Sheldon (RDM Financial).
    « La statistique du sentiment renvoie aux ventes au détail d’hier, qui étaient décevantes ; elles-mêmes renvoient aux chiffres du chômage. La confiance du consommateur ne s’améliorera pas tant que le chômage ne baissera pas », dit Chad Morganlander (Stifel Nicolaus).

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=83eaf7cf53fef27737d7e06de2fff175

    Comme d’habitude, il y a un gouffre entre :

    – la propagande des dirigeants politiques, des banquiers, des économistes, des prévisionnistes

    – et l’économie réelle.

    A partir du moment où les fondamentaux de l’économie réelle sont désastreux (faillites, licenciements, chômage, …) comment voulez-vous que l’indice de confiance des consommateurs augmente ?

    Les prévisionnistes qui prévoyaient une hausse de confiance du consommateur américain viennent encore une fois de se ridiculiser.

  4. BA dit : La confiance du consommateur ne s’améliorera pas tant que le chômage ne baissera pas », dit Chad Morganlander (Stifel Nicolaus).

    C’est un pléonasme.

  5. Tout système/empire est voué à l’implosion tôt ou tard (suffit pour cela de regarder en arrière) ! Ne reste plus qu’aux pays émergents de rattraper le niveau de vie occidental ; mais comme les chinois sont très « économes » par nature, il ne faut pas s’attendre à des miracles consuméristes.

    « La majorité des gens préfère entendre les bonnes nouvelles et reste sourde aux mauvaises prédictions. La propagande de la « sortie de crise actuelle » semble en partie fonctionner.
     »
    C’est ainsi qu’on nous avons a formatés ! Il est toujours plus facile d’ignorer les problèmes plutôt que d’y faire face.

  6. Bonjour Serge,
    Pour moi la crise est née de l’énorme bulle de crédit que nous sommes dans l’incapacité de résorber. Nous l’avons créée de toutes pièces, ce n’est pas une illusion. Quant à ceux qui l’ont créé, ils n’étaient pas dans « l’illusion de l’infini », ils savaient que ça ne tiendrait pas éternellement. Mais ils leur fallait en profiter le maximum possible. C’est ce qu’ils ont fait sans se soucier des conséquences. C’est un acte d’une totale irresponsabilité.

  7. La reine s’inquiète… de son avenir ? Ne vous tourmentez pas !

    Puisque qu’une minorité s’acharne à effectuer des élagages franchement grotesques et meurtriers afin de sauver ses fesses, mes camarades et moi, comme il ne nous sied guère que ces bourgeois nous écrasent après avoir scié la branche sur laquelle ils sont assis, soucieux de penser à une plus large majorité en coupant l’herbe sous les pieds d’argiles de ce système agonisant, le plus rapidement possible tant qu’à faire (reprenez votre souffle), nous proposons de développer une nouvelle banque alternative, planifiée, transparente, contrôlée par la population, couplée à un salaire minimum et un salaire maximum européens, pour commencer. Et oui ! Chacun ses tranches. Si madame se baisse assez, il se peut qu’elle puisse conserver sa coiffe sur sa tête à l’avenir. Question de taille.

  8. Que pensez vous des tentatives de rapprochement entre l’économie et la thermodynamique ?
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/de-l-economie-thermodynamique-21811

    Si je comprends bien; grossi modo l’idée est que la science économique en est encore à un modèle de type mécaniste (phénomènes réversibles, entropie constante, systèmes isolés) et qu’elle devrait passer à un modèle plus complexe du type de la physique statistique et de la thermodynamique (systèmes ouverts, entropie qui augmente).

    1. Le livre «La décroissance – Entropie – Écologie – Économie» de Nicholas Georgescu-Roegen est téléchargable ici.

      Hors le fait que le PIB confond tout et est incomplet, la comptabilité nationale (mondiale) ne mesure que le « compte de résultats » et aucunement le bilan: ni le captial consommé qui est perdu (énergie, MP et autres ressources), ni « les provisions pour risques et charges » (famines, pollutions, bouleversement climatique…)

  9. « un salaire minimum et un salaire maximum européens, pour commencer. »

    Non, non. Attention à plusieurs choses:

    * L’ordre importe énormément. C’est 1) le salaire maximum, et 2) le salaire minimum. Pour la raison que le salaire minimum est relativement « facile » à mettre en place, ne serait-ce que parce que, dans les faits, il existe déjà, sauf pour les exclus. D’autre part, appliquer un salaire minimum AVANT un plafonnement des salaires les plus scandaleux, c’est prendre l’assurance d’une une société à deux vitesses: Les assistés d’un côté, et les autres de l’autre. 1984.

    * Ce n’est pas du « salaire » qu’il s’agit, mais des fortunes personnelles. Il existe mille et une façon de contourner une limitation des salaires. Le seul moyen de les plafonner raisonnablement c’est en ciblant la fortune globale. Quid, par ailleurs, des carrières professionnelles qui font pas mal d’argent, mais qui sont par nature très courtes (chanteurs, call-girls, sportifs, …).

    * En europe, c’est absolument impossible. L’union européenne est une dictature au service des états unis et d’israël, dans laquelle rien n’est évidemment possible. Avant de bouger le petit doigt, il faut sortir de l’europe, établir une démocratie, rétablir la liberté d’opinion, démanteler le système de propagande, etc… Toutes sortes de choses d’évidences et de sens commun, qui sont totalement exclues.

    1. « Avant de bouger le petit doigt, il faut sortir de l’europe, établir une démocratie, rétablir la liberté d’opinion, démanteler le système de propagande, etc… Toutes sortes de choses d’évidences et de sens commun, qui sont totalement exclues. » Je traduit les parole de Bêtov par: « Avant de vous mobiliser, attendez que tout ait changé, ce qui est exclu: donc ne faites jamais rien… ». Pas très mobilisateur comme discours.
      A l’exact opposé d’un tel défaitisme, je pense que faire passer le taux marginal d’impôt sur le revenu de 50% à 51% est une avancée politique. Le faire passer à 90% comme aux Etats-Unis après la crise de 1929 serait une superbe victoire politique. Augmenter l’imposition sur les fortunes est un deuxième volet de l’établissement de plus de justice (économique et fiscale). Le tout ou rien n’a jamais été qu’une tactique menant à l’impassetotale.
      Bonne fête aux Marie (s)…

    2. Oui, on peut voir ça comme ça, mais pour moi, qui classe Besancenot à l’extrème droite, tu comprendras que je sois d’un pessimisme noir… 🙂

    3. @betov
      Tu ferais un bonne Miss France – « Veux la paix dans le monde… »
      Une Miss France qui pense que ça vole trop bas aujourd’hui

  10. Ciation de Betov:
    « Oui, on peut voir ça comme ça, mais pour moi, qui classe Besancenot à l’extrème droite, tu comprendras que je sois d’un pessimisme noir… »

    Ce propos est indigne et inacceptable.

    1. Complètement d’accord, ce propos est indigne et inacceptable.

      Les mots ont un sens.

      L’objectif des classes dominantes du système (corporates) est de subvertir les mots à leur cause afin d’en désamorcer le côté explosif,et brouiller les repères.
      C’est le mécanisme fondamental de la communication.

      Nietzsche, encore lui, a dit « le maître est celui qui nomme » (ou quelque chose comme ça)
      (aveugle= non-voyant, pauvre = défavorisé, etc …).

      Alors on mélange tout et n’importe quoi pour faire un rideau de fumée.

      Sarko critique violemment le capitalisme, et ça marche…
      Alors pourquoi ne pas classer Besancenot à l’extrême-droite.

      Et pourquoi le pessimisme noir ?
      Ca fonctionne déjà comme ça, et ça va continuer si on persiste à prendre des postures paradoxales esthétisantes
      comme cette adresse à Besancenot, qui j’espère pour lui, s’en fout comme de sa première manif.

    2. Je pense que c’était de l’ironie. Il voulait dire qu’il était très à gauche. Arrêtons de nous offusquer pour tout et n’importe quoi, ça sent la grenouille de bénitier (de gauche).

    3. De mieux en mieux, pour dire qu’il est très à gauche disons qu’il est d’extrême droite, ça va lui faire plaisir sans aucun doute.

    4. Bonjour dalembert,

      Entièrement d’accord : les mots ont un sens.
      Et un pouvoir. Connaissez-vous le livre de Victor Klemperer : LTI, la langue du IIIe Reich ?
      c’est édité chez Pocket.
      Un extrait de la 4e de couverture :  » En tenant ainsi son journal (Victor Klemperer, dès 1933) il accomplissait ainsi un acte
      de résistance et de survie ».
      Bonne journée.

    5. Oui je connais Klemperer, mais n’ai pas lu le livre en question, merci de ma signaler son existence, surtout que j’ai de bonnes raisons personnelles de m’intéresser à la période.

    6. « De mieux en mieux, pour dire qu’il est très à gauche disons qu’il est d’extrême droite »

      Non, Betov est beaucoup plus à gauche que Besancenot donc il dit « pour moi qui considère Besancenot comme étant de l’extrême droite »… Vous captez l’humour là?

  11. Incriminer les mathématiques comme raison de l’échec des économistes dans leur prévision de la crise est quand même exagéré voire absurde. Si il y a une discipline dont les sciences économiques ont besoins pour plus de rigueur dans leurs analyses et pour plus de prédictibilité dans leurs modèles c’est bien des mathématiques. A moins qu’ils aient des raisons subjectives à l’encontre de cette science, comme ce fut le cas pour un certain Nobel qui est à l’origine du prix qui porte son nom et qui exclut de le discerner pour cette discipline.

    1. Généralement, plus on va vers l’étude de systèmes complexes, moins les mathématiques sont sophistiquées. Exemple : la physique fondamentale utilise des concepts mathématiques extrêmement pointus, tandis que pour la sociologie, les stats suffisent…

      Il n’y a qu’en économie où on utilise des mathématiques sophistiqués pour décrire des systèmes complexes, ce qui est absurde. Le problème n’est pas dans le fait d’utiliser les mathématiques, mais dans le fait d’être complètement déconnecté de la réalité qu’on étudie.

    2. Dans quelle catégorie classifieriez-vous les algorithmes de trading et les systèmes-experts financiers qui se sont distingués par leur remarquable efficacité si l’on en croit les révélations relatives à l’affaire Aleynikov ?

      « Goldman Sachs se serait fait dérober tout ou partie des composants d’un logiciel très particulier… du type de ceux qui peuvent rapporter des centaines de millions de dollars en quelques heures.Il s’agirait d’un système de trading automatique reposant sur des algorithmes mathématiques. »
      http://la-chronique-agora.fr/articles/20090707-1951.html

  12. La monarchie britannique inquiéte un économiste (qui avait prévu depuis longue date la présente crise) :
    « Today, we have arrived at a crucial point in history. In the midst of a breakdown crisis, humanity can only avoid a descent into a New Dark Age, if we succeed in the immediate period ahead, in finally defeating the British enemy which today is guilty of far greater crimes against the United States of America and all of humanity, than King George III was at the time of the American Revolution. With Obama as their puppet, the British Monarchy and the Anglo-Dutch oligarchy behind it are now intent upon establishing « an absolute Tyranny » over the United States of America and all of humanity, the consequences of which, if successful, would be global genocide. »
    http://www.larouchepac.com/node/10918

  13. J’ai relu l’article cité, (Monnaie et crédit : le point de vue structuraliste) mais ça m’irrite. Les structuralistes, et notre cher blogueur impénitent, ne confondent pas monnaie et dette. Soit, admettons. Juste une question : quand on dit « le temps c’est de l’argent », est-ce que l’on confond le temps et l’argent ? Non, évidemment, ce n’est qu’une manière de parler, mais qui se traduit concrètement par le constant soucis d’augmenter la productivité. C’est un peu pareil pour les dettes : personne ne les confond avec de la monnaie, mais tant qu’elles peuvent se vendre, elles peuvent devenir monnaie… Finalement, ce n’est que lorsque le prêteur constate que ses créances ne sont ni remboursables ni vendables (à bon prix) qu’il découvre qu’une dette ce n’est pas de la monnaie. Plutôt un manque…
    Mais je pense aussi à l’article du 6 juillet, « La dimensionnalité de la monnaie (La dimension créancière)« , et le rapport entre argent « disponible » et dette, l’argent à rembourser. Sachant que l’argent « disponible » est celui qui est en circulation, et sachant à peu près à quelle vitesse il circule, ne pouvait-on se baser sur ces éléments pour « voir venir la crise », cad le moment où, par rapport à la somme des dettes, l’argent en circulation ne tournant pas assez vite, ou pas assez en volume, il y aurait forcément défaut de paiement ?

  14. La Reine ne lit pas les publications économiques (ni d’autres, selon son propre aveu), mais elle entend relancer la consommation : elle a demandé au gouvernement une rallonge de sa liste civile, car elle est apparemment un peu gênée aux entournures – sans doute les effets de la crise…

  15. Les défauts de paiement sont prévisibles quand l’inflation tombe sous les taux d’interet. Toutes les promesses d’enrichissement sont présentées sur une base de différentiel d’inflation temporaire qu’on vous laisse croire éternel et permettant une sortie à tout moment. L’interet, plus que la vitesse de circulation de la monnaie est le point principal de l’accumulation de la richesse et de sa non répartition.Dans une chaine financière, il y aura toujours au moins un créancier qui récupera sa créance et l’interet .Si j’osai, je dirai que l’interet est un symbole de classe .

    1. « L’intérêt, plus que la vitesse de…………………………………….et de sa non répartition. »

      Tout à fait d’accord avec vous.

  16. Je me demande toujours dans quel fil poster des découvertes que je fais par-ci par-là.
    Voici une série de 3 documentaires en Anglais réalisée par Adam Curtis pour la BBC
    Il y est question de la notion de Liberté réduite à la liberté individuelle et les implications politco-psycho-philo-économique: les idéologies néolibérales, libertariennes… De la Théorie des jeux, dont la modélisation de John Nash pour la stratégie nucléaire US. John Nash souffrait de paranoïa à l’époque et son modèle est fondamentalement paranoïaque, anti-coopératif. Ce modèle a envahi toutes sortes de domaines. Hayek, libertarien, l’a appliqué à l’économie politique, idéologie reprise par Thatcher. Rappelons le principe paranoïaque du modèle ! Il est aussi question de l’invasion des statistiques, des indices numérique à tous les domaines, y compris les services publics. De conformisme volontaire. Liberté positive vs négative. Etc.

    The Trap: What Happened To Our Dream Of Freedom? by Adam Curtis, BBC

    http://en.wikipedia.org/wiki/The_Trap_(television_documentary_series)

    The series consists of three one-hour programmes which explore the concept and definition of freedom, specifically, « how a simplistic model of human beings as self-seeking, almost robotic, creatures led to today’s idea of freedom. »

    http://video.google.com/videoplay?docid=-8420724845321066025&ei=XS2KStTAF9TF-Abrm4HdBQ
    http://video.google.com/videoplay?docid=-1087742888040457650&ei=FkqKSvL1MZLW-AaHoYGhAw
    http://video.google.com/videoplay?docid=-7581348588228662817&ei=X0qKSrQ7zYT5BuHNjYMK

    Bonne vision et ne faites pas de cauchemards 😉

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