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19 réflexions sur « L’actualité de la crise : Les comparses à la tâche (II), par François Leclerc »

  1. Trés bon article, Monsieur Leclerc.

    Je remarque néanmoins que vous semblez de plus en plus reconnaître qu’une éventuelle « régulation » ou une « supervision » claire sont des chimères qui, en plus, s’éloignent.

    Ceci écrit, j’adore le pragmatique et l’hypocrisie de nos amis cowboys…

  2. De la BNP Paribas à JP Morgan et de HSBC à la Deutsche Bank, toutes les banques occidentales se sont pour une fois données la main afin de réclamer du Comité de Bâle compréhension, mansuétude et délais supplémentaires.

    Si le pouvoir politique voulait reprendre les commandes, il ordonnerait aux banques centrales qui le représentent à Bâle, de répondre non.

  3. Tour de passe-passe comptable + libre circulation des capitaux + attention de ne pas faire de discriminations + attention les fonds propres sont une entrave à l’économie + attention les investisseurs vont aller sur les marchés de gré à gré = zéro à l’arrivée. Rien ne changera parce que les politiques ont trop peur de déstabiliser les marchés, bien qu’ils soient sur le point de s’écrouler. Je me demande ce que nos présidents et ministres trouveront à dire quand ils s’écrouleront vraiment…

    1. Si j’en juge à l’article de Chomsky sur ContreInfo, nos politiques finiront par être haïs, ce qui est pire que d’être boudés par les urnes. Je cite l’introduction pour les handicapé(e)s de l’anglais :

      « Je n’ai jamais rien vu de tel durant ma vie, s’alarme Noam Chomsky. « Je suis suffisamment âgé pour me souvenir des années 1930. Toute ma famille était au chômage. La situation était bien plus difficile qu’aujourd’hui. Mais il y avait beaucoup d’espoir. Les gens espéraient. » Alors qu’aujourd’hui l’atmosphère qui règne aux Etats-Unis est « effrayante » juge Chomsky, qui compare la situation à l’Allemagne de Weimar. « Les parallèles sont frappants », note-t-il. « Il y avait aussi une énorme désillusion envers le système parlementaire. Le fait le plus frappant concernant Weimar, ce n’est pas que les nazis aient vaincu les sociaux-démocrates et les communistes, mais que les partis traditionnels, les conservateurs et les libéraux, étaient haïs et ont disparu. Cela a laissé un vide que les nazis ont très habilement réussi à occuper. »

    2. Bonjour Crapaud Rouge, l’article de Chomski est effectivement impressionant mais la situation sous Weimar était un poil plus catastrophique, Allemagne exsangue, démoralisé, en rage contre l’injustice et les fauteurs de guerre mais sans perspectives politiques. La Wehrmacht des généraux défaits était garante du traité de Versailles et par conséquent au pouvoir « de fait », le réarmement et la vengeance qui était à leur programme ne pouvaient se faire qu’en contournant les traités, en dehors du droit international, tout le monde le savait, ce qui augmentait le désespoir.
      Il y a des parallèles oui mais bon…

  4. Un bon compromis vaut mieux qu’un mauvais procès. L’intervention des Européens sous forme de « Ukazes » dont Sarkozy est un spécialiste ne conduira à rien . Les activités financières continuerons a se faire, que les Européens soient d’accord ou pas, mais se transporterons de l’autre coté de l’Atlantique. Jamais nous ne pourrons obliger les citoyens américains à penser comme certains « ultras » chez nous. La pensée unique ce n’est pas la « tasse de thé » aux USA. Et chez les Britanniques on voit déjà des récalcitrants. C’est normal car c’est l’Esprit Anlo-Saxon qui réagit.

    1. Original!
      Sérieux, montrez nous un esprit anglo-américain;
      A quoi cela ressemble ?
      En quoi le refus anglo-américain devrait-il
      nous obliger à faire comme eux?
      Que n’ont pas refusé les anglo-américains
      en matière de finance, dans une période récente?
      Je suggère une réponse: tout; « ils » ont tout
      refusé. Le refus de réformes est chez eux
      total. L ‘esprit anglo-américain doit tenir
      dans le refus de faire n’importe quoi pour
      la première fois. Rien d’autre qu’une crainte
      compréhensible devant la nouveauté.
      L’ esprit anglo-américain, c’est peut-être cela:
      une timidité non « rassurable ».

      C ‘est d’accord, ils ne refusent pas le pognon,
      ni l’ idée selon laquelle faire du pognon pour
      accumuler du pognon est une grand’ oeuvre.
      Elle ne saurait être reglementée un tant soit peu.
      Substituer « armes » à « pognon » est encore
      conforme à la réalité…

      En tous les cas, je ne voudrais « obliger les citoyens
      américains à penser comme certains « ultras »
      chez nous ». Je voudrais simplement que leur
      corruption ne vienne pas brouiller la notre.

      Mon point de vue est que l’ opinion publique
      américaine ne peut pas s’exprimer librement,
      saturée par un matraquage idéologique.
      Cette opinion publique est malade d’isolationisme
      provinciale. Si elle prétend être le phare du monde,
      alors elle est dangereuse. Et nous devons nous
      en protéger.

    2. Pourriez vous nous citer les ukazes que Sarkozy a imposé à Obama lors de sa dernière visite aux USA, s.v.p.? Ils m’ont échappé. J’en suis toujours à la définition d’une décision prise par un tsar et imposée sans discussion au peuple russe. Pourriez vous moderniser ma pensée ?

      Est ce que vous situez Sarkozy trop à gauche ?

      Je note aussi que vous écrivez « Esprit Anglo-Saxon ». Je suis catholique romain. Dans ma religion, j’écris Esprit Saint pour désigner l’une des trois Personnes divines. Est ce que vous divinisez l’esprit anglo-saxon ? Si votre réponse à ma question est positive, alors vous ne pouvez pas plus adhérer à l’esprit anglo-saxon que moi devenir Dieu.

      Qu’est ce qui a provoqué votre conversion à l’esprit anglo-saxon ?

      Pour la pensée unique régnant de ce côté de l’Atlantique, je suis curieux de connaître ce qui vous permet de l’identifier. Comment séparez vous la pensée unique de votre pensée ?

      Vous êtes une source de questions tout à fait intéressantes.

  5. Question bête :
    « en premier lieu l’interdiction pure et simple de tout pari sur les fluctuation de prix »
    comment vas-t-on se protéger des variations de prix dans ces conditions ?

  6. Simplement dit (peut-être trop pour certains)… nous sommes en guerre.
    Ou plutôt, on nous fait la guerre. Qui ?
    Les Anglo-Américains (pardon… les Anglo-Etats-Uniens).
    Evidemment, je ne parle pas du vulgum pecus… il y a bien – allez – 80 à 100 M d’Etats-Uniens estimables mais qui n’en peuvent mais.
    Les autres sont « hopeless » : consommateurs gavés mais maintenant en manque (dangereux, ça !), minorités ou prolétaires qui essaient de survivre au quotidien et qui n’ont aucun goût pour la contestation politique ou même syndicale ; d’ailleurs tout est fait pour les en dissuader, par la force d’abord et par la démolition des réputations.

    Et il y a cette caste oligarque : 200 à 400 000 personnes dans les deux pays-rois de la finance… et leurs obligés (l’essentiel du personnel des médias, lobbyistes, politiciens achetés, plus de 90% d’entre eux, etc.).

    Je crois les choses simples, maintenant (c’est bien De Gaulle qui disait vouloir voler « vers l’Orient compliqué avec des idées simples) : cette caste oligarque fait la guerre à son peuple et au reste de la planète ; plus rien ne la retient ; les transferts et captations de richesse sont du jamais vu : des billions de dollars ! … »the biggest swindle known in human history », a dit Ralph Nader (« la plus grosse arnaque connue de mémoire d’homme »). Répugnant Paulson, l’un des auteurs des frauduleux CDS, ancien grand manitou de Wall Street (et de Goldman Sachs) se traînant aux pieds – quel mauvais théâtre ! – de Nancy Pelosi pour faire adopter par les Représentants le premier acte de l’arnaque : les 700 M $ du TARP initial dans les derniers jours du règne de Bush Jr.

    Il n’y a pas de différence entre ces financiers et haut fonctionnaires de droit divin (aucune action en justice nulle part à ce jour) et les militaro-industriels fauteurs de guerres ignobles (Irak et AfPak = plus d’un million de morts !) et autres tenants (millionnaires) ou séides (journalistes des MSM, chroniqueurs TV alias « pundits », polices et milices, etc.).

    La fraude Obama se révélant chaque jour davantage (intensification des guerres, protection des Bushistes, renforcement des violations bushistes des droits de l’homme tels les « renditions », les détentions illégales, les écoutes et enquêtes illégales, reconduction des auteurs du désastre financier tels Geithner ou Bernanke, etc.), il ne va plus rester à l’oligarchie que la manipulation pure et simple des foules frustrées par l’écroulement du « rêve américain ».

    Aucune réforme sérieuse de la sphère financière n’aura lieu et les faibles efforts européens seront sabotés (ce qui n’est pas difficile, tant le mythe de la bonne Amérique perdure et tant celle-ci conserve d’innombrables moyens de pression et de rétorsion). A rapprocher du sabotage de Copenhague par Obama (bien plus que par la Chine, qui fait d’énormes efforts vers les énergies renouvelables).

    Les Tea-parties ne sont qu’un ballon d’essai, la préfiguration du fascisme US qui vient.

    1. Nous ne sommes simplement revenus qu’au Moyen-âge:
      – Les Seigneurs
      – Les Bourgeois
      – Le Clergé
      – Les Serfs

      L’évènement qui a déclenché 1789 était une récolte catastrophique, due à la fois à des tempêtes et un nuage de cendres dû à une éruption explosive en Islande. Suivez mon regard…

      Nous sommes tous exaspérés par ce qu’il se passe. Est-ce pour autant qu’un mouvement va se produire?

      Je n’en suis pas sûr. Nous, qui fréquentons ce blog, connaissons une partie du dessous des cartes. Mais quid de la majorité?

      Ques se passerait-il si tout ceci était révélé au grand jour et faisait l’objet d’un vrai débat démocratique?

  7. Il est vrai que les spéculations à un tel niveau déboucheront, avec ou sans réglementations, sur des défauts de paiement gigantesques. Et alors, la crise systémique sera telle qu’aucun renflouement central ne sera plus en mesure de sauver le système d’un plongeon dans la déflation générale, suivie d’effondrements financiers globaux.

  8. Je retiens de cet article l’affrontement entre les régulateurs (éviter que tout recommence) et les financiers (rien appris). Je vois ces deux groupes de personnes agir selon des arguments rationnels pouvant même être considérés comme scientifiques. Les deux se voient donc en défenseurs de ce qui est bien. Dans ce genre de relations, c’est le plus fort qui gagne.

    Les régulateurs sont en position de faiblesse face aux financiers.

    Mon idée des financiers est qu’ils ont un but clair : Faire toujours plus d’argent. Le reste est de la communication au sens actuel du terme. Tous leurs actes sont orientés par la poursuite de ce but. Le reste ne compte pas. C’est un très gros avantage sur les régulateurs. Ils sont au coeur de tout le système et le vivent. Les régulateurs ne sont qu’à la marge et ne s’occupent que d’un aspect ou l’autre du problème.

    Les financiers ont pour eux l’avantage de l’initiative. Ce sont eux qui ont déclenché la catastrophe. Ce sont eux qui ont recommencé avec du « high frequency trading » ou de la spéculation sur CDS tout de suite après leur sauvetage financier. Les régulateurs interviennent après la catastrophe et seulement avec la permission bougonne des financiers.

    Les financiers connaissent intimement le territoire sur lequel ils se déplacent. Mieux, ils créent leur territoire et sont encouragés à le diversifier. Les régulateurs y sont des observateurs extérieurs plus tolérés qu’acceptés. Ils ne verront que ce que les financiers voudront bien leur montrer.

    Les financiers ont pour eux un corpus théorique fondé sur les travaux de gens comme Hayek, Friedman, vont Mieses, Adam Smith, Mandeville et j’en oublie. Ces travaux donnent une légitimité très forte à toutes les activités financières et donc s’opposent à toute activité de régulation. J’ai plus de peine à penser à des noms célèbres de défenseurs de la régulation.

    Les financiers ont aussi pour eux l’importance de leur domaine dans le PIB, au moins des USA. Ils ont aussi pour eux leur position centrale à toutes les relations humaines. Ils ont aussi pour eux le vide sidérant de sens de la vie de tous les jours en Occident. Ils ont pour eux cette désagrégation de ce qui se nommait, par exemple, lien social. Les toucher revient à toucher une grosse part du PIB, les relations humaines et ce qui nous sert de sens à la vie ou de lien social. Le régulateur perturbe trop de choses différentes et certainement contradictoires. Le financier est en harmonie totale avec tout ça.

    Un dernier gros désavantage des régulateurs est que ces derniers sont trop souvent des financiers. Réguler un truc qui vous a fait vivre, construit votre fortune et permit de faire une carrière enrichissante vous rendra forcément prudent dans votre activité. Dans ce cadre, toucher la finance ne pourra se faire que si cela n’implique pas que vos propres actes étaient discutables ou même répréhensibles.

    La réforme m’apparait aussi mal partie que nécessaire.

  9. @Didier

    C’est très amusant, le début de votre intervention me ramène aux ensembles de Mintzberg, que Paul Jorion doit bien connaître, puisque c’est du domaine de la sociologie des organisations.

    Selon Henry Mintzberg, une organisation (que ce soit une entreprise, une administration, un hopital, une ONG) peut être divisée en trois structures: le métier, les fonctions autocratiques (que je préfère dénommer fonction coercitives), et les fonctions support.
    L’importance relative de ces structures détermine le type d’organisation.

    Dans les fonctions coercitives, on trouve notamment tout ce qui est qualité, audit et contrôle interne, et maintenant compta/finance.

    C’est le reflet de la société actuelle. Les fonctions coercitives prédominent, actuellement par le biais de la phynance, puis sous peu via d’autres fonctions, disons, plus « autoritaires ».

    Pour une entreprise, c’est le signe d’une dérive vers un management autocratique (et non pas autocritique ;o). Pour une démocratie c’est le chemin vers une dictature, avérée ou non.

  10. Je suis un fidèle lecteur de ce blog depuis longtemps. Je ne suis jamais intervenu car je n’ai pas la même maîtrise des intervenants habituels.
    Mais je sais au fond de moi une chose. Le monde dans lequel nous vivons est décadent et fou!
    J’en ai chaque jour la preuve.
    Ceux à qui nous avons confiés les clés de notre destinée, banquiers, politiques, hommes d’affaires, etc…sont à tout le moins cupides, parfois stupides et souvent inconscients voire inconséquents.
    Nous n’avons que faire de leurs jeux de monopoly.
    Je n’en ai que faire de leur égo surdimensionné. J’ai ma famille, j’ai mes amis, j’ai mon jardin. Je me débrouille. Je n’ai pas besoin d’eux. Je n’ai pas besoin de portable, d’écran plasma/LCD, d’ordinateur et de tous ces gadgets modernes dont on me dit que je ne pourrais jamais m’en passer.
    J’ai besoin de « pain » mais je n’ai pas besoin de tous ces « jeux du cirque » dont on veut me gaver en permanence!

    Il nous faut leur reprendre les clés avant qu’ils nous mènent à l’abattoir.
    Je n’ai pas en tête la révolution mais juste de leur dire: « non »! tout simplement « non ».

    Voilà, ce sera ma seule intervention. Je voulais simplement le dire.
    Je continuerai de vous lire car je sais que vous avez raison.

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