Le Monde – Économie, lundi 3 – mardi 4 mai : Goldman Sachs et nous

Goldman Sachs et nous

On ne pourra pas juger immédiatement si deux événements intervenus récemment aux États-Unis constituent ou non un tournant dans une refondation de la finance. La possibilité en existe cependant. Le premier de ces événements est la plainte déposée le 16 avril contre Goldman Sachs par la SEC (Securities & Exchange Commission), le régulateur des marchés américain ; le second est l’audition, le 27 avril, de sept membres de la firme, dont son P-DG, Lloyd Blankfein, devant la sous-commission d’investigations du Sénat américain.

Les représentants de Goldman Sachs ont affirmé mardi, souvent avec morgue, ne pas comprendre ce qu’on leur veut : ils exercent le métier de market maker, et quiconque les accuse de malversation signale simplement son incompréhension de ce métier. Le market maker est le point de contact entre ceux qui veulent acheter et ceux qui se proposent de vendre. La qualité du produit est pour lui sans importance du moment que son prix l’évalue correctement. Aux yeux de Goldman Sachs, les sénateurs aussi bien que le public, s’attachent à une conception surannée du marché où le client s’attend à ce que le produit qu’on lui vend soit de bonne qualité. Les acheteurs, déclare la firme, sont désormais des adultes avertis – « sophisticated » en américain – ils achètent du risque, et c’est bien ce qu’ils reçoivent en échange ; si leurs yeux devaient se révéler plus gros que leur ventre, tant pis pour eux : le marché fait en sorte – du moins en principe – que le coupon, le taux d’intérêt alloué, reflète le risque effectivement couru. « Du moins en principe », parce que si le marché n’est pas transparent, il y aura mismatch entre coupon et risque. Et c’est pourquoi les représentants de la firme peuvent s’indigner à la suggestion d’une régulation plus stricte : les marchés se passent de réglementation puisque la transparence est censée faire tout le travail.

Cette alternative : réglementation ou transparence, pourrait symboliser le fossé existant désormais entre le monde ordinaire et celui de la finance, mais il en est une autre qui est apparue en pleine lumière mardi : la distinction entre un instrument financier présentant une fonction assurantielle et un pari pur et simple. Aux yeux des sénateurs américains, comme à ceux du public, la différence entre les deux est flagrante, alors qu’aux yeux des financiers, elle n’existe tout simplement pas : transaction légitime et pari tombent pour eux dans la même catégorie du transfert du risque. L’élément neuf ici, c’est que la distinction soit faite désormais clairement par le public. Ce qui lui a ouvert les yeux – en tant que contribuable – ce sont les pertes colossales qu’il a essuyées au cours des années récentes et qui lui ont fait comprendre que si les produits financiers ayant une fonction assurantielle contribuent à réduire le risque global, les paris l’augmentent et fragilisent la finance en y introduisant un risque systémique.

Une prise de conscience fait ainsi petit à petit son chemin et la refondation de la finance que nous proposons depuis quelques années sous la forme d’une interdiction des paris sur les fluctuations de prix, finira semble-t-il par s’imposer. Les sénateurs appartenant à la sous-commission d’investigations du Sénat américain étaient en tout cas, mardi dernier, à deux doigts de proposer une telle interdiction.

Partager :

50 réflexions sur « Le Monde – Économie, lundi 3 – mardi 4 mai : Goldman Sachs et nous »

  1. Il devient évident que le gouvernement des USA ne lâchera plus sa proie et que si « l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix » ne se concrétise pas, au moins les mégabanques seront démantelées à la fois par les actions judiciaires et par le marché lui-même.
    Merci Mr Jorion pour votre rôle d’étoile du berger dans ce brouillard financier.

  2. Une chose est de proposer-c’est déjà bien convenons en- mais une autre est de transformer une proposition en loi. Le chemin est long et semé d’embuches (ambuchs) le président Obama en sait quelque chose. Mais si peu à peu la vérité apparaît, et s’extirpe de sa gangue d’ombre, c’est déjà très bien. Espérons
    seulement que les choses aillent vite.

    VM

  3. « interdiction des paris sur les fluctuations de prix » : bravo de répéter inlassablement cette même formule sans y changer une virgule.

    Demandons-nous en passant pourquoi GS ne fait pas de différence entre paris et non-paris ? Tout simplement parce que les premiers ne sont pas interdits. Tout étant légal, ils n’ont pas à faire une différence.

  4. « d’une interdiction des paris sur les fluctuations de prix, finira semble-t-il par s’imposer. Les sénateurs appartenant à la sous-commission d’investigations du Sénat américain étaient en tout cas, mardi dernier, à deux doigts de proposer une telle interdiction.  »

    Hou la, je vous trouve bien affirmatif Mr Jorion!
    Attention, aux batons dans les roues et aux clous réparties sur la route….
    La ligne d’arrivée est encore loin.

  5. Dans un autre article de ce quotidien de centre-droit dans lequel PJ s’exprime volontiers, on montre qu’à partir de tranches d’emprunts notés BBB, Goldman Sachs concevait des produits notés AAA :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/03/goldman-sachs-les-conflits-d-interets-d-abacus_1345879_3234.html

    nous avions déjà vu que sous l’apparence de froide rationalité, l’activité de Goldman Sachs avait quelques accointances avec le monde trouble de l’ésotérisme.

    Nous sommes maintenant très exactement chez Nicolas Flamel : ainsi, Goldman-Sachs est cet alchimiste qui transforme du vil plomb « BBB » en or « AAA ».

    Goldman : l’homme qui fait de l’or, bien évidemment…

  6. Georges SOROS vient de dédouaner Lloyd BLANKFEIN.
    On pourrait n’y voir que l’application d’une vielle maxime : les loups ne se mangent pas entre-eux.

    Ce n’est hélàs pas cela, c’est pire.

    G.S. mentionnait effectivement dans ses prospectus qu’elle était susceptible d’intervenir des deux côtés
    du marché et les acheteurs étaient effectivement des professionnels (qui pour la plupart ont très négligemment fait leur boulot).. Cela n’est pas discutable. En ce sens G.S. n’est pas coupable, c’est absolument et définitivement certain.

    En revanche il est indispensable de se poser quelques questions.

    Puisqu’on parle de marché (d’achat et de vente) référons nous à un marché juteux, voici a peine 3 siècles.
    Le marché aux esclaves. G.S. s’y serait très certainement illustré de manière brillante.
    Aujourd’hui nous trouvons cela un odieux crime contre l’humanité, à l’époque même si l’activité n’était pas forcément morale (éthique) elle était admise. Mais les temps et les moeurs ont changés.

    G.S en se plaçant délibérément en situation de conflit d’intérêt et en l’annonçant glorieusement dans ses
    prospectus à manqué totalement du sens le plus élémentaire de l’éthique commerciale.

    Alors qu’en toute chose on balance à tout va de l’éthique politique, de la transparence, de l’interdiction de
    cumul, etc… GS à sciemment, délibérément, consciencieusement nié l’air du temps.

    En cela G.S. et ses dirigeants ont commis non seulement une lourde erreur d’appréciation mais ils se sont mis en situation (vu l’ampleur des dégâts) d’être les premiers à être condamnés pour crime économique contre l’humanité.

    Les temps sont susceptibles de beaucoup et très vite changer…
    Il ne tient qu’aux peuples de le faire savoir.

    Moins de priviate equity, plus d’équité pour tous.

    Sale temps pour les derniers des anciens gagnants.

    1. Je suis d’accord que, suite à cette crise, les « mentalités » vont évoluer, comme elles l’ont fait à propos de la traite des êtres humains. Mais dire que « GS à sciemment, délibérément, consciencieusement nié l’air du temps », non, car l’air du temps n’était pas et n’est pas encore à l’éthique. Si « erreur d’appréciation » il y a, c’est celle de se justifier de « l’air du temps » comme des esclavagistes auraient pu le faire à leur époque, car la valeur argumentative est nulle : ce n’est pas parce que « tout le monde en fait autant » que c’est bien.
      (Mais j’ai peut-être mal compris votre post.)

    2. Eomenos,

      « Mais les temps et les moeurs ont changé » : c’est sûr ! C’est aujourd’hui un marché planétaire où l’emploi prime sur le titre de propriété, le maintien en bonne condition physique et psychologique prime sur la force brute et la maltraitance visible (celle que l’on considère aujourd’hui comme un « odieux crime contre l’humanité »)…

      G.S., c’est nous. Le troupeau de moutons ne suit pas le berger : il suit une (ou plusieurs) bête qui elle-même suit le berger. Et c’est le troupeau qui par facilité, pour se rassurer, « s’est désigné » ce ou ces individus qu’il suit. Supprimez ce « leader » : le troupeau s’en trouvera un autre.

      Paul Jorion a lancé une psychanalyse de l’économie, c’est une bonne chose : elle peut nous faire prendre conscience de notre acceptation un peu trop facile, sécurisante, rassurante, du modèle à suivre. Pensez donc : la fête de l’Être suprême tombe un premier mai !

      Mais pour qu’elle nous soit bénéfique au-delà de quelques trois siècles, il nous faut tourner notre regard vers l’avenir, individuellement. C’est la spiritualité. Qui tout en refermant les plaies du passé nous permet de créer notre avenir à notre image. C’est l’image de la psychanalyse, son reflet dans le futur, dans ce qui (faute de preuve du contraire) n’est pas encore.

  7. Il restera plus qu’à créer une appellation financière contrôlée ou tout produit nouveau sera appelé « produit financier à risque non limité » et le tour sera joué

  8. « Aux yeux de Goldman Sachs, les sénateurs aussi bien que le public, s’attachent à une conception surannée du marché où le client s’attend à ce que le produit qu’on lui vend soit de bonne qualité. Les acheteurs, déclare la firme, sont désormais des adultes avertis – « sophisticated » en américain – ils achètent du risque, et c’est bien ce qu’ils reçoivent en échange »

    C’est l’attitude courante des banques actuellement. Elles proposent des services, des instruments hyper complexes mais ne guarantissent rien sur la qualité ou la rentabilité. C’est au client à savoir. Il faudra quand même qu’on m’explique comment un client lambda pourra avoir une idée précise de la valeur de ce qu’il achètent, alors que les banques elles-mêms n’en savent finalement pas beaucoup plus. Qu’elle est la valeur ajoutée du conseil ?

    1. Aucune valeur ajoutée du conseil parce que pour cela il faudrait qu’ils sachent de quoi ils parlent quand ils veulent vendre un produit financier, ils n’en savent rien ceci est la vérité, la seule chose qu’ils savent c’est combien ils vont recevoir en commission s’ils savent placer le produit auprès de leur clientèle, tout le reste c’est uniquement du cinéma qu’ils vous font et rien d’autre.
      Il ne faudrait pas que le client vienne à se rendre compte que le vendeur de chez But est plus qualifié qu’eux…

    2. d’ailleurs, ce mot de « commission » faire les commissions, recevoir une commisssion, créer une commission ….

  9. Ce qu’il faut au préalable démontrer, c’est que la ‘transparence’ est un leurre. Un article de Sylvain Cypel dans le Monde.fr ce soir indique que chacun des ‘titres’ composant le CDO Abacus de Fabrice Tourre était pourri et avait reçu une notation du type BBa, ce qui le plaçait juste au dessus du seuil de l’investissement spéculatif, et donc à haut risque. En revanche, le CDO dans son ensemble s’était vu octroyer la note AAA par les agences de notation (les noms ne sont pas précisés)!

    Goldman Sachs se défend en arguant que chacun des ‘titres’ composant le CDO faisait l’objet d’une descriptif détaillé (de 120 pages en moyenne), ce qui revenait à obliger l’investisseur présomptif à lire plusieurs milliers de pages de prospectus! Mis à part John Paulson, les investisseurs tels que la banque allemande IKB s’y sont laissés prendre (en supposant qu’ils n’aient fait preuve que d’une négligence vénielle…), sans aucun doute sur la base de la notation AAA octroyée au CDO dans son ensemble. Il ne peut donc en pratique y avoir ‘transparence’, le mot lui-même suggère la filouterie. En revanche, il ne fait guère de doute que les agences de notation ont été complices de toute l’opération. On objectera peut-être que celles-ci n’ont pas les moyens de se taper les milliers, voire les millions de pages accompagnant les produits structurés. Mais alors qu’on le dise et qu’on revoie de fond en comble le principe même de l’agence de notation telle qu’elle existe actuellement.

    Seule une réglementation stricte pourrait donc permettre la fameuse ‘transparence’, à supposer que cela soit possible.

    Je pense que Paul s’aventure sur un terrain plutôt marécageux lorsqu’il argue que les sénateurs étaient « à deux doigts » de proposer une interdiction des paris sur les fluctuations de prix. J’ai surtout entendu dans leurs commentaires la critique quasi-constante de l’immoralité des pratiques de Goldman Sachs, ce que, naturellement, cette dernière s’est efforcée de contredire: « nos produits sont transparents, donc ‘légaux’, et nous n’avons pas à nous prononcer sur quoi que ce soit au-delà. » De là à estimer que les sénateurs de la sous-commission sont prêts à franchir le Rubicon par le biais d’une recommandation d’interdiction, il y a une marge! Il faut se souvenir à cet égard que ni le chairman de la sous-commission, le sénateur Levin (Démocrate, Michigan), ni même John McCain (Républicain, Arizona) ne sont étrangers aux pratiques du ‘porkbarrel’, le premier en faveur de l’industrie automobile de Détroit, le second au service du ministère de la Défense des Etats-Unis… A leur propre échelle, ils sont aussi sensibles au lobbying de General Motors ou de Northrop Grumman que certains de leurs collègues peuvent l’être à l’endroit de Wall Street.

    Pour réfréner les ardeurs de Goldman Sachs, je crois beaucoup plus à l’efficacité de l’action judiciaire de la SEC (et de la mauvaise publicité que cela engendre pour GS), et surtout à la chute précipitée de l’action de Goldman Sachs à la bourse de New York.

    1. « Marécageux » ? Mais non, pas du tout :

      Sheila Bair Letter to Dodd and Lincoln re: Derivative Regulations
      8 FEDERAL DEPOSIT INSURANCE CORPORATION, Washington, DC 20429

      SHEILA C. BAIR
      CHAIRMAN

      Apri1 30,2010

      Honorable Christopher 1. Dodd, Chairman
      Committee on Banking, Housing, and Urban Affairs
      United States Senate
      Washington, D.C. 20510

      Honorable Blanche L. Lincoln, Chairman
      Committee on Agriculture, Nutrition and Forestry
      United States Senate
      Washington, D.C. 20510

      Dear Chairman Dodd and Chairman Lincoln:

      … We believe the Volcker rule addresses that issue and indeed would be happy to work with you on a total ban on speculative trading, at least in the CDS market.

      Sheila C. Bair

    2. Grandeur de la démocratie US:
      Il est impossible d’imaginer le directeur français
      équivalent à Sheila Bair adresser un courier
      au président de la comission des finances
      sur un sujet brûlant et, encore mieux,de le rendre public.
      Quelle liberté ! et quelle simplicité:
      « …would be happy to work with you … »
      L ‘absence de formalisme, dégagé des pesanteurs
      hierarchiques est remarquable.
      « ..a total ban on speculative trading,
      at least in the CDS market. » n’est pas ‘acté’,
      mais la Dame ne fait rien moins qu’envisager
      un tremblement de terre.

      USA: l’ Etat est de retour ! Du moins
      ses serviteurs plein d’ audace s’y emploient.

    3. @ Paul

      Il y a bien sûr des initiatives, émanant pour la plupart de personnes non élues, et on ne peut que les y encourager! Mais il est notable que ce ne sont pas les sénateurs eux-mêmes qui les prennent, à ma connaissance. Lequel d’entre eux est prêt à courir le risque d’une campagne où il serait privé de tout soutien de Wall Street? Les sbires de Goldman Sachs ont la mémoire longue…

      @ daniel

      Je suis le plus farouche partisan des débats politiques (constitutionnels) à l’américaine! Mais l’histoire démontre amplement que la qualité de ces débats ne constitue pas une garantie de justice des décisions prises.
      Quant au style sans prétention des échanges, il n’exclut nullement l’usage de couteaux bien tranchants pour éliminer l’adversaire.

  10. Paul
    lecteur assidu depuis bientôt 2 ans de votre blog, il m’est venu une réflexion que je vous soumets.
    La plupart des intervenants félicite les qualités didactiques des articles (que ce soit de votre part ou de celle de François Leclerc ou d’autres); les sujets sont pourtant compliqués, mais très souvent abordés et analysés de façon à ce que des non spécialistes ( dont je fais partie) accèdent à une compréhension suffisante.
    Une bonne façon de propager la connaissance et la compréhension est bien sur de suivre le blog et pour vous d’intervenir dans les médias.
    Je trouve que vous faites preuve d’un très bon sens pédagogique et il me semblerait intéressant que vous puissiez l’exercer auprès d’un public plus large encore.
    Cela suppose la création d’un « cours » (un livre probablement) qui serait le support accessible à qui le souhaiterait. Bien sur il y a déjà le livre « argent mode d’emploi », mais un bouquin plutôt thèmatique, par article court, qui utiliserait les articles du blog pourrait etre intéressant .
    Qu’en pensez vous ?
    La meilleure façon de faire changer les choses me parait etre l’éducation .
    Enfin encore bravo pour ce blog

    1. Je l’ai déjà écrit. Et cela serait exactement le même schéma que lors que la messe est passée du latin en français…

      Bon, sinon, en parlant de conseil, vous pouvez confier votre « portefeuille » à des experts :
      http://www.latribune.fr/vos-finances/epargne/20100503trib000504922/les-produits-pour-gagner-quand-la-bourse-baisse-.html
      « Le grand public a désormais accès à des outils bien utiles en cette période de turbulences boursières. »

      Ils sauront le rincer. Sachant que de tout temps, les conseilleurs n’ont jamais été les payeurs.

    2. Bonjour à tous,
      Bonjour Paul,

      ———————————
      Paul Jorion dit :
      3 mai 2010 à 21:42
      D’accord, mais un cours sur quoi ?
      ———————————

      [Pour les 20 prochaines années ]:

      Que dois-je faire de mon argent ?
      (argent/épargne/ investissements)

      Paul gagne 100€ il en utilise 80 reste 20…
      Pour un monde plus équitable, il en fait quoi?
      (Pour les particuliers et les entreprises)

      Un petit manuel de l’homme prospère de Babylone 2.0

      La plupart des gens font ENCORE confiance au système (banques, bourses etc etc)
      Alors que nous savons tous désormais, que tout ce petit monde,
      en « complet-veston » bien propre de l’extérieur… est « POURRI » jusqu’à l’OS 🙂

      L’argent ne va pas là où il devrait être…

      Je ne pose pas cette question pour mon cas personnel,
      (car j’ai déjà des réponses)

      Mais pour le public qui regarde les news de TF1 (point)

      Ouvrir les yeux des gens.. c’est bien 🙂
      Encore faut-il qu’ils relèvent la tête et regardent vers l’horizon…

      Désolé, mais je n’ai pas encore eu la chance de lire vos livres 🙁

      Bien amicalement,
      Ordjoun.
      [Du fin fond de l’Inde!]

  11. « Une prise de conscience fait ainsi petit à petit son chemin et la refondation de la finance que nous proposons depuis quelques années sous la forme d’une interdiction des paris sur les fluctuations de prix, finira semble-t-il par s’imposer. »

    Plus on interdit à une petite fille de fréquenter soit les prostituées ou alors les petites bonnes soeurs de la chasteté, et plus elle en finit tôt ou tard à l’age adulte par devenir soit une bonne soeur ou au mieux une plus grande gagneuse d’argent comme les nombreuses premières et précieuses de ce monde que ce soit d’ailleurs dans un camion, à l’antenne, ou mieux encore dans un bureau avec davantage de cosmétique et d’hypocrisie sur le visage, pour mieux sourire c’est comme avec les gens qui choisissent de faire de la politique toute leur vie pour le bien boire et manger d’abord et aux appartement toujours plus luxueux et confortables très loin des jérémies et des caméras.

    Plus on interdit à des gens de gagner de l’argent et plus ils trouvent tôt ou tard d’autres moyens
    de détourner les lois et les frontières, c’est comme avec le nouveau monde et les premiers colons Américains et la taxation toujours plus grande du roi d’Angleterre de l’époque et pour un ordre social toujours plus parfait.

    Vers quoi l’humanité se dirige-t-elle donc peu à peu, avoir continuellement raison sur autrui comme tant d’autres gens du passé, mais quel progrès suivre pour un plus grand contrôle total
    des êtres, vous voyez bien que moi aussi j’avais raison, notre si belle différence de conduite.

    Notre belle ligne d’arrivé à tous pour mieux en finir aussi bien machinalement avec le mal c’est sur la psychologie moderne ça change tellement mieux les subonscients à la chaîne.

    Oui il y a bien longtemps que j’ai perdu ma prétention de changer le monde, comme les autres à travers soit ma condition, mon orgueil d’homme moderne par rapport à tant de nos ancères ou alors mon propre témoignage sur la crise.

    Parole de Jérémie devant son bol de riz.

  12. Même si GS peut se défendre derrière les clauses léonines de ses contrats, et donc arguer de la pleine connaissance des acheteurs, force est de constater qu’il y aura eu mauvaise foi évidente d’une banque envers les autres. Qui plus est pourquoi alors requerrir une notation AAA si vous vendez de la camelote « ouvertement » à des clients avertis? Je pense que GS ne peut d’un côté s’abriter derrière ses contrats et en même temps derrière les agences notations sauf à refiler la patate chaude à ces dernières.
    Donc ça va faire très très mal au final, mais à qui précisément?

    1. Un certain Monsieur Yukawa qui travaillait pour l’agence Fitch et qui etait l’expert maison lorsque Goldman ont construit les CDOs Abacus.

      http://www.nytimes.com/2010/04/24/business/24rating.html

      Les createurs tel que Goldman ont depuis longtemps les formules des agences de notation, l’excuse donnee a l’epoque etait pour eviter les mauvaises surprises, ils laissaient ce privilege a leurs clients.

  13. OK je me fais l’avocat du diable ! Si la revue Que Choisir me dit que le lave vaisselle Tartempion mérite 4 étoiles pour son prix et 4 étoiles pour ses performances, je m’en vais l’acheter chez D. Merci Que Choisir alias GS de m’avoir conseillé !
    Maintenant on me dit que peut être eut-il du fallu lire les 150 pages présentant le produit pour me faire ma propre idée et notamment du risque que je prenais en achetant ce produit. On me dit aussi que le bon fonctionnement des « marchés » repose sur la confiance. Bon je suis idiot et j n’y comprends plus rien … Pourtant j’avais confiance en Que Choisir alias GS !

    1. À mon homonyme,

      L’affaire doit se faire pour le banquier. L’hypothèse de la qualité du produit ne tient plus. C’est ce que je découvre avec clarté ici. Mais comme ce produit est tellement compliqué, il est hautement improbable que quelqu’un puisse prouver que c’est quelque chose de frelaté. Le banquier est couvert et il a sa commission.

      Cette histoire GS peut donner des résultats passionnants et me donner un peu d’espoir pour l’avenir. Sauf naturellement, si GS l’emporte et c’est très possible.

    2. les 150 pages sont à lire en anglais, (dans un vocabulaire spécialisé que seul le conseillé aurait pu décrypter -exception faite des mentions du type warning : ne mettez pas votre chat dans le lave-vaisselle…) ….
      sur le même sujet, j’ai entendu dire que dans l’affaire Madoff, le beau-frère de Madoff intervenait quelque part dans l’évaluation du-dit produit , soit celui de la bonne notation des produits financiers Madoff ….

  14. Ne pensez vous pas que la plus grande perversion en bourse ,est la vente a decouvert …?
    si ce systeme n’existait pas nous n’en serions pas là
    ce n’est quand meme pas difficile a interdire

  15. Je tiens à préciser que j’ai pour les financiers et en particuliers pour ceux qui travaillent à Goldman Sachs la compassion et la compréhension qu’ils ont pour moi.

    Mais dans le cadre du système financier auquel nous avons confié nos transactions, nos entreprises, nos économies et mêmes nos pays, la défense basée sur la notion de « market maker » est parfaite.

    Être un « market maker » y est une fonction essentielle. Tous les échanges à grande et moyenne échelle passent par les mécanismes du marché. Ces gens sont les mécanismes du marché. Vu sous cet angle, leur reprocher leur immoralité, leur cynisme, leur totale déconnection des réalités humaines n’a aucun sens.

    C’est comme demander à la loi de gravitation de changer d’avis parce qu’un être cher est en train de mourir des suites de son application.

    Si la notion de « market maker » est touchée ou altérée, c’est tout le système financier qui sera transformé selon cette modification. Toutes les transactions économiques et financières devront se conformer à cette altération. Mieux encore, si le souvenir de l’altération nous imprègne suffisamment l’esprit, nous pourrons retenir qu’il est possible de modifier ce qui, pour le moment, se nomme « lois de l’économie ». Les humains reviendraient dans l’économie. Ce serait une énorme révolution.

    Je sais qu’ici je rêve, que je suis utopiste. Mais je suis certain que des humains interviennent dans l’économie. Les lois de cette dernière sont humaines. Si nous changeons d’opinion, d’avis ou qu’un rapport de forces est modifié, les lois de l’économie changent. Elles dépendent aussi de nous.

    Pour l’instant, il est supposé que cette idée est complètement fausse, que nous n’avons aucune influence sur ces lois. Comme elles avantagent les gens de Goldman Sachs et leurs homologues, ces gens très puissants se battent pour leur garder ce statut de lais naturelles comme celle de la gravitation. Ce n’est qu’un rapport de forces.

    Dans ce cadre, ces gens ont également raison de penser que la qualité du produit qu’il font passer du vendeur à l’acheteur ne joue aucun rôle dans leur activité. Si cela arrivait, ce serait la fin de ce qui est considéré être la liberté de commerce. Ce serait la fin de l’objectivité et la rationalité en économie selon la vision actuelle et dominante de ces termes.

    L’hypothèse de l’acheteur « adulte averti » est en complet accord avec la notion d’homo oeconomicus. Mettre en doute l’hypothèse de l’adulte averti revient à altérer la notion de liberté au sens dominant du terme. Je pense qu’ici cela signifie que chacun a le droit de faire ce qu’il veut. Implicitement, chacun est supposé capable de faire le travail de séparation des bonnes et des mauvaises affaires. La transparence est le corollaire logique permettant de soutenir cette hypothèse de l’homo oeconomicus.

    Dans le cadre du marché financier et de ses lois aussi déterministes que celles de la mécanique la plus classique placées entre les mains de « mécanismes » comme GS, la distinction entre un pari et une assurance n’a aucun sens. Cela ne regarde que le vendeur et l’acheteur. La seule chose qui compte pour GS, et je crois pour tous les autres banquiers, est que l’affaire se fasse. Comme elle se fait dans le cadre des lois du marché, elle est parfaite.

    Dans cette vision du monde, la morale, l’éthique, l’honnêteté n’interviennent que comme sous-produits de l’avidité. Ce n’est vraiment pas l’affaire des mécanismes. Le petit détail invisible dans l’histoire est que les mécanismes du marché sont entre les mains de gens comme ceux de la GS. Il est explicitement demandé à ces gens de ne pas être moraux. Cela perturberait les lois du marché. Vu leur position et leur amoralité, je trouve que leurs abus sont parfaitement logiques. Ils se servent au passage. Ils sont essentiels et en position de force donc ils peuvent se servir généreusement. Cette histoire GS est un petit aperçu de ce qui existe derrière le voile de la rationalité économique la plus pure. Qui disait « Humains. Trop Humains » ?

    Je vois dans cette histoire une mise en discussion des fondements de notre système économique. Cette commission est historique. Elle entrera dans l’histoire comme le début d’une refondation de l’économie ou comme un échec magistral qui a condamné notre monde à la disparition.

    1. @ mon homonyme : mais avec ce type de démonstration hélas très clair, vous allez faire de moi un enragé révolutionnaire coupeur de têtes 😉

    2. Je suis plutôt d’accord avec ce développement. Peu importe que leur défense cantonnée au « market making » puisse paraître cynique à souhait. Le problème n’est pas là, mais bien sur la définition de la « transparence ».

      Je serais très intéressé d’avoir une statistique montrant la proportion d’investisseurs sur les marchés financiers qui disposent (ou ont disposé) effectivement de produits qui correspondent à la raison déterminante qui les a poussé à cet investissement.

      1) Un pourcentage élevé? L’adulte n’est peut-être pas si averti que ça alors finalement.
      2) Un pourcentage faible? Supposer un défaut de transparence serait alors plutôt raisonnable.

      Avoir une réponse à cette question me semble essentiel, parce que je pense qu’une réglementation peut aider dans la seconde hypothèse, mais pas dans la première. On peut traiter une plaie, aussi béante soit-elle, sauf si elle est gangrénée, auquel cas l’amputation est la solution qui s’impose.

    3. comment se traduit « maket marker » ? faiseur de marché, manipulateur – ou entreteneur, voire guérisseur…- de marché, …. ???

      je comprends qu’il y a
      des produits comme les obligations d’état, vendu si l’on peut dire à la tête du client -son porte-monnaie-,
      d’autres comme les CDO achetés si l’on peut dire à la bonne présentation – le bel emballage- du vendeur,
      et enfin les CDS, proposés comme une assurance, mais de fait préconisés comme un pari pour pallier aux risques de jeu, -je dirais du jeu de dupes- institués entre toutes ses opérations financières – conçus soit-disant pour équilibrer le marché financier – le maintenir hors des forces autodestructives qui le mettent en crise – bulles et autres qui le dégénèrent cycliquement-
      sauf que dans la pratique, – entre autre de l’espoir misé des CDS à tempérer des crises- cela ne marche pas du tout ( d’ailleurs comment peut-on s’imaginer que ça marche ??)

      Bref, plutôt que de « market makers », ne devrait-on par parler de « crack makers » ???

    4. Didier,

      Heureux d’être clair. Je ne tiens pas à faire de vous un révolutionnaire enragé. Dans ma compréhension (je souligne le mot « ma ») de cette histoire, les gens n’ont aucune importance. Les tuer, les mettre au chômage, les pendre ou les mettre en prison ne modifie en rien le système. Il est indépendant des êtres humains qui le peuplent.
      Je le vois dépendant de ses « lois ». Je pense que ses adeptes considèrent ce système comme les disciples de Newton la physique classique. Altérer ces « lois » économiques touchera le système à son niveau le plus profond. Y mettre de l’humain (cet être qui raconte et se raconte des histoires) touche ce système à un niveau encore plus profond.
      Je pense que dans cette direction il est possible d’altérer cette vision du monde et sans tuer personne, sans violence physique et peut être même améliorer la situation.

      Vincent P.,

      Je n’ai pas développé la transparence. Je vous rejoins sur le problème de sa définition. Il n’est pas réglé. J’ai vu, par exemple, que pour comprendre ce qu’est un CDO il faudrait savoir ce que signifie l’expression « copule de Li (?) » entre autres choses. Pour cela il faudrait savoir comment sont pondérés tous les emprunts de qualités très diverses intégrés dans cette formule mathématique. J’imagine que toutes ces pondérations dépendent des marchés sur lesquels ces emprunts ont été levés. Tout ceci me semble bien lourd.
      Je n’ai parlé ici que des CDO et pas des CDO au carré ou des CDO synthétiques. Le degré de complexité, que j’associe à l’opacité augmente encore. Finalement, je ne pense pas avoir compris ce qu’est ce papier valeur et même cette fameuse copule. Par contre, je suis certain de n’avoir pas fait le tour du problème. Je pense que vous accepterez que tout cela est très compliqué et même pas clair du tout. Alors je me demande ce que signifie la transparence avec un CDO. Après, je peux poser la même question avec n’importe quel titre ou papier valeur. Tout cela pour vous dire que je n’ai aucune idée utilisable de ce que signifie le mot transparence dans le monde de la finance.

      Alors je bloque sur cette notion avant de me demander si la présentation d’un produit financier quelconque est vraiment transparente. Même en supposant pouvoir tout comprendre de la méthode de fabrication de ces produits, de ses conséquences et des risques associés je ne vois pas comment prendre le temps nécessaire pour se renseigner sérieusement sur ces trucs. Tout va trop vite et la transparence, quoiqu’elle signifie, disparait dans cette vitesse.

      Je ne comprends pas votre expression « … la proportion d’investisseurs … qui disposent (ou ont disposé) effectivement de produits qui correspondent à la raison déterminante qui les a poussé à cet investissement ». Pourriez vous m’expliquer cette phrase ? Mon incompréhension sur ce point m’empêche de suivre votre pensée.

      Cécile,

      Je prends l’expression « market maker » dans le cadre d’une définition du marché boursier dont j’ai le souvenir. Selon mon souvenir, la bourse est le lieu où des gens souhaitant investir leur argent dans une bonne affaire rencontrent des gens désargentés mais avec une bonne idée. Dans ce cadre, le « market maker » est la personne ou la société qui connaît des gens riches et des gens ayant des idées et qui proposent aux premiers des candidats à l’investissement pour les seconds. Cette définition respecte, à mon avis, totalement la vision Goldman Sachs du marché financier.

      Dans cette définition, il n’y a rien sur la qualité du produit vendu et acheté. Cela impose à l’acheteur une compétence déraisonnable de jugement de la valeur de ce qu’il achète. Le silence sur la très curieuse nécessité d’un intermédiaire pour effectuer une opération, à mon avis, supposée naturelle est assourdissant. L’aveuglement du pouvoir immense qui est laissé à GS et ses analogues m’ébahit. L’avidité de tous les acteurs de ce monde me stupéfie.

      Ce dernier point rend vos expressions « faiseur de marché, manipulateur – ou entreteneur, voire guérisseur… – de marché » vraisemblables. L’absence d’obligation morale sur la qualité du produit renforce la plausibilité de ces expressions. La position de force de GS et ses analogues dans ce monde lui permet pratiquement de décider de ses revenus. Sans être sûr à 100 %, je vous dirais que vos expressions désignent la réalité. Vos exemples, obligations d’état, CDO, CDS, et les commentaires que vous faites justifient vos expressions. Vous décrivez, à mon avis, une réalité en parlant de « faiseur de marché (plus il y a de transactions plus ces gens gagnent) », de « manipulateur (comment les gens sont amenés à faire un investissement n’a aucune importance tant qu’ils font cet investissement) », d’entreteneur (je pense que cela signifie que les financiers veillent à ce que leur monde augmente en taille), de « guérisseur (je pense que cela signifie que les financiers acceptent de jeter les perdants du marché par dessus bord pour protéger les gagnants) ».

      Dans ce cadre, les bulles et les crashes (que je préfère à crack) n’existent pas. Ils ne peuvent pas arriver. Dans ce cadre, tous les prix sont justes. La crise actuelle prouve que cela est faux. Cette dichotomie rend les bulles et donc les crashs possibles. Leur invisibilité, dans le cadre du système financier actuel, assure leur survie en cas de formation. L’impossibilité dans ce système de leur existence les assure contre toute mesure de prévention. Le lien entre les crashes et la réalité du marché n’est pas univoque. La réalité que vous décrivez facilite les crashes mais ne les provoque pas toujours. Les nommer « crash makers » me semble donc exagéré. Les exempter de toute responsabilité à cause de ça serait une erreur, que je juge, historique.

      Je considère la responsabilité des financiers dans la fabrique de crash analogue à celle des fabricants de cigarettes dans la formation de cancers du poumon. Ils ne provoquent pas tous les cancers, mais y contribuent notablement.

  16. Régulation versus transparence? Cette fable de la transparence me fait penser au mirage de « l’égalité des chances » que l’on nous sert maintenant à la place de la justice sociale… Cela peut se résumer ainsi: tous sur la même ligne de départ, personne ne peut partir avant l’autre et que le meilleur gagne: l’athlète ou le cul-de-jatte, ils ont au départ, la même dose d’égalité des chances…
    C’est un peu comme la liberté: celle du loup libre dans la bergerie libre…

    Elle fut bien grande la trahison des clercs pour que les malfrats puissent s’acheter même le langage…

    1. A propos d’égalité des chances, je me permets de suggérer la lecture de « Les places et les chances » de François Dubet – La République des Idées/Seuil 11.50€ qui vient de sortir – très instructif.

    2. Les clercs sont formés dans un moule commun ou toute pensée alternative est immédiatement mise à l’index .
      Je ne peux m’empêcher de penser à l’école de sciences politiques , reproduisant une même idéologie , et à certains de ses profs hurlant à la vue des nouveaux arrivants issus des quartier populaires .
      Le monde n’a jamais progressé avec les penseurs académiques , il faut des iconoclastes , ( Galilée , Newton , Einstein …) et lorsque les choses sont bloquées , une bonne petite révolution ( avec toutes les conséquences …) .
      L’humanité a toujours avancé , on a des défits gigantesques qui nous attendent , il faudra certainement des esprits neufs pour les relever .
      Quittez vos sinécures vieux barbons déjà rances ! Votre monde est mort , il est décomposé !

    1. C’est plus qu’un écho! La chronique de Nouchi, c’est évident, est entièrement inspirée par Paul. Bravo, Paul! Daniel Cohen n’est cité que pour la forme…

  17. @ Alain A

    oui,
    on nous agite sous les yeux,
    dans un enrobage de formulations bénéficiant communément de connotations positives,
    des concepts qui n’auront d’incidence positive que pour certains privilégiés :
    Egalité en lieu et place d’équité,
    Liberté -du plus fort de dominer le faible- en lieu et place de liberté de chacun de ne pas avoir à se soumettre à la loi du plus fort,
    …il faut bien tondre les moutons !
    Travailler plus pour…produire plus par unité de main-d’oeuvre.
    Consommer plus pour rapporter plus à quelques actionnaires…parce qu’ils le valent bien !

    Il est temps d’y voir plus clair.
    Ce système doit être refondé.
    Qu’on m’apporte un flambeau !
    ou plutôt, qu’on m’apporte un chalumeau : ce microcosme de dingstène a besoin d’être refondu.

  18. Il est sans doutes temps de faire le ménage, d’autant plus que dans nos sociétés démocratiques l’opinion publique à son rôle à jouer . GS a certainement commis la  » saloperie  » de trop .
    Mais ne nous faisons pas trop d’illusion , l’hydre a de nombreuses têtes , qui repousseront bien rapidement .

  19. Comme le monde est petit !
    Dans une enquête sur la marée noire américaine, et plus précisément la chute de l’action BP (-12%). Goldman Sachs, nous apprend Le Monde, avait tenté de peser de tout son poids, pour enrayer cette chute. « La City a fait la sourde oreille », explique Marc Roche, correspondant du Monde à Londres. Les analystes de Goldman Sachs sont pourtant « jugés les meilleurs du secteur pétrolier », mais « dans cette affaire, Goldman Sachs est perçue à la fois comme juge et partie. Lord Browne (l’ancien directeur général de BP, NDR) est administrateur de la banque d’investissement, tandis que Peter Sutherland l’ex-président de BP, préside Goldman Sachs international ». Si l’on comprend bien, BP (British pétroléum…) a donc infiltré Goldman, comme Goldman a infiltré le gouvernement américain.

    Source : ASI

  20. GS durement contaminé par la marée noire BP.

    On craint très sérieusement pour l’éco-milieu.
    Déjà des milliers de pigeons y sont englués.

    Le Président OBAMA a précisé que le pollueur sera le payeur.

    I’am a happy boy in happy world….

    1. Est ce que GS fait du bien à notre société ?

      Comment jugez vous l’attitude des dirigeants de GS ?

      De quel droit ?

      Selon quelles compétences ?

  21. Bonjour,

    a propos, savez vous avec précision qui sont le actionnaires influents de Fitch (la mère est Fimalac) de Moody’s et standard & Poor’s

    merci d’avance

    CIncinatus

Les commentaires sont fermés.