L’actualité de la crise: la danse endiablée des balais, par François Leclerc

Billet invité.

LA DANSE ENDIABLEE DES BALAIS

Avons-nous été proches de la fin du monde, dans la nuit européenne ? D’après les traders du New York Stock Exchange, cela a bien été le cas pendant quelques minutes, vers 14 heures 30 heures locales, lorsque la Bourse a effectué un plongeon comme jamais vu. Faisant revivre à ceux qui l’ont accompagné les pires instants de la crise financière, lorsque le monde de la finance s’écroulait, nous précipitant à sa suite.

De Tokyo, le jour s’étant levé, la cloche de Wall Street ayant retenti et les transactions devenues litigieuses annulées, on apprenait qu’une conférence téléphonique des 7 était dans l’urgence organisée, cet après-midi de vendredi. Que s’est-il passé ? Que va-t-il se passer  ?

La journée et la soirée d’hier ont été fertiles en événements, et il n’y a que l’embarras du choix pour rechercher les causes de cet effondrement imprévu, si l’on ne veut pas s’en tenir à l’explication d’une simple erreur de saisie d’un trader.

Depuis Lisbonne, la BCE décevait les attentes des marchés n’annonçant aucune nouvelle mesure afin de faire face à une crise européenne en plein dérapage, tandis que montait irrésistiblement, comme une crise d’angoisse, la crainte d’un inévitable défaut de la Grèce et d’une contagion atteignant dans l’immédiat et ensemble le Portugal et l’Espagne. Alors que les rues d’Athènes retentissaient à nouveau des protestations de ceux qui sont sommés de régler l’addition, accréditant l’idée que le gouvernement n’allait pas respecter sa feuille de route. Au Royaume-Uni, le scénario redouté d’une imparfaite victoire des Conservateurs se confirmait, installant un vide politique dans le pays, risquant de continuer à geler des décisions qui ne peuvent plus attendre, la livre sterling sur une pente de plus en plus glissante.

Au Japon, la banque centrale, que l’on dénomme le plus souvent – comme ses consoeurs – sous son nom d’institut d’émission, mettait dans l’urgence 17,4 milliards d’euros à disposition des banques japonaises zombie, sans regarder les contreparties, afin de les prémunir d’une déstabilisation qui les menaçait. Aux Etats-Unis, enfin, la crise Grèce et Européenne avivait l’idée que la crise de la dette américaine était elle aussi aux portes.

Mais par qui le malheur est-il donc arrivé, si ce n’est par ce que le Financial Times appelait ce matin « le mélange actuel de cupidité, de peur et de confusion qui domine la mentalité des investisseurs »  ? Deux vecteurs semblent avoir joué les détonateurs. En premier lieu, le High Frequency Trading (HFT), surnommé algo pour algorithme, dont les programmes d’achats et de vente à grande vitese se seraient affolés et emballés et qu’il a fallu maîtriser. Submergeant la bourse d’une overdose d’ordres, en raison d’une erreur ou d’un dysfonctionnement activement recherché, est-il expliqué. La noyant sous cette volatilité tant recherchée et revendiquée par les marchés, source du plaisir devenant en un instant celui de la douleur.

En second, cette bonne vieille télévision, qui a diffusé en boucle sur les antennes du monde entier les images des manifestations d’Athènes. Illustrant une intolérable intrusion dans les palais de la finance, à l’image de ces hordes en colère qui fracassent les portes des repaires des dictateurs et s’y engouffrent pour les piller, annonçant le tout dernier épisode avant la fin. La cupidité, la peur et la confusion…

Cet accès brutal de fièvre intervient aussi, à s’y attarder, dans un autre contexte moins spectaculaire mais tout aussi perturbant pour les marchés. Les lobbies financiers ont été ces derniers jours pris à contre pied par les ultimes réglages de la loi de régulation financière au Sénat. S’ils ont eu gain de cause en obtenant la suppression dans le projet de loi du fond censé prémunir les pouvoirs publics du financement d’un nouveau sauvetage des banques, lors de la prochaine et inévitable crise (en brandissant l’argument non sans fondement que cela renforcerait l’aléa moral…), ils sont sur la défensive et pris à contre-pied dans deux autres domaines considérés comme vitaux. Celui de la future agence de protection des consommateurs, dont ils veulent que la responsabilité incombe à la Fed, ce que Barack Obama a annoncé ne pouvoir accepter. Ainsi que celui, éminemment technique et complexe tel qu’il est abordé, de la régulation des produits dérivés. Il occupe des dizaines de pages denses dans un projet de loi qui en fait 1.600 et nécessiterait à lui seul une somme pour en exposer les ficelles.

C’est le dernier acte qui est en train de se jouer, non sans une grande nervosité, dans une ambiance électrique où se multiplient les enquêtes, les poursuites ainsi que l’annonce de nouvelles plaintes. A l’américaine, la justice est saisie et joue son rôle d’institution de dernier ressort. Les commissions d’enquête et les auditions interviennent. Ce qu’il reste de démocratie et de foi dans la vérité tente de jouer son rôle.

Certaines agences gouvernementales, aux acronymes barbares, FDIC, CFTC ou SEC, jouent leur partie, secondant les sénateurs qui mènent leur bataille d’amendements. Bernie Sanders, qui cherche à imposer un droit d’audit de la Fed par le Congrès ou bien Ted Kauffman, qui mène la danse sur le HFT, parmi d’autres … A la télévision, la personnalité d’Elizabeth Warren, professeur d’université en charge du Congressional Oversight Panel, qui supervise l’application du TARP au nom du Sénat, fait merveille à chacun de ses passages. Dans la presse de référence, quelques plumes incisives et bien documentées exercent quotidiennement leur talent. On serait nerveux à moins, à Wall Street.

Sans y voir nécessairement une relation de cause à effet, le plongeon de la bourse new-yorkaise sonne comme un avertissement, dont l’interprétation va être ressentie comme ambiguë. Tonnerre d’un côté, signal menaçant d’un cataclysme qui pourrait être déclenché par des Dieux de la finance en colère ; faux-pas et trébuchement des mêmes de l’autre, exprimant l’épuisement et l’usure d’un système qui n’en peut plus. Quoi qu’il en soit, son extrême fragilité vient à nouveau d’être illustré faisant des chefs d’Etat et de gouvernement qui vont se téléphoner à 7 cet après-midi, et de ceux qui vont dîner à 16 ce soir, des apprentis sorciers dépassés par la danse endiablée des balais autour d’eux.

« D’abord les banques ont failli, forçant les Etats à mener des actions de sauvetage. Elles ont plongé l’économie mondiale dans le précipice, et nous avons dû engager des plans de relance. A cause de ces plans de relance, nous nous sommes endettés, et maintenant, elles spéculent contre ces dettes, c’est vraiment très perfide » a déclaré hier à l’antenne de la chaîne de TV Allemande WDR la chancelière Angela Merkel, non sans de réels accents d’indignation sincère. Elle a poursuivi en affirmant que « La politique doit retrouver sa primauté sur les marchés », reste à savoir laquelle.

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96 réflexions sur « L’actualité de la crise: la danse endiablée des balais, par François Leclerc »

  1. Un article récent du Monde disait, de mémoire, que les « marchés » ont un objectif usuel de rentabilité de 15 % et que passer à 5 % leur serait ou sera difficile à admettre. Quelle sera la rentabilité 2010, 2011 pour tous ces valeureux rentiers ?

    A nous de promouvoir les vertus, de dénoncer les vices et de nous armer de courage, la route est longue et semée d’obstacles.

    Intermède : mes voisins suisses, en la personne de Lyonel Kaufman (homme simple et engagé) ne perdent pas le nord, ni l’or sans doute face aux frasques de la bourse de New-York de ce jeudi :
    http://www.politis.ch/carnets/2010/05/07/la-bourse-de-new-york-ce-jeudi-bequilles-ch/

    La devise de Lyonel :
    ”Il ne faut pas de tout pour faire un monde.
    Il faut du bonheur, et rien d’autre.“ (Paul Eluard)
    Rêvons et espérons dans ce monde de fauves.

  2. @Pierre-Yves,
    Vous avez parfaitement raison à propos des pères fondateurs de l’Europe. Je me suis sans doute mal exprimé, je parlais en fait plus d’envergure que d’orientation politique. Ce que J. Delors soulignait d’ailleurs, c’est que la peur était désormais le moteur principal, et que la vision, les convictions assumées et le courage politique avaient cédé la place au pusillanisme. Mais sur le fond, vous avez tout juste.

    Merci

    VM

  3. La Damnation de Faust Hector Berlioz

    SCÈNE XVIII: La course à l’abîme
    (Faust et Méphistophélès galopant sur deux chevaux noirs.)

    FAUST
    Nos chevaux frémissent,
    Leurs crins se hérissent,
    Ils brisent leurs mors!
    Je vois onduler
    Devant nous la terre;
    J’entends le tonnerre
    Sous nos pieds rouler!

    MÉPHISTOPHÉLÈS
    Hop! hop!

    FAUST
    Il pleut du sang!

    MÉPHISTOPHÉLÈS
    Cohortes infernales!
    Sonnez, sonnez vos trompes triomphales,
    Il est à nous!

    SCÈNE XIX: Pandaemonium
    (Chœur en langue infernale)

    LES PRINCES DES TÉNÈBRES:
    Faust a donc librement
    Signé l’acte fatal qui le livre à nos flammes?

    MÉPHISTOPHÉLÈS:
    Il signa librement.

    DAMNÉS ET DÉMONS
    (Les démons portent Méphistophélès en triomphe.)

    Tradioun Marexil fir trudinxé burrudixé!
    Fory my dinkorlitz.
    O mérikariu! O mévixé! Méri kariba!
    O mérikariu! O midara caraibo lakinda, merondor dinkorlitz, merondor
    Tradioun marexil,
    Tradioun burrudixé
    Trudinxé caraibo.
    Fir omévixé merondor.
    Mit aysko, merondor, mit aysko!
    Oh!
    (Les démons dansent autour de Méphistophélès.)
    Diff! Diff! merondor, merondor aysko!
    Has! Has! Satan.
    Has! Has! Belphégor,
    Has! Has! Méphisto,
    Has! Has! Kroïx
    Diff! Diff! Astaroth,
    Diff! Diff! Belzébuth, Belphégor, Astaroth, Méphisto!
    Sat, satrayk irkimour.
    Has! Has! Méphisto!
    Has! Has! Has! Has!
    Irimiru Karabrao!

  4. Un malencontreux usage est établi, en matière boursière, qui consiste à ne retenir que l’évolution des indices, en oubliant de donner une autre information qui permet de mieux l’interpréter : le volume des échanges. Car on conçoit que quand ceux-ci sont bas, la « volatilité » des cours est plus grande.

    Paul Jorion, dans sa chronique vidéo d’aujourd’hui, fait référence à ce volume pour expliquer que le High Frequency Trading y contribue en moyenne à proportion des 2/3 à la Bourse de New York, ce qui éclaire singulièrement les explications portant sur la psychologie des marchés, puisque des algorithmes sont seuls à l’oeuvre dans ce cas là.

    D’autres données toutes aussi importantes pour l’analyse sont également le plus souvent absentes. Il a fallu un communiqué de la NYSE-Euronext, hier, pour apprendre qu’elle a enregistré une importante baisse des transactions sur les marchés au comptant, mais par contre une très forte hausse sur un an (plus de 50%) sur le volume des transactions sur les produits dérivés.

    Cela éclaire, de récentes statistiques sur l’impact du carry-trade faisant défaut, l’origine des bonnes fortunes financières qui s’affichent et l’intérêt à accorder à ces produits et pratiques.

    1. Les algorithmes en question ne sont ils pas écrits eux-même en fonction de la psychologie de leurs concepteurs ?

    2. Non, Clive.
      Les règles sont excessivement précises et l’ordre de revente enclenché juste un centime de dollar en-dessous du cours cible.
      La machine tient compte du carnet d’ordres prévus en achats de la part des autres intervenants…
      Ce sont des calculs que l’on apprend à créer par formation scientifique dans les écoles d’ingénieurs.
      Tout comme les boucles imbriquées triples de tests, il n’y a rien de sorcier.

      Pour un peu, ce système pourrait tourner en boucle fermée. Mais il faut des pigeons et des aides d’états pour l’ « alimenter »…

    3. @Yvan
      Merci pour les précisions…
      Et puis ça me rappelle pourquoi, fils de banquier et après des études +2 en maths, je suis parti faire de la photo…

    4. Ce qui est drôle en France c’est qu’il y a un crédit impôt recherche( CIR ) visant à favoriser l’innovation et les deux tiers du montant concernent la finance, assurances :

      « En conséquence, le CIR double en trois ans : quatre milliards les deux-tiers allant au secteur des services (banques, assurances, conseils). »

      Pour ceux que ça intrigue, un peu plus ici :
      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-credit-impot-recherche-une-73968

      Étonnant ! Ça finance les créateurs de boucles imbriquées ?

  5. Impeccable François Leclerc, comme d’hab.. C’est pas souvent qu’on peut passer la pommade sincèrement, alors autant en profiter

  6. Le sous-jacent suite: les tensions sur le marche interbancaire, selon une depeche Bloomberg d’hier:

    « Les banques de l’eurozone ont emprunté le plus auprès de la BCE via sa ‘Marginal lending facility’
    Les banques ont emprunté 2.63 mds d’euros le 3 Mai, le montant le plus important depuis le 10 Mars, alors que le montant des dépots’overnight’ à la BCE s’est accru pour atteindre 268.7 milliards
    hier, le montant le plus important depuis le mois de juillet dernier. Le taux du marché interbancaire
    est en hausse, selon le ‘British Bankers Association’. Le taux à trois mois interbancaire a atteint hier 0.619 % aujourd’hui, au plus haut depuis le 19 Janvier. »

  7. Il y a un petit problème qui me tarabuste : les organismes financiers font monter les enchères pour prêter de l’argent aux nations endettées (c’est à dire toutes sauf peut-être la Chine )

    S’il y a défaut , ils font appels aux états pour les renflouer…

    Mais en plus , alors qu’ils reçoivent du bon argent en intérêts , ils ont encore la possibilité de titriser les créances douteuses et les réinjecter dans les circuits bancaires , non ?

    Alors , quand prennent-ils le moindre risque ?

  8. 2 points à ne pas oublier, vu le montant de vente de notre cher traders de city :

    – çà me rappel l’affaire kerviel, où sont les gardes fou interne aux banques avec les restrictions par trader ?
    – Vu le montant de l’ordre de vente, çà sent très fort un vente à découvert « nue »

    1. Ce n’est pas « évident »…

      Le hft peut être lui-même « auto-réalisateur ». Car il calcule en fonction d’un ou plusieurs cours et, s’ils sont à la baisse, va privilégier la revente, entrainant ses copains HFT. Les ordinateurs FONT CE QU’ON LEUR DEMANDE.
      Dans le cas contraire, voir gogolemaps option de recherche : asile.

      Comme dit P.Jorion, la question à se poser est surtout : pourquoi la chute a été stoppée.

  9. Vendredi 7 mai 2010 :

    Les Etats d’Europe du sud voient les taux d’intérêt de leurs emprunts exploser.

    Les taux d’intérêt atteignent des niveaux inimaginables.

    Regardez ces chiffres ahurissants :

    Si l’Irlande voulait emprunter à 10 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de 5,91 %.

    Graphique

    Si l’Irlande voulait emprunter à 2 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de 4,37 %.

    Graphique

    Si le Portugal voulait emprunter à 10 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 6,29 %.

    Graphique

    Si le Portugal voulait emprunter à 2 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 5,88 %.

    Graphique

    Si la Grèce voulait emprunter à 10 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de …
    12,43 %.

    Graphique

    Si la Grèce voulait emprunter à 2 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de …
    18,73 %.

    Graphique

  10. Cher François, Cher Paul,
    Quelle chance nous avons de vous avoir tous les deux!
    Paul et ses analyses si élaborées et aux accents prophétiques.
    François qui nous immerge dans la nature épique des évènements, qui en extrait déjà la dimension historique!
    Magistrale cette chronique François, une fois de plus!
    Merci!

  11. Mme Merkel : » la politique doit retrouver la primauté sur les marchés « .

    Mme Lagarde ( la voix de son maître) : « Tirons les enseignements de la crise grecque … »

    Il paraît que gouverner c’est prévoir .

    A lire ces déclarations on mesure combien ces élus sont en fait à ce point imprègnés de la primauté du marché ( à défaut d’avoir en fait été élus par celui ci ), qu’ils en sont incapables de critique et d’anticipation .

    « Doit » … »Tirons … » Oui bien , fais le ( on s’étonne même que ça ne soit pas déjà fait ) !!!…comme pourrait le dire un psychiatre .

    Mais le plus simple est sans doute d’abord de virer ce beau monde .

  12. Consternant.
    Ces « Gens » à Wall street et ailleurs :une poignée ! sont-ils sots quelque part ?
    Quoi qu’il en soit,un mini micro-trottoir (TF 1) dans la Cité de Martine Aubry montre que nos Concitoyens ,lesquels sont supposés être ignares etc..par les supposés sots sus cités, sont parfaitement au parfum désormais et de plus ,bien au delà de ce que proférent les saints oracles des châteaux parisiens.
    J’en ai peur pour la violence qui peut s’en suivre.
    Mais là aussi nos « exégétes » élus et en poste paraissent insensés.
    A ce stade ,j’ai envie de dire à Monsieur Jorion,à F. Leclerc :
    désormais,sur tous les modes de communication,télé et autres, criez leur les vérités qu’ils ne voient ni n’entendent.

  13. La dégelée que prennent les bourses se poursuit allègrement. Les taux de chute d’aujourd’hui (3% et plus à Wall Street; 4-5% en Europe; sans parler de l’Extrême-Orient…) ne sont pas piqués des hannetons!

  14. Bonjour à tous

    merci à Paul et François pour leur enseignement.

    La qualité des politiques: il ne faut pas oublier qu’ils ont aussi volontiers créé de l’endettement en achetant les votes à crédit:achat des votes moyennant réductions d’impôts pour les politiciens de droite ,en promettant une distribution de subventions pour ceux de gauche. Pour celà ils ont besoin de banquiers complaisants qui en retour négocient leurs avantages personnels.
    On ne peut donc « refiler tout les marrons » à JC Trichet: son refus du quantitative easing est une façon de dire aux politiciens: assumez vous aussi ce que vous avez semé!
    Croyez vous que les prochaines élections ne verront pas de subornation d’électeurs par répétition des mêmes recettes: pourquoi changer ce qui a si bien marché par le passé?
    Et parce que nous tous avons aussi accepté sinon réclamé ou les réductions ou les subventions, nous sommes tous aussi responsables en tant que citoyens… le fait que la plupart d’entre nous aie vu le rapport de rémunération du travail par rapport au capital sans faire grand chose est un autre problème.
    le bouc c’est toujours l’autre n’est ce pas?
    Il y a, depuis longtemps écrite, une parole traitant d’oeil, de paille et de poutre a réétudier pour le prochain modèle de société.
    Car ce n’est pas une crise financière que nous traversons c’est une crise de modèle de société aussi grave que celle qu’à traversé l’empire soviétique:
    Il est juste je crois de se demander si le capitalisme est n’est pas poussé , cs jours ci, jusqu’à l’extrême de sa logique comme le fut le communisme soviétique.
    N’oublions pas que capitalisme et communisme sont deux termes qui nous viennent de Marx.
    Espérons que la solution des catastrophes sociales à venir ne sera pas une dictature violente.
    Cordialement.

    1. La réalité c’est que la dette des états arrangent le capitalisme :

      première raison : Elle empêche les mouvements sociaux, c’est les aides publiques qui remplacent les augmentations de salaires et empêchent l’explosion sans compter ce surplus de fonctionnaires qui sinon seraient chômeurs.
      L’état n’aurait jamais du se substituer à ces derniers : les capitalistes. Les aides publiques en premier elles aident le capitalisme à rester en place et à presser toujours plus le citron.

      deuxième raison : les dettes des états sont un gigantesque marché, je me demande même si ce n’est pas le principal marché économique aujourd’hui en terme de Chiffre d’affaire.

      Alors maintenant venir crier sur les états, comme ils le font, c’est du cinéma.

      Le festival de Cannes, c’est la semaine prochaine…

  15. Les tensions sur les marchés alimentent la spéculation sur un possible recours de la BCE aux mécanismes exceptionnels qu’elle avait utilisés fin 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers pour prévenir un effondrement du système bancaire européen.

    « Les gens ont de nouveau pratiquement arrêté de se prêter les uns aux autres. Si Lehman était de force 10, nous en sommes à 7 », a déclaré un professionnel du marché monétaire qui a requis l’anonymat.

  16. VIX Explodes As Attempts To Fix Broken Market Fail

    The market is now irreparably broken – if you are trading your own money today, or in the near-future you will lose it, and you can thank the SEC, the NYSE, dark pools, Goldman and all the other « liquidity providers » and market makers. The damage control by the mainstream media has failed. The European bailout has failed. The Nonfarm number was a failure, despite Obama’s attempt to spin it favorably. The entire bear market rally is finally being seen for the sham scam we have said it was from the very algo-manipulated beginning. So is it any surprise that the VIX is now double where it was a few days ago. All those who sold calls on the VIX are getting carried away in bodybags, the only question is whether the decimation there is worse than among the ranks of the carry traders. At this rate the market is likely going to close near the stop limit positions in the 1,050 range, which will push traders over the weekend to take weapons grade doses of Xanax. Alternatively, mutual and pension fund idiot money will simply sell.
    .

    http://www.zerohedge.com/

  17. Que penser de la décision de la BCE qui accepte finalement de prendre en pension la dette souveraine grècque?

  18. Julien, savez-vous de quoi il en retourne concernant l’usage par les banques de l’épargne réglementée? Il semblerait que c’est une question qui fâche et qui a fait bafouiller nos banquiers.

    1. Pour ce qui concerne l’épargne réglementée, les banques ont « en principe » une activité d’intermédiation spécifique : les dépôts collectés sont transférés intégralement à la Caisse des Dépots et Consignations (moins la commission de la banque). Cette dernière affecte la majeure partie de ces sommes à la construction de logements sociaux.

      A quel moment dans la vidéo cela est-il évoqué?

    2. On leur rappelle la question plusieurs fois. Mais plus particulièrement à partir de 02:22:00. Les réponses me semblent très évasives.

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