L’actualité de la crise: banques qui rient, banques qui pleurent, par François Leclerc

Billet invité.

BANQUES QUI RIENT, BANQUES QUI PLEURENT

C’est en passe d’être réalisé : une loi de régulation financière va être dans les semaines à venir promulguée par Barack Obama, après un rapprochement des textes successivement adoptés par la Chambre des représentants et du Sénat qui va permettre d’encore en édulcorer l’ensemble. Les mégabanques ont d’ores et déjà remporté aux Etats-Unis une écrasante victoire dont elles entendent se prévaloir, dans le monde entier, afin de poursuivre leurs jeux délétères. Il n’y a pas à tergiverser, mais à s’interroger sur ses conséquences.

Avec l’appui de l’administration – en dépit de quelques batailles menées par des agences de régulation et d’escarmouches à portée limitée – et avec le soutien qui ne s’est pas démenti, sauf à l’occasion d’alertes qui n’ont pas duré, d’un Congrès miné par le lobbying et la corruption, les mégabanques viennent d’illustrer le fameux « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». La gloire n’était qu’accessoire, elles se contenteront de la victoire. Seuls quelques élus auront tenté de sauver l’honneur, sans succès.

Durant ces mois de travail législatif, Barack Obama n’aura cessé de mettre en scène son courroux et sa détermination pour masquer qu’il n’entendait pas mettre la bride sur le cou au capitalisme financier dont il est en réalité, avec son administration, partie largement prenante. Justifiant l’utilisation du concept d’oligarchie pour qualifier le pouvoir qu’il représente, certains préférant le terme de ploutocratie.

Le sort réservé à la réforme du trading des produits dérivés est symbolique, illustrant à lui seul la faible portée de la loi qui se prépare. Pour s’en assurer, il suffit de se pencher sur les termes du débat qui va avoir lieu dans la discrète enceinte de la conférence réunissant les représentants du Sénat et de la Chambre des représentants. D’un côté, des dispositions présentées comme dures visent à imposer aux banques bénéficiant d’une garantie fédérale la constitution d’une filiale afin de gérer leur activité produits dérivés, rejetant de fait celle-ci dans l’économie de l’ombre; de l’autre il est revendiqué la suppression de cette intolérable mesure, la légalité formelle étant considérée comme préférable à la poursuite la tête haute de ces activités oligopolistiques hautement rentables et risquées. Ciment d’un royaume sur lequel règnent le haut du pavé des mégabanques : Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank, Credit Suisse, Citigroup, Wells Fargo, BNP Paribas, JP Morgan… Des noms qu’il faut retenir, puisque ce sont ceux des puissances à côté desquelles les Etats plient.

Le chemin emprunté par les réformateurs pour tenter de réguler les produits dérivés, ou pour limiter les dégâts en séparant les activités, a depuis le début illustré leur échec annoncé. Au lieu de fermer les salles du casino et d’interdire certains produits financiers, ils ont prétendu en rejeter l’usage hors du cercle considéré comme convenable de l’activité financière, la laissant aux voyous réfugiés dans l’ombre des paradis fiscaux de l’extraterritorialité. Avec comme unique résultat de prétendre les couper de toutes aides légales, comme si leur inévitable effondrement ne rejaillirait pas sur les maisons mères, impliquant de les sauver encore une fois. Au final, ils n’auront même pas gain de cause, l’amendement scélérat allant passer à la trappe, le commerce des produits dérivés retrouvant droit de cité, pour le meilleur de la finance et le pire de la société.

Barney Franck, le président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants, vient de siffler la fin de la récréation. La réglementation Volcker prévue par le Sénat est, dit-il, suffisante. D’autant qu’elle a subi une cure d’amaigrissement conséquente à l’occasion de son adoption par le Sénat, les représentants l’ayant ignorée car elle est survenue trop tard. Le régulateur est désormais chargé d’en définir les modalités d’application, ce qui n’augure rien de strict et au contraire de prévisibles accommodements. Ce marché, estimé aujourd’hui à 615.000 milliards de dollars, dégagerait selon les spécialistes de loin la plus importante contribution aux revenus des mégabanques.

La fête est toutefois gâchée, car simultanément de sombres nuages s’accumulent, sonnant de toute part l’alerte dans le système bancaire mondial. Les éléments d’une nouvelle crise systémique se mettant en place. Perturbant une politique de communication consacrée à la crise de la dette publique et impliquant que le pompier en chef sorte à nouveau de sa caserne. En deux jours à partir d’aujourd’hui, Tim Geithner va rencontrer George Osborne et Wolfgang Schäuble, ses homologues britannique et allemand, ainsi que Mervyn King et Jean-Claude Trichet, les boss de la Banque d’Angleterre et de la BCE.

Rien ne va plus, ni sur le marché interbancaire, ni sur le marché obligataire, pas plus que sur celui des CDS sur la dette bancaire. Tous les taux et les indices continuent de grimper ou de s’élargir, comme autant d’inquiétants signes annonciateurs des dangers qui assaillent à nouveau le système bancaire.

Le Libor à trois mois, qui évalue le taux auquel les banques se prêtent entre elles, s’élève pour progressivement retrouver un niveau de crise. Il a doublé en un an, entraînant derrière lui à la hausse 360.000 milliards de dollars de prêts de toute nature qui sont indexés sur lui. Les banques, même les plus prestigieuses, voient les taux qu’elles doivent consentir pour emprunter sur le marché obligataire également monter, devenus de même niveau que ceux que des entreprises. Les CDS sur la dette bancaire ont atteint leur plus haut niveau depuis 10 mois. Enfin, l’écart entre les taux des swaps à deux ans et les taux obligataires de la dette publique à maturité identique, intitulé swap spreads et considéré comme un indicateur performant, s’est considérablement élargi, signifiant que les investisseurs cherchent refuge sur le marché de la dette souveraine.

Quelle est l’origine de la montée de ces périls ? La situation européenne en est dans l’immédiat le catalyseur. En conséquence, les investisseurs (pour ne pas dire les marchés) dégradent comme on le voit les banques, avant même que les agences de notation ne le fassent, craignant pour la solvabilité du marché obligataire européen et la diminution des marges bancaires si les mesures de régulation qui y sont prônées sont appliquées.

Selon l’Independant Credit View, une agence de notation Suisse, le système bancaire européen devrait faire face fin 2011 à un besoin en capitaux estimé à plus de 1.500 milliards de dollars, au terme de calculs reposant sur des hypothèses explicitées et revendiquées. Une situation impliquant nécessairement un sauvetage public et permettant de mieux apprécier la forte et préoccupante incidence de la montée des taux obligataires. L’agence confirme par ailleurs que les banques allemandes et françaises sont les plus exposées au risque, ce qui n’est pas une nouveauté.

Les Américains craignent les effets sur leurs propres banques de cette situation européenne tendue qui pourrait déraper, en raison de leur exposition au risque. D’autant qu’une enquête menée par la SEC, que le Wall Street Journal vient d’évoquer, montre comment les mégabanques américaines, en particulier les 18 d’entre elles qui ont le statut de primary dealers (ayant un accès direct aux guichets de la Fed) trichent pour se présenter à chaque fin de trimestre sous leur meilleur jour. Dans l’obligation de publier des résultats trimestriels, elles évacuent systématiquement à cette occasion de leur bilan – par une manoeuvre similaire au maintenant fameux Repo 105 S utilisé autrefois par Lehman Brothers – une partie estimée à 42% de leur endettement à court terme par rapport aux pics de celui-ci sur la période, afin d’améliorer leur ratio. Ce n’est rien d’autre qu’une manipulation de leurs bilans, la SEC étudie des normes plus strictes de publication des résultats. Bank of America, Citi et Deutsche Bank seraient particulièrement sur la sellette, d’après le Journal, montrant que certaines mégabanques européennes ont vite appris de leurs grandes soeurs américaines.

Une toute autre approche est rapportée par le Financial Times, qui fait état de la réserve que les investisseurs asiatiques, Chinois ou Japonais pour les plus importants, sont en train d’adopter vis à vis du marché obligataire européen. Gillian Tett, pour expliquer celle-ci, établit une éclairante comparaison entre les CDO (collateralized debt obligation) de triste mémoire et la dette souveraine des pays de la zone euro. Les uns et les autres, selon cette analyse qui serait selon elle partagée par ces investisseurs, sont une même manière de masquer derrière une apparence flatteuse un mélange détonnant de valeurs de plus ou moins bonnes qualités, certaines franchement mauvaises. Or, la solidité de la zone euro est maintenant en question…

Ces éclairages confirment bien que la situation du système bancaire continue d’être le problème numéro un, non résolu, la problématique de la dette publique ne tenant en réalité qu’une place secondaire au sein de la crise générale, exacerbée par la crainte qu’ont les banques de voir leur accès au marché obligataire devenir de plus en plus coûteux.

La question est alors posée de savoir de quelle marge de manoeuvre les Européens disposent. Ce n’est pas sans raison que Tim Geithner a inclus sur son agenda des rendez-vous avec les responsables des banques centrales, car c’est eux qui possèdent, de son point de vue, les clés de la situation.

Ainsi, on sait que la BCE a déjà acheté pour successivement 16,5 et 10 milliards d’euros d’obligations d’Etat les deux semaines qui viennent de s’écouler. Jusqu’où devra-t-elle aller, sachant que la dette cumulée de la Grèce, de l’Espagne du Portugal et de l’Irlande est estimée à 2.400 milliards d’euros ? Le montant de 600 milliards d’euros est déjà avancé. La BoE, quant à elle, pourrait reprendre ses acquisitions de la dette souveraine britannique, qu’elle n’a d’ailleurs que supendues.

La BCE, enfin, pourrait abaisser encore son principal taux directeur, figé à 1% depuis le début de la crise, dans l’espoir de diminuer le risque d’une dépression généralisée en Europe. Car les Américains ont besoin de la croissance européenne pour que la leur prenne corps, facilitant la diminution de leur énorme impasse budgétaire.

Vaste programme, rebondissement de la crise qui n’y figurait pas. Demain sera un autre jour.

Partager :

92 réflexions sur « L’actualité de la crise: banques qui rient, banques qui pleurent, par François Leclerc »

  1. REG / FIN quasi enterrée comme vous le démontrez bien, dont ‘l’esprit’ est souligne par ce post du blog de Simon Johnson

    Regulation versus structural change

    Ceci dit, le résultat de fait résultant en une impossibilité de fait de réformer le système international, avant les propos de Tim Geithner sur les ‘stress-tests’, plusieurs analystes outre-manche,dont W.Münchau, ont de nouveau souligné récemment les problèmes du système bancaire européen ( certains commentateurs américains incluant la France dans leur analyse du retard pris
    par l’Europe en matière de provisions ) rappelant l’estimation de la BAFIN début 2009 sur les 800 mds de provisions auxquelles feraient face les banques allemandes-un tiers du PIB allemand- ceci avant que Sheila Bair n’émette publiquement ses doutes en début de semaine, et que ne soient de nouveau sur-médiatisés les problèmes des ‘cajas’ espagnoles

    FDIC’s Bair says Europe should make banks hold more capital
    L’un des experts du thinktank Breugel considère que l’inaction européenne en matière bancaire devient de plus en plus en couteuse EU inaction on banks grows ever costlier
    L’AFM semble aller dans le meme sens: « Pour progresser dans ses efforts, le leitmotiv de l’AMF est la nécessité d’une harmonisation à l’échelle européenne »
    http://www.boursier.com/vals/ALL/pour-l-amf-l-horizon-reste-menacant-eco-2342.htm"
    Pour l'AFM, l'horizon reste menaçant
    En dehors de la chimérique ‘taxe financière’, y-a-t-il selon vous une probabilité d’une telle réforme
    au niveau européen ?

    1. C’est tout la question de la dynamique de la crise que vous évoquez là.

      A voir la discussion engagée à propos d’une taxation des banques en Europe, on observe la diversité des réactions. Depuis les Allemands qui en ont fait une loi, aux Anglais dont c’est une promesse électorale mais qui veulent se servir de son produit pour diminuer la dette actuelle (sans évoquer de montant), aux Français qui n’y sont pas favorables sans vouloir le dire ouvertement.

      Mais il y a un moteur, c’est celui de l’impasse dans lequel ces gouvernements se découvrent. C’est de toute évidence ce qui anime les Allemands, qu’en sera-t-il pour les autres ? Si Berlin fait cavalier seul, c’est que les Allemands craignent l’enlisement de leurs propositions dans des discussions communautaires (et que leur opposition le réclame).

    2. Merci François pour ces éclaircissements: Pour lire la presse allemande, il me semblait que Herr Scháuble avait pris pour position d’attendre le G20 et déclare publiquement qu’il considère
      qu’il y a peu de chances que sa proposition soit acceptée; par ailleurs disparition totale des
      deux projets de réforme bancaire allemande, l’un en provenance du ministère des Finances,l’autre
      conçu par la Bundesbank; en dehors du souvenir que l’AFB locale s’y était vivement opposé en fin d’année dernière, des propos de J. Ackermann, tenus aujourd’hui lors de l’A.G de la Deutsche Bank,il semble qu’il ‘y soit favorable.
      Maintenant on apprend via un article
      US Treasury Secretary calls for European action as EU is divided over bank reforms

      que Michel Barnier, commissaire à la Concurrence, ‘Internal Markets commisisoner’ a dévoilé hier un projet de taxe sur les actifs, créances et bénéfices du secteur financier , qui serait appliquée dans les 27 pays..
      Sans nier les qualités de Michel Barnier, 1) un projet de taxe bancaire n’est pas à priori une réforme bancaire 2) ce n’est pas son territoire de compétences.
      Pour reprendre une expression de Willem Buiter, il est minuit moins cinq sur un problème qui,amha, plombe l’Europe. Nos amis les bankters ont du arreter les pendules…

  2. Je trouve cet article approximatif. Sans nier la situation de crise dans laquelle nous sommes plongé, l’auteur fait preuve d’un pessimisme extrême. La source des données est également a remettre en cause. On a l’impression que c’est un condensé de tous les Cassandres du Monde entier qui mettent en ligne toutes leurs évaluations basées sur des modèles propres. A trop vouloir assombrir l’horizon, on est amené à exagérer, voir fausser certaines données.
    Je pense que l’auteur de cet article est sur cette pente glissante: affoler de plus en plus, pour attirer de plus en plus de lecteurs …

    « Selon l’Independant Credit View, une agence de notation Suisse, le système bancaire européen devrait faire face fin 2011 à un besoin en capitaux estimé à plus de 1.500 milliards de dollars, au terme de calculs reposant sur des hypothèses explicitées et revendiquées » ???!!!!???

    1. Je ne surcharge pas mes papiers par des références, que je donne toujours sur demande.

      Je vous suggère de lire cette dépêche de John Glover, en poste à Londres pour Bloomberg.

      http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=ayMh7QbM3p14

      Quant à la complaisance que je mettrais à jouer les Cassandres, faites donc un saut en arrière et consultez mes papiers précédents, en utilisant le moteur de recherche du blog (tapez Leclerc). Vous pourrez vérifier si j’ai, ou non, prédit des rebondissements qui ne se sont pas produits.

      Quant à affoler les lecteurs et chercher ainsi de l’audience, je vous laisse votre commentaire.

    2. @ Flouze
      Pour reprendre vos propos, il me semble que vous êtes sur la « pente glissante » du procès d’intention. Une grande partie des sources utilisées par François, que vous qualifiez de « Cassandres du Monde entier » se nomment Financial Times, Wall Street Journal, Bloomberg, etc. Libre à vous de remettre en cause ses sources, mais il faudrait préciser pourquoi.

      Quant à une volonté délibérée de catastrophisme à des fins utilitaires, vous vous méprenez sur la nature du blog : il s’agît d’un espace par le biais duquel Paul Jorion propose aux lecteurs des réflexions qui viennent être enrichies par les contributions des commentateurs. Par conséquent, on appelle un chat un chat, car il n’y a pas d’autres enjeux que la contribution intellectuelle au débat. Ceux qui cherchent – c’est compréhensible – des discours rassurants sur les événements qui se déroulent ont tout le loisir d’allumer la télévision ou d’écouter les discours de nos dirigeants.

      Si l’audience du blog se porte bien, c’est essentiellement parce qu’un nombre croissant de personnes rejette la méthode Coué. Ni plus ni moins.

    3. Chers François et julien,
      Ne vous méprennez pas. Je suis un lecteur assidu de ce blog. J’y apprécie les informations financières (surtout depuis que je ne dispose plus d’un bloomberg). Cela me permet d’approfondir ma connaissance de l’actualité financière (je considère que les médias en général ont tendance à trop simplifier)
      Mon propos visait plutôt à souligner qu’il ne faut pas trop prendre pour argent comptant toutes les analyses publiées ici ou là sur la toile. J’ai pris l’exemple de l’independent Credit View, cité dans l’article. Quelle est leur crédibilité ? (peut etre est ce du au fait que je me méfie un peu des suisses que je ù’en prends à eux!)
      Ensuite, leur étude parle du besoin de financement des banques au niveau mondial (vous dites que ce sont les banques européennes uniquement, ce qui a tendance à faire peur)
      Enfin, quelle est la raison de ce besoin de financement? Provisionnement de pertes encore à venir ou refinancement dû aux changements attendus en matière de régulation financière (uniquement du tier 1 et essentiellemnt constitué d’actions) ? Ou les deux? mais dans quelle proportion. Quand bien même , rien n’est encore arrêté en matière de régulation!
      Ceci dit, encore une fois, j’apprécie fortement vos écrits et commentaires. Mon propos visait seulement à suggérer d’éviter de prendre pour argent comptant nombre d’affirmations circulant sur le net. Bon nombre d’acteurs ont intérêt à propager voir amplifier la panique. Je n’ai rien contre le marché (nous sommes tous un peu le marché, avec notre compte en banque et notre portfeuille d’action ou de sicav(si tu n’as pas de portefeuille d’actions à 50 ans, tu as raté ta vie)). Ce que je n’apprécie pas, ce sont les rumeurs qui ont tendance à se propager comme une trainée de poudre; La plus scandaleuse ces derniers temps était celle faisant référence à une demande de l’espagne d’une ligne de credit de 280 Milliards € auprès du FMI.
      Je suis néanmoins conscient que la situation est très critique et que les forces qui s’opposent actuellement détermineront notre destin

    4. Flouze…
      Je VOUS cite : « les forces qui s’opposent actuellement détermineront notre destin »
      Le votre, ou celui de votre « portefeuille »…???

      Je ne suis pas pauvre, ayant quelques facilités à gagner de l’argent. Mais il me semble que vous êtes bien ancré dans le système qui vous et nous berce de douces illusions et d’agressive propagande.

      Pour ceux qui se révoltent contre la corruption de l’argent que j’ai constaté, ou contre cette suite ininterrompue de mensonges distillés par les massmédia, la finalité du combat est la même : retrouver une certaine dignité.

    5. Flouze 17:34

      J’ai 57 ans, toutes mes dents, mais point de sicav ni d’actions et encore moins de rolex, que celà vous déplaise me conforte dans mes choix de vie.

      N’ayant rien à perdre, mes nuits sont sereines, qui dort dine….l’argent n’est que superflu.

  3. The study compared estimated capital needs for the end of 2011 with capital ratios reported at the end of last year. The analysts took into account the banks’ earnings estimates for this year and next, forecasts for loan and provisions growth as well as an increase in the tangible common equity ratio to 10 percent from the average of 9 percent at the end of December.

    Voilà ce qu’a écrit à propos de cette étude Elena Logutenkova, journaliste de Bloomberg, qui repose sur l’analyse de 58 grandes banques. Contrairement à ce que John Glover a le lendemain laissé supposer dans sa propre dépêche qui reprenait l’information, il ne s’agissait donc pas uniquement de banques européennes. Dont acte.

    Il s’agit nécessairement, donc, d’une estimation, mais elle donne la mesure des problèmes du système bancaire.

    Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’en rajouter, comme on dit. Depuis le début de cette crise nous allons de surprise en surprise en raison de l’ampleur de ce que nous apprenons. Avec l’inévitable et nécessaire sentiment que nous ne connaissons qu’une partie de la réalité. Mais avec aussi celui que nous en savons assez pour comprendre l’essentiel des mécanismes du système.

    Cela n’empêche pas de rester au plus près des sources d’information faisant référence.

Les commentaires sont fermés.