L’actualité de la crise: vite à l’étape suivante ! par François Leclerc

Billet invité.

VITE A L’ÉTAPE SUIVANTE !

Au menu d’aujourd’hui jeudi : énième sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement ! On sait déjà qu’ils aborderont de nouveau la même lancinante question sans intérêt, puisque leurs débats semblent se résumer à cela : quel axe de communication vont-ils privilégier ?

Comment vont-ils tenter d’illustrer leur contrôle d’une situation qu’ils ne maîtrisent pas afin de présenter un front uni de façade ? Jusqu’où vont-ils aller dans l’affirmation aveugle de la seule désastreuse politique d’austérité qu’ils parviennent à énoncer et à laquelle ils se raccrochent ? Avec quelle emphase vont-ils se réfugier derrière une pseudo-gouvernance économique masquant une absence de stratégie ? Quelle va bien pouvoir être, à ce sujet, la crédibilité de la stratégie 2020 pour la croissance économique et la création d’emplois, qui va en catimini succéder à la précédente, la fameuse stratégie de Lisbonne restée lettre morte ? En vertu de quel déni vont-ils continuer d’affirmer que l’Espagne n’est le sujet d’aucune inquiétude de leur part, et jusqu’à quand vont-ils pouvoir tenir cette fiction ? La discipline, ce nouveau mot magique, va faire son entrée en fanfare, mais elle ne se prépare pas pour autant à être respectée.

Deux petits rappels : 23 pays sur 27 sont désormais sous le coup d’une procédure pour déficit excessif initiée par Bruxelles, et la liste va encore s’allonger. Ne serait-il pas temps de s’interroger sur la règle plutôt que de tenter de faire rentrer des ronds dans des carrés ? Le marché obligataire continue de se tendre là où cela fait mal, en Espagne et au Portugal. Avec pour conséquence de placer la BCE devant la décision politiquement scabreuse de poursuivre et d’accroître ses achats de dette souveraine, ne suscitant comme réponse officielle et publique qu’une nouvelle demande à ces pays de prendre des mesures d’austérité accrues.

Devant un tel afflux de questions, d’incertitudes et d’absurdités, ne vaudrait-il pas mieux se résoudre à rédiger par avance le compte-rendu de ce sommet, à la manière des communiqués finaux bouclés avant que ne débutent les réunions ?

Le sujet des stress-tests des banques devrait finalement émerger, sous l’impulsion des Espagnols qui jouent leur va-tout en réclamant une opération vérité sur leurs banques, car la poursuite des rumeurs serait encore plus destructrice que la publication des résultats de ces tests (qui peuvent être enjolivés). Tardivement, les Allemands se sont au bout du compte ralliés à cette idée, craignant d’abord la révélation de l’état réel de leur système bancaire et le contre coup de la réaction des marchés, si des mesures concrètes et impopulaires d’aide n’étaient pas ensuite mises en vigueur. La parole est désormais à ceux qui ne se sont pas prononcés !

Par ce biais, la dette privée se rappelle aux mauvais souvenirs, alors que l’austérité et la lutte contre le déficit public restent la ligne officielle que l’on martèle pour escamoter la première.

Deuxième pilier de ce semblant de politique, après l’austérité érigée en valeur cardinale, les gouvernements européens ne savent plus quoi inventer pour conjurer le mauvais sort, en d’autres termes calmer les marchés. Comme si ceux-ci étaient irrationnels, une appréciation trompeuse qui ne fait qu’illustrer le refus complice d’affronter leur rationalité dévastatrice ! Jean-Claude Junker, chef de file de l’Eurogroup, vient de clairement exprimer le puéril agacement des dirigeants européens, en s’exclamant à propos de la dégradation de la note de la Grèce, que « les marchés s’apercevraient dans quelque temps qu’ils ont eu tort », faisant une entorse au catéchisme libéral. Dans l’erreur, car ils battent en brèche les malhabiles tentatives de colmatage.

Une remarque dans la même veine que le projet d’agence de notation européenne, illusoire tentative des gouvernements de mettre les marchés de leur côté ou de les berner. Michel Barnier se dépêche avec lenteur sur ce dossier, placé devant un dilemme : comment cette agence pourra-t-elle être crédible aux yeux des marchés et remplir la mission qui lui est confiée, en raison même de celle-ci ?

De Bruxelles, on entend également des échos de la préparation de mesures européennes de régulation financière, prenant tardivement la suite des décisions américaines sur ce chapitre et n’offrant comme perspective peu encourageante que de devoir remonter le courant. Le risque est fort – même avec des propositions limitées – de heurter de plein fouet les intérêts des Britanniques, qui s’y opposeront résolument. Un rapport et des propositions sont annoncés pour l’automne par Michel Barnier, le commissaire en charge.

En attendant, le dossier de la taxe bancaire continue d’être agité, dans la perspective d’un G20 la semaine prochaine, où il a toutes les chances d’être enterré. Avec pour conséquence de laisser les Européens devant le choix de faire cavaliers seuls – et d’instaurer selon les banques un désavantage compétitif avec leurs consoeurs et concurrentes américaines – ou bien d’en faire autant à leur tour. Seuls les Britanniques ont choisi de poursuivre l’application de la loi adoptée sous le précédent gouvernement. Tout va être question de mesure dans cette affaire, c’est à dire d’assiette et de taux, une fois le principe proclamé haut et fort pour la galerie.

Ce n’est décidément plus à ce niveau des chefs d’Etat et de gouvernement que sont prises les vrais décisions. Une deuxième ligne pour l’instant plus solide est déjà à l’oeuvre, constituée par les banques centrales qui jouent aujourd’hui un rôle prépondérant tant qu’elles ne seront pas à leur tour dépassées. Contrairement à la doctrine et à l’espoir que manifestent encore ses tenants de les faire retrouver leurs leviers monétaires aujourd’hui inopérants, leurs nouvelles responsabilités ne sont pas provisoires mais tendent à s’installer, faisant fonctionner vaille que vaille et en crabe un système financier toujours incapable de retrouver seul son assise.

Depuis les deux grands pôles financiers que sont Washington et Londres, les banques centrales voient actuellement leurs prérogatives très renforcées, accroissant l’ambiguïté de leurs relations avec un système dont elle font partie tout en acquérant la mission de le réguler. Dissimulant sous le voile de leur indépendance la réalité de leurs arbitrages. Loin des projecteurs et caméras qu’affectionnent ceux qui, de temps en temps, ont encore des comptes à rendre.

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183 réflexions sur « L’actualité de la crise: vite à l’étape suivante ! par François Leclerc »

  1. Suggestion :

    Lire l’excellent papier en syndication de Wolfgang Munchau, éditorialiste du Financial Times, qui démonte la crise européenne en montrant que son coeur est la crise bancaire. Et qui donne à la réaction des marchés toute sa rationalité (ce qui ne signifie pas la qualité de ses résultats !)

    http://www.eurointelligence.com/index.php?id=581&tx_ttnews%5Btt_news%5D=2826&tx_ttnews%5BbackPid%5D=901&cHash=a53e046a43

    (pour les anglophones)

    1. Bonjour M. Leclerc,

      Merci pour vos articles.

      Le lien ci-dessus ne m’affiche pour tout article que ceci : « no news_id given »…

      Ai-je fait une erreur ?

      Cordialement,

    2. L’opacité de l’Europe face à ces banques est encore pire qu’au USA. L’Allemagne a crée la Soffin, bad bank qui essaie pour 480 milliards d’euros de renflouer les banques germaniques…
      En France c’est la totale opacité. On a droit à cette pantalonade qu’est le procés Kerviel. Bien entendu que Natixis, Caisse d’Epargne et Banques populaires auraient du entre en faillite…Mais l’Etat par des prcédés tortueux a renfloué ces banques..
      La f

    3. Pour info, la bad bank allemande ce trouve ici:
      http://www.soffin.de/de/index.html
      Messieurs les journalistes, informez vous et lisez…

      Aprés ça la fiction de la bonne santé des banques européennes ça fait bien rigoler…
      En Europe on titrise, comme aux USA:
      Banque Peugeot Finance:
      http://www.banquepsafinance.com/

      Lisez…

      PSA finance est un holding se trouvant dans des paradis fiscaux, Londres, Malte, rachat d’AIG Russie (L’assureur US en faillite puis redressé à coup de centaines de milliards de dollars) …
      En plus PSA Finance va emettre des bons pour 1 milliards d’euros…
      Visiblement ça n’a pas l’air d’aller fort….

    4. Il a écrit aujourd’hui un article « Pourquoi la crise continuera » :
      « Whatever the Europeans try to do to alleviate the crisis, it does not work« . Des termes que l’on a lus souvent sur ce blog, preuves à l’appui.

      Intéressant aussi de savoir qu’il a été consulté par le parlement allemand, ce mercredi, à propos de la future loi d’interdiction des achats à découvert:
      http://www.ftd.de/politik/deutschland/:kolumne-wolfgang-muenchau-ungedeckter-populismus/50128436.html (en allemand, hélas)
      Il reproche aux conseillers du ministère allemand des finances de ne rien y comprendre en voulant interdire tous les achats à découvert, alors que seuls les achats à découvert de CDS sont dangereux. Il leur recommande de discuter d’abord avez les partenaires européens.
      Il laisse même entendre que la loi aurait pour but non pas de résoudre le problème, mais « de calmer les masses », Mme Merkel ayant vu sa cote de popularité tomber très bas, à la suite de l’annonce de coupes sombres dans les budgets sociaux.

    5. Je peux vous dire que les banques ne prêtent pas aux entreprises, que les bilans 2009 qui remontent ne sont pas bons et que déjà maintenir les lignes en place tient de leur part du miracle.
      Toutes les campagnes de crédit ne sont que du vent, il n’y a rien derrière, nothing.
      Donc je ne peux pas croire un seul instant nos politiques, rien ne va plus.
      Messieurs, faîtes vos jeux qu’est ce qui va céder en premier ?

    6. @liervol
      Je confirme pour les lignes de crédit, en tout cas pour moi.
      Warrant réduit de 30% pour l’exploitation et débrouille toi pour financer l’année avec ça! Ou vends des terrains à bâtir.. Ça tombe bien ma caisse de crédit agricole fait un peu dans l’immobilier, il suffit quasiment de changer de guichet!

    1. Cette vidéo d’inspiration libertarienne est un canular et a déjà été postée sur un autre fil de discussion. Les deux protagonistes parlent en réalité de tout a fait autre chose. C’est de la propagande.

    2. Le professeur en question est en fait un descendant des huns qui se sont arrêtés à la mer entre Douarnenez et Guérande, en passant par Vannes (plus précisément de Grosse-Vannes).

    3. l’économiste KOUIN ÀMAN, ça vous a pas un peu titillé les neurones ou les glandes salivaires? Z’auriez préféré Dr CHOU CHEN?

    4. La traduction des propos réellement tenus par les deux protagonistes se trouve
      dans le fil des commentaires du précédent billet de François Leclerc, 17 juin 00:45

      Je confirme, les sous-titres en français sont mensongers. L’intention est malveillante.

    5. C’est visiblement un faux.

      Rappelez vous Les Protocoles des Sages de Sion, le faux le plus dramatiquement célèbre de l’histoire.

      Je m’interroge sur le fait que déjà deux lecteurs de Jorion, Leclerc et d’autres l’aient introduite sur le blog.

    6. @ Marlowe

      Rassurez-vous, nous sommes vigilants : le procédé ayant été dénoncé (ce qu’il convient de faire), elle ne passera plus.

    7. @ HW
      Si, si, c’est un euphémisme si vous préférez, les libertariens étant positionnés à l’extrême droite de l’échiquier politique.

    8. je ne suis pas sûr que l’on puisse découper les choses aussi facilement, et si les libertariens sont des racistes que dire des ultra-libéraux qui eux exterminent les pauvres sans distinction de couleur. les libertariens sont avant tout contre toute forme d’état, leur extrémisme concernant surtout la propriété privée. mais c’est vrai qu’ici on est en europe et certaines choses ne se disent pas…

      la vidéo pour ma part ne me semble absolument pas exagérée, et j’ai souvenir que pas mal de gens tiennent un tel discours à l’um. oups pas de politique!

    9. @ Methode
      Comme toujours lorsqu’il s’agît de généraliser, la nuance s’impose. Parlons alors de l’idéologie libertarienne et du projet politique qui la sous-tend plutôt. Dans ce cas précis, oui on peut affirmer qu’il s’agît d’une idéologie d’extrême-droite.

    10. @ julien alexandre

      le sujet m’intéresse, je suis avec assez d’attention l’évolution du mouvement tea party et plus particulièrement les idées de ron paul. pourriez vous indiquer brièvement si c’est hors sujet, quelle est votre opinion sur l’homme (ou son fils rand) ainsi que sur leurs discours?

      cordialement

    11. @ Methode
      Ron Paul est contre l’impôt, contre le droit du sol, plus ou moins pour la peine de mort, pour les armes à feu, contre l’IVG, etc.
      Il a l’intelligence de masquer le radicalisme de ses opinions d’extrême-droite derrière un populisme lisse de rigueur. Il n’en est que plus dangereux.

    12. Mille excuses pour vous avoir entrainé dans ce canular…..

      Toutefois il a entrainé des réactions intéressantes que j’ai lues avec intérêt !

    13. L’économie domestique enseignée à des benêts et chez nous ce genre de discourt ça s’appelle tout bonnement du poujadisme…..
      On peut dérouler le chapelet
      Les fonctionnaires sont des fénéants.
      les français ne veulent pas travailler
      les français bénéficient de trop de lois sociales
      les riches paient trop d’impôts
      patati et patata …

  2. Bon ça rappelle Juin 40, quand est-ce que le gouvernement au complet va se réfugier à Bordeaux ???
    Vive la France, une éternelle et indivisible !
    Tiens au fait on pourrait consolider le front nord en annexant la Wallonie, ça pourrait peut-être éviter l’exode vers Bordeaux ?
    Plus prosaïquement on saura ce soir si nous sommes capables de vaincre le Mexique au foot bien entendu!
    Et puis depuis hier, que du bonheur! on sait que grâce à notre gouvernement UMP, on va pouvoir s’épanouir au travail jusqu’à plus d’âge! Merci messieurs, la perspective d’une retraite précoce me stressait gravement, comme beaucoups de français, en particulier ceux qui n’arrivent plus à trouver du travail après 50 ou 55 ans. Mais ce gouvernement se fait fort de leur en trouver, jusqu’à 62 ans, voire 67 ans. Ne riez pas c’est vrai notre président s’est fait élire sur le slogan : « Tout est possible! ». Même de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. On a déjà vu ce que donnait concrètement l’autre slogan « Travailler plus pour gagner plus ! », surtout quand les entreprises n’ont plus de travail à « donner ». Mais on n’est plus à cela près, on est bon public, « We the people » et on fait poliment semblant de croire à toutes ces balivernes. Même qu’on croit que c’est parce que l’on a trop longtemps vécu au dessus de nos moyens, nous les gueux, que les caisses des services sociaux sont dans le rouge, et que les déficits publics explosent. Ceux qui disent que c’est la folie des banquiers et des spéculateurs qui a ruiné les Etats, ce sont vraiment de gros menteurs, car c’est évident les banquiers et les spéculateurs produisent de la richesse et ensuite ça profite à tous le monde, il faut vraiment avoir l’esprit mal tourné pour croire qu’ils sont pour quelque chose dans le marasme économique actuel. Je vous le dis croyez tout ce que l’on vous dit sur les médias officiels et vous serez heureux : comme le cantonier du sketch de Fernand Reynaud, heureux! Dis tonton pourquoi tu tousses ???

    1. Heureusement il nous reste Stéphane Guillon pour nous faire rire sur des sujets plus que sérieux dans un style qui n’aurait pas déplu à Uderzo et Goscinny (la matinale de France Inter de mardi) et Jean-Claude Guillebaud dans son billet du Nouvel Obs « Vite, un humoriste », un authentique bien sur :
      « Jugé sans doute trop bourratif, le débat politique n’est offert sur les ondes qu’avec un accompagnement pimenté de harissa ou de poivre gris, cad de chaude galéjade ».
      Il me semble même avoir entendu au sujet de la dernière réformette parfaitement juste et hyper urgente qu’il fallait « rendre grâce », çà sent les ordres aux ordres, quel désordre.
      Je recommanderais bien au gouvernement d’aller plutôt à Compostelle qu’à Bordeaux, vigneron pourrait nous dire si le vin y est bon aussi.

  3. « Avec pour conséquence de laisser les Européens devant le choix de faire cavaliers seuls – et d’instaurer selon les banques un désavantage compétitif avec leurs consoeurs et concurrentes américaines – ou bien d’en faire autant à leur tour. »

    Désolé, François, je ne comprends pas la fin de la phrase.

    Autrement, merci pour le billet et le lien avec Munchau.

    1. Soit les européens instaurent la taxe bancaire seuls de leur côté, et ils impactent la compétitivité de leurs banques dans le village mondial, soit ils font comme les autres et s’assoient dessus, pour préserver la concurrence libre et non faussée entre établissements bancaires.

  4. La seule solution, certes utopique, pour que les banques n’aient plus aucun pouvoir, est que tout le monde retire son argent des banques… Non ?

    1. « certes utopique » c’est vous qui le dites…
      Que se passe-t-il alors?
      Vous vous retrouvez avec un chèque, des espèces ou un virement…que vous mettez où en attendant qu’une nouvelle monnaie périme vos billets?
      Les banques ferment ..ou pas…et ensuite?
      Who knows?
      La solution consiste à faire l’autruche et ,comme nos chefs bien aimés, attendre la reprise de la consocroissance dans un monde de plus en plus virtuel.
      C’est guignol maintenant.

    2. C’est comique finalement, l’économie souterraine donne de la résilience à l’Espagne, et la mafia renfloue les caisses Italiennes….

      Sans être une solution, le « black » semble être un amortisseur.

    3. Utopique, l’idée que tous retirent leur argent des banques ?

      Ben voyons !
      C’est la meilleur manière de couler les banques qui ne pourront plus prêter aux entreprises comme aux particuliers.
      Les banques font n’importe quoi, c’est vrai. Mais elles ont une fonction essentielle.
      Si les banques font faillite, c’est toute l’économie qui s’effondre. Des tas d’entreprises qui ne pourront payer leurs employés, etc.
      J’ai du mal à comprendre qu’on puisse trouver utile de faire un Banque-run. Faut être fou !

  5. Mais qui sont tous ces gens qui défendent encore le libéralisme, et surtout : pourquoi le font-ils, avec tant d’acharnement, vu ce qu’ils se passe.
    Est-ce juste de la bêtise ? de la corruption ? ou s’accrochent-ils a des idéaux, des rêves, des illusions ? ont-ils raison ?

    On est en plein débat sur le rationalisme. Quelque chose de « beau » sur le papier, dans nos têtes, mais qui ne fonctionne pas dans la pratique. Comment on fait pour « corriger » ? a quel moment on se dit « on s’est trompé », et sur quel sujet ? as-t-on trop fait ou pas assez ?

    Bref,
    A QUI SONT DUES LES MONTAGNES DETTES ?
    POURQUOI LE « SYSTEME » EST ENCORE DEFENDU ?

    1. « Mais qui sont tous ces gens qui défendent encore le libéralisme, et surtout : pourquoi le font-ils, avec tant d’acharnement, vu ce qu’ils se passe. »

      Mais tout simplement parce qu’ils sont en haut du système, qu’ils en profitent donc un maximum, et qu’ils ne se rendent pas compte concrètement des inégalités qu’il créé.

    2. Facile …

      – pour une part c’est nous qui pompons les revenus de nos enfants. Ils n’auront qu’à rembourser nos « dépenses de fonctionnement » … c’est à dire notre style de vie, c’est à dire notre pillage et saccage de leur planète. (Il leur restera nos « investissements » … des milliers de km d’autoroutes … vites désertisées après la hausse vertigineuse du pétrole que nous aurons épuisé. Allez déjà voir les gigantesques villes « vidées et en friche » aux USA !)
      – pour une autre il y a des sur-profiteurs
      – pour une autre encore, notre incapacité à gérer notre société sinon par l’impérialisme militaire : voir les budgets de mort des glorieuses Nations. En les cumulant dans le temps c’est d’autant plus hallucinant. N’envisageons même pas les coûts de reconstruction suite à leurs « services ». Le Pentagone dépassant quasi à lui seul le total des autres avec les nombreux « succès » que l’on connait. (Notamment celui de premier gaspilleur d’énergie du monde … le pire « oil-spilleur »: BP dans le Golfe du Mexique en est tout ridicule mais parfait comme dérivatif).

      Le 20e siècle était celui de l’effondrement européen (de 50% de la richesse mondiale à 33%, mais ça diminue actuellement encore plus rapidement. Au niveau démographique c’est pire, d’autant plus que nos gènes pourrissent depuis longtemps dans les fosses communes de nos guerres suicidaires).

      Le 21e siècle sera celui de la poursuite de cet effondrement mais au niveau occidental (avec quelques exceptions périphériques … Canada, Australie ?).

      Bien trop optimiste si on n’envisage pas de guerres « balkaniques » dans la plus pure tradition de nos glorieuses Nations toujours aussi sourcilleuses à propos de leur « niveau de civilisation ».

      Heureusement il y a la télé-réalité.

    3. La première occasion, c’est le 24 Juin dans la rue, mais il faudra plus, la menace de paralyser l’Etat, pour vaincre la course à la barbarie (de la régression sociale à la destruction de la nature, en passant par les guerres).

    4. @yann
      vous écrivez :
       »Mais tout simplement parce qu’ils sont en haut du système, qu’ils en profitent donc un maximum, et qu’ils ne se rendent pas compte concrètement des inégalités qu’il créé. »

      Je ne suis pas d’accord avec la fin de cette phrase.
      Ceux qui tirent le profit maximum de ce système ont – au contraire- bien conscience des inégalités qu’ils ( et qu’il) créent.

    5. Ceux qui défendent le système ne savent rien faire d’autre et si le capitalisme industriel existe encore, quoique vacillant, c’est uniquement parceque chacun de nous, à sa manière, défend le système.

      Pour certains la prise de conscience de son extrême fragilité actuelle, en dehors de la panique que cette conscience peut générer, permet d’envisager de s’en débarrasser ; il est plus facile de frapper un ennemi à terre qu’un combattant en pleine forme.

      Mais attention : les animaux blessés quand ils sont acculés sont capables de réactions terribles.

    6. @Lambert Francis
      Et le Nigéria, et le Brésil, et, et ……combien d’Exxon Valdez, il n’y a pas que BP :
      Info récente de la 12:15 du Monde qui corrobore une intervention entendue lors d’une matinale de France Culture au sujet du pétrole :
      Depuis cinquante ans et dans le plus grand silence, le pétrole brut se déverse en flots continus et pollue cette région. En comparaison, la catastrophe du golfe du Mexique semble surmédiatisée.
      http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/03/les-marees-noires-oubliees-du-delta-du-niger

      Extraits de la 12:15
      « Il est impossible de mesurer la quantité de pétrole répandu dans le delta du Niger » (secret défense ?)
      WWF et d’autres annoncent autour d’un Exxon Valdez par an
      En 2009, Amnesty International dénonce également ces fuites et les autorités nigérianes ont recensé officiellement plus de 7 000 marées noires entre 1970 et 2000.
      Quand on a pris connaissance des relations passées entre le gouvernement US et les pétroliers on est effaré.
      (publiées dans le Nouvel Obs récemment et dans le Monde). Comme a dit BO : « comme dans un magasin de bonbons »
      Je ne pense pas que les actions individuelles menées par des HEROS et filmées hier soir par YAB « Vu du Ciel » font le poids face à ces lobbies, en partie, il faut le dire, à notre service.

  6. Une traduction française de l’article de Munchau :

    Pourquoi la crise va aller à son terme
    Par: Wolfgang Münchau

    Quoi que les Européens fassent pour remédier à la crise, cela ne fonctionne pas, qu’il s’agisse d’une garantie globale des banques, de la création d’un S.P.V. (instrument de placement à but particulier) de 440 milliards d’euros pour fournir un écran de protection, ou encore de l’annonce, l’un après l’autre, de plans d’austérité. Les écarts sur les taux des obligations souveraines, tout comme les indices des Credit Default Swap, continuent d’augmenter, et le marché monétaire est une fois de plus paralysé.

    Ceci n’était jamais arrivé aux politiciens européens qui, par le passé, ont été capable de s’en sortir avec beaucoup moins d’effort. Une déclaration était généralement suffisante pour rassurer les marchés.

    Que se passe-t-il ?

    Pour commencer, quel que soit le caractère pratique de cette explication, il n’y a pas d’attaque spéculative. Ce qui se passe, c’est que les investisseurs ont pris conscience d’une vérité sur la crise de la dette souveraine européenne, qui était jusqu’à présent profondément enfouie : qu’en réalité, cette crise n’est pas du tout une crise de dette souveraine, mais celle d’un système bancaire extrêmement interdépendant, qui est sur le point de valser en l’air. Il y a une dynamique qui est à l’oeuvre, que les données macroéconomiques ne révèlent pas et que la réponse politique à la crise ne prend pas en compte.

    Les interdépendances sont d’ailleurs plus grandes que ce que l’on avait pu croire par le passé – mais cela ne devrait pas étonner, compte tenu de l’ampleur des déséquilibres des comptes courants dans la zone euro. Dans son dernier Aperçu trimestriel, la Banque des Règlements Internationaux a révélé quelques faits frappants. Les banques allemandes sont exposées à l’Espagne à concurrence de 200 milliards de dollars, à l’Irlande à concurrence de 175 milliards de dollars et à concurrence de 50 milliards de dollars à l’égard de la Grèce et du Portugal. Cela fait une exposition totale, à l’égard des quatre pays, de près de 500 milliards de dollars, soit plus de 20 % du PIB allemand. Les banques françaises sont exposées à concurrence de 250 milliards de dollars vis-à-vis de l’Espagne, de 80 milliards de dollars vis-à-vis de l’Irlande, de 100 milliards de dollars vis-à-vis de la Grèce, et 50 milliards de dollars vis-à-vis du Portugal, soit, ici aussi, près de 500 milliards de dollars d’exposition, soit plus de 25 % du PIB français. L’exposition totale des banques étrangères est supérieure à 1.100 milliards de dollars en ce qui concerne l’Espagne, et de 800 milliards de dollars en ce qui concerne l’Irlande. Mettez les quatre pays ensemble, et vous obtiendrez plus de 2.000 milliards de dollars.

    Ceci étant, je ne prétends pas qu’il y a 2.000 milliards de dollars de mauvaises créances. Je n’ai pas idée de la proportion de créances douteuses. Le problème est que personne ne le sait, les banques pas plus que les autres, ce qui est la raison pour laquelle elles refusent de se prêter sur le marché interbancaire. Il y a beaucoup de parallèles avec la crise des subprimes, parmi lesquels l’ampleur, l’interdépendance et l’asymétrie dans la détention de l’information. En présence de tels facteurs, les investisseurs commencent à paniquer. La raison pour laquelle ils paniquent malgré les garanties bancaires est que les marchés n’ont désormais plus confiance dans les gouvernements qui ont délivré ces garanties. Les écarts sur les taux augmentent, renforçant par-là la crise. Un cercle vicieux se met rapidement en place.

    Le cercle vicieux concerne maintenant l’Espagne. Le secteur privé espagnol est maintenant coupé des marchés internationaux de capitaux. La BCE est maintenant le prêteur en premier et dernier ressort des banques espagnoles. La parts de l’Espagne dans les prêts de la BCE est désormais deux fois plus grande que sa participation à la BCE, et elle augmente. La BCE attend désespérément la mise en place du SPV qui doit être effectuée avant l’été. Ceci étant, si cela pourra soulager la BCE, cela ne résoudra pas le problème.

    Je m’attends à ce que les premiers achats d’obligations par le SPV génèrent une attaque généralisée sur le marchés obligataires du Sud de l’Europe, en ce probablement compris la France. Après avoir complètement ignoré le risque de défaut souverain, les marchés considèrent maintenant comme extrêmement risqué tout ce qui n’est pas allemand. Peu importe ce qui arrivera à la zone Euro, l’Allemagne se révélera toujours un placement sûr. Il est beaucoup moins certain, si la zone Euro éclate, que la France et l’Italie se retrouve du bon côté de la ligne de partage.

    Cet écran de protection n’est cependant pas suffisant, et ce pour une raison politique. Jusqu’à présent, toutes ces garanties ne nous ont pas coûté un centime. Les taxes n’ont pas été augmentées, les dépenses n’ont pas été réduites. Ce sera cependant différent quand le SPV commencera à payer réellement de l’argent. J’ai entendu suggérer qu’il pourrait, en théorie, acheter directement des obligations bancaires espagnoles. Cela pourrait se justifier, puisque les banques sont garanties par les gouvernements dans tous les cas. Mais quand cela se produira, l’Allemagne et les autres devront comptabiliser leur participations permanentes dans leurs budgets nationaux. Ce ne sont pas des pertes qu’ils pourront cacher en dehors de leurs bilans, même s’ils vont probablement essayer. A la fin, l’argent va couler à flot. Énormément d’argent. Et je ne suis pas sûr que l’Allemagne a suffisamment de tripes pour sauver tout le monde, même si une telle action est sans doute dans son intérêt à long terme.

    Il n’est pas difficile de voir qu’un moment viendra où l’Allemagne refusera d’encore participer à des sauvetages. Dans la mesure où chacun de ceux-ci requiert l’unanimité, l’Allemagne peut bloquer toute décision. Ou même, en cas de pression, l’Allemagne, avec un petit nombre d’autres pays, pourrait se retirer unilatéralement de la zone Euro.

    Ce qui peut se révéler extrêmement dangereux, ce n’est pas le niveau absolu de la dette, mais les flux financiers intra-européens. Ceux-ci sont la contrepartie des déséquilibres économiques internes. Le surplus de compte courant de l’Allemagne est par définition un surplus de l’épargne domestique par rapport à l’investissement domestique, et cette épargne se retrouve en définitive dans les économies avec des déficit de compte courant, comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Irlande

    L’Allemagne est effectivement appelée à sauver ses clients. Ceci requiert une union fiscale, chose que l’Allemagne n’est pas prête à envisager. La raison pour laquelle la crise va s’aggraver est que les investisseurs ne voient pas comment cette déflagration pourrait être stoppée.

    1. « cette crise n’est pas du tout une crise de dette souveraine, mais celle d’un système bancaire extrêmement interdépendant, qui est sur le point de valser en l’air. Il y a une dynamique qui est à l’oeuvre, que les données macroéconomiques ne révèlent pas et que la réponse politique à la crise ne prend pas en compte. »
      Cette dynamique à l’œuvre peut être pleine des forces de l’impuissance ou de l’incapacité d’une démocratie à éviter la techno-bureaucratie, l’ostracisme permanent, etc. qui accule à se poser la question : les dirigeants sont-ils à même de penser le système qu’ils ont construit ? l’urgence de ceux qui nous représentent n’est-elle pas celle de petits soldats, leur discours de la méthode étant la com’ d’un ordre de bataille à mener.
      « L’indépendance » du journalisme, de l’éternelle et belle nostalgie révolutionnaire ou de la vision juridique du progressisme, s’arrache ici autour du Monde et de Libé; qu’en restera t-il ? Toujours est-il comme le rappelle Jérémie sur ce Blog surtout importe le beau miroir TV de la propagande paillette du monde de fer.
      Il est vrai que plus ça dure et plus on joue gros dans cette sale histoire, une histoire douloureuse qu’on s’est cru être en pouvoir de sacraliser en déclarant sa fin… cette sale histoire encore et qui date… on comprend le double jeu mais ça commence à jouer sérieux dans le noir. la peur des puissants, la chute sera lourde. à ce point ils doivent un peu faire semblant… ce qui ne rassure pas plus.

  7. Vous parlez de dette privée.
    Quant-est-il des petits avoirs privé.
    Je vous charrie. cela n’est pas la même chose. Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ne peuvent être mis dans le même sac. Vous ne souhaitez pas que la crise de confiance bancaire vienne de vous.
    Vous ménagez la chèvre et le chou.
    ce n’est pourtant pas votre façon de penser habituelle.

  8. Personnellement, je ne comprends absolument pas pourquoi la bourse remonte depuis la semaine dernière. J’ai beau regarder les infos nationales/internationales, je cherche encore les bonnes nouvelles.

    Ce qui se passe dans le golfe du Méxique va probablement avoir des conséquences qu’on est bien en mal d’imaginer pour le moment. Les banques espagnoles sont dans le rouge. La Grêce, même si on ne parle plus d’elle, n’a pas vu sa situation bouger d’un iota. La cacophonie européenne continue, ainsi que la création de plans d’austérité, c’est à celui qui annoncera la plus grosse coupe budgétaire.

    Mais bon, les vacances approchent, tout va très bien, on en reparle en Septembre…

    1. elle remonte parce qu’il faut générer des commissions avant la fin du trimestre
      et quand çà ne bouge pas on ne gagne rien

    2. Ha ma bonne dame, la volatilité des marchés c’est le bonheur du gros porteur! Moins sensible aux turbulences que le petit Cessna!

      Mon voisin le vieil Ernest, un viandard éhonté, a un principe fort répréhensible qu’il applique scrupuleusement à la chasse, et qu’avec Lordon, moi aussi, je mettrais bien en pratique sur les marchés: « LE VOLATILE, JE LE PLOMBE ! »

    3. Pour certains investisseurs, les politiques de « rigueur » unilatérale en cours, soit la baisse des salaires directs ou différés (retraites), vont faire monter le taux de profit, donc les cours des actions pourraient monter, en attendant la prochaine information confirmant la course vers le désastre général.
      La retraite d’une armée n’empêche nullement escarmouches et rapines de guerre.

  9. Créée sous Napoléon 1er la Banque de France est privée comme la FED.
    Qui en sont les principaux actionnaires actuels?
    Et la Deutsche Bank?
    La BCE appartient-elle aux citoyens européens?

    1. @Tartar

      Vous devrez en pénitence lire « The Case for Flexible Exchange Rates » de Père Friedman, dans le texte bien sur, et nous faire un exposé argumenté et bien entendu laudateur de cette bible monétariste!

  10. Magnifique papier! En particulier pour la justesse de la distance trouvée avec ce que l’on voudrait nous faire prendre pour des faits ou des actes.

    Cela dit je sens aussi un recul de plus en plus nauséeux et las chez vous, François, Le bénédictin de l’actualité financière sent l’épilogue advenir et nulle grâce résiduelle dans l’objet de son âpre sacerdoce…

    Votre prose s’approche de l’épitaphe, et n’en devient que plus concise et tranchante.

  11. N’est-il pas temps que les petits chefs ou petits coqs à la Sarko rentrent dans le rang ? On n’est pas ici à une foire commerciale où la publicité et les forts en gueule monopolisent les débats !
    Au lieu de jouer à cache-cache avec les marchés en jouant sur la vitesse qu’il faudrait avoir, je pense qu’on doit imposer notre propre style au lieu de se laisser imposer le football à la volée que voudraient nous imposer les maniaques du jeu de casino qui ne jurent que par la spontanéité et le génie de l’improvisation. C’est pourquoi je trouve dommage qu’on cherche constamment à décrédibiliser nos représentants qui seraient lents et lourdauds à réagir !
    Laissez donc japper les cabots et offrons-nous le temps de ne pas nous laisser impressionner par ce jeu de petits roquets !

  12. Etape en cours … OCDE : basculement historique de la richesse mondiale
    Rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé
    « Perspectives du développement mondial: le basculement de la richesse ».

    • Les pays industrialisés
    – représentaient en 2000 62% de la production mondiale
    – représentent actuellement 49%
    – devraient représenter en 2030 38%. (ma NB: optimiste, à rythme constant nos pays « industrialisés » descendraient à 26%)
    Parallèlement, la contribution des pays non membres de l’OCDE au PIB mondial
    – représentait en 2000 38%
    – aujourd’hui 49%
    – grimperait en 2030 à 57%

    • « La crise a accéléré le déplacement de richesse dans le monde. Ce réalignement n’est pas un phénomène transitoire: il représente un changement structurel d’une importance historique. »

    • 65 PAYS ÉMERGENTS
    Le rapport fournit quelques exemples de cette transformation structurelle de l’économie mondiale sur vingt ans et du dynamisme des liens Sud-Sud qu’elle a entraîné.

    • Entre 1990 et 2008, les échanges mondiaux ont été multipliés par près de quatre, tandis que les échanges Sud-Sud l’ont été par plus de dix. Les pays en développement représentent actuellement environ 37% des échanges mondiaux, dont approximativement la moitié est constituée de flux Sud-Sud.

    • En 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud.
    Et en 2008 les pays en développement détenaient 4.200 milliards de dollars de réserves de change, soit plus d’une fois et demi le montant détenu par les pays riches.
    Depuis le début des années 2000, le nombre de pays émergents – c’est-à-dire dont la croissance moyenne par habitant équivaut à plus du double de celle des pays de l’OCDE à revenu élevé – a plus que quintuplé, passant de 12 à 65, tandis que le nombre de pays pauvres a été divisé par plus de deux (de 55 à 25).

    • Mais si la Chine et l’Inde ont affiché un taux de croissance équivalant à trois ou quatre fois celui de la moyenne OCDE pendant les années 2000, un groupe de pays en difficulté et de pays pauvres a continué d’enregistrer des performances insuffisantes.

    • Le rapport salue la nouvelle gouvernance mondiale issue de la crise avec le G20, qui a détrôné le G7 où les pays émergents n’avaient pas voix au chapitre. Il conclut en parlant de situation « gagnant-gagnant » pour les pays émergents et l’Occident.

    • Extraits et résumé de
    Reuters – PARIS 2010/06/16, Les pays en développement pèseraient 60% du PIB mondial en 2030, par Véronique Tison

  13. ah la nouvelle gouvernance qui apportera les solutions attendues

    quand on cherche des coupables il est d’usage de regarder à l’étage d’en dessous
    quand on cherche les responsables il est d’usage de regarder à l’étage du dessus

    la tour de l’irresponsabilité est désormais suffisamment haute pour que l’on ne songe à construire un étage de plus.

    il est grand temps que les habitants du troisième sous sol évacuent la tour avant qu’elle s’effondre sous son propre poids.

    En attendant vous prendrez bien un petit cigare, il faut finir les stocks, les ministères deviendront des zones non fumeurs en 2012.

    1. Non merci, j’ai déjà quelqu’un qui me fournit à l’œil au Secrétariat d’État du Grand Paris!

  14. Qui gouverne quoi? C’est effectivement un fait que ni les gouvernements ni même « les marchés », même et surtout dits « rationnels », ni même les banques centrales ne gouvernent plus guère grnd’chose.
    la folie et la rationalité ont bel et bien partie liée, car, au fond, chacun évalue et calcule pour finir par se retirer « rationellement » dans des positions de liquidité maximale et dans la limitation de son exposition au risque de défaut de paiement des débiteurs.
    Cette rationalité individuelle conduit clairement à une folie collective.
    Le SMT résoudrait élégamment le problème immédiatement.
    Cependant, les obstacles psychologiques et les limites intellectuelles des économistes sont là le principal obstacle!
    J’ai pris connaissance du dernier ouvrage de B.A. Liétaer et de Margrit Kennedy, éditions Charles Léopold Mayer, Paris, « Monnaies régionales », traduit de l’allemand, qui éclaire bien ce problème d’un point de vue sans doute nouveau qui est en même temps ancien.
    En effet, le monopole d’émission de monnaie centrale selon les critères où la monnaie est à la fois moyen d’échange et réserve de valeur a, pour Liétaer et Kennedy aussi, l’effet que la monnaie émise par les banques centrales devient elle-même ingouvernable et, dans les faits, incapable de satisfaire les besoins locaux et régionaux de l’économie.
    Logiquement, et en très fin connaisseur des banques centrales du fait d’avoir été lui-même membre de la Banque centrale de Belgique et l’un des créateurs de l’Euro, il propose simplement de laisser faire davantage les initiatives locales des monnaies complémentaires régionales et alternatives. En proposant que les banques centrales acceptent la mise en cause de leur monopole d’émission.
    Les auteurs observent dès lors malicieusement que les monnaie régionales, chaque fois qu’elles sont émises avec un marquage du temps (du type « monnaie franche » ou « fondante »), celles-ci finiront par compenser assez efficacement les insuffisances des grandes monnaies.
    Le passé et les expériences réussies de la Wära (1928-1931 en Allemagne), à Wörgl (1932-1933)et à Lignières-en-Berry (1956-1958) ainsi que l’expérience actuelle du Chiemgauer (depuis 5 ans en Bavière) prouvent complètement la faisabilité de la chose et de son efficacité.
    Les expériences nombreuses au Japon sont également riches d’enseignement.
    Malheureusement, les gardiens de la monnaie dans les banques centrales auraient tendance à vouloir « tuer dans l’oeuf » de telles expériences dès qu’elles réussissent, avc des moyens répressifs très violents. Lietaer, en invoquant les WIR suisses, signale pourtant que le laisser-faire pourrait, au contraire, aider la politique de stabilité des banques centrales.
    Alors, à quand la fin du monopole de l’émission ou, mieux, à quand l’idée d’émettre par la BCE elle-même, des SMT? Sans doute, une telle réponse serait-elle trop simple?

  15. Le paysage dans lequel les stress tests des banques européennes vont être menés et rendus publics s’éclaire un peu, mais de nombreuses zones d’ombres subsistent.

    Les pays européens semblent cet après-midi de jeudi s’acheminer vers un accord prévoyant leur publication, d’ici à quelques semaines. Dans l’état actuel des choses, les ministres des finances devront en décider des modalités exactes (pays par pays probablement, mais banque par banque ?).

    Il a fallu se rendre à l’évidence : il n’était plus possible de maintenir le silence. Ce qui ne garantit pas que la vérité des comptes va être établi. On ne sait ni quels paramètres sont retenus pour mesurer la solidité établissements, ni la méthodologie qui va être déployée. La publication des stress tests américains avait donné lieu, au printemps dernier, à beaucoup de polémiques sur le thème que leur résistance avait été surévaluée pour calmer les marchés. A l’arrivée, le résultat de cette opération est donc encore incertain.

    Dans l’immédiat, on note la réaction surprenante de Christine Lagarde qui, dans une interview à Reuters, dit dans la même phrase que les tests ne sont pas terminés et qu’ils sont sans problèmes pour les banques françaises, reconnaissant qu’ils vont être « durcis ». Christian Noyer, gouverneur de la banque de France, venant de découvrir qu’il avait été « toujours favorable » à la publication des résultats.

    Jusqu’au dernier moment, la fédération allemande des banques publiques (VÖB), qui représente les banques publiques des Länder (régionales) a tenté de faire valoir que « la publication de tests de résistance est contre-productive » en raison du risque qu’ils soient mal interprétés par les marchés. Ce sont ces banques qui sont le plus mal en point en Allemagne, exception faite de HRE, déjà plusieurs fois recapitalisée par l’Etat.

    Un autre problème se pose. Quoi faire si les résultats ne sont pas positifs ? Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, s’est avancé en déclarant que certains pays avaient des fonds destinés renforcer les fonds propres des banques. C’est aller vite en besogne, seul l’Espagne est dans ce cas, et les capacités de son fonds, dénommé FORB, ne répondrons pas aux besoins probables, les caisses d’épargne venant déjà de demander 11 milliards d’euros.

    Il faudra aller emprunter sur les marchés, on y revient tout le temps. Or l’Espagne vient de réussir à boucler une émission obligataire ce jeudi, levant 3,479 milliards d’euros d’obligations à 10 et 30 ans, mais à des taux de 4,911 et 5,937% qui correspondent à leurs pics de 2008, au plus fort du démarrage de la crise financière…. Cela revient à dire que l’Etat va devoir emprunter à des taux élevés, s’il y parvient toujours, pour renflouer le système bancaire, public et privé.

    Voilà une nouvelle illustration en perspective du principe des vases communicants. Ainsi que du fait que les banques empruntent à 1% à la BCE mais l’Etat à un taux nettement supérieur aux marchés, c’est à dire pour partie aux banques elles-mêmes.

    1. C’est la saison des opérations vide-greniers, greniers dans lesquels, la plupart du temps, on ne sait pas ce qui s’y trouve. Joli spectacle en prspective.

    2. La BCE prête aux états au taux du marché, la différence va dans une caisse commune genre fond commun de gestion des retraites, pour l’amélioration de l’ordinaire des retraités.
      Tous ds la rue le 24 Juin ne nous laissons pas faire et la veille du 24, DEMAIN sera un grand jour, merci Mr François pour vos analyses pertinantes.

    3. @jeannot14

      Bien dit! TOUS DANS LA RUE LE JEUDI 24 JUIN !

      Par contre j’aurais dit « analyses pétaradantes » au lieu de « pertinAntes »!

    4. En complément à votre remarque, attirer l’attention sur la remarquable étude sur le « vortex »de l’Eurozone Completing the Eurozone rescue:
      what more is to be done
      , étude collective, dont cet extrait:
      ‘Tant que le désordre bancaire européen n’est pas nettoyé , tout choc a le potentiel de créer un risque systémique. Une première étape serait d’améliorer la transparence.Les stresstests de l’Eurozone doivent etre publiés afin de révéler les pertes potentielles restées dans l ombre, provoquant les craintes des banques sur leur solvabilité respective. Ceci ouvrirait la route pour la recapitalisation des banques si nécessaire.’

    5. Il faudra procéder comme fait l’Education Nationale en France pour le baccalauréat : fixer un très fort pourcentage de reçus et améliorer les notres individuelles pour arriver au pourcentage décidé, pourcentage qui doit compris entre 95 et 99 %.

    6. @ Vigneron, révélateur, le nantes du muscadet sur lie avec une claire de courseulles/mer, du beurre de printemps normand et tout fait corps.

  16. Ils sont donc sur le point de choisir quels mensonges ils vont donner aux médias..franchement qui va croire une seule seconde ce genre de publication (stress tests)?
    C’est comme demander à un enfant à l’école primaire de corriger ses propres copies d’examens et de se donner une évaluation en fin d’année scolaire..bon allez je vais me mettre 7 1/2 sur dix(en fait j’ai pas plus de 2 ou 3 mais j’ai envie de partir en vacances cet été…)en progrès peut mieux faire.
    Le petit banquier martin a bien travaillé cette année…blablabla

    A la limite les marchés sont juste demandeurs d’entendre des ‘mensonges crédibles’ sans plus …tout le monde sur le Titanic…..

  17. La tragédie de l’Espagne :

    – Emprunt à 30 ans :
    Jeudi 18 mars 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 4,768 %
    Trois mois plus tard, jeudi 17 juin 2010, l’Espagne lance de nouveau un emprunt à 30 ans. Elle doit payer un taux d’intérêt de … 5,937 % !
    (Pour comparer, l’Allemagne emprunte à 30 ans en payant un taux d’intérêt de seulement 3,403 %)

    – Emprunt à 10 ans :
    Jeudi 17 juin 2010, l’Espagne lance un emprunt à 10 ans. Elle doit payer un taux d’intérêt de … 4,911 % !
    (Pour comparer, l’Allemagne emprunte à 30 ans en payant un taux d’intérêt de seulement 2,671 %)

    – Emprunt à 3 ans :

    Mardi 13 avril 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 2,04 %.
    Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010 : l’Espagne lance de nouveau un emprunt à 3 ans. Elle doit payer un taux d’intérêt de … 3,39 % !
    (Pour comparer, l’Allemagne emprunte à 3 ans en payant un taux d’intérêt de seulement 0,615 %)

    Plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se rapproche du défaut de paiement.

    Romandie

    1. Il y a 8 jours:

      « l’économie Espagnole au P.I.B. de 1′300 milliards de dollars, est la huitième en importance au monde et la cinquième en Europe. C’est simple: l’Espagne, avec son imposant système bancaire et son endettement d’importance, est fondamentale pour la stabilité mondiale car une faillite de ce pays causerait des dégâts absolument irréparables au système financier global. »

      (Michel Santi. http://www.gestionsuisse.com/2010/espagne-too-big-to-fail/#more-1407 )

      Et aujourd’hui:

      « Quelqu’un fait-il encore confiance à l’Espagne? Plus personne si l’on en croit le marché des CDS mesurant les risques de défaut de ce pays qui ont bondi à 245 points de base démontrant une érosion inéluctable de la crédibilité de ce pays! En fait, le marché du crédit y est entièrement paralysé, le Patron de la Banque BBVA ayant même été jusqu’à admettre en début de semaine que « la majorité des compagnies et des groupes financiers Espagnols sont exclus des marchés internationaux des capitaux !
      […]
      la taille importante de l’Espagne suffirait à ce qu’elle pompe à elle seule l’ensemble de la richesse (factice) de ce Fonds approvisionné à hauteur de 750 milliards d’Euros avec, à la clé, une obligation pour les pays donateurs de remettre de l’argent au pot, donc d’imprimer encore et toujours des Euros!

      L’Euro aura virtuellement cessé d’exister dès que le Gouvernement Espagnol aura décroché son téléphone pour faire usage du premier milliard d’Euro de ce Fonds et, conséquence subsidiaire, l’Allemagne et la France perdront quasiment sur le champ leur triple A… L’Espagne est plus que jamais la dernière ligne de défense Européenne: Espérons pour l’Union qu’elle vaille mieux que la ligne Maginot!  »

      http://www.gestionsuisse.com/2010/un-baiser-avant-de-mourir/

    2. Je serais qu’eux, je me grouillerais à dégotter un nouveau Christophe Colomb! Ça urge!

      On va pas tarder à repêcher des pleines barques de clandestins espagnols au large de Tanger ou Casablanca!

    3. L’obstacle de ce matin ‘passé'( il faut penser au nombre d’adjudications ‘échouées’ de fait récemment ) Le plus gros problème est le rollover qui doit intervenir au mois de juillet pour un montant de 19 mds d’euros

    4. Quand un surendetté sait que le défaut de paiement est imminent, peu importe à combien il continue à emprunter.

    5. Bonjour BA, bonjour tout le monde.

      Je ne sais absolument pas où glisser ce commentaire, alors ce sera ici. Un article du Temps sur les inquiétudes de la BNS et de la Finma (respectivement banque nationale suisse et l’organisme régulateur de la finance) au sujet du marché hypothécaire qui donne des signes de… oh euh… d’emballement? Mais ne vous emballez pas, il n’y a pas de bulle et (presque) rien à craindre. L’article est (presque) drôle.

      Lien vers l’article en PDF

    6. Les CDS mesurent quelque chose ? ou ne mesurent-ils quelque chose que pour ceux qui imaginent qu’ils mesurent quelque chose , …. , … ?

  18. La construction en chute libre

    Emblème du marché immobilier américain, les mises en chantier de maisons individuelles ont connu, en mai, leur chute la plus importante sur un mois depuis janvier 1991 : – 17,2 %. La construction globale de logements est en baisse de 10 % comparée au mois d’avril. Quant au nombre des permis de construire accordés (- 5,9 %), il est au plus bas depuis un an. Ces chutes s’expliquent amplement par l’expiration, fin avril, du crédit d’impôt accordé par le plan Obama de relance économique aux acquéreurs d’un bien immobilier. Aussi, depuis la création de ces statistiques, en 1970, jamais le nombre des logements en construction n’avait été aussi faible aux Etats-Unis, alors que la population a augmenté depuis de… 102 millions d’individus.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/17/fannie-mae-et-freddie-mac-victimes-de-la-neurasthenie-de-l-immobilier-americain_1374429_3234.html

    et pendant ce temps le cac40 monte..monte….

    La remontée de l’Euro à 1.24 ne serait elle pas plus une nouvelle baisse du dollar ?

    1. C’est un peu comme si le pompier héroïque de Draguignan annonçait qu’il n’a « sauvé personne de la noyade, puisqu’il n’a même pas plu chez nous »! Et en première page!

    2. Dans l’article du Monde
      1) à relever que Zapatero fait du refus de l’aide des Etats de l’UE une  » question d’honneur »…C’est une bonne indication de la gravité du mal…
      2) ceci: « Selon le journal espagnol El Economista, le FMI et l’Union européenne seraient ainsi en train d’examiner la mise à disposition de Madrid d’une ligne de crédit comprise entre 200 et 250 milliards d’euros. Un dispositif plus souple que le fonds de stabilisation mis en place au sein de la zone euro, et qui a déjà bénéficié à la Pologne l’an dernier. La Commission européenne a démenti. »
      On nous dit pas tout…

    3. @Charles A.

      Et Zapatero, tel le divin Manolete en cette arène maudite de Linares, devant la foule pétrifiée succombant encore à la grâce de son Art, estoque l’animal sauvage qui, dans un dernier geste fatal, emporte dans la mort son ultime vainqueur.

  19. Le point de vue de Wolfgang Münchau est du pain bénit pour notre Paul national. Rien que sa constatation « What can turns this into a dangerous crisis is not the absolute level of debt, but the intra-eurozone financial flows. These are a mirror-image of the internal economic imbalances. » conduit à l’instauration du mécanisme prévu par Keynes et remis à jour par Paul. Il est à espérer que nos doctes dirigeants et leurs conseillers avisés s’y attèlent s’ils veulent encore sauver quelque chose.

    Plus prosaïquement, concernant les dérives sur le marché des capitaux, tant au niveau des dettes souveraines que bancaires, vu l’origine des assauts, n’aurait-on pas affaire à une attaque en règle des banques anglo-saxonnes contre leurs consoeurs européennes en vue de les discréditer, via stress tests interposés, de telle manière à ce que leur cours de Bourse chute et permette une consolidation généralisée du système bancaire européen par, bien sûr, ces mêmes banques anglo-saxonnes ? Je trouve en effet étrange que ces dernières soient actuellement épargnées. Certes, elles se méfient les unes des autres et ont un mal de chien à traiter sur le marché interbancaire, mais elles ne sont pas véritablement visées actuellement et sont parmi les seules qui parviennent encore à émettre des obligations, la plupart du temps de type sécurisé (covered bonds). Il y aurait donc une bataille à l’intérieur de la bataille (dettes souveraines). C’est une question que je me pose, tout simplement.

    1. Quand les clébards se bouffent la gueule autour de la gamelle un peu famélique, moi je sors le seau d’eau glacée d’habitude.

    2. s’ils veulent encore sauver quelque chose.

      là est toute la question. croyez vous sincèrement qu’ils veuillent sauver quelque chose ?

      si par quelque chose on pense à la protection sociale alors la réponse est non trois fois non. bien au contraire il faut les écouter avec leur novlangue et comprendre l’inverse de ce qu’ils disent.

      si par quelque chose, on pense à l’obligation chaque année ( quelque soit l’état du peuple ) à créer de la valeur aux actionnaires, alors oui ils veulent sauver le système

      faut juste s’entendre sur le mot quelque chose ……

      je rappelle quand même que des membres influents du pouvoir politique sont des avocats d’affaire ( Sarkozi, Lagarde, Woerth, Borloo, Copé, …. )

  20. Et visiblement on va encore chercher des pays membres plus en difficultés comme si on en avait deja pas assez…ces gens sont déconnectés des réalités et suicidaires

    Malgré les réserves du Royaume-Uni, les Vingt-Sept vont soutenir l’idée de la Commission européenne de faire examiner au niveau européen les grandes lignes des budgets nationaux, avant leur adoption par les Parlements. Enfin, ils devaient approuver l’élargissement de la zone euro à l’Estonie, au 1er janvier 2011. Et accepter la candidature à l’Union européenne de l’Islande, un autre pays mis à terre par la crise.

    1. La crédulité des dupes est un fond inépuisable pour l’ingéniosité des coquins.
      (William Burke)

    2. Je suis très inquiet lorsque Madame Lagarde n’a pas d’inquiétude particulière (chat échaudé craint l’eau chaude !)

  21. Importantes réunions du CRREA
    Dans le cadre des Etats Généraux du Renouveau organisés à Grenoble par Libération et le Nouvel Observateur, le CRREA propose samedi 19 juin à 11 h 30, sur le thème : « comment aborder de façon différente la question de la dette et des déficits publics » avec des économistes tels que Bernard MARIS, Liêm HOANG-NGOC (représentant la gauche du PS), Olivier FERRAND (Terra Nova, représentant l’aile réformiste du PS), Jacques GENEREUX (Parti de Gauche) et Robert ROCHEFORT (MoDem).
    Paul Jorion n’en n’est pas et c’est bien dommage….
    Vous êtes tous invités à participer activement à ces réflexions collectives. Vous pouvez aussi vous inscrire sur le site : JEPARTICIPE.ORG.

    1. Bien joli l’outil citoyen, mais on ne peut accéder au site et au forum que sur invitation!!!!
      Ils m’ont vu les bobos! Me reverrons plus! SUR INVITATION! CITOYEN COOPTÉ!

      Qui plus est, à coté de partenaires de bon aloi comme la fondation Copernic ou la Fonda on voit le sigle de L’IFRI, think-tank géo-politique totalement atlantiste et associé à la RAND Corporation ou au Carnegie endowment for international peace, et avec des financements venant de la fine fleur du CAC et de la finance, et pour mécènes et partenaires d’évènements:

      AMBASSADE DES ÉTATS-UNIS
      AMERICAN CHAMBER OF COMMERCE IN FRANCE
      BNP PARIBAS
      BUREAU DE REPRÉSENTATION DE TAIPEI EN FRANCE
      CIC NEW YORK
      DÉPARTEMENT D’ÉTAT AMÉRICAIN
      FONDATION CLARENCE WESTBURY
      FONDATION DAIMLER
      FRANCE TELECOM ORANGE
      FRENCH-AMERICAN FOUNDATION FRANCE
      PERNOD RICARD
      SAMSUNG

      Paul participer à cette mascarade bobo! Soutenue par l’AMERICAN CHAMBER OF COMMERCE!

    2. Organisé par Libé et le Nouvel Obs, le CAC 40 est forcément là.
      Mais si quelqu’un récupère l’intervention de Généreux, je crois que l’on peut en profiter utilement.

    3. @Vigneron
      Vous faites une différence entre L’américan et la cannadian chamber of commerce?…….
      Là votre subtilité m’échappe.
      Et que viennent faire les « Bobos » dans cette histoire? C’est la présence de l’Onc’ Bernard qui vous chagrine?

    4. Je ne sais pas quelle aurait été la réponse de Paul à une invitation du CRREA de Jean François Kahn, qui veut fédérer autour de son think-tank « de Nicolas Dupont-Aignan à la fondation Terra Nova en passant par les militants de la décroissance, toutes les forces du progrès, comme on disait autrefois, pour peu qu’ils placent l’homme au cœur de leurs réflexions ». Dommage pour Genereux, envoyé au charbon par Mélenchon, tactique politique oblige.

      Et non, désolé, je ne mets pas sur le même plan l’American chamber of commerce et la chambre de commerce de Montréal (vous faites allusion, je présume, à la participation au Focus stratégique). Autant comparer l’US Navy avec l’équipe championne olympique de hockey!

      Ces soit-disant débats citoyens, « sur invitation », enrichiront probablement votre conversation lors des diners en ville, mais j’espère surtout qu’ils ne vous empêcheront pas de faire un tour dans la rue le 24 Juin. Car alors oui, le but réel de ces messes « alternatives » tiédasses aurait bien été atteint!

      Ps: Maris, de chroniqueur piquant, est parvenu à n’être plus qu’un clown cathodique, en connivence parfaite avec ceux de l’orthodoxie, auxquels il ne sert plus que de faire-valoir usé et ricanant. Le pendant parfait de son alter ego Val, tout aussi bouffi de présomption, de désenchantement acide, et de collusion objective. Pièges à cons.

    1. L’Euro aura eu autant de succès que l’esperanto.
      Passons au Franco.
      Les britanniques ont eu raison de conserver la Livre, ils ont déjà du mal avec le système métrique…

  22. Ils (nous sommes!!!!!!) sont en train d’essayer de sauver une illusion politico-économique, c’est une perte de nos et leur temps.

    Sauf nous vivons de cette illusion.

    Et ça ça complique la sortie de la crise.

    A réflichir peut être?

  23. @François Leclerc

    Vous écrivez :
     »Dans l’immédiat, on note la réaction surprenante de Christine Lagarde qui, dans une interview à Reuters, dit dans la même phrase que les tests ne sont pas terminés et qu’ils sont sans problèmes pour les banques françaises, reconnaissant qu’ils vont être « durcis ».  »

    Décidément je trouve que vous faîtes réellement preuve de mauvais esprit en qualifiant la réaction de Mme Lagarde de  »surprenante » alors que les tests menés sur les banques françaises sont sans problèmes.
    Avant ces tests nous pouvions craindre que les banques risquaient la faillite et nous voici rassurés.
    A moins mes maigres économies ne risquent rien. Me voilà rassuré …

    Si Madame Lagarde le dit alors c’est forcément vrai n’est-ce pas ?
    Et n’oubliez pas que le Président de la République a nommé aux postes ministériels les meilleurs des meilleurs.
    C’était dans ses propos de campagne … comme d’autres.

    Et dire que nous pourrions avoir pire !!

    1. …..?…………………?…………..?….2012..?..?.?………???……………?????????

      C’est très très loin………………………….c’est très très peu.

    2. En 2012, seuls les suicidaires se lanceront dans la course, étant donné l’ampleur de la tache qu’il deviendra indispensable de mener pour redresser l’économie moribonde.

  24. Mercredi 16 juin :

    – Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,882 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

    – Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,564 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

    – Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,610 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

    – Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 9,341 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

  25. L’Allemagne est un des seuls pays à résister à la mondialisation, notamment grâce à l’exportation de biens d’équipement lourd vers les pays BRIC. Mais ceci ne va pas durer car d’une part, ses exportations intra- européennes vont diminuer à cause des divers plans d’austérité des autres pays européens, et d’autre part en raison de la mondialisation qui est à l’origine de la concurrence déloyale. La mondialisation, qui désindustrialise l’Occident, exploite les pauvres dans les pays BRIC et provoque une pollution sans précédent, entre autres à cause du transport. Comme la mondialisation a aussi enrichi une élite politico-financière, il y a une énorme résistance (aussi bien à droite et à gauche) pour changer de modèle. Dans le passé, il fallait souvent passer par une guerre pour que l’élite richissime en place remette ses acquis en question… Mon espoir, c’est que des pays tels que l’Allemagne réalisent avant qu’il ne soit trop tard que la route actuelle est sans issue et que l’Europe doit changer de modèle. Ce nouveau modèle devrait obligatoirement passer par une période de réindustrialisation et de protectionnisme au niveau européen – tout en entretenant des bonnes relations avec les USA, mais aussi en mettant en place un partenariat privilégié avec la Russie en vue d’une éventuelle adhésion européenne.

    1. Je partage votre point de vue qui, sans la présence menaçante de la crise pourrait s’envisager (encore que nos sociétés industrielles ont tellement perdu l’équilibre qu’il parait illusoire d’espérer que le culbuto s’arrête droit comme un I). Mais dans quel état de délabrement va se retrouver l’occident d’ici quelques brèves années ? Par ailleurs la Chine, provisoirement en état de faiblesse à son tour, va très vraisemblablement ressortir de façon plus rapide et plus forte des métamorphoses que sa situation sociale va imposer, malgré des tensions et une fièvre au pouvoir d’autant plus renforcées. Les répercussions à l’ensemble de la planète de sa politique intérieure deviennent perceptibles, les débats monétaires en témoignent. Les manœuvres politiques en orient comme en occident sont en cours et une totale recomposition du paysage va bientôt sortir des urnes. La démocratie secoue les dés dans le godet..

    2. Vous rêvez, l’Allemagne ne pense et n’a toujours pensé qu’à une seule chose : respecter la loi à la lettre. Ce qui est le contraire de « remettre en cause la loi », qui était, jusqu’à une époque pas si ancienne, une spécialité française.

  26. En fait c’est simple : dans l’océan des capitaux , il y a une fuite de pétrole brut qui empoisonne toute l’économie maritime…Et on n’arrive pas à mettre un bouchon…

    C’était la rubrique : économie à l’école maternelle .

  27. Des mots et beaucoup de flou sont sortis du sommet européen, comme on pouvait s’y attendre.

    Pour les stress tests qui constituent le plat principal, voir ici, en début d’après-midi (il n’était pas nécessaire d’attendre la fin du sommet).

    Il pourrait être retenu de cette réunion que les banques vont payer pour la crise, mais il est acquis que ce qui sera éventuellement recueilli, une fois le dispositif fixé, ne compensera pas et de très loin le coût de la crise financière. Car elle est globalement estimé à 1.000 milliards de dollars par l’OCDE et la Cnuced (ONU). C’est donc de la poudre aux yeux, qu’Angela Merkel a jeté par poignées avant le sommet en expliquant assez vulgairement que « les banques allaient passer à la caisse ». Attendons de voir.

    Beaucoup d’habillage, également, quand à la gouvernance économique, «le renforcement de la coordination des politiques économiques constitue une priorité urgente et fondamentale », a-t-il été décidé en grandes pompes. On ne s’attendait pas à ce qu’il soit décidé que chacun faisait ce qu’il voulait dans son coin, ce qui est pourtant le cas actuellement !

    A propos de la discipline et des sanctions qui pourraient être prises contre les mauvais élèves de la classe Europe. Il a été donné mandat à la commission de Bruxelles d’étudier tout cela dans le détail pour la fin du mois. Un groupe de travail des ministres des finances travaillera de son côté sur la sanction suprême, la suspension des droits de vote, et fera des propositions en octobre. On tremble.

    Enfin, il sera peut être retenu que la Stratégie 2020 de développement a été adoptée. Trois priorités générales sont fixées dans son cadre: la recherche et l’innovation, la croissance verte et l’emploi. Ainsi qu’une série d’objectifs: augmenter les niveaux d’investissement en recherche et développement, faire passer le taux d’emploi des 20-64 ans de 69% à 75%, ou encore sortir 20 millions de citoyens européens de la pauvreté ou de l’exclusion. Un document formel, non contraignant comme l’a été son prédécesseur tombé dans l’oubli (la Stratégie de Lisbonne), qui n’est en rien l’amorce d’une coordination économique.

    1. C’est Merkel qui est passée à la caisse et va encore devoir le faire (idem pour les autres)…cette mini taxe si jamais récoltée un jour (?)sera vite retournée d’ou elle venait lors d’un prochain ‘bail out’ de la prochaine banque en faillite…

      Le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy a sèchement rejeté la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un gouvernement économique de la zone euro, estimant qu’il ne fallait pas créer de “fractures” entre l’UE et l’union monétaire. “Nous devons éviter de créer des lignes de fracture entre les 16 pays de la zone euro et les 27 de l’UE”, a affirmé M. Van Rompuy à l’issue d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE à Bruxelles. “Il n’y a pas besoin de créer de nouvelles institutions, il s’agit de mieux travailler ensemble”, a-t-il insisté en sifflant ainsi la fin du débat. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre britannique David Cameron ont aussi critiqué à mots couverts la proposition française.

    2. Bonsoir,

      Je crains que le néologisme « gouvernance » ne soit là que pour cacher l’absence de gouvernement. J’en mettrais ma main au feu.

      Cordialement,

    3. Deux hypothèses :

      1. Les banques passent à la caisse et un peu de temps est gagné, le temps de ?

      2. Les banques ne passent pas à la caisse et tout se précipite.

      Quoiqu’il se passe, le bout du chemin pourrait être pour bientôt.

    4. @VB

      Gouvernance – Dictionnaire Collectif de la Langue de Bois et des concepts opérationnels

      Afin de dissimuler la relation de pouvoir et d’autorité, la « gouvernance » , terme new-look, laisse entendre que le gouvernement des choses et des gens, que la décision (publique ou d’entreprise) , ne sont plus qu’une affaire de gestion en bonne intelligence et en participation avec le plus grand nombre. Dans la gouvernance il n’y a plus de chefs ni d’autorité. Il n’y a plus que des procédures pour arriver ensemble au meilleur résultat. La gouvernance est présentée comme un phénomène passif, et non comme une volonté active : « ça » se gouverne tout seul, si on laisse faire (thèse libérale).
      La grande astuce de la gouvernance locale, (par exemple) consiste de la part des pouvoirs territoriaux à CHOISIR les heureux représentants qui seront dignes d’être associés à la décision (ou de le croire) en échange d’un strapontin de reconnaissance. Cela permet au maire ou au conseiller général de prétendre qu’il a associé la population, quant il s’est contenté de désigner un ou deux vassaux associatifs trop heureux de poser sur la photo. La gouvernance n’associe personne au partage du pouvoir, pourtant elle fait tout comme.

      Ils ne manquent pas d’air sur le site Europe 2020: « Cette crise a annulé une grande partie des progrès réalisés en Europe depuis 2000. »

      Dès qu’on entend le mot «progrès» dans la bouche de «ces gens là», il convient de traduire en «régresssion».

    5. Il ne se passe RIEN.
      Les réunions « politiques » fussent-elles au niveau européen ne donnent rien parceque les gouvernants ont peur.
      Les mesures annoncées par Fillon ne méritent pas mieux que les critiques du FMI.
      Non qu’il faille une fois de plus faire payer les salariés de la vraie économie, la physique, mais que nous avons été dirigés sans aucune vision d’avenir tenant compte par exemple de la libéralisation des échanges ou de la pyramide des âges.
      Poudre aux yeux et bla bla plus prières à St Yves pour qu’il retoruve la sainte croissance égarée.
      Ces gens nous ont mis là où nous sommes en 40 ans de pusillanimité , de mensonge mou et de démagogie électoraliste.
      En France le bipartisme flou asservi à la finance a règné à partir de la démission de De Gaulle..
      Il parait que JM Keynes a dit:
      « Le capitalisme, c´est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires hommes vont faire les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde… »
      Gouverner c’est prévoir.
      Sans penser à sa réélection, or les politiques sont obnubilés par cette ambition, conserver le pouvoir quelles que soient les circonstances en faisant abstraction d’un plan à long terme.
      Ce doit être la démocratie qui m…est perverse par nature.

    6. Est-ce que vous pouvez nous préciser-ces réunions de Bruxelles-, si ces stresstests auront lieu
      sur l’ensemble du système bancaire, ou comme le rapportait curieusement le Financial Times ce matin
      réduit à 25 banques ?

    7. @ Charles

      Je suis précisément à la recherche d’informations à ce sujet. La meilleure source que devrait a priori être le CEBS (Committee of European Banking Supervisors) – qui est en charge des stress tests – ne donne aucune information.

      Il est seulement précisé des considérations très générales sur la méthodologie et que ces tests, qui ont déjà eu lieu dernièrement, vont être « durcis ».

      Pour mémoire, la précédente batterie de tests avait concerné 22 banques. Le FT annonce 25 (dont 5 Britanniques) cette fois-ci. Il a été évoqué d’une manière imprécise, pourtant, que le test concernait également les « petites banques ».

      II y a de rapides limites à ces tests. 1/ Ils ne prennent pas en compte le risque systémique, celui que met en avant Ben Bernanke pour justifier le futur rôle de régulateur de la Fed car il impose selon lui une hauteur de vue d’ensemble. 2/ les « petites banques » peuvent effectivement produire de grands effets si elles font défaut (ex: une seule caisse d’épargne Espagnole).

    8. José Manuel Durao Barroso vient de confirmer que la publication des tests concernent « 25 établissements fianciers internationaux » (crossborders). Ce qui ne signifie pas nécessairement que ces seules 25 banques seront testées.

    9. @ François lLeclerc: Merci je viens de tomber sur la depeche avec les propos de Barroso. Intéressants
      ces va-et-vient depuis la déclaration de Trichet à Seoul et le ‘résultat final’. Cela ne fait que confirmerle jugement de Daniel Gros que j’avais rapporté il y a une semaine sur le fait que se préparait un ‘large cover-up », qui avait commencé lorsque l’Autriche, à la suite des ‘ennuis’de la Hongrie, avait fait savoir qu’elle préférerait un ‘test sectoriel’..Pour reprendre les propos de l’analyse citée plus haut:’Le ‘navire’ de l’Eurozone a des brèches sous la ligne de flottaison.Les actions de la BCE le maintiennent à flot pour l’instant, mais ceci est accompli d’une façon similaire
      à l’écopage.Ce que les leaders européens doivent faire très vite est de trouver un moyen de combler les brèches.Les achat d’obligation ne sont qu’ un palliatif..

  28. l faut savoir qu’une classe dominante ne peut jamais asseoir sa domination qu’en dégénérant mentalement et intellectuellement les classes dominées. Cela veut dire concrètement que les classes exploiteuses doivent tout faire pour empêcher les classes dominées de prendre conscience des mécanismes qui sous-tendent leur domination.

    D$K socialiste?Depuis quand ?Il oublie de dire que l’on peut prendre sa retraite à 52 ans au FMI si on le souhaite avec un immense salaire…

    1. Une bonne nouvelle ce soir : La France est éliminée.
      Peut-être les français vont enfin s’intéresser d’un peu plus près des affaires intérieures.

  29. Si j’étais le G20, d’un trait de plume, étant donné l’état de pourriture des monnaies en cours, je les déclarais sans plus aucune valeur et qu’on reparte avec des nouvelles, toutes neuves, pas encore traversées de bulles ni perclues de dettes. On pourrait faire ça tous les 50 ans, histoire de pallier aux imperfections et dérives de tout système. C’est sans doute n’importe quoi, mais pas plus que la situation « surréaliste » actuelle.

    1. Le faire tous les 50 ans, non, mais de plus en plus rapidement, certainement.

      Et au bout de la route, toujours la catastrophe annoncée.

  30. Les belles retraites du personnel du FMI …50 ans pour certains..grand maximum 62….et plein d’autres avantages…..comme D$K a 61 ans …bientôt la retraite (chapeau)à Paris?C’est pour ça qu’il veut être candidat…le ‘pauvre’ il aura plus de boulot à 62 ans au FMI et faut remonter le taux d’activité des seniors en France…c’est bien Dominique de montrer l’exemple…et de te sacrifier.

    http://www.imf.org/external/np/adm/rec/policy/pension.htm

  31. Nicolas Sarkozy estime qu’il n’y a « pas de problème » avec la situation de l’Espagne

    http://www.lepoint.fr/economie/nicolas-sarkozy-estime-qu-il-n-y-a-pas-de-probleme-avec-la-situation-de-l-espagne-17-06-2010-467808_28.php

    On est tous rassurés….c’est le motif de la hausse des bourses..alors qu’il y a une pluie de mauvaix chiffres aux USA….

    Ce système n’a plus aucune crédibilité,il s’agit juste d’une fraude,d’une immense fraude….

    1. Ceux là même qui ont mis en place ce gigantesque système d’illusion se sont fait prendre au piège.

  32. « Vite l’étape suivante »…François avait trouvé le bon titre.

    En attendant, aux Etats-Unis, l’immobilier et l’emploi continuent de plonger.

    Extrait de l’article du Monde consacré aux deux « zombies » désormais momifiés:
    « La paralysie qui paraît affecter l’intervention publique est symptomatique à la fois des obstacles auxquels elle se heurte et des limites qu’elle s’impose. Les moyens mis en oeuvre à ce jour par l’administration Obama ne sont pas parvenus à enrayer « un nombre record de saisies (d’appartements) qui maintient la pression sur des millions de propriétaires », estime le dernier rapport sur « L’état de l’immobilier national » publié par le Centre d’études immobilières de l’université de Harvard. « La clé » de la relance du secteur immobilier, observe le rapport, « réside d’abord dans la reprise de l’emploi ». Or celle-ci stagne désespérément. »

  33. Il faut être aveugle pour ne pas voir que les dettes vont s’accroitre malgré les discours officiels, le sur-endettement dans les pays concernés se dilatera, il faudra continuellement de nouveaux crédits pour boucher les trous, car « la vie continue ». A mon avis, les gouv. essayent de gagner du temps, de repousser les échéances qui aboutiront à la faillite du système. Tous les efforts des gouv. se concentrend sur le maintien du système.

    1. Nous sommes, au moins sur ce blog, de plus en plus à être d’accord sur le fait que le voyage se termine.

      Nous devrons nous arrêter et nous reposer au pied de l’arbre.

      Beuacoup ne repartiront pas.

    2. @ Marlowe,
      Je partage aussi l’idée que nous arrivons à la fin d’un monde. Je me pose néanmoins une question : ces menteurs, bonimenteurs, montreurs d’ours qui nous servent de politiciens et qui négocient à l’UE, paieront-ils la note salée qui leur sera présentée par nous, leurs électeurs ? Où bien serons-nous assez stupides que pour régler la note nous-même ? Personnellement, je penche pour la seconde hypothèse : le moment venu, nous encaisserons. Encore et encore… même quand tout se sera effondré. Nous ne sommes pas de la génération qui a connu la guerre ou qui s’est battue en rue pour ses droits sociaux. Nous avons profité de ce que ceux qui ont fait les guerres et les manifestations ont gagné. Alors, quand il faudra tout rendre, et bien, on le fera la tête basse. Il n’y aura pas de révolution.

    3. Il est certain que le système est en bout de souffle pour une multitude de raisons qui furent très bien décrites par Paul, François et les participants à ce blog.

      Par contre, je pense que les gouvernements ont conscience qu’il y a un risque majeure de déflagration générale et qu’ils poursuivent cette fuite en avant pour la différer espérant que la solution viendra de … l’au dela.
      Tenir coûte que coûte même si le grand écart est de plus en plus difficile à conserver.

      Pour le moment, ils tentent de maintenir la paix sociale et les syndicats quoiqu’ils en disent ne poussent pas les revendications afin de ne pas embrasser le(s) pays.
      Mais je crois que c’est reculer pour mieux sauter.
      Tôt ou tard, le seuil de tolérance de la société sera atteint et nous sombrerons dans un ére incertaine car les projets alternatifs manquent cruellement. Ils sont encore à imaginer démocratiquement.

  34. D’après zero hedge le marché (dow,sp,nasdaq)est quotidiennement manipulé par soit la Fed et ou les banques genre GS,Morgan etc…rally dans le dernier 1/4 d’heure sans aucune crédibilité…il n’y a eu que des mauvaises voire très mauvaises nouvelles économiques ce jeudi et c’est comme ça depuis 10 jours…
    http://www.zerohedge.com/article/market-manipulations-will-continue-until-credibility-returns

    Par contre lé pétrole semble lui encore un peu réagir aux statistiques négatives:

    Le pétrole a terminé en baisse sur le marché new-yorkais, pénalisé par la hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage et par l’indice Philly Fed.

  35. C’est le « jubilée » de la Bible (Ancien testament)
    L’histoire de la remise des dettes au moins date de l’Egypte (-1300), et est passée à nous par la Bible.

    Une remise « de base » tous les 7 ans, la grande tous les 49 ou 50 ans.

  36. Mélenchon vient d’introduire une nuance de taille dans la proposition fétiche de Paul : l’interdiction.

    « Nous proposons de renverser le principe ordinaire qui est : tout ce qui n’est pas expressément interdit est permis ». En matière de finances ce serait, avec nous : « tout ce qui n’est pas expressément permis est interdit ». Donc toute nouvelle trouvaille à mettre sur le marché serait soumise à autorisation préalable. Et qui posséderait des titres non autorisés après s’en être procuré ailleurs serait puni. »
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/06/jour-de-cendres/#more-3474

    Un écrémage simple et radical.

    1. Demandez à Saint Just…..
      Mais je vous rappelle tout de même que Mélenchon a voté l’abolition de la peine de mort.

  37. Le vice-président des États-Unis Joe Biden a assuré jeudi que le plan de relance décidé par la Maison-Blanche fonctionnait et que ses effets allaient encore se faire sentir. « Nous pensons, et c’est le consensus de la plupart des experts, que cette croissance va rester à plus de 3% à l’avenir », a-t-il déclaré. Le vice-président a affirmé que ce plan de 787 milliards de dollars avait permis de créer « 2,2 à 2,8 millions d’emplois. »

    La méthode Coué fait encore de nombreux adeptes dans le monde politique visiblement au bord du gouffre …..Monsieur Biden + 3 pct de pseudo croissance (s’ils sont réels et le restent jusqu’à la fin 2010, j’en doute) – 11 pct d’argent public injecté dans le PIB = – 7 ou – 8 pct soit une énorme dépression camouflée et artificielle, sans parler des magouilles financières en tous genres et des cadavres dans les placards des banques….

    Pathétique si ce n’était si grave…..

    1. We have failed bankers giving advice to failed regulators on how to deal with failed assets. How can it result in anything but failure?
      WILLIAM BLACK , April 2009.

  38. dissy dit :
    17 juin 2010 à 20:24
    Oui, il est évident que nous souffrons depuis un certain du parasitisme des « élites ». Il y a un tas de gens qui trouvent génial de siéger dans des commissions qui statuent sur d’autres commissions, etc. Tous ces gens inutiles jouent à la mouche du coche.
    Qu’on les mette au revenu minimal d’insertion et qu’on se passe désormais de leurs services. Tout ira mieux puisqu’ils n’essaieront plus de compliquer les choses pour justifier leur présence !

    1. Nous sommes sous l’ancien régime, c’est la consanguinité qui a été à l’œuvre , être le fils de … n’a jamais fait de vous quelqu’un mais vous fait profiter d’un réseau d’avance. C’est bien là le drame, aucun renouvellement, l’ascenseur social en panne depuis des années sauf pour les sans scrupules.

  39. Nuire pour justifier son travail n’est pas travailler ! C’est bien de nuire qu’il s’agit !

    1. Vu le nombre de parasites experts grassement rétribués depuis 40 ans pour nous mener où nous sommes, je commence à comprendre pourquoi les révolutions sont sanglantes.
      Quand le Peuple prend conscience de l’arnaque il pète les plombs et compte les réverbères libres.

  40. Les spécialistes des produits dérivés continuent à manipuler les cours.

    Lisez cet article de CercleFinance.com :

    Wall Street : 7 sur 7, manoeuvre haussière un peu trop voyante.

    Les indices US ont été littéralement arrachés à la hausse au cours du dernier quart d’heure (le Dow Jones s’envolant d’une centaine de points), sans que cela ait le moindre rapport avec une « actualité heureuse » de dernière minute.

    Cette 7ème hausse consécutive a certainement beaucoup à voir avec la « journée des 4 sorcières » et le fait que sans ce coup de reins providentiel, le Dow Jones (+ 0,24 %) et le S&P (+ 0,13 %) afficheraient des scores annuels négatifs.

    Avec + 0,25 % et + 0,13 % respectivement, ces deux indices historiques affichent une « performance » de + 0,06 % et + 0,09 %.

    Le scénario (invraisemblable) et déroulement de la séance (90 % du temps dans le rouge) rend la manipulation des cours tellement évidente que l’on se demande s’il est besoin les évènements du jour.

    La succession de mauvais chiffres qui ont ponctué cette séance n’a nullement perturbé les spécialistes des produits dérivés : ils ont pris les manettes et fait effectuer aux actions un 180° qu’eux seuls seraient en mesure d’expliquer tant les voyants macro-économiques pointent unanimement dans le rouge depuis le début de la semaine.

    Après les chiffres affligeants concernant l’immobilier la veille, les investisseurs ont pu découvrir aujourd’hui un indice d’activité de la FED de Philadelphie est en chute libre (de + 21,4 vers + 8) et des indicateurs avancés qui ne progressent que de 0,4 % au lieu des + 0,6 % espérés.

    Pour ne rien arranger, le marché du travail se détériore avec un bond inattendu des demandeurs d’indemnité chômage (+12.000 à 472.000) en données hebdomadaires… et la productivité s’inscrit également en recul (malgré l’élagage permanent des effectifs).

    Mais il en aurait fallu bien plus pour faire reculer Wall Street, dont le comportement une nouvelle fois ne semble avoir qu’un rapport très lointain avec la triste réalité dans laquelle baigne « mainstreet ».

    Boursorama

    1. Extra, merci pour ce cadeau qui nous déride, un des comiques (sérieux) que je préfère et que je pux réécouter à loisirs, on arrive au bout du bout.
      Mais en ce 18 juin gardons espoir comme les anciens résistants entendus ce matin sur F. Inter, avec un Stéphane Hessel pas âne du tout et toujours vert pas atterré. Enthousiastes et même drôles, l’un se propose de faire Président et l’autre 1er ministre.

  41. @Papimam
    Vous avez tout à fait raison.
    En me relisant j’ai compris le malentendu : « … le pire « oil-spilleur: BP  » etc… Cela concernait le Pentagon et cloturait ce que j’en dis avant. Donc ni BP ni d’autres. Ma phrase est mal construite, j’aurais du mettre un point avant BP ! Une leçon d’écriture.

  42. Monsieur Leclerc,

    En effet, l’on pourrait s’interroger indéfinimment sur la problématique de la finance redistributive. Mais de mon point de vue, cela n’a aucune importance stratégique.
    La réalité est beaucoup plus simple que cela: Inlassablement, les rond et les carrés de la finance moderne tournent sur une table aussi virtuelle, que vide.
    Suivent alors des bonnes questions qui vont de pair avec la bonne logique économique:

    1) Si l’écroulement ( j’assume mon appréciation de la situation ) se poursuit de façon visible depuis 2007, est-ce la faute de la finance, de la politique des Etats, ou tout bêtement de L’ABSENCE DE CONTRÔLE DES ACTIFS ?
    Les mascarades financières gouvernementales ou celles des marchés des capitaux sont finalement déjouées par la réalité du contrôle politique des actifs ( localisation et droit de propriété ), car c’est celui qui contrôle les actifs, qui en tire des bénéfices sains et couverts par des quantités de la monnaie adéquate. Dans mon postulat de base, seul le contrôle objectif des actifs de transformation permet de disposer d’une machine économique saine.

    2) Que se t’il passé depuis 1980, dans ce domaine précis des actifs économiques ? Ils sont progressivement partis vers l’Asie, de telle façon qu’aujourd’hui la Chine seule contrôle pratiquement la moitié de la production mondiale. Quel actif contrôlons-nous, après le départ de la production réelle ? La réponse est très simple aussi : Uniquement la monnaie et ses dérivés, et même sur cet actif ( un actif très particulier, car stérile s’il n’intervient pas convenablement dans le processus de la transformation ) nous avons definitivement perdu le contrôle en 2007.

    3) Que reste t’il aux entrepreneurs sans entreprises ? Les mains vides. Nous en sommes là, aujourd’hui. Nous avons les mains vides et nous cherchons à blâmer tel ou tel autre, au lieu de chercher à nous sortir de cette situation. Je dis bien nous, car pendant que les détenteurs du vrai pouvoir ( je vous prends au mot ) mènent des querelles des marchands de tapis ( au MEDEF autant que plus haut dans les instances internationales ) et cherchent à tirer la couverture sur soi, au détriment des autres, le peuple laisse faire. Sur le fond du barratin démocratique, le peuple demeure content et stupide ( … là, c’est du Machiavel observé in vivo).

    4) Plus loin encore, si une telle déliquessence du pouvoir occidental se poursuit ( de façon plus en plus visible ) , qui en est le bénéficiaire automatique ?
    Réponse encore plus simple : Celui qui contrôle la masse critique des actifs dans le monde : Et c’est la Chine. Avec la moitié du potentiel de la transformation mondiale sur leur propre sol, personne ne peut résister objectivement à une projection de la puissance industrielle chinoise. Même-si une politique protectionniste et fortement étatisée est adoptée à ce stade de l’évolution de la chute : Alors nous nous éteindrons derrière une porte fermée au lieu de nous éteindre avec la porte ouverte, comme nous le faisons actuellement. Les posessions des occidentaux en Chine sont tout aussi illusoires, que leur volonté de les maintenir dans la durée : L’affaire de Franck Riboud et de Wahaha étant la demonstration de ce qui attend tout le monde au bout de l’aventure asiatique.

    Les chinois, seuls destinataires ad-ultimo de l’ensemble des « aides » et des « stimulus packages » se servent de ces ponctions automatiques pour les investir dans leur potentiel local. Si la transformation en cours, visant la création du puissant marché interne et domestique chinois réussit, c’est la fin effective de la domination occidentale.

    Aujourd’hui, la Chine lui montre le chemin, demain elle lui dictera les conditions de l’exercice de son pouvoir. Ce n’est pas , finalement, sans rappeller les photos des années 20 relatant les visites des officiels des puissances coloniales chez les Rois-nègres.

    C’est un peu notre dernière chance, de minorer les dégâts, car en ce moment les USA ne sont plus vraiment là et les Chinois ne se sont pas encore installés. Je vous en prie, faites tout ce qui est dans votre pouvoir, vous et vos alliés, pour bloquer les américains et les chinois. Si la transformation du monde réussit dans le mauvais sens, telle qu’elle est engagée et qu’elle continue : Alors vous en serez le premier perdant. Quant au peuple  » content et stupide « , qu’il se prépare à vivre entre Goya et Bosch.

    Je vous souhaite bonne chance, Monsieur Leclerc, tout en espérant qu’une action positive demeure encore dans le champs du possible.

    1. Il semblerait que votre parade ultime contre l’impérialisme chinois consiste essentiellement en la promotion de l’or, valeur productive s’il en est….
      Le métal jaune contre le péril jaune!
      Quant à votre prose opportuniste en diable, mon prisme n’en retient qu’une couleur: celle du même métal et de la pisse d’âne.

    2. C’est la phynance anglo-saxone, à la tête des USA, qui a décidé d’accueillir la Chine dans la mondialisation pour pouvoir profiter d’une main d’oeuvre à coûts dérisoires par rapport à ceux des pays développés.
      La production va vers l’Asie, mais la phynance va l’y rejoindre; un japonais a un siège au conseil d’administration de Morgan Stanley, le coeur de la phynance au service de l’hyperclasse.
      There is no alternative.

  43. Avez-vous vu l’émission où on voit François Bayrou essayer de parler face à ses trois interlocuteurs, dont Éric Zemmour : un vrai dialogue de sourds ! Bayrou va jusqu’à parler de germanophobie et les trois autres répondent : ce n’est pas l’objet du débat !
    C’est-à-dire que plus personne ne veut entendre comment on en est arrivé où on en est et pourquoi ! Il faudrait uniquement dire que la situation est ce qu’elle est, que personne n’aurait pu faire mieux et que les Allemands sont des emmerdeurs parce qu’ils ne sont pas comme les autres ! François Bayrou insiste sur le fait que les Allemands ont fait ce qui avait été prévu et comme cela avait été prévu. Contrairement aux autres qui pensent que les bonnes résolutions ne sont jamais faites pour être tenues ! Il veut faire inscrire dans la constitution que les déficits de fonctionnement seront interdits. Les autres trouvent que cela ne serait pas possible ! Il parle de bon sens, de valeurs, de ne pas se laisser dicter sa conduite par le reste du monde, les autres parlent de la faillite comme d’une chose normale ! Aberrant ! J’aurais voté pour Bayrou qui est, incontestablement un homme, un vrai, un homme honnête et qui une véritable ambition pour le pays au lieu d’en avoir seulement pour lui-même !

    1. Super Senec!
      Vous le savez, j’apprécie le brio de votre style, mais beaucoup moins le fond de votre discours. Je suis heureux que vous ayez trouvé un homme politique à votre convenance, et qui n’est pas, loin de là, le pire! N’hésitez pas à participer activement à son site, vous y serez accueilli à bras ouverts!

    2. Bonjour,

      Je ne voudrais pas vous décevoir sur Bayrou, mais j’ai bien peur que vous ne déchantiez sur l’honnêteté de l’homme ainsi que sur ses prétendues valeurs et absence d’ambition personnelle.

      Quant à inscrire l’interdiction des déficits de fonctionnement dans la constitution, il me semble (je parle sous le contrôle de François Leclerc ou d’autres) que c’est justement le drame des Etats fédérés aux USA, qui sont contraints de licencier à tour de bras tous les salariés des services publics et de fermer ces derniers.
      Les déficits sont néfastes, quoi qu’il en soit, et inscrire ou non leur interdiction dans la constitution ne change rien au problème : une simple mesure démagogique.

      Cordialement,

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