Le temps qu’il fait, le 1er octobre 2010

Avoir le pessimisme enthousiaste

Les montagnes de Transylvanie
L’Irlande
« Comment on devient l’ ’anthropologue de la crise’ » dans le débat No 161
A Fougères ce soir
L’influence de la Bourse sur nos perceptions
Le poulet qui court toujours
Le moment est propice pour les « entrepreneurs », les inventeurs
Nous constituons une majorité énorme
Utiliser ou écrire les logiciels
Le travail en entreprise : le tyrannie est-elle efficace ?
L’An 01
Les « économistes atterrés »

Partager :

225 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 1er octobre 2010 »

    1. un peu osé comme commentaire, en fait il faudrait dire disciple de Saul, celui qui voit le salut des hommes dans la mort de Christ, notre Sauveur. C’est une image pessimiste qui mène à la lumière.

  1. Le religieux a sa nécessité – ouvrir aux hommes que nous sommes les voies de l’épanouissement individuel.
    Les voies de la conscience.
    Les voies de la concorde.
    Les voies de la Vie.
    Vous pouvez tout à fait vivre sans conscience du religieux.
    Pour la plupart c’est d’ailleurs ce que vous êtes en train de faire.
    Etes-vous bien?
    Etes-vous heureux?
    Vos enfants sont-ils bien?
    Vos enfants sont-ils heureux?
    Est-ce que tout va pour le mieux?
    Est-ce qu’autour de vous tout le monde est heureux?
    Est-ce que vous n’avez pas peur?
    Est-ce que vous n’avez pas envie d’autre chose?
    Est-ce à ce genre de Vie que vous rêviez dans votre adolescence?
    Si oui – tout est parfait.
    Sinon – faites le bilan.
    Réfléchissez.
    Réfléchissez sur vous-même.
    Quand vous aurez fait les comptes et qu’ils seront déficitaires – dites-vous qu’il y a une autre manière de vivre.
    Pensez-y un peu chaque jour.
    Ça va aller mieux.

    On m’a dit que j’ai été chassé de l’Eden.
    Ça ne fait rien – Dieu et moi on s’est réconciliés.
    Je sais voir autour de moi – et je vois que la Vie est encore l’Eden.
    Et je me conduis de façon que ce que je pense soit aussi encore l’Eden.
    Qui nous a chassés de quoi?
    L’Eden est en nous.
    Partout autour de nous – si nous faisons ce qu’il faut pour qu’une poignée de névrosés ne nous entraîne pas dans la Chute et ne nous plonge pas dans l’Enfer – qui est l’univers mental familier où ils se meuvent comme les condamnés qu’ils sont.
    Pour nous – les débonnaires – nous nous endormons paisiblement dans l’Eden à l’ombre de l’Arbre de Vie.

    Le royaume de Dieu – ce n’est pas demain.
    Ce n’est pas ailleurs.
    Ce n’est pas plus tard.
    Le royaume de Dieu – c’est aujourd’hui.
    C’est maintenant.
    C’est toi.
    C’est moi.
    C’est tout de suite.
    C’est le bonheur.
    C’est la prière.
    C’est l’été.
    C’est le soleil.
    C’est l’hiver.
    C’est la neige.
    C’est ce qui bouge.
    C’est ce qui rit.
    C’est ce qui pleure.
    C’est ce qui a mal.
    C’est ce qui est guéri.
    C’est toi.
    C’est moi.
    C’est nous.
    Les vivants.
    C’est nous.
    Dans le monde.
    Dans l’invulnérabilité de la foi.
    C’est chez moi.
    C’est en moi.
    C’est quand je cueille une fleur.
    C’est quand je caresse un chien.
    C’est quand je m’endors dans un jardin.
    C’est quand je fais l’amour à une femme
    C’est quand une femme me fait l’amour.
    C’est quand je veux comprendre l’autre et que l’autre veut me comprendre.
    C’est quand c’est bien.
    C’est quand c’est beau.
    C’est quand j’aime.
    C’est quand on m’aime.
    C’est quand j’ai envie de hurler à pleins poumons que je suis vivant.
    Que je suis le royaume de Dieu.

    Sociétés d’arrivistes glacés.
    De corrupteurs.
    D’impuissants.
    De sanguinaires.
    Sociétés de médiocre orgueil.
    De misère.
    D’ignorance.
    D’injustice admise par tous dans une molle indifférence.
    Sociétés de morts vivants.
    Sociétés d’Eglises conservatrices.
    Sociétés d’horreurs et de ruines.
    Sociétés de dégoûts et de hontes
    Réveillez-vous.
    Brisez.
    Cassez.
    Hurlez.
    Désobéissez.
    Soyez libres.
    Soyez Vie.
    Soyez Dieu.

    On est religieux si on est indigné.
    Si on s’avance le fouet à la main.
    Il ne peut y avoir de religieux poli ni distingué.
    La justice du religieux n’est ni polie ni distinguée.
    Le religieux n’est pas un divertissement de salonnards.

    Le religieux est pauvre.
    Le religieux est fort.
    Le religieux est dur.
    Le religieux est très exactement de la dureté et de la somptuosité de la Vie.

    Avec la foi – sachez qu’on exige de vous générosité et compassion.
    Pas la haine.
    Pas le mépris.
    Pas l’étroitesse d’esprit.
    Pas la médisance.
    Pas la malfaisance.
    Pas l’indignité.
    Pas la calomnie.
    Pas l’ignominie.
    Pas la violence.
    L’amour.
    Sans amour des hommes – la foi est duplicité.

    S’il reste en vous encore un peu de jeunesse – ne la gaspillez pas.
    Dieu est preneur.

    L. Calaferte, l’Homme vivant – extraits.

    1. Le souci est que j’y croirai quand je le verrai… Soit, c’est pas demain la veille.
      Et même, vu les dégâts déjà occasionnés et toujours en cours, l’entrevue serait forcément « houleuse »…
      A condition qu’il existe, bien sûr…

    2. La religion n’est pas la spiritualité et c’est même souvent l’inverse. LA VÉRITÉ religieuse est bien souvent violente et peut s’opposer à la vérité. Avec Guy Bedos, je fais une courte prière:
      « Mon Dieu, si vous existez, faites qu’il n’y ait plus de religion. »

    3. @ Yvan

      Le souci est que j’y croirai quand je le verrai… Soit, c’est pas demain la veille.

      Ne vous dites pas toujours cela Yvan,

      Peut-être bien que dans l’histoire les hommes-à-venir seront bien plus différents de nous en conduite comme en limitation de l’esprit. Un jour viendra peut-être ou une multitude de gens se mettront alors à parler bien plus différement de nous, de vous, comme de moi.

      Dans l’infiniment petit, il y a tellement de choses que nous ne voyons pas et pourtant elles existent bien, pourquoi faudrait-il toujours en passer par la vue, l’odorat, l’écoute pour mieux en admettre l’existence, ce possible en prendre conscience, croire en leur existence ? Et dire que la science n’a que deux cent ant d’existence alors qu’en sera-t-il de la science dans une vingtaine de siècles et de tatonnement de plus dans les choses ? Pourquoi vouloir souvent opposer la matière à l’esprit, le propos qui vient de l’esprit et le propos qui vient de la matière, en nous mêmes comme partout ailleurs dans le monde. Aurions-nous donc tellement perdu cette faculté de nos jours et pourquoi ?

    4. L’obscurantisme a de beaux jours devant lui.

      Ne pensez pas toujours cela Yvan, l’autre à toujours quelque chose à nous montrer, à nous apprendre, aussi religieux ou athé soit-il, à moins bien sur que vous ne vouliez plus voir et bien apprécier l’obscurantisme qui se trouve c’est vrai souvent chez l’autre mais jamais en soi, religieux
      ou pas d’ailleurs, corne contre contre, bélier contre bélier on se comprend mon cher ami.

    5. @ Michel Martin

      La religion n’est pas la spiritualité et c’est même souvent l’inverse.

      C’est à la fois juste et pas tout juste ce que vous dites, c’est vrai tous les religieux ne rendent pas toujours les gens plus spirituels dans le culte et la dévotion, mais c’est parfois un peu le cas chez les Athés, à chacun sa conception de la spiritualité, faites quand même d’autres recherches dans l’histoire ou au présent on ne sait jamais, on trouve toujours quelqu’un de plus spirituel que soi, au passé ou au présent, bien sur l’homme du monde ou de votre propre famille politique en général n’aime pas trop entendre et reconnaître cela qu’il soit d’ailleurs juif, chrétien, musulman, agnostique, athé, historien et autre. Moi même je vous avoue avoir un peu de mal à reconnaître un plus grand esprit que le mien c’est pour vous dire comme je partage un peu votre propos, vous voyez je ne suis peut-être pas non aussi peu spirituel que cela dans ma vieille conception de la religion poussièreuse. A chacun sa dose d’opium moi c’est la religion de temps en temps, pour mieux envoyer en l’air avec les anges, et puis Jean luc Delarue c’est la coke pour pouvoir encore mieux tenir la cadence à l’antenne.

    6. Jérémie.

      Un débat sur la religion est aussi inutile qu’un débat politique.
      On croit ou on croit pas.

      Ne pas confondre rêve de l’humain avec récupération religieuse qui profite à d’autres au nom d’une « entité » supérieure et invisible.

    7. @ Yvan

      Vous avez tout-à-fait raison Yvan,

      Je n’aime pas trop parler de religion le premier aux autres, surtout dans le temps qu’il fait le vendredi, et pour faire meilleure audience de religiosité ou pas, sans trop non plus tomber dans un débat qui pourrait davantage nous pousser à ne plus nous apprécier tous les deux, malgré nos différentes approches des problèmes de la société ou des choses de la vie.

      Je pense au contraire que le propos que je me suis bien donné la peine de vous écrire, n’était
      pas autant digne de ………………. venant de votre part, mettant bien plus l’accent sur autre chose, comme dirait Thomas je ne crois que ce que je vois en prenant par l’exemple de l’existence du vivant dans l’infiniment petit. Je ne crois pas d’ailleurs vous y avoir parler du divin, du monde Angélique, ou des anges en tutu et gros poils aux pattes.

      Ne pas confondre rêve de l’humain avec récupération religieuse qui profite à d’autres au nom d’une « entité » supérieure et invisible.

      Comme le rève de la majorité derrière une autre lune de plus, vous savez la grande récupération actuelle de beaucoup de gens sur la crise.

      Je comprends votre propos, l’inverse également vrai à travers des petites phrases que je lis parfois içi ou là, rassurez-vous Yvan je n’interviens pas tout le temps sur le blog pour rabaisser
      régulièrement les gens de l’athéisme dans l’espace public, mais bon c’est normal on trouvera toujours des gens qui rechercheront à faire croire ou pas au religieux. Je dirais même que sur ce terrain là vous seriez bien plus majoritaires sur le blog, au nom même d’une plus grande « entité » sociale, collective et plus visible demain sur terre. Rien de nouveau sous la lune.

      Un débat sur la religion est aussi inutile qu’un débat politique.On croit ou on croit pas

      Certes, mais en disant que la religion c’est de la …………….., alors qu’Octobe c’était pourtant bien donné le peine de poster un texte pour mieux nous faire passer un bon moment, vous ne vous attentiez peut-être pas non plus à ce que je laisse passer ça n’est ce pas Yvan ?

      Vous croyez peut-être que tous les chrétiens sont des idiots, des naifs, des bourreaux, des inquisiteurs de l’esprit, des réveurs, des lopettes de première surtout en ce moment, si par exemple j’aurais dis aujourd’hui et dans l’espace public de ce blog que l’athéisme c’est carrément pour moi de la merde, voir que du réchauffé pour la société et que l’athéisme n’a jamais apporté non plus quelque chose de plus sain pour un meileur sens critique de l’homme, qu’en auriez-vous pensé alors de votre coté ?

      Rien dit sincèrement comment vous l’auriez pris ? Allons connaissant votre tempérament Yvan,
      je pense au contraire que vous auriez éprouvé le besoin d’en dire votre propre mot, et c’est bien normal vous ne croyez pas ? Evidemment le propos ou la petite phrase qui rabaisse constamment la parole ou l’esprit de l’homme religieux aussi peu bavard soit-il d’ailleurs dans l’espace public c’est moins dérangeant, embarrassant, si peut-être uniquement profitable et divertissant dans son seul aspect généreux, social, humaniste, mais pour le reste que de la merde pour le pauvre, comme pour la sociétié.

      Croyez moi Yvan, beaucoup moins évident pour moi de me faire comprendre, mais bon
      ça peut se comprendre l’homme religieux venant d’içi ou d’ailleurs n’est pas non plus souvent très exemplaire dans sa manière de se conduire, souvent d’ailleurs aux gens de l’athéisme allons donc savoir pourquoi, la preuve relisez-moi encore aujourd’hui, voyez comme je vous y réponds encore cordialement à cette question, oui vous avez tout-à-raison de ne pas vous laisser séduire et embobiner par mon propos, mais de grâce évitez s’il vous plaît les petites phrases içi ou là avec vos ami(e)s les plus marxistes de ce blog, néanmoins je relève votre grande franchise et honnêteté de votre Yvan, vous au moins vous ne recherchez pas à cultiver une plus grande ambilavence de conduite à ce sujet. Alors la prochaine fois dites tout simplement .

      Tout cela est bien beau Octobre, mais moi je ne crois pas du tout à la mouche qui pète plus haut que son cul dans le ciel.

      Vous reconnaitrez également qu’un monde plus athé ne rendra pas forcément et automatiquement l’homme plus apte à dépasser ses problèmes matériels de plus, surtout si le nouveau système en place repose principalement sur du matériel à 100% comme dans ce monde rendu un peu trop marchand, ou alors mettez-vous y à plusieurs dans l’écriture d’un texte et billet invité sur le blog pour mieux m’en démonter le contraire, et je tacherais alors de vous y répondre un par un sur les nombreux points avancés, qui me sembleraient justes ou pas à défendre, pour mon prochain comme pour la communauté des hommes, si ma santé me le permet encore dans 200 ans.

      Et puis vous avez raison quelle perte de temps de vouloir encore chercher à mieux vous amenez à revoir certaines choses en prenant par exemple le seul exemple de l’infiniment petit, dans le fait de croire ou pas en une chose possible et peu importe sa forme sur le moment présent.

  2. En effet M Jorion nous vivons dans des démocraties formelles. Formelles au sens que l’on a la liberté d’expression et que l’on a le droit de vote. Mais dans certains cas il n’est pas tenu compte du résultat du vote (cf référendum 2005), dans d’autre cas la manipulation via les médias dominants est telle qu’elle permet d’escamoter d’authentiques débats sur les questions de fond, et que le vote se gagne grâce à des recettes bien éculées, mais efficaces comme la sécurité ou l’immigration par exemple.
    Par contre nous vivons dans des régimes de dictature économique, le modèle de la » concurrence libre et non faussée », de la privatisation de tout ce qui peut l’être ne peut-être remis en question (cf référendum 2005, encore une fois). Cette dictature économique s’appuie sur les technologies de contrôle les plus avancées et les plus sournoises. La télévision n’étant pas la moindre de ces technologies. Mais elle s’appuie aussi sur des techniques de manipulations des esprits, qui ont pour but de faire accepter aux victimes de ce système leur propre aliénation ( publicité, marketing qui ont pour but de faire consommer et qui peuvent conduire les plus fragiles a des endettements insupportables) et dans certains cas leur exclusion du système (techniques de management agressives comme à France Télécom… ). Face à ce rouleau compresseur, il faut c’est certain avoir beaucoup d’enthousiasme pour espérer faire évoluer le système vers un mode de fonctionnement plus humain.

  3. A propos de l´Irlande.

    Un bon article dans le monde diplomatique d´Octobre. En voici un lien vers une portion de l´article :
    Les quatre vies du modèle irlandais

    À signaler aussi, un petit rappel dans l´édito par Serge Halimi du modèle économique du Monde Diplomatique sur le nécessaire soutient de ses lecteurs pour le maintient de son indépendance éditoriale.

  4. L’enthousiasme de Paul le persévérant est communicatif. Sur sa lancée et depuis que je le lis et l’écoute, je me dis que son action et son projet profondément humanistes font de lui un excellent candidat (francophone: on en demande!) pour ceci : http://www.rightlivelihood.org/summary_french.html#c472
    Un moyen de plus pour faire connaître son combat et répandre ses idées. Alors, qui est prêt à constituer le comité de candidature ?

    1. Excellente proposition. Suivez tous le lien donné par Philippe Ronvaux et constituons un comité pour la candidature de Paul Jorion.

  5. Avec un pt’tit air, comment dire….? Un pt’tit sens de l’absurde…..

    Suite au « songe » d’une grand tante, le dernier descendant d’un des plus éclairé prêtres exorcistes de la planète, célèbre planteur de pieux dans le cœur des vampires de la finance, a été « un tout-petit-peu » baptisé, non pas « introduit », mais « initié », dans une église « un peu petite », « un peu paysanne », « un peu dans les montagnes » au confins de la Transylvanie

    « Très naïf, très religieux, très beau…. Et voilà. »

    « Utiliser ou écrire les logiciels? »  »
     » « La » tyrannie est-elle efficace » dans cette entreprise ?
    « Le poulet court toujours….. »
    Nous constituons une majorité énorme » qui ressentons « l’influence de nos bourses sur nos perceptions » » de l’an 01. »

  6. C’est marrant que Mr Paul se définisse comme un « pessimiste enthousiaste » car c’est la définition que tres souvent ces temps-ci les politiques (et politiciens) de droite donnent d’eux-meme pour se définir …alors que Mr Paul est plutot de sensibilité gauche modérée !

    PS ; toujours en quete d’un peu plus de substance économique ou financiere en écoutant votre vidéo du vendredi , j’aimerais connaitre votre point de vue sur les propos de Nassim Nicolas Taleb qui prévoit la disparition pure et simple de la FED américaine d’ici 25 ans déclaration faite hier au Washington Ideas Forum !
    Sa théorie se résume par :  » les déficits vont faire exploser la FED …. »

    Je sais que Taleb croit a un monde essentiellement drivé par des évènements « catastrophes , inimaginables et non probabilisés par les modeles mathematiques » …

    Salut(ations)

    1. Il y a queqlue chose d’incongru à utiliser encore les vieilles étiquettes : gauche/droite, conservateur/progressiste, depuis que Georges Orwell s’est défini comme « anarchiste conservateur ».

    2. alors que Mr Paul est plutot de sensibilité gauche modérée

      Je crains que Paul n’apprécie pas. La gauche modérée ne condamne pas le système, ne déclare pas le capitalisme agonisant. Elle vit du système, et en pense qu’au caviar.

    3. @ Charles A

      J’apprécie votre intervention Charles et c’est pourtant fort juste sur ce point, j’admire votre démarche à le dire devant Paul, moi-même j’ai rarement mangé du caviar dans ma vie, par contre tous les beaux dirigeants costumés de droite comme de gauche, eux comment ils connaissant bien plus les meilleurs restaurants des villes que vous ou d’autres. Car le système c’est bien toute leur vie !

    4. S’ils – les pilotes américains – tombent en zone désertique – espérons, pour eux, qu’ils auront une réserve d’eau, des rations alimentaires, et un kit pansements, au cas où …ou bien qu’ils croiseront la route de bienveillants nomades, qui, partageront avec eux le rien qu’ils ont ….

      Car les « Napoléons » (ne sont guère comestibles )? euh, enfin, les ?? , lingots peut-être, mais s’ils – les lingots – leur choient sur la tête, pendant leur chute libre – car la chute d’un neolibéral, même pilote, se doit d’être libre : foin de parachute, si l’on va au bout des choses – ça va faire mal !

      Enfin, ce que j’en dis !

  7. Il me semble que dans son rapport annuel pour 2009,le Médiateur de la République,décrit trés bien,avec dossiers à l’appui,la désespérance,la déprime des Français.
    Et,observant dans mon coin,sur le net,ou récemment à Naples et plus,ces Hommes et ces Femmes recroquevillés sous le fouet,j’en arrive,hélas,à penser que les 77 % des 7 milliards d’individus ,d’Etres Humains,sont K.O pour l’instant.
    Je nuancerai toutefois sur la faconde des « Gens biens(?) » qui vont s’emmurer et/ou imposer leurs diktats : selon mon intuition ,ô combien vasouillarde aux yeux de beaucoup(majorité) ,je suis de ceux qui « voient » le Titanic accélérer son naufrage . Et ces « Gens là » seront,bon gré mal gré,logés à la même enseigne que Tous !…Et c »est justice. Cela me console,me réjouit même.
    Et,cela dit,je vais conclure ce mot en rejoignant Paul ,parun chemin différent (tous les chemins menant paraît-il à Rome ) qui a pour nom :
    l’Espérance.
    Et,partant ,j’ose affirmer,qu’après les funérailles qui se préparent,nous accéderons,tous alliés,et à une vitesse plus grande qu’imaginée dans nos cervelles ,et dans nos logiciels à vitesse hors temps,à un monde de Vivants,de Vivants le Possible Utopique devenu,enfin,réalité.

    1. « Non-seulement il s’agissait d’affronter des dangers fortuits et de braver le glaive des lois, mais on était obligé de vaincre en soi l’empire des habitudes régulières, l’autorité de la famille, la tyrannie des coutumes domestiques, l’opposition de la conscience, les terreurs et les devoirs du chrétien. Toutes ces entraves doublaient l’énergie des passions. » (Chtbd)

  8. Merci à Paul et à tous les intervenantes et intervenants de ce blog. Nous vivons une époque unique. Prenez soin de vous et de votre famille et noubliez-pas que la résistance n’est jamais vaine.

    1. Nous vivons une époque unique

      Chaque moment est unique même lorsque le papillon s’envole, même lorsque le politicien moderne me parle de nouveau à l’antenne, c’est toujours un moment à ne pas rater pour moi, pour rien au monde.

    2. @ Marlowe

      Si ça se trouve je suis déjà surveillé, fiché, moi qui prêche constamment la bénédiction, la paix et l’amour envers tous les braves gens bien conditionnés du système comment le savoir ? En plus j’ai reperé ces derniers jours un camion continuellement garé juste devant chez moi ? Non faudrait quand même pas que j’en devienne aussi parano que certaines de nos élites les plus précieuses.

  9. Une remarque totalement hors sujet aujourd’hui mais qui nous rappellera nos préoccupations de 2008.

    Un article du New York Times révèle que le rythme des saisies immobilières aux États Unis risque de se ralentir brusquement (il dépasse à l’heure actuelle les 200 000 par mois).

    Pourquoi ?

    Certaines victimes de ces procédures ont découvert que les créanciers n’avaient pas les moyens de prouver leur droit à saisir. Certains ont « égaré » des documents clef du dossier de prêt, d’autres ne les ont jamais fait rédiger, dans certains cas l’essentiel du dossier était chez le broker, l’agent immobilier qui avait apporté l’affaire et qui depuis a disparu…. Bref les victimes ont toutes les raisons de ne plus se laisser faire et on craint la multiplication des contentieux durs.
    Ceci révèle le manque de sérieux avec lequel les banquiers s’étaient engouffrés sur ce nouveau créneau.

    Conséquences ? Excellentes !

    L’arrivée en flots continus de nouvelles maisons saisies sur le marché était une cause importante de l’effondrement des prix. Si ces arrivées se ralentissent, la chute des prix cessera peut-être et tout le monde y trouvera son compte. Mieux vendre le bien saisi est une bonne affaire pour le créancier et parfois pour le propriétaire qui récupère une partie de sa mise. Interrompre la saisie faute de pouvoir la justifier en droit, c’est accorder d’importants délais supplémentaires au débiteur qui pourra peut-être finalement finir par payer. Ce qui serait bon pour tout le monde.

    Moralité : Ceci illustre avec clarté deux idées qui nous plaisent bien :

    – la somme des intérêts individuels (ceux des créanciers) ne rejoint pas du tout leur intérêt général. Il leur aura fallu un incident juridique pour découvrir que la coordination de leurs actions leur donnerait une plus grande efficacité et sans doute un plus grand gain. La concurrence ne serait-elle pas toujours l’alpha et l’oméga de la performance économique ?

    – Dans certains cas (ici offre totalement inélastique) le marché est inefficient.

    J’attends un article d’un économiste patenté tirant le conséquences de cet évènement et montrant les limites des théories en vogue. Je risque d’attendre longtemps.

  10. Voici la liste de ce que les cochons et pigeons de payeurs Irlandais sont disposés à payer pour les dettes des banksters et sans broncher en plus ..triste peuple sans honneur…ils ne se rendent pas compte que c’est le plus grand hold up du siècle ?Ils vont devoir payer non pas pendant dix ans comme écrit mais pendant des décennies et seront sans doute tous ruinés bien avant?

    http://www.independent.ie/national-news/four-hairshirt-budgets-price-of-bank-rescue-deal-2360515.html

  11. Bonjour Paul,

    Comme j’ai connu la Roumanie dans les années 70, les églises peintes, je connais.
    Comment cela tient, c’est peut-être la question.

    Vous êtes pessimiste enthousiaste. Je suis réaliste enthousiaste. Je ne sais si on se rejoint. 🙂
    Septembre dans la Bourse a été un mois champion dans les hausses. Reculer pour mieux sauter, peut-être.
    Lula au Brésil est sur le pavois de la gloire. Dans le même temps, l’Amazonie se rétrécit sans que cela émeuve beaucoup de monde.
    La Chine, ça c’est le top, la locomotive.
    Hier France3 discutait de la Guerre avec l’Occident.
    J’ai résumé l’émission dans un commentaire sur cet article
    Période ouverte, dites-vous. Mais ouverte à qui et pourquoi faire?
    Nous sommes dans une période où si on met le paquet, on peut presque tout faire.
    Les logiciels, que j’appelle software par habitude, j’en ai fait toute ma vie active. J’ai été un acteur de la destruction de jobs. J’en suis parfaitement conscient. Rationaliser, workflows, je connais.
    Job très inventif, exact. Job de demain? Pas vraiment. Du moins en tant que tel, seul.
    L’ordi est devenu un outil et plus une fin en soi.
    La tyrannie au bureau a progressé et n’existait pas au départ.
    L’entreprise était même paternaliste. Pas un numéro ou pire encore, une fonction sans nom spécifique.
    La hiérarchie est venue intercalée en plusieurs couches en véritables poupées russes.
    Chacune arrêtant la remontée des informations.
    Plus catholique que le Pape même.
    « L’Employer of choice » est devenu une boîte aux lettres dans laquelle tout ce qui n’est pas vendeur est externalisable.
    Faire autrement?
    Simple. Ouvrir justement toutes les valves. Rendre à César ce qui…
    Motiver, montrer où est l’intérêt de chacun à ce que cela fonctionne.
    Autrement oui. C’est mettre la clé sous le paillasson.
    Depuis quand je sais ça?
    Depuis le début. Il y a plus de 5 ans maintenant que j’écris.
    J’ai commencé par un long billet qui n’a pas pris une ride « Nous sommes tous responsables ».
    Ce sont aussi les mentalités, elles-mêmes, qu’il faudrait changer.
    Ca c’est plus dur, qu’on ne le croit.

  12. Il n’y a pas de combats d’arrière garde . Il n’y a que des combats . Aucun n’est inutile . Mais le seul combat efficace , c’est la somme simultanée de tous ces combats partiels .

    De la même façon que les Grenelles partiels et séquenciels sont condamnés à rester décevants , quand seul UN Grenelle  » de société » dans toutes ses dimensions ( fiscalité ,propriété , éducation , place du service public , justice , rapport de la force et de la justice , travail , forces productives , politique énergétique , bilan écologique , niveaux institutionnels , alliances internationales …) est selon moi le point de passage obligé d’une vraie  » bifurcation » .

    Le niveau des choix à trancher m’apparaît d’ailleurs dépasser l’échéance d’une simple élection présidentielle française ou pas .

    Je ne crois pas non plus dans l’homme ou la femme d’Etat-Monde providentiel(le) qui résoudrait par anticipation une crise latente .

    Il a fallu une débâcle pour que se révèle un Général .

    Il faut encore sans doute quelques marches de descente aux enfers , pour que se révèlent , de par le monde, celles et ceux qui sauront incarner le nouveau projet qui palpite dans les tréfonds

    1. Il faut encore sans doute quelques marches de descente aux enfers , pour que se révèlent , de par le monde, celles et ceux qui sauront incarner le nouveau projet qui palpite dans les tréfonds

      La personne était si gentille avec moi, tout le temps le sourire, tu va voir mon petit ce que je prépare au vieux fond de ma marmite, mais non n’ai pas peur de moi mon petit, regarde plutôt
      ma vieille dentition, allons mon petit. Je sais tu as encore très faim au ventre, mais enfin soit un peu patient et tu verras alors comment cela passera mieux tout seul avec Mère Grand, en plus regarde comme ça bouillonne bien de plus en plus au tréfond de ma marmite, hum c’est bon tu ne trouves pas ? Peut-être même encore quelques petites pincées de sel et de poivre, et se sera alors parfait afin de pouvoir attirer plus de nez au-dessus de ma marmite, chez moi.

      J’étais comme un homme, comme un pauvre et comme un autre de plus à qui l’on me demandait toujours les mêmes choses de plus en plus conditonnelles à faire en société, et cela afin de pouvoir mieux me sentir mieux, heureux et libre, fallait-il même que je descende davantage à cet endroit, dans les enfers pour mieux encore leur faire ce plaisir, mieux leur faire ce compte rendu.

      Oui peut-être bien que nous sommes pas encore bien descendus dans les enfers, histoire quand même de pouvoir mieux passer à autre chose de moins, enfin vous voyez ce que je veux dire.

    2. @ juan nessy

      Un plus grand mal peut en cacher un autre, mais à quoi ressemblera le plus la bureaucratie mondiale de l’homme pour demain ?

    3. @jérémie :

      je ne sais pas ce qui sortira de notre marmite .

      Je sais par contre que c’est la nôtre, donc la mienne, et qu’il n’y en a pas d’autres .

      La nouveauté pour trouver des équilibres , sinon des vérités , inédits , c’est la prise de conscience que la marmite est  » finie » , le feu sous la marmite aussi ( au moins à ligne d’horizon temporel imaginable – ITER semble prendre un coup dans l’aile ), et que nous n’avons plus tout à fait la possibilité de nous étriper à l’intérieur de la marmite pour faire de l’autre une variable d’ajustement pour survivre nous mêmes .

      Ceci étant , si l’on a la possibilité d’échapper au temps , on peut se passer de marmite , et préférer dieu par exemple .

      Encore que certain accusait dieu d’être un rôtisseur .

      De Charybde en Scylla .

      De marmite en religion ….

      Je garde la marmite et un oeil sur la bureaucratie .

  13. L’homme peut réaliser des merveilles en bois, en pierre, des peintures murales, des fresques, des icônes, avec de tous petits moyens et une organisation rudimentaire. Il n’y avait même pas de multinationales pour ériger les cathédrales!
    Dans votre petite église vous avez ressenti tous ces très simples possibles qui vous rendent heureux de votre journée, fier de votre travail et content de votre communauté qui vous a permis d’épater les amis.
    N’est-ce pas plus reluisant de tailler une voûte romane, même pour le pape et sa st Inquisition que d’être Pluto ou Mickey à Dysneyland dans le monde capitaliste?

  14. @ Anne
    Y’aura pas que des anciens demain à manifester

    Moi j’ai soixante ans dans 1/4 de siècle et je préfère anticiper que de rester indigné

    1. Ne vous fiez pas aux avis de soeur Anne, elle ne voit décidément jamais rien venir.

      Quant à moi, si je suis trop occupé par les vendanges pour être de la partie demain à Bordeaux, mon fils en sera avec une bande de potes lycéens et mes vifs encouragements. Tout n’est pas perdu…

    2. Personnellement je suis pour une réforme des retraites qui permette à ceux qui veulent travailler jusqu’à leur mort de le faire et qui permette à ceux qui veulent raccrocher les crampons dès 60 ans de pouvoir contibuer à le faire ( avec une pension décente). Certains s’identifient tellement à leur travail, que lorsqu’ils arrêtent ils meurent dans l’année qui suit. Pour les autres, sans aucun doute la grande majorité, je pense qu’ils souhaitent quitter leur travail lorsqu’ils sont encore assez jeune et en bonne santé pour profiter de la vie, d’une autre façon. La retraite ne veut pas, dans ce dernier cas, dire cesser toute activité, mais s’adonner enfin à des activités pour lesquelles on manquait de temps pendant la vie active. Laissons donc mourrir au travail tous ceux qui le souhaitent et n’empêchons pas les autres de prendre un peu le temps de vivre avant de se préparer pour le grand passage. Je sais ça risque de ne pas trop plaire aux capitalistes, qui ont intérêt à faire de nous des hamsters jusqu’à notre mort. Travailler plus pour gagner plus c’est la plus grande arnaque du siècle, ce qu’il faut c’est travailler moins, pour vivre mieux!

    3. @ Vigneron
      Je souhaite que votre récolte soit , en qualité et en quantité , plus proche en réalité de l’estimation des syndicats que de celle de la police . Attention quand même à ne pas la loger dans vos cuves remplies de gazole sur les conseils de Peak Oil .

    4. La vision est séduisante et c’est bien ce qui pourrait arriver de mieux dans un premier temps, compte tenu des forces arrière-gardistes en présence. En un sens, je crois comprendre le point de vue de Paul Jorion quand il affirme que la résistance à la contre-réforme des retraites en France est déjà un combat d’arrière-garde. Et il ne dit cependant pas qu’il n’est pas à mener. La fin du capitalisme dans sa version néolibérale – voire purement et simplement du capitalisme – va nous amener inévitablement à repenser notre modèle de société et la place que le travail doit y occuper. Car franchement qu’est-ce qu’une société dans laquelle la grande majorité des travailleurs se sentent exploités et n’ont qu’une seule envie : atteindre l’âge de la retraite ? C’est une société malade, à bout de souffle…

    5. Sur le dossier des retraites on met en avant des ratios qui sont très souvent absurdes.
      Par exemple, la productivité/individu en 1960 n’a rien à voir avec celle de 2010, le PIB a doublé en 40 ans (euros constants) il est donc grotesque de comparer les ratios cotisants/retraités à 50 ans d’intervalle. Le doublement du PIB peut bénéficier aux actifs comme aux inactifs, l’enjeu c’est le partage entre le capital et le travail. Tous les économistes, ou presque, s’accordent pour dire que depuis 30 ans la part du capital s’est fortement accrue (de mémoire, 10 à 20 % de PIB) au détriment des salaires (et de facto des retraites), même Joseph Stiglytz fait ce constat dans « triomphe de la cupidité », une des causes selon lui de l’actuelle crise du capitalisme (et pourtant l’homme est loin d’être un affreux marxiste…….).
      De l’argent il y en a pour financer les retraites, le problème ce n’est pas la taille du gâteau mais sa répartition, voir l’argumentation de Bernard FRIOT :
      http://www.legrandsoir.info/Financement-des-retraites-l-enjeu-des-cotisations-patronales.html
      Le recul de civilisation qui nous est imposé par Sarko donne quitus au Medef qui souhaite liquider l’héritage du CNR et profite aux assureurs privés (du côté du frangin, chez Malakoff-Médéric on doit exulter…..).Ce recul de civilisation est bien sur « feutré » mais ce sont les mêmes mécanismes que ceux observés en 36-39 en Espagne, au Chili avec la chute d’Allende…. Comme dirait W.Buffet c’est une lutte des classes, l’oligarchie revancharde ne s’accommode jamais de ses « défaites ». Mais c’est un autre débat, je sors sans doute du cadre……

    6. @ Marlowe

      Il me semble que la question de la retraite n’a aucun sens pour ceux qui ne veulent pas travailler, non ???

  15. Récapitulons :

    – l’Irlande aura un déficit public de 32 % du PIB en 2010 ;

    – l’Irlande aura une dette publique de 113 % du PIB en 2012.

    Et les autres Etats occidentaux ?

    D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    En 2014, la dette publique des Pays-Bas sera de 80,9 % du PIB.

    En 2014, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

    La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

    La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

    C’est à la page 30 :

    http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf

    Conclusion :

    l’Irlande, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Etats-Unis, l’Italie, la Grèce, l’Islande, le Japon NE REMBOURSERONT JAMAIS leur dette publique.

    Pronostic :

    l’Irlande, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Etats-Unis, l’Italie, la Grèce, l’Islande, le Japon vont se concerter, puis ils vont se déclarer en défaut de paiement, de façon coordonnée, le même jour, par une déclaration commune.

    1. J’aime bien le coté brut de décoffrage de vos démonstrations.
      Cela paraît trop simple mais en même temps très plausible.
      Il y a de nombreux exemples dans l’histoire de concertations de dernière minute.
      Quand les puissances se retrouveront au bord de l’abîme, dans leurs derniers retranchement, leur dernière carte sera celle qu’il ont toujours voulu ne pas voir.
      Lors que la guerre froide, un certain téléphone rouge fonctionna entre Kennedy et Kroutchev, c’est même ainsi qu’une guerre atomique même évitée.

      Il y a un bémol tout de même dans ce scénario, tous ces pays se trouveront-ils en défaut de paiement au même moment ?

    2. Pourquoi pas,

      Mais ces Etats n’ont pas que des créances entre eux mais aussi avec les quelques 180 autres qui restent. Que feront ces derniers ? Rembourser bien poliment leur dettes aux premiers, pour montrer le bon exemple ?

      Personnellement, je vois plutôt un domino, et c’est pourquoi la pression est si forte sur des Etats comme la Grèce, l’Islande ou l’Irlande, histoire de pas montrer une voie qui deviendrait potentiellement incontrôlable (si tant est que quelque chose soit encore vraiment sous contrôle, ce dont je doute).

      ++

    3. Mathematiquement, les entités non physiques (ou personnes morales) et donc immortelles comme un état ou une entreprise peuvent s’endetter sur l’éternité ; l’annuité tend vers 0 quelle que soit la dette ????
      Heu. j’ai jamais été bon en math….

  16. Merci Paul de nous faire partager un moment extra ordinaire avec Théodore dans cette petite église délicieuse de Roumanie
    Qu’importe de croire ou ne pas croire, Théodore se souviendra de son baptême.
    Cet acte d’amour métaphysique va bien au-delà de l’amour que vous lui portez, parce que c’est ce plus, cette vertu essentielle qui porte l’humanité.
    Il grandira avec ce capital d’amour dont l’intérêt se trouvera quand il aura a douter de tout, même de l’espèce humaine.
    Le ciel est au-dessus de l’Homme, là où s’élève sa pensée, son imaginaire sa prière, et son premier berceau.

  17. Lorsque je viens de temps en temps sur le blog,

    J’y tombe de temps en temps sur certaines petites phrases placaient içi ou là bien judicieusement par des intervenants dans l’espace public de ce blog je peux bien sur me tromper, alors afin mieux revenir à un meilleur équilibrage des choses, je me demandais si moi aussi je pourrais avoir juste un peu le droit et ne serait-ce qu’une seule fois aujourd’hui d’agir un peu de la sorte, sans trop non plus déranger la bonne conscience de certaines personnes, par exemple en postant les citations suivantes :

    En période de crise seul les capitalistes et les gens de religion sont des naïfs [ Jérémie ]

    Calomniez, calomniez, toujours le chrétien il en restera toujours quelque chose. [Francis Bacon]

    Ha si seulement le monde était plus athé comme le monde serait plus tolérant. [ Jérémie ]

    C’est bien connu la guerre contre autrui vient toujours des gens de religion [ Jérémie ]

    L’impuissance et l’athéisme ont cela en commun, ils conduisent tous deux à la provocation. [Gilbert Cesbron]

    L’obscurantisme c’est bien connu vient toujours de l’autre mais jamais de moi. [ Jérémie ]

    Dans une société de quoi se plaignent les plus les gens de l’athéisme au quotidien [ Jérémie ]

    C’est bien connu c’est toujours l’homme religieux qui sent le plus fort des pieds [ Jérémie ]

    Soyez athé, un athé vous plantera toujours un poignard dans le dos un jour [ Jérémie ]

    Le produit le plus net de l’athéisme est le désespoir. [Julien Green]

    L’athéisme est souvent diviseur rarement rassembleur et honnête. [ Saïd Aql ]

    Un athé ne vous parlera jamais des meilleures fleurs de telle ou telle religion [ Jérémie ]

    Sur dix propos qu’un athé prononcera sur un forum, la moitié sera pour vous éloigner des
    meilleurs choses de la foi, [ Jérémie ]

    Mon grand père était athé, mon père violent et con aussi je le suis donc moi aussi [ Jérémie ]

    Pensée d’un athé, ah comme le chrétien du passé fait toujours du mal à l’homme [ Jérémie ]

    Vous savez moi aussi je peux pondre des citations pour faire meilleur jugement [ Jérémie ]

    A si seulement tout le monde pouvait devenir socialiste à quoi servirait la foi [ Jérémie ]

    Allez je vais m’arrêter là et laissez à d’autres le soin de poster de temps en temps les mêmes citations anti-religion et sur le temps qu’il fait le vendredi …

    1. Et pour une citation de plus que vous posterez contre l’homme religieux, maladroit chrétien ou pas d’hier, je vous en posterais encore une dizaine contre l’athéisme d’aujourd’hui histoire de se marrer un peu aussi.

    2. L’athéisme est souvent diviseur rarement rassembleur et honnête. [ Saïd Aql ]
      ——> Faut-il en déduire que les religions engendrent toujours la concorde et jamais de guerres, et qu’elles sont toujours honnêtes?

      Pour adhérer à une religion il faut être très con ou très intelligent, ce n’est pas à la portée d’un esprit moyen.

      Croyez-vous en dieu? Lequel, il y en a tellement!

    3. Humble proposition : re-baptiser – laiquement – Paul Jorion , du prénom de Michel !
      Si, ainsi que le pense simplesanstete, sous un de ses divers et plaisants avatars, il est à l’oeuvre pour terrasser le dragon de la phynance !

    4. Entre le théiste (celui qui croit en Dieu) et l’athéiste (celui qui ne croit pas en Dieu ), il reste de ceux-là qui doutent, ne savent pas, ne tranchent pas (soit de là qui ni ne croient, ni ne croient pas ) ce qui n’empêche pas qu’en attendant: ils vivent

  18. Bonjour,

    Le son des deux dernières vidéo est transmis avec un écho extrèmement désagréable, Cela est-t-il normal ?
    Sincères salutations
    GCn

  19. Une fois n’est pas coutume, je profite de la chronique de « le temps qu’il fait » de M Jorion pour décrire un peu le mien de ce week end.

    Aujourd’hui, repas de famille, chez ma soeur et mon beau frère. Réunion autour d’un poulet, le vin que j’ai offert au trente ans de mon beau frère est débouché.

    On en vient à l’ambiance au boulot. La mienne est délétère depuis longtemps, celle de mon beau frère est analogue.

    Il se trouve que, titulaire d’un BTS DAO, il bosse dans une boîte à plus de soixante kilomètres de son domicile pour faire des dessins techniques dans une grosse société internationale, qui construit des bouches d’égouts et des évacuations d’eau.

    Lorsque la crise se faisait cruellement ressentir, que le cours de l’action de la boîte faisait du yoyo, l’impression a été que le boss en a profité pour lâcher du lest au niveau de la masse salariale, alors que les profits par ailleurs étaient encore au rendez-vous, même s’ils étaient certainement d’une moindre ampleur. Alors, on a fait comprendre à mon beauf que, pour la naissance de son deuxième enfant, s’il prenait un 80%, il serait dans la charrette… Le but était que ma soeur bosse à plein temps pour que lui puisse un peu souffler.
    Aujourd’hui donc, il nous dit avec le sourire qu’au lieu d’oeuvrer pour la boîte, qui est débordée de projets à mettre en oeuvre, il a été sollicité par le big boss pour faire les plans… De sa future maison à Versailles…

    Cent vingt kilomètres aller retour, non pas pour oeuvrer pour la boîte, mais pour le bon plaisir du patron.

    Choquant, mais malheureusement, ce que je rencontre à mon travail est similaire.

  20. Il y aurait beaucoup à dire sur les relations individu – entrerprise. Le système a réussi à monter les uns contre les autres, en favorisant une « culture » de la peur. Peur de perdre son emploi, peur d’être stigmatisé comme chômeur, peur d’être piégé par le RSA…J’observe une nette diminution de la solidarité, et cela non seulement en France. Selon un récent sondage, réalisé en Allemagne, -on demandait aux gens d’indiquer les critères selon lesquels ils choisissent leurs amis/connaissances -, une forte majorité des interrogés disait que leur choix serait déterminé par des priorités utilitaires (carrière, avantages…). Une société morcellée par la peur et par un consensus social de moins en moins sûr ne se révolte pas facilement.
    J’ai passé récemment quelques jours aux USA où l’on m’a présenté quelques partisans de la Tea-Party. Tous sont des adeptes de Hayek (économiste autrichien), devenus très nombreux dans ce mouvement, ils font circuler un catéchisme qui résume les dogmes de Hayek: pas ou très peu d’état, liberté inconditionnelle pour l’économie, mise de l’accent sur individualisme ….. Il y a les mêmes tendances en Europe.
    Je pense que les sociétés occidentales se polariseront encore davantage, mais qui gagnera la partie?

    1. Le  » marché du travail » est une expression trompeuse, tant l’offre et la demande n’ont jamais pu jouer un rôle de régulateur en la matière. Ici comme ailleurs d’ailleurs.

      Les révolutionnaires ont voulu détruire le corporatisme, en laissant entendre que les individus devaient se reconnaître et se faire valoir par leur seule existence… Aussitôt détruits, aussitôt reconstruits, plus sournoisement, avec d’autres noms, et l’acceptation par la majorité, qui a cru au « changement » alors que Pierre a simplement eu un nouveau costume. La science économique, qui selon moi n’a de science que le nom, fait partie de l’habillage selon moi.

      Aujourd’hui, on en arrive à privilégier le recrutement d’un fils de ou le copain d’un tel à un poste clé, quitte à placer sous sa quille des gens plus compétents, prêts à tout accepter pour gagner trois fois moins que l’heureux chanceux.

      L’offre étant toujours en la matière supérieure à la demande (la notion de « vivre mieux » telle qu’elle se conçoit sur l’autel du progrès n’offrant pas du travail à tous), ceux qui sont du côté de l’offre ont tendance à reconnaître leurs pairs comme leurs égaux… Pour le reste, comme y a l’embarras du choix, celui là ou un autre…

      C’est très « pot de fer contre pot de terre » pour reprendre une expression utilisée dans un certain courant de pensée que je salue à l’occasion.

      La seule inversion de tendance possible me paraît pouvoir arriver lorsque la misère montrera ses dents.

    2. Antoine:
      Il est vrai que les révolutions suscitent des attentes démesurées, mais on oublie que l’homme reste le même.

  21. De quoi être pessimiste pessimiste : là où il faudrait de la souplesse , certains se radicalisent .

    De quoi être pessimiste optimiste : les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes mais celles qui s’adaptent .

    1. Mais, il y a une grande différence, me semble-t-il entre les autres espèces et l’espèce humaine =)
      s’adapter à tout et à tout prix, est fort dangereux …
      à moins de perdre toute conscience, et de se laisser transformer en robot, adapté à telle
      tâche, isolée, dont on ne voit pas forcément l’ensemble et, dont on ne se sent pas responsable, adapté, sans recul et sans réflexion, que l’on est devenu …

      Cela rejoint une discussion, je ne sais plus où, sur les « cadres » intermédiaires (mâles ou femelles !=) certaines réfléxions , malgré la grande intelligence des « posteurs », étant un peu « orientées »), trés adaptés à leur fonction, et ayant perdu la notion même de ce que peut entrainer de dégats humains leur « mission » …( il y a, en effet, la loi, et l’esprit de la loi )
      A une époque où l’esprit critique, voire une certaine « culpabilité », qui, si elle ne pèse pas 3 tonnes, n’est pas à rejeter totalement ( c’est mon âge qui me fait dire cela ), existaient encore, les cadres intermédiaires – toujours pris entre le marteau et l’enclume – faisaient souvent « tampon », et argumentaient « sec », quitte à ne pas vivre dans la facilité, ni recevoir les « félicitations du jury » =)
      cela s’appelle sens des responsabilités ( ce pourquoi le salaire était un peu plus élevé que chez les employés ou ouvriers …) =) évidemment il y a toujours eu des adaptés-chroniques, mais beaucoup moins …
      quelque chose de terrifiant, dans la formation de ces jeunes cadres intermédiaires, est qu’il n’y a pas toujours cynisme, mais parfois l’innocence d’un lobotomisé …

  22. Bonjour à tous,

    Pour ceux que ça intéresse, sur le rôle des femmes dans la société.

    Paul Jorion parle du fil rouge de l’économie, ne pourrait-on pas se demander quel est le fil (couleur au choix) qui tient nos vies, nos sociétés, notre futur?

    Qui détient ce fil? Qui veille à ce que ce fil soit transmis? Qui veille à ce que ce fil ne soit PLUS rompu?

    Notre vie, notre société, comme notre humanité, pourraient ressembler à une belle tenture que chaque génération aurait contribué à rendre plus belle en rajoutant sa part de savoir-faire. Au fil du temps, la tenture pouvant finir par s’user, se déchirer même, il a fallu réparer, recoudre, faire des ajouts, des retouches.

    Que se passe-t-il lorsque le fil a été délibérément rompu? Que se passe-t-il lorsque plus personne ne semble tenir de fil, lorsque le fil semble même avoir été égaré?

    Nous en sommes là. Si Paul Jorion fait référence au fil rouge de l’économie, je me demande où est passé aujourd’hui le fil de nos vies.

    Il faut donc re-chercher le fil qui reliait et réunit.

    Comme tout est une question d’ÉQUILIBRE, il me semble qu’une moitié de l’humanité – dans la mesure du possible – doit se détacher de ce dans quoi elle a été aspirée malencontrueusement.
    À s’être fourvoyés dans le tout économique, je me répète, nous nous sommes perdus, nous avons brisé le lien, ce fil qui nous tenait relier et qui nous rassemblait. Comment avons-nous pu nous laisser aller de la sorte à la compétition, au cumul, à la spéculation, au profit à tout prix, à cette « horreur économique », telle qu’elle a été décrite par Viviane Forrester en 1996, dans un livre qui commence ainsi:

    « Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que nous nous acharnons à ne pas reconnaître tel, et que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Des millions de destins sont ravagés, anéantis par cet anachronisme dû à des stratagèmes opiniâtres à donner pour impérissable notre tabou le plus sacré: celui du travail  » (« L’Horreur économique », Fayard, 1996, p. 9)

    Tragédie de l’homme et de la femme modernes devenus esclaves de la machine économique, au nom du progrès. C’est ainsi que je me pose la question suivante: Où sont passées, dans ce système, les femmes aimantes, consolantes, compatissantes, charitables, attentives? Avons-nous encore le droit en temps que femmes de porter et soutenir ces valeurs? Sincèrement, quelquefois, surtout dans les contrées protestantes, je me le demande…

    Faut-il devoir entrer dans une église pour en avoir une idée?… Une statue, une statuette, un tableau… cette lumière… Le nord s’en est privé, c’est bien dommage, car ce manque a laissé croire qu’hommes et femmes pouvaient se laisser aller à espérer que seul un dur labeur pouvait les gratifier d’une même reconnaissance rassurante devant l’Eternel…

    Les femmes ont été intoxiquées par une propagande malveillante. Ce sacrilège nous le payons aujourd’hui. Mais, il suffirait d’un mot, d’un signe, pour leur faire prendre conscience que là n’était pas leur place. Nous devons le faire comprendre à nos filles, à notre fille. Elles auront à reprendre le fil que des esprits frondeurs ont rompu. Le fil de la vie. Le fil rouge de l’économie tissera ce qu’il a encore à tisser; nous, nous préfèrerons nous attacher à re-confectionner, à réparer et à rajouter pour l’avenir de nos enfants, pour le futur de l’humanité.

    A suivre…

    1. Cher Paul vous citez le Manifeste des économistes atterrés… J’ai entendu une chronique fort intéresante à ce sujet sur France Inter. Et j’ai trouvé des liens vers ce site:

      Permettez moi de proposer ce lien vers le site de l’Association française d’économie politique
      http://www.assoeconomiepolitique.org/
      Où on peut trouver le Manifeste des économistes atterrés
      daté du mercredi 15 septembre 2010.
      http://www.assoeconomiepolitique.org/spip.php?breve40 ,
      ainsi que d’autres textes intéressants :
      Par exemple et entre autres: Quelles-alternatives-à-la-rigueur- ? article de Témoignage Chrétien mis à la disposition des lecteurs. Article qui m’a fort plu.
      http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/France/Quelles-alternatives-a-la-rigueur-?/Default-2-2079.xhtml

      Voici mon commentaire à propos de la rigueur interprétée dans un sens qui n’a plus rien à voir avec le sens original…
      Par quelle absurde évolution du langage le terme vénérable de « rigueur » a-t-il pu devenir dans la bouche des dirigeants politiques synonyme d’austérité et de compressions budgétaires, touchant principalement et cruellement au vif les membres les plus vulnérables de nos sociétés? Il y là une transformation sémantique bien peu rigoureuse. La rigueur au sens propre c’est d’analyser rationnellement, avec méthode et précisions les facteurs concernant une situation, dans le cas présent une situation socio-politique et économique afin d’en comprendre les problèmes, les forces et faiblesses et de pouvoir en tirer des choix politiques et économiques cohérent prenant en compte toutes les facettes de cette situation. Or nous entendons dans les médias, sous le vocable de rigueur, des politiques brutales d’austérité fondées sur une série d’analyses dogmatiques, par définition fort peu rigoureuses, le dogme étant fondé sur des croyances et non sur la rationalité… Ce serait un gros progrès si nous avions enfin des politiques de rigueur fondées sur des critères objectifs et extensifs, analysés rationnellement et de manière exhaustive… Pour le moment les soit disant politiques de rigueur ne sont que des réactions épidermiques à des rumeurs financières colportées par des agences d’évaluation dont les analyses sont elles mêmes dogmatiques « Le marché a toujours raison » par exemple, ou la « rationalité des agents économiques », thèses fortement remises en cause par Georges Akerlof et Joseph Stieglitz, tout deux prix Nobels d’économie mais aussi par de nombreux économistes français s’exprimant en dehors de la pensée économique néoclassique dominante du tout marché, pensée qui a tout de même été pas mal secouée par la crise financière 2008-2009 aux racines structurelles bien plus profondes que ne veulent nous le laisser croire les analyses des économistes néoclassiques… Le « remède d cheval » de l’austérité budgétaire ne sortira pas nos économies de la crise. Les réformes des finances et organismes financier ne seront que des cautères sur une jambe de bois. C’est non seulement le système financier qui est à revoir mais l’ensemble des règles du commerce international et de l’harmonisation progressive, par le haut bien sur, des politiques sociales. Autrement nous aurons toujours des déséquilibres de fond entre les diverses économies mondiales. Dernier facteur à prendre en compte: dans les Pays de l’OCDE la productivité horaire du travail a considérablement augmenté avec deux conséquences: 1 une augmentation de la production de richesses matérielles et des diminutions très importantes de la part du travail dans les valeurs ajoutées . Une politique de rigueur devrait inclure ce facteur afin de redistribuer équitablement les gains de productivité à tous les membres de la société. Or c’est le contraire qui s’est passé on a assisté à une privatisation des profits et à une collectivisation des pertes sous forme de sous emploi structurel et de pollution industrielle ainsi que par la consommation de biens de plus en plus gourmands en énergie… Vivement donc une vraie rigueur intellectuelle face à ces problèmes, faute de quoi nous risquons de voir survenir des troubles sociaux graves dont une fois de plus les principales victimes seront les personnes les plus vulnérables de nos sociétés, personnes âgées, handicapées, en situation de grande pauvreté, mal logées etc. Paul

  23. Il est vrai que la dite « politique de rigueur » ( passons sous silence, par « pitié » , le novlanguesque terme de rilance , proféré par la marquise, celle-là même qui trouvait que les français pensaient trop !, et qui n’a dû faire rire qu’elle même ), est prévue, dans le tréfond de l’absence d’âme, de ceux qui, parait-il, nous gouvernent, pour une catégorie de la population : non seulement celle des plus démunis, mais encore celle-qui-étant de la petite classe moyenne dévisse de plus en plus ( professions intermédiaires ), suivie de celle des cadres moyens, ayant compris que crise de l’emploi aidant, ils n’étaient pas loin de marcher sur la savonnette , en direction de l’ANPE ( oh, pardon le pôle emploi (!)), dont les personnels, eux-même ont compris qu’ils avaient le pied pas loin de la peau de banane …ça commence à faire du monde ! …sans compter, dans la population générale, qui avait une certaine idée de la justice, un sentiment de « fâcherie » vis-à-vis des nombreuses indélicatesses commises; une certaine idée de bien commun ( éducation, santé ) restant ancrée dans nos cervelles républicaines …
    De là à ce que la population dans son ensemble puisse tenir rigueur à cette politique de rigueur pour les uns et non pour les autres, il n’y a qu’un pas …
    Ce gouvernement, atteint de surdité réitérée , serait plutôt frappé de rigor mortis

Les commentaires sont fermés.