L’actualité de la crise : LE GRAND ÉCART, par François Leclerc

Billet invité.

Deux stratégies si radicalement opposées l’une à l’autre sont adoptées aux Etats-Unis et en Europe que l’on en vient à se demander si c’est bien la même crise mondiale qui y est vécue. D’un côté on étudie les mesures permettant de relancer de l’économie, de l’autre celles qui la dirigent tout droit vers la récession.

Aux Etats-Unis, les débats au sein de la Fed sont quasiment sur la place publique, les gouverneurs multipliant les prises de parole pour défendre leur point de vue. Une minorité de toujours voudrait que la Fed s’oriente vers la hausse de ses taux directeurs, afin de prévenir l’inflation. Tout à l’opposé, ce qui semble être une forte majorité oscille entre deux voies, qui pourraient être complémentaires. Relancer la planche à billet et donner l’assurance que les objectifs d’inflation sont relevés pour une longue période.

Tout cela a l’allure d’un conciliabule entre alchimistes tâtonnants à la recherche d’une pierre philosophale nommée relance. Sans se préoccuper des répercussions monétaires internationales de cette tentative incertaine et de dernier ressort

Les débats européens ne sont pas moins caricaturaux et hasardeux. La future succession à la tête de la BCE de Jean-Claude Trichet – qui oppose dans les coulisses Alex Weber à Mario Draghi – symbolise un débat de portée générale qui a peiné à déboucher dans les méandres diplomatiques de Bruxelles, face aux intérêts contradictoires des Etats.

Alex Weber a préconisé l’extinction des programmes de mise à disposition de liquidités à bas prix et d’achats d’obligations souveraines sur le second marché. Ce qui lui a valu une réplique de Jean-Claude Trichet. Weber le faucon s’est aussi distingué en réclamant l’adoption d’un dispositif « tout automatique » de pénalités pour les Etats qui ne respecteraient les ratios de déficit et de dette publics. Bruxelles envisageait qu’il puisse être bloqué par une majorité qualifiée, les Français par une majorité simple.

Un compromis franco-allemand a été trouvé et va être proposé la semaine prochaine aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. Il associerait un dispositif prévoyant des pénalités pouvant être bloquées selon une majorité qualifiée et une prolongation éventuelle du fonds de stabilité financier (EFSF), qui faisait aussi débat. Des amendements au traité de Lisbonne devraient être adoptés par les Etats signataires, pour entrée en vigueur en 2013. La mise au point détaillée des mécanisme sera à suivre de près, si la proposition est finalement acceptée telle quelle !

Le danger que la stratégie engagée, avec ses nuances, dirige tout droit la région vers la récession et l’éclatement de la zone euro n’est même pas envisagé, pas plus qu’une quelconque initiative de relance. La seule timide proposition en ce sens vient de la Commission, qui cherche à accroître le budget communautaire pour mieux intervenir et se heurte aux intérêts des puissants, Allemands, Britanniques et Français.

Toute perspective de relance européenne est définitivement enterrée. La dette publique doit être brutalement comprimée pour que les dettes du système financier puissent lentement être digérées.

Si ! une voix vient de se faire entendre à propos du danger de récession. Celle de George Osborne, le chancelier à l’échiquier, qui a déclaré à la BBC qu’en cas de « double-dip » (de relance en « W »), il serait encore plus important que les pays européens prouvent qu’ils réduisent leur déficit, afin de prévenir une panique des marchés ! Ce qui revient à exiger du condamné qu’il creuse d’abord sa fosse.

Le détail de mesures qualifiées de « sauvages » par les syndicats et l’opposition sera révélé au Royaume-Uni mercredi prochain, dans la lignée des plans d’austérités grecs, espagnols, irlandais et portugais, qui ne cessent d’être renforcés. On parle du retour aux terribles années Thatcher.

Exprimant son désarroi, Fernando Teixeira dos Santos, ministre socialiste portugais des finances, vient de présenter une version durcie de son projet de budget 2011, l’assortissant du commentaire suivant, dans les colonnes du quotidien Publico : « On a pris des mesures dures, imposant des sacrifices, mais nous ne savons jamais ce que les marchés vont exiger de plus et peut-être nous dire que ce n’est pas assez, qu’ils en veulent plus, mais je ne vois pas très bien quoi faire de plus ».

L’agence Moody’s vient de décerner un satisfecit au gouvernement Portugais, mais elle n’est pas rassurante pour autant. Car les nouvelles mesures – qui n’ont pas encore été adoptées par le parlement, où le gouvernement est minoritaire – « augmentent le risque d’une double récession », selon elle.

La bulle immobilière espagnole se fait de son côté plus noire. Le taux de défaut des remboursements des crédits hypothécaires monte lentement mais sûrement. Selon la Banque d’Espagne, le montant des créances douteuses a dépassé 102 milliards d’euros, soit 5,61% du total des créances inscrites dans les livres des banques. Par quel artifice pourrait-il être donné un coup d’arrêt à cette progression, étant donné la situation économique actuelle et le contexte européen qui se profile  ?

Le gouvernement irlandais s’efforce de son côté de réunir un consensus politique autour d’un « plan de redressement » qui maintient la perspective de ramener le déficit à 3% du PIB en 2014. Un « immense défi » selon ses propres dires, car il a du réduire les prévisions de rentrées fiscales pour tenir compte d’une croissance inférieure à celle sur laquelle il escomptait, impliquant de nouvelles coupes claires budgétaires.

C’est le schéma qui va se reproduire en Europe. Olli Rehn, commissaire aux affaires économiques, vient de déclarer pour le confirmer que la Grèce pourrait devoir prendre de nouvelles mesures d’austérité budgétaire.

En se dirigeant résolument dans deux directions opposées, les Américains et les Européens peuvent-ils prétendre faire face aux exigences de la situation ? Rien n’est moins probable. Chacun à leur manière, ils s’enfoncent. N’ayant ni l’intention ni la force de procéder à des remises en question qui les dépassent.

La guerre monétaire que les Américains se préparent à intensifier va encore compliquer les calculs. Même si, aux dernières nouvelles, la Fed pourrait limiter le volume de son nouveau programme de création monétaire afin de mieux tâter le terrain.

Afin de ne pas être suspecté de catastrophisme aggravé, laissons la parole à Dominique Strauss-Kahn, co-président de la réunion aux côtés de Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, de la rencontre de Shangai : « Il y a aujourd’hui le risque que le chœur de ceux qui étaient parvenus à dompter la crise financière se dissolve dans une cacophonie de voix discordantes, alors que des pays font de plus en plus cavalier seul ».

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103 réflexions sur « L’actualité de la crise : LE GRAND ÉCART, par François Leclerc »

  1. « ….. alors que des pays font de plus en plus cavalier seul ». »

    Est ce que ça n’était pas le rêve de certains politiques américains, de voir l’Europe éclater, les pays se scinder en régions autonomes etc.

    Il y a peut être une logique derrière tout ce qui paraît illogique … peut être, ou peut être pas.

    1. « Si le monde était vraiment gouverné par le hasard, il n’y aurait pas autant d’injustices… Car le hasard est juste. »
      Les Etats-Unis ne jouent pas aux dés !

    2. Absolument d’accord.
      Rappelons-nous que le décrochement du dollar de 1971 a été décidé de façon unilatérale par Nixon.
      Jusqu’à l’euro, chaque pays pouvait allégrement décider tout seul de dévaluer. Mitterrand en a usé subtilement.
      Question: que se passe-t-il si un peuple se met à refuser catégoriquement le remboursement des dettes qui lui sont transférées par son propre gouvernement ? Ne peut-on transférer, dans une sorte de mouvement de retour de balancier, les dettes « nationalisées » au secteur privé, par exemple aux mégabanques ?

    1. @Alexmex
      C’est tout de même une réunion internationale de haut niveau, il faut donc en toute circonstance, une bonne dose de politiquement correct…., ou alors il y a vraiment cru, et dans ce cas, ce sera ma tranche de franche rigolade pour la journée.

  2. Nous arrivons au bout de la stratégie du marché, la dernière tonte des moutons avant l’abattoir.
    Stratégiquement, chacun poursuit son but :
    Les Etats unis, voit le succès de leur stratégie d’affaiblissement de l’Europe couronnée de succès. L’élargissement soutenu à grand frais a donné les résultats escompté, il n’y a plus de pilote dans l’avion.
    La commission désormais doté du traité de Lisbonne, va se saisir de ses nouvelles « compétences », et le contrôle des budgets va donner lieu dès 2011 à quelques réveils douloureux pour les égos nationaux.

    Pour les hommes politiques d’avant le krach financier, il faut continuer à donner l’illusion de maîtriser quelque chose pour espérer se maintenir au pouvoir.

    Quel dommage que la clairvoyance ne soit pas enseignée à sciences po et à l’ENA.

    Peu importe, le nouveau discours politique pourra vilipender les irresponsables dirigeants qui ont conduit l’ancien monde à sa perte…

    Quant aux brillantes politiques de réductions des déficits, elles seront sans aucun doute couronnées de succès, comme les précédentes.

    1. « Quel dommage que la clair voyance ne soit pas enseignée à sciences po et à l’ENA »
      En quoi ce qui est enseigné dans ces deux institutions est -il supérieur au bon sens populaire.
      C’est le crédit que les naïfs accordent au coatching, mais comme aurait pu dire La Fontaine « tout coatch vit aux dépends de celui qui l’écoute ».

  3. « (…)Ce qui revient à exiger du condamné qu’il creuse d’abord sa fosse »…Que dire d’autre… »Pour une poignée de dollars »…Bon film, toujours très tendance…

  4. A la lumière des commentaires dans la presse :

    Le compromis franco-allemand à propos de la mise à jour du pacte de stabilité européen, une fois passé toutes les étapes de sa mise en musique, changera-t-il grand chose à la situation actuelle?

    Les Etats seront-ils à l’arrivée sous une pression plus forte afin de respecter les normes de déficit et de montant de la dette publique ?

    Rien n’est moins sur, mais il faut attendre pour en savoir plus !

  5. Bonjour,

    Merci beaucoup, Francois Leclerc, de vos abondants et fréquents commentaires sur l’état du monde économique et son évolution, dont j’apprécie la rigueur et la recherche d’objectivité.

    Je crains que vous ne posiez bien le diagnostic. Les uns tentent de relancer, alors même que beaucoup d’éléments laissent penser que la relance fonctionne mal, et que menée abusivement, elle présentera plus d’inconvénients que d’intérêts. Les autres envisagent la rigueur, laquelle, au stade actuel des déséquilibres économiques que nous connaissons, comporte un risque important d’augmenter ces déséquilibres par une baisse de l’activité économique, et de précipiter ainsi une rupture dans le fonctionnement du système économique.
    Vous condamnez comme abusives, si je vous comprends bien, ces deux alternatives, et comme je n’en connais pas d’autre, je suppose que vous préconiseriez d’en faire usage à un moindre degré, « à bon escient ? » certainement.
    Hélas, si je comprends bien notre mode de fonctionnement économique actuel, il est suffisamment déséquilibré pour nous mener, à court ou moyen terme, vers la rupture de fonctionnement économique mentionnée précédemment.
    Je ne partage donc pas un espoir dans un quelconque mode de gestion des difficultés rencontrées par le système économique, et j’estime qu’il nous faudra de toute manière, tôt ou tard, tester cette rupture de fonctionnement.
    Dit autrement, je crois qu’il n’existe plus de solution de gestion de ce système (sous les contraintes qui sont les siennes), en raison du trop long délai de dégradation (traduite par les déséquilibres budgétaires) qui a été « toléré ».
    La cigale a chanté un trop long été …
    J’ai peur que l’hiver ne soit dur.

    1. Je suis d’accord avec vous à 300 %.(je sais c’est de l’inflation). Je constate aussi que vous avez exprimé l’essentiel en 20 lignes. Re-bravo (Il est rarement nécessaire d’écrire trois pages pour exprimer une idée)
      Petite recommandation pour ceux qui ne savent pas faire autrement. Pourriez-vous résumer l’idée maîtresse ,l’idée à retenir, de vôtre exposé.
      Je suis aussi d’accord pour dire que l’hiver sera rude, raison de plus pour nous y mettre et commencer à tricoter des pulls dès maintenant.

  6. L’avidité des gens du marché c’est toute leur vie, leur quotidien, leur emploi du temps, c’est aussi un grand désir ardent, endiablé, immodéré, pouvant même très bien s’accompagner, s’ajouter, se compléter, s’assortir en entrée froide et dessert, d’un plus grand désir de rigueur et d’avarice de plus à la fois dans l’empressement, une certaine forme de boulimie, de voracité, de soif, de pouvoir et autre, de vampirisme de l’homme par l’homme quoi, une très mauvaise thérapie comportementale en fait non seulement à court terme pour les plus grands dirigeants de la planête mais tout aussi sur le long terme pour le reste du monde. Mais qu’en pensent l’ordre des médecins ? Tout cela ne coûte-t-il pas suffisamment chère pour le monde ?

    L’avarice n’a jamais rien donné de bon à l’homme aussi bien dans la rigueur de plus. La rigueur le premier maître mot à la mode de nos jours dans les esprits comme à l’antenne,
    à certains moments ne devrions-nous pas plutôt employer d’autres termes de vie en société.

    L’avarice ( de la rigueur ) est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle. [Proverbe français]

    L’avarice est la mère de bien des maux. [Hazrat Ali]

    L’avarice est un esclavage permanent. [Hazrat Ali]

    1. Beaucoup de gens avides, cupides, avares se costument très bien de nos jours dans les premiers écrits du libéralisme marchand. La rigueur de plus ne changera pas mieux l’état d’esprit d’une plus grande somme de rats sur les marchés, faut surtout changer les pauvres d’abord …

    2. « L’endive est fade jusqu’à l’exubérance. En tant que vivante apologie herbacée de la fadeur, elle est l’ennemie de l’homme qu’elle maintient au rang du quelconque, avec des frénésies mitigées, des rêves éteints sitôt rêvés et même des pinces à vélo. L’homme qui s’adonne à l’endive est aisément reconnaissable : sa démarche est moyenne, la fièvre n’est pas dans ses yeux, il n’a pas de colère et sourit au guichet des Assedic. Il lit Télé 7 jours. Il aime tendrement la banalité. Aux beaux jours, il vote, légèrement persuadé que cela sert à quelque chose. »

      – Pierre Desproges (tiré de Wikipédia.)

      Je suis un mangeur d’endives 🙂

    3. Vous n’allez pas me croire, mais je ne vous en voudrais pas.

      Lorsque j’écris ce commentaire ci-dessus, c’est non seulement la résultante d’un vécu de quelques meilleures tables de la planète, mais aussi croisé d’un odorat redoutable ainsi que d’une mémoire d’une pêche baignée de soleil de la vallée du Rhône. (direct du cueilleur, bien sûr)(sinon, je serais trop con pour en parler)

      Le chicon a, tout comme le vin bordelais a perdu sa différence entre chaque château, perdu aussi son amertume qui devait être un peu atténuée par un filet de crème fraiche, mais seulement filet, pour le respecter…

      De même que l’ail doit être mis en milieu de cuisson ou en fin afin de respecter ce qu’il accompagne, ceux qui ont ce don de comprendre qu’un équilibre est possible entre riches et pauvres n’est pas si idiot que ça.

      A condition de brider le pouvoir des riches.
      Tout est une question d’équilibre.

  7. Peut-être que cette crise n’est plus une crise de la dette mais une crise de prise de conscience d’un endettement excessif (des États, des entreprises, des banques et des particuliers) et des dangers économiques et stratégiques auxquels il expose.
    Peut-être que chaque pays poursuit le même objectif, mais qu’il n’en est pas au même point dans le développement de la pathologie.
    Peut-être qu’il est encore possible que les pays européens (à l’exception de trois ou quatre d’entre eux) se désendettent, alors que, pour les États-Unis, il ne reste plus que la fuite en avant.
    Peut-être que la posture des États-Uniens n’est pour l’instant que du bluff, puisque leur jeu national à eux n’est pas le Go, mais le Poker.
    Peut-être qu’autour de la table beaucoup estiment qu’ils n’ont ni les moyens de payer pour voir, ni les bonnes cartes en main et qu’il va leur falloir rembourser, fut-ce en haricots, les enjeux qu’ils ont misés.
    Peut-être que cet étape est nécessaire avant une réelle sortie de crise.
    Peut-être que cette sortie passera par les dispositions vertueuses que vous préconisez.
    Peut-être.

    1. Entièrement d’accord, avec une dette publique croissante les Etats ont abandonné la liberté des peuples aux marchés et ils sont maintenant totalement et définitivement piégés s’il ne changent pas la règle du jeu. Le problème de nos dirigeants, c’est qu’ils n’ont pas pris conscience qu’avec les règles du jeu actuelles, il n’a pas d’issue et que c’est même bien pire : nous sommes dans une spirale descendante irréversible quelque soit la méthode employée (rigueur budgétaire ou planche à billets).

      C’est vraiment dommage que la Grèce ait pu être sauvée par des rustines dans le cadre actuel, il y aurait mieux valu qu’elle s’effondre pour que ça oblige nos dirigeants à réformer le système en profondeur. De toute façon tel que c’est parti ça arrivera tôt ou tard à un des pays de la zone euro, alors espérerons que ça ne soit pas nous.

  8. Et toi continue donc à devenir plus avide avare et pressé sur les marchés, telle est notre voie la rigueur de plus à l’égard de l’autre !

    L’hiver approche alors qu’il fait déjà si froid et glacial de nos jours dans les coeurs et les mains, comme dans les meilleurs endroits chauffés des gens du système.

  9. Mr Leclerc,

    Quand allez-vous enfin nous écrire, un jour, un billet sur une note positive ? vous êtes déprimant, c’est comme çà en devient un réflexe chez vous, la déprime, et ce, quelque soit la tendance prise par l’actualité économique.

    1. Vous connaissez la célèbre phrase d’Edgar Faure, connu pour ses virevoltes continuelles et accusé d’être une girouette ? « Ce n’est pas moi qui tourne, c’est le vent »…

      J’attends donc que le vent tourne !

    2. Donner une note positive alors que la réalité ne l’est pas, ça s’appelle faire de la démagogie.

      Alors autant écouter Christine Lagarde.

    3. Il (ou elle) a raison, Bible: pourquoi F. Leclerc ne ferait pas un billet sur l’efficacité de la Méthode Coué dans les phases critiques des crises systémiques ou sur le rôle du sacrement de pénitence dans l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix? Un peu d’esprit constructif, que diable !

      Vous devriez regarder, Mr. Leclerc, les billets du Vatican sur la marche du monde avant d’écrire les vôtres. Un exemple récent pris au hasard:

      CITE DU VATICAN, 17 OCT 2010 (VIS). En conclusion de la messe de canonisation, Benoît XVI a récité l’angélus avec les milliers de fidèles rassemblés Place St.Pierre. Il a encouragé les francophones à marcher à la suite de saint André Bessette, pour accomplir dans leur vie la volonté de Dieu, librement et par amour, et à déborder de charité envers nos frères et soeurs qui sont en détresse. Puis en anglais et en allemand, le Pape a donné en exemples de vie ce saint religieux et sainte Mary MacKillop, qui « sont des images vivantes de l’amour divin…, des modèles de vie chrétienne ». Il a ensuite confié en espagnol les Filles de Jésus à l’intercession de leur fondatrice, sainte Cándida María de Jesús Cipitria, espérant que les jeunes « soient mieux préparés à l’appel du Seigneur pour consacrer leur vie à annoncer la grandeur de son amour ». Stanislaw Kazmierczyk nous apprend, a-t-il ajouté, « l’esprit de la prière, de la contemplation et du sacrifice pour autrui. Puisse-t-il maintenir à l’Eglise polonaise le soutien de Dieu ». Le Pape a enfin salué les fidèles venus pour la canonisation de Battista Camilla Varano et Giulia Salzano, rappelant la clôture de la 46 Semaine sociale des catholiques italiens, en espérant que « la recherche du bien public puisse demeurer le mot d’ordre des catholiques dans le social et le politique ».

      http://press.catholica.va/news_services/press/vis/dinamiche/a5_fr.htm

    4. @ Bible

      Attendez vous n’avez pas encore entendu la plupart de mes Jérémiades pour l’hiver 2010, 11, 12, 13, je crois d’ailleurs être principalement né pour ça.

      Comment réagirez nos élites bancaires si à notre place, si à notre position, si quoi qu’ils fassent et disent cela ne passerait pas, cela n’y servirait à rien, ils parleraient dans le vide ?
      Ne tomberaient-ils pas aussi dans le même état de complainte et de lamentations que Jérémie ?

      Sinon vous n’avez qu’à aller sur BFM et écouter Ruth Elkrief vous verrez ça passera mieux c’est ainsi et pas autrement, si si je vous assure tout le monde se sent déjà mieux avec des gens pareils pour nous conduire vers la toute croissance infernale de plus ! Le grand sentiment d’impuissance du monde actuel face à la seule logique financière et marchande s’imposant brutalement partout et dans l’empressemnt comme l’unique finalité de la vie humaine.

      On a l’impression de ne nos jours de ne plus pouvoir se défendre, se faire entendre, comprendre civiquement ou pas d’ailleurs, voire même de ne plus pouvoir adoucir la situation, ce funeste état des choses de plus, que ça ne vaut même pas la peine d’essayer plus positivement ou intelligemment. C’est normal aussi l’individu peut même aller jusqu’à justifier l’état d’injustice subi par lui ou la société, le grand esclavage du monde en plus. Il croit alors que les violences auxquelles il assiste sont des nécessités uniquement personnelles. « C’est partout ailleurs c’est la triste réalité des choses, que voulez-vous alors y faire mon cher monsieur ».

      Cette impression de ne pouvoir jamais rien faire et proposer de mieux que nos bourreaux,
      d’être trop petit, insignifiant, ah si seulement les dirigeants du monde pouvaient davantage exprimer un plus grand sentiment d’impunité et de toute puissance médiatique à l’égard de l’humanité déjà bien épprouvé comme ça et par tant d’hypocrites de premières.

      Enfin à chacun sa bible et sa propre morale de conduite adressé à l’homme, bref je partage le propos de bible à votre égard mr Leclerc, vous ne faites vraiment pas revenir croissance, bonheur paix et propérité pour tous avec vos propos, bref c’est pas bien c’est mal, c’est même très contre-productif.

      Mais qu’est-ce qui faut pas attendre de nos jours !

    5. @ Bible

      On accuse souvent à tort le prophète de nos jours de rendre le monde plus fadasse et pimenté et inquiét à la fois mais est-ce vraiment bien vrai tous les jours et sur le fond ?

      Petits enfants du monde un bon prophète de la bible, n’est jamais un très bon modèle à suivre pour mieux faire revenir croissance éternelle.

      Tais-toi le prophète, tais-toi le prophète ne vois-tu donc pas que tu ne marches pas du tout dans nos mêmes empreintes de conduite, encore plus regarde d’où tu viens d’abord.

      Nul n’est prophète dans son pays. [Saint Luc] Comme partout ailleurs aujourd’hui.

      Pourquoi fais-tu encore le prophète Jérémie ?

      Pourquoi tant de portes closes encore aujourd’hui et principalement à l’égard de l’esprit de pauvreté ?

      Qu’est-ce qu’un mauvais prophète de nos jours et pour les marchands du temple ?

      Si derrière toute barbe il y avait de la sagesse, les chèvres seraient toutes prophètes
      aussi bien sur la plus haute montagne du monde. [Proverbe arménien]

      Les prophètes du monde ? Plus ils sont payés, plus ils sont optimistes. [Valeriu Butulescu]

      Les prophètes ont toujours tort d’avoir raison. [Boris Vian]

      Un jour viendra dans l’histoire où on ne trouvera même plus l’occasion de pouvoir se lamenter plus longtemps avec les marchands du monde.

      Tout est inutile, les prophètes n’ont pas sauvé les hommes, ils ont annoncé leur déchéance morale sans fin ! [Charles Bay]

      Les prophètes prédisent, en se lamentant, l’histoire ancienne comme future. [Elias Canetti]

      Demain ne sera pas mieux, si hier se fera continuellement place dans l’esprit du monde.

      Le pire même c’est que je ne suis pas du tout un vrai prophète inspiré pour mon prochain,

      Les vrais prophètes parmi vous, ce sont ceux qui se taisent terribles. [Pierre Emmanuel]

      Malheur au monde, Malheur au monde de vouloir encore trop de ces choses à la fois.

    6. @ Pablo75

      Un mécréant comme moi – je ne compte pas les générations – a beaucoup a apprendre, certes.

      Je ne suis d’ailleurs toujours intéressé à la banque du Vatican !

      Surtout depuis l’affaire de la Banco do Ambrosiano, dont elle était le premier actionnaire et qui a donné lieu à ce stupide accident dont a été victime Roberto Calvi, membre de la loge P2, , trouvé pendu sous un pont de Londres. Que n’a-t-on dit de vilénies, alors, sur ses liens avec la Mafia !

      Ou sur Michele Sindona, banquier de cette dernière, nommé par Paul VI conseiller économique.

    7. J’avais écrit il y a des temps immémoriaux que l’économie était une religion, mais là…

      Ne pourrait-on pas faire une chapelle spéciale Jérémie-Bible avec des cierges en toile de fond afin qu’ils discutent entre-eux..???

    8. @ François Leclerc

      Et donc à la mort de Jean-Paul I, j’imagine… (avez-vous lu « Soutane rouge », de Roger Peyrefitte et « Au nom de Dieu », de David Yallop?)

    9. François Leclerc

      «J’attends donc que le vent tourne »

      La finance et l’économie mondiales, ont pris modèle sur le bateau de monsieur Brun qui tourne autour de l’hélice (Marius) …
      Il y a des chances que le déplacement d’air cesse lorsque le moteur sera h.s.

    10. Heeu.. Pablo. Je n’ai jamais écrit que j’étais gentil.
      Et si être réaliste est être méchant, continuez de rêver avec la propagande ambiante…

      Mais essayez tout de même de vous souvenir de deux trois mots comme.. :
      – charité bien ordonnée commence par soi-même
      – aides-toi, le ciel t’aidera
      – les voies (voix 😉 ) du seigneur sont impénétrables

      Ainsi, la religion a planté elle-même les graines de l’individualisme à partir du moment où l’aumône a commencé à couter trop cher. Et de son auto-destruction, d’ailleurs.
      Le parallèle avec la religion argent actuelle est flagrant, tout simplement.

      Je constate. Rien de plus. Et cela me fait plaisir dans le sens d’une meilleur responsabilité de l’Humain.
      Donc, nous allons dans le bon sens.

    11. @ Yvan

      Vous pouvez dire ce que vous voulez, vous avez déjà une place réservée en Enfer (section « Râleurs impénitents »). Et si vous connaissez la théologie aussi bien que l’économie vous devez savoir que l’Enfer c’est pour l’Eternité… À moins que l’extraordinaire nouvelle que j’ai déjà donné sur un autre post il y a deux jours soit vraie:

      « L’éternité pourrait s’arrêter d’ici…3,7 milliards d’années. L’univers et tout ce qu’il contient pourrait connaître une fin d’ici 3,7 milliards d’années, selon des astrophysiciens américains et japonais qui remettent en question la théorie acceptée par la plupart des cosmologistes d’une expansion éternelle de l’espace-temps. » (L’Express)

      Mais ne prenez pas ça comme une carte blanche, sinon Julien Alexandre va avoir du boulot!! 😉

    12. Hhmm.. Pablo. Je vais avoir besoin de vous ouvrir les yeux sans tarder.

      L’enfer actuel est l’imposition et le paradis est à la fois devenu fiscal ainsi que l’absence d’imposition sur les successions.
      Encore une fois, je ne fais QUE constater.

      Désolé de croire ce que je vois. Ca m’a contaminé tout petit…

    13. Moui.. Pour la fin de l’univers, cela semble assez plausible et plus qu’évident lorsque l’on sait que le cycle d’une étoile est sa transformation en milieu riche pour renaitre.
      En milieu riche, marrant, non..???

      Si un mec comme Einstein a bien vu que nous n’avons besoin d’aucun autre danger que nous-mêmes pour nous auto-détruire, LA, ça fait encore plus flipper, non..???

      Sinon, 3,7 milliards de dollars est bientôt de la petite monnaie juste pour acheter un pain rassi et si c’est en milliards d’années, il faut espérer que les pollutions tant chimiques qu’atomiques permettront à nos gosses de trouver un moyen de sauver leur peau.

      C’est tout ce que je leur souhaite sachant que j’en ai bavé pour les éduquer. Mais bon, ce sera leur vie à eux, après tout…
      J’aurais fait ce que je pouvais.

    14. La pire punition qui soit pour Yvan lui faire entendre, apprendre et répéter continuellement la messe par coeur matin, midi, et soir durant trois mois,

      Et si les symptomes persistent renouveler le traitement pour une autre période de trois mois, mais comme je suis trop bon je lui dirais déjà d’aller plutôt se faire un bon sandwich au poulet et aux cornichons,

      Sinon il n’y a plus que l’exorciste ensuite,

    15. Cher François Leclerc
      Vous citez le bon Edgar Faure, mais l’affublez d’un ‘d’ malvenu. Or ce cher Edgar tenait à son prénom sans ‘d’, au point de signer ses romans – car le bougre écrivait aussi – du pseudonyme ‘Edgar SANDAY’! 😉

    16. @ Amsterdamois
      Le « d » s’était glissé sans crier gare, ou bien était-ce Gard pour titiller Edgar qui venait de l’Hérault. Quoi qu’il en soit, modérateur fidèle au garde à vous et toujours prêt à en découdre, le « d » décousu est corrigé.

    17. Mes plus plates excuses, Pablo.

      J’ai d’habitude une meilleure mémoire mais les choses ont l’air de s’accélérer, en ce moment. Me faisant perdre un peu plus mes moyens ainsi que la notion du temps.
      Et j’avais beau avoir sécurisé, j’ai une faille à régler…

      APPEL GENERAL :

      Pour changer de la situation déjà « agitée » de notre petit pays, jetez tous un oeil aux dernières news de CONTREINFO.
      On se demande si ça vaut le coup de faire une révolution chez nous, le reste s’effondre tout seul.

  10. Coucou,

    La pinochisation du monde est en route. Pas le monde de Pinochio, celui du chili, de l’espagne franquiste, de l’europe faciste soutenue par les industriels américain comme Ford and co avant guerre.
    Le monde de Orwell est déja la . Il nous protege des terroristes; c’est l’état de guerre, la « justice » d’exception partout et en permanence.
    Il va falloir se libérer de ce carcan, de ces carcans, redonner de la valeur aux mots, aux idées, aux échanges, à la monnaie.
    Il nous faut sortir de nos têtes ces idées assénées, mille fois répétées. Sortir de la tête ces images de peur ,d’horreur de laideurs.
    Se tourner vers la beauté du monde, des idées.
    Respirer
    Jouir
    Amen.

    Bonne journée

    Stéphane

  11. Dominique Strauss-Kahn :  » le chœur de ceux qui étaient parvenus à dompter la crise financière ».

    Q. On avait donc dompté la crise, soldé les dettes, stoppé la croissance à crédit, éliminé les leviers d’enrichissement crapuleux à partir des dettes immobilières ?

    R. Mais non, dompter c’est creuser de plus gros trous pour combler ceux qui existent et encourager les banques à en creuser de nouveaux. Leur dire : vous n’êtes plus là pour prêter au acteurs économiques mais pour vous amuser, créer des milliards à partir de vent.

    Quand au test des américains pour le montant de QE digérable par le marché, cela me fait penser au château de cartes : voyons, si je retire celle-là, ça va s’écrouler…ou pas ?

    Préparons les potagers.

    1. – Peut-être revoir aussi Sicko de mickael Moore …pour avoir un clair aperçu de ce qui nous attend,
      sous peu, dans le domaine de la santé, à moins de se bouger encore le temps qu’il faudra, avec les frères dalton , l’un célébré comme il se doit lors des manif°, ô pardon, promenades [ cocard sur un oeil :  » Tu l’as vu la Princesse de Grêves  » l’autre s' »assurant » déjà du magot de feue la répartition ( tandis que les choeurs antiques unpistes entonnent la complainte de ceusses qui nous veulent du bien, bien sûr, les vilaine idées que nous avons là !)
      – La politique de la peur, assénée par les medias US, le lobby tout puissant de l’armement (individuel), et la paranoia ambiante …dans Bowling for Colombine …

      Au début, cela semblait exagéré et provocateur !…mais maintenant …..

      En tout cas,le ruban « Scène du crime » entourant les Banques ad hoc, était d’une justesse confondante.

    1. Vous avez raison, mettons un peu de musique pour remonter le moral de Bible: le Presto du Concerto italien de Bach dans la version jazz de Loussier

  12. Enfermés dans leur bunker les dirigeants de l’UE sablent le champagne tandis que le monde s’écroute autour d’eux, en ignorant totalement les cris de douleur dus aux bombes à fragmentation qu’ils ont lancés sur les communautés et leurs institutions sociales.

    Difficile d’apporter une meilleure que ces gens sont complètement dogmatiques ou vendus, et peut-être les deux.

    Mais c’est une question – la corruption, la prévarication, la cooptation dans des officines nuisibles comme le Siècle – qui n’est pas étudiée, ni même regardée, par les journalistes, ou commentateurs. Etonnant, non ?

    1. Machiavel devrait être étudié dans tous les collèges…

      De même que j’ai été fortement influencé par une prof de Français qui nous a obligé à étudier et analyser une page de pubs de la télé.
      Le résultat de la manipulation était tellement énorme que cette originale nous a communiqué le meilleur esprit critique qui puisse exister.

    2. Tiens moi à l’époque, c’était un moine qui venait nous faire des cours de manipulation par l’image, qui nous mettait en garde avec des diaporamas en fondu enchainé, c’était une époque où l’éducation était bien autrement que ce que nos « zélites » veulent en faire,

  13. Je cite :

    « Une minorité de toujours voudrait que la Fed s’oriente vers la hausse de ses taux directeurs, afin de prévenir l’inflation. Tout à l’opposé, ce qui semble être une forte majorité oscille entre deux voies, qui pourraient être complémentaires. Relancer la planche à billet et donner l’assurance que les objectifs d’inflation sont relevés pour une longue période.  »

    Il y en a aucun qui se demande si la solution de Volcker pour régler la crise des savings and loans serait la bonne… C’est à dire « je vous donne deux ans pendant lequel vous pouvez valoriser vos bilans de façons hum.. Hum… je n’irais pas voir… MAIS MAIS… si au bout de ces deux années cela sent encore le faisandé… => faillite… dans un tel contexte les bonus se feraient un peu plus discret et les banques pourraient se recapitaliser…

    La seule façon que l’économie reparte est de purger le passif. Il n’y a aucune autre solution. Baisser les taux d’intérêt et le quatitative easing ne servent qu’à la spéculation au détriment de l’économie réelle avec les hausse des couts des matières premières, le quantitative easing est totalement inutile… qui irait investir dans un tel contexte… l’argent se retrouve « parqué » en réserve excédentaire dans le bilan de la FED ou pire sur les marchés d’actifs ety sur els obligations d’état (états qui sont encouragés à gaspilller étant donné les taux qui leur sont consentis sur les marchés)…

    Exemple la france est à + 14% de hausse de ses dépenses sur 1 an : 270 milliards au 31 août 2010 contre 237 milliards en 2009. C’est ubuesque, on marche sur la tête.

  14. Bon, je vais tenter un commentaire « mieux inspiré » (selon l’observation de François Leclerc la dernière fois).
    Il me semble que les postures respectives de la Fed et de la BCE (en sens opposés) relèvent largement de blabla et de rodomontades.
    En effet, en réduisant la dette de gouvernements – à supposer que cela marcherait…- on augmente les dettes et les impayés privés. Et inversement.
    Tant que l’on reste résolu à toujours servir les créanciers, quel que soit l’état de l’économie réelle, les créances, et donc les dettes, ne peuvent qu’augmenter.
    Les USA ont l’habitude d’emprunter à l’étarnger, ils veulent donc logiquement créer des dollars pour y faire face. Pas trop pour rester « crédibles »…
    En Europe, c’est plus contrasté, et le pays le plus puissant, l’Allemagne, forte de ses excédents d’exportation, se retrouve, qu’elle le veuille ou n on, créancière des autres gouvernements. L’idée d’être payée en « euros de singe » ne lui plaît guère, et cela heurte la religion d’Axel Weber.
    Ceci étant écrit, il y aura cependant la réalité qui écrira une autre histoire.
    Aucune récession trop violente n’est tenable politiquement, sauf à envisager des répressions sanglantes dans les pays en faillite.
    C’est pourquoi, après des postures plus ou moins longues de rodomontades, la BCE rachètera, comme les autres grandes banques centrales, chaque fois que cela deviendra inévitable des obligations pourries, voire même prêtera, si nécessaire, aux entreprises directement, tout comme le fera probablement la Fed.
    En fait, tout cela est la contrainte du réel qui doit obtenir que la monnaie circule coûte que coûte! Sinon, il n’y aurait plus de monnaie, donc plus d’économie.Tant que l’essentiel de la nouvelle monnaie émise disparaît aussitôt dans la trappe aux liquidités ou, pire, nourrira de grosses bulles spécualtives, il n’y aura aucun moyen de réduire la dette, quels que soient les voeux pieux.
    En régime capitalmiste avec un taux de rendement du capital à 5% environ tous les ans en moyenne, nous assistons, selon une courbe mathématique de croissance exponentielle, à un doublement des fortunes tous les douze ans, quoi qu’on fasse. Les dettes, jumelles, en feront forcément autant. Les quelques points de croissance éventuels ne pourront aucunement masquer et neutraliser ces mécanique quasi tectonique.
    Alors, pourquoi les économistes ne s’intéressent-ils pas à un moyen d’émettre une autre monnaie qui mettrait un terme à cette mécanique diabolique?
    On pourrait « autoritairement » décider de réduire les prétentions des créanciers, en supprimant les intérêts et les intérêts composés, mais on sait que le basculement dans une très violente déflation serait alors instantanée!
    Donc, l’autoritarisme ne marche pas.
    Par contre, en émettant une nouvelle monnaie constituée de signes monétaires marqués par le temps (des SMT), tout cet ensorcellement diabolique et cet asservissement aux créanciers disparaîtrait instantanément, et l’économie se rétablirait. La réduction des dettes (et des créances extravagantes bien sûr) commencerait instantanément. Tout en douceur et sans ruiner personne.
    Car, enfin, organiser ainsi une « euthanasie lente des rentiers » (Keynes) ne mettra pas ceux-ci sur la paille, mais les obligera à « manger » peu à peu leurs excédents pour les restituer peu à peu à l’ensemble.
    Nous aurions une économie florissante, même avec un taux de croissance nul.
    Car la croissance n’est nullement nécessaire dans les pays prospères quand, par ailleurs, la redistribution sociale est correcte, c’est-à-dire suffisante pour les plus démunis.
    En donnant la possibilité de travailler, toujours par le biais de cette monnaie nouvelle plus efficace, il est cependant certain que les pays pauvres (et émergents) continueraient à croître économiquement, car là aussi, c’est la rente du capital qui constitue le plus gros obstacle au travail et à la redistribution sociale des richesses produites.
    Nous voyons donc, une solution existe, mais les gesticulations actuelles des banques centrales et des politiques, et aussi des économistes, veulent l’ignorer.

  15. bonjour,

    quand ça va bien il est plus facile de trouver un accord.
    quand ca va mal c’est plus difficile
    personne ne veut être le dindon de la farce et on accuse toujours l’autre d’être le responsable.

    il ne va pas y avoir d’accord possible en Europe ni dans le g20
    on va vers un pourrissement de la situation.

    le mur se rapproche a grande vitesse.

    alors dans la nature
    il y a des proies et des prédateurs
    par exemple le lion, il voit un troupeau de gazelles
    il attrape une, il bouffe
    le lendemain il vient le troupeau est toujours là.

    mais l’homme, il voit le troupeau de gazelles
    il ne va pas tuer une gazelle, il va en tuer 10, 20
    tout le troupeau s’il peut
    et le lendemain quand il vient le troupeau de gazelles n’existe plus

    l’homme est comme ça depuis toujours il prend tout, il exploite tout jusqu’à la dernière goutte

    un plant de tomate ça apporte des tomates mais pas assez
    donc il faut qu’on modifie la plante pour qu’elle soit plus résistante et donne plus de fruits
    qu’on mette de l’engrais, de l’insecticides etc…
    tout ça est nuisible pour l’homme et nous retombera sur la tête.

    la politique du toujours plus marche au tout début quand les richesses sont abondantes
    mais quand les richesses s’amenuisent ça ne fonctionne plus et on va dans le mur

  16. Nous avons actuellement une exposition bruxelloise à Tour et Taxi. Thème: « L’Amérique, c’est aussi notre histoire » présenté par Elie Barnavi, concepteur principal du parcours de l’exposition.
    Si je parviens à y aller, j’en ferai un article.
    Le grand écart n’est qu’apparent, d’après lui.

  17. Tout cela me fait étrangement penser à une partie de Risk…
    En allant cliqué sur Wikipédia, il en ressort exactement cela :
    « Il n’y a pas de règle concernant la formation ou la fin d’alliance. C’est justement là que réside l’intérêt principal du Risk : il s’agit de faire de la bonne diplomatie pour conclure les bonnes alliances et ne se mettre personne à dos. Qu’il faille surestimer verbalement ses forces, notamment grâce au « secret » des cartes territoires que l’on n’a pas encore utilisées, afin d’impressionner l’ennemi, ou au contraire les sous-estimer afin d’éviter toute alliance adverse, c’est tout l’art de la rhétorique qui entre en compte afin de mener à bien une partie. D’autre part il faut savoir trahir ses plus fidèles alliés ou épargner ses pires ennemis afin de mener à bien ses plans de conquête du monde, tous les retournements d’alliance étant possibles, tout en sachant également préserver sa réputation pour les parties futures… » »

    Les populations sont absentes du jeu Risk…

    Dans celui qui nous concerne, avec comme décors le monde réel, les populations sont toutes aussi absentes des stratégies, décisions de la partie en cours.
    Plutôt paradoxal, si l’on considère que nous vivons majoritairement dans des démocraties, que ces populations sont très concernées, tout autant et sinon plus puisque très souvent les premières touchées, impliquées…..

    1. Et vous pensiez éventuellement que le cortex préhistorique barbare des financiers avait vraiment évolué…???

      Bel espoir, néanmoins…

      J’ai une règle absolue avec tous mes animaux « domestiques » : si UN essaie de trop m’enquiquiner, il vire à coup de pied au cul.
      Là, dans la situation actuelle, NOUS nous sommes fait domestiquer par les banquiers…

      Et évitez votre pub vers votre site.

    2. Toi, d’après ce que j’ai vu d’un voisin hyper-endetté du montant d’une maison modeste (100 000 Euros), sa banque ne l’a pas « lâché ».
      Non non.
      Sa dette initiale n’a pas été annulée et il doit payer EN PLUS, les intérêts sur la dette de base. Les tribunaux ne réduisent pas mais augmentent la dette initiale.

      Ma femme et moi n’avons pas osé lui dire qu’il lui faudrait 23 ans avec un tiers de son salaire versé à la banque pour s’en « sortir ».

      Voilà donc. L’horreur des chiens qui vous mordent sans vous lâcher jusqu’à vous faire devenir fou.

      Etre fou de douleur est une réalité. Que je ne souhaite à personne.

    3. « Un habitant de Meurthe-et-Moselle a assigné 14 organismes de crédits pour manquement à leur obligation de vérification, alors qu’ils avaient prêté plus de 207.000 euros à son ménage en trois ans.
      Le plaignant, âgé de 48 ans et père de quatre enfants, avait découvert après le suicide de son épouse, en août 2009, que celle-ci avait contracté 27 crédits, la plupart «revolving», auprès de 14 organismes, au nom du couple. »

      http://www.20minutes.fr/ledirect/610649/societe-un-homme-poursuit-14-organismes-credits-prete-200000-euros

      Sans commentaires…

    4. Pourvu qu’il gagne.
      J’aurais quasiment envie de lui donner un coup de main bénévole.

      Ceci dit, aucune nouvelle de la plainte de Grenoble contre Natixis….

    5. @pablo75
      Mais que fait Lagarde ? Je croyais qu’elle mettrait bon ordre à ces abus.
      A quand un décret pour interdre les taux abusifs (> 5/7 %) et un simple fichier des en-cours de crédits contre lequel la CNIL ne devrait pas s’opposer.
      Autre idée : regroupement de tous les préts auprès de la Caisse des dépôts et ceci à un taux proche de 0 comme pour le logement, rêvons un peu au social.

  18. La société actuelle est constitué essentiellement d’autant d’ escrocs, que de dupes.
    Ainsi voit-on les gens faire l’éloge des escrocs qui les trompent, et les petits escrocs vénérer les grands.
    Lorsque des paroles élogieuses viennent d’un homme cultivé, elles méritent d’être prises en considération, mais quelle valeur accorder aux louanges adressées par un troupeau de sots?
    Malheureusement, ceux qui offrent des louanges sont généralement tout autant plongés dans l’ignorance que ceux auxquels elles s’adressent.
    Comme l’enseignait les
    « Vedas : samstutah purusah pasuh » – « Le petit animal vénère le grand. »

    SI…Non…MusiKa :
    http://www.youtube.com/watch?v=eaKnRUfh_5I&feature=related..

  19. (…) »Décadences des métropoles…

    …(Posthistoire)…

    Or, le Rouet du Temps, sous les ongles d’ivoire
    Tissa les écheveaux de l’Ombre et de l’Histoire.
    Mais lorsque furent morts nos cycles étouffants;
    Quand le petit-enfant de nos petits enfants
    Fut un aïeul cloué dans son berceau d’érable,
    Il arriva cette aventure inconcevable : …

    (…)Mais le monde cherchait dans ce morne Ici-bas,
    Quelque chose de plus – et qu’il ne trouvait pas !

    LES IDOLES DE CENDRE
    Jacques Hameline

  20. Monsieur Leclerc.

    Dans tous les cas, vos articles sont beaucoup plus impartiaux et riches que ceux de Jorion.

    Et ça, c’est le principal.

    1. yvan

      Je dirais plutôt que l’un a des qualités que l’autre n’a pas, et vice versa.
      Idem quant aux défauts. Mais ce n’est pas très intéressant comme remarque. Mieux vaut penser en terme d’équipe et de complémentarité, vous devriez savoir ça, vous, dans le cadre de votre travail? Maintenant dans qu’elle mesure suis-je assez équipé pour bien comprendre tout ou partie de leurs textes? Là, personnellement, je préfère rester modeste : des rouages de l’économie contemporaine je retiens principalement son extraordinaire système expansif et destructeur, jusqu’à emprisonner les consciences et faire barrage quant il s’agit d’imaginer son propre destin. Une obscure captation de l’esprit si vous voulez (la télévision en est un bel exemple).

      Et il y a tous ceux qui tombent. On ne voit pas ou on ne veut pas voir.
      Il y aura de plus en plus de monde à partager la misère (faute de pouvoir partager autre chose). Le travailleur, quel qu’il soit, se fait beaucoup d’illusions… un petit ou grand pactole d’argent dans les coffres-fort d’une banque ne met pas à l’abri des pressions du monde. Dire, je ne serais pas touché moi ou ma famille est un leurre, un mensonge à soi-même. On peut aussi écrire sur la dégradation et la déchéance avec beaucoup de recul et de nonchalance. Mais alors avec beaucoup de recul. Il y a des choses toutes bêtes, certains, n’ont plus le choix entre bouffer et la connexion avec internet : c’est bouffer qui compte.

      Des questions qui peuvent se traduire en actions:

      – Comment concevez-vous la solidarité entre personne ?
      – Comment concevez-vous la solidarité entre pays ?
      – Que pensez-vous du Revenu de Base Inconditionnel ?
      – Quelle est la place pour une culture populaire (ouverte et sensible aux préoccupations sur la condition humaine) ?
      – Regarder et écouter n’est-il pas aussi important que de savoir lire et écrire?
      – etc …

      Et puis, il n’est jamais trop tard pour retrouver un peu de notre dignité d’hommes et de femmes vivants.

    2. Je suis analytique, Octobre. Rationnel.

      – La solidarité entre personnes est pour moi naturelle, faisant encore parti de deux associations de bénévoles. Education ou plutôt habitude prise très très jeune.
      – La solidarité entre pays peut se concevoir dans le sens d’un respect réciproque. Elle semble naturelle lorsqu’il y a INTERETS, mais n’est qu’une façade pour exploiter l’autre…
      – Le RMI, d’après ce que vivent des proches est à double tranchant…
      Nous pourrions disserter des heures sur ce sujet car j’ai depuis longtemps remarqué que des personnes se plaisent dans l’inactivité. Chaque individu est différent, ne l’oublions pas.
      – j’ai une vue assez asiatique sur la propriété intellectuelle. Malgré le fait qu’il faille bien « gagner sa vie… ». Expression qui rassemble « tout ».. autour de l’argent.
      – regarder et écouter est plus important mais…. va dire ça à un individualiste…. La preuve, je te réponds, donc, je t’ai lu.
      Et puis… vu que je m’exprime mal, ça m’arrange 🙂

  21. A Johannes Finckh (avec un peu de retard), on aurait bien envie que ces idées soient portées quelque part par des personnalités politiques raisonnables ou ne serait-ce que par les médias, mais je ne vois rien. Les remarques de Le Renard puis d’Yvan laissent penser que la raison est impuissante face à la nature de l’homme, qu’on voudrait pour simplifier réduire à certains hommes (puissants) qui seraient alors nos ennemis. Comment s’en satisfaire? Un certain Onfray a expliqué relativement récemment que cette posture n’aurait pas déplu à un certain Freud, qui croyait pouvoir connaître la nature de l’homme, de son père, de sa môman, ses frères, ses soeurs,…. Elle n’est que source d’égarement, même si l’espérance ne suffit pas non plus. Bon courage à tous.

    1. Toine, je m’excuse, mais…

      Si depuis plus de deux ans que le grand public peut constater quotidiennement que rien n’a été modifié pour diminuer ne serait-ce qu’un peu les dégâts qu’occasionnent une « certaine » « élite »…
      Et que, comme nous le démontre Monsieur Leclerc, « ce n’est pas avec le même schéma de pensées que l’on corrige un problème » (Einstein)…
      Kevoulé-vous que je vous dise…

      Il n’y a plus qu’à les laisser aller jusqu’au bout de leur logique qui a trop bien fonctionné.
      Triste constat d’échec… Mais espoir aussi que les générations futures en prennent du plomb dans la tête (figuré, bien sûr)
      Virage à gauche, toute !

    2. Merci pour vos encouragements. je ne demande pas mieux que mes idées soient enfin reprises par quelque « puissants » comme vous écrivez. Si vous avez une idée comment faire, cela nous avancerait.

  22. Merci M. Leclerc pour vos articles.

    Ma solution : une équipe de nuit secrète (chut !!! on dit rien à Mme Merkel) fait tourner à fond les manettes l’imprimerie de la Banque de France de Chamalières (Puy-de-Dôme). Chaque matin, l’équipe secrète a rempli une camionnette de billets de 500. On rembourse la dette, on devient riche à millions, on vote la retraite à 55 ans.

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