Le temps qu’il fait, le 29 octobre 2010

La psychanalyse
Principes des systèmes intelligents (Masson 1990)
Le mystère de la chambre chinoise

Le prix (Le Croquant 2010)
• Le mécanisme de la formation des prix
• Les interactions entre classes sociales et les interactions à l’intérieur d’une classe sociale
• Karl Marx

Les systèmes de retraites
• Répartition et capitalisation
• Comment il faudrait repenser la question

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329 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 29 octobre 2010 »

  1. Jean-David,

    « Il faut vraiment trouver le moyen de formuler bien les problèmes et la réflexion » :

    Le salariat est-il incontournable ?

    Ça vous va ?

  2. Je ne sais pas si on peut reconstruire le monde juste sur cette question… (« Le salariat est-il incontournable ? »)
    Ma première question est de dire que la société offre déjà plusieurs solutions, entre le salariat, l’assistanat, la libre entreprise dans le rôle de l’entrepreneur, le libre jouissance de ses rentes. Certains de ces modes ne sont pas accessibles à tout le monde….
    Mais peut-être voulez-vous dire : et si on réfléchissait à supprimer complétement le salariat?
    Mon impression est qu’il a des avantages malgré tout… il est une sorte d’assurance contre l’adversité (tant que les rapports de travail existent évidemment)

    Au final, je ne vois pas très bien ce que votre question amène ni où elle veut en venir, donc j’attend éventuellement des précisions sur la manière qu’aurait cette question d’être centrale, et comment les choses pourraient se reconstruire différemment autour d’elle.

    Merci en tout cas de m’avoir lu, car je vois que j’arrive un peu après la tempête.

    A suivre….

    1. La suppression du salariat est accessoire (le but c’est le chemin). Ce qui est primordial est que cette question, parmi d’autres, soit posée publiquement, qu’elle fasse l’objet d’un débat de société.

      Il n’est plus possible – il s’agit d’un changement de civilisation – que des milliards d’êtres humains subissent le salariat (et leur vie en général) sans s’interroger. Avec tous les dégâts qui en découlent.

      PS : j’ai failli rater votre réponse ! Il semble préférable de répondre sous le message concerné (je ne l’ai pas fait non plus !) ou de signaler à qui vous adressez votre message.

  3. Mais l’enfer n’a qu’un temps, la vie recommence un jour. L’histoire a peut-être une fin; notre tâche, pourtant n’est pas de la terminer, mais de la créer, à l’image de ce que désormais nous savons vrai. L’art, du moins, nous apprend que l’homme ne se résume pas seulement à l’histoire et qu’il trouve aussi une raison d’être dans l’ordre de la nature. Le grand Pan, pour lui, n’est pas mort. Sa révolte la plus instinctive, en même temps qu’elle affirme la valeur, la dignité commune à tous, revendique obstinément pour en assouvir sa faim d’unité, une part intacte du réel dont le nom est la beauté. On peut refuser toute l’histoire et s’accorder pourtant au monde des étoiles et de la mer. Les révoltés qui veulent ignorer la nature et la beauté se condamnent à exiler de l’histoire qu’ils veulent faire la dignité du travail et de l’être. […] La beauté, sans doute, ne fait pas les révolutions. Mais un jour vient où les révolutions ont besoin d’elle. Sa règle qui conteste le réel en même temps qu’elle lui donne son unité est aussi celle de la révolte. Peut-on éternellement, refuser l’injustice sans cesser de saluer la nature de l’homme et la beauté du monde? Notre réponse est oui. Cette morale, en même temps insoumise et fidèle, est en tout cas la seule à éclairer le chemin d’une révolution vraiment réaliste. En maintenant la beauté, nous préparons ce jour de renaissance où la civilisation mettra au centre de sa réflexion, loin des principes formels et des valeurs dégradées de l’histoire, cette vertu vivante qui fonde la commune dignité du monde et de l’homme, et que nous avons maintenant à définir en face d’un monde qui l’insulte.

    Albert Camus, « l’homme révolté », p.330-31

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