LA SEULE SOLUTION

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Les revenus ont été remplacés par des crédits. Le château de cartes du crédit s’est effondré. On a parlé de « crise de liquidité » au lieu d’insolvabilité pour permettre aux États de renflouer les banques en catimini en leur prêtant à taux zéro ou à peu près. Au lieu de prêter cet argent-là à des entreprises ou à des particuliers, tous incapables de les rembourser dans le contexte de récession qui s’était créé, les banques ont remis cet argent-là en pension auprès des banques centrales ou ont acheté des emprunts d’État. Comme les États s’étaient endettés pour renflouer les banques, et s’étaient portés garants de leur solvabilité, et que leurs rentrées baissaient du fait de la récession, le taux exigé sur leur dette grimpait et la valeur de leurs emprunts baissait. Du coup, le portefeuille des banques se dévalorisait. Ce qui les obligeait à se recapitaliser. Les banques s’affaiblissaient parce que leur portefeuille était bourré d’emprunts d’État qui perdaient de leur valeur parce que les États s’étaient affaiblis en venant à la rescousse des banques : une spirale infernale était née.

Dans la zone euro, l’État le plus affaibli, la Grèce, a crié au secours. On a créé tant bien que mal un fonds de garantie européen. On était en mai, les choses se sont tassées. On est cinq mois plus tard, et l’Irlande se trouve aujourd’hui dans un état pire que la Grèce ne l’était en mai. (Oui, je sais : l’Irlande ne doit pas émettre d’emprunt avant juillet 2011. Mais soyons sérieux : avec 32 % de son PIB de 2010 consacré à soutenir son secteur bancaire et l’éventualité que les pertes du secteur bancaire irlandais atteignent les 150 milliards d’euros, qui osera prétendre que tout ira bien en Irlande en juillet 2011 ? En août de cette année, le taux 10 ans de la dette irlandaise était de 4,89 %, il était hier de 8,76 % ; rien qu’entre le 18 octobre et hier, il a bondi de 2,76 %). Le Portugal et l’Espagne vont à peine mieux – même si la réponse varie légèrement de pays à pays quant à savoir qui de l’État ou de ses banques se porte le plus mal.

Jusqu’ici, les États de la zone euro étaient dans le même bateau. Pour la Grèce déjà, on a mis le remorqueur du Fonds monétaire international (FMI) à contribution. Ignorons la rumeur selon laquelle on construit en ce moment-même un gros radeau pour les pays les plus riches. Dans les conversations entre l’Allemagne et la France, le mot « restructuration » a cessé d’être tabou quand on parle de la dette de l’Irlande, de la Grèce et du Portugal. Ou du moins le mot « rééchelonnement » – ce qui du point de vue des créanciers veut dire la même chose : qu’une partie de la somme escomptée manquera à l’arrivée.

« Restructuration » ou « rééchelonnement », ce sont les détenteurs d’emprunts d’État – au premier rang desquels les banques – qui paieront cette fois. Du moins si elles peuvent encaisser la perte. Si elles ne le peuvent pas et si elles sont au palmarès des vingt banques « Too Big to Fail », trop grosses pour faire défaut – entendez « sans tout faire tomber par terre » – établi par le Conseil de Stabilité Financière du G20, il faudra que les États les sauvent. Avec quel argent ? Bonne question ! En faisant régler l’ardoise des vingt plus grosses banques du monde par le FMI ? De qui se moque-t-on : le FMI ne vit que de cotisations versées par les États !

J’ignore de quoi on parle dans les instances financières de la zone euro en ce moment mais si l’on ne parle pas de nationaliser dans son entièreté le secteur bancaire européen, on est en train de perdre un temps très précieux.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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186 réflexions sur « LA SEULE SOLUTION »

  1. Paul vire à gauche toute ! Méluche et Hammon n’ont qu’à bien se tenir ! Vigneron applaudit des deux mains !

    Ceci-dit quelle autre solution technique ?
    Il serait intéressant que les experts qui postent sur le blog s’expriment à ce propos.

  2. La seule solution… pour sauver le système ?

    C’est trop tard, M. Jorion. La crise est absolue.

    S’il y a une chose remarquable à constater actuellement dans cette dynamique d’effondrement, c’est que l’individualisme est total. Personne ne songe à sauver l’économie ; au contraire les intérêts personnels sont systématiquement avancés.

    C’est la faillite totale du système de marché. La concurrence est devenue telle qu’elle rend à présent impossible les réactions concertées.

    A lire et entendre les persiflages des autorités politiques, des membres des institutions bancaires et de la finance, des personnalités des mass médias, nul besoin de prophète pour deviner ce qui va arriver dans les mois suivants.

    Notre situation, à cet instant précis, ressemble fortement à celle de l’Empire Byzantin lors de la chute de Constantinople en 1453 où, d’après la légende, les philosophes discutaient du sexe des anges alors que les armées Turques entraient dans la ville.

    1. Pourquoi je ne parle plus le même langage des gens du siècle ? Leur seule solution oppressons et désolons davantage notre monde encore jusqu’à même en faire boire une plus grande couper d’amertume à l’égard de l’humanité ?

      Elle flagelle, elle bat, elle empresse, elle opprime, elle fait bien encore la folle et la sourde oreille notre folle civilisation commerciale, elle tague, elle enivre, elle aveugle, elle titube, elle trébuche, elle vacille, elle chancèle, elle chute, elle qui a tant trompé et abreuvé le monde,

      Mais qui donc a vraiment créer l’univers, le monde, les gens du marché d’abord ? Mais qui donc à vraiment créer le ciel, les ondes, les énergies, la terre et la mer, et les sources d’eaux, et toutes les autres choses et autres puissances visibles et invisibles du cosmos, serions nous vraiment encore vivant si une plus grande lame de fond venait soudainement balayer
      la terre ? Venir subitement renverser les folles valeurs commerciales de ce monde ? Et si
      cela devait subitement se produire ne devrions-nous pas plutôt remercier le très haut
      de venir subitement foutre la trouille aux grands de ce monde dans leur confort ?

      Doit-on toujours craindre alors de perdre le Marché en premier ? Doit-on toujours rendre
      gloire alors aux premiers oppresseurs et gens bien hypocrites de ce monde à l’antenne ?

    2. http://www.youtube.com/watch?v=m75C_5d-mlo

      Il y a toujours une solution.
      C’est dans les catastrophes que les individus exceptionnels apparaissent.
      Ils sont rares, ignorés avant le sinistre, parfois méprisés après leur exploit. Mais on général ces héros n’ont qu’une vie éphémère dédiée au sauvetage des autres.
      Inutile de perdre son temps à les chercher avant. Ils apparaissent quand le moment est venu. Ils ne sont que les fruits murs de l’histoire.

  3. Dans cette éventualité là il n’y aura pas que les banques qui paieront, les particuliers aussi et en particulier en France puisque le premier poste d’investissement des petits épargnants après le LA reste le contrat d’assurance libellé en € dont la contrepartie est blindée d’emprunts d’état de la zone €.

    1. BB Jef,

      Les fonds en euros sont majoritairement investis en actifs « non risqués », principalement des emprunts d’état et dans une moindre mesure des obligations coporate.
      Effectivement, la perte de valeur consécutive à une restructuration de dettes souveraines ne toucherait pas que les banques et les sociétés d’assurance mais aussi les détenteurs de contrats d’assurance de ce type, ce sera certainement aussi un frein à une telle décision en zone euro. Car on parte de sommes astronomiques, rien qu’en france je me demande bien quel est le montant global que les particuliers détiennent sur les contrats d’assurance en euros.
      Après il faut voir l’évaluation du « juste prix » de la valeur du fond. Il est déjà quasiment impossible de connaitre de quoi est réellement constitué l’actif…
      Ceci dit, faire supporter aux particuliers une partie non négligeable de la perte à travers la baisse de la valeur des fonds en € me semble inévitable dans cette situation et eux ne seront pas renfloués par l’état.
      J’imagine la réaction du français moyen si on lui disait, « monsieur, le placement de votre vie de travail de 100K€ à « taux garanti » vient de perdre 20% », et hop, circulez ya rien à voir !

    2. Bj, « circulez ya rien à voir ! » et oui, il faudra voir autre chose, dès à présent… embarqué à l’encontre de son plein grès, et encore, obligés de nos hôtes, on ne va pas se plaindre!

    3. Perdre en moyenne 15 à 20 % de sa retraite, c’est déjà la conséquence du report de l’âge de la retraite (offensive UMP) et de l’augmentation des années de cotisation (offensive UMPS).
      Et 70 % des français sont contre et vont le faire payer, par tous les moyens, aux larbins du capital.

    4. Je crois que vous avez raison. Le monde est malade d’une ivresse d’endettement irraisonné et nous assistons à une grande correction. A la fin, les épargnants paieront. Ce sont eux, les vrais prêteurs (pas « les banques » ou « le capitalisme »), qui à la fin, après mille soubresauts tragiques, paieront la note, comme cela s’est toujours vu dans l’histoire.

    5. Le monde est malade d’une ivresse d’endettement irraisonné et nous assistons à une grande correction.

      Arrêtons avec l’endettement irraisonné !
      C’est d’abord l’enrichissement, l’accumulation, le détournement de richesse et par voie de conséquence les placements fatalement irraisonnés et la spéculation qu’ils autorisent, entretiennent et dont ils se nourrissent qu’il faut dénoncer avant tout. Ce putain de « droit à la fortune » à la con ! La surconsommation – de santé en premier chef, ne l’oublions pas ! En 2009, la consommation de soins et de biens médicaux en France s’élève à 175,7 milliards d’euros, soit 2 724 euros par habitant (FFSA) et rien que la bancassurance (hors contrats collectifs) se ratisse 5 milliards d’excédent en 2009 sur les cotisations santé, incapacité-invalidité-dépendance… , comme le surendettement sont l’envers du décor, présenté ad nauseam comme l’endroit.
      On a pas un problème de dette, on a un problème de créance !

      – Collecte totale assurance-vie au 30-09-2010 =1 323 Mrds d’euros. (les assurance-vie représentant 77%, et 83% avec les bons de capitalisation, des 150 Mrds de cotisations pour les assurance à la personne en 2009, et 69% des 200 Mrds du total des primes d’assurances payées par les français, contre, par exemple, seulement 8,9% pour les assurances auto..)
      Prestations assurances-vie 2009 = 87 Mrds (-6%/2008); cotisations 2009 = 138 Mrds (+13%/21008).
      Produits nets des placements des sociétés d’assurance-vie 2009 = 68,6 Mrds
      Rendement net de chargements de gestion et de l’inflation et brut de prélèvement sociaux des supports euros 2009 = 3,6% (1,2 en 2008, 2,6 en 2007, max en 2000 et 2001 = 3.6%…)
      Participation aux résultats 2009 pour les « assurés » = 40 Mrds
      Résultat net comptable des sociétés d’assurance-vie 2009 = 3,9 Mrds

      Conclusion : les bancassureurs en croquent plus sur la santé que sur les assurances-vie, qui rapportent 10 fois plus aux bons petits fouquets français, pour l’instant…

      – Résultat net comptable / fonds propres (rentabilité des sociétés) 2009 = 7,6% (12,6 en 2007).

      – Fonds propres + plus-values latentes / provisions techniques (solvabilité) 2009 = 7,2% (13,1 en 2005; 3,9 en 2008…).

      -Actifs en valeur de marché (les OPCVM ont été répartis selon les différents types de risques) des sociétés d’assurance-vie par type de risques en 2009 =
      * Obligations d’États de l’OCDE 35,5 %
      * Obligations d’entreprises 34,6 %
      * Actions d’entreprises 17,2 %
      * Actifs monétaires 6,7 %
      * Autres actifs 4,2 %
      * Immobilier d’entreprises 1,8 %

      – Total placements financiers des ménages français = 3 535 Mrds au 31-12-2009.

      3535 Mrds, à 6,96 euros le salaire minimum interprofessionnel de croissance net tout mouillé pour les 3600 secondes de bonheur sur terre, ça nous fait plus de 500 Milliards d’heures de larbin… 18 000 heures de turbin, soit plus de 10 ans payés au smic pour les 28 millions d’actifs en France !

      Mais faut pas s’inquiéter pour ses p’tites économies ! En 99, le législateur, derrière les directives de l’UE et le bon DSK, un peu marris et vaguement soucieux de la bonne humeur des écureuils devant les dégâts financiers successifs occasionnés dans toutes les zones émergentes de la décennie 90, ont concocté un petit matelas dont je n’ai pas, hélas, pu mesurer l’épaisseur ni la qualité du rembourrage à ce jour (500 millions d’euros en 2008, on va pas loin avec ça contre 1 320 milliards ! )…

      La loi du 25 juin 1999 relative à l’épargne et à la sécurité financière a instauré un fonds de garantie pour les banques.
      En cas de défaillance ou de faillite, les dépôts en espèces (compte courant, livrets, etc.) sont garantis jusqu’à 100 000 euros par déposant par le fonds de garantie. Ce montant s’applique globalement pour chaque déposant, sur l’ensemble de ses comptes dans la banque.
      Le portefeuille-titre (sicav, fcp, actions, etc.) est également garanti à hauteur du même plafond de 100 000 euros.
      Cette réglementation s’applique à tous les établissements de crédit dont le siège social se trouve en France (y compris DOM) ou à Monaco, même s’il s’agit de f liales françaises de banques étrangères ainsi qu’aux succursales d’établissements de crédit ayant leur siège social dans un état qui ne fait pas partie de l’Espace Economique Européen, comme, par exemple, les USA, le Brésil ou le Japon.
      Un dispositif analogue a été créé par la même loi du 25 juin 1999 pour les placements en assurance-vie. Les dépôts sont garantis à hauteur de 70 000 euros par déposant, tous contrats confondus.

      (Mise à jour des plafonds à vérifier.)

      la Loi à jour concernant les assurances-vie est là

      Et là le dernier rapport de L’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP), autorité administrative indépendante adossée à la Banque de France, née du rapprochement des autorités d’agrément (CECEI et CEA) et des autorités de contrôle des secteurs de la banque et de l’assurance (Commission Bancaire et ACAM) et instaurée par l’ordonnance du 21 janvier 2010. Elle est chargée de l’agrément et du contrôle des établissements
      bancaires et des organismes d’assurance. Elle chapeaute le Fonds de garantie.

      Moi j’dis ça, j’dis rien, les assurances c’est plutôt moi qui leur dois de la fraiche, comme les banques d’ailleurs. Alors bon c’est vous qui voyez… Mais ne contemplez pas trop longtemps les merveilleuses irisations de la délicate sphère tensio-active… Ça ne dure qu’un temps ces jolies choses.

    6. Franchement, que les ‘petits porteurs’ et ‘petits épargnants’ y perdent des plumes me laisse froid. Ils ont participé à ce système amoral qui consiste à faire de l’argent avec de l’argent, à ‘bonusser’ ceux qui ont déjà de l’argent et à ‘malusser’ ceux qui n’en ont pas.
      S’il faut en passer par là pour que le bon peuple comprennent que les revenus du capital, par essence, n’ont pas la même valeur éthique que les revenus du travail, hé bien, soit!

      Du reste, la vocation du petit porteur est d’être plumé par les requins du sérail. J’enfonce une porte en disant cela, non?

    7. @ Vigneron
      Très juste.
      A coté du secteur banquaire, le secteur de l’assurance est l’autre secteur qu’il faut d’urgence soustraire aux intérêts privés et le transformer en service public…

      Il est vraiment temps de refaire une nuit du 4 Août, cette fois dans le domaine économique.

    8. @vigneron: tout à fait. Il y en a qui sont en train de se goinfrer, c’est ça le problème. C’est pas la crise pour tout le monde, loin de là. Au niveau global, je pense même qu’il n’y a jamais eu autant de richesses. A en entendre certains, on dirait presque que la nation s’est appauvrie d’un coup et qu’on est en train de subir le contre-coup d’une guerre atomique généralisée qui a laissé le pays en ruine. Faut se réveiller hein, du fric il n’y en a jamais eu autant. Certains ont décidé qu’il leur fallait tout et que c’était fini de partager avec les gueux, c’est aussi simple.

  4. La spirale infernale que vous décrivez est tellement absurde que cela semble irréel, et pourtant il semble que vous ayez raison…

    1. Parfois certains films sont très bien réalisés, que vous ne pouvez même plus décroché de l’écran tant le jeu des nouveaux acteurs rentrant à l’image et si grand et si importants par rapport aux derniers sortants, tellement certaines personnes en ont beaucoup donnés de leur argent,afin de pouvoir mieux y assister longtemps à cettre très grande représentation théatrale, mondiale, vouloir être d’abord aux premières places de ce monde, chutant de plus en plus vite vers l’abime.

      Quel autre scandale à venir demain pour le monde ?

    2. « La spirale infernale que vous décrivez est tellement absurde… » : oui, de notre point de vue, mais les banques s’en branlent : elles voient le monde comme un pilote de Formule 1 sur un circuit : ça boucle, c’est normal, et c’est mieux comme ça.

  5. La nationalisation des banques est-elle une solution acceptable pour l’idéologie néolibérale?
    Ne préférera-t-elle pas voir tout s’effondrer et désigner d’autres responsables au fait d’admettre sa défaite, sa parfaite inanité depuis une trentaine d’années?

    1. Ce n’est pas en ces termes que se pose le problème si on s’en réfère à Lordon (cité un peu plus bas): Préférer voir tout s’effondrer signifie de manière très explicite qu’après cela, la question des responsabilités ne sera plus de mise puisque tous, accusés comme accusateurs, auront disparus dans le cataclysme.

      La reformulation de votre question ressemblerait donc à ceci: Le capitalisme néolibéral préfèrera-t-il entrainer le monde dans sa chute ou acceptera-t-il d’assumer seul son sort?

      C’est une question purement morale à laquelle le capitalisme en lui-même, revendiquant son a-moralité, ne pourra assurément pas répondre. Il faudra par conséquent s’en remettre à l’éthique personnelle des individus qui l’animent.

    2. Le premier fou en liberté du marché quand bien même il aurait déjà perdu l’esprit de sagesse,
      de raison, de pauvreté, de charité, de réalité, sa chair, ses mains, ses pieds, ses jambes, rechercherait encore à avoir absolument raison sur tout sur terre.

    3. @liervol

      Peut-être, peut-être pas. L’instinct de survie peut mener loin… Et puis l’ensemble de la population n’est pas exclusivement composée de banquiers.

  6. ok, la nationalisation?!
    Mais ça changerait quoi?????
    Que les dettes soient contractées par la puissance publique et qu’elle ait des débiteurs privés identifiés, on n’en a rien à foutre!
    Cela ne change rien du point de vue des créanciers qui ne peuvent récupérer « formellement » qu’en « monétisant » – avac de la monnaie de singe centrale- les créances pourries.
    Et puisque dans le climat actuel cela ne peut que conduire ces sommes directement dans la trappe des liquidités, on en sera au même point, même avec 600 milliards de dollars de plus ou avec autant d’euros, de yens, de livresGB etc en plus.
    Oui, la thésaurisation, agrémentée sans doute de quelques bulles spéculatives, est la réalité la plus massive et la plus ignorée de la plupart des commentateurs!
    Tant que nous aurons une monnaie thésaurisable, le choix se pose entre une déflation massive si ne banques centrales n’arrosent pas de temps en temps ou une déflation lente (avec des poches liquides contenant 90% des sommes liquides ou davantage), histoire d’éviter à tout prix des déflations violentes, ce qui serait la pire des catastrophe en économie (cf les années 30).
    « la seule solution » n’est donc absolument la nationalisation du secteur bancaire, ce serait un coup d’épée dans l’eau d’autant plus redoutable qu’une telle erreur d’appréciation retarderait, une fois de plus, la seule vraie solution:
    l’émission d’une monnaie qui circule réellement: le SMT.

    1. La nationalisation des banques en difficulté, et elles le seront probablement toutes un jour ou l’autre, sans indemnités, serait déjà un grand pas vers la sortie de crise, permettant au crédit, avec la garantie de l’État, de repartir, et en supprimant les dividendes et les bonus leur permettrait sans doute de s’équilibrer. Leur fusion, une tarification compréhensive des frais bancaires et l’abandon de la spéculation pour compte propre ne sera sans doute pas mal vu du public. Le pas suivant étant une dévaluation par rapport l’Euro pour ajuster le niveau. Le pas d’après pourrait être le SMT.
      Pour l’Irlande et la Grande-Bretagne la nationalisation est déjà faite en grande partie mais la fusion et une mise au service du public n’est pas encore idéologiquement acceptable par les décideurs.

    2. La nationalisation permettrait au gouvernement (s’il le veut !) d’obliger les dirigeants des banques (sous peine de se faire virer) à remettre dans l’économie l’argent qu’ils ont prêté à la BCE.

  7. A mon avis il ne faut pas réinventer le fil à couper le beurre, regardons ce qui était proposé en 1944 par le CNR sur le plan économique :

    – l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

    – une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

    – l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

    – le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

    – le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

    – le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

    Alors bien sur, le monde de 1944 n’a rien à voir avec celui de 2010, mais je ne vois pas pourquoi ces principes qui se sont révélés positifs quand notre pays était ruiné ne seraient pas à nouveau positifs maintenant qu’il est riche et prospère. La difficulté c’est que des élites de la trempe d’un « jean Moulin » ou d’un « De gaulle » il y en a peu et elles sont sous l’éteignoir, à tous les niveaux l’Europe est dirigée par « des nains », partout l’oligarchie a placée ses hommes de paille, véritables domestiques du système libéral à l’agonie.
    En 2012 nous avons une opportunité de remettre les pendules à l’heure, ne la laissons pas passer.
    Il est nécessaire que les intellectuels et les scientifiques s’engagent dans les partis de gauche pour changer les choses et donner du corps à des programmes qui sont aujourd’hui trop indigents pour permettre une véritable alternance.

    1. Pourquoi les grands principes de l’après-guerre ne seraient pas positifs pour nous?
      Parce que nous ne sommes plus un pays en développement, avec une force de travail importante, des matières premières facilement accessibles et de faibles charges sociales. « Grâce » à la mondialisation, nous sommes en concurrence avec d’autres zones économiques qui ont un potentiel + important.
      En fait ces principes le seraient toujours pour nous, mais pour le capital la classe moyenne créée par ces principes est devenue une ennemie qui veut toujours plus, ou au moins conserver ses victoires sociales alors qu’un asiatique se contente du quart.

    2. argelès39,

      La difficulté c’est que des élites de la trempe d’un « jean Moulin » ou d’un « De gaulle » il y en a peu et elles sont sous l’éteignoir, à tous les niveaux l’Europe est dirigée par « des nains », partout l’oligarchie a placée ses hommes de paille, véritables domestiques du système libéral à l’agonie.

      Cela a à voir avec notre époque et un regard nombril-centré des personnes …et l’absence de surmoi.( trés fort chez les personnes « héroiques »vdont vous parlez).
      un trés bon livre de réflexion :
      Cynthia Fleury/ La fin du courage.
      extrait:
      … »Que chacun résiste à donner de sa personne et c’est la personne morale tout entière, la cité, qui faillit . Revendiquer le courage politique indépendamment du courage moral est peine perdue, l’un alimente l’autre, aussi sûrement que le second vient rasséréner le premier. Si l’individu décomplexé prend le pas sur le moi convocable, alors c’est tout le surmoi collectif qui s’érode et le ça qui l’emporte . Mais que valent les cités qui se construisent sur le ça social ? La disparition du surmoi est le plus sûr chemin vers la barbarie du ça. Christopher Lash décrit parfaitement, en analysant la vie américaine  » libérale-libertaire », notamment au sein des entreprises – ces entreprises qui ont le pouvoir captateur des cités sans en assurer la redistribution -, le mécanisme de cette érosion du surmoi . … »p 56
      … » La fin du courage politique ou moral signe l’émergence du ça pulsionnel, infantile, non distancié d’avec soi-même et producteur des barbaries les plus triviales et assourdissantes. »…
      … »Telle est la croix du courage. Aux confins de l’absurde et de la barbarie, continuer de penser qu’il y a un à faire

  8. Percutant. Clair net et précis.

    Vous les politiques aux commandes qui il y a deux décennies n’aviez pas assez de mots élogieux pour Gorbatchev lorsqu’il décida d’en finir avec le mur de Berlin, à votre tour de vous libérer de votre carcan mental, celui qui vous retient pieds et poings liés prisonniers au diktat des marchés.

    Une occasion en or vous est donnée de faire de la politique, de la vraie, saisissez-là.
    Ou l’Histoire ne gardera de vous l’image de la honte, du ridicule et de l’impuissance.

    L’histoire n’attend pas.

    1. Quand on préfère fonctionner d’abord pour soi et les siens dans un plus grand confort de vie, bien peu exemplaire peut-on vraiment bien servir dans le même temps son propre pays ?

    2. « Vous les politiques » … mon chat s’appelle Micha et répond d’un oeil affectueux quand je l’appelle… si elle le veut. vous croyez pouvoir être entendu ? nos « représentants » n’entendent rien à ce que vous nommez politique. peine perdue hélas, et tant pis.

    3. Fab,

      Vous pouvez précisez ? J’avoue ne pas saisir le sens de votre question même si je suppute que derrière votre question il y a sûrement une affirmation dont vous avez le secret. 😉

      Comme par exemple : pourquoi attendre un changement du coté des politiques si nous ne ne changeons pas nous-mêmes. Ce à quoi je vous répondrais, et vous n’en serez pas surpris, que les deux approches sont complémentaires, même si je pense pour ma part que la spiritualité laïc à laquelle vous aspirez ne peut se substituer à l’instauration d’un nouveau contrat social, donc passer par des nouvelles règles. D’ailleurs la laïcité n’est historiquement pas une création spontanée, celle-ci s’est inscrite dans la loi.

    4. Pierre-Yves,

      Si « faire de la politique, de la vraie » c’est aller dans le sens que vous indiquez, et que moi je me refuse à aller dans ce sens, est-ce encore « faire de la politique, de la vraie » ?

  9. Jorion rejoint Lordon ? :
    http://blog.mondediplo.net/2010-05-18-En-route-vers-la-Grande-Depression

    En route vers la Grande Dépression ?
    (Si oui, sortons le gros bâton)

    La nationalisation s’imposera, et pour être tout à fait précis, « ne pas les louper » signifiera alors : nationalisation, mais par saisie. On entend d’ici le chœur des vierges : le droit sacré de la propriété, l’efficacité suprême du marché, le Gosplan qui nous rappelle des heures sombres de l’histoire continentale, ou carrément, comme Pierre-Antoine Delhommais, ahuri rayonnant qui ne désarmera pas même lorsque le marché nous aura ramené aux derniers degrés de l’indigence, les « khmers rouges [4] ».

    Dieu sait pourtant que la saisie a pour elle un argument qui a la simplicité des gros bâtons – et la même force de frappe. Car une situation extrême comme celle qui est envisagée ici par hypothèse ne laissera le choix qu’entre deux états du monde possibles, et deux seulement. Etat 1 : on laisse les banques aller à la faillite, les actionnaires perdent tout, nous mourrons derrière ; état 2 : l’Etat saisit les banques, les actionnaires perdent tout, nous sommes sauvés. Les plus perspicaces auront déjà noté que ces deux états du monde que tout sépare n’en ont pas moins un fort point commun : les actionnaires (des banques) y meurent dans tous les cas de figure. Dans l’hypothèse considérée, il n’y a en effet aucune possibilité qu’ils survivent. Il s’en suit logiquement que leur sort nous est indifférent, et que ça n’est pas d’après leurs intérêts (transfigurés en droit sacré de la propriété) que l’action publique doit se régler. Si, à volatilisation identique des actionnaires, l’alternative s’énonce « nous mourrons » vs. « nous ne mourrons pas », il ne devrait pas y avoir trop longtemps à hésiter.

    1. C’est Pascalien comme alternative. Mais malgré le raisonnement imparable du grand penseur, il n’y pas eu moins d’athées pour autant. Gageons que, comme le disait V. Hugo, on n’imagine pas le niveau de cruelle stupidité qu’est capable d’atteindre le bourgeois qui craint pour sa pièce de cent sous.
      Comme le noyé veut à tout prix entraîner son sauveteur dans la noyade, le bourgeois préfèrera avoir la certitude que ce monde qu’il s’escrime compulsivement à dominer ne lui survivra pas.

    2. Soit on répudie les dettes, mais ce faisant on répudie le système tel qu’il est aujourd’hui, et il serait irresponsable de le mettre à bas sans avoir une certaine idée de ce qui peut le remplacer (ne pas reproduire la démarche léniniste infantile de la table rase et la tragédie qui s’en est suivie pour 170 millions de personnes en 1917), soit on doit les assumer et donc trouver la meilleure manière de les apurer dans le temps. Les sommes en cause sont si considérables qu’on doute même que cela soit possible aux Etats-Unis (en France on doit en être à 45 KE par personne début 2010). Seuls les Etats (càd les nations) ont l’horizon leur permettant d’apurer de telles quantités dans le temps.

    3. @ Boukovski

      L’idée est qu’une grande partie des dettes ne sera pas remboursée. C’est ce qui a fait l’Argentine.

      Lordon donne plus de détails sur l’hypothèse de nationalisation par saisie dans le texte cité ainsi que dans ses autres billets de son blog au Monde diplo :
      http://blog.mondediplo.net/La-pompe-a-phynance

      Et à l’excellent vidéo proposé par Piotr, j’ajouterai les enregistrements suivants :
      Et si on fermait la bourse ? Avec Frédéric Lordon :
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1871&var_recherche=lordon

      Lordon et le capitalisme « waoow », d@ns le texte :
      http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3405

  10. Le mot « nationalisation » est tabou depuis que le néo-libéralisme a gangréné la plupart des hommes et des femmes de pouvoirs y compris à gauche. Donc cela m’étonnerais beaucoup que l’on en parle ; c’est contre la nouvelle religion, même si elle est en contradiction avec la réalité. On va dans le mur…

  11. …mais si l’on ne parle pas de nationaliser dans son entièreté le secteur bancaire européen…

    J’imagine que nos gouvernants feraient mine d’être pliés de rire à cette seule évocation…
    Quelque chose (?) me dit que cette solution ne sera PAS retenue…

    1. @pierrot123
      Descendez de votre astre lunaire, pierrot123 !
      Cette solution ne sera pas retenue sauf si les Etats n’ont pas le choix. Entre choisir l’apocalypse pour certains (les actionnaires) et l’apocalypse pour tous, les politiques n’hésiteront pas une seconde. Pour l’instant, ils temporisent. C’est tout.

  12. j’en reviens toujours à l’Argentine, endettée jusqu’à plus, après avoir été une élève modèle du FMI, qui avait tout privatisé, clochardisant son peuple en trois ans.Quand Kirchner a succédé à Menem, le chéri des banques anglo-saxonnes, il avait annoncé la couleur, nous rembourserons un quart de la dette ou bien queue-dale. La dette colossale, même à un quart a été apuré en 4 ans. Comment? avec…avec….des barrières douanières, du…..(horreur pour un néolibéral) pro-tec-tio-nisme. Et qui a un super taux de croissance, avec des mesures que le FMI et la Banque mondiale réprouvent? Le pays des Gauchos…à méditer messieurs les disciples de Milton Friedman (à voir ou revoir:mémoire d’un saccage,dvd)

    1. « Farpaitement », Monsieur. C’est la règle du défaut. Ça arrive tous les jours dans les entreprises. Il y a même différents scénarii et différentes combinatoires :
      1) la cessation de paiement
      2) la procédure de sauvegarde
      3) le redressement judiciaire
      4) la procédure de reprise par les salariés
      5) la liquidation (votre serviteur en a connu une de près)

      Ce n’est pas la mort. Juste une remise à zéro des compteurs. Certes, aller au tribunal pour déposer le Cerfa est un peu désagréable sur le moment. Mais on se sent beaucoup plus légers après cela, les créanciers comme les débiteurs.
      Cela arrive quand on constate que tout a été fait pour sauver les meubles mais que rien n’a marché.
      Très souvent, ce sont les actionnaires eux-mêmes et les dirigeants (avec parfois les représentations salariales) qui décident d’abréger l’agonie pour éviter des conséquences pires.
      Ça ne vous rappelle rien ?

  13. En ce jour de commémoration de l’armistice de la fin de la guerre de 1914-1918, j’ai la désagréable impression que le monde se trouve aujourd’hui dans le type de situation qui
    prévalait avant la grande guerre. Avec des différences cependant, des populations plus éduquées,
    mais plus égoïstes. Et en toile de fond une crise écologique, dont la tourmente financière
    et économique actuelle ne sont que la partie visible de l’iceberg. Comment cela va-t-il finir ???
    Enfin, notre président lui est sur son nuage, dans son nouvel « Air Sarko One », en route pour
    le G20 à Séoul… Il va sauver le monde… Mais il faudra plus qu’une simple mise en scène et des
    trucs de communication!

  14. La solution consistant à nationaliser les banques avait déjà été évoquée au début de la crise sans être mise en oeuvre.
    Compte tenu de l’idéologie dominante et des échéances électorales rapprochées, je n’imagine pas que la solution de la nationalisation soit envisagée et quand bien même elle le serait, qu’elle soit mise en oeuvre de la façon définie par F.Lordon.
    Je pense plutôt que les dirigeants européens iront jusqu’au terme de leurs mandats respectifs, refusant de se remettre en cause par simple … orgueil et vanité.

    2012 c’est encore loin et nous serons probablement tombés bien plus bas encore, la démocratie ayant été encore plus meurtrie.

  15. Vous n’avez pas tort Paul Jorion, mais si on change que le manteau sans comprendre la conténu de la crise, ça change alors rien au fond. Malgé votre intentions bien intentioné!

    1. Bonjour à toi ami de la crise,

      Sans doute anglais est-tu, moi qui te montre aussi un français pas vraiment meilleur que le tien, pardonne-moi je sais il n’y a vraiment pas de quoi en être fier parfois, c’est pour te dire comme la crise me pèse aussi beaucoup à moi !

      Mais si on change que le manteau sans comprendre le contenu de la crise, ça change alors rien au fond. Malgré vos intentions bien attentionnés !

      Il faut toujours essayer de rendre les gens moins cons, bon je sais parfois c’est pas évident, pas rendu plus facile aussi avec certaines personnes importantes de plus à l’antenne.

    2. Cher Paul,

      ce qui vous échappe c’est bien, selon moi, le fait que la dette comme telle soit publique ou privée, ne change absolument en rien le problème. On peut toujours décider, par la nationalisation que vous préconisez, que l’on ne rembourse pas ou pas tout, mais je vous croyais plus averti du fait que cela implique le blocage total des prêteurs ensuite!
      Car si on ne change pas le signe monétaire, la menace absolue, l’arme de destruction massive sera actionnée, à savoir que la monnaie sera encore davantage gelée, privant ainsi l’économie des capitaux nécessaires pour les refinancements au jour le jour. Et les centaines de milliards que les banques centrales ne tarderont pas à injecter en réponse à cela via des QE 3,4,5,…n ne changeront absolument pas le problème, et ces sommes ne circuleront pas … jusqu’au jour où il se déclenchera sans doute une hyperinflation totalement ruineuse (ou pas). En tout cas, il ne saurait y avoir une issue paisible de tout cela sans réforme du signe monétaire. Je rappelle que c’est seule la ruine de la deuxième guerre mondiale qui a pu terminer la crise de 1929. Les mesures exceptionnelles de Roosevelt en 1933 avaient tout juste permis de gagner quelques années, tout comme les mesures de Schacht en Allemagne nazie, mais l’endettement allemand en 1939 était kolossal, et la guerre est effectivement l’oeuvre de la folie des nazis, mais, hélas, cette folie a pu prendre essentiellement en raison de l’ambiance ruineuse de la crise – sans excuser personne, bien entendu!
      Alors, je rejette énergiquement le « il n’y a qu’à nationaliser, c’est la seule solution! ». Une telle mesure est totalement insuffisante, cela me paraît acquis, et je vous croyais mieux renseigné que cela pour préconiser seulement cela!
      De même, l’interdiction des paris sur le fluctuations des prix et l’interdiction des spéculations à découvert ne peuvent pas davantage suffire, toujours pour la même raison: la « grève » du capital s’ensuivrait dans la minute – et le remède sera pire que le mal.
      C’est quand même malheureux que des hommes comme vous, Paul, ( et aussi François Leclerc), qui nous fournissez dans chaque billet des analyses impeccables, vous préconisiez des « solutions » qui vont encore aggraver le problème.
      C’était déjà le problème avec le communisme: il dénonçait à peu près correctement (à peu près…) ce qui était « injuste » et ce que le capitalisme a d’odieux, mais la « solution » qu’il proposait était pire que le mal. Je vous croyais pourtant guéri » de la folie marxiste!

    3. @johannes

      J’ai bien du mal à vous suivre. Qu’entendez-vous par « blocage des prêteurs »?

      Dans un système bancaire nationalisé, le prêteur c’est l’État. Croyez vous que la main droite empêcherait la main gauche d’atteindre le portefeuille pour sortir les billets?

      Il me semble que vous perdez une chose de vue, c’est que la nationalisation du secteur bancaire, outre le « bénéfice » immédiat du défaut de paiement, permet en outre d’éjecter purement et simplement la notion « d’intérêts privés » du système. Il n’y aurait dans ce système pas de « blocage des prêteurs privés  » puisqu’il n’y aurait simplement plus de prêteurs privés, mais uniquement un unique prêteur public.

    4. Johannes finckh

      Vous connaissez suffisamment bien la pensée et les écrits de Paul Jorion pour ne pas ignorer
      que les remèdes qu’il propose ne se bornent pas à une nationalisation du secteur bancaire européen, loin s’en faut !

      Ici il s’agit simplement de reprendre la maîtrise d’un terrain qui échappe totalement aux politiques.

      Je me risque à une métaphore footbalistique, une fois n’est pas coutume : lorsque l’on veut aller à la victoire, on choisit des hommes dont on pourra être sûr qu’il ne joueront pas contre leur camp. Autrement dit les décideurs doivent couper le cordon ombilical qui les relient encore à la finance. C’est me semble-t-il aussi simple que cela. Nationaliser les banques c’est simplement une mesure conservatoire pour que toutes autres actions deviennent — enfin — possibles.
      Je comprends que vous soyez désolé que Paul ne reprenne pas votre mesure phare, le SMT, mais dans l’urgence je ne vois pas comment elle pourrait être adoptée universellement. Une action forte au niveau européen ne manquerait pas d’entraîner un changement de la donne mondiale. Le rapport de force changerait de camp. L’Europe ce n’est tout de même pas rien !

    5. à dissinance qui écrit :

      « @johannes

      J’ai bien du mal à vous suivre. Qu’entendez-vous par « blocage des prêteurs »? »

      jf: les prêteurs sont tous ceux qui ont fait des placements financiers. Vous semblez ignorer que la banque, grande ou petite, ne prête que ce que les investisseures lui confient. Si l’état nationalise la banque, cela ne diminue en rien le fait que les déposants (investisseurs) sont les créanciers qui reçoivent une rémunératione et surtout sont garantis d’être remboursés au terme de leur contrat d’épargne. Par qui? Eh bien, par l’Etat quand l’Etat a préalablement nationalisé la banque. Si l’Etat procède à la pure et simple confiscation de toute l’épargne, je pense que cela sera un problème politique pire que la révolution bolchévique. Cela reviendrait à la pure et simple abolition de la monnaie et de la confiance. Résulatat: la guerre civile et le retour à l’âge de Pierre.

      dissonance poursuit:

      « Dans un système bancaire nationalisé, le prêteur c’est l’État. Croyez vous que la main droite empêcherait la main gauche d’atteindre le portefeuille pour sortir les billets? »
      jf:
      L’Etat ne peut prêter que ce que l’on lui prête…

      dissonance:
      « Il me semble que vous perdez une chose de vue, c’est que la nationalisation du secteur bancaire, outre le « bénéfice » immédiat du défaut de paiement, permet en outre d’éjecter purement et simplement la notion « d’intérêts privés » du système. Il n’y aurait dans ce système pas de « blocage des prêteurs privés » puisqu’il n’y aurait simplement plus de prêteurs privés, mais uniquement un unique prêteur public. »
      jf:
      qui dit prêteur dit emprunteur. dès que l’emprunteur emprunte pour faire ses affaires et pour engranger un bénéfice, croyez-vous qu’il mettrait son argent en banque quand il doit craindre que l’Etat peut lui confisquer le tout comme il l’a fait selon l’hypothèse ici retenue? Non, dès qu’un bénéfice apparaît quelque part, il est certain que celui-ci ne retournera plus dans ce système étatitisé. Par ailleurs, la sécurité d’obtenir quelque chose pour un argent qui est simplement confisquée par l’état est nulle.

      Il résulte de raisonnement techniques accessibles à des élèves du CM1 que votre vision d’une nationalisation est très naïve et complètement à coté de la plaque. Jamais, un état qui aurait encore un tant soit peu de légitimité ne pourrait procéder à la confiscation pure et simple de toutes les richesses.
      Plus que toute autre richesse, la richesse monétaire n’existe que de ce que je acheter avec,et quand je suis confronté, en tant qu’épargnant, au fait que l’état pourrait confisquer mon bien tout simplement et sans autre forme de procès, on doit constater la fin de l’ordre monétaire comme tel. Et la fin de la monnaie est la fin de l’économie, la fin de la civilisation et le retour à l’âge de Pierre auquel même Lénine a dû renoncer. Vive Pol Pot!

    6. à Pierre yves D.:
      Une adoption même localisée du SMT apporterait une monnaie circulante qui résoudrait, par extension de proche en proche, l’ensemble des problèmes. Je ne vois pas du tout la nécessité d’aggraver préalablement les problèmes en procédant à des nationalistations que rien ne justifie, car elle ne résolvent rien. Encore une fois: les banques ne prêtent que ce que l’on leur prête, et, s’agissant de l’Etat, c’est exactement la même situation technique, conclusion: la nationalmisation est une connerie.

    7. @johannes

      Ma vision des choses est naïve et à côté de la plaque, la votre est cynique et résolument dissimulatrice, voilà de quoi faire une honnête moyenne 🙂

      les prêteurs sont tous ceux qui ont fait des placements financiers. Vous semblez ignorer que la banque, grande ou petite, ne prête que ce que les investisseurs lui confient.

      Merci de préciser mais ceci ne m’avait pas échappé. Ceci dit tous les investisseurs « ne se valent pas » si j’ose dire. A votre tour, êtes vous conscient de cela? Pensez-vous que l’essentiel des transactions financières actuelles se fassent sur la seule base de l’épargne collectée par les banques de dépôt ou estimez-vous qu’une bonne part de ces transactions se fait grâce à ce qu’on appelle des « investisseurs institutionnels » par le biais de banques d’investissements? Ou alors le simple fait de l’abolition de la séparation des activités bancaires suffirait à abolir tout discernement concernant leurs différents acteurs?

      Il me semblait justement à moi que c’était par les institutionnels, pour eux et seulement par eux et pour eux que certains types d’investissements existaient, et que c’était précisément l’objet de la plupart des propositions de Paul Jorion que d’en finir avec ceux-là.

      Par conséquent, vous êtes bien gentil mais n’essayez pas trop de noyer le poisson en évoquant les particuliers qui épargnent, ils n’ont à peu près rien à voir là dedans sauf à la rigueur quand quelque escroc financier ou politique les entraine (de gré ou de force) dans des broyeuses tels que les fonds de pension.

      L’État ne peut prêter que ce que l’on lui prête…

      Admettons. L’impôt peut éventuellement être considéré comme un prêt consenti par les citoyens à l’État. Ceci dit c’est une forme de prêt assez particulière, puisque c’est la seule à ma connaissance où le prêteur soit contraint. Évidemment en pleine période de défiscalisations enfilées comme des perles, les marges de manœuvre de l’État sont effectivement amoindries, mais de son propre fait, et il ne tient qu’à lui de renverser la vapeur.

      Dès que l’emprunteur emprunte pour faire ses affaires et pour engranger un bénéfice, croyez-vous qu’il mettrait son argent en banque quand il doit craindre que l’État peut lui confisquer le tout comme il l’a fait selon l’hypothèse ici retenue?

      Ah oui, c’est l’histoire de la brave grand-mère qui range tout son argent dans une lessiveuse, elle-même planquée sous le lit? Blague à part, une mesure de saisie, quel que soit le secteur concerné, n’est pas quelque chose d’anodin qu’on lance au gré des humeurs. Si cette mesure est proposée actuellement c’est du fait d’un contexte tout à fait particulier, cataclysmique.

      Et encore une fois, il est assez malhonnête de vouloir faire croire que l’épargne des particuliers soit la seule ressource du système bancaire, ou même qu’elle puisse être concernée par ce type de mesure. Les épargnants ne sont pas tous actionnaires de leur banque, que je sache. En tout cas la mienne ne m’a jamais encore fait parvenir le moindre dividende. Voilà donc au minimum une deuxième catégorie, celle des actionnaires, que vous omettez de signaler pour concentrer tout votre point de vue sur « la cinquième roue du carrosse » que sont les épargnants. Bizarrement, la plupart des analyses produites sur ce blog viennent à stigmatiser ces deux catégories que vous ne prenez pas en compte… Comment faut-il le comprendre?

      P.S. Je ne sais pas si c’est le peu d’intérêt que suscite votre proposition qui vous perturbe, mais en tout cas j’ai trouvé votre commentaire aigri et désagréable. Pardon si ma réponse vous fait le même genre d’effet.

    8. @ Paul Jorion,

      La question qui tue:

      C’est quoi le contenu de la crise ? Je veux dire la partie qui m’échappe selon vous.

      Tant mieux, je vais essayer de repondre ‘demain’.

      Bon nuit.

    9. C’est quoi le contenu de la crise ? Je veux dire la partie qui m’échappe selon vous.

      Pas grand chose : l’aspect crise de civilisation.

    10. C’est quoi le contenu de la crise ? Je veux dire la partie qui m’échappe selon vous.
      Pas grand chose : l’aspect crise de civilisation.

      Et bien parlons-en de la crise de civilisation.
      Je ne m’y entend pas trop en ce qui concerne le fonctionnement du système économique et financier, mais au vu des divergences d’opinion constatées sur ce blog il est évident que les choses ne sont pas claires et sont soumises à interprétations.
      Ceci dit, je n’ai pas la prétention de penser à la place de quelqu’un d’autre, chacun d’entre nous est responsable de sa propre pensée, alors permettez- moi de vous livrer la mienne si imparfaite quelle soit.
      Je pense que le système de création des richesses a autant d’importance que le système financier et la réflexion civilisationnelle doit s’étendre à ce sytème qui est aujourd’hui industriel.
      Nous vivons dans une dictature de l’ usine et du marché qui sont aujourd’hui mondialisés et la question qui se pose est de savoir si ce sytème est encore viable et durable.
      La réponse est non bien entendu, puisque ce système dépend d’une accessiblilité infinie à des ressources non renouvelables qui elles sont finies.
      Aujoud’hui, nous sommes en présence de la loi du minimum de Liebig en ce qui concerne le pétrole, il n’y aura plus jamais de croissance pétrolière et nous devons tous nous y préparer.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Liebig_sur_le_minimum
      Nous avons tous intérêt à nous en inspirer dans toutes nos réflexions.
      (Qu’en pense Peak.Oil.2008?)
      Mon opinion est que les mesures présentées par Paul Jorion sont effectivement nécessaires mais pas suffisantes, le SMT est nécessaire mais pas suffisant, il faut leur ajouter une réflexion sur la façon de créer et de distribuer les richesses qui respectera la dimension finie de la planète.
      La question est: Comment faire sortir l’argent de l’épargne et des fortunes pour qu’il soit investi dans un développement durable encore valable dans mille ans (si quelqu’un pouvait me trouver une abréviation ce serait gentil)
      Certes, il faudra du temps, mais j’ai l’intuition qu’en jouant sur la fibre écologique des petits épargants c’est possible!
      Qu’en pensez-vous?

    11. Paul Jorion a écrit:

      C’est quoi le contenu de la crise ? Je veux dire la partie qui m’échappe selon vous.

      Une réponse simple n’est pas facile, une grand challenge est de montrer l’intégralité de la crise, que vous voyez aussi, je sais. Je vais commencer de vous positionner dans le contexte de la crise. Bien sur subjectivement vu de ma position, et doit être corriger par vous, si je vous interprétez pas bien.

      Vous avez vu à l’avance que la crise est inévitable, façon parle parce que la système financière est devenu folle. On est d’accord!!!

      Pour les plus grand parti des politiciens et économistes cette crise est tomber du ciel inattendu. L’homme et le monde politiciens ce met au débat et on voit une cacophonie des opinions, des analyses et des arguments, tous avec un petit ou grand bout de la soi disant vérité, mais il y a très peut des liens, ciment (intégration, synthèse) entre tous ces fragments des ‘vérités’. Il y a des raisons pour cela, que je vais aborder plus tard si c’est nécessaire.

      Dans tous ces analyses et arguments je vois votre positionnement suivant:

      Votre constat résumé, c’est que la système financière est devenu folle et doit être recadré!

      Vous (et moi aussi!) êtes plus libre dans l’analyse que le monde politiciens qui doit trouver au mieux une consensus et au pire un compromis politicienne qui au fond ne va pas régler grand chose. Mais vos idées contribue à l’opinion publique et petit à petit rentre dans la conscience de la monde politicienne. Dans ce monde tout le monde ou presque sait il y a une grand problème/challenge à résoudre. Mais comment trouver une consensus/compromis qui va satisfaire plus au moins ‘tout le monde’. Pour le moment vous êtes avant les troupes pour accentuer l’urgence de la redressement et encadrement du monde financier. Un position tout à fait estimable et même nécessaire.

      Paul Jorion pour notre dialogue que j’espère on va avoir, je vous demande de me corriger, si je vois pas bien votre positionnement dans le soi disant total!

      A mon point de vue cette position, qui en soi a de la mérite, va au fond pas avancé la dialogue social. Parce que ce position va nous enfermé dans le débat d’où mettre les cadres sans mettre au débat la fonctionnement de la système financière elle même. Intouchable comme la réligion catholique au moyen age.

      Bien sur nous pouvons parler des cadres, la morale des marchés etc. etc. mais sans élargir le contexte de la fonctionnement et les fondements du système financier elle même, la dialogue politico-économique va continuer de tourner en rond sans résoudre quoi se soi. Parce que dans ce débat il n’y a pas de ciment, pas des liens commun, dans laquelle on ressent le soi disant intérêt général (politique) ou l’esprit de la constitution et les droits de l’homme (juridique.) En bref se sentir vivant comme l’homme parmi l’homme!

      C’est quoi le contenu de la crise ? Je veux dire la partie qui m’échappe selon vous.

      Une réponse résume à votre question c’est, si on se rend pas conscience de la fonctionnement de la système financière elle même, la dialogue sur l’ encadrement de la système financière reste un fuit à l’avant sans fin.

    12. Je doit affiner un peut mon dernier résumé de mon reponse à vous Paul Jorion

      J’ai écrit:

      …., si on se rend pas conscience de la fonctionnement de la système financière elle même, la dialogue sur l’ encadrement de la système financière reste un fuit à l’avant sans fin.

      Pour vous assurez, vous mettez en causse la fonctionnement du système financière!!! Mais vous ne mettez pas en causse la fondation de la fonctionnement de la système financière. Un ‘subtile’ différence que fait une monde différent. A lire avec en grand clin d’œil.

    13. Dissonance dit :
      11 novembre 2010 à 23:33

      Formidable …j’aurais aimé être capable de développer cela ainsi …
      Remettre les faits dans leur réalité, dans le bon sens …dénoyer le poisson, en quelque sorte !
      Du travail d’intérêt public . Et urgentissime, tant le lavage de cerveau est allé loin ….

      Merci !

    14. michel lambotte,

      La question est: Comment faire sortir l’argent de l’épargne et des fortunes pour qu’il soit investi dans un développement durable encore valable dans mille ans

      Je traduis votre question ainsi : comment changer de civilisation ?

      J’essaye :

      Ça peut commencer comme ça : pourquoi je vis ? Notre civilisation évite cette question. Ce manque est comblé par la croyance, la soumission : à une religion, à un système, au groupe (la société)… Nous épuisons les uns après les autres ces cache-peur… Aujourd’hui c’est la société de consommation, certains l’appellent capitalisme, qui ne remplit plus correctement cette fonction. J’entends par là qu’un système ne peut qu’être poussé à bout, qu’être mené à ses extrêmes, et ce tant que nous persistons à refuser d’affronter notre peur primaire : ces cache-peur fonctionnent sur le principe de la soumission, et la soumission ça va un temps ! La lutte des classes, ce leurre, la critique du clergé, pour exemples.

      L’épargne et la surconsommation/surproduction sont des adaptations personnelles du système de soumission qu’est le salariat. Les salariés comme les patrons et qui sais-je encore en sont les acteurs, les victimes : chacun à sa place et les moutons ne bougeront pas. La nécessité du travail salarié tel qu’il est pratiqué aujourd’hui ne tient pas deux minutes à l’analyse par le bon sens : du mendiant indien au grand patron américain en passant par le paysan africain sans parler des très nombreux emplois sans utilité humaine ou sociale de nos sociétés occidentales, peut-on parler de comportement sensé (il suffit d’imaginer une autre planète sur laquelle il en irait autrement) lorsqu’ils consacrent la totalité de leur vie, leur existence, à s’activer pour satisfaire les attentes de la société ?

      Pour moi la réponse est clairement non. Donc, pour en revenir à votre question, « faire sortir l’argent de l’épargne et des fortunes » et « pour qu’il soit investi dans un développement durable encore valable dans mille ans » relèvent d’une même solution : prendre conscience (il serait temps : les textes les plus anciens nous indiquaient déjà cette voie comme la seule viable), affronter notre peur. L’argent sortira tout seul, et les solutions « à la Paul Jorion & Co » seront déjà prêtes pour ceux qui voudront continuer dans la voie de la consommation. Le développement ne pourra être que durable, vous en donnez un bel exemple il me semble. Etienne Chouard a également des solutions toutes prêtes pour améliorer le quotidien de notre vie en commun il me semble.

      Pour ceux qui seraient tentés de répondre « Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ou « Utopie ! », bref ceux qui à mes yeux (j’ai le droit !) vont demander le plus d’efforts de désintoxication et de persuasion :

      L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé !

      Théodore Monod

      DidierF,

      Merci : j’aime à croire que c’est un art !

    15. @ Jérémie, 😉 ps je suis à l’origine Néerlandlais (Pays Bas)

      @ Johannes, soyez peut être pas trop pertinent contre la nationalisation. Il y a une raissonement façon parler assez juste pour la ‘nationalisation’, mais c’est une solution ‘technique’ et si on comprends pas la fonctionement et la fondation de la système financière, qui est simplement basée sur lévier comptable. Aujourd’hui la discussion est comment gérer cette monde bureaucratique d’illusion. On continue de tourner en rond, sans ou avec nationalisation. Mais comme je resens Paul Jorion, il veut façon parler sauver cette illusion et même moraliser, qui au fond à mon avis est impossible. Mais vu de cette point de vu Paul Jorion n’a pas tort de voir dans la nationalisation façon parler ‘la seule solution’.

      Mais pour être direct: c’est une illusion! Et une illusion ce moralise pas.

      Vu ton analyse tu t’accroche à l’autre côté de la medaille d’illusion. 😉

    16. @Fab

      Merci,
      Affronter ses peurs et les éliminer est la condition essentielle
      Je me soigne avec cette thérapie et cela fonctionne
      J’aipeur de ne pas y arriver à transiter vers cette nouvelle civilisation, c’est pourquoi je fais tout ce que je peux pour arriver à transiter.
      Je suis d’accord sur tout ce que vous avez dit et ce n’est pas de l’utopie mais une nécessité.

      En ce qui concerne de faire sortir l’argent des fortunes, il me semble que Bilou le philantrope fait ses premiers pas, mais bon, c’est pas lui qui détient les « idées durables » a moins qu’il ne passe parMosanto

    17. michel lambotte,

      Merci. Et merci pour les liens. Je vais m’attarder sur votre thérapie.

      Premier contact :

      Selon Henri Laborit, face au danger, il faut fuir ou réagir, sinon on somatise.

      Somatiser = imprimer dans les tissus les tensions, les nœuds relatifs au choc émotionnel non-exprimé. Ces nœuds vont désorganiser le système neuro-végétatif (qui commande involontairement les organes) et provoquer la maladie, les troubles psychosomatiques..

      … et les troubles de civilisation à force ?

  16. Combien de temps le système peut il tenir?
    Quel solution (provisoire) vont ils sortir de leur chapeau?
    Hyperinflation?
    Le blocage du système ou
    La guerre?
    L’Histoire n’a jamais fait de cadeaux.

    1. Quand le bourreau éprouve toujours autant de plaisir à faire souffrir un autre sacrifié de plus
      au monde, pourquoi aurait-il intérêt à faire cesser de vouloir faire le mal de l’homme d’abord ?

  17. mais non, le grand méchant c’est celui qui profite du social, c’est celui qui refuse de décupler ses efforts en faveur de la douce productivité, c’est le salarié qui abuse et qui devrait prendre exemple sur les esclaves du nouvel eldorado, car enfin, celui qui gruge le capital et sa moralité, c’est bien ce profiteur de salarié, il refuse la logique universelle !
    « nationaliser », oui, mais sans dédommager grassement les porteurs du droit de propriété, ils ne doivent pas toujours s’en tirer avec les honneurs et le profit.
    (une morale capitale – encore un oxymore scanderait Julien)

    1.  » Madame la Marquise voudra-t-elle encore une autre petite tasse de thé ? La crise, la faim du monde ce n’est bien sur pas du tout pour vous en premier Madame, oh comme les gens en deviennent si durs et aussi secs de coeur envers vous, mais alors ce n’est vraiment pas juste ! « 

  18. Arretons de tourner autour du pot, le peuple Souverain doit imposer les nationalisations avec un comité national de répudiation des avoirs financiers, pour combler les dettes.

    Les richesses ont été crées, elles sont bien visibles, vos biens resteront vos biens, changeons par la même occasion de monnaie EURO = ROUE pour la circulation monétaire et le SMT de J.Fink

    Et que toutes les bonnes volontés se réunissent, on sait créer de l’argent avec rien, çà a été l’intelligence de la collectivité et pour une question hypothétique de valeur d’échange internationale la collectivité devrait perdre. Veuillez relever que tous les « organismes » qui calculent l’hypothétique sont en emploi mais fort peu productif, changeons les régles de calcul en donnant de l’emploi à tous.

    Stéphane Essel préconise le INDIGNEZ-VOUS, arretons d’être des veaux disait le Général, ne pas courber l’échine, la majorité d’entre nous n’a rien à perdre. EXIGEONS.

    Et merde à tous, l’heure est venue de reprendre notre destin en main.

    1. Dans un tel monde n’attendez pas plus longtemps un plus grand courage des êtres, d’une foule de gens ayant bien plus perdre aujourd’hui leur propre travail, salaire, quand bien
      même avec le peuple souverain n’ayant jamais réellement été souverain de coeur et d’esprit,
      tout ça ce ne sont que des histoires que l’on préfère encore raconter aux enfants le soir.

      Comment le peuple pourrait-il être réellement souverain, lorsqu’il préfère souvent se laisser conduire par les seules valeurs souveraines de l’argent et du baratinage de plus dans l’esprit des êtres. Avec la révolution française, américaine on s’est pas plutôt fait avoir par une plus grande bande de canailles de première ?

    2. @Jérémie, je n’ai pas dit courage, mais de l’indignation, quant à la souveraineté, c’est à chacun de s’indigner envers l’autorité de l’état et de ne pas se laisser faire, les decrets puis les circulaires d’application dénaturent l’esprit de la loi, citoyens vigilence de tous les instants.

      Indignez-vous en ne consommant que l’indispensable pendant X temps, et l’économie qui en découle, chez vous au chaud et pas ds les banques pour le ressortir quand elles auront fait faillite.

    3. @ jeannot14,

      nous sommes ici au coeur de discussions de salons entre érudits.

      Vous ne vous adressez pas au public adéquat.

  19. Dans la rubrique nationalisation de banques , ne serait il pas plus accessible de mettre en oeuvre un pas franco-français qui consisterait à nationaliser certaines banques ( pourquoi en effet nationaliser celles qui sont vraiment trop pourries ), pour enfin créer ce réseau bancaire vertueux en principe cantonné à un rôle de banque de dépôt , dans lequel seraient obligatoirement versées tous les salaires et rémunérations ( pour commencer ) ?

    La poste à tout hasard .

    C’est un sujet qui pourrait faire ciment du NPA à une partie du PS et peut être même avec Bayrou et les Villepinistes. Je ne doute pas aussi que Mesdames Eva Joly et Corinne Lepage en seraient .

    Reste à savoir si même ce petit pas peut attendre 2012 .

  20. Maintenant que vous avez indiquer à l’Europe ce qu’elle devrait faire , il faut continuer dans l’actualité en donnant de bonnes idées au G20 .

    Dont une : l’interdiction de paris sur les fluctuations de prix . C’est le moment ou jamais !

    Dans ce cas , c’est aux chinois ( qui , un temps, ont donné déjà des gages …) qu’il faut faire porter l’idée pour affronter Obama .

    Y a -t-il un ami chinois bien placé dans la salle ?

    1. Y a -t-il un ami chinois bien placé dans la salle ?

      Chinois ou pas, méfions-nous toujours des gens les premiers placés dans une salle, bien confortablement installés, bien plus encore partout, pire même aux endroits qu’ils ne devraient même pas être assis, prenant bien encore toute la place dans l’esprit des êtres, du monde, pas bon pour le moral de l’humanité, des peuples, enfin c’est ce que j’en dis moi de tout leur beau
      petit baratin de plus à l’image, y a t-il plutôt encore quelqu’un de réellement différent dans ce
      monde devenu bien fou et insensé. J’espère que oui encore pour l’homme et la femme qui
      veulent encore mettre au monde des petits enfants.

  21. Solution necessaire mais non suffisante.
    Non seulement nationaliser mais séparer drastiquement les activités de, banque de dépôts, banque d’affaires et assurance.
    Un Glass-steagal mondial sommes toutes, et une mise en faillite organisée de ce qui resterait d’insolvable.
    C’est la solution « soft » mais souvent « ignoré » dans les discutions de ce blog.
    Et pourtant je lisais déjà ici même dans un billet du 08/02/08 ;

    « Merci Greenspan, JPM et Clinton, circa 1999 (abolition du « Glass-Steagall Act ») ».

    Mais, malheureusement, je ne crois pas que nous soyons avec Lordon et vous du bon coté du gros bâton pour imposer notre technique…..

    1. Ce n’est pas à nous de l’imposer ! Nous pouvons tous juste appeler à ce quelle soit employée le plus vite possible pour éviter le cataclysme que l’on sait.
      Les politiques de chargeront tous seuls de l’activer quand ils n’auront plus qu’à choisir entre les moins pires des solutions.
      Bienvenus dans un mode meilleur.
      thom

    2. @Thom Bilabong,

      Non…… Surtout n’imposons rien !

      On voit bien comme les politiques sont prêts à agir pour la population ‘quand il le faut’….!!

      D’où sortez-vous ????

  22. d’ abord la tête bien dans le mur comme d’ hab,
    ensuite la planche à billets pour tout le monde.
    et y ‘ a pas de mais !
    c’est pourtant simple.
    cordialement.

  23. Nationaliser la plus grande partie du secteur (les banques mutualistes en France n’ont à priori pas de difficulté, mais considérant l’opacité des bilans bancaires même pour les analystes professionnels…) revient de toute façon à transférer les pertes latentes à la collectivité (nationalisation suivie de recapitalisations massives) tout en transférant à l’Etat une obligation de gestion du secteur pour laquelle il n’a pas les hommes et les compétences (on se rappelle le désastre du Crédit Lyonnais…). A moins, bien sûr, d’en revenir au système bancaire des années 80… (pourquoi pas après tout ?). On obtient le même résultat en augmentant drastiquement les impôts sans pour autant faire de l’Etat le gestionnaire du secteur tout entier.

    Le problème de fond est facile à poser: des strates successives d’une richesse fictive ont été créées par le système et se sont superposées depuis une vingtaine d’années. Le modèle bute aujourd’hui sur une limite indépassable liée à la quantité de dette émise, contrepartie d’une richesse qui n’existe nulle part ailleurs que dans des livres de compte. La limite étant atteinte, pour relancer ce modèle, il convient d’apurer tout ou partie du stock de dette, c’est-à-dire constater les pertes (on admet que tout ou partie de la dette ne correspond plus à rien dans le monde réel). Trois solutions:
    . transférer les pertes aux banques. Mais alors plus de banques.
    . transférer les pertes aux particuliers, récession, mais alors effondrement des ressources de l’Etat et défaut, troubles sociaux peut-être.
    . l’Etat conserve la dette et l’apure sur 20, 30, 50, 100 ans, 150 ans.

    Un mix des trois avec des pondérations selon les capacités des uns et des autres est le plus probable. Pourquoi pas?, mais cela n’a de sens que si une condition de base est remplie: que le système cesse de reproduire indéfiniment sa tare fondamentale: créer des signes de richesse fictifs à partir de rien. Pour le moment, rien n’indique que ce soit la voie retenue. La fin de ce modèle signifierait une confrontation sociale majeure entre des groupes sociaux aux intérêts divergents. La nomenklatura étasunienne qui la développé et pour partie imposé au « reste du monde » n’a pour l’heure rien abandonné de son pouvoir.

    1. Oui, faire cesser la cavalerie bullaire au capitalisme, c’est comme demander à un alcoolique de cesser de boire. En fait, justement le capitalisme ne s’enrichit vraiment qu’à cause des bulles qu’il provoque, alors…Regarder par exemple les LBO, un bel exemple de cavalerie, on achète une entreprise par effet levier, on presse le citron au maximum pour augmenter les profits et on revend plus cher sans qu’il n’y a de création de richesse supplémentaire mais au contraire une destruction des emplois et des revenus du travail.

    2. liervol dit :
      11 novembre 2010 à 20:07

      LBO ….

      … »il n’y a de création de richesse supplémentaire mais au contraire une destruction des emplois et des revenus du travail. »

      et une perte des brevets éventuels ! …y compris dans la R& D , petit détail ! ….

      C’est le coup de la mante religieuse !
      Avouez qu’entre le coup du scorpion , celui de la mante religieuse …et, qui parlait de cancrelats l’autre jour ? …..nous sommes bien entouré(e)s ! manquerait plus que les rats quittent le navire …
      Tiens, si on les mettait tous ensemble sur, (non, pas l’arche de Noé !) , le radeau de la Méduse …pas de raison qu’en plus ils aient champagne et musique comme sur le Titanic !

    3. @Boukovski

      Nationaliser la plus grande partie du secteur […] revient de toute façon à transférer les pertes latentes à la collectivité […] tout en transférant à l’Etat une obligation de gestion du secteur pour laquelle il n’a pas les hommes et les compétences […]

      Ouch. L’intérêt d’une nationalisation dans les conditions actuelles serait justement comme le décrit Lordon de pouvoir le faire sans débourser un cent, ceci dit je vous concède qu’il y ait sur le sujet une approximation de langage qui induise en erreur: En toute rigueur il faudrait parler de la saisie par l’État du secteur bancaire . Autrement dit, l’État prend la direction du personnel existant (les non-cadres essentiellement, et les cadres au cas par cas), annexe les locaux et s’accapare le matériel, mais a tout loisir de se désolidariser du bilan comptable de la direction précédente.

    4. @ Dissonance.

      Répudiation des dettes + instauration d’une économie de type administrée, voire soviétique… La difficulté est globale et pointer un doigt accusateur vers les banques est à la fois justifié et facile. Car le comportement des banques s’inscrit dans un contexte global qui préexiste à ce comportement. La source du problème est localisée aux Etats-Unis dans les années 80, et ce problème à l’origine est de nature plus politique et social qu’économique. Le comportement aberrant de beaucoup de banques étasuniennes est une conséquence et non une cause.

    5. @Boukovski

      Votre réponse me fait l’effet d’un médecin qui viendrait voir son patient pour lui dire ceci:

      « Vous avez une grave maladie, dont l’origine est peut-être un banal rhume, mais on est pas sur. Si on ne fait rien il vous reste 2 jours à vivre, mais comme le traitement contre ce que vous avez est un peu brutal, on va faire d’autres analyses. On aura les résultats dans une semaine. »

      Image un peu morbide et pas forcément très adéquate, certes. Ceci dit ce que j’essaie d’exprimer ainsi, c’est qu’étant donné les conditions actuelles, le temps immédiat n’est pas à la recherche du comment ou du pourquoi. Il s’agit déjà de ne pas sombrer corps et biens.

      Pour tout dire, la question des responsabilités devrait actuellement être le cadet des soucis de tout le monde, et en l’occurrence, appréhender la nationalisation du secteur bancaire sous ce prisme est une grave erreur: Il ne s’agit pas de se venger de ceux qu’on croit être responsables, juste de sauver ce qui peut encore l’être.

    6. Les gouvernements au service du capital ont déjà nationalisé pas mal de banques, autrement dit socialisé les pertes de ceux qui ont sucé le sang du travail pendant des dizaines d’années.

      Le bon sens, partégé par Lordon comme par Paul il me semble, c’est l’expropriation.

      La concentration du capital, bancaire comme tout autre, c’est le vol depuis toujours,
      le désastre de plus en plus,
      et aujourd’hui l’urgence de mettre l’économie au service des besoins,
      pas de l’accumulation privée.

    7. @ Dissonance

      A des degrés divers tout le monde a profité de ce système. Soit directement soit indirectement, en connaissance de cause ou sans en avoir conscience la plupart du temps, peu importe. Je comprend bien que la plupart des salariés (plus de 50% sont payés sous le smic, et le salaire médian en France doit tourner autour de 1600 E) ne le comprendront pas. Je ne vois que les ermites qui pourraient ne pas être concernés. Responsables bien sûr: banquiers et financiers, banques centrales et économistes de cour, chefs d’Etat , mais aussi appareil médiatique, classe politique, faiseurs d’opinion, syndicats (la dette française est loin d’avoir pour seule origine la crise de 2008, et comme l’inflation dans les années 70, c’est le moyen idéal d’acheter la paix sociale…), électeurs…. S’il est vraiment exact que nous agissons et pensons dans le cadre d’une démocratie alors nous sommes tous responsables ….. . Dans ces conditions, il sera normal que collectivement nous assumions cette responsabilité. Donc haro sur les banques pour stopper l’hémorragie mais de toutes les façons l’addition sera bien présentée à la collectivité dans son ensemble car in fine c’est le seul réceptacle possible, et ultime de la résolution de la dette. Rien que de plus normal dans un régime fondé sur la responsabilité collective….. Seuls s’offusqueront ceux qui croient encore (à leur âge!) aux contes pour enfants du type « les créanciers paieront ». Lordon omet simplement de rappeler qu’il n’existe aucune commune mesure entre les pertes latentes du système et ce que sont capables de prendre en charge les créanciers.

    8. @ Dissonance,

      Autrement dit, l’État prend la direction du personnel existant (les non-cadres essentiellement, et les cadres au cas par cas), annexe les locaux et s’accapare le matériel, mais a tout loisir de se désolidariser du bilan comptable de la direction précédente.

      =>
      Autrement dit : on prend les mêmes et on recommence… L’Etat, les banques : ce sont aujourd’hui, chez nous, les mêmes, ne le voyez-vous pas ?

    9. @VB

      Autrement dit : on prend les mêmes et on recommence… L’Etat, les banques : ce sont aujourd’hui, chez nous, les mêmes, ne le voyez-vous pas ?

      Si j’ai précisé « les non cadres essentiellement » c’était précisément par anticipation de la remarque que vous faites et pouvoir répondre: Non, justement pas. Non-cadres, c’est à dire ceux à qui l’avis n’a jamais été demandé sur la stratégie à appliquer à leur entreprise.

      Quant à l’État, restons lucides: Ce n’est certainement pas le gouvernement actuel et ses hauts fonctionnaires attitrés qui se risqueraient à dépasser à ce point leurs carcans idéologiques. Pas plus que leurs reflets placés on ne sait trop pourquoi dans « l’opposition ». Donc non, deux fois non.

  24. Rôôô, mais personne ne comprend rien.

    les financiers continuent à faire des recherches pour trouver le « mouvement perpétuel » qui fera fonctionner les banques.

    C’est pas sorcier quand même 😀

  25. Pourquoi une classe moyenne apparaît et disparaît : http://www.mecanopolis.org/?p=20157

    Dans un contexte de mondialisation néolibérale, de libre-échange, de déréglementation, de libre mouvement des capitaux… et de non-intervention incitatrice et protectrice de l’État, les classes moyennes ne seront qu’un phénomène éphémère. En effet, le marché mondial mettant en concurrence tous les peuples, les revenus sont forcément plafonnés par la nécessité de rester compétitifs par rapport aux nouveaux entrants sur ledit marché (par exemple : la Chine par rapport au VietNam…, etc). Dans ces conditions, une classe moyenne ne peut se développer durablement. Dès que, dans un pays, les revenus atteignent un certain seuil, les coûts de production deviennent trop élevés pour affronter la concurrence tant sur le marché national que mondial. Les productions concernées sont alors délocalisées vers des pays ou des régions plus compétitives, où se créent des embryons de classe moyenne au « détriment » de celle du pays d’origine. Il s’agit d’une sorte de jeu à somme nulle où l’un gagne ce que l’autre perd.

    1. Il s’agit d’une sorte de jeu à somme nulle où l’un gagne ce que l’autre perd

      Ce que je gagne en plus par cupidité et partout ailleurs dans l’empressement finira tôt ou tard
      par perdre cette folle civilisation, je me montre même encore le dernier à m’en apercevoir
      tant je gagne encore beaucoup d’argent en ce moment et à l’image.

    2. « …Dans un contexte de mondialisation néolibérale, de libre-échange, de déréglementation, de libre mouvement des capitaux… et de non-intervention incitatrice et protectrice de l’État, les classes moyennes ne seront qu’un phénomène éphémère…

      C’est le but du « jeu » : un tiers-monde généralisé, pour le plus grand bien d’un trés petit nombre ! sans oublier le quart-monde chaque jour plus présent dans nos belles villes d’occident …
      Or, ce qui tient une société ensemble, et qui est porteur d’un minimum d’espoir, c’est la classe moyenne …petite classe moyenne tout près de la classe populaire …classe moyenne des professions intermédiaires, ….classe moyenne haute +oligarchie….( liées par l’argent, et non par une culture )…
      Ma conclusion : les gens « normaux, qui servent à la construction d’une société non parasitaire,
      sont plus nombreux que les autres …et sont donc en position de force, pour re-construire autre chose de plus équilibré …( sens du bien commun, sens des responsabilités, respect de l’autre .)
      le reste, c’est du bluff.
      Les ouvriers montrent leur courage, la classe moyenne basse dévisse sec, et sait que ce sera pire avec les contre-réformes démentes en cours (elle n’a donc rien à perdre), la classe moyenne, par le biais de ses jeunes, même trés diplomés, n’arrivant pas à entrer sur le marché du travail, d’une part, et ses quinqua éjectés manu militari, après « cassage » de préférence, et au chomdu ad vitam aeternam d’autre part, est obligée d’ouvrir les yeux …
      Il n’y a plus qu’à …
      L’oligarchie aux postes-clefs depuis 20 ans est incapable d’imagination ( sauf pour son nombril ), et tourne en rond , addict du système tel qu’en lui-même =) étant plombée par le goût du lucre, l’ivresse d’elle-même, la blingblinguerie, et l’absence de culture qui va avec …
      Ce sera sans elle !

    3. @ M
      D’une certaine façon, en détruisant les classes moyennes, le système sape sa propre base, celle qui lui confère une majorité politique quelle que soient les résultats électoraux. Ce que certains appellent le système UMPS.

      Alors évidemment, si le système en venait à ne plus être porté par une majorité du bétail électoral, ledit système pourrait se dire qu’il est temps de mettre fin à la farce démocratique. Et dès lors passerions nous de ladite farce démocratique à la tragédie dictatoriale.

      1788? Ou 1938?

    4. Amsterdamois ,

      1788? Ou 1938?

      Je préférerais 1788 …c’est plus porteur d’espoir …
      Il y a un risque de dictature « soft », puis plus dure : notre société est déjà sous contrôle (la prise de pouvoir psychique a failli marcher)… »on » manipule pour « stigmatiser » telle population …pendant qu’on montre un bouc émissaire qui n’y peut mais, on a les mains libres pour les ignominies …et, un jour, tout est verrouillé …
      Que faire? tenter de comprendre, et de ne pas être dupe des manoeuvres douteuses …
      Et faire sa modeste part, la « part du colibri « …
      « A cada cosa su debido tiempo »

  26. Bonjour
    La designation des 20 banques trop grandes pour envisager leurs défaillance revient à désigner comme maîtres du monde. Tout leur est maintenant permis, tous les chantages, déja elles ne s’en privent pas actuellement. Les banques ont déja imposé leurs solutions à la crise financière il y a 2 ans.
    Les états, s’ils veulent reprendre l’initiative, n’ont pas d’autre choix que d’imposer des nationalisations. Cela seulement permettra de remettre les instruments financiers au service du développement social et de la conversion écologique. Il fauda écarter les financiers actuels de gré ou de force. Au préalable, les peuples devront évicer les dirigeant politiques actuels par les urnes ou par la force s’il n’y a pas d’alternative.
    Le moment approche ou il falloir choisir entre la citoyenneté ou l’asservissement.

    1. Une nouvelle forme de Dictature jamais vu auparavant dans l’histoire et beaucoup plus subtile
      et moins évidente à renverser tant ils en ont si bien conditionné l’esprit de la multitude dans
      la matière, c’est aussi un très grand nombre d’hommes vivant un peu plus dans la peur et le chantage de plus. Même la plupart des élections démocratiques du monde ne sont qu’un plus grand simulacre de changement bien entretenu à l’antenne, à l’image par les premiers agents bien placés du système, où vous avez beau crier, penser, réfléchir, échanger, discuter, donner, chanter, pleurer, rire, rien n’y fait, c’est comme si vous vous battiez toute votre vie, contre une gigantesque pieuvre invisible, voire même une plus grande créature infernale, sorti des abimes
      il y a de cela quelques décennies, la fin d’un monde ou les premiers nous y conduisent bien tout droit et en vitesse, dans la grande gueule de la bête. Ouvrez bien les yeux c’est pour bientôt !

    1. Nous voyons bien vers quoi nous nous dirigeons.Un accord non-rendu public pour faire payer les peuples ?

      Alons, allons mon enfant ne fait pas autant le difficile, tu va voir c’est vraiment très beau, joli et enchanteur l’endroit que je te propose d’aller voir d’abord en ma compagnie, bon c’est vrai c’est pas encore ça, mais attends de voir la suite, tu va voir tu ne vas vraiment pas être déçue de ce très beau voyage dans les divers enfers Dantesques de ce monde, là vois-tu très à droite tu as les gens très bien élevés dans le confort des gens du politico-marché, et là très à gauche tu as aussi les gens très bien élevés dans le confort des gens de la politico-bureaucratie, et là maintenant au milieu qu’est-ce que tu vois soudainement mieux apparaître devant toi, et bien le nouveau produit financier bien établi partout, sans que plus personne n’y fasse grand chose.

  27. A propos du « combat d’arrière garde » évoqué sur ce blog, voici un texte qui circule et que j’ai bien aimé. Une montée de l’écoeurement dont Paul disait en arrivant en France qu’il n’était pas encore suffisant pour jeter les foules dans la rue ? Peut-être bien …

    « Humm, que j’aime le claquement des banderoles dans le petit matin frais !
    Inlassablement, ils repartent au combat. Tous les 15 jours. Puis toutes
    les semaines. Et puis même le week-end. Ils y vont. Malgré tout. À cause de tout. Déterminés. Joyeux. Féroces. Ils sont là.

    Bien sûr, il y a les abonnés du pavé. Comme une grande confrérie. Manif après manif, ils se retrouvent toujours, immanquablement, comme guidés par un tropisme atavique. Ce sont les vieux gauchos, les soixante-huitards fatigués, le poil blanchi sous le harnais de la lutte permanente et continue contre l’ordre qui broie, qui ronge, qui reprend, patiemment, miette par miette, tout ce que les anciens avaient gagné au terme de bras de fer immenses et acharnés.

    Je me souviens de quelques soirées électorales où on s’est retrouvés à cinq autour d’une table, dans la pénombre d’une salle municipale déserte.
    Et de quelques marches désabusées, à filer droit, quelque pelés bravant un ciel qui fait aussi la gueule.
    Les vétérans de la lutte. Les poilus du refus. Les militants de toujours, qui se traîneront avec leur perf’ de chimio s’il le faut, on s’en fout, il faut y être et c’est tout ! Toujours dans le mauvais camp. Celui de ceux qui ne sont pas au pouvoir. Le camp du peuple. De la populace qui ennuie et qui effraie, aussi, ceux qui sont censés la gouverner.

    Bien sûr, il y a les jeunes. Avec leur enthousiasme gigantesque. Leur
    esprit de contradiction. Leur envie d’en découdre. Leur envie d’exister, d’être entendus, de compter comme des citoyens à part entière. Pas toujours très au fait des subtilités de la pensée politique, mais souvent bien plus lucides, bien plus pertinents que ne le pensent généralement les vieux cons. Ils ne lâchent rien. Jamais. Ils restent toujours au milieu de la place bien après que les vieux militants se soient prestement dispersés pour retourner à une vie normale. Ils aiment plus que tout prolonger le chaos, le faire durer.
    Ils ne cherchent pas à être là où ça bouge, ils font bouger la foule, la
    font danser, la font crier. Ils ont la vie devant eux et pas l’intention
    de la laisser filer. Ils sont notre avenir et ils ne peuvent pas fuir.

    Et puis, il y a les nouveaux. Nombreux. Toujours plus nombreux. La
    majorité silencieuse qui a décidé qu’elle n’en pouvait plus. La masse de ceux qui pensaient que la politique, ce n’est pas pour eux.
    Jusqu’à ce que la politique s’occupe d’eux. Les poursuive. Dans leur salon. Dans leur boulot. Même pendant les courses au supermarché. Devant l’école des gosses. Ceux qui ont fini par comprendre que la politique actuelle ne fait pas de quartier, pas de prisonniers. Ceux qui ont pris la crise dans la gueule, dans les tripes. Les salaires qui patinent, les boulots qui disparaissent, la gangrène hideuse du chômage qui les talonne, la santé trop chère, l’école qui se déballonne.

    Toutes ces fausses promesses qui n’ont engagé que ceux qui y ont cru. Toutes ces paroles creuses qui éclatent sur une réalité sociale qu’on ne peut plus faire semblant de ne plus voir.

    Et puis là, le truc de trop : deux années de plus à trimer pour des clous.
    La goutte d’eau qui fait déborder le trop-plein d’amertume. Ils en ont
    juste eu marre, ils ont posé des RTT, ils ont pris les gosses sous le bras et les voilà à faire nombre dans les cortèges. Ras-le-bol général. Refus total de lâcher une seule petite chose de plus. Refus de se laisser récupérer, d’adhérer, de se faire compter. Refus total. Et ivresse de la foule.

    Et puis, il y a tous les autres. Les 71 % de gens qui en ont ras la cafetière de tout, qui veulent que ça pète, qui veulent que ça change, qui aspirent à autre chose, mais qui comptent sur les potes pour faire le sale boulot à leur place. C’est à tous ceux-là que je parle. C’est à toi que j’écris.

    Je comprends.

    Tu as toujours une bonne raison de ne pas y aller, même si tu soutiens le mouvement de tout ton cœur, de toutes tes forces. Tu as un boulot. Et tu as peur de le perdre. Ou tu es irremplaçable. Je t’ai déjà dit que les étagères de Paul Emploi sont blindées de gens irremplaçables. Tu as une famille. Et personne pour garder les mômes. Tu n’as plus de boulot. Tu as besoin de ton salaire. Tu as le crédit de ta baraque à rembourser, ta banque te tient les bollocks au creux de la pogne. Et puis, dans ta branche, les « rouges », les syndicalistes, les grandes-gueules, les fouteurs de merde, tous ces gens-là, c’est vachement mal vu quand même.

    Tu es l’armée de réserve. Tu attends que ça pète pour te jeter dans
    l’arène à ton tour. Parce que là, tout de suite, les petites randos de santé en centre-ville, tu y crois moyen. Et puis, tu n’aimes pas les vieux militants, les syndicalistes bornés, les gamins en roue libre et les braillardes à banderoles. Tu n’aimes pas la foule. Et les retraites, tu sais que c’est grave ce qui se passe, mais d’un autre côté, ça fait un bon moment que tu en avais fait ton deuil. C’est que tu es un lucide, toi. C’est que tu vois les choses globalement : d’un peu plus haut. D’un peu plus loin. Tu me dis qu’on n’a pas besoin de toi. Qu’un mec tout seul, ça ne changera rien au final.

    Alors, tu nous regardes passer sous les fenêtres de ta boîte que tu
    détestes et tu continues ton boulot qui n’a pas de sens pour gagner un salaire en peau de chagrin. Et tu nous soutiens. De toutes tes forces, camarade !

    Sauf qu’au combat, tu le sais bien, camarade, chaque soldat compte. Tout comme tu sais, même si ça te fait chier de te l’avouer, que nous sommes au cœur d’une véritable guerre des classes, une guerre sociale et comme tous les gonzes qui défilent à tes pieds, je sais que tu as compris que les mecs en face n’ont pas l’intention de faire de prisonniers. Tu sais qu’à partir de maintenant, nous n’avons plus le droit à la défaite. Tu sais, camarade, que si nous fléchissons maintenant, ils nous achèveront demain. Nous faire trimer jusqu’à la tombe n’est que le début, camarade, c’est juste la partie émergée de l’iceberg libéral, ce n’est qu’une étape vers le véritable objectif de ceux qui tiennent les manettes : le retour au temps joyeux de Zola, où nous n’avions rien et où ils avaient tout.

    Toi aussi, tu les vois, camarade, en train de dépecer notre tissu social
    comme une meute de charognards excités par l’odeur lourde et collante de la misère et du malheur des exploités. Tu as encore tant de choses à perdre, camarade, que tu refuses encore de descendre dans la rue. Tu as tant de choses à perdre, et eux ne voient là qu’autant de choses à te reprendre. Et ils le feront. Petit à petit. Morceau par morceau. Jusqu’à ce qu’il ne te reste rien de ce que tu t’échines à construire depuis tant d’années.

    Ce n’est pas qu’une question de retraite, camarade. Et tu le sais bien.
    C’est une vision du monde, un choix de société. Ce sont les forces de
    l’argent qui ont décidé qu’elles en avaient marre de concéder des miettes aux pauvres pour avoir la paix. Ce sont nos exploiteurs qui ont décidé que nous étions des gêneurs, des surnuméraires, des empêcheurs de jouir de tout comme des porcs. Alors, ils reprennent tout : le droit de se reposer après une vie de labeur, le droit de ne pas vieillir dans la misère, le droit d’être soigné, le droit d’être instruit, le droit d’être convenablement nourris, le droit d’être correctement logé, le droit à une vie décente.

    Tu sais tout cela, camarade, toi qui nous regardes défiler de ta cage
    climatisée. Tu sais tout cela et tu nous soutiens.

    Mais cela ne suffit plus, camarade.

    Si nous faiblissons, nous sommes perdus. Ils sont à l’affût, avec la suite de leur programme ignoble : encore une journée de travail en plus, pour les vieux, encore des remboursements en moins, encore des subventions qui s’assèchent, encore des taxes qui frappent dur les plus pauvres, encore des restrictions, encore de la rigueur, encore de la déconstruction sociale, encore, encore, comme une litanie, encore, encore, comme notre sang qui s’écoule doucement sur les pavés, encore, encore, comme la curée de la meute, encore, encore…

    Tu sais qu’on y est, camarade. Cela fait même pas mal d’années qu’on y est. Et là, c’est la position qu’on ne doit pas lâcher. C’est le point de
    résistance où se joue la déroute en rase campagne. Si on perd maintenant, camarade, ils vont nous dépecer vivants.

    Ce n’est plus le temps de la palabre. Plus le temps des stratégies. Plus
    le temps de la neutralité. Choisis ton camp, camarade : tu es avec nous dans la rue ou tu continues à nourrir la main qui t’étrangle, lentement ! »

    1. le retour au temps joyeux de Zola, où nous n’avions rien et où ils avaient tout.

      C’est déjà le cas pour certains, beaucoup même.
      Manifester aux côtés de ceux-là mêmes qui, en décidant que je n’avais pas le niveau en maths, LA matière de sélection, m’ont condamné à mener cette vie de moins que rien? Comment dire… Non merci!
      Qu’ils disparaissent avec leur modèle de société. ils en sont les dignes représentants.

    2. Si l’homme se met de nouveau à suivre la foule en colère un grand pas de géant en arrière pour l’humanité, mais si la foule préfère d’abord vivre sans armes ni bagages alors un grand bon spirituel en avant pour l’humanité, plus l’on recherche à vivre dans la matière et plus la matière nous dirige, nous influence, nous conditionne, nous oppresse, nous tyrannise mais plus on finit par se dire qu’il n’y a pas non plus que ces seules valeurs marchandes dans la vie et une fois après avoir bien tout perdu et comme un autre de plus sur terre, alors la crise est déjà beaucoup moins dure à traverser dans l’esprit, bien sur ce n’est pas du tout les premiers qui vous feront d’abord entendre cela, mais tout cela nous est bien égal, car nous nous sommes déjà dans d’autres valeurs de vie par rapport aux gens de l’ancien monde. Comment faire pour pouvoir encore sauver notre ancien monde aujourd’hui ? Nous qui d’ailleurs ne sachons toujours pas mieux à quoi ressemblera le monde demain et sans nous en prime !

    3. Quant je vous dis que ça ne mollit pas …ça se prépare pour durer, tout simplement ….
      sous diverses formes ….
      … » La toute-puissance du mal n’a jamais abouti qu’à des efforts inutiles. La pensée échappe toujours à qui tente de l’étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression; elle se réfugie d’une forme dans l’autre. Le flambeau rayonne; si on l’éteint, si on l’engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière . »
      Victor Hugo/ Préface aux  » Châtiments « .

    4. @ la menuise

      Merci pour ce lien, je peux mettre un visage sur ces mots qui décrivent bien le ressenti d’un manifestant.

  28. Arrêtez de vous exciter et de vous faire peur. Cette crise vous as pourtant appris que plus c’est gros moins ça peut s’écrouler.

    La prochaine crise sera monétaire, l’ensemble du bloc occidental sera incapable de payer sa dette. Et alors?

    Comme c’est très gros, c’est la Chine qui paiera, directement ou indirectement avec son trésor de $2650 Milliards de réserves en devises étrangères.

    Nos monnaies seront dévaluées, cela à déjà commencer la semaine dernière avec l’intervention de la FED. Il s’en suivra une ré-évaluation du Yuan pour le meilleur et certainement pas pour le pire.

    Au sortir de ces deux crises successives, les Chinois auront un meilleur pouvoir d’achat, les européens et américains pourront re-créer des emplois locaux. Qu’est-ce que vous voulez de plus?

    Vive la crise.

  29. à dissonance: ce que vous dites ne marche pas, car la banque étatisiée ne peut pas tout simplement confisquer tous les avoirs. c’est un problème de droit, et même les pire dictatures n’ont jamais pu opérer ainsi!

  30. « ce sont les détenteurs d’emprunts d’État – au premier rang desquels les banques – qui paieront cette fois.  »

    Je parie ce que vous voulez (une choucroute?) que non seulement les banques ne paieront pas, mais qu’elles ne seront pas nationalisées non plus. Sauf si la police ne fait pas son boulot et que la situation dégénère, mais alors il n’y aura probablement plus les mêmes aux commandes.
    Wait and see. On en reparle sur ce blog dans un ou deux ans.

  31. A la bonne heure ! On aurait du commencer par là. Mais bien entendu, c’était impossible de la part des serviteurs et bénéficiaires du système. Il faut donc désormais se pencher sur les conditions politiques de la réalisation des alternatives, qui elles, sont maintenant largement dégrossies…

    1. Plus ils vivent dans le bon confort décadent des vaines institutions humaines, comme dans le bon goût du luxe supplémentaire et moins les damnés de la terre s’en portent mieux et on appele cela mieux faire le bien du monde à tour de rôle, c’est surtout une plus grande tromperie humaine.

  32. http://www.scribd.com/doc/41339284/Spiegel-Der-verletzte-Stolz

    Un très bon texte de Peter Sloterdijk que j’essaierai de le traduire bientôt, mais pour ceux qui lisent l’allemand voilà de quoi réfléchir sur la démocratie, dont il retrace l’origine depuis Tarquin et Lucrèce. La plus grande et la plus achevée des démocraties était selon lui celle de 509 Av JC, issue d’une indignation populaire envers l’hybris des puissants, et cette indignation s’est transformée en ce que nous appelons « politique ».
    Puis le Cesarisme est revenu mais Rome avait plus à offrir que nous notamment la fierté, fierté dont plus personne ne parle depuis 100 ans, puisque l’on ne retient comme motions pulsionnelles que l’éros et le manque… bref.

    Il parle aussi de la post-république, concept en vogue dans les cercles dirigeants selon lesquels des « experts » décident mieux. On connaît cela.

  33. Je penserai à l’humanité ce matin à 5h11 avec des milliers d’autres personnes pour qu’elle devienne plus consciente comme ils ont eu l’idée sur le site newrealitytransmission ça m’a l’air d’être une solution l’amour du prochain et le don de soi sans attendre de contrepartie.

  34. Et la lumière ne fut pas.

    « Quoi qu’a dit ? – A dit rin.
    Quoi qu’a fait ? – A fait rin.
    A quoi qu’a pense ? – A pense à rin.

    Pourquoi qu’a dit rin ?
    Pourquoi qu’a fait rin ?
    Pourquoi qu’a pense à rin ?

    – A’ xiste pas « *

    Se dissout ainsi dans la nuit crépusculaire des folies idéologiques de nos dirigeants jusqu’à la plus petite flamme de Raison Publique.

    *La môme néant,
    Jean Tardieu
    1951

  35. Nationaliser, pourquoi pas.
    Encore faut-il que cela ait un sens : si ‘nationaliser’ signifie transférer la propriété privée du système bancaire à la propriété publique de l’Etat, sans que l’on ait redéfinit l’Etat en préalable, quel sens cela aurait-il ?
    Question : l’intérêt général a-t-il été sauvegardé par l’Etat en l’occurrence ?
    A l’évidence, la réponse est négative.

  36. Voir étude « « Raisons de l’endettement des pays périphériques : déficits privés et UME »
    http://www.cadtm.org/Resume-de-The-Eurozone-between

    Extrait :
    Les turbulences financières dans la zone euro sont dues :
    – d’une part à la crise financière qui a éclaté en 2007
    – et d’autre part à la nature de l’union monétaire européenne (UME).

    La pression systématique exercée sur les travailleurs a mené à un creusement des inégalités en termes de compétitivité et à l’émergence d’un Centre et d’une Périphérie au sein de la zone euro.
    Pays de la Périphérie : Espagne, Portugal et Grèce (+ Irlande, mais une analyse distincte est nécessaire en raison des caractéristiques de ce pays). Les pays de la Périphérie ne sont pas aussi compétitifs et subissent les contraintes d’une politique monétaire uniforme et d’une stricte discipline budgétaire.

    Les déficits de la balance des paiements courants affichés par la Périphérie sont le revers des excédents du Centre, principalement de l’Allemagne. Ces déficits, qui peuvent correspondre à des déficits financiers du secteur privé ou du secteur public, peuvent être financés par des moyens générateurs de dettes (par ex. prêts) ou non générateurs de dettes (par ex. IDE). Mais dans la Périphérie, le pacte de stabilité et de croissance (PSC) n’a pas permis au secteur public d’enregistrer des déficits ; le déficit de la balance courante est donc principalement le fait de déficits privés, financés en majorité par des prêts des banques du Centre.

    En gros, l’endettement des pays de la Périphérie est essentiellement dû au comportement du secteur privé dans le cadre de l’UME. Incapables de rivaliser avec le Centre, les secteurs privés se sont endettés, auprès des banques du Centre mais aussi auprès d’agents internes, l’économie de ces pays s’étant largement financiarisée depuis l’adoption de l’euro. La consommation a connu un boom dans les trois pays, et l’Espagne a vu se développer une bulle immobilière.

    1. Vous avez donc autre chose de plus pertinent à proposer, faute de quoi la multiplicité des solutions que vous suggérez ne soit qu’une vue de l’esprit.

    2. Dissonance,

      Vue de l’esprit ? Ne s’agit-il pas plutôt d’ouverture d’esprit ?
      D’ailleurs, je crois qu’il faudrait parler de vision.
      Fab, nous rappelle régulièrement que c’est moins le but qui compte que le chemin, la voie. Mais la pensée occidentale et son matérialisme pur et dur a beaucoup de mal avec ça. Nous sommes endoctrinés, empoisonnés, depuis la naissance, couche après couche, avec tout un tas de choses plus inutiles les unes que les autres. Comme si la pesanteur du corps n’y suffisait pas. Si on atteint une certaine maturité et lucidité, on comprend alors aisément qu’il faut se délester, aller vers le simplissime. La lumière et le rayonnement enregistrés par nos yeux devraient idéalement suivre un trajet direct vers notre intériorité pour y trouver un écho ou une surface sensible. De même pour les sons. C’est ainsi que je prends plaisir à parler de monde miroir.

    3. @octobre

      Explicitez d’autres solutions et alors cette accusation de « vue de l’esprit » se videra aussitôt de sa substance. Pour l’heure, au risque de vous froisser, tout ce que vos messages respectifs contiennent sont d’habiles bottés en touche. J’ai mon idée quant à la raison de cet état de fait, mais je vous laisse néanmoins l’occasion de défendre vos positions.

    4. Dissonance

      Vous savez je n’ai rien à défendre. Pas plus que j’essayerais de ranger un autre commentateur à mes côtés sous le poids d’une argumentation massive. Je ne cherche pas à avoir raison. Et même, si vous voulez savoir, je vous dirais qu’après avoir lu votre réponse, je me suis dit, tiens! je me suis planté, totalement hors sujet. Pas la première fois. Mais accordez-moi au moins le fait qu’on peut se planter sur l’analyse d’un commentaire ou le contenu d’un billet. Cependant, je voudrais aussi m’exprimer, donner mon point de vue, garder une certaine spontanéité…aborder les choses à partir d’un autre axe.
      La prochaine fois j’essayerais de faire mieux et d’être plus rigoureux ; après tout je suis là pour apprendre ma culture n’étant pas très étendue.
      Je vous trouve quand même un peu dur quand vous dites : « tout ce que vos messages respectifs contiennent sont d’habiles bottés en touche. » Vraiment ? Tous mes messages des petits calculs ? Il faudrait aussi demander se qu’en pense les autres. Je croyais avoir parfois fait passer quelque chose de diffèrent. Pour le coup, je ne sais plus si je dois encore intervenir sur ce blog.

    5. @octobre

      Je me suis sans doute mal exprimé. Je ne vous accuse pas de botter systématiquement en touche. Je le constate tout au plus dans cette suite d’échanges-ci. Pas un drame, ça peut m’arriver aussi. Par ailleurs j’associais Fab à cette analyse. Son commentaire initial, ainsi que la réponse qu’il me fait à la suite, son brefs et fortement allusifs. Ils appellent à précisions, c’est ce que j’essaie de dire.

      Mais en l’occurrence, histoire d’arrêter de jouer les demi naïfs et de procéder par allusions. Je pense savoir quel est le point central de l’argumentation de Fab: Il en appelle à une élévation des consciences ou d’une prise de conscience des gens. J’ai pour ma part la faiblesse de croire que cette nécessité première soit victime d’un inconvénient majeur: Elle ne se décrète pas, ni pour les autres ni même pour soi. C’est toute la limite de ses commentaires à ce billet. C’est aussi pourquoi il s’attend en toute pertinence à être taxé d’utopie.

    6. Dissonance

      C’est déjà plus clair pour moi.
      Il ne saurait être question que je parle au nom de Fab : il connaît son sujet mieux qu’un autre, l’humour en plus.
      Pour ma part, ce soir, il est trop tard pour approfondir. Je vais chercher mes mots, ma pensée va fuir : la fatigue et le doute ont remporté la partie. Je verrai demain. Cdlt

    7. Dissonance,

      L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé (T. Monod), c’est tout.

      L’utopie mise en formes.

      Au commencement était l’échange. Le langage ressemble en ça à l’argent, c’est qu’il permet l’échange. Tout dépend ensuite de ce que l’on met dedans, ou si déjà on a l’envie de mettre un peu de soi-même dedans ou si l’on s’accommode de ce qui est déjà dedans. Oui donc, au commencement était l’échange…je passe quelques épisodes…et nous voici dans une société qui consacre tout son temps à l’échange : l’échange, le travail nécessaire à la fabrication et à l’achat, la nécessaire innovation pour que l’échange continue et que ceux qui n’y participaient pas puissent trouver leur place, … Le problème c’est que l’homme ne met pas sa valeur dans ces échanges, dans ses échanges ! Il prend la valeur qui est et fait avec. Pourquoi, me demanderez-vous vous qui voulez tout savoir sur tout, et bien parce que il ne s’est toujours pas intéressé à ce joli petit bijou de joujou qui lui est tombé dessus quand il n’était encore qu’un organisme multicellulaire comme les autres, à savoir la pensée. Superbe joujou, mais qui fait peur si l’on s’en sert ! Alors on joue sur le mode minimal, celui qui permet de faire marcher le corps. En gros c’est le corps qui commande l’esprit, l’esprit qui est soumis au reste : au corps, à la matière, à la société, à l’échange, à l’existant tel qu’il est. Et on voit où ça mène. Et comble de l’utilisation subtile que l’on peut faire de ce joujou sans néanmoins s’avouer la peur qu’il nous inspire, on feint de s’en étonner. Et avec tout ça j’ai oublié de parler du langage, cet autre outil d’échange. Tant pis, ce sera pour une autre fois.

      Donc, les solutions existent, elles sont prêtes pour ceux qui iront les chercher le jour où ils en auront besoin. Sinon, c’est un peu comme donner du caviar aux cochons, ça peut leur faire du bien…ça les nourrit c’est sûr.

      Elle ne se décrète pas, ni pour les autres ni même pour soi. On parie ? Alors comme ça on serait capable de prendre des décisions sur la forme, d’encadrer l’économie afin que l’homme évolue dans un cadre que l’on pense meilleur pour lui et qui serait plus propice à son adaptation, son évolution, sous-entendu « à l’insu de son plein gré en tant que peuple éclairé et aveuglé par une élite (bien-)pensante », mais l’homme serait incapable de prendre conscience qu’il n’est pas l’acteur de son existence ? Hum… Il suffit d’en parler.

  37. La seule solution pour le beau monde de la finance mondiale, politique, bancaire, médiatique,
    c’est-à-dire les beaux gens du siècle de pouvoir encore mieux faire perdurer cela c’est la Chine, car si la Chine est toujours bien gentille avec nous au sujet des droits de l’homme et si elle peut vraiment bien racheter tout la dette du monde, alors moi aussi je suis prêt à vendre mon Ame aux seules lois du tout Commerce Chinois sur terre.

    Le travail rend libres même en étant plus esclaves d’une contingence de choses en plus, bon je sais c’est pas vraiment non plus une plus grande liberté spirituelle accordé aux êtres de plus, vous verrez les ami(e)s le marquage de masse c’est même pour très bientôt …

    1. « Le marquage de masse c’est même pour très bientôt … »
      Nous dirons donc, pour les siècles des siècle de ce siècle apocalyptique, de « beaux Jean » et non de « belles gens »…..

  38. « Lorsqu’un train a atteint sa vitesse de pointe, toutes les tentatives pour le freiner ne font qu’accroître le danger.
    C’est aussi valable en politique. Au moment où la Révolution française avait atteint sont apogée, Kaunitz donnait ce conseil: le mieux est de laisser le volcan brûler jusqu’au bout. »
    (E.Junger. Soixante-dix s’efface. IV. Journal 1986-1990. Gallimard, 2002)

    1. C’est comme avec les prophètes de malheur de l’histoire, plus on recherche à les faire taire,
      à les freiner pour mieux faire oeuvre paraît-il de croissance toujours effrénée sur terre, à s’en prendre à eux d’abord, à leur faire d’abord la plus dure leçon de morale en société, à les arrêter, à les battre, à les tuer tôt ou tard et cela à cause de leur mauvaise parole de plus contre le fait qui ne veulent plus du tout adorer en premier les fausses valeurs marchandes et emercantiles de ce monde, et plus le mauvais esprit qui est en eux ira habiter un autre corps de plus, et plus tôt ou tard d’autres reprendront le flambeau de leur réelle résistance spirituelle à l’égard de tout ceci et cela. Qui ira sur ma tombe demain les premiers de ce monde à l’antenne pensez-donc ? Ce sera certainement la fosse commune pour d’autres on n’arrête pas comme ça le progrès du train de plus en plus fou de l’histoire, oui merci beaucoup aux grands de ce monde à l’antenne … Ils font tellememt mieux le bien du monde à force …

  39. Mea Culpa ô grand maitre, mea maxima culpa, que du haut de ta sagesse bienveillante et de ta générosité légendaire tu pardonnes ce médiocre geste de lèse-majesté du misérable cloporte visqueux que je suis…
    Je cours à l’instant chez mon libraire afin de me plonger dans tes oeuvres impérissables que je lirais 10 fois de suite en pénitence, mais quand la pénitence est un plaisir…

  40. Je ne comprends pas pourquoi l’on ne parle pas de réindexer le salaire moyen sur l’inflation comme c’était le cas jusqu’au début des années 1980 en France…c’est ce genre de mesure qui provoque des bulles immobilières et un chômage structurel…
    Nationaliser les banques sans les démanteler serait une grossière erreur…les nationaliser en indemnisant tous les actionnaires en serait une aussi grosse…et dans ce cas là il vaudrait mieux fermer la bourse temporairement…mais nationaliser les banques permettrait de résoudre en partie le problème des dettes souveraines européennes…par un mécanisme comptable, on pourrait peut-être plus aisément annuler les encours de la dettes qu’ont les pays européens entre eux.

    1. « Nationaliser les banques sans les démanteler serait une grossière erreur… »
      Avez-vous entendu parler du Glass-Steagal act ?

  41. Permettez moi de vous dire que vous révez tous messieurs….Pour l’instant la France se comporte comme une entreprise qui à des dettes , les employés travaillent , l’argent tourne , les intérêts se paient , il sera encore possible d’engager d’autres dettes ou de faire appel à l’actionnariat national ou étranger et même de vendre de la population , des entreprises , des terres , la France n’en est pas encore à déposer son bilan devant quiconque.
    Pour y arriver il faudrait un événement………..lequel ?
    Une révolution interne de la population mieux informée de son esclavage avec refus de payer.
    Un défaut non soutenu d’un pays associé.
    Un défaut insoutenable d’une goss banque frenchie…..Bnp,SG.
    La décision de l’état de pomper dans le stock assurance vie des épargnants.
    Une entreprise en dettes de plusieurs fois son chiffre d’affaire peut tenir très longtemps , même à perpétuité si elles soumets ses préteurs en les faisant travailler ou en leur assurant un revenu de cette dette.
    Aujourd’hui le remboursement des dettes coute 1/4 des recettes il pourrait prendre la totalité des recettes et la situation serait la même.
    Les français seraient esclaves des préteurs c’est tout.
    Seule une violente action peut déstabiliser la situation.

    1. Seule une violente action peut déstabiliser la situation.

      Seul le travail plus vite fait et baclé pourra sauver le monde de la déroute, seul l’amour du confort, de l’argent, des richesses, des honneurs, de l’image, du pouvoir, de la vanité partout et en plus sur terre pourra ramener davantage le monde à la raison. Qui préfère conduire davantage son prochain et son monde pour du gain et de la sécurité en plus sera tôt ou tard lui aussi conduit
      en esclavage et au supplice.

  42. … s’accroche dans la tempête à toute planche de salut qu’il trouve à sa portée.

    Le matelot adore les nationalisations. Il arrive à se souvenir en s’accrochant à l’épave qu’en France au début des années socialistes, on avait procédé de même. Et il était presque content, le matelot, alors. Mais depuis, tout ça ça cause la folle joie des discours culpabilisants sur les sources de la dette dont on a tous été les profiteurs, ces discours qui font la jubilation des maître-penseurs-uniques.

    Bien sûr, ce qui n’avait pas plu au matelot comme à d’autres, et qui lui laisse un goût de trop peu dans la bouche avant que l’eau salée l’envahisse, c’est qu’on ne se prononce pas quand on reparle de ça aujourd’hui si on va rembourser les actionnaires au moment de passer la propriété des banques à l’État : c’est habituel dans les discussions, ça, indemniser les propriétaires des banques ? Certains disent oui —c’est pas tous des gros, les actionnaires— d’autres non —de toute façon ils perdront tout, dit Lordon. Et qu’est-ce qui s’ensuit si on le fait : pour alimenter la dette publique, bien sûr. Et reporter des capitaux sur d’autres spéculations, dont celle de la dette publique.

    Et ça, qu’on soit gros investisseur ou petit épargnant. La différence de taille est-elle une différence de nature ? Surtout quand les premiers jouent avec l’argent que les seconds leur confient par maligne cupidité si c’est pour avoir plus que ce qu’ils ont.

    Alors le matelot se demande plutôt à quoi servent des banques nationalisées : à augmenter leurs propres parts des marchés financiers et spéculer comme une banque privée ? Ou à servir une politique collective ?

    Réponse trop facile. C’est bateau ( un bateau ! où ça le bateau ? ). Mais au moment de se noyer encore, le matelot qui ne sait toujours pas ce qu’est une politique collective se demande en plus quel rôle y jouent des banques. La finance et l’économie, la bête à deux dos.

    Une lueur de clairvoyance avant d’aller au fond : est-ce que ce ne serait pas le rôle de la finance que de récupérer les bénéfices de l’économie réelle —au lieu de les laisser s’échapper en dividendes privés— pour éviter les fuites de capitaux et les faire servir aux investissements raisonnés et aux redistributions équilibrées. Ce n’est plus seulement une nationalisation des banques, c’est une nationalisation de la plus-value, c’est la nationalisation du capital par sa reproduction. Détourner les flux qui se dispersent, pour faire tourner la roue du moulin. Ta-ra-ta-taaam.

    Oups, investissements raisonnés, a-t-il dit, le matelot ? C’est-à-dire ceux qui ne déstabilisent pas le monde et qui ne provoquent pas les tempêtes. Les tempêtes où ce sont les matelots qui boivent le bouillon.

    Encore faut-il savoir comment raisonner tous ensemble. Ah, l’État sous contrôle, ah, la démocratie ? Ses conflits, ses dictatures majoritaires, ses errements d’opinion, ses alternances, basculements et retournements, la vraie vie, quoi. Et quand ?

    Bien raisonné, matelot. En attendant, tais-toi, donne un bon coup de talon sur le fond, et nage.

  43. Illusion et démagogie.

    L’Europe n’existant pas, l’Europe ne peut pas décider la nationalisation des banques.
    Et quand bien même elle se mettrait à exister et décide ces nationalisations/expropriations, comment pourrait-elle exister dans la mondialisation ?

    La vérité est que « les carottes sont cuites » et qu’il faudra attendre la catastrophe sans rien faire ou décider de changer radicalement de paradigme c’est-à-dire abolir la propriété privée.

  44. La nationalisation des banques? Et dans quel but s’il vous plaît?
    Les monnaies comme le dollar et l’euro sont nationales et gérées par des institutions politiques (les banques centrales). Avec quel résultat? Eh bien il vous suffira de regarder le cours de l’or depuis 50 ans pour observer la fantastique dépréciation des monnaies. Or une des fonctions principales de la monnaie, comme vous le savez probablement, c’est de constituer une réserve de pouvoir d’achat. Quel échec pour le dollar et l’euro!
    Les banques centrales sont des organismes dangereux et vous voulez en plus nationaliser les banques?
    Mais qu’est-ce qui vous fait croire que les bureaucrates sont plus compétents que les entrepreneurs privées? Ne sont ils pas tous des hommes? Les hommes les plus sages sont-ils les bureaucrates? Lesquels s’il vous plaît? Woerth? Sarkozy? Aubry? Hammon? Mélenchon?

    1. Ce serait bien de lire l’article et de ne pas se contenter du titre, non?

      Et dans quel but s’il vous plaît?

      Dans le but d’éviter, de corriger, de contrer ou d’abolir tout ce qui est décrit dans l’article, précisément.

      La référence à « l’étalon or » pour juger de la valeur monétaire est particulièrement mal venue, puisque ce marché est en pleine bulle. Les monnaies dévaluent pendant que l’or est sur-évalué… A quelque chose près on dirait le principe des vases communicants.

      Quand à la farce sur une opposition entre « bureaucrates » et « entrepreneurs privés », merci, j’ai ris. La direction des banques étant tenue par des gens issus des mêmes instituts de formation que les « bureaucrates », les opposer n’est certainement pas pertinent. Ils réfléchissent les uns comme les autres avec des cerveaux forgés dans un moule unique.

    2. @Dissonance et Amsterdamois
      « Ce serait bien de lire l’article »: Merci, une fois suffit. Par contre vous, relisez-le. Il manque un raisonnement scientifique pour établir un lien logique entre la nationalisation et la solution aux crises monétaires
      « Le principe des vases communicants »: Vous êtes donc d’accord avec moi, il s’agit de dépréciaiton massive des monnaies. Pour votre info, l’once d’or est passée de 35 à 1400 dollars en 40 ans, c’est bien de l’inflation.
      « Bureaucrates et entrepreneurs »: Vous avez vu juste, lorsqu’un système fait l’objet d’une planification centrale comme le système bancaire avec sa banque centrale, les bureaucrates et les « experts » prennent peu à peu la place des entrepreneurs. Souvenez-vous que l’on parle d’un système centralisé et d’un monopole de la monnaie, la banque libre n’existe plus depuis longtemps.
      Votre référence à F. Lordon: merci pour le lien. C’est en phase avec l’idéologie étatiste de Paul Jorion. Mais ce n’est pas la « seule solution ». Lorsqu’un système est fortement centralisé, il existe effectivement la voie vers plus de centralisation, celle proposée par vos mentors. Mais il existe aussi la voie opposée: la liberté (la banque libre).

    3. @Toffcris

      1- En vous lisant je m’aperçois que nous utilisons les mêmes mots pour désigner des choses différentes: Quelle est pour vous la différence entre un patron de banque et un entrepreneur privé? Pour moi, il n’y en a presque pas, un patron de banque est un entrepreneur privé parmi d’autres.

      2- sur l’image des vases communicants, ce n’est pas ce que j’avais compris de votre commentaire initial. Le lien que vous établissez ne serait en tout état de cause effectif que si la hausse de l’or était corrélée à l’augmentation de la masse monétaire. Sur ce point je manque d’information… Si vous en avez, faites passer.

  45. Paul, vous dites:
    « Les revenus ont été remplacés par des crédits. Le château de cartes du crédit s’est effondré. »

    Vous résumez en une phrase le constat que fait également Martin Ford dans « Lights in the Tunnel » dont l’analyse que j’ai reprise, en l’ajoutant à celles de Jeremy Rifkin et de Pierre Larrouturou, se vérifie de jour en jour: les progrès technologiques causent une augmentation considérable de la productivité horaire du travail et cet accroissement de la productivité réduit structurellement le besoin de travail au sens classique de ce mot: travail salarié rémunéré. Et en conséquence il y a moins de revenus disponibles pour la consommation, qui dans le système de l’économie de marché capitaliste est le seul moteur de l’économie réelle. C’est cette baisse des revenus disponibles et donc de la consommation qui a conduit les banques et les autorités financières américaines à se lancer dans des politiques de crédit à des taux ridiculement bas et surtout encourageant des individus à prendre des prêts à la consommation dont il allait rapidement devenir évident qu’ils étaient insolvables puisqu’accordés dans discernement, juste pour créer une demande artificielle sensée alimenter la demande de produits de consommation, demande elle même moteur de l’économie américaine.

    Les récentes décisions de la FED poursuivant cette politique suicidaire ne peuvent que conduire à un désastre socio économique mondial, car compte tenu des tailles respectives des économies américaine et chinoise qui sont intimement liées de manière incohérente puisque ces liens ne sont gouvernés par personne autre que par des forces obscures de marchés ne fonctionnant même pas dans des conditions proches de la concurrence pure et parfaite des théories néoclassiques et de très loin… Donc rien ne contrôle le fonctionnement du monde économique global comme le montre la faiblesse des prises de position du G20 face à ces problèmes.
    Pour reprendre l’analogie de Buckminster fuller « Le vaisseau spatial Terre » n’est plus dirigé; même pas par des grandes puissances fussent-elles étatiques ou financières, et malheureusement même pas par un espoir idéologique commun, fut-il utopique…

    Il reste le constat que vous faites en début de votre billet: « Les revenus ont été remplacés par des crédits. » et j’ajoute il n’y a rien en vue pour remplacer les crédits par d’autres transferts réellement cohérents des richesses produites entre tous les habitants de notre Terre, richesses qui existent bel et bien, même si leurs mesures sont entachées de distorsions liées aux modes de comptabilité des richesses nationales.

    Finalement, la réduction du besoin de force de travail ne sera problématique que si elle n’est solutionnée que par la montée du chômage ce qui semble être la solution retenue par nos gouvernants malgré leurs protestations apparentes vis-à-vis de leurs électorats…

    En fait l’augmentation de la productivité horaire du travail pourrait devenir un facteur positif si elle était utilisée à financer des programmes de formation tout au long de la vie, tant dans les entreprises que par des organisations publiques pour les populations les plus vulnérabilisées par l’évolution économique induite par les avancées technologiques. Ces programmes devraient avoir deux objectifs principaux :
    1 – une formation très polyvalente, en effet l’évolution des technologies étant quasiment imprévisible il serait illusoire de prévoir des formations strictement techniques dans la mesure où elles risqueraient d’être dépassée avant même d’être enseignées.
    2 – une telle formation polyvalente pourrait donner de meilleures opportunités d’accès à des activités humainement enrichissantes durant le temps libre dégagé par l’augmentation de la productivité. Qu’il s’agisse de participation à la vie sociale par des activités associatives, par des activités artistiques ou sportives ou toute autre forme d’activités ayant un contenu social propre à maintenir ou améliorer la qualité de vie en société dans l’ensemble de nos pays.

    Il y a enfin une considération purement économique. Les pertes d’emplois sont aussi des pertes de revenus donc de pouvoir d’achat, j’en ai déjà parlé plus haut dans un autre contexte, ce qui peut entrainer rapidement une crise économique d’une nature en apparence différente de celle que nous vivons en ce moment. Mais en apparence seulement car c’est pour compenser la baisse des revenus des classes moyennes et basses que les banques américaines, soutenues par les pouvoirs politiques se sont lancées dans des politiques de taux d’intérêt très bas afin de maintenir la demande nécessaire au fonctionnement de l’économie américaine.

    Un auteur américain lui-même chef d’une entreprise dans le domaine des hautes technologies a évoqué ce problème allant jusqu’à suggérer qu’une partie des gains de productivités réalisés grâce aux machines serve à procurer un revenu décent (pas un RMI…) aux personnes ayant perdu leur emploi ou n’arrivant pas à trouver d’emploi, cela de manière à maintenir le fonctionnement de l’économie, car, comme il le fait remarquer ce ne seront pas les machines qui auront remplacé les hommes au travail, qui consommeront les biens qu’elles produisent elles mêmes… Et par ailleurs le faible nombre de riches privilégiés entrepreneurs financiers ou rentiers qui auront gardé par devers eux tous les gains de l’augmentation de la productivité ne pourront pas non plus consommer avec des produits de luxe autant que ne le faisaient avec leurs consommations de base, les salariés qui auront perdu leur emploi.

    C’est pour que ces personnes, même recevant un revenu décent, que la formation tout au long de la vie va être importante pour leur permettre de participer à la société de la manière la plus intéressante possible, sans doute même plus intéressante qu’une participation à travers un travail ou un emploi pénible et peu gratifiant, mais qu’elles pouvaient tout de même percevoir comme leur mode de participation à la vie sociale, ce mode de participation ayant été privilégié tellement longtemps que peu de personnes n’acceptent de vivre sans travailler au sens traditionnel de ce mot, quand bien même elles auraient un revenu correct…

    Je précise, en relation avec mon précédent paragraphe, que je ne suis pas un opposant pur et dur à l’évolution technologique mais que je suis furieux que les hommes soient trop souvent mis au service de la technologie et non la technologie au service des hommes…
    On pourrait aussi user de cette citation volée à « l’avare » à propos de la relation entre la technologie et l’écologie: il faudrait que la technologie soit mise au service de la préservation des ressources de notre terre comme cela devrait être le cas et non que les ressources de notre terre soient mises, comme c’est les cas aujourd’hui, au service de la technologie…
    C’est en résumé, aussi ce que dit Buckminster Fuller, qui a par ailleurs écrit un pamphlet intitulé  » Utopia or Oblivion: The Prospects for Humanity  » Je traduit selon le sens du livre, donc pas le titre mot à mot « L’utopie ou l’oubli par la disparition de l’humanité, tiré de conférences qu’il a données dans les années 1960.

    Buckminster fuller était un des pionniers de l’écologie, en guerre contre l’exploitation éhontée des ressources de notre planète, mais qui était persuadé que seule l’utilisation de l’intelligence au travers de technologies peu gourmandes en matière première et en énergie pourrait sauver l’humanité du désastre environnemental créé par les activités humaines insensées dont il constatait déjà les effets dans les années 1960. Sa philosophie dans ce domaine se résumait par une phrase « Faire plus avec moins », c’est à dire arrêter de croire que consommer plus pourrait continuer indéfiniment et que « Faire plus avec moins », pourrait permettre de conserver un niveau de vie acceptable et agréable, voir même d’en faire profiter un plus grand nombre d’habitants de notre vaisseau spatial Terre, contrairement au système ignoble de consommation de la plus grande partie des ressources de la terre par une toute petite minorité d’individus vivant dans les pays riches…

    Les réalisations architecturales de Buckminster fuller étaient un exemple que l’utopie était possible: arriver à fournir des structures habitables avec entre 10 et 100 fois moins de matières premières et pouvant aussi bien, sinon mieux résister aux intempéries et à l’hiver canadien…

    Il manque sans doute à notre pensée économique l’équivalent d’un Buckminster Fuller, capable de penser des solutions en dehors de l’économie de marché sauvage ou de l’économie planifiée intégrale… Des créatifs capables de se libérer des modes de pensée qui nous ont conduits au désastre actuel et pire à venir…

    Je redis qu’à ma connaissance personne n’a encore pu ou voulu inventer de système de répartition des richesses produites à l’échèle des nations et même à l’échèle internationale autres que les systèmes très imparfaits des marchés ou de la planification. Cette dernière n’ayant pas réussi pour différentes causes, il reste celle toujours vivante bien qu’inacceptable de l’économie de marché dont le principal moteur reste la consommation. Or celle-ci dépend de l’attribution de revenus, qui jusqu’ici venaient d’activités salariées ou d’activités entrepreneuriales ou finalement de rentes du capital quelle qu’en soient les modes d’appropriation.

    Selon mon analyse ces trois formes de rémunérations sont en danger, les revenus salariaux pour les raisons dont j’ai parlé plus haut, les revenus de l’entreprenariat à cause de l’incertitude croissante devant la pérennité des choix d’investissements à moyen et long terme qui sont la période d’horizon économique des entreprises de l’économie réelle, qui prendra les risques entrepreneuriaux si ventés par les uns si décriés par les autres ? et pour les rentes du capital il est tout autant imprévisibles d’assurer une rente à long terme par quelque placement financier que ce soit. Les trois formes de rémunérations interagissant dans des relations complexes.

    Bien à vous.

    Paul

    1. Eh, oui; justement si les revenus des gens avaient été plus haut, ils n’auraient pas fait appel au crédit, vous imaginez le manque à gagner pour la finance ?
      Ne vous étonnez donc pas que les augmentations soient tabous.
      Payer les gens au minimum, c’est à dire ici en France au SMIC, c’est les payer au Salaire Minimum Interbancaire de Croissance, car avec comme revenu le SMIC vous êtes sûr de devoir faire appel à la finance pour joindre les deux bouts ou financer le moindre achat important à crédit…

  46. liervol dit :
    13 novembre 2010 à 10:46
    « Eh, oui; justement si les revenus des gens avaient été plus haut, ils n’auraient pas fait appel au crédit, vous imaginez le manque à gagner pour la finance ? »

    Les banquiers ont peut-être le vue courte mais tout de même pas à ce point, rappelez vous le vieil adage: « On ne prête qu’aux riches »… En dessous d’un minimum de revenus essayez donc d’emprunter auprès d’une banque… Les banquiers ont au contaire intérêt à ce que leurs emprunteurs soient solvables et qu’ils aient une source de revenu stable et suffisante pour rembourser l’emprun:t « Intérêt et capital »…
    Par ailleurs, des revenus un peu plus élevés permettent aux banquiers de proposer des plans d’épargne, logement ou autres qui leurs permettent dans un premier temps de prêter à d’autres clients et par la suite d’avoir un client captif à qui dans un deuxième temps proposer un prêt immobilier…
    Selon mon analyse la baisse des revenus du travail est structurelle et même pas le fait d’une stratégie organisée des banquiers, j’allais dire malheureusement, car au moins il y aurait eu des coupables bien faciles à identifier et à poursuivre…

    En fait l’effet de l’innovation technologique sur l’économie est sournois et complètement incontrôlé, ni par les banquiers qui ont depuis longtemps abandonné l’idée de comprendre ce genre d’investissements technologiques, trop risqués à leur sens… Les innovation technologiques surgissent d’un peu partout et souvent de là où on ne les attend pas. Les dirigeants d’entreprises s’en accaparent souvent au détriment des inventeurs et s’en servent pour augmenter leur productivité, au mieux et au pire juste pour réduire les frais de personnel… Manière d’augmenter les bénéfices à très court terme… Ce genre de comportements des dirigeants sont souvent guidés par des financiers, je ne parle pas ici des « infames capitalistes 🙂 » mais de bureaucrates financiers qui ne voient le fontionnement de lentreprise (privée ou publique) qu’au travers de livres comptables: les salaires et charges sociales y étant codifiés par des codes comptables relatifs aux coûts, ces salaires et charges sociales ne sont jamais rangés dans les éléments productifs et créateurs de valeurs mais seulement comme des coûts à réduire. J’ai pu constater a maintes reprises que des décisions destinées à réduire la bureaucratie se fondaient en fait sur des analyses bureaucratiques: en faisant changer les postes de travail d’un service à un autre par exemple de postes appartenant à la direction générale vers des postes reliés directement à un projet sans changement de la définition du poste, tout d’un coup, ce poste de travail devenait « productif » alors que ce même poste rataché à la direction était comptabilisé dans les « charges », ligne comptable à réduire pour être bien noté par les supérieurs…
    On voit par ce genre d’analyses que les décisions sont bien moins rationnelles que les analyses néoclassiques du capitalisme veulent nous le faire croire. En gros bien des réductions de personnels sont liées plus à des artifices comptables qu’à une rationalité économique même au bénéfice des dirigeants…
    Je reviens à mon message précédent; il n’y a plus de pilote à bord du vaisseau spatial Terre… Les évolutions récentes ne vont au final profiter à personne: ni aux salariés ni aux entrepreneurs ni même aux rentiers, sauf à très court terme pour les deux dernières catégories, c’est pourquoi on voit des dirigeants s’empresser de « racler sans vergogne les fonds de tiroirs » tant qu’il y a encore de l’argent dans ces tiroirs… « Après moi le déluge… »

    Pas de plans derrière tout ça, mais des cupidités individuelles… C’est à mon avis tout ce qui fait la difficulté de trouver des solutions à ces problèmes…

    Paul

    1. C’est comme le Nairu, vous savez il ne faut pas trop payer le peuple sinon il n’a pas besoin de crédit, le crédit rapporte plus que les placements, le crédit est un actif pour une banque, le placement est une dette malgré les commissions qui s’y rattachent, donc il suffit de trouver le minimum pour qu’ils s’endettent tout en étant solvables et si besoin on augmente la durée du prêt pour les rendre solvables… Ne négligez pas cet aspect là, surtout que des gens endettés, ça ne bouge plus ça a peur, regardez les crédits étudiants vous pensez que c’est pourquoi faire, sinon pour les habituer petit à petit à avoir un enseignement payant à l’anglo saxonne sans que cela ne se remarque, tout doucement …

    2. J’ai pu constater a maintes reprises que des décisions destinées à réduire la bureaucratie se fondaient en fait sur des analyses bureaucratiques: en faisant changer les postes de travail d’un service à un autre par exemple de postes appartenant à la direction générale vers des postes reliés directement à un projet sans changement de la définition du poste, tout d’un coup, ce poste de travail devenait « productif » alors que ce même poste rataché à la direction était comptabilisé dans les « charges », ligne comptable à réduire pour être bien noté par les supérieurs…

      En effet, rien de rationnel ….( trop de rationalité tue la rationalité ) .

      tous les métiers devraient échanger réellement …chacun a à apporter à l’autre …pour cela, il faudrait moins d’orgueil …La monomanie est desséchante.
      Et que dire alors des postes supprimés, et, ou, non remplacés dans les métiers « in vivo » :
      c’est-à-dire personnels soignants …ou enseignants ?
      car là, il ne s’agit pas de déplacement, mais de suppression pure et simple …
      Probablement que ce qui  » bouge encore », a contact avec l’autre – et, pas n’importe quel autre –
      et, donc n’est pas susceptible de « prendre la poussière », ne compte pas, précisément :
      on reste dans l’entre-soi, et on décide de loin …
      Où décidement, ce qui a de la valeur – construction d’une société civilisée et responsable – est rayé de la carte …
      Merci pour vos textes.

    3. Il y a peut-être au contraire un pilote dans le vaisseau spatial Terre, mais nous feignons de l’ignorer.
      @M : On a l’impression qu’une sorte d’anti-société se met en place, avec des anti-valeurs et des anti- solidarités .

    4. On a l’impression qu’une sorte d’anti-société se met en place, avec des anti-valeurs et des anti- solidarités .

      Cette société est dans les tuyaux depuis les années 1990 – financiarisation des entreprises : c’est là que le grand n’importe quoi a commencé …d’abord dans le privé, puis cela a gagné le public, dans le but d' »un rapprochement » public-privé qui menait en fait à la privatisation généralisée ( idée fixe des neolib ) …fusion-acquisition d’entreprises en veux-tu-en voilà, avec « doublons », et licenciements drastiques à la clef …et, surtout mise en place de stratégies interne d’entreprise pour déstabiliser, rompre les collectifs de travail ( ex. 4 déménagements / an des salariés au sein de la même tour), installation des fameux « open space » : à voir: « l’open-space m’a tuer » http://www.lopenspacematuer.com/
      Plus vicieux : mettre un développeur au milieu d’un groupe de commerciaux parlant beaucoup, même avec casque : défaut de concentration …et la suite.
      Ne pas avertir une personne de son licenciement : elle arrive un beau matin : plus de bureau, plus de téléphone …Une femme en retour de congé maternité se retrouvera sans poste ( ce qui n’est pas légal, et trés choquant =) détricotage du code du travail .) salarié kleenex; salarié-marchandise …
      Déménagement à une distance telle qu’il va y avoir de nombreuses démissions …
      Toutes ces méthodes sont allés en s’aggravant au fil du temps, avec croissance exponentielle
      ces dernières années liée à la pression des actionnaires/dividendes …

      Donc, ce n’est pas tout-à-fait récent. En effet, ce qui fait sens est gommé : valeurs inversées .
      Il y a du pain sur la planche !

  47. Mais quelle est la valeur réelle d’une banque ?

    Si l’on déduit la valeur des actifs toxiques portés en compte à un prix fictif, il se peut bien que le solde comptable de n’importe quelle banque ait une valeur réelle nulle, si ce n’est négative.

    Alors, la nationalisation ne coûterait rien du tout à l’état qui oserait la pratiquer.

    Qu’en pensez-vous ?

    1. Les banques sont en faillite si on réintègre tout ce qu’elles dissimulent.
      Combien de Lehman Brothers en perpective si on ose la vérité, c’est le jeu des dominos, en cascade, et Quid des assureurs, ect…

  48. M dit :
    13 novembre 2010 à 22:48
    « Et que dire alors des postes supprimés, et, ou, non remplacés dans les métiers « in vivo » :
    c’est-à-dire personnels soignants …ou enseignants ?
    car là, il ne s’agit pas de déplacement, mais de suppression pure et simple … »
    Là, on n’est plus dans la stupidité bureaucratique, on est dans la contreproductivité la plus flagrante… Outre le drame que représente ces pertes d’emplois, leur suppressionva entrainer une perte catastrophique pour l’économie: moins de soignants entrainera plus de journées d’arrêt maladie, moins de prévention médicale…
    Moins d’enseignants voudra dire des personnes moins bien formées donc moins capapables de contribuerà la société par la suite.

    Sur un plan plus prospectif, ces empois de soignants et d’enseignants ainsi que tous les services à la personne sont parmi les seuls qui ne pourraont pas être remplacés par des machines doncrestent des potentiels importants d’emplois dans le futur, mais à condition que noe politiques soient capables de réformer les systèmes de comptabilité de la production nationale pour que ces empois soient enfin considérés comme productifs et non comme des coûts…
    Je ne me rappelle plus de qui est la citation suivante « Si vous pensez que l’éducation est trop coûteuse… Essayez donc l’ignorance… »

    Je pense que pour relancer l’économie de manière structurelle, ce serait au contraire dans des politiques d’investissements publicsdans la santé et l’éducation qu’il faudrait se lancer. Les politiques Keynésiennes d’investissements publics plus traditionnels dans des grands chantiers de construction ne suffiront pas à relancer la machine à long terme car fondés sur des approches économiques en retard sur l’évolution scientifique et technologique actuelle, on retombe sur le problème fondamental du choix des investissements publics qui auront encore ue valeur sociale dans 20 ou 30 ans quand les conditions de production et d’échanges auront à nouveau été boulleversées par des percées scientifiques ou technologique rendant ces investissements inutile au mieux et dangereux probablement…

    L’investissement dans la santé et dans l’éducation des personnes ne pourra au contraire qu’être favorable, quelles que soient les évolutions scientifiques et technologiques à venir. Dans l’éducation je redis qu’il faudra se garder de se lancer dans des dormations soit disant adaptées à l’offre de trafail par les entreprises, car les connaissances acquises seront le pus probablement dépassées avant même que les personnes les aient finies, de nouvelles technologies ou méthodologies étant apparues entre temps…
    En revanche des formations poyvalentes apportant des bases sérieuses qui permettront de s’adapter à des changements technologiques ou méthodologiques seront plus durablement valables, encore faudra-t-il que les entreprises et même les administrations en aient conscience et comprènnent qu’il est de leur rôle de former les salariés aux tchniques et mé »thodologies qu’elles auront elle même développées… Les écoles ne peuvent pas et ne doivent pas faire ce genre de formation tellement pointues qu’elles ne sont adaptables à nulle autre condition de travail…

    Lautre type d’investissement public qui devrait être envisagé est l’investissement dans l’intelligence ou dans l’information au sens que j’ai décrit dans une autres discussion; information = réduction d’incertitude…. Dans les deux cas, il n’y aura jamais assez d’intelligence ni assez d’information disponible si nous voulons continuer à conserver un bon niveau de qualité de vie sans pour autant accroitre la pression sur l’environnement. Au contraire, avec l’intelligence on peur esérer apporter à tous un niveau de confort agréables tout en puisant moins dans les ressources naturelles et en rejetant moins de déchets dans notre environnement. dans ce domaine je rejoins les idées de Buckminster Fuller : apprendre à faire plus avec moins… Pour cela il faut développer l’éducation…

    Paul T.

    1. Paul Trehin

      « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. »
      Abraham Lincoln .

      oui, votre regard me parait réaliste, constructif et ouvert sur l’Humain …
      Santé- éducation- recherche-solidarité-vie moins mangeuse d’énergie dans tous les sens du terme.

      Rejoignez-vous Stiegler sur certains points ? ( difficile pour moi, car « jargon »++) mais j’intuitionne qu’il y a là quelque chose à ne pas manquer

  49. « nationaliser dans son entièreté le secteur bancaire européen »

    Pour payer les salaires des banques et éponger leurs pertes avec la sueur des contribuables ? Il faut être tombé sur la tête… Quelques lignes plus haut vous demandez la reconnaissance des défauts souverains à venir. C’est une bien meilleure voie : provisionnement des créances douteuses dans les bilans des banques, que ces créances soient publiques comme privées, liquidation des banques en faillite.

    Cdt,
    GDF

    1. liquidation des banques en faillite.

      Vous n’y pensez pas mon cher monsieur, il y a déjà tant de gens oisifs de nos jours, ne rendant pas réellement service à l’économie mondiale, comme à la collectivité par dessus-tout, c’est tout leur métier aussi dans la vie chaleuseuse doctrine commerciale du monde,

      Voir mon dernier commentaire sur le temps qu’il fait chaleureusement votre, le contact humain devient si froid et glacial de nos jours envers les êtres surtout en matière d’économie,

      Refroidissement ou chaleureusement votre alors, selon la propre position d’une personne bien élevé comme il faut dans une société,

      cdt,

  50. M dit :
    15 novembre 2010 à 01:48
    On a l’impression qu’une sorte d’anti-société se met en place, avec des anti-valeurs et des anti- solidarités .
    Cette société est dans les tuyaux depuis les années 1990 – financiarisation des entreprises c’est là que le grand n’importe quoi a commencé …d’abord dans le privé, puis cela a gagné le public,

    Au sujet de la prise en main des entreprises privées ou publiques et des administrations, le phénomène est en effet désastreux, toutes ces organisations étant depuis lors gérées selon des règles comptables qui deviennent les forces directrices des décisions de gestion alors qu’elles n’avaient été conçues que dans le but de fournir des informations cohérentes aux gestionnaires.
    Au lieu de rester descriptives ces méthodes comptables sont devenues normatives, c’est à dire qu’on a pris des décisions pour se plier à la norme comptable au lieu d’utiliser les normes comptables comme simple instruments de mesures destinés à étayer des décisions de gestion. Comme la plupart des dirigeants ne comprenaient rien aux discours et démonstrations des analystes comptables et financiers, ils ont suivi… Ce que nous observons ici c’est sans doute encore plus une dérive bureaucratique qu’une décision consciente des dirigeants et des conseils d’administrations ou des assemblées des actionnaires qui aurait eu pour but d’augmenter les profits, même si les financiers avaient cette idée en tête bien sur mais d’une manière très bureaucratique : profit = bonne gestion.
    Notons que les phénomènes de prises de pouvoirs dans les organisations ont varié au cours du temps: dans de nombreuses organisations les techniciens ont commencé à prendre le pouvoir, surtout dans une économie dominée par la technologie mécanique, facilement organisables par des considérations techniques, le Taylorisme n’est rien d’autre que cela : l’application de règles mécaniques dans l’organisation des entreprises (notons que ce phénomène existait également en URSS…) puis avec la surproduction industrielle, ce sont les « marchands et les vendeurs qui ont pris le pouvoir dans les entreprises. Autant les premiers ne voyaient l’entreprise et les décisions que dans leur perspective de techniciens et d’ingénieurs autant les vendeurs n’ont vu la gestion d’entreprises que comme des processus de vente et avec une orientation liée aux simples désirs à court terme des clients: développer des produits que l’on pourra vendre tout de suite était devenu le mot d’ordres de la gestion. Et c’est là dessus que sont venus se placer les financiers dont j’ai parlé au début.

    Tous, des techniciens et ingénieurs aux financiers en passant par les vendeurs et marchands, ont simplement oublié que la gestion d’une organisation privée ou publique ne peut se résumer à un seul critère. Gérer une entreprise (au sens général du terme, quelle que soit cette entreprise) exige que tous les aspects soient pris en compte: humains, techniques, commerciaux pour les entreprises privées ou satisfaction des usagers dans le public, financiers dans tous les cas, mais comme je l’ai déjà dit l’aspect financier doit rester indicatif ou descriptif et non décisionnel par lui même. D’ailleurs aucune des composantes citées ci-dessus ne doit ni ne peut guider une entreprise humaine.
    L’art de la gestion, mot que j’utilises de manière consciente, demande que les gestionnaires sachent combiner dans leurs décisions tous les aspects : humains, techniques, commerciaux ou besoins des utilisateurs et usagers, et finalement financiers.

    Lors d’une réunion où je présentais des résultats d’une étude en compagnie d’analystes financiers, le directeur du laboratoire dans lequel je travaillais semblait fonder sa décision uniquement sur le bénéfice sur investissement (ROI) au demi pourcent près. Je lui alors idt, « Si les décisions de gestion ne doivent se faire que sur des valeurs comptables, n’importe quel programme informatique peut prendre des décisions et on n’a plus besoin de directeur pour prendre ces décisions…
    Je rajoute qu’il s’agissait de prévisions à 5 ans dont ma partie quantitative avait déjà une validité à + ou – 30% et les prévisions financières fondées sur ces prévisions quantitatives n’avaient sans doute elle même qu’une validité à + ou – 40%, cela montre à quel point une décision fondée sur un seul nombre dépassent l’absurdité pour rejoindre le ridicule…

    Mais ne sommes nous tous pas désireux de trouver « la » cause « le » paramètre « la variable unique qui explique la situation, quête très peu probablement réalisable surtout dans les domaines où les activités humaines prévalent, où il y a toujours de nombreuses causes, paramètres et variables, oui, c’est moins simple évidemment…

    Petite citation de H.L. Menken, journaliste américain par ailleurs trop conservateur à mon goût, même si son humour cinglant reste souvent décapant…Mais je partage ici l’idée qu’il exprime dans cette pensée :
    « A tout problème complexe, il y a une réponse claire, simple et… Fausse… »

    o Paul-émile dit : 14 novembre 2010 à 08:57
    Il y a peut-être au contraire un pilote dans le vaisseau spatial Terre, mais nous feignons de l’ignorer.

    Mon texte ci-dessus répond en partie à votre commentaire. Les techniciens ne savent plus où aller dans leurs inventions les structures très hiérarchisées dans lesquelles elles et ils fonctionnaient ont en partie explosé dans un milieu où les réseaux d’échanges de données troublent complètement les relations hiérarchiques et où des idées nouvelles peuvent surgir de « nulle part » comme on dit en langage courant, idées remettant en question leurs approches technologiques. Les commerciaux et vendeurs ne savent plus où aller, devant une demande des consommateurs et des usagers totalement diversifiée par l’accès à des publicités ou même à des informations glanées dans divers médias et les financiers perdent leur assurance car leurs modèles comptables n’arrivent plus à donner une image pertinente de l’environnement économique lui-même déstabilisé par des évolutions technologiques quasiment aléatoires, comme expliqué plus haut.
    Les processus de production et de commercialisation ainsi que les processus financiers tous mondialisés sont devenus encore plus complexes et totalement incontrôlables ni les chefs d’états ni les organisations patronales ni les organisations syndicales ou associatives n’arrivent plus à contrôler l « Vaisseau Spatial Terre », voir le G20, au niveau économique ou l’ONU au niveau des droits de l’homme, ou le Conseil des ministres de l’Europe qui n’est n’est qu’une agrégation sans structure de pays défendant leurs intérêts nationaux. C’est ce qui conduit à l’impuissance de l’Europe dont la puissance économique agrégée serait pourtant équivalente à celle des USA ou au moins de taille à lui faire face. Mais chacun des états préfère protéger ses petites prérogatives…

    S’il y a un(e) pilote pour le vaisseau spatial Terre je ne sais pas qui elle ou il est, peut-être le savez vous ?

    Selon moi, seule une reprise en main par l’intelligence collective pourra nous sortir du pétrin dans lequel nous sommes, peut-être d’ailleurs en utilisant le partage d’intelligence en réseau…
    Vous savez probablement que c’est par l’intelligence en réseaux, fut-elle très primitive à l’époque, que les outils de communication d’internet et autres réseaux modernes de communication ont été développés. Les organismes réglementaires officiels de Télécommunication n’arrivaient pas à concevoir les protocoles de communication dont les utilisateurs privés individuels ou industriels et les utilisateurs publics avaient besoin. Une forme souple de décision en réseau a résolu le problème en quelques années là où les organismes réglementaires officiels n’étaient pas arrivés à trouver de solution pendant des dizaines d’années voir l’ OSI (Open System Interconnections) doublé par TCPIP, protocole de communication développé sur l’ancêtre d’internet (ARPANET) par la procédure ouverte dite de RFC (Request For Comments) un inventeur proposant une idée de solution à la communauté des utilisateurs, l’ouvrant aux critiques et commentaires, et arrivant très rapidement à une solution bien adaptée aux besoins, pour information ces interactions n’étaient pas commerciales donc non soumises aux règles du marché… L’échec des organismes réglementaires officiels de Télécommunication à développer des protocoles de communication peut-être expliqué par les luttes internes que se faisaient les diverses entreprises privées du secteur des télécommunication dont des représentants siégeaient dans ces organismes de réglementation (ITU au niveau mondial et ETSI au niveau Européen)

    Je reviendrais sur le sujet des décisions en réseau car je pense que c’est peut-être dans cette direction que pourraient se trouver quelques prises permettant d’échapper au dilemme économie de marché / Economie régulées ou planifiées, comme moyens de répartition des richesses et de choix politiques, les deux ayant montré leur incapacité à fonctionner de manière humainement valable…

    Paul

  51. o En réponse à M dit : 15 novembre 2010 à 01:19
    oui, votre regard me parait réaliste, constructif et ouvert sur l’Humain …
    Santé- éducation- recherche-solidarité-vie moins mangeuse d’énergie dans tous les sens du terme.
    Rejoignez-vous Stiegler sur certains points ? ( difficile pour moi, car « jargon »++) mais j’intuitionne qu’il y a là quelque chose à ne pas manquer

    Sur la base des quelques infos que j’ai pu retrouver sur internet et en lisant l’interview de Bernard Stiegler,
    « Le consumérisme a atteint ses limites » : La Tribune.fr – 23/07/2009,
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090723trib000402565/le-consumerisme-a-atteint-ses-limites.html
    Conclusion : La mutation de nos économies est donc inéluctable…
    Le pire des scénarios serait de promouvoir un consumérisme « new look » et peint en vert. Les nouvelles tensions apparaîtraient très vite dans un monde aux ressources finies et le risque de conflits majeurs serait alors extrêmement élevé. C’est pourquoi les États doivent s’engager à accompagner la mutation de nos économies, à promouvoir les externalités positives. Mais toute activité ne peut être monétisable: il faudra imaginer une nouvelle fiscalité, développer de nouveaux indicateurs, inventer de nouvelles formes de rémunération. Bref, bâtir un modèle de vraie croissance contre la mécroissance qu’est le consumérisme.

    la conclusion me plait bien. Il semble que certaines de ses autres idées soient intéressantes. En particulier sur le rôle de la technologie sur le développement de la pensée et des sociétés humaines. Cependant comme vous, je pense que son style d’écriture soit assez peu abordable. Il va falloir que je cherche un peu plus…
    A certins moments ses propositions pour un modèle de « vraie croissance » se rapprochzent des idées de Buckminster Fuller : « faire plus avec moins », c’est à dire utiliser l’intelligence pour à la fois consoomer plus intelligemment et aussi produire plus intelligemment au lieu de se précipiter dans une consommation effrénée et un productivisme destructeur d’emploi.

    Paul

    Paul

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