L’actualité de la crise: L’HISTOIRE ÉDIFIANTE du New York Times, par François Leclerc

Billet invité.

« Tous les mois, le mercredi, neuf membres d’une société de l’élite de Wall Street se rencontrent dans Midtown Manhattan [le quartier des affaires de New York]. Ils partagent un même objectif : protéger les intérêts des grandes banques qui agissent sur le vaste marché des produits dérivés, l’un des plus profitables – et controversé – de la finance. Ils ont aussi en commun des secrets, le compte-rendu de leurs réunions de même que leurs identités, strictement confidentiels ».

C’est ainsi que Louise Story débute son article dans le New York Times, dont elle est une journaliste financière vedette. Au terme d’une enquête fouillée, elle met en évidence, détails et noms à l’appui, les mécanismes utilisés par les mégabanques qui dominent le marché des produits dérivés. Dans le but d’empêcher que de nouveaux entrants élargissent leur club très restreint et afin que continue à régner sur ce marché une totale opacité, garante de leurs immenses profits.

Les noms de ses membres sont ceux du gratin de la banque : Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup, Bank of America. Tous se retrouvent membres du comité du risque de ICE, une nouvelle chambre de compensation des produits dérivés qui a vocation à dominer ce marché, mais également au comité de nombreux autres, ainsi qu’à la direction de l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), le lobby international qui fait la pluie et le beau temps sur ce marché.

Ce n’est évidemment pas par hasard, car ces comités du risque des chambres de compensation qui ont poussé comme des champignons ont été investis par la loi Dodd-Frank de régulation financière de très importants pouvoirs. Notamment ceux de décider quels sont les produits dérivés qui n’ont pas à utiliser les services des chambres de compensation – et restent ainsi totalement négociés de gré à gré – au prétexte qu’ils ne sont pas standardisés et ne peuvent donc être compensés. Ainsi que de déterminer le coût du service, qui s’ajoute aux commissions des banques, et les montants financiers qui doivent être apportés en couverture. Les mégabanques sont donc totalement juges et parties.

Sur ce marché, les commissions bancaires ne sont pas connues, et il n’y a pas comme sur le marché boursier de cote officielle à la disposition des intervenants. Les banques achètent et vendent à des prix qu’elles seules connaissent, fixant ainsi leur marge selon leur bon vouloir.

« Pas un seul domaine financier n’est probablement aussi profitable aujourd’hui que les produits dérivés », explique Louise Story. « Plus que l’activité de prêt, celle des cartes de crédit, des fusions et acquisitions ou de la gestion de fortune. » poursuit-elle, pour conclure : « Le secret qui entoure le marché des produits dérivés est un facteur clé des importants profits réalisés par les banques ». Les moyens dont elles disposent et qu’elles mobilisent pour le protéger sont à l’avenant.

Ce qui n’est pas sans expliquer comment elles sont parvenues à faire barrage avec succès à des dispositions trop incisives du Congrès, et comment elles peuvent encore prétendre bloquer, fort de l’appui massif des républicains – mais de démocrates également – les nouvelles dispositions que cherche à prendre la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur compétent, afin de limiter le contrôle des chambres de compensation par les banques.

Le Département de la justice a pour sa part engagé une enquête afin de vérifier l’existence éventuelle de pratiques tombant sous le coup de la loi anti-trust, qui sont de notoriété publique à Wall Street, dont on attend avec intérêt les résultats.

Ironiquement, les positions prises par les mégabanques ont pour origine une demande de l’administration aux mégabanques. Devant la panique crée par la menace d’effondrement d’AIG, qui assurait avec des CDS de nombreuses grandes banques, celle-ci était autant que les régulateurs dépassée par les événements et ignorante du fonctionnement de ce marché sur lequel elle n’avait aucune prise. Au milieu de la tourmente, les régulateurs se tournèrent donc vers les banques pour leur demander de monter dans l’urgence une chambre de compensation, afin de réduire les risques et stabiliser le marché. InterContinentalExchange (ICE), qui compensait déjà les commodities et les futures, servit de base.

Au fil de son enquête, Louise Story raconte comment les mégabanques firent par la suite obstacle aux velléités d’autres intervenants d’entrer sur le marché des chambres de compensation, avec également comme souci d’empêcher l’avènement d’une quelconque cotation électronique des produits dérivés, qui apporterait de la transparence et risquait de court-cicuiter les banques. Citadel Group, un très important hedge fund qui chercha à s’y lancer en joint venture avec le Chicago Mercantile Exchange, dut finalement y renoncer au terme de batailles de coulisses homériques.

Elle narre également comment certaines banques, telle Bank of New York Mellon, essayèrent de rentrer dans le « club des négociants en dérivés », comme il est appelé à Wall Street, pour en être rejeté par le physionomiste.

Cette histoire appelle-t-elle d’autres commentaires  ?

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133 réflexions sur « L’actualité de la crise: L’HISTOIRE ÉDIFIANTE du New York Times, par François Leclerc »

  1. En résumé trois pelés et un tondu font la loi, et la majorité de la minorité des « très riches » laissent faire ?
    Ils n’ont pas droit au chapitre et ne disent rien ?

    Quelque chose m’échappe dans l’attitude soumise qu’adoptent les grandes entreprises, les banques, et l’industrie, alors qu’elles voient (ne nous cachons pas derrière notre petit doigt) que leur proche avenir est loin d’être rose au regard de la dégringolade de l’économie.

    Mystère et boule de gomme !

    1. « Plus le système se concentre, moins le nombre de tête à rouler dans le panier sera important » doivent se dire ces « gens qui savent compter » ……
      Certains « humanistes altruistes » hurlent même à l’augmentation drastique de leurs impôts !
      Des fois, on ne sait pas quoi faire pour se faire bien remarquer……

    2. Ceux là n’étaient que 6, et tous les bourgeois ont apris ça à l’école de la république :

      Furieux de la résistance de Calais, Édouard III voulait en massacrer la population, mais il accepta néanmoins, aux termes de cette négociation, de l’épargner à la condition que six notables viennent à lui, tête et pieds nus, avec une corde autour du cou pour être pendus : ce furent Eustache de Saint Pierre, Jehan d’Aire, Pierre de Wissant et son frère Jacques, Jean de Fiennes, et Andrieux d’Andres.
      À leur arrivée auprès d’Édouard III, ces six bourgeois de Calais furent toutefois épargnés grâce à l’intervention de l’épouse du roi anglais, Philippa de Hainaut, qui, fondant en larmes, implora son mari de les épargner.

      Nous cherchons la Femme……..

    3. Pierre,

      Là, je doute que ce soit la bonne réponse, car s’ils craignent vraiment pour leur tête, rien ne les empêche de s’engager dans la voie de la raison, c’est à dire d’arrêter le massacre que les banquiers font subir à l’économie mondiale.

      Une pierre, deux coups, ils sauvent leur tête et leurs entreprises 😀

    4. Non, Edith. C’est impossible. J’explique.

      J’ai croisé trop de commerciaux qui finissaient par sortir des arguments complètement délirants juste histoire de « sauver la face ».
      Nous retrouvons ici un peu ce phénomène amplifié par les intérêts ENORMES d’autres personnes qui sont en jeu.
      D’ailleurs, les avocats défendant des causes « désespérées » sont aussi un peu dans le même registre.

      Ces banquiers défendent des intérêts qui ne sont pas leurs. Mais aussi un peu les leurs, car ils profitent du système.
      Du Kerviel, en gros. Employés. With good jobs.

    5. Un exemple aujourd’hui :
      Jean-Pierre Jouyet réduit son indemnité annuelle de 35%………
      Pourquoi pas 33 docteur ? 🙂

  2. Gloups
    Et ce sont ces gens qui ont fait la pluie et le beau temps lors de l’envolée de 2008 des matières premières ?
    On n’a aucune idée des encours de marché sur ces produits dérivés ?
    Le château fort du Moyen âge est revenu s’incarner dans ce comité !

    1. Cela me fait penser avec peine à tous ces américains sincères
      qui se sont mobilisés pendant des mois pour la campagne « Yes we can ».
      Résultat: le capital mène la danse, de Wall Street à l’Afganistan.
      Dans les deux cas, pour ne citer que ces exemples, Obama envoie les renforts…

      Ce sont aussi des citoyens sincères et innocents qui feront campagne en France en 2012
      du PC au MODEM, pour un candidat du « changement », une « gauche solidaire »,
      appuyé par le CAC 40 si Sarko est trop grillé…

      Comme l’explique Castoriadis: nous ne vivons pas en démocratie.
      La condition minimum: se libérer de la dictature du capital.

    2. à Charles A,

      Certes les citoyens peuvent être sincères mais ils sont aussi particulièrement crédules.
      L’histoire regorge malheureusement de « citoyens sincères » qui ont participé aux pires moments de l’histoire.
      La question n’est donc pas le degré de sincérité mais le degré de bêtise.
      Equivalents de « bêtise » : sottise, idiotie, imbécillité, ineptie, jobarderie, naïveté, niaiserie, stupidité.
      La question pour ceux qui veulent « changer le monde » est donc de connaître l’origine de comportements qui nuisent « objectivement » à ceux qui les adoptent en même qu’ils nuisent aux autres.

    3. A Charles A,

      Si nous sommes d’accord sur le fait que du PC à l’UMP aucun parti ne semble en mesure de proposer d’alternative, vous en êtes donc arriver à penser que PC, PS, UMP, MoDem roulent TOUS pour le capital? Que le corpus politique parlementaire n’est plus que le valet du capital? Vous n’êtes pas étouffé par le sens des nuances; remarquez c’est visiblement le cas d’une majorité de français.

      Nous avons donc une crise systémique économique et une crise de régime dans les bras… Dans un contexte de potentiel crise sociale en gestation, ça annonce de grands moments.

    4. Ceci est injuste à mon avis,voici le copier coller

      La question n’est donc pas le degré de sincérité mais le degré de bêtise.
      Equivalents de « bêtise » : sottise, idiotie, imbécillité, ineptie, jobarderie, naïveté, niaiserie, stupidité.

      Les gens qualifiés de cette façon peut élégante par certains parvenus à l’instruction et à une certaine connaissance dont ils sont redevables en grande partie à leur naissance dans un milieu favorable, est preuve que leur éducation est un échec quand à la compréhension d’une partie de la population.
      Pas tenir compte des contraintes subies,des injustices liés à la pauvreté d’une instruction de plus en plus réservée aux classes aisées me semble arrogant et est très représentatif de certaines personnes instruites et exposant leur compréhension

    5. @Rigoris
      Bravo! Je suis tout à fait de votre avis; quand à considérer que le PC et autres peuples de gauche roulent pour le capital c’est nul

  3. vous confondez tout. Ou plutot la journaliste.
    Ca n a rien a voir : il y a types de derives = les derives gre a gre avec reglementation interne et la plupart du temps chambre de compensation exemple pour les cds c est l isda.
    les derives listes avec chambre de compensation et appel de marge

    le probleme n est pas celui de la reglementation mais de la taille du marche..

    On a trois marches spots au ciomptant = actions, taux ( obligataires et monetaires ), credit
    bien entendu les marches listes ne concernent que les marches actions qui spnt les plus petits marches.
    les marches obligataires et credit sont des matrches de gre a gre pour une simple et bonne raison ce sont des marches dont la taille est simplement prodigieuse comparee aux marches actions.Si par dessus on rajoute les produits derives tous diffrents les uns des autres on a une taille stratospherique.

    Ce sont des produits de couverture iu de speculation contre les produits cash.Tous les acteurs sont differents sur le marche?On a des assureurs des pensions funds des mutual funds des hedges funds des institutionnels plus classiques des entreprises et meme des collectivites.

    tout le monde veut un certain type de produit ce qui fait qu il est illusoire de standardiser ce secteur ca ne ne fera jamais.

    Pour developper le business des derives dans une banque il faut maitriser tous les produits cash avoir diffrents types de clients.La banque n est que broker sur ces produits ( du moins en theorie puisqu elle est sensee prendre aucun position , autrement ca devient un hedge fund)

    1. Sylvain,

      Ca me ferait vraiment plaisir que vous puissiez reprendre votre démonstration et la clarifier la moindre…
      Les marchés actions, (déjà une vaste fumisterie, puisque la capitalisation en bourse ne correspond jamais à la valeur de l’entreprise) ça c’est peanuts, par rapport aux autres mouvements financiers. Bon.
      Les marchés obligataires (disons d’état à état pour faire très short), sont à une autre échelle, ça aussi j’avais compris – la crise en cours a aidé en cela – mais on est déjà bien plus dans la virtualité, puisque on spécule sur des budgets d’états « à venir »….
      Maintenant, ce qui est moins clair pour moi – et très intéressant – c’est l’émergence des produits de couverture de spéculation et les chiffres colossaux (encore plus virtuels) qu’ils mettent en jeu.
      Vous, ou quelqu’un peut-il m’éclairer un peu là-dessus ? (développement historique, ordre de grandeur, acteurs clefs, etc…)…

      Je suis depuis longtemps inquiet de ce double phénomène de la virtualisation de l’argent couplé à l’épuisement des ressources. Tout ceci mérite d’être compris et explicité. En trés simple ; ces deux phénomènes concrétisent un éloignement général de la SOURCE (au sens de la nature matrice nourricière) Et cet éloignement doit être montré et exposé à tous…
      Même si beaucoup le savent déjà…

      Quand à nos comploteurs New-Yorkais, je prends les paris que leur petit club volera en éclat rapidement. Le plus tôt étant le mieux…

    2. c est extremement simple, une action a toujours les memes catacteristiques ( duration en theorie infinie, monnaie etc etc ) valeur est la valeur que lui donne le marché.C est une valeur à différencier de la fair value calculee par les analystes.$

      Une obligation d une societe ou d un etat à lui une valeur qui est toujours egale à sa valeur mathematique et la probabilite de defaut. Piourquoi ? Contraurement à une action une obligation a toujours une duration finie.Le marche secondaire d un bond ne fait que s egaliser avec le marché primaire.

      J espere etre clair

      les derives sont eux des produits non standardises donc impossible de passer par un marche liste.

      Ce qui n est pas le cas du CDS qui lui est un ^produit vanille standard.
      Pourquoi n y a t il pas de chambre de compensation sur les cds?

      ca c est une bonne question, une chambre de compensation necessite d avoir un deposit et de proceder a des appels de marge.
      En finance , on dit que les CDS devraient etre fundes c est a dire finances.Aujour dhui un cds n est pas funde ca veut dire qu il a un effet levier infini en theorie puisqu on peut l acheter sans aucune contrepartie cash.le seul cout c est le coupon lorsque l on est long cds donc short credit.

    3. Merci pour le feedback… deux questions supplémentaires :

      – peut-on dire qu’il y a une dérive des dérivé (ha ha), dans le sens que le sous-jacent est de moins en moins important ?

      – pourquoi, pour les CDS cette appelation de produit « vanille » ?

      cordialement

    4. 1/ c est un produit vanille car c est un produit simple à la différence des produits structures, c est un produit standardise

      2/ oui il ya une derive des derives car le monatnt est aujourd hui trop important.
      Pour qu un marche fonctionne bien il faut qu il ait plusieurs types d acteurs sur ce marche: investisseurs, speculateurs, arbitragistes

      la il y atrop de speculateur sur les marches

    5. sylvain dit :
      13 décembre 2010 à 14:49

      est-ce de la traduction assistée par ordinateur ?
      déjà en français, c’est pas de la tarte, mais là ! ….

    6. Réponse à Pierre :

      Justement, j’ai observé les loups, les vrais loups.

      Au parc animalier de Gramat, dans le Lot, l’employé qui s’occupe des loups nous explique leur façon de vivre. Bien à l’abri au-dessus de leur territoire, nous, les visiteurs, nous pouvons observer les loups. Nous pouvons en même temps écouter les explications de cet employé qui s’occupe d’eux.

      Le plus important à mes yeux, c’est ceci : un groupe de loups va choisir « un loup oméga ».

      Pourquoi le groupe de loups va-t-il choisir « un loup oméga » ?

      Réponse : pour en faire le souffre-douleur.

      Cette façon de choisir « un loup oméga » permet de maintenir la cohésion du groupe de loups.

      Quand vous observez « un loup oméga », c’est poignant. Franchement, ça fait pitié. Le « loup oméga » est dans un état pitoyable. Même les petits louveteaux le maltraitent, lui volent sa viande, etc.

      Pour maintenir la cohésion du groupe, le groupe choisit un souffre-douleur.

      A méditer.

      Je recopie l’article « Loup » de Wikipedia :

      « La meute : structure sociale du loup.

      Les loups vivent en meutes organisées selon une hiérarchie stricte dirigée par un couple de loups. La meute est dirigée par un mâle alpha et une femelle alpha. Le couple alpha est généralement le seul à procréer.

      Ce type d’organisation se retrouve également chez d’autres canidés vivant en meutes, tels que les dholes (Cuon alpinus) et les lycaons (Lycaon pictus), respectivement chiens sauvages d’Asie et d’Afrique.

      Généralement, la meute est une famille composée des deux parents et d’une ou plusieurs générations de louveteaux, ainsi s’établissent les liens de domination et de soumission (classiquement le rang de dominance est indiquée par une lettre de l’alphabet grec, en suivant l’ordre d’importance dans la hiérarchie).

      À l’occasion, on verra apparaître un ou plusieurs loups oméga : ceux-ci sont les souffre-douleur de la meute et c’est vers eux que converge toute l’agressivité. »

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Loup

    7. @BA
      J’espère que vous avez pris vos Oméga 3 ?!!!
      Alpha Vigneron et Crapaud Bêta sont dans le coin……..
      Que celui des deux qui n’a pas péché jette la première Pierre…….. 🙂

    1. il y a aussi kelkchose d assez recent qui vous vaudra peut être de faire un billet.

      c est que dans toutes les banques que vous avez cites on retrouve l immixtion de l etat us dans le conseil d administration ou dans l organe dirigeant.

      pourquoi?

    2. non non je repete que l etat us controle enormement les banques americaines ;
      Il n y plus separation

      Goldmann sachs c est delirant
      pour moi ce sont des bras fiannciers de l etat et pas le contraire

    3. @GéBé : on pourrait avoir besoin de dire : « chaque troisième mercredi des mois pairs », donc « chaque troisième mercredi de chaque mois » est correct, seulement un peu lourd. En plus, votre solution est lourde aussi, car elle signifie tout bêtement : « le troisième mercredi du mois ».

    4. And the original version is :

      On the third Wednesday of every month, the nine members of an elite Wall Street society gather in Midtown Manhattan.

  4. Mafia:
    1. Association généralement clandestine et redoutable d’individus dénués de scrupules.
    2. Groupe dont les membres, unis par des préoccupations et des intérêts communs, sont solidaires jusqu’à se soutenir mutuellement par toutes sortes de moyens.
    (TLF)

    1. @Kerema 29
      Un autre type de soutient « en famille » 🙂
      Keremma : un rêve de phalanstère
      Quelques Rousseau ont laissé une trace dans l’histoire de notre pays, dans des domaines aussi différents que la philosophie dont Jean-Jacques fut l’un des fleurons, la peinture qui reconnaît en Henri (dit « le Douanier ») l’un de ses artistes majeurs, ou le cyclisme sur piste dont le palmarès doit beaucoup au talent de Florian. Sans compter ceux dont la notoriété, parfois fugitive ou locale, s’est dissoute dans les limbes de l’oubli. Parmi eux, Louis Rousseau. Ce Rousseau-là fut pourtant le porteur d’un idéal séduisant caractérisé par la seule véritable tentative de création d’un phalanstère en Bretagne. Une aventure méconnue aux conséquences étonnantes…
      http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/keremma-un-reve-de-phalanstere-59794

  5. selon une enquète de la Banque Mondiale, il se traite au quotidien 4000 milliards de dollars.
    sur ses sommes colossales, seules 10% servent aux échanges de produits et services entre états et entreprises.
    les reste, c’est-à-dire 90%, oui vous lisez bien, 90%, (toujours selon ma Banque Mondiale) sont orientées vers les produits dérivés, c’est-à-dire, les marchés virtuels…!
    cela donne à réfléchir…!

    1. justement , une question aux sachants :

      quand un pays aide ses banques , c’est quoi les dettes en question ? elles font partie des 10% ou des 90%

      parce qu’en ce qui concerne l’Irlande, je ne vois pas bien à quoi correspond les dettes des banques irlandaises : ce n’est quand même pas de l’argent « virtuel » qu’on transforme en « bon » argent via le passage de dettes privées à dettes publics ?

      j’aimerai comprendre ; merci si quelqu’un peut donner une explication .

    2. Oui une « infâme » taxe Tobin à 0,25 pour mille rapporterait donc 1 milliard par jour. remarque : ce taux équivaut à une retenue de 34 centimes d’euro sur un SMIC.

    3. J.Gorban dit :
      13 décembre 2010 à 09:54

      Alors là ! that is the question !

      impossible de trouver la partie du film ad hoc : Ernst Lubitsch « to be or not to be »
      (le comédien a un trou de mémoire au milieu de la grande tirade …totalement hilarant !)

      j’espère qu’il y aura réponse à votre question ….

    1. quelles sont les opérations « spéculatives » engendrées par les banques irlandaises les ayant mises en état de faillité ???
      y répondre permmettrait déjà d’y voir plus clair non?
      regardez ce qui se passe sur les marchés de métaux précieux…les banques occidentales (JP Morgan, HSBC, sont dans des situations de pertes colossales compte tenu de leurs positions « vendeur à découvert » (la perte de JP Morgan serait de l’ordre de 4 milliards de dollars)

  6. Aux Etats-Unis, ce sont les banques qui ont le pouvoir.

    Aux Etats-Unis, ce sont les banques qui ont le vrai pouvoir.

    A partir de là, savoir si Obama sera élu contre MacCain n’avait plus aucune importance.

    Et en France ?

    En France, pour l’élection présidentielle de 2012, les grands médias sont en train de nous préparer à un duel Sarkozy contre Strauss-Kahn.

    Quelle importance ?

    Sarkozy et Strauss-Kahn n’ont aucune envie de changer le système.

    Sarkozy et Strauss-Kahn font partie du système.

    Conclusion : il faut voter pour des candidats nonistes (noniste de gauche, noniste de droite, selon votre sensibilité).

    1. Conclusion : il faut voter pour des candidats nonistes (noniste de gauche, noniste de droite, selon votre sensibilité)

      Exactement

      On assiste actuellement en France à l’émergence d’une double échelle politique à l’image de ce qui existe en Argentine.

      un spectre « libéral- mondialiste » basé sur l’acceptation du dogme mondialiste qu’il soit « droite » (UMP) ou de centre gauche (PS) avec toutes les déclinaisons possibles ( centristes)

      un spectre « populiste » « justicialiste » (en Argentine , on dit « péroniste ») basé sur

      la souveraineté nationale ,

      l’autonomie économique ( historiquement , contre les Anglais et les Etats-Uniens , qui possédaient en Argentine une grande partie des infrastructures) ,

      Sur ces 2 derniers points , le marqueur semble être le positionnement par rapport à la loi Pompidou-Giscard ( loi 73-7 article 25 ) et ses avatars ( Article 104 Maastricht et 123 LIsbonne) qui oblige les Etats à se tourner vers le marché privé.

      On peut aussi ajouter :
      la justice sociale (redistribution )

      un certain positionnement ouvriériste doublée d’une certaine méfiance envers le capital .

      Marine Le Pen serait là bas une péroniste de droite . Mélenchon , un péroniste de gauche. Dupont Aignan occuperait le centre droit.

      Ce qui distingue tous ces positionnements populistes ( critiquant les élites et prônant un recours au peuple ) , c’est la définition du peuple. Marine Le Pen en donne une définition assez autochtone , celle de Mélenchon est plus élargie.

    2. @bible

      du bon sens, simplement, l’organisation des gens entre eux, je ne sais… vous vous rendez bien compte que plus on attend, moins on pourra limiter les dégats… il y aura de la casse quoi qu’il arrive…

    3. Cher Monsieur Arfeuille,

      Je vous suis gré de toutes les informations factuelles que vous partagez ici ou ailleurs (hé hé).
      Par contre autant je partage votre analyse de la situation autant je suis en désaccord avec votre conclusion. Que les nonistes soient de « droite » ou de « gauche » ils font parti intégrante du système. C’est ce que d’aucun appelle les idiots utiles du système. Ils existent uniquement pour donner l’impression qu’un véritable choix démocratique via l’alternance.

      J’invite tout le monde à relire (ou au pire à revoir le film de Claude Berri) Germinal de E. Zola. Son constat n’a pas vieilli d’un pouce dans la description de l’opposition entre ceux qui croyaient au changement dans le système (l’Internationale socialiste naissante) et ceux qui contestaient le système en lui même (le mouvement anarchiste).
      A titre personnel plus le temps passe, plus je comprends et adhère aux messages contenus dans les chansons de Léo Ferré…

      Bien à vous

    4. Non BA, les média et la « gauche » sont en ce moment en train de nous préparer un duel Sarkozy- Lepen……. On ne change pas une méthode qui gagne ! Foi de gars de la marine ! 🙁

    5. celle de Mélenchon est plus élargie

      ouh la ouh la !….
      celle de Mélenchon n’est pas raciste, ni communautariste ! Il s’adresse à un peuple de citoyens,
      et cherche à aller de l’avant …et non à exclure ….

      contrairement à not’ sous-vers-rien et ses acolytes, qui cherchent à attirer une masse indistincte, et non suceptible de citoyenneté, vers le pire ! il y a une différence inexistante en réalité entre celle dont vous parlez : fifille de l’affreux, et certains sinistres du gouvernement !

      Ne mélangeons pas tout !
      Gardons l’esprit critique envers tout un chacun !

    6. Grandghana, le problème de l’anarchisme, c’est qu’il ne prend pas en compte les loups.

      Si tous les êtres humains étaient paisibles, tranquilles, peinards, je serais moi-aussi pour l’anarchisme. Dans ce cas-là, nous n’aurions pas besoin d’un Etat pour empêcher les guerres civiles ou les esclavagismes.

      Malheureusement, il y a des êtres humains qui ne sont pas paisibles : ils ont besoin de dominer pour être heureux. Ils ont besoin d’exercer un pouvoir (quel qu’il soit) pour être heureux. Ils ont besoin d’exploiter les autres pour être heureux. L’anarchisme leur laisserait les coudées franches. L’anarchisme laisserait ces renards libres dans le poulailler libre.

      Donc il ne faut pas l’anarchisme. Il faut un Etat.

      Dans le cas de la France, il faut un Etat très fort et très interventionniste. Sinon, ça tourne au désastre.

      (Entre parenthèses : il y a quelques années, l’hebdomadaire Charlie Hebdo avait envoyé un de ces dessinateurs-reporters faire un reportage sur un congrès de Démocratie Libérale, le parti politique d’Alain Madelin. Le dessinateur de Charlie Hebdo s’était retrouvé assis à côté d’un couple de militants ultra-libéraux … qui lui avaient expliqué qu’ils étaient du même bord que lui : « non à l’Etat ! Il faut le moins d’Etat possible ! Nous sommes avec vous ! Nous sommes du même côté de la barrière ! Etc. »)

    7. @BA: « Donc il ne faut pas l’anarchisme. Il faut un Etat. »

      Vous avez mis le doigt sur la faiblesse de l’anarchisme: la volonté de puissance de certains. Mais vous allez un peu vite dans votre déduction. D’autant qu’il y a un Etat depuis des siècles et que cela n’a pas empêché non plus les loups de prendre le pouvoir. Par ailleurs, il y a eu des sociétés sans Etat (je parle au passé vu qu’elles disparaissent) qui ont réussi à contrôler ce désir de domination de certains.

    8. C’est très intéressant, ce lien. Merci, Moi.

      Je remarque que les sociétés sans Etat étaient des tribus indiennes de l’Amazonie.

      Bon.

      D’accord.

      Mais ces tribus indiennes regroupaient combien d’êtres humains ?

      Tout le problème est là.

      Quand un groupe ne comporte que quelques dizaines d’êtres humains, il est possible que ce groupe n’ait pas besoin d’Etat pour éviter les guerres civiles et les esclavagismes.

      Mais quand un groupe comporte 64 millions d’êtres humains, est-ce que cela est encore possible ?

      Un groupe de 64 millions d’êtres humains peut-il se passer d’un Etat ?

      Un groupe de 64 millions d’êtres humains peut-il vivre dans l’anarchie ?

      Le texte que vous donnez en lien pose cette question fondamentale à la fin :

      « Une ultime question reste donc posée : qu’est-ce qui explique alors la naissance de l’État ? À cette question, Clastres n’apporte pas de réponse. Il se contente de souligner qu’il existe un lien plus qu’étroit entre la taille de la société et sa structure politique. Pour qu’une société soit primitive, il est nécessaire qu’elle soit petite par le nombre. L’État serait-il alors la réponse apportée par la société à l’augmentation de sa population, la cohésion sociale ne pouvant plus être maintenue sur un mode non étatique ? »

    9. @BA
      « L’homme est un loup pour l’homme » est une idée préconçue pour chien de salon de l’entre-soi.
      Observez vivre les loups :
      C’est un société hiérarchisée où le combat à mort est extrêmement rare et accidentel et où les vieux croutons dominants savent quitter la meute pour vivre l’anarchie et l’ermitage loin des femelles en quête de jeunes mâles. 🙂

    10. @Pierre: je crois que dans la phrase, il s’agit du rapport loup-homme plus que loup-loup. M’enfin, même comme ça, c’est pas sympa pour les loups parce que c’est plutôt les hommes qui ont zigouillé les loups que l’inverse. « L’homme est un loup pour le mouton » aurait été plus juste mais ça veut plus rien dire… 🙂

      @BA: « Un groupe de 64 millions d’êtres humains peut-il se passer d’un Etat ? »

      Ouaip, peut-être pas, c’est vrai. Mais quel besoin de vivre en grappes de 64 millions? 🙂
      Le choix est plutôt : histoire ou pas histoire. A partir du moment où on choisit l’histoire, c’est la fuite en avant, les gros groupes, les chefaillons et tout le barda. Problème: les gros mangent les petits, c’est pourquoi les sociétés sans histoire disparaissent. Soit les groupes vont continuer à grossir, soit il pourrait y avoir un éclatement de ces groupes (c’est pas à exclure). Dans le premier cas, faut espérer que la taille soit pas liée à la domination des uns par les autres. Pas sûr malheureusement. Si c’est le cas, notre combat est vain. Si ce n’est pas le cas, une forme d’organisation très disciplinée sans domination reste à inventer. C’est pas gagné.

    11. BA n’ira pas jusqu’à dire tout ce qu’il pense. Jamais.

      Hors, la France est actuellement une république bannanière avec à sa tête un chef de meute assez à droite. Nous le voyons tous les jours.

      Faut-il alors être encore plus à droite..????

      Vas’y, BA. Lâches-toi.

    1. Quelles sociétés ?

      peut-être le matriarcat ? …
      ouille-ouille-ouille !!!! tssss !
      En Chine, il existait, il y a peu, quelques villages dirigés par une matriarche, chez les non-Han …(dans le Yunnan, me semble-t-il …peut-être ailleurs …) =) à mon avis, vont disparaitre, pour non conformité ….

      Qu’en pensent les mâles majoritaire sur ce blog ?

  7. François vous dites:

    « Elle narre également comment certaines banques, telle Bank of New York Mellon, essayèrent de rentrer dans le « club des négociants en dérivés », comme il est appelé à Wall Street, pour en être rejeté par le physionomiste.  »

    Quel serait le motif invoqué pour refuser l’entrée du club à BNY Mellon, club trop privé ?

    1. N’est pas saigneur qui veut.
      Cela implique de nombreux sacrifices des autres afin d’assoir une autorité « indiscutable ».

      Bref, comme d’hab, après le décapage à la bombe atomique, il faudra que nous terminions de réfléchir à la machette.

      Tout est dans la finition.

  8. aïe ! Parfum de théorie du complot, même s’il s’affiche et ne se masque pas, c’est le secret complet et les rênes du pouvoir entre leurs mains noires !
    (cette fois, Julien va intervenir…)

    1. Et oui, quand des individus puissants se réunissent en secret pour prendre des décisions lourdes de conséquences, on pourrait dire qu’il s’agit d’un complot, non pour renverser le monde mais au contraire pour perpétuer la domination.
      Mais chut !

    2. Comme je sentais que certains allaient nous rebattre les oreilles toute la journée avec le terme, voila, il est passé. Now back to your regular scheduled program.

    3. De toute façon, je vous ferai remarquer que pour l’instant sur ce blog, TOUT n’est que « théorique » !
      Mais, à la pratique, les idées se complètent lentement. 🙂

    4. Conspiration:
      Accord secret fomenté contre le pouvoir établi, complot.

      Si on considère que le peuple a encore le pouvoir via ses élus, ce qui est me direz-vous loin d’être le cas ces temps-ci, on parle dans cet article de la définition même du complot! Alors qu’on arrête d’avoir peur d’utiliser ce terme. Il est vrai que d’agiter le mot comme un épouvantail suffit aux tenants néolibéraux de ridiculiser toutes argumentations contraires à leurs dogmes, dans le but de cesser de réfléchir… Mais tout de même, il s’agit bien ici d’un complot.

  9. Il est vrai que l’aspect confidentiel de ces réunions peut paraître suspect, mais les démarches non concurentielles sont parfois nécessaires au progrès.

    Rappelons que la création de chambres de compensations, comme Clearnet, repose toujours, à l’origine, sur un cartel qui organise un mécanisme coûteux, mais qui profite finalement à l’ensemble du système. Le développement de chambres de compensations sur les dérivés traités de gré à gré est le meilleur progrès à attendre des mois à venir. L’une des conséquence en sera l’instauration de deposit et margin call qui limiteront l’ampleur du business sur les dérivés et qui permettront de mieux les valoriser.

    La marche du progrès est parfois surprenante 🙂

    1. Touchez-en deux mots à Denis Robert, il vous fera faire des progrès dans votre « intégration » à l’ensemble du système !!!!
      Ne loupez pas la marche, et attention à la tête !

    2. Le seul souci, strategix, c’est que la voie que prend le progrès n’est pas en question.

      Ce qui est en question c’est la conformité de cette voie avec les principes politiques fondamentaux, ou les idéaux si vous préférez, qui sont censés gouverner une communauté politique démocratique bien ordonnée. Que le viol de ces principes ait ventuellement des conséquences positives (que ces conséquences puissent dûment être qualifiées de « progrès » ne va pas de soi d’ailleurs) n’a même pas à être évoqué.

      La médecine a rarement autant progressé qu’avec les expérimentations nazies… Là encore les voies du « progrès » étaient impénétrables… Les conséquences, encore une fois, ne sauraient justifier par elles-mêmes telle ou telle pratique. La seule chose qui importe, c’est la conformité avec les principes politiques fondamentaux qui fixent le genre de rapport que les citoyens sont tenus d’avoir les uns avec les autres.

      Pour être complet et revenir sur un billet précédent de Paul, il y a deux grandes interprétations de la justice sédimentées dans la tradition philosophique occidentale, qui s’opposent bien entendu:
      – la justice comme impartialité
      – la justice comme avantage mutuel
      Bien sur il en existe certaines qui sont mixtes (Rawls, mais il n’est pas le seul).
      Le fait est que cette pratique que vous cautionnez n’est compatible ni avec l’une ni avec l’autre…

      Du point de vue de la théorie du gouvernement, indépendamment des questions de justice, c’est encore pire… Ainsi, si l’entente est une stratégie managériale parmi d’autres (avec la compétition, la coopération et la compétition),.il ne s’ensuit pas qu’elle soit compatible avec la conception républicaine de la liberté comme « non-domination ».

      Bref, votre stratégie de justification des pratiques en question, quand bien même il n’y aurait pas le problème de l’opacité totale du fonctionnement des chambres de compensation (clearstream, eurostream…), c’est du non-sens sur des échasses, qui reviendrait stricto sensu à accorder un prix de vertu au docteur Mengele!

    3. @ Antoine Y,

      Très juste.
      Loin de moi l’idée de faire l’apologie de démarches illégales. La plupart des cadres sup de banques connaissent les contraintes (compliance officers et lawyers obligent), on peut donc espérer que tout cela était conforme.
      Je rappelle que la création de la Fed s’est faite avec des réunions de la sorte.
      Pour ce qui est du reste, je partage tout fait l’idée que le progrès ne justifie pas tout. D’autant qu’il est souvent.

  10. Le combat contre la bêtise et un mouvement perpétuel. Vous supprimez l’homme et c’est la loi de le jungle. Le serpent se mord la queue. bon appétit !

  11. Je vous lis chaque jour
    J ai compris il y as un problème

    Mais surtout je comprends que
    Beaucoup de monde ici participe plus ou moins au système par de la spéculation par des assurances vie des crédits d achat de maison voiture etc
    Apres il reste ceux qui ont rien comme moi juste une retraite ou un salaire pas de crédits pas de bien accumulés pas de patrimoine étant en location
    Donc j ai juste a perdre les moyens de ma survie
    Autre chose je ne suis pas de l élite censée comprendre je suis du bas peuple
    Par contre j ai bien compris cette Europe
    Les peuples sont très différents en Europe un grec un roumain par exemple ne reçoivent pas la même quantité d euro pour une tache similaire un ouvrier Renault ne reçois pas le même salaire pour son travail selon son lieux de travail
    Je suis étonnée beaucoup de jamais entendre parler de cela
    Ensuite parler de compétitivité de l Europe cela veux dire dans un premier temps
    Ramener le salaire a celui le plus bas en Europe ensuite supprimer tous les acquis sociaux
    Pour être comme les autres
    La mortalité augmentant les inégalités se creusant l équilibre se feras aux profits d une oligarchie dominante
    Juste le coup de gueule d une vielle dame
    Je rappelle quand même cette pensée
    Deux idiots qui marchent vont plus loin que deux penseurs assis

    1. Je partage avec vous cette rélique d’Audiard dans « Un taxi pour Tobrouk ». Un con qui marche va toujours plus loin qu’un intellectuel assis. y à plus qu’à mettre la société en marche 🙂

    2. @ Yoananda,

      Je vous ai connu plus inspiré.
      Votre posture n’est t-elle pas un peu trop pédante en réponse à ce post ?

    3. @ phimouk 13 décembre 2010 à 10:46

      … et les deux idiots qui avancent ne voient-ils pas qu’ils se dirigent vers le précipice ?
      Avant toute action, il faut une réflexion, savoir où l’on veut aller, sans risquer de tourner en rond.
      J’enseigne l’économie à de futurs commerçants sur le Net (il vaut mieux qu’ils soient formés, au moins ils savent ce qu’ils font). La réflexion sur ce blog a permis de changer mes cours sur l’histoire économique. Tout seul dans mon coin, près de la Suisse, je n’y serais jamais parvenu. Il est tellement important de donner aux étudiants des informations et des arguments qui leur permettent d’avoir un regard distancié sur l’économie et d’acquérir des outils de réflexion … pour ne pas tourner en rond quand ils passeront à l’action.
      Mes étudiants seraient capables de vous expliquer en détail que (je vous cite) « Ramener le salaire a celui le plus bas en Europe ensuite supprimer tous les acquis sociaux » était inscrit dans le Traité de Maastricht que tant de Français ont approuvé. S’ils avaient un peu réfléchi « assis » avant de « passer à l’action » (de voter), ils n’auraient peut-être pas approuvé ce Traité …
      Ce blog joue aussi le rôle de ‘think tank’ (groupe de réflexion) pour les partis politiques. Il les aide à établir un programme de réforme. Par la réflexion, chacun peut trouver comment aider son entourage à choisir les ‘bons’ candidats aux élections cantonales de l’an prochain et aux élections qui suivront.
      Posons les bonnes questions autour de nous !
      Réfléchir, c’est déjà agir.

    4. Quel avenir ?????
      Ecoutez notre ministre de l intérieur qui soutien des ripoux
      Ils ont quand même accusée une personne de tentative de meurtre et l on tabassé
      Ce qui ne réduit pas la responsabilité de cette personne qui devra être jugé
      Des élections la constitution européenne refusée par le peuple
      On refait voter les irlandais
      Quelle alternative pour nos vote ??????
      Qui nous propose une nouvelle société le parti de gauche qui représente les ouvriers
      Mais il n y as plus de classe ouvrière
      Les pauvres les miséreux le bas peuple moi qui en est
      Il y n croit plus a ces élections qui sers a élire des nantis
      Combien de nos élus payent ISF ??????
      Comment payer un loyer avec un SMIC ??????
      Comment obtenir un bail avec un smic ???????
      Comment trouver un emplois plein temps ????
      C est vrai les chômeurs sont des fainéants
      Je suis une retraitée je devrai peut être travaille au lieu de profiter d une petite retraite
      Je suis une fainéante
      Les idiots il marche mais au moins ils sont debout
      Donc digne
      Moi je marche

    5. http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/guetteurs-et-tocsin,4/retraites,1190

      réfléchissons à cela !

      au moment où passe en loucedé l’inique Loi LOPPSI 2 …( ils l’ont signé, dit-on, du bout des doigts, nos « représentants du peuple » , en tout cas suffisamment pour que cela passe ! =) ont-ils encore « âme et conscience » ? )

      loi qui peut permettre les pires abus …de nouveau des camps (?) …pour parquer les pauvres …alors que la crise gravissime dans laquelle nous sommes n’en est encore qu’au début : les dégats humains vont être considérables …

    6. @phimouk
      Tu marche et t’es belle !
      C’est dans les têtes que ça ne « marche » pas. On a le cerveau dans le même sabot.
      Est-ce bien raisonnable de perdre la raison quand des cloches raisonnent leurs fêlures?

    7. Merci Pierre
      Je suis juste révoltée de voir comment se comporte le monde les citoyens
      Qui a réfléchi a je fais fructifier mon patrimoine
      Aux conséquences de cela sur les autres citoyens de la terre
      Mes actions mes obligations mes sicav etc doivent me rapporter
      Bien sur ce seras sur le dos des autres pas graves j ai gagné
      C est quoi cette mentalité
      Je voyage souvent avec mon sac a dos dans des pays soi disant moins riche que nous occidentaux
      Peux t on m expliquer pourquoi avec la somme que je dépense ici pour mes dépenses courantes nourriture et divers je puisse me loger (sans luxe) manger me déplacer avec cette somme la
      En plus pourquoi les soins médicaux de qualité soient si peux cher exemple les prothèses dentaires 10 fois moins cher etc
      Un autre exemple le téléphone portable j ai une carte nomade locale donc je paye cher mes communication pout appeler la France je paye l équivalent de 15 centimes d euros l unité
      Pourquoi est ce plus cher en France se sont bien les mêmes réseaux
      Un pays ou une personne est respectée pour ce qu’elle est
      Par contre dans la capital on vois les choses changer pour se rapprocher de notre modèle exemplaire de démocratie et de justice social occidental
      Je parle de la Thaïlande ou je fais un ou deux séjours de trois par an
      Bon je vais calmer ma colère
      J approuve d expliquer comme sur ce blogue
      Mais les élites les ceux qui savent ils font quoi pour expliquer au bas peuple a la racaille
      Ils font quoi quand on expulse des sdf qui n’ont rien la nouvelle loi lopsi 2 qui fait quelque chose
      Le sdf brule car il dormait sur un trottoir a Nice après l expulsion de refugié politique la semaine dernière dont 40 enfant etc
      La il se passeras rien car c est les sacro saints noël t jour de l an puis la chandeleur la galette des rois puis les vacances de février puis pâques etc rien n est plus important
      Que des gens meurent de misère c est pas graves c est mieux de sauver le système

  12. @ François Leclerc
    Oui, cette histoire appelle au moins un commentaire.
    L’agonie d’un système a toujours donné lieu à des scènes de prédations ultimes ou de destructions de type suicide collectif. Le point commun de ces attitudes est souvent leur caractère massif.
    C’est ainsi que se constitua la fortune des Rotchild (défaite de Napoléon connue avant tout le monde), par exemple. Plus récemment, on a vu la dramatique fin du Temple Solaire. Sur une échelle plus grande, on a assisté à la Catastrophe de Saint-Pierre à la Martinique en 1902 : 30.000 morts dus au maintien coûte que coûte des élections alors que l’on savait pertinamment le voclan la Montagne Pelée prêt à rentrer en éruption.

    Ainsi, vous illustrer parfaitement le titre de l’ouvrage de Paul que j’ai hâte de lire et que j’ai demandé pour mes petits souliers.

    Bien à vous.

  13. « Les noms de ses membres sont ceux du gratin de la banque : Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup, Bank of America. »

    Je suis étonné de ne pas y trouver HSBC.

  14. «Tous se retrouvent membres du comité du risque de ICE, une nouvelle chambre de compensation des produits dérivés qui a vocation à dominer ce marché…»
    « La clearing house qui avait été créée en 1773 pour les compensations entre banques, est décrite avec admiration par un français, en 1811Q « Le mécanisme de la circulation, écrit-il, est organise de manière a ce qu’ on peut dire qu’il n’y a pas en Angleterre ni papier, ni argent. Quarante caissiers de Londres font entre eux presque tous les paiements et transactions du Royaume ; s’ assemblent tous les soirs, il s’ échangent naturellement les valeurs qu’ ils ont les uns sur les autres, de manière qu’ un billet de mille louis suffit souvent pour éteindre une circulation de plusieurs millions. » Admirable invention ! Toutefois, c’ est exactement dans les mêmes termes que les observateurs des XVIe ou XVIIe siècles décrivaient les mécanismes des foires traditionnelles de Lyon ou de Besançon-Plaisance ! ».
    F. Braudel, Civilisation Matérielle, Economie et Capitalisme, XVe-XVIIIe

    Il faut faire attention a une vision un peut simpliste des produits dérivés comme simples moyens de spéculation. Ils ont aussi une potentialité de monnayage (Moneyness: A description of a derivative relating its strike price to the price of its underlying asset. Moneyness describes the intrinsic value of an option in its current state.) qu’ il ne faut pas sous-estimer.
    En 2002 Greespman disait “The Federal Reserve confronts a difficult if not intractable problem: providing a nominal anchor to a dynamic market economy”. Le Marché des produits dérivés a remplie cette fonction de nominal anchor du système financier.
    Et Jean-Claude Trichet avec l’ eclattement de la crise en 2007 declare : “There is now such creativity of new and very sophisticated financial instruments . . . that we don’t know fully where the risks are located. We are trying to understand what is going on – but it is a big, big challenge.”
    Il s’agit la peut être d’immaturité du système… et se pose la question de capacités d’innovation…

  15. « Le troisième (3) mercredi (3) de chaque mois (3), 9 membres d’une société de l’élite »……
    Font des comptes sans comptes-rendus à faire dormir assis leurs meilleurs amis..
    Comptez sur eux ! Faites vos jeux !!!

    1. Vous pouvez vous moquer de moi, il n’empêche que je possède L’ORIGINAL de la première version de François Leclerc ! Un collector !!! Si, si 🙂

      Tous les mois, le mercredi, neuf membres

      Lequel ?
      Une soudaine perte d’information en ligne nous rend soudainement nostalgique de la semaine des quat’ Jeudi………
      « Le troisième (3) mercredi (3) de chaque mois (3), 9 membres d’une société de l’élite »…
      Là Hermés donnait beaucoup plus d’infos.

    2. And the original version is :

      On the third Wednesday of every month, the nine members of an elite Wall Street society gather in Midtown Manhattan.

      Faire est défaire, c’est pas forcément bien travailler .
      Hermes est donc aussi un déformateur voleur d’infos…….. 🙂

  16. « Les noms de ses membres sont ceux du gratin de la banque : Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup, Bank of America. »

    Je suis étonné de ne pas y trouver HSBC.

    Demander qui sont les responsables de la crise financière m’a valu d’être censurée .
    Or, Maître Dong nous donne ici les noms des grandes banques qui constituent ce club très fermé des prédateurs qui organisent la crise .
    Ce ne sont pas des banques qui prennent et qui signent les décisions, mais des êtres humains, les membres du C.A. des méga-banques qui constituent le club très fermé des prédateurs responsables de la crise financière et de l’endettement de pays . Les noms de ces membres de C.A. sont connus .
    Ce n’est pas à d’innocentes futures générations ni aux innocents salariés appauvris de tous les pays endettés de rembourser l’énorme dette, mais aux membres du C.A. de ce club fermé de banques prédatrices de rembourser sur leurs biens, jusqu’au dernier centime, l’argent qu’ils ont détourné par leurs manoeuvres, leur entente illicite, leur délit d’initiés .

    1. « des êtres humains » ne vouliez vous pas dire des robots ? ou des créatures du diable envoyés sur terre pour désespérer les humains ?

    2. membres du C.A. de ce club fermé de banques prédatrices de rembourser sur leurs biens, jusqu’au dernier centime,

      exact ! Mianne, comme souvent a de bonnes idées …..

    3. Trop facile de prétendre que les coupables sont des robots : ce sont des hommes et des femmes, les membres des conseils d’administration de ces 9 mégabanques qui se gardent pour eux des informations, qui se concertent, qui prennent les décisions, qui les signent et qui empochent illégalement des milliards d’euros qu’ils veulent faire rembourser par des innocents .

  17. J’aime bien nos amis qui essayent de nous expliquer la virtualisation de la monnaie en truffant ici où là leur démonstration, de sorte que au bout du compte, sauf à être un spécialiste on n’y comprends rien!
    mais se sont-ils simplement, un jour, posé la bonne question?

    a quoi cela sert-il?

    de la réponse, jaillira la lumière (qui doit si aveuglante, que peu la perçoit)

  18. Si vous souhaitez connaître l’ histoire de Goldman Sachs jusqu’à ce jour, je vous conseille « La banque » de Marc Roche (Albin Michel)

  19. j’attend avec impatience la publication des documents de wikileaks concernant une banque americaine edifiant ca le sera surement, puisque q’uon parle d’un ecosysteme de corruption
    meme si paradoxalement ca risque de provoquer son ecroulement ,bank run etc…

  20. « Cette histoire appelle-t-elle d’autres commentaires ? » : oui, celui que voici. Avant, c’était donc AIG qui contrôlait ce marché, et ça n’a pas marché très bien. Maintenant, ce sont des banques, et ça n’a pas l’air de marcher non plus. Bon, alors, faut trouver quelqu’un d’autre. Les ordinateurs qui vont venir avec de la « transparence » dans les CPU ? Permettez que je m’esclaffe. La Fed peut-être ? L’ONU ? Un comité de citoyens ? Je m’esclaffe ! Je m’esclaffe ! Rien ne marchera jamais !

  21. a titre info et pour le rappel soit dit en passant louise story mais pas seulement matt taibbi janet tavakoli,zero hedge etaient mis a l’index par golman sachs c’etait toujours sur zero hedge il y a quelque mois,des auteurs qui mettent en evidence les pratiques frauduleuses et mafieuses des banques
    wall street versus main street .

    1. Il ne faut plus dire  » les pratiques frauduleuses et mafieuses des banques », c’est trrop vague, mais accuser nommément les membres des conseils d’administration de ces mégabanques qui ont garfdé pour eux des informations, qui se sont concertés, ont pris des décisions, ont donné des ordres, apposé leur signature , investi en connaissance de cause , empoché de fabuleux bonus . Tout cet argent empoché illégalement doit être entièrement remboursé par les responsables et les bénéficiaires proches ou lointains de ces multiples escroqueries, plus une grosse amende proportionnelle à leur degré d’implication dans ces opérations financières .

  22. Lundi 13 décembre 2010 :

    La Banque centrale européenne (BCE) envisage de demander une augmentation de son capital aux pays membres de la zone euro, a-t-on déclaré à Reuters de sources proches de la BCE.

    L’une d’entre elles a précisé que l’une des options sur la table était le doublement du capital de la BCE, qui, selon les sources, s’inquiète des pertes potentielles liées aux achats d’obligations auxquels elle procède depuis le mois de mai.

    La banque centrale de la zone euro a annoncé lundi avoir acquis pour 2,667 milliards d’euros d’obligations lors de la semaine au 10 décembre, contre 1,965 milliard la semaine précédente, ce qui porte ses rachats totaux à 72 milliards d’euros.

    La BCE avait décidé de procéder à ce type de rachats après le plan de sauvetage établi par la Grèce.

    Les montants hebdomadaires achetés atteignent ces semaines des niveaux jamais vu depuis le mois de juin dans un contexte de plan d’aide à l’Irlande, deuxième pays membre de la zone qui a dû faire appel à une assistance extérieure.

    La Grèce et l’Irlande ont ou vont recevoir un total de 195 milliards d’euros, des fonds fournis par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Bon nombre d’analystes pensent que le Portugal sera bientôt le prochain sur la liste.

    La BCE ne donne pas de détails sur ces achats, mais la plupart des analystes estiment que la banque centrale concentre ses achats sur la dette des pays en difficulté tels que l’Irlande, la Grèce et le Portugal.

    « En ce moment, les montants achetés par la BCE restent modestes, mais que se passerait-il si, d’une part, les volumes achetés augmentaient de manière sensible et que, d’autre part, les obligations perdaient tout à coup 30 % de leur valeur », a dit l’une des sources.

    La BCE s’est refusée à tout commentaire.

    Sa base de capital souscrit est de près de 5,8 milliards d’euros, alors que la taille de son bilan s’approche des 138 milliards d’euros, selon le dernier rapport annuel de la BCE.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE6BC0XO20101213

    1. Les états ne valent rien mais rien ne vaut les états.

      De lire cette augmentation de capital auprès d’états soit disant insolvables dont les taux d’emprunts ne peuvent que monter, celle ci demandée parce que justement la BCE sauve les banques privées de la dettes des dit états, ça me fait gerber…

  23. le propre des pratiques mafieuses est justement de ne pas les exposer publiquement force est de constater qu’il n’y a eu aucune condannation, a part le pauvre bernie .ou sinon on presente ces pratiques comme des faits d’individus isoles.surtout ne pas parler de reseau,de collusion,de trafic d’influence ou meme d’ecosysteme de corruption.etc….le fbi connaissait les pratiques frauduleuses des banques depuis 2004 william k black en parle tres bien.resultat

    c’est bernie qu’a tout pris .chez nous c’est kerviel.la fraude dans le monde de la finance est erige comme principe de base .en somme l’illegal est devenu legal et ce evidement avec la benediction des etats qui representent plus les interets des banques que celui des citoyens
    voyez ce qui s’est fait en grece en irlande

  24. à propos de pratiques mafieuses

    La loi du 7 décembre 2010 portant nouvelle organisation du marché de l’électricité, dite loi NOME, a été publiée au Journal officiel du 8 décembre 2010. Elle prévoit notamment la suppression des tarifs réglementés pour les entreprises et les collectivités à partir de 2015.
    L’Assemblée Nationale a voté le texte définitif dans la nuit du 24 novembre 2010.

    A partir du 1er janvier 2011, EDF aura l’obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité à ses concurrents: GDF Suez, Poweo, Direct Energie, etc. pour qu’ils puissent réaliser des profits au seul bénéfice des actionnaires.

    A l’horizon 2015, la loi devrait donc conduire à réévaluer les tarifs d’électricité pour les particuliers d’environ 25%, indiquait l’autorité de régulation du secteur dans ses hypothèses de travail.
    « Ce texte (…) va mécaniquement faire exploser » les tarifs d’électricité, a dénoncé l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.

    Du jamais vu : obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.
    Cette loi est une étape supplémentaire vers la déstructuration complète du secteur électrique, sous le prétexte fallacieux de permettre la sacro-sainte concurrence, qui dans le domaine de l’électricité, tout le monde le constate désormais, fait augmenter les prix.

    Pour les fameux compteurs dit intelligents qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très, très fort (vers les 300 €), et qui, de surcroît, ne seraient pas fiables : il ne faut rien signer !
    On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux compteurs, et de les changer : par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer quelque document que ce soit, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDfF ne pourra pas nous obliger à payer ces compteurs….
    Attention aux signatures : aucune, même pour la réception de travaux…

    http://news.google.be/news/search?aq=f&pz=1&cf=all&ned=fr_be&hl=fr&q=loi+nome

    1. Bien vu, Horse Power.

      Et c’est là que nous voyons la « force » publique.

      Tel que Giscard décida que le téléphone français serait de la meilleure qualité possible, le pays récolte les fruits de cet investissement que nous avons tous fait ensembles.
      Dans le nucléaire, c’est le même principe.
      Hors, avec un parc vieillissant, les frais d’entretien ainsi que l’obligation de plus en plus contraignante de prendre en compte les déchets font que l’investissement devient moins rentable.

      Mais ce n’est pas tout.

      Comme certains ici ont dû le remarquer, un « investisseur » privé n’investit PAS DU TOUT.
      Non non.
      Il tue la poule aux oeufs d’or en voulant le maximum TOUT DE SUITE quitte à tuer sa source d’argent.
      Cela est la jonction entre la dimension de courtermisme et d’individualisation de tout « investisseur ».

      Après moi, le déluge.

  25. La Banque Centrale Européenne a racheté plusieurs dizaines de milliards d’euros d’obligations d’Etat.

    Problème : ce sont des obligations de l’Etat portugais, de l’Etat irlandais, de l’Etat italien, de l’Etat grec, de l’Etat espagnol. Ce sont des obligations pourries. Ce sont des obligations qui n’ont aucune valeur.

    Conséquence : le bilan de la Banque Centrale Européenne est un véritable désastre.

    La BCE possède un capital beaucoup trop faible comparé à ses engagements.

    Dans le bilan de la BCE, nous trouvons des dizaines de milliards d’euros d’obligations pourries.

    Les contribuables européens vont donc être obligés de recapitaliser la Banque Centrale Européenne !

    Mardi 14 décembre 2010 :

    La Banque Centrale Européenne théoriquement en faillite ?

    Et oui… Car on oublie souvent qu’une banque centrale, c’est avant tout… une banque…

    « Last Week The ECB Bought A Whopping € 2.7 Billion In Sovereign Bonds. »

    La semaine dernière, la Banque Centrale Européenne a acheté 2,7 milliards de dettes souveraines.

    Achat de dette des PIIGS par la BCE :

    http://auxinfosdunain.blogspot.com/2010/12/la-bce-theoriquement-en-faillite.html

    1. « Les contribuables européens vont donc être obligés de recapitaliser la Banque Centrale Européenne ! »

      Avec quel argent? De toute façon les dirigeants de la BCE savent que l’euro c’est terminé alors quelle importance tout ça? foutu pour foutu autant faire tourner la planche à billets, ça permet de gagner du temps.. mais pour faire quoi? je crois qu’eux même l’ignorent.

  26. pour ceux qui lisent l’anglais et qui douteraient encore de l’origine criminelle de cette crise, et quelle en est la composante essentielle ,c’est sur zero hedge.

    failing to prosecute wall street fraud is extending our economic problems

  27. l’article sur zero insiste bien sur la corruption et son caractere institutionnel et ses differents acteurs ,fed, wall street, sec etc…… appuye par les analyse de roubini,stiglitz,akerloof,chossudovsky et d’autre encore que je ne cite pas

  28. La BCE songe à une augmentation de capital. L’Allemagne serait d’accord.

    La Banque centrale européenne (BCE), qui soutient depuis plusieurs mois en achetant de la dette les pays les plus fragiles de la zone euro, envisage d’augmenter son capital, a indiqué mardi 14 décembre à l’AFP une source européenne, et l’Allemagne appuierait cette démarche.

    La BCE envisage de demander aux banques centrales nationales qui détiennent son capital de l’augmenter, selon une source européenne proche du dossier.

    Une augmentation de capital sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la BCE jeudi 16 décembre, et des discussions sont en cours entre l’institution monétaire européenne et les banques centrales nationales, selon cette source.

    Le capital de la BCE a une valeur nominale de 5,76 milliards d’euros par rapport à une somme de bilan de 138 milliards d’euros, selon son rapport annuel de l’an dernier.

    Son capital est détenu par les banque centrales de tous les pays de l’Union européenne. Les pays de la zone euro en possèdent environ 70%, les autres pays de l’Union Européenne 30%.

    La BCE, garante de la stabilité des prix dans la zone euro, a décidé au printemps dernier sur fond de crise de la dette grecque d’intervenir directement, en achetant des titres des pays les plus malmenés sur les marchés.

    A ce jour, elle a acheté pour 72 milliards d’euros d’obligations principalement grecques, portugaises et irlandaises.

    En réalité, ces achats sont réalisés par la BCE et les banques centrales nationales qui composent avec elle l’Eurosystème, dont la somme de bilan avoisine les 2.000 milliards d’euros.

    http://www.romandie.com/ats/news/101214141140.jvb9h9gp.asp

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