BFM RADIO, LUNDI 27 DECEMBRE A 10h45 – L’ANNEE QUI S’ACHEVE

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

D’abord, un petit rappel. Le cadre global, c’est celui d’un système où l’argent manque en général là où il est nécessaire. Il faut alors l’emprunter et payer des intérêts. Comment se détermine le niveau des taux d’intérêt ? C’est le produit d’un rapport de force où interviennent trois facteurs : 1) l’offre et la demande de capitaux, 2) le rendement de l’économie (on est « partageux » quand le choses vont bien, beaucoup moins quand elles vont mal) et 3) le risque de contrepartie, c’est-à-dire le risque de non-remboursement. (Les économistes mentionnent aussi l’anticipation de l’inflation. Une « anticipation » est une représentation, elle peut déterminer le degré de résolution individuelle mais elle n’a aucun impact sur le rapport de force entre prêteur et emprunteur).

Quand, comme aujourd’hui, les taux sont élevés essentiellement parce que la part « prime de risque » est élevée, l’emprunteur se trouve pris dans un cercle vicieux : la prime de risque élevée accroît sa difficulté à rembourser, autrement dit augmente son risque de défaut. C’est le drame de l’Europe aujourd’hui.

L’Europe doit réduire ses déficits, aggravés par la crise financière et économique, d’où l’austérité ; elle doit aussi relancer la machine économique, ce qui exclut l’austérité. Les agences de notation qui mesurent le risque réclament bien entendu les deux. C’est l’impasse ! Pas nécessairement : il existe une solution : augmenter les salaires bas et moyens et baisser parallèlement (pour éviter toute inflation) les revenus du capital et les salaires extravagants. Entre une solution pareille et l’impasse, on n’hésite pas une seconde en haut-lieu : l’impasse fait l’unanimité !

Les États-Unis ont joué cette année sur le statut de monnaie de référence du dollar américain. L’argent ne coûte rien dans ce pays : quand il manque, on en imprime. Cela durera tant qu’il y aura une demande internationale pour le dollar. Si elle s’évanouit, le dollar s’effondre. Les États-Unis doivent aussi relancer leur économie. Ils ont choisi de reconduire une fiscalité amicale aux grosses fortunes. L’argent dégagé de cette manière ne pourra pas s’investir dans une économie déprimée, une partie sera consacrée à l’achat de produits de luxe, l’autre se retrouvera dans la spéculation, c’est-à-dire dans la prédation sur l’économie mondiale. Est-ce bien de cela que nous avons besoin ?

La Chine a entrepris sur le tard sa révolution industrielle. Dans un contexte où une monnaie nationale, le dollar américain, est aussi monnaie de référence, il n’existe qu’une seule solution : celle que la Chine a choisie, ancrer sa devise nationale à la monnaie de référence. Le dollar devient monnaie de singe ? qu’importe, le yuan le devient aussi ! et le commerce entre les deux pays se poursuit sur une base inchangée.

Le mélange de dirigisme et de capitalisme sauvage auquel recourt la Chine en ce moment est détonnant : bulle immobilière aujourd’hui, inflation demain, bulle boursière après-demain, etc. Cela ne peut fonctionner que dans le cadre d’un système politique autoritaire où des changements de cap instantanés sont possibles : séduire les investisseurs aujourd’hui, les assassiner demain, pour les ressusciter après-demain, si nécessaire. Il faut avoir le cœur bien accroché !

La Chine soutient aujourd’hui le système monétaire international tout entier à bout de bras : le dollar cette semaine, l’euro la semaine suivante et le yen la semaine d’après. C’est son intérêt bien compris, dit-on. Le jour où elle cessera de le faire, ce sera parce que cela aura cessé d’être son intérêt bien compris. N’empêche, on l’accusera alors sûrement de tous les maux.

La Chine réclame depuis l’année dernière une refonte du système monétaire international. On ne l’écoute que d’une oreille distraite. Si l’on ignore sa proposition, la guerre sino-américaine aura lieu sur le marché des capitaux et il n’est pas difficile de deviner qui l’emportera. Mais on n’évitera pas les dégâts collatéraux parmi les spectateurs, pour employer l’expression consacrée. Avis aux Européens.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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152 réflexions sur « BFM RADIO, LUNDI 27 DECEMBRE A 10h45 – L’ANNEE QUI S’ACHEVE »

  1. J’en profite pour faire part de 2 ouvrages dans l’air du temps ….. mais après l’indignation , il faudrait peut être agir ?
    « Indignez-vous », court livre de 25 pages à 3 euros, à ce prix là, on peut en offrir à toutes ses connaissances
    et
    « Qu’ils s’en aillent tous ! » qui est un pamphlet et un manifeste

    Joyeux Noel et Bonne année 2011 à tous !

  2. Quand l’Islande réinvente la démocratie

    Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

    Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

    Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

    C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

    Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

    Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

    http://www.cadtm.org/Quand-l-Islande-reinvente-la

    1. La Suisse pourrait aussi nous donner des éléments de réponse en nous permettant d’ adapter leur modéle de démocratie directe constitutionnel à la France.
      QU’en pensez-vous?

    1. cher dissy,
      votre post sur la democratie islandaise etait tres rafraichissant et je vous en remercie.
      Par contre, quel plaisir avez vous a balancer a tout va des articles anti-euro ? D’autant que ceux-ci, pour les avoir lu, et selon mon humble avis, son denue de tout interet. Par exemple le 1er accuse l’euro de faire baisser les salaires. C’est meme dit dans l’article: « Bref, la monnaie unique pousse les salaires à la baisse » … mais sans aucun argumentaire !! Les salaires baissent partout (meme aux US et au UK), et cette baisse est une resultante du capitalisme mondialise (mise en concurrence de toute part avec recherche de profit immediat). Rien a voir avec l’euro.
      A qu’il est facile de taper sur (au choix) l’euro ou l’UE quand ca va mal !!

      ps: les fana du forex se regaleraient d’une disparition de l’euro … un vrai champs de foire

  3. La moitié des Allemands sont mécontents de l’euro

    afp
    La moitié des Allemands (51%) sont mécontents de l’euro, selon un sondage à paraître lundi dans le quotidien populaire allemand Bild. Selon ce sondage réalisé en ligne entre le 20 et 22 décembre auprès de 1.068 personnes par l’institut allemand YouGov, seuls 44% des Allemands se satisfont de la monnaie unique. Toujours d’après ce même sondage, 49% des Allemands souhaitent le retour du Deutsche Mark, contre 41% qui le refusent, écrit Bild, journal à grand tirage volontiers critique envers l’euro. Le 10 décembre, un sondage publié par la première chaîne de télévision allemande ARD faisait lui état d’une large majorité d’Allemands (60%) souhaitant garder la monnaie unique européenne malgré la crise actuelle en zone euro.

    1. Il faut se méfier de ce que diffuse « Bild-Zeitung ». Ce journal ne pas reputé comme sérieux. Mais il est vrai qu’une immense majorité des allemands – hormi la classe politique et à l’exclusion de l’industrie allemande – sont sceptiques à l’égard de l’euro et souhaitent le retour du Mark, symbole du miracle économique et des vertus nationales.

    2. Il serait bien de rappeler aux dirigeants Allemands (je suis un idiot de base, mais si à chaque fois qu’on parlait d’un pays, d’une culture, d’une religion, plutôt que de généraliser on préciser qui? ce serait bien), que sans l’EURO, le mark serait l’équivalent de 2 dollars et détruiraient tout potentiel d’exportation (sans l’euro donc pareil pour les 26 autres pays Européens).

    1. Bien vu Dissy.
      Et le pire, c’est qu’avant la rapine des « Too Big To Fail » que tu décris c’est le même dynamique d’accumulation du capital
      1) qui a creusé les déficits publics par exonération d’impôts et charges sociales massives sous les régimes de droite sans complexe et « gauche plus rien ».
      2) qui a empoché le service de la dette qui mine le budget
      3) qui a haussé le taux d’exploitation conduisant à une crise de surproduction, qui a explosé en 2007 après épuisement des subterfuges de l’endettement généralisé.

    2. @Charles A

      – Encours des assurances-vie en France 2010 : 1 300 milliards d’euros.
      – Rendement moyen, net de frais de gestion, brut de prélèvements sociaux 2009 : 4%.
      – Soit un revenu des « assurés » français de : 52 milliards d’euros.
      – Nombre d’emplois salariés en France 2010 : 18 millions.
      – Rente des assurances-vie en 2009 / Nombre de salariés = 2889 euros.

      Soit plus de 2 mois de SMIC brut par salarié français qui est versé en revenu du capital à nos épargnants de tout poil, sachant qu’un bon tiers de cette rente (35% exactement, source FFSA) est payé par des contribuables européens, les provisions mathématiques vie étant constituées pour cette proportion d’obligations d’État européennes.

    3. Eh oui! Cette dette n’est pas la nôtre. En tout cas pour l’argent foutu en l’air pour « sauver » les banques.

      Mais faut dire quand même qu’avant la faillite de Lehman Brothers en 2008, la France avait déjà 1250 milliards de dettes! Une paille!!!

      Remarquez bien que le principe des emprunts d’Etat est très semblable au mécanisme classique de l’assurance: le souscripteur, l’assuré et le payeur peuvent être 3 personnes différentes.
      Dans le cas d’un emprunt d’Etat, le souscripteur est le pouvoir politique, l’assuré est l’Etat en tant que personne morale, le payeur est le contribuable.

      Pourquoi assurer l’Etat? Pour qu’il continue de financer ses dépenses régaliennes et sociales.

      L’Etat a même dû emprunter en urgence 930 millions en décembre rien que pour payer les fonctionnaires ( source europe1 dont voici un extrait ) :
      – « La France a emprunté « en urgence » 930 millions pour payer les salaires de certains fonctionnaires.
      Le Sénat a validé mercredi l’ouverture « en urgence » de nouveaux crédits par l’Etat, pour un total de 1,39 milliards d’euros. A quoi vont servir ces nouveaux crédits ? Non pas à investir, mais tout simplement à payer le salaire de décembre des fonctionnaires de huit ministères, dont celui de l’Education nationale. Sur cette somme de 1,39 milliards, « 930 millions d’euros seront destinés à couvrir des dépenses de personnel », a expliqué, dans un communiqué, la commission des Finances du Sénat.
      Ces crédits sont compensés par des annulations de dépenses dans d’autres postes. Ils ne devraient donc pas aggraver le déficit, selon la commission des Finances du Sénat. »

      Voilà encore une belle fournée d’emprunts d’Etat que les assureurs-vie ont encore souscrit en partie, au nom des 42% de français qui détiennent une assurance-vie.
      Et pour financer des salaires!
      Et si l’on voulait être polémique, on pourrait même dire que les assureurs-vie par le biais des souscriptions d’emprunt d’Etat, paye des salaires (même partiellement) que l’Etat ne peut pas payer!

      C’est le serpent qui se mord la queue!

      Alors qui sacrifie-t-on sur l’autel: les salaires des fonctionnaires ou les assurances-vie? Les deux?
      Les deux, je le crains. Les événements nous donneront raison et il n’y aura que des mécontents.

      Comme quoi comparer des rentes d’assurance-vie à un nombre des salariés n’est pas toujours adéquat.

    4. @tano

      Comme quoi comparer des rentes d’assurance-vie à un nombre des salariés n’est pas toujours adéquat.

      Pas ben clair et franc comme un âne qui recule votre laïus monsieur otan ou nato, j’sais plus…
      Ce que je sais, c’est que le gonze ou la gonzesse qui se font péniblement 1050 euros par mois, ils comprennent très bien ce que ça veut dire. Ça veut dire que les ceusses (42%) qui touchent un salaire ou un revenu du travail 2, 3, 4, 5, 10… fois plus élevé qu’eux, ben ils se palpent en sus et en moyenne encore plus de 2 mois de leur salaire de smicards en rente d’assurance-vie. Encore plus que deux mois de salaires qui devraient aller dans leur poche. Et encore plus que deux mois de salaires qu’on prend dans leur poche. Encore plus que deux mois de salaires qu’on leur vole.
      C’est adéquat comme ça ?

    5. @ Vigneron

      Tano c’est le diminutif pour le prénom italien gaetano.

      Quant à mon raisonnement, il tend à démontrer que si l’on casse à un bout de la chaîne, c’est toute la chaîne qu’on met en péril.

      Autrement dit, si en 2011 il y a un krach obligataire lié aux spéculations sur les dettes souveraines (les emprunts d’Etat), tout le monde sera lessivé:
      – les assurés qui auront vu leur épargne fondre
      – les Etats qui ne pourront payer les intérêts de leurs dettes et qui iront à la banqueroute
      – les fonctionnaires qui de fait seront payés… ou pas (cf ligne du dessus)
      – les retraités qui seront payés… ou pas (cf idem)
      – les entreprises privées qui ne pourront supporter une telle dépression et licencieront
      – Etc, etc…

      Bref, que des perdants. C’est ça que je voulais démontrer.

      M. Jorion a une partie de la solution: augmenter les salaires pour resolvabiliser la demande.

      En contrepartie, il faudrait dévaluer d’autant notre monnaie pour arriver à soutenir la concurrence sauvage chinoise.
      Et remettre des droits de douane pour que l’argent dépensé ne se perdent pas dans les produits importés, mais reste dans nos entreprises, ou au moins celles de l’Europe.

      Et puis, remettre de l’ordre dans les marchés du crédit à la consommation pour éviter que ces hausses de salaires n’aillent disparaître dans une nouvelle trappe des remboursements usuraires des filiales des grandes banques (cetelem pour BNP, Sofinco pour la SocGen…)

      Etc, etc…

  4. J’ai capté sur le chemin du retour l’émission hebdo « L’esprit public » de France Culture dont le thème était « La crise financière ». Invité de marque et surtout analyste pertinent, Michel Aglietta.
    Les intervenants habituels se contentaient de questionner l’expert qui dressait un état des lieux et surtout livrait des CLEFs pour emprunter des chemins nouveaux & vitaux pour lesquels le temps nous est compté.
    Je réécouterais DQP afin de consigner et faire une synthèse à diffuser pour éclairer et détourner des voies verglacées et de l’écoute des sirènes et autres Loreleï.
    La problématique de l’Europe était posée également. On progresse.

    http://www.franceculture.com/emission-l-esprit-public-l-esprit-public-michel-aglietta-la-crise-financiere-2010-12-26.html

  5. La guerre sino-américaine aura lieu sur le marché des capitaux et il n’est pas difficile de deviner qui l’emportera

    Ah? apparemment, j’ai des difficultés à deviner. Pouvez-vous être plus explicite?

    1. L’Europe va perdre cette guerre sino-US, Avec un euro trop fort qui flinguera le peu d’exportations qui nous reste.

      Cela va flinguer l’Europe, … enfin, sauf la Suisse!

  6. La planche à billets américaine (imitant la japonaise depuis vingt déjà) est une façon de répondre à la « monnaie qui disparaît » – dans les coffres forts. Pourquoi se gêner dans ce cas?
    Au fond, la « monnaie disparaissante » est une nouveauté, en tout cas à cette échelle.
    Par certains côtés, certains seulement, celle-ci ressemble (un peu) à la « monnaie fondante » qui, elle aussi, « disparaît » par le marquage du temps dont elle serait pourvue. il y a cependant des nuances techniques qui font toute la différence: la » monnaie marquée par le temps » ne disparaît pas dans les coffres, n’est pas déflationniste et circule parfaitement.
    Mais, peu importe, au fond, les banques centrales doivent apprendre dans ce monde capitaliste en train de s’effondrer.
    Il suffirait, pour transformer la planche à billets et imprimer désormais une date limite sur tous les nouveaux dollars émis. Avec démurrage. Dans ce cas, la disparition de ces billets nouveaux n’aura plus lieu, et le problème serait résolu.
    Au fond, confusément, les banques centrales sentent bien que les liquidités émises en excès et qui ne circulent pas peuvent devenir, un jour, un problème quand cette monnaie de singe déclenchera l’hyperinflation.
    Ainsi sommes-nous au milieu du gué, l’abandon de la monnaie or est bel et bien consommé, heureusement.
    Quant à l’augmentation des salaires et la réduction des profits, « on » ne peut qu’être pour, sauf que le rapport de forces est, avec la monnaie actuelle, trop favorable au capital et trop défavorable aux travailleurs.
    Alors, cela restera un voeu pieux, mais nous sommes au moment des meilleurs voeux pieux pour 2011. Alors, lâchons-nous!

    1. rien n’empêche à l’estonie d’adopter l »euro, mais en interdisant à leur banque la spéculation, uniquement la banque commerciale…point (ce sont nos couillus (leaders) européens qui risquent ce ne pas accepter…!

  7. Bonjour
    Voici ce qu’écrit Mr Jorion…

    Ils ont choisi de reconduire une fiscalité amicale aux grosses fortunes. L’argent dégagé de cette manière ne pourra pas s’investir dans une économie déprimée, une partie sera consacrée à l’achat de produits de luxe, l’autre se retrouvera dans la spéculation, c’est-à-dire dans la prédation sur l’économie mondiale. Est-ce bien de cela que nous avons besoin ?

    Je ne pense pas comme vous Mr Jorion.
    Cet argent dégagé de cette manière sert surtout à ACQUÉRIR le pouvoir de distribuer des biens de premières importances comme l’eau,l’électricité,les transports,l’alimentation,la santé etc etc.à leur profit et en VRAIE Monnaies..
    aussi le placement en œuvres d’Art,or,bijoux,immobilier etc et tout ceci au PRIX du PAPIER.

    Ensuite ,rétribuer le fruit du travail ?
    De – en – de travail car remplacer par une technique bien plus performante,(tant mieux).
    Quand à la Chine ,elle sert d’alibi comme Al Quaida à l’époque…

    Merci de votre attention et surtout de joyeuses fêtes de fin d’Année

    1. Bonjour Regoris,
      Pendant que j’étais si prolixe dans mon commentaire, je n’ai pas vu le vôtre en cours de publication mais qui sensiblement évoque le même problème, en bien plus court… 😉

      En résumé, beaucoup de bien et services de première nécessité apparaissent déjà luxueux pour un nombre de plus en plus grand de foyers…
      En outre, tout l’appareil de production y trouve son compte, à bénéfices égaux, compensant mécaniquement la baisse contrainte de la demande par une hausse des prix…
      Mais, où va t-on ?

      Cordialement – Philippe

    2. @ En résumé, beaucoup de bien et services de première nécessité apparaissent déjà luxueux pour un nombre de plus en plus grand de foyers

      merci ,L’INDISPENSABLE plutôt, comme aux USA ,mourir ou payer pour se faire soigner …
      Pour le PDG de Nestlé dont l’un de nos aimables intervenants nous fournit le lien vidéo il y a peut, »L’EAU a un PRIX et il faut le faire comprendre » »il ne manque pas d’air ce PDG ?(ah oui,l’air aussi à une valeur…

      En résumé,l’argent virtuel sert à acquérir des BIENS non virtuel,terrains(aliments)immeubles,eau,espace et bientôt le rêve(internet contrôlé) et en général TOUT ce dont nous avons besoin pour vivre ..
      C’est pourquoi je pense dire que c’est pas l’expansion du luxe qui est important car c’est juste un détail sans importance.
      encore merci à Mr Jorion et à vous tous que j’adore

  8. onjour Monsieur Jorion,

    Cette conclusion est incontournable :

    L’argent dégagé de cette manière ne pourra pas s’investir dans une économie déprimée, une partie sera consacrée à l’achat de produits de luxe, l’autre se retrouvera dans la spéculation, c’est-à-dire dans la prédation sur l’économie mondiale. Est-ce bien de cela que nous avons besoin ?

    Mais peut être faut il aller un peu plus loin dans le schéma :
    Parlant de l’industrie du luxe, on y classe des biens et services d’exception sous prétexte d’un savoir faire jugé « hors du commun » ou quasi unique, dans sa pseudo qualité, par, et, dans les sphères de la mode et de l’art qui se prêtent a ce jeu (pour ma part, totalement hallucinant d’absurdité…).
    L’industrie du luxe est un modèle de production idéal dans la mesure où la valeur ajoutée, sur des coûts de production toutefois très normaux, ne se calcule pas selon l’offre et la demande de masse mais bien sur une spécificité de désir émanant de consommateurs richissimes qui utilisent ces produits et services en vue de se démarquer distinctement du reste de la population, ce qui n’a pas de prix à leurs yeux.
    Nous parlons donc bien de produits et services dont la fabrication reste toutefois classique et réalisable par n’importe quelle autre industrie si ce n’est qu’ils sont qualifiés d’exceptionnels que par la volonté de consommateurs qui se prétendent de même (exceptionnels), capables de payer 10, 20 ou 10 fois le prix que ne valent réellement ces produits.
    Ces produits et services de luxe sont tout sauf nécessaires puisqu’existant aussi sous format « grand public », seul le prix de vente et la rareté organisée volontairement les rend différents de ceux de la grande distribution, et uniquement accessibles par les plus financièrement nantis.
    Pour le producteur du luxe, c’est l’idéal… : Vendre avec une marge commerciale dont le coefficient peut aller à l’infini selon les coûts de production, dans un système sans grande concurrence.
    Ce n’est pas le cas de l’industrie classique de production de bien et service de « grande consommation », et quel que soit le secteur, dont la marge commerciale nette excède rarement plus de 20% (très souvent moins). Ces industries n’ont d’autres solution, alors, pour atteindre les objectifs bénéficiaires souhaités, que de tabler sur la quantité vendue.
    L’industrie classique est présente dans tous les secteurs nécessaire à nos existences, allant de l’agro-alimentaire, l’hygiène, passant par l’automobile, l’ameublement, le vêtement, l’électronique, la production d’eau, d’énergie, bref, de tout dons nous pouvons avoir besoin pour vivre dans un confort relatif.
    Ces produits ont longtemps été « accessibles », en terme de prix d’achat, par une majorité de consommateurs, grâce à des facteurs essentiels : La maîtrise des coûts de production, une forte demande consommatrice pour des biens et services réputés nécessaires et une « relative sagesse » dans la masse salariale des dirigeants et l’objectif des bénéfices.
    Cependant, à la différence de l’industrie du luxe, l’industrie « classique » doit mettre en œuvre d’énormes unités de production pour répondre aux besoins quantitatifs d’où une plus grande « pénibilité » quant à la gestion structurelle, générant également tous les soucis de management d’une masse salariale considérable, loin du confort des petites usines de production de parfum ou de chemisiers à fleurs signés…
    Un premier facteur a bouleversé quelque peu la donne, surtout en Europe, par l’instauration du traité de Lisbonne et l’introduction de l’euro, qui a été un des premier motifs de dérèglement de la notion de prix, pour les mêmes produits, qui, malgré la parité monétaire, se sont vus soudain augmentés dans des proportions importantes, sans l’existence d’une réelle contrainte liée à l’usage de la nouvelle monnaie.
    Le second grand facteur fut l’arrivée de « la crise » que nous connaissons aujourd’hui (et qui à mon sens a « bon dos » dans bien des domaines…)
    Cette crise entraîne des phénomènes économiques lesquels, pour le moment, touchent les plus basses couches de la population, privée d’emploi, donc de salaire, avec un pouvoir d’achat en baisse continue, ces familles voient aussi leur niveau de vie basique baisser drastiquement, incluant des sacrifices de tous ordres, en terme de produits de première nécessité, pour s’assurer de pouvoir payer les factures d’énergie, vitales, surtout en période hivernale.
    Pour ces ménages dont la part croissante a d’ores et déjà renoncé par force à l’achat de tout superflu, se contentant d’un logement à la limite de la salubrité pour beaucoup, tentant ainsi une économie sur le budget, le prix du mètre cube d’eau ou du kilowatt-heure, incontournables, devient de plus en plus luxueux, sachant qu’une facture moyenne d’EDF représente, pour un grand nombre de familles modestes, plus du dixième de la part du revenus mensuel.
    Sans faire la liste des impératifs vitaux, simplement survivre commence à devenir un luxe pour beaucoup d’européens… Faute à la crise, réellement ?
    Et quel phénomène voyons nous poindre depuis quelques temps ? A mesure que les pouvoirs d’achat s’amenuisent, la demande de masse se réduit également… Ce qui signifie aussi une baisse quantitative progressive chez les industriels, donc, de moindres bénéfices en perspective…
    Et là commence le cercle vicieux… Cédant aux contraintes des « acquis bénéficiaires » des investisseurs et actionnaires de tous poils, bon nombre d’industrie compensent la baisse des ventes par une augmentation des marges commerciales, rendant le produit encore un peu plus cher, de moins en moins accessibles par « les modestes » et de plus en plus coûteux pour l’autre classe dite « moyenne »…
    Cependant, l’industriel, lui, y trouve toujours son compte… Sans toucher à ses bénéfices, la réduction de la demande réduit aussi la masse des coûts de production, par le licenciement, la baisse des prix de la sous traitance obligée de s’aligner pour garder le contrat, des besoins moindres en certaines matières première fait aussi baisser les prix…
    En conclusion, lorsqu’un prix atteint certains niveaux, ceux qui n’ont plus les moyens de d’acquérir le bien ou le service s’en abstiennent. Cela fait directement baisser la demande mais aussi l’effort de production.
    Dans ce processus, on constate la privation de plus en plus d’individus, devenus trop pauvres, qui n’ont plus accès à certains biens et service, dont certains vitaux, comme par exemple, l’accès à l’électricité ou à l’eau courante, que les compagnies n’hésitent pas à couper dans les familles qui n’ont plus les moyens de supporter les factures.
    Mais, cette baisse de la demande fait automatiquement augmenter les prix pour les autres, puisque l’industrie ne voudra jamais se départir des taux de bénéfices auxquels elles sont maintenant habituées.
    Et peu à peu, les plus pauvres seront éjectés du circuit de la consommation, la classe sociale immédiatement « supérieure » se retrouvera peu à peu à devoir compenser la baisse de la demande en payant à son tour de plus en plus cher…
    Et, toujours peu à peu, les industriels se débarrasseront de la contrainte de la production de masse, réduisant leur activité à de petites unités de production de biens qui seront à leur tour devenus trop luxueux pour une majorité d’humains mais toujours accessibles au prix fort par les même nantis dont je parle plus haut…
    A bien des égards, ce schéma résout également bon nombre de problèmes environnementaux mais, à quel prix pour une majorité de la population ?
    Oui, on peut alors dire que l’industrie du luxe a encore de beaux jours devant elle…
    Bien à vous, cordialement – Philippe

    1. L’indistrie du luxe comme vous dites ne serait-elle pas qu’un leurre destiné à ceux qui maintiennent un système inhumain en vie alors qu’il est en comas dépassé ? et en prime un leurre pour ceux qui ne peuvent y accéder, mais qui doivent en rêver ?

    2. Philippe MEON

      oui,je viens de lire votre commentaire et vous remercie ainsi que mr MARLOWE pour son aimable réponse..
      tout à fait d’accord avec vous.
      Juste une petite parenthèse.
      Les prix de base ,électricité,eau,chauffage servent d’alibis pour augmenter les abonnements en constantes hausses ainsi que les frais pharaonique de recouvrements ,les pauvres visés par ces pratiques sont exploités et sont esclaves des Banques qui leur prêtent cet argent pour leur faire payer encore + cher ces ressources indispensable à leur survie

    3. @ Marlowe :

      Je ne pense pas que le luxe soit spécifiquement un leurre, c’est juste une manière pour les nantis de tromper leur ennui en claquant notre pognon dans des trucs totalement inutiles et hors de prix…
      Le luxe, c’est la frontière qui les distinguent d’une plèbe qui ne peut, le voudrait elle (ce n’est en tous cas pas le mien…), accéder à ces fastes…

      @ Regoris :

      Oui, ce que vous ajoutez est vrai… C’est pourquoi à mon sens, il n’y a que deux solutions : soit le système D qui consistera a tricher ou voler pour sa subsistance, soit prendre e taureau par les cornes et défier le système par la désobéissance civile en faisant pression sur la classe politique dirigeante afin qu’elle légifère dans l’intérêt du peuple tout entier… Mais, bon, je ne me fais pas trop d’illusions quant au second recours…

    4. Oui, ce que vous ajoutez est vrai… C’est pourquoi à mon sens, il n’y a que deux solutions : soit le système D qui consistera a tricher ou voler pour sa subsistance, soit prendre e taureau par les cornes et défier le système par la désobéissance civile en faisant pression sur la classe politique dirigeante afin qu’elle légifère dans l’intérêt du peuple tout entier… Mais, bon, je ne me fais pas trop d’illusions quant au second recours…
      —————————————————————————————————————
      A mon avis agir honnêtement en refusant pour commencer les informations diffusées par la propagande TV et autres,supprimer cet asservissement .
      Pour ce qui est de gagner sa vie à la perdre ,il est trop tard car nous sommes esclaves des fantaisies créées pour nous perdre .
      Imaginer être est déjà délicat .
      Alors vivre en étant ce devenir utopique des idéologies de l’esprit? Reste le virtuel et c’est justement cela qu’ils affectionnent et développent à travers l’emprise des jeux ,des mondes de rêves…
      bonne nuit les petits

    5. @Regoris:

      …refusant pour commencer les informations diffusées par la propagande TV et autres,supprimer cet asservissement…

      Oui, pour ma part, ça fait n moment que je pratique le boycott quasi total de ce petit écran… Quant au monde des jeux et du virtuel, je n’en suis de toutes façons pas adepte… n’empêche que j’ai toujours de plus en plus de mal, comme beaucoup, à payer mes factures en fin de mois, alors que je n’ai aucun endettement ni même une voiture… (faut dire que je suis appointé aux normes des salaires espagnols, c’est à dire largement en dessous de ce qu’on peut gagner en france)
      Quant à être, j’en revendique le droit en qualité de composant de la nature et gare a`qui oudrait m’en priver… 😉
      Cordialement – Philippe

    6. Philippe MEONI
      merci
      cette composante de la nature,?du Monde,? de l’univers dont nous sommes …..
      Oui ,mais chacun est seul à la visualisé à la mesure de la perception permise par ses sens,assez limités mais si paisible …

    7. Dans un vieux pays catholique, quand nous ne pourrons plus payer l’eau du robinet, quand nos enfants crèveront d’avoir bu l’eau des rivières, alors nous prierons St Augustin!

    8. Dans l’industrie du luxe, les marges peuvent être considérablement + élevées mais l’essentiel du prix vient tout de même de la main d’oeuvre (part variable selon les secteurs, bien sûr). Le travail d’un bon artisan vaut cher, c’est normal, parce qu’il est rare. Mais surtout un produit de luxe coûte cher parce qu’il y a beaucoup d’heures de travail. S’il y a des gens qui souhaitent un produit de belle qualité quitte à payer + cher je n’y ai aucune objection.
      Le problème serait plutôt qu’il y ait peu d’artisan capable de vivre d’un travail de qualité à cause de la concurrence de production de moindre qualité mais très bon marché, rendue possible par l’exploitation de travailleurs exotiques et l’absence de protection contre le dumping social.

      Le bon moyen de maintenir une production volumineuse dont optimisée de produits de base est d’offrir des bons d’achat de produits à tarif social. C’est une décision politique à prendre, très simple : pour des revenus inférieur à tant par mois, un ménage peut payer une tranche d’eau gaz électricité à tel tarif, qui est nettement inférieur au tarif public, la différence étant payée par l’ensemble. Si même à ce tarif le ménage ne paye pas, le fournisseur peut se tourner vers l’autorité (mairie ?) qui a autorisé le tarif social (sans amendes ni frais de dossier).

    9. Bonsoir HP,

      Vous avez totalement raison concernant le travail artisanal bien que je ne range pas leurs œuvres dans la catégorie du luxe…
      Dans mon commentaire, je ne parle que de l’industrie du luxe, celle qui s’est mécanisée, sans vouloir faire de promo, mais sous entendant certains fabricants de bagages ou encore de foulards ou de parfums…
      Mais, là n’est pas le débat, effectivement, chacun en ayant les moyens peut effectivement s’adonner à ce type d’acquisition (que pour ma part considère tel un vrai gaspillage, mais ça n’engage que moi…).
      Ce que j’essayais d’expliquer, c’est que n’importe quel type bien ou service peut devenir luxueux selon la part de revenus qu’il consomme lors de son achat et l’on s’aperçoit de plus en plus que, pour un bonne part de la population très défavorisée, le banal kilowatt/heure d’énergie électrique, pourtant essentiel à la survie dans notre société, puisse être financièrement aussi inaccessible que de vouloir se payer une voiture sportive de couleur rouge avec un cheval pour logo…
      Sauf que, cette fameuse bagnole, on peut facilement s’en passer, alors que l’énergie utilisée au quotidien, non…
      Quant à votre solution, pourquoi pas, sauf que les industriels ne voudront pas réduire la part unitaire des bénéfices sur volumes et ne seront jamais d’accord pour brader une part de production qui leur coûterait si cher…
      L’exemple nous est donné dans le commerce du pétrole brut où les producteurs se sont aperçu que maîtriser la rareté faisait augmenter les prix d’achat et stabilisait les coûts de production… et je crois que la majeure partie des gros industriels sont désormais engagés sur cette même voie
      Merci de votre intervention, cordialement – Philippe

    10. >PM
      Il ne faut pas attendre d’un producteur privé qu’il décide une mesure sociale, il faut la lui imposer, c’est pour moi une évidence.
      D’ailleurs y en a marre de ces sociétés privées à qui tout est permit sous prétexte de devoir satisfaire leurs actionnaires en pressant ses travailleurs comme des citrons, le tout pour une utilité sociale quasi-nulle.

  9. Un Paul Jorion eminemien ! Dans le genre « I’m not afraid to take a stand » !

    Je reviens sur la sémantique que vous employé. « on n’évitera pas les dégâts collatéraux parmi les spectateurs, pour employer l’expression consacrée ».
    La question à se poser est qui sont les amis et qui sont les ennemis ? Dans l’armée, un dommage collatéral est censé apparaître de façon accidentelle, hors ici rien n’est fait pas hasard. On doit prendre position, faire des choix.

    Deux constats :

    – La Chine réclame depuis l’année dernière une refonte du système monétaire international.

    – Les États-Unis ont joué cette année sur le statut de monnaie de référence du dollar américain. L’argent ne coûte rien dans ce pays : quand il manque, on en imprime […] Les États-Unis ont choisi de reconduire une fiscalité amicale aux grosses fortunes.

    Pour ma part, mon choix est fait depuis belle lurette.

  10. Mais Paul, dis moi, ne penses tu pas que la guerre des capitaux que tu évoques aie déjà commencé ? J’en veux pour preuve la baisse de l’Euro… qui confirme tes propos.

  11. Paul:il existe une solution : augmenter les salaires bas et moyens et baisser parallèlement (pour éviter toute inflation) les revenus du capital et les salaires extravagants. Entre une solution pareille et l’impasse, on n’hésite pas une seconde en haut-lieu : l’impasse fait l’unanimité !

    Cette solution est alléchante car elle semble répondre à un soucis de justice et d’efficacité.
    Le premier soucis est largement partagé: c’est la meilleure répartition des richesses.
    Par contre, c’est une mesure que ne prend et ne prendra aucune bourgeoise.
    Elle signerait son déclin: inverser la répartition des richesses, c’est diminuer le taux de profit,
    donc pour le capital perdre pied dans la concurrence internationale.

    Autant la mesure pouvait se défendre dans les années 30,
    suite au retour au protectionnisme, donc dans des économies assez fermées,
    autant elle est impossible pour les économies ouvertes d’aujourd’hui.

    Certains affirment que si, si l’on revient au protectionnisme.
    Apprentis sorciers qui oublient, pour ne donner qu’un seul exemple,
    que la Chine concentre 80% des terres rares dont dépendent quantité d’industries hi-tech.
    La nouvelle répartition n’empêcherait pas un recul économique effroyable,
    et le risque de fascisme pour maintenir la domination du capital.

    Encore une fois, la bourgeoisie sait et voudrait bien, mais ne peut pas.
    Nos bourgeoisies ne sont ni sottes, ni impotentes, ni sadiques.
    Elles agissent dans le cadre que leur permet l’accumulation du capital.

    La seule façon de sortir de « l’impasse' » est une révolution sociale,
    soit le bon sens de mettre fin à la dictature du capital.
    C’est le devoir d’euthanasie d’un malheureux capitalisme sénile.

    1. La seule façon de sortir de « l’impasse’ » est une révolution sociale,
      soit le bon sens de mettre fin à la dictature du capital…..

      Bonjour, permettez-moi de vous poser deux questions qui me viennent à l’esprit après la lecture de votre post, ayant intégré par ailleurs que vous ne croyez pas (doux euphémisme) à la révolution citoyenne par les urnes :

      1. Quelle maille pour cette révolution sociale ? Limitée dans un premier temps en France ou Internationale compte tenu de la globalisation néo libérale?

      2. Comment canaliser le « bon sens » et comment démarrer cette révolution sociale (de façon spontanée ou par l’appel d’un leader charismatique)?

      Merci de vos éventuelles réponses.
      Bien cordialement.

    2. pour compléter les questions d' »argelès39, je pense qu’il faut se limiter à un protectionnisme par zone géographique de protection sociale comparable ou au moins pas très éloignée. c’est une illusion d’attendre que les salaires chinois ou roumains atteignent le montant des salaires français ou allemand….
      Quand aux terres rares et à l’industrie hi-tech, n’exagérons pas , ce n’est pas cela qui induira un recul économique « effroyable » ; les chinois apprécient les grands crus et vu leur prix qui atteignent des sommets, on pourrait facilement acheter quelques kilos de palladium, indium, dysprosium etc……..

    3. @ argeles39 dit :

      1. Quelle maille pour cette révolution sociale ? Limitée dans un premier temps en France ou Internationale compte tenu de la globalisation néo libérale?

      2. Comment canaliser le « bon sens » et comment démarrer cette révolution sociale (de façon spontanée ou par l’appel d’un leader charismatique)?

      Bonnes questions. Sauf à raisonner avec une guerre de retard sur des modèles, pas de réponse toute faite…Mais des pistes pour chercher à approfondir collectivement…

      Une révolution isolée économiquement, même en France, cela deviendrait difficile en quelques mois,
      sans compter l’agression des pays otanisés.

      Mais une révolution authentique (voir réponse à question 2…) en France pourrait entrainer une chaine de soulèvements populaires dans pas mal de pays, au-delà de l’Europe même.
      Les liens tissés entre orgas anti-capitalistes et la perspective d’une nouvelle internationale,
      comme le mot d’ordre de grève générale européenne relèvent de cette conviction que dans la crise qui commence l’internationalisme actif devient une possibilité et une urgence…

      Ce qui fait une révolution, ce sont les contradictions du système,
      qui ne permettent plus de vivre comme avant,
      des luttes qui avancent en profondeur et extension,
      jusqu’à provoquer des dissensions, et désordres dans l’appareil d’Etat,
      et enfin une stratégie révolutionnaire portée par une ou plusieurs organisations.
      Donc, ça ne se commande pas, mais c’est pas spontané non plus…

      Quant aux leaders charismatiques, d’un côté les médias les mettent en avant,
      dépossédant les travailleurs de leur autonomie et action propre.
      Mais d’un autre côté, leur niveau de culture, en France, s’est beaucoup élevé
      et ils ne sont pas prêts à se contenter de suivre un leader.
      La conscience des expériences de socialisme autoritaire est vivante, heureusement,
      et l’exigence de démocratie la plus directe possible croissante.

      Les politiciens qui se prennent pour des grands timoniers attirent le 3ème et 4ème âge,
      le reste un peu, la jeunesse très peu.
      Inutile de dire que dans une crise révolutionnaire, animée par comités de grève et d’action,
      comme en 68, ils deviennent la risée.
      A ce propos, il faut toujours rappeler que Dany le Rouge (devenu rose fané) était populaire car il refusait, et n’a pas eu de rôle dirigeant.

      Mais reconnaissons que sans parti(s) révolutionnaire(s),
      les politiciens de gauche et de droite ont vite fait de conduire le troupeau
      à la levée de la grève générale et se faire désarmer et tondre par les élections.

    4. « La seule façon de sortir de « l’impasse’ » est une révolution sociale,
      soit le bon sens de mettre fin à la dictature du capital.
      C’est le devoir d’euthanasie d’un malheureux capitalisme sénile. »

      En fait c’est poser LA question, la vraie, la plus brulante, celle que médias et penseurs occultent, faisant mine de l’avoir réglée. La seule réponse qu’on nousdiffuse alors est un sarcasme revêtu des oripeaux de la dictature soviétique. La pirouette habituelle… pour se retrouver, toujours aussi impuissants, avec « Bricolage chez deux amis », le jeu pas tellement nouveau qu’on nous a déjà offert Noël dernier.

  12. Europe : … il existe une solution : augmenter les salaires bas et moyens et baisser parallèlement (pour éviter toute inflation) les revenus du capital et les salaires extravagants. Entre une solution pareille et l’impasse, on n’hésite pas une seconde en haut-lieu : l’impasse fait l’unanimité !

    Surprise !

    1. Europe : … il existe une solution : augmenter les salaires bas et moyens et baisser parallèlement (pour éviter toute inflation) les revenus du capital et les salaires extravagants. Entre une solution pareille et l’impasse, on n’hésite pas une seconde en haut-lieu : l’impasse fait l’unanimité !

      C’est une imposture parler salaires.
      Augmenter les salaires ?
      Accepter un salaire c’est quoi?
      né pour cela???

      Vivre salarié,c’est cela avec une augmentation pour éviter toute inflation ?
      je rêve..
      Merci Mr Jorion vous venez ,comme d’habitude ,hé hé , titiller notre attention sur cette unanimité qui fait l’impasse..
      AMEN ..et PEY.

    2. Il me semblait bien que Paul Jorion avait un peu les yeux bridés …

      En solidarité avec les retraités chinois , je verrais bien que vous vous fendiez d’un article sur l’intérêt pour les chinois d’instituer une retraite digne de ce nom , et par répartition , pour définitivement convaincre Jducac que le général de Gaulle et mai 68 ne sont pas dépositaires de ce brevet .

    3. La bourgeoisie chinoise peut consentir 21%, à Pékin et dans pas mal de ville
      par la suite si elle le veut.
      Elle l’avait annoncé il y a longtemps.
      Sur un chiffre de départ d’un peu plus de 100 € il me semble,
      cela ne remet pas en cause la compétitivité des produits,
      ni le taux de profit, car au départ très élevé, et avec une productivité qui augmente vite.

      Par contre, en Europe, la bourgeoisie ne peut pas prendre une telle décision.
      Elle fait le contraire, pour que ses capitaux continuent à garder des marchés.

    4. http://www.pauljorion.com/blog/?p=19614

      « blob dit :
      24 décembre 2010 à 00:43

      Juste une info en passant: en Chine, les retraites des fonctionnaires viennent d’être doublées, et les imprimeries nationales, chargées de l’impression des yuans viennent d’embaucher massivement. »

      va falloir aussi de l’huile 🙂

      pourtant, d’après l’article beijing de Vigneron (100%-14%)*121% =104,06% ouch!

  13. Europe : … il existe une solution : augmenter les salaires bas et moyens et baisser parallèlement (pour éviter toute inflation) les revenus du capital et les salaires extravagants. Entre une solution pareille et l’impasse, on n’hésite pas une seconde en haut-lieu : l’impasse fait l’unanimité !

    ICI, une surprise !

    1. Et pour motiver les grandes entreprises, proposer des baisses d’impôts relative au nombre de postes d’emploi CDI existants (en métropole)… : 300 employés = 3% de baisse sur l’IS, par exemple…

    2. va falloir que je me pose sérieusement la question :

      où est-ce que je vais bosser ? En prenant en compte le court terme et le long terme…

    3. Un article du 7/12/2010 dégoté dans beijing que j’avais, je crois, déjà mis en lien mais que je reproduis (la part des salaires dans le PIB chinois a perdu plus de 14% entre 1990 et 2007 ! ) :

      Des experts appellent à une hausse des salaires

      Plusieurs chercheurs ont proposé des mesures pour réformer le système de distribution des richesses durant le 12e plan quinquennal (2011-2015) afin d’augmenter le salaire des citoyens et de résorber le fossé entre les riches et les plus démunis.
      Selon Su Hainan, un expert auprès du ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, la part du revenu des citoyens dans le PIB devrait augmenter de 4 à 5 % durant les cinq prochaines années.
      Malgré une croissance à deux chiffres du PIB chinois durant les deux dernières décennies, la part des salaires dans celui-ci n’a fait que décroître.
      Selon les données de la Société chinoise pour la réforme économique, les salaires comptaient pour 53,4 % du PIB en 1990. Ce chiffre n’était que de 39,7 % en 2007.
      Si la deuxième économie mondiale veut éviter de fléchir, la Chine doit mettre l’accent sur l’augmentation des revenus pour les citoyens au lieu de chercher la croissance à tout prix, explique Chi Fulin, directeur de l’Institut chinois pour la réforme et le développement basé à Haikou, dans la province du Hainan.
      « La croissance annuelle des revenus ne doit pas descendre sous les 8 % durant les cinq prochaines années, afin d’être en adéquation avec celle du PIB », ajoute-t-il.
      Plusieurs experts ont pris part à une discussion sur la distribution des richesses organisée par la Commission nationale pour le développement et la réforme, et plusieurs propositions ont déjà été remises aux dirigeants pour avis.
      La commission planche actuellement à un plan détaillé dont les détails seront révélés en mars, a indiqué Su.
      La réforme de la distribution des revenus est un sujet central du 12e plan quinquennal, dont les grandes lignes ont été discutées durant la 5e séance plénière du 17e Comité central du Parti communiste chinois (CCPCC) en octobre.
      À l’issue de quatre jours de réunion, le CCPCC a déclaré que le plan quinquennal mettra en avant la stimulation de la demande intérieure en augmentant les revenus des citoyens.
      Pour les économistes, résorber le fossé en matière de revenus est également un défi important et doit figurer sur le plan.
      La Chine souffre d’une des plus importantes disparités de revenus au monde. Selon une étude financée par le Crédit Suisse, 10 % des personnes les plus fortunées gagnent 65 fois le salaire moyen des 10 % les plus pauvres. Une autre étude menée par le ministère des Finances en 2009 montre également que 10 % des familles les plus aisées possèdent 45 % de la richesse totale des citadins.
      Su explique que le coefficient entre salaires urbains et ruraux est de 3,3 contre 1. Il doit redescendre à 3 contre 1 durant les cinq prochaines années. Le coefficient entre industries les plus riches et industries les plus pauvres atteint quant à lui 15 contre 1, et devrait être limité à 8 contre 1.
      Les revenus des employés hauts placés dans les entreprises d’État (SOE) sont 128 fois plus élevés que la moyenne nationale, indique-t-il.
      « Les industries monopolistiques, qui jouissent parfois d’un accès à des ressources cruciales à des prix très bas, génèrent des profits importants pour leurs employés. Les SOE doivent payer des dividendes plus élevés afin d’ajuster la distribution des revenus », estime Song Xiaowu, président de la Société chinoise pour la réforme économique.

      Selon un rapport de la Banque mondiale, les SOE des autres pays reversent en moyenne 33 % des bénéfices à leurs gouvernements à titre de dividendes, contre 5 à 10 % pour les SOE chinoises.

      Source: french.china.org.cn

    4. …Il semble que l’avion chinois possède un excellent pilote et un équipage qui prend soin de ces passagers…Nous ne pouvons que nous en réjouir…Non?

    5. merci Mr Jorion
      la Chine augmente le le salaire des travailleurs..
      Toujours pas de réponses sur la planche à billet en Chine?
      des produits de luxes?

      Ou vas ce papier monnaie ?
      n’achète t’il pas en Afrique des terres des mines des gens?

      détail
      cela sert juste un commerce de LUXE ?,
      réveiller vous Mr Jorion svp
      merci

    6. Les décideurs occidentaux chez lesquels on s’attendrait à moins d’obstination à persévérer dans l’erreur en raison de leur appartenance à des régimes démocratiques où le débat contradictoire est censée nourrir l’action politique, sont dépassés sur leur propre terrain de l’ouverture d’esprit par les élites chinoises. Un comble. La Chine avance ses pions forte d’une vision plus systémique mais ici c’est la consternante stagnation, comme on le disait du temps de Brjenev pour l’Union soviétique.

      Allez, un traitement de choc s’impose pour nos chers décideurs : lecture obligatoire des œuvres complètes d’Aristote et Jorion avec interrogation écrite, quelques électrochocs bien placés (voire l’hydrothérapie ou l’initiation au Yi-King), et pour terminer une visite chez le camarade Vigneron, histoire de bien remettre quelques idées en place. 😉

    7. @paul

      cette réduction des bas et moyens salaires de la part des chinois est avant tout , comme le dit l’article , mise en place pour relever le marché intérieur , nous européens sommes face a un tout autre problème que ne connaissent pas les chinois et leur 10% de croissance.
      je ne vois pas en quoi cette application , chez nous , serait efficace puisqu’elle désencouragerait les entrepreneurs d’employer due fait de la hausse des salaires

    8. @ Dan

      Vous vouliez certainement dire la « hausse des salaires » plutôt que la réduction. Même l’écrire fait mal aux entrepreneurs ? 😉

    9. Une hausse des salaires et pour cause!
      Selon un article de La Tribune du 25/12/2010, il y a une accélération de l’inflation en Chine et les salaires ne font que rattraper cette hausse des prix.

      Ceci explique aussi la hausse de leurs taux d’intérêt pour freiner l’inflation, le jour de Noël, comme par hasard…

      Extrait de la Tribune du 25 décembre:
      –  » La hausse des prix à la consommation a atteint 5,1% en novembre pour la première fois en deux ans, contre 4,4% en octobre et 3,6% en septembre, tandis que la hausse des prix alimentaires a atteint 12% sur un an le mois dernier, selon les chiffres officiels. » (Sic!)

    10. @ Pierre-Yves D.

      Lisant la première partie de votre commentaire, me vient la question suivante : D’où débarquez vous donc pour assimiler notre société à la démocratie où régnerait le débat contradictoire ? de Chine ?
      Quand nous voyons avec quel autoritarisme fut proposée la réforme des retraites, juste par exemple, alors que d’autres solutions plus équitables, certes, bien moins avantageuses pour les nantis, auraient solutionné le problème, parlons donc de démocratie…
      Bien à vous – Philippe

    11. Philippe Meoni,

      J’ai écrit : « … où le débat contradictoire est censé nourrir l’action politique .. »
      Je suis donc bien d’accord avec vous. Je voulais surtout souligner que l’image que l’on se fait, ou que l’on continue de véhiculer dans les médias, de notre régime politique correspond de moins en moins à sa réalité prétendument démocratique. La crise est un puissant révélateur des limites de nos « démocraties » ces limites n’étant elles-mêmes pas nouvelles comme cela a été déjà souligné par de nombreux billets et commentaires sur le blog.

      S’agissant du débat contradictoire je déplore que nos décideurs n’en fassent pas une force au moment où l’Europe — pour ne parler que d’elle — est minée par des querelles intestines parce que les problèmes auxquels ils se voient confrontés ne sont pas pris pour ce qu’ils sont : des problèmes qui dépassent le cadre étroit de l’économie. Imaginons un instant que des anthropologues, des sociologues, des historiens, des artistes, des écologues, des philosophes, et aussi de simples citoyens, non saturés de toutes ces théories économiques dont les postulats ont été magistralement invalidés par la crise, discutent d’égal à égal avec nos élus, dans des instances appropriées et dont il serait fait une large publicité. A tout le moins cela vaudrait mieux que l’attentisme qui règne aujourd’hui en maître. Il faudrait aussi peut-être au monde politique l’équivalent laïc de ce que l’Eglise parvenait à faire avec ses conciles lorsque le débat contradictoire permettait de sortir de certaines impasses théologiques en réinventant la religion.

      Les ressources intellectuelles et humaines sont là, il manque seulement la caisse de résonance où pourrait donner toute sa mesure un libre débat contradictoire à même de secouer les habitudes de pensée figées par des décennies de spécialisation et de « lavage de cerveau ».
      Bref, nous sommes en train d’assister à un grand gâchis si aucune initiative n’est prise pour renverser la tendance. La crise est d’abord une crise intellectuelle avant d’être une crise des ressources physiques, comme le montre bien d’ailleurs le dernier billet de Paul Tréhin.
      La Chine n’a pas plus d’idées que nous, elle ne fait que persévérer dans son être en continuant de faire ce qu’elle a toujours su bien faire : s’adapter en saisissant toutes les occasions pour le faire. L’Europe doit accepter de devenir en apparence plus faible en misant sur un grand débat contradictoire, sa seule perspective de sortir de la crise par le haut.

    12. Imaginons un instant que des anthropologues, des sociologues, des historiens, des artistes, des écologues, des philosophes, et aussi de simples citoyens, non saturés de toutes ces théories économiques dont les postulats ont été magistralement invalidés par la crise, discutent d’égal à égal avec nos élus, dans des instances appropriées et dont il serait fait une large publicité.

      ah, j’ai l’impression d’une bouffée d’oxygène ! …
      mais, c’est que çane veut pas ! le « ça » des gens de pouvoir précisément …ça veut continuer comme cela, jusqu’à la mort s’il le faut …
      pourquoi a-t-« on » pris soin ( pas care du tout, je vous l’assure !), de verrouiller les medias, sauf quelques exceptions …de réduire à quia le Parlement, de saucissonner les Lois, de les faire passer au forcing, de faire adopter la LLOPSI , ni vu ni connu je t’embrouille, de s’assoir sur la Justice pour la délinquance en Col Blanc, de mettre des leurres partout…pour ( tenter de )cacher l’insupportable ? avec la même vigueur du coté de l’UMP que du PS d’ailleurs . Les « verts » trés pâles étant inexistants, puisque ne remettant rien en question …et avalant le green-washing, n’y voyant pas plus loin que le bout de leur nez …[ d’ailleurs, parce que de démocratie, il ne reste que le nom ! et que cela arrange les personnes en place …]
      Sans les virer, il n’y aura aucune possibilité de remettre sur le métier l’ouvrage !
      Après, il y aura des master sur le pourquoi du comment de la population qui ne comprend rien !
      qui pourrait être « fâchée » …On oubliera soigneusement d’examiner l’oligarchie en place à ce moment ! ]
      Si ce n’est pas possible à une grande échelle, cela se passe à petite échelle …Car, la période est « guerrière » …
      Que ceux dont vous parlez, et qui ne s’y seraient pas déjà mis, aillent débattre partout et gratuitement : universités populaires dans tous les lieux …
      Il faut refaire citoyenneté .
      Il faut tout reprendre à presque zero …: 30 ans d’abrutissement télévisuel, et de consumérisme y afférent sont passés par là ! : ce n’est pas un hasard ! ( Bernays =) ça a été plus long à mettre en place ici, car culture moyenne du Pays plus élevée qu’aux zuesses, et mémoire des luttes : que l’on essaie de gommer à tout prix )

  14. « C’est le devoir d’euthanasie d’un malheureux capitalisme sénile. »…Pour une fois la médecine aura raison dans ce diagnostic…Effectivement Charles A. donne bonne ordonnance…Je ne vois pas d’autre solution pour survivre…Ou alors accepter une mort lente…

    1. « C’est le devoir d’euthanasie d’un malheureux capitalisme sénile. »…Pour une fois la médecine aura raison dans ce diagnostic…Effectivement Charles A. donne bonne ordonnance…Je ne vois pas d’autre solution pour survivre…Ou alors accepter une mort lente…

      Excusez moi de vous contre dire cher /chere? IDLE.

      Le Capitalisme Matérialiste est pas sénile,mais en pleine expansion .
      C’est nous qui sommes séniles et votre propagande quand au capitalisme sénile ne fait pas de dupes.
      Bien essayé
      amicalement

    2. Allez, un traitement de choc s’impose pour nos chers décideurs

      tout les intellectuels du monde bla bla blabla
      Pierre-Yves D.
      même que dans la caverne il y a des hombres de plus en plus..

    3. regoris,

      Je suis navré que vous ayez pris mon assertion au premier degré.
      Il n’y a évidemment pas de traitement de choc. C’était purement ironique.

      Concernant le blablabla des intellectuels.
      Il ne s’agit pas des intellectuels, mais du pouvoir de l’esprit, des idées si toutefois vous voulez bien admettre que certaines idées à certain moment de l’histoire sont plus pertinentes que d’autres.
      Compter seulement sur l’anéantissement du monde présent pour penser l’avenir
      relève d’un certain nihilisme. C’est projeter sur le monde qu’on abhorre la même pulsion de mort qui l’anime. Si l’on pense possible un monde nouveau alors l’esprit y aura sa part et donc Aristote, JOrion, Platon, Kandinsky et tutti quanti, et tous ceux qui continuent de réfléchir, dont vous-même, sans doute 😉

  15. …Cher regoris…Le capitalisme est sénile…dans le sens o`il ne possède plus la main…Connaissez-vous l’expression : reculer pour mieux sauter?…

  16. ICI, une surprise !…Pour moi ce n’est pas une surprise, cet été déjà, les travailleurs chinois étaient sortis de leurs usines et avaient obtenu d’un coup une augmentation de 100% car la limitation des naissances fait que la chine est maintenant en pénurie de main d ‘oeuvre , de plus mon amie ( et prof de chinois) qui organise des voyages en Chine chaque année au départ de Bruxelles me disait qu’en 3 ans les prix à Pékin étaient maintenant ceux de Bruxelles…donc, réaction pratique, active et sans « états d’âmes » des dirigeants Chinois qui « comme le rayon du soleil , vont frapper droit au but , sans détours « 

  17. effectivement , hausse des salaires , mais sur le fond j aimerais avoir votre avis
    permettez moi de reposer la question , sans lapsus cette fois

    cette hausse des bas et moyens salaires de la part des chinois est avant tout , comme le dit l’article , mise en place pour relever le marché intérieur , nous européens sommes face a un tout autre problème que ne connaissent pas les chinois et leur 10% de croissance.
    je ne vois pas en quoi cette application , chez nous , serait efficace puisqu’elle désencouragerait les entrepreneurs d’employer due fait de la hausse des salaires

    1. Pour qu’un entrepreneur vende ses produits, il lui faut des clients solvables. Disons qu’il s’agit d’un cercle virtueux pour les travailleurs et vicieux pour les capitalistes et entrepreneurs, obligés de partager le surplus.

    1. @ Julien Alexandre dit « une des solutions pour sortir de la crise »

      Le néo-fordisme que vous semblez défendre est un cercle vicieux destructeur nos conditions de vie par le pillage de la planète et destructeur de notre humanité par la marchandisation de nos relations humaines, par la division du travail qui provoque un éloignement du produceur et du consommateur, une «anonymisation» de notre société, une perte de repères, de sens.

      Nous devons sortir de cette obsession du travail salarié et de l’économisme. Affirmons haut et fort que l’Homme n’est pas sur terre pour faire tourner l’économie. Il n’a pas à perdre sa vie à la gagner.

      Gorz – Illich – Castoriadis, écologie politique par Romain Felli

      Sortie civilisée du capitalisme

      La tendance du capitalisme est de tout soumettre à sa logique, de tout transformer en marchandise. Pour Gorz, il est donc impératif de subordonner la logique capitaliste à une rationalité écologique et sociale. Cette rationalité passe par la décroissance de la production et de la consommation qui suppose elle-même une limitation des besoins et donc une lutte contre l’obsolescence planifiée, la publicité, etc.

      La lutte centrale se joue néanmoins autour du temps de travail. Pour Gorz, la réduction du temps de travail est l’élément essentiel d’une politique socialiste et écologiste. Elle permet à la fois de dégager des sphères d’autonomie, des moments où l’individu est maître de son temps et non subordonné à la production, et aussi de rompre avec la logique productiviste.

      Dans une économie capitaliste, les gains en productivité sont systématiquement affectés à l’accroissement de la production. Gorz propose de les affecter à la réduction du temps de travail. Ainsi, on produit mieux en moins de temps plutôt que de produire plus dans un temps inchangé.

      Quant à l’autoproduction sous forme de jardinage, de bricolage, de réseaux d’échange locaux, etc., Gorz, là encore, y est favorable pour des raisons à la fois d’accroissement de la sphère d’autonomie individuelle et écologistes. Cette sphère d’autonomie permet le partage avec autrui, la production coopérative et la mise en commun d’outils et de biens.

      Une proposition controversée de Gorz, qu’il a d’ailleurs reformulée à plusieurs reprises, est celle d’un revenu universel découplé du travail, ou versé en échange d’un nombre d’heures de travail fixe, répartis sur une vie entière. Cette proposition, de nouveau, vise à instaurer des rapports égalitaires entre les individus, et une sortie du productivisme.

      Bref, « non seulement on peut vivre mieux en travaillant moins et en consommant moins et autrement, mais cette limitation volontaire et collective de la sphère de la nécessité permet dès à présent, et permet seule, une extension de la sphère de l’autonomie, c’est-à-dire de la liberté. »

      Entretien de Cornelius Castoriadis avec Daniel Mermet (Novembre 1996)

      Cornelius Castoriadis – Mais aujourd’hui on est entré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines et c’est en ça que nous avons le désir d’infini. Or cette libération est en un sens une grande conquête.

      Il n’est pas question de revenir aux sociétés de répétition. Mais il faut aussi apprendre – et ça c’est un très grand thème – apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement. Et la société capitaliste aujourd’hui est une société qui à mes yeux court à l’abîme à tous points de vue car c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter.

      Daniel Mermet – Limiter c’est interdire. Comment interdire ?

      C.C. – Non, pas interdire au sens répressif. Mais savoir qu’il y a des choses qu’on ne peut pas faire ou qu’il ne faut même pas essayer de faire ou qu’il ne faut pas désirer. Par exemple l’environnement. Nous vivons sur cette planète que nous sommes en train de détruire, et quand je prononce cette phrase je songe aux merveilles, je repense à la mer Egée, je repense aux montagnes enneigées, je repense à la vue du Pacifique depuis un coin d’Australie, je repense à Bali, aux Indes, à la campagne française qu’on est en train de démolir, de désertifier. Autant de merveilles en voie de démolition. Je pense que nous devrions être les jardiniers de cette planète. Il faudrait la cultiver. La cultiver comme elle est et pour elle-même. Et trouver notre vie, notre place relativement à cela. Voilà une énorme tâche. Et ça pourrait absorber une grande partie des loisirs des gens, libérés d’un travail stupide, productif, répétitif, etc. Or cela, évidemment, c’est très loin non seulement du système actuel mais de l’imaginaire des gens actuellement. L’imaginaire de notre époque, très loin de cela, c’est l’imaginaire de l’expansion illimitée, c’est l’accumulation de la camelote… une télé dans chaque chambre, deux micro-ordinateurs dans chaque chambre, c’est ça qu’il faut détruire. Tout dépend de ça. Le système s’appuie sur cet imaginaire qui est là et qui fonctionne.

      D.M. – Ce dont vous parlez là, sans cesse, c’est de la liberté ?
      C.C. – Oui.
      D.M. – Derrière ça, il y a la liberté ?
      C.C. – Oui.
      D.M. – Difficile liberté ?
      C.C. – Ah oui ! La liberté, c’est très difficile.
      D.M. – Difficile démocratie ?
      C.C. – Démocratie difficile parce que liberté, et liberté difficile parce que démocratie, oui, absolument. Parce que c’est très facile de se laisser aller, l’homme est un animal paresseux, on l’a dit. Là encore je reviens à mes ancêtres, il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre ». Je crois que c’est Périclès qui dit ça aux Athéniens. Si vous voulez être libres, il faut travailler. Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, ce n’est pas seulement l’âne de Buridan qui choisit entre deux tas de foin. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est-à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est ça le grand problème, pour moi, de la démocratie et de l’individualisme.

    2. @ Fujisan

      Je n’ai pas le sentiment d’avoir écrit qu’il faille impérativement que le surplus partagé avec les travailleurs soit dépensé à travers le prisme de la consommation déstructrice. Il peut tout aussi bien servir à l’investissement productif ou à une consommation responsable.

      Ceci étant dit, je ne faisais que répondre au propos de Dan qui considérait qu’augmenter les salaires était une mauvaise chose.

    3. A tous ceux qui voudraient élever une statue à la gloire du fordisme et de cette raclure de bidet d’Henry Ford, je recommande vivement l’article que lui consacra le Diplo en 2007, ainsi que, tout bonnement, l‘article de Wikipédia
      Ça permet de prendre un peu de recul…
      (Et je n’ai aucune envie de reproduire ici les écrits des délires criminels du pôv Henry, les modos y trouveraient, à raison, à redire et censurer…)

    4. @Julien: « Il peut tout aussi bien servir à l’investissement productif ou à une consommation responsable. »

      Il paraît évident que des augmentations de salaire se répercuteront sur la consommation en augmentant celle-ci. Si on veut faire de l’investissement productif (avec quel objectif?), cela ne passe pas par des augmentations salariales. Quant à la consommation responsable, faut pas rêver. Si on me double mon salaire, je partirai faire des vacances en avion deux fois plus souvent que maintenant. Et j’ai pourtant un petite conscience écologiste, mais la tentation sera trop forte.
      Je n’ai pas de réponse sur la question mais de deux choses l’une:
      – soit l’environnement de la planète est mis en danger par la société de consommation et dans ce cas, les augmentations de salaire sont nuisibles à cet environnement et ne sont pas une solution.
      – soit l’environnement de la planète n’est pas mis en danger par la société de consommation et dans ce cas, il faut augmenter les salaires pour sauver cette société de consommation.
      Mais augmenter les salaires en espérant que la société de consommation se transforme et devienne plus responsable vis-à-vis de l’environnement, c’est pour le moins naïf.

    5. Moi

      Votre alternative ne me convainc pas.
      Nous pouvons envisager une autre éventualité. Avec une hausse des salaires petits et moyens (les gros évidemment on les augmente pas, on les fiscalise !) le sentiment d’insécurité économique, facteur de démobilisation sociale et politique, tend à disparaître. Les esprits sont alors plus disponibles pour penser et agir en faveur du bien commun.
      Rappelez-vous, le mouvement hippie, mai 68, le mouvement de protestation mondial contre la société de consommation et la guerre du Vietnam, tout cela s’est passé lors d’une période de prospérité économique, où existait le plein emploi. La peur, savamment entretenue par les pouvoirs accrocs du système, est souvent mauvaise conseillère. Elle inhibe la créativité. On me dira, ces mouvements de contestation et la contre-culture n’ont pas empêché l’expansion du capitalisme et l’exacerbation de la société de consommation. Certes, mais comme nous le savons tous ici, le système capitalisme est à l’agonie. En augmentant les salaires nous ne le réanimerons pas, nous permettrons simplement que la transition débouche sur un modèle plus satisfaisant que l’actuel.

    6. Débat essentiel dans ces quelques échanges. Dan est l’entrepreneur qui, croyant le système inéluctable, ne voit pas d’issue possible. Et il a raison dans cette optique fermée.

      Mais certains croient encore au changement vers le mieux et comme je partage cet espoir, j’essaie de voir comment rapprocher d’un côté Julien le social-démocrate très novateur, un peu keynésien et très sensible aux arguments écologistes avec de l’autre côté Fuji-san, objecteur de croissance radical car écologiste conséquent.

      Il est vrai que toute augmentation de salaire des bas et moyens revenus permettra une consommation accrue et donc des menaces sur les écosystèmes. Même si les consommateurs sont un peu plus responsables que la moyenne d’aujourd’hui, l’effet rebond décrit par Moi désolera Fuji-san et nous rapprochera des bord de la boîte Planète Terre dans laquelle nous sommes enfermés…

      Pour sortir de la contradiction, pourquoi ne pas imaginer la voie d’une réduction du temps de travail hétéronome, accompagnée d’une hausse des salaires horaires des moyens et bas revenus…? Conséquence: des individus un peu libérés du pénible salariat, un peu plus disponibles à l’acquisition de l’autonomie par la maîtrise de techniques et d »outils conviviaux.

      Et puisque la pauvreté (matérielle) n’est qu’une position trop inférieure par rapport à la médiane des revenus, le fait de diminuer le temps de travail général nécessitera l’embauche d’actuels exclus du circuit du travail, leur redonnera quelques moyens pour consommer et fera diminuer le nombre de pauvres (en argent).

      Ceci n’est qu’un début de tentative de réconciliation des vues de socialistes de progrès (humain) et d’écologistes de progrès (humain). Il faudra bien, d’autres ajustements sociétaux pour arriver à ce que les idéaux semblables de Fuji-san et de Julien s’accordent encore mieux au plan des solutions pratiques. Je crois que ce qu’il faut surtout retenir de mon petit exemple de scénario c’est que se limiter à une (1) mesure divise trop souvent et qu’il fautr combiner diverses options pour approcher le mieux recherché…

      Et dire enfin à Dan que les socialistes et les écologistes de progrès ne sont pas des ennemis des entrepreneurs, ces travailleurs prolétaires entreprenants dont ils ont évidement besoin dans leur scénarios. Mais c’est vrai qu’ils n’aiment, ni les uns ni les autres, les rentiers capitalistes qu’ils considèrent comme des parasites qui ne créent rien mais vampirisent tout à la fois les entrepreneurs, les travailleurs et les écosystèmes naturels…

    7. Je n’ai pas de réponse sur la question mais de deux choses l’une:

      Là on a un concentré de procédé sophistique et rhétorique à la « moix« … déroulement du procédé, mes commentaires entre(parenthèses)… :

      1) Moi, je ne prétends pas avoir de réponse à la question qui est posée ici (quelle question et qui la pose ?)
      2) Mais elle se pose dans un choix fermé entre les deux termes d’une alternative (qui en décide ainsi et comment ?)
      3) Si vous êtes pour la préservation de la planète, critère comme le seul pertinent (évalué par qui ?) à mettre en balance avec les augmentations de salaires (chinois au départ ne l’oublions pas..), vous êtes d’accord avec mon choix limité à deux options.
      ( 4) Vous êtes coincé et ne pouvez que choisir la réponse que Moi j’ai pris la précaution de vous dire ne pas avoir choisie...)
      5) Mais (parce que Moi est encore débutant dans son art sophistico-rhétorique), il est rajouté un addendum à la solution indésirable (sot et grenu) annihilant (d’autorité) la (mince) liberté de choix laissée au lecteur [« Mais augmenter les salaires en espérant que la société de consommation se transforme et devienne plus responsable vis-à-vis de l’environnement, c’est pour le moins naïf. »] (Moi n’est pas naïf, donc ceux qui ont le bon goût et la clairvoyance me suivent, les autres comptez vous...)
      ( 6)On applaudit l’aisance de l’esprit de synthèse Moiiste – et Moyenne ! Clap, clap, clap de fin.)

    8. Alain A.

      Je souscris à votre tentative de conciliation.
      Vous feriez un excellent négociateur. 🙂

      Le partage du travail, oui, rien ne l’interdit, l’augmentation de la productivité le permet.
      Du travail pour tous, du temps libre pour tous, de l’argent pour tous !
      En libérant du temps pour des activités ne nécessitant pas de gros investissements financiers, la société peut trouver un nouveau centre de gravité, et alors progressivement la part qu’occupe l’utilitarisme et donc le capitalisme dans la société peut régresser. On s’achemine alors vers un autre modèle économique.

      La proposition d’augmenter les salaires n’est d’ailleurs pas contradictoire de cette idée si l’on considère que cette augmentation n’a pas seulement un rôle fonctionnel dans un régime économique (ici une meilleure répartition des richesses qui permet une meilleure allocation des ressources) mais déjà aujourd’hui un rôle politique, en tant qu’elle implique une dynamique sociale visant un changement. Or ce changement est inéluctable parce que l’augmentation des salaires (ou plus généralement de l’argent qui revient aux travailleurs et autres contributeurs de la vie sociale via par exemple le revenu de base ou salaire garanti comme le le préconise Friot) porte la contradiction au cœur du système. Le système en l’état ne peut et ne veut pas des ces hausses. Revendiquer ces hausses c’est donc nécessairement exiger une sortie du système ! De deux choses l’une, soit l’on est convaincu que le système tire ses dernières cartouches et alors cette proposition d’augmenter les salaires a pour nous une réelle portée stratégique. Soit pour nous le système n’est pas en fin de vie et alors on se demande bien comment on pourrait lutter pour y mettre fin.

    9. @Pierre-Yves D.: je ne crois pas beaucoup à cet éveil des consciences par la prospérité économique. Je doute que le mouvement hippie fut entièrement contestaire vis-à-vis de la société de consommation car à côté de véritables contestaires vivant en autonomie dans le Larzac, il y avait aussi les consommateurs des méga-concert-cool du genre Woodstock. Mais admettons. Cela représentait quel pourcentage de la jeunesse? Je connais pas mal de gens ayant eu 20 ans fin des années 60 et très peu étaient des révoltés de la société de consommation. Au contraire.

      @Alain A: D’accord avec vous. La réduction du temps de travail me paraît effectivement une solution possible pour augmenter les salaires tout en n’augmentant pas la consommation. Mais ce n’est pas encore populaire. Le « travailler plus pour gagner plus » est largement majoritaire.
      L’égalisation des salaires est une autre piste possible (quoiqu’il est possible que déjà cela provoque une augmentation de la demande car le surplus qui était capitalisé, non-consommé, sera consommé par les plus pauvres voyant leurs revenus augmenter).
      En tout état de cause, il ne s’agit pas dans ce que vous proposez d’une augmentation absolue des salaires. Sinon la consommation augmenterait.

      @vigneron: et donc, vous poseriez le problème comment?

    10. @Moi
      Le Politique ne devrait donc rendre Justice qu’à la planète ? Et par voie de conséquence – par la bande, dans ce cas-ci, au pouvoir chancelant du capital ?
      Poser la question de l’augmentation des salaires en terme exclusif d’impact supposé sur l’écosystème, de respect de la planète, de sauvegarde de l’avenir de l’espèce humaine, ou quoi ou qu’est-ce, est soit une entourloupe, soit un aveuglement intégriste, soit les deux et dans tous les cas ridicule politiquement.

    11. @ Julien Alexandre

      J’avais bien compris que vous défendiez les plus démunis. Cependant, votre précédente assertion sent trop l’apologie de la société de consommation à mon goût : « Pour qu’un entrepreneur vende ses produits, il lui faut des clients solvables. Disons qu’il s’agit d’un cercle virtueux pour les travailleurs et vicieux pour les capitalistes et entrepreneurs, obligés de partager le surplus. »

      Je ne peux considérer un compromis néo-fordiste comme un cercle vertueux en soi, c’est juste une manière de relancer la consommation indistinctement. Pour moi comme d’autres, les 30 glorieuses sont aussi les 30 désastreuses.

      Comme le soulignent encore lisztfr et Fab ci-dessous : « Nous allons de toute façon à la banqueroute, (…) tant que la rémunération sera conditionnée par le travail. »
      Comme l’ont aussi soulevé notre hôte, Bernard Friot…

    12. Affirmons haut et fort que l’Homme n’est pas sur terre pour faire tourner l’économie. Il n’a pas à perdre sa vie à la gagner.

      Merci pour ça fujisan. Et pour le reste.

      A force de parler on va y arriver. On va intégrer l’idée que l’autre puisse prendre conscience. Et même que c’est la seule solution !

      Si on apprend à l’autre à pêcher les deux sont gagnants. Et les poissons aussi. Quel intérêt de vivre le système si ce n’est pas volontaire, si l’on n’a pas pris conscience ? Aucun. Et c’est parce que nous ne voulons pas affronter cette question que ça ne tourne pas rond. Et que l’on cherche à faire tourner rond : ça occupe.

      Ça avance !

    13. Encouragé par Pierre-Yves ;-), je tente encore une médiation.

      Si plutôt que d’augmenter les salaires en numéraire (ce que je proposait moi aussi en parallèle avec la réduction du temps de travail pour garder le même « pouvoir d’achat » (j’aime pas le terme mais cela fait simple), on fournissait à chacun une amélioration de son accès aux biens essentiels par une diminution (voir une gratuité dans certains cas) d’une quantité (raisonnable… à déterminer…) aux biens essentiels à une vie digne. Pas d’augmentation du « salaire poche » (ça c’est le terme exécrable utilisé par les néo-libéraux) mais une ouverture large aux besoins matériels de base. Eau, soins de santé, éducation, énergie pour le chauffage, logement, aliments de base, transports publics: il y a beaucoup de « pouvoir d’achat de choses utiles » à accroitre, et ce de la même manière pour tous. Pour les très favorisés, ce serait peut-être insignifiant mais pour les démunis ce serait « l’eldorado ».

      Un bémol toutefois: cette accessibilité garantie aux biens de base est quelque peu dirigiste. Les ex-pauvres ne pourraient pas s’acheter un écran plat, ni le dernier i-pod à la mode, ni les produits de luxe cités dans le début de la discussion à l’initiative de Paul. Je n’aimerais pas entrouvrir la porte au dirigisme vert, même s’il est préférable, me semble-t-il, au capitalisme vert ou au fascisme vert tant redoute par André Gorz.

      PS: merci Julien pour le replacement adéquat.

      é

    14. Et une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter.

      texte fort intéressant …
      il y a auto-discipline, là-dedans …donc limites …et liberté ( c’est difficile la liberté )

      au lieu de ce à quoi, chaque jour un peu plus, on veut nous soumettre :
      société du contrôle et de la norme : l’homo-consumerus étant particulièrement apte à ingérer, absorber, boulotter ce qu’on lui dira d’ingérer, absorber, boulotter …sans réfléchir au-delà, donc vers quoi cela peut le mener, une aliénation totale, en toute innocence …

    15. @vigneron: « Le Politique ne devrait donc rendre Justice qu’à la planète ? Et par voie de conséquence – par la bande, dans ce cas-ci, au pouvoir chancelant du capital ? »

      Il y a effectivement un danger de récupération de la problématique écologiste mais peut-être pas là où vous croyez le voir. La relance de la consommation, ce n’est pas spécialement la mort du capital. On sait que c’est ainsi qu’il fut sauvé après 1929 et grâce à Keynes. La récupération de l’écologie par le capital est plutôt dans la croyance que les « produits verts » sauveront le monde et qu’un jour on rasera gratis en consommant propre.
      De toutes façons, la décroissance commence si j’ai bien compris par une meilleure répartition des ressources réellement nécessaires. Il me semble que c’est là d’abord rendre justice au peuple avant même de penser à la planète. Mais on ne fera pas l’économie de trouver une solution aux problèmes environnementaux qui aujourd’hui deviennent urgents et l’on sait que c’est le capitalisme qui les ont générés donc je vois mal comment on pourrait à la fois régler ces problèmes écologiques et sauver le capitalisme.

      « dans tous les cas ridicule politiquement. »

      Il n’y a rien de ridicule en politique, du moins en démocratie. Ce n’est pas le domaine du vrai et du faux mais du bon et du mauvais. Chacun a une opinion défendable, mais pas toujours honorable.

    16. @ Julien Alexandre
      « Procès d’intention ? »
      Si vous le pensez.
      Parfois certains billets ou commentaires sont « trop » subtils pour ma pauvre petit tête (on s’invente les excuses qu’on peut).

      Pierre-Yves D. dit :
      « Les esprits sont alors plus disponibles pour penser et agir en faveur du bien commun. »
      Il faut une sacrée dose d’optimisme.
      Bientôt ce seront les soldes. Observez bien le réflexe pavlovien des animaux qui vont se ruer sur les magasins, se battre bec et ongles pour les articles… Est-ce que ça pense et agit en faveur du bien commun, ces bêtes-là ?
      Ou peut-être ces animaux, sommet de l’évolution, auront du « temps de cerveau disponible » pour regarder « la machine qui se fait admirer » ?
      « C’est la machine qui se fait admirer. Elle vous oblige à vous mettre devant elle et à la regarder, sans la quitter de l’œil. Elle ne sert strictement qu’à ça : à être regardée. Elle parle, d’ailleurs. On la regarde et on l’écoute. Ce qu’elle dit ne vaut pas tripette, ce qu’elle montre n’est pas beau, mais c’est soigneusement du tout venant qui ne demande généralement pas d’effort, et qui, quand il en demande un peu, le fait juste pour donner à son admirateur-auditeur la délicieuse sensation qu’il est supérieurement intelligent. Vous voyez où on peut aller avec ça? On y va, et à grand train. On y va tellement que des esprits dits — ou se disant — modernes, pensent déjà à remplacer les professeurs de lycée, et même d’université, par ces sortes de machines. L’emprise du métal, de l’engrenage et de la lampe électrique sur les esprits va jusqu’à les faire concevoir et désirer leur sujétion, et même leur destruction. Il est de fait que, promenant sans cesse et sans arrêt des automobiles, se confiant à des calculs sortant tout faits de la machine à calculer comme les œufs de la poule, et au surplus instruits et construits par des télévisions, une race d’hommes bien domestiqués va désormais habiter la planète. » Jean Giono, Les terrasses de l’île d’Elbe, La machine, Gallimard, 1976

    17. Nous n’avons pas seulement besoin d’un nouveau système financier et monétaire, nous avons aussi besoin d’un nouveau système de création et de distribution des richesses.
      Par ailleurs, dans une telle transition, la remise en question du travail chère à Fab est dès lors inévitable.
      Que ce soit au niveau des entreprises ou au niveau de l’individu lui-même, le passage par la case paupérisation est indispensable.
      Ce n’est pas que je la souhaite, mais elle est là et elle nous gêne, alors servons-nous en.
      On ne pourra pas réindustrialiser pour créer de l’emploi, l’essentiel est de répondre aux besoins des individus, de se sustenter et ce ne sera plus possible par l’emploi.
      Il faudra comme le dit Fab ne plus donner des poissons mais apprendre à pêcher.
      Alors pourquoi ne pas aider ceux qui ont des idées novatrices par un RTE , dans la foulée d’autre pourraient également se mettre au travail (dans le sens noble du terme)
      Nous ne sommes pas assez radical!!!

    18. @fujisan: « une race d’hommes bien domestiqués va désormais habiter la planète »

      Tout à fait. Ce sont les derniers des hommes que Nietzsche voyait déjà fin du XIXè siècle, soit avant l’invention de la télévision (l’abrutissement télévisuel n’est donc qu’un épiphénomène).
      Mais il paraît d’un autre côté que c’est là l’état de nature de Hobbes. Ce qui n’est pas forcément contradictoire si la domestication produit des loups. 🙂
      On n’est pas sorti de l’auberge.

    19. Fujisan

      Isolé de mon raisonnement ça peut paraître naïf.
      Lisez-moi un chouïa plus attentivement, vous comprendrez alors sans peine
      que cette disponibilité dont je parle est soumise à une condition irréductible :
      sortir du cadre fixé par le système tel qu’il est aujourd’hui. Or à l’heure où je vous écris
      on en est encore loin, d’où l’intérêt stratégique de cette revendication pour faire sortir le système de ses gonds idéologiques.

      Ce que je conteste c’est que vous prenez pour une évidence le fait que des salaires ou revenus augmentés doivent s’inscrire nécessairement dans la logique d’un système capitaliste du profit à court terme, c’est à dire d’un système dévastateur en termes de destruction des éco-systèmes et des sociétés humaines. Ce qui ne laisse pas de m’étonner, c’est que vous qui prônez un modèle alternatif, vous n’envisagez même pas la possibilité que l’argent puissent circuler selon des modalités nouvelles, et pour des objectifs sociaux nouveaux.

    20. michel lambotte,

      Merci pour ce superbe lien ! C’est un compte-rendu de l’avancement du blog ! De la société ?

      Même si cela semble a priori paradoxal les fortes et persistantes inégalités dans notre
      système actuel sont une sorte de piège pour ceux qui en sont victimes, car ils aspirent à
      obtenir leur « juste part du gâteau »au sein de la logique ambiante, plutôt qu’à changer de logique

      Tous ces éléments de sensibilisation et de prise de conscience gagneraient fortement
      à être ancrés dans une vision de l’univers, de sa genèse, de son sens, et dans une vision de
      l’être humain, du sens de son existence. Il faudrait donc encourager les citoyens à aborder
      les « grandes questions » et à débattre des « grandes réponses » (scientifiques, métaphysiques, spirituelles, voire religieuses). Cette étape est cruciale pour que le réseau des nouvelles économies soutenables ne soit pas « bâti sur du sable ».

      Personne n’est oublié, c’est bien écrit, il y a des rebondissements…

    21. @moi

      Il n’y a rien de ridicule en politique, du moins en démocratie. Ce n’est pas le domaine du vrai et du faux mais du bon et du mauvais.

      L’hôpital qui se fout de la charité…
      Ce qu’il y a de bien avec les sophistes, c’est leur infinitude. Leur circulaire infinitude… en nous faisant prendre des ronds pour des carrés… et en étant ni l’un ni l’autre.. et ni dans le cercle, ni hors du cercle, juste en équilibre sur un périmètre, nulle part quoi. Vanité funambulesque.

    22. @Pierre-Yves D.
      Je vous ai lu « un chouïa plus attentivement » mais je dois être borné car je ne vois pas où est votre condition irréductible que je partage tout à fait. Cependant, je persite à penser qu’il ne suffit pas d’augmenter les petits salaires pour « faire sortir le système de ses gonds idéologiques ». La valeur travail (salarié) est centrale dans notre société, le fondement de notre identité sociale. Mais cette valeur travail (salarié) s’est érodée de plus en plus et tend à disparaître, d’autant plus si on considère comme moi que beaucoup d’emplois sont sans réelle utilité voire nuisibles ou même criminels. Alors, je pense qu’il faut non seulement garantir inconditionellement les besoins de base de tous mais aussi briser ce carcan idéologique de l’emploi fondement de l’identité sociale.

    23. @fujisan

      Alors, je pense qu’il faut non seulement garantir inconditionellement les besoins de base de tous mais aussi briser ce carcan idéologique de l’emploi fondement de l’identité sociale.

      Je suis entièrement d’accord avec vos propos, c’est clair que le productivisme est mortifère et nous mène droit au cerceuil.
      Cependant, c’est en proposant des alternatives concrètes palpables qu’on pourra briser ce carcan idéologique.
      Par exemple comme ceci: http://www.dailymotion.com/video/x1ozxe_la-maison-autonome-des-baronnet_news
      Je pense aussi que les propositions de Chritian Ansperger vont dans le bon sens.

    24. @michel lambotte: je ne pense pas que les actions individuelles telle celle de Mr Baronnet soient la solution. Ou plutôt, je veux dire qu’elles seraient possiblement la solution si tout le monde était comme ce monsieur mais malheureusement il est assez exceptionnel (et c’est pour cela qu’on l’admire et qu’on fait un reportage sur lui). Il est à l’écologie et à l’environnement ce que les patrons paternalistes soucieux du bien-être de leurs ouvriers et les dames patronnesses étaient au socialisme et à la condition ouvrière. C’est beau mais c’est pas ce genre d’actions isolées qui demandent un effort moral au-dessus de la moyenne qui changeront réellement les choses.
      Pour prendre une autre métaphore, c’est comme si l’impôt était laissé au libre choix de chacun. Il y en a bien qui auront un grand sens civique et donneront une grosse partie de leurs revenus pour le bien public. Mais il est fort probable qu’ils seront tellement rares que l’Etat se retrouvera en ruine en assez peu de temps.

    25. Michel Lambotte,

      Que ce soit au niveau des entreprises ou au niveau de l’individu lui-même, le passage par la case paupérisation est indispensable.

      Souffrir avant de ressusciter ?
      Les souffrances sont déjà là pour beaucoup de gens.

      Jean-Paul Delevoye (médiateur de la République, membre de l’UMP) :

       » j’estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 100 euros près. »

      (rapporté par Gérard Courtois, Le Monde, in Nicolas Sarkozy et les 4 618600 chômeurs.)

    26. @ Moi

      A votre avis, qu’est-ce qui changera les chosers s’il n’y a pas des pionniers de la transition économique comme Baronnet pour une nouvelle civilisation.
      Il se compte en centaine de millions totalement isolés les uns des autres, et je pense que c’est le but d’un tel blog de notre hôte que de les rassembler.

      @ Pierre Yves D

      Je ne souhaite pas la paupérisation, mais elle exsiste et il faut l’utiliser.

    27. @ michel lambotte
      « A votre avis, qu’est-ce qui changera les chosers s’il n’y a pas des pionniers de la transition économique comme Baronnet pour une nouvelle civilisation. »

      Nécessaire, mais pas suffisant. Une initiative individuelle de simplicité volontaire me fait plus penser à la démarche d’un ermite qui se «retire» du monde pour vivre en cohérence avec ses convictions. Mais il faut aller au delà dans le collectif pour porter la «bonne» parole, faire mouvement…

      Groupe Local de LLN du Mouvement politique des objecteurs de croissance dit :

      les 3 « niveaux » d’intervention en faveur d’une objection de croissance, que je résume comme suit:
      1. Tenter la cohérence personnelle dans son mode de vie (il n’y a pas de modèle !) ,
      2. Agir collectivement à un niveau concret, pas à pas et jour après jour… (exemple GAC)
      3. et Enfin, forger collectivement et diffuser une vision politique : sans dogmes ni grand prêtre, ni « parti » politique, mais comme composant(e) d’un mouvement nécessairement politique, porteur d’une vision sur la société ici et dans le monde, société qui s’inscrit dans des rapports de force…

    28. @ Lambotte, Fuji, Fab

      Quelques questions…

      Je suis perplexe devant la position d’Arnsperger et sa « transition à double détente » ?
      Avons-nous une analyse des rapports entre classes sociales qui soit à jour ? Ne devrions-nous pas repenser le rôle possible des classes moyennes et la manipulation dont elles peuvent faire l’objet ?

      cf: http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/etes/documents/Arnsperger.TRANSITION.12.02.2010.pdf

      (la « transition » est portée par les classes moyennes et les Villes et Communes je me trompe? )

      http://www.villesentransition.net/
      http://www.entransition.be/doku.php

      §

      Quelle est votre analyse de l’évolution des « chèques services » , des Agences Locales pour l’Emploi, des entreprises d’aide à la personne. Les sprl pour repasseuses poussent comme des champignons et , que je sache, ce ne sont pas des coops de chômeuses – une femme une voix – . C’est quoi ces nouveaux petits patrons? ) ? Est-ce de l’aide aux personnes morales ? Est-ce de l’assistance aux baronnies fonctionnariales communales ?

      L’idéologie de la « proximité », du « care » et du « petit village transitionnel », ne prépare-elle pas la reconduction des positions dominantes de ceux-là même qui pendant quarante ans ont nié les évidentes nécessités écologiques ( par exemple des circuits courts) ?

      §

      À votre avis, – je le demande sincèrement, parce que je n’ai pas le temps de tout lire – Arnsperger ne serait-il pas, à son corps défendant quelque peu « angélique » ? Pour être précis, que pensez-vous de la clause relative aux travaux maraîchers dans cet arrêté Wallon.

      « L’utilisation du régime ALE n’est plus liée au respect des formalités applicables au travail saisonnier. Les activités ALE ne doivent plus être indiquées comme des jours d’intense activité dans le registre spécial et sur la carte cueillette. L’exercice des activités ALE horticulture n’est donc plus limité à 65 jours par an. À l’heure actuelle, le chômeur doit uniquement être en possession d’un « formulaire de prestations » valable sur lequel il mentionne les heures d’activité et d’une carte de contrôle. »

      cf. http://economie.wallonie.be/02Databases/Prog_Midas/complement_fr/ale.htm

      Prévoit-on de « rendre au bien commun » quelques terres prélevées aux agriculteurs, prévoit-on la création d’écovillage autogéré par des collectifs de familles de chômeurs , ou bien espère-t-on mettre en service des cars de ramassage pour les conduire chaque matin vers les terres politiquement correctement gérées par des AMAP communales ?

      Le mouvement des jardins communautaires sera-t-il suffisamment radical que pour rendre ce qui fut enlevé par les enclosures, mais aussi pour partager de ce que les enclosures ont permis ?

      La terre appartient à celui qui la cultive, si au 21e siècle, en Europe il n’est, pour certains, que d’autre moyen que de cultiver de la terre pour nourrir « leur petite famille », alors l’usage gratuit et libre des terres qui lui sont nécessaires est un programme politique. Veut-on à nouveau attacher à la glèbe ? De plus « la terre » seule ne suffit pas, – la sécurité sociale- est notre bien commun à tous, elle s’ajoute aux terres communes.

      La classe moyenne aura-t-elle assez de sens que pour ne pas se laisser couper en deux, l’une rejoignant les précaires heureux et l’autre, l’alliance des ploutocrates et des bureaucrates ?

      Arnsperger imagine des « guichets de la vie simple » (comme il existe des guichets de l’énergie) qui permettraient de rencontrer des conseillers proposantdes informations concrètes sur ce qui, dans ma situation financière, dans ma région, et avec mon degré d’implication personnelle, est faisable en termes de « migration » partielle ou totale vers la niche soutenable …

      http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/etes/documents/ARNSPERGER.Transition.Veritable.15.12.2010.pdf

      … que ceux qui optent pour la frugalité joyeuse se cousent une croûte de pain sec au revers de leur veste, nous fournissons le wagon et fermons les portes !

    29. @michel lambotte: réponse idem que fujisan. Et je ne pense pas que la transition se fera (si cela se fait) sans contraintes, soit qu’elles viennent de l’Etat, soit qu’elles viennent des circonstances qui nous entourent (catastrophes naturelles, économiques ou sociales). Je suis un pessimiste de nature. (on va tous creveeeeeeer!) 🙂

    30. @ Jean-Luce Morlie

      Une critique pas niaise du dernier bouquin d’Arnsperger, Éthique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel.

      Remplacer Marx par Ken Wilber, suis pas du tout sûr qu’on gagne quoi que ce soit au change, et ce « libéralisme existentiel » mâtiné ‘ »d’individualisme spirituel » comme ces communautés fondées sur « les techniques spirituelles de la sérénité existentielle » ne me disent rien qui vaille.
      Ça pue ce truc. Et Fab va adorer…

    31. @Vigneron
      En effet, et je trouve qu’il met bcp de son exérience perso dans ses thèses. Genre confession d’un consomateur boulimique repenti. Il ne s’en cache pas d’ailleurs.

      Voici l’épilogue du bouquin d’Arnsperger Éthique de l’existence post-capitaliste

      « Ne nage-t-on pas en plein New Age ? » bonne question, M. Arnsperger !
      http://www.dailymotion.com/video/x4o87y_hair-aquarius_shortfilms

      NB Arnsperger n’est pas membre du mpOC.

    32. Parmis vous, qui fait partie d’un jardin communautaire?
      Quand les gens sont désespérés, il ne reste plus que cela,c’est le retour au réalités hors de cette illusion industrielle qui n’aura duré que le temps de la croissance exponentielle des énergies fossiles.
      Moi, vous avez raison, la transition se fera par la contrainte, et de plus elle est en marche
      http://www.lalibre.be/societe/planete/article/632769/de-l-auto-a-la-ferme.html
      Ce n’est encore qu’embryonnaire, mais vous ne pourrez plus l’arrêter.
      Le passage par la case paupérisation sera nécessaire pour cette transition, je n’ai pas besoin de la souhaiter, la fin du capitalisme s’en charge.
      Mais sans cette paupérisation jamais ceci n’aurait exister. http://www.autreterre.org/fr/news/88-journal-terre-n130-131.aspx
      Prenez le temps de lire ce journal, cela vaut le détour.

    33. @michel lambotte: j’ai feuilleté le journal et c’est marrant j’y ai vu des têtes connues. Faut dire que Liège est un grand village. Oufti, et c’est là que je remarque que vous êtes de Jupille. Je veux garder mon anonymat (et d’ailleurs je n’habite plus Liège) mais si ça se trouve on s’est déjà croisé ou on a des connaissances en commun (vu que je connais quelques personnes dans le milieu associatif « alternatif »).
      Enfin, tout ça pour dire que c’est pas moi qui irait cracher sur les gens qui font ce genre de trucs. C’est peut-être pas des grands théoriciens mais ça part du bas et ils se bougent, donc respect.

    34. vigneron,

      « Ça pue ce truc » :

      « Voici une confiture verte, singulièrement odorante, tellement odorante qu’elle soulève une certaine répulsion, comme le ferait, du reste, toute odeur fine, portée à son maximum de force et pour ainsi dire de densité. » ()

      Ça ne coûte rien d’aller voir, pour celui qui n’a pas peur. C’est l’aventure, la découverte, l' »hospitalité inconditionnelle » des idées, des différences, de la vie.

      Bon bout d’an

    1. Nous allons de toute façon à la banqueroute, avec ou sans euro et en avec des articles encore beaucoup plus long, tant que la rémunération sera conditionnée par le travail.

    2. « Chasser l’ennui à tout prix est aussi vulgaire que travailler sans plaisir. »

      d’une grande justesse …

      c’est d’un certain « bullage » que proviennent les bonnes idées, et la création …et non du nez dans le guidon et de la quantification des actes ( meilleur moyen de ne plus éprouver le moindre plaisir dans un travail, même que l’on a aimé =)cf la « casse » humaine en cours dans les gros barnum à gros dividendes …)

    3. extrait du texte posté par Fab

      … »Voilà en gros ce qu’écrivait H. Marcuse :
      La société de consommation qui impose un travail contraignant nous laissant peu de temps libre détourne l’individu des plaisirs authentiques. La libido fait les frais de restrictions. Le désir est refoulé, ou transféré aux objets de substitution ; par la publicité, elle crée des besoins mais elle n’offre que des gadgets et montre de jolies femmes à voir mais pas à toucher; elle nous propose toutes sortes de divertissements audiovisuels. De plus en plus, la technicité écrase les apparences démocratiques par le biais de la manipulation des consciences. Les manipulateurs usent de la technicité comme, par exemple, l’abus des sondages d’opinion, l’affichage des cours de la Bourse, l’invention des « nouvelles technologies » et la démocratie est plus apparente que réelle. On fait tout pour nous empêcher la prise de conscience, la révolte et le changement. Il n’est pas permis de penser, d’avoir quelque volonté propre.

  18. China is not the problem

    « The US can accomplish the post-bubble deleveraging by their private sectors by stimulating domestic demand through fiscal policy and via the income growth allowing private saving ratios to rise. What China does is irrelevant to that capacity. « 

  19. La reforme monétaire que propose la Chine n’est que la restauration de Breton Wood.
    Si la Chine souhaite la mise en place du SDR (DTS), pourquoi refuse-t-elle aujourd’hui de laisser sa monnaie flotter et s’apprécier, réduisant d’autant ses exportations?
    Acceptera-t-elle de le faire dans le cadre du Bancor? (probablement pas).

    La Chine est-elle dépitée de voir que son modèle mercantiliste ne fonctionne pas dans un système monétaire fiat? (tres certainement).
    Que d’avoir accumulée de la dette US n’aura aucun impact sur les US? (et d’autre pays, la Chine accumule des actifs financiers en euros et en yen, pas pour soutenir ces monnaie mais bien pour favoriser ses exportateurs et maintenir le yuan artificiellement bas par rapport a ces monnaies).
    Le Japon trouve cela assez pénible d’ailleurs puisque la Chine peut acquérir des obligations d’autres pays mais n’en émet pas elle-même et interdit donc aux autres pays de faire baisser leur monnaie par rapport au yuan.

    Une monnaie internationale? Espèrons que non!

    Les États-Unis ont joué cette année sur le statut de monnaie de référence du dollar américain. L’argent ne coûte rien dans ce pays : quand il manque, on en imprime. Cela durera tant qu’il y aura une demande internationale pour le dollar. Si elle s’évanouit, le dollar s’effondre.

    L’argent ne coute rien DANS tous les pays souverains (monnaie inconvertible et taux de change flexible), cela est vrai pour le Japon, le Canada, l’Australie, UK, US.

    La demande internationale pour le dollar durera tant que les US seront l’importateur en dernier ressort et que tous les pays feront reposer leur croissance sur le modèle de l’export.

    Export-led growth strategies will fail

    1. ah, n’y comprenant rien, mais étant dans le doute …
      voici un extrait du post d’Aliena sur le Bancor …qui n’est pas non plus la panacée, semblerait-il :

      … »Ainsi, alors que le système du Bancor impose des problèmes massifs d’organisation et de confiance, l’idée d’une monnaie unique supranationale signifie ce qui suit.

      Tout d’abord, il y aurait une banque centrale mondiale. Cela signifie qu’il y aurait un seul taux d’intérêt mondial à court terme et donc une seule courbe de rendement mondiale.
      Je ne considère pas que ce soit une possibilité d’organisation viable. Je ne pense pas qu’il y a suffisamment d’homogénéité a travers nos espaces nationaux pour rendre souhaitable une seule politique monétaire.
      Je n’ai pas besoin de souligner toutes les questions évidentes – où sera la banque centrale? qui élit le conseil? serait-ce seulement une organisation de type FMI, qui est un échec terrible pour les nations les moins développés? etc..

      Deuxièmement, pour éviter les mêmes dislocations qui handicapent l’euro, une banque centrale unique doit aller de pair avec un trésor unique (qui exécute la politique fiscale (budgétaire)).
      Cela veut donc dire un gouvernement mondial, à moins qui nous accordions la conduite de la politique macroéconomique a un organisme non-élu comme le FMI. Ce serait une catastrophe (voir point suivant).

      En troisième lieu, par voie de conséquence, nous aurions un seul électorat mondial…. »

      ??? …qu’en penser ? il me semble que ce n’est pas le regard de l’Hôte …mais je suis Candide
      au Pays de la phynance .

    2. @M
      J’ai moi aussi des problèmes a comprendre la position de M. Jorion.
      Mais, a sa décharge, j’avais moi-même la même vision il y a peu de temps encore, tout simplement parce que la doctrine économique néo-libérale est partout, dans tous les journaux, livres d’économistes de droite ou de gauche, dans tous les cours d’économie, etc, etc…

      Une monnaie unique internationale n’est tout simplement pas faisable ni même souhaitable.
      Cela n’apporte aucune solution aux problèmes de déséquilibre des balances commerciales, cela ré-instaure le risque de faillite pour les États et les empêchent d’utiliser la politique fiscale (budgétaire) pour générer le plein emploi.
      Cela ne règle pas le problème de spéculation sur les monnaies, au contraire, la parité entre les monnaies nationales et le bancor sera extrêmement facile a casser.

      Je ne comprend pas non plus la position qui est a la fois contre le déficit public mais aussi contre l’austérité. Ce sont deux positions contradictoires.
      Un budget en « équilibre » ou en surplus, nécessite l’endettement du secteur privé auprès des banques. Encore, complète contradiction.

      Je le remercie néanmoins de me laisser exposer les problèmes liés a une monnaie internationale, et le non-problème que sont le déficit et la dette publique.

    3. Un extrait significatif de la traduction par aliena du texte de Bill Mitchel (à propos des suites à la déclaration du Gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhou Xiaochuan, en mars 2009 qui proposait de remplacer le dollar comme monnaie de réserve mondiale et de créer en remplacement « une monnaie de réserve internationale déconnectée des nations individuelles capable de rester stable sur le long terme ») :

      Cette déclaration a reçu beaucoup d’attention dans la presse ces derniers temps et nourrit l’industrie massive de la peur menée par l’école autrichienne et d’autres qui rêvent d’un retour à un système étalon-or a taux de change fixe, sans comprendre ce que cela signifie.

      Plus inquiétant est que cela encourage également une vague croissante a gauche – conduite par une sorte de dévotion aveugle à John Maynard Keynes – basée sur l’idée qu’une monnaie supra-nationale est souhaitable – et que la crise financière est un reflet de l’échec du système de taux de change flexible.

      C’est très effrayant quand les économistes hétérodoxes se mettent au lit avec les Autrichiens.

      🙂

      …. bah ! Faut pas s’inquiéter PSDJ, et même Jorion et les autres « hétéros » ! Il vous fait juste une p’tite crise de jalousie un peu hystéro le Bill Mitchel, australien inconnu au bataillon soit-dit en passant…

    4. @vigneron

      to get into bed with: s’allier avec quelqu’un

      J’ai choisit de traduire de façon littérale parce que je trouvais cela amusant en français et plus évocateur mais je vais probablement le changer maintenant.
      Bill Mitchell n’est pas connu du grand public, mais très connu des banquiers par contre.
      Ses collègues L.Randall Wray et James K. Galbraith sont beaucoup plus connu du grand public.

  20. « La Chine réclame depuis l’année dernière une refonte du système monétaire international. On ne l’écoute que d’une oreille distraite. Si l’on ignore sa proposition, la guerre sino-américaine aura lieu sur le marché des capitaux et il n’est pas difficile de deviner qui l’emportera. Mais on n’évitera pas les dégâts collatéraux parmi les spectateurs, pour employer l’expression consacrée. Avis aux Européens. »…Ce que les dirigeants Européens refusent de faire par ignorance, devront le faire par nécessité…Et en cela les dirigeants Chinois ont une mesure d’avance sur nous…Les dégâts collatéraux d’une guerre sino-américaine dont parle Paul en sera la révélation…Alors messieurs mesdames les dirigeantes vous voilà prévenues…Les spectateurs doivent dès maintenant devenir acteurs et se prononcer maintenant ou se taire à jamais.

  21. Monter les salaires et avec quel argent s.v.p. ? L’argent virtuel ? L’argent des autres ? L’argent des riches (où sont-ils) ? L’argent du futur ? Ayant le luxe inestimable d’avoir le salaire moyen belge, je suis d’accord que l’on augmente les taxes sur mon salaire pour que l’Etat belge apprenne à vivre de ses moyens et augmente le salaire de ceux qui gagnent trop peu.

    1. « il existe une solution : augmenter les salaires bas et moyens et baisser parallèlement (pour éviter toute inflation) les revenus du capital et les salaires extravagants. »

      Je dois écrire de manière incompréhensible.

    2. Vous exprimez très clairement mais je vous titille car je pense que cela n’arrivera pas.

      – Car taxer les riches ne suffira pas surtout en Europe où l’écart des richesses n’est pas si important que cela quand on le compare à d’autres ensembles économiques. Et il suffit de voir l’exponentielle des montants associés aux différentes crises que connait notre civilisation pour se rendre compte que le méga-riches ne peuvent pas supporter le système à eux-seuls.

      – Car taxer les revenus du capital ne devrait pas voir le jour à cause du ‘Tous les pays le font ou on le fait pas par peur de l’évasion fiscale’, ce qui est certes dommage, je serais assez naïvement prêt à voter pour même si les autres pays disent non. Je ne suis pas contre faire le chasse aux richesses, et si certains riches s’en vont et bien bon débarras, cela nous forcera à vivre de nos moyens et à penser le cité de manière plus intelligente.

    3. Peak-oil
      Ne vous laissez pas abuser par les discours des riches. Ils ne peut-être pas très nombreux (quand même 10 à 20% de la population) mais leurs revenus et surtout leurs capitaux sont tellement énormes qu’il y a moyen de satisfaire beaucoup de pauvres avec un peu plus de justice sociale.
      Ce n’est pas aux décroissants de réclamer une stabilisation voire une diminution des salaires. Cela, les néo-libéraux s’en chargent. Réclamons plutôt des différentiels de prix: des diminutions (voir plus haut) sur les consommations nécessaires ou utiles et des suppléments sur les consommations de luxe ou néfastes (avant le néolibéralisme les produits de luxe avaient une TVA à 25% et ceux de première nécessité à 5%). Aujourd’hui, ce sont les restaurants (de luxe notamment) qui ont des taux de TVA préférentiels: cela fait marcher le commerce et avantage les riches (ce ne sont pas les minimexés qui vont au resto chaque jour…).

    4. Augmenter mes taxes pour les voir filer dans la poche des riches par l’intérêt souverain, je ne suis pas d’accord. Et je suis comme vous de la classe moyenne.
      A mes yeux, si nous voulons nous en sortir, le système basé sur l’intérêt financier doit être bani et remplacé par un système basé sur l’intérêt énergétique.
      Je l’ai déjà dit, j’ai remplacer les chassis de ma maison et la chaudière pour réaliser des économies d’énergie et c’est effectivement le cas. Environ 40%
      Ces quelques milliers de m3 de gaz économisés (en plus de l’argent que j’ai économisé) peuvent servir à la société pour réaliser autre chose. Si cette réalisation est intelligente elle pourra aussi faire d’autres économies qui serviront à autre chose etc…
      C’est cela l’intérêt énergétique qu’il faut mettre en oeuvre.
      Mais il y a un hic, à travers le prix des produits qu’il faut installer pour réaliser cet intéêt énergétique, il y a des intérêts financiers qui sont perçus in fine par les plus riches qui peuvent se payer un effet rebond sur mon dos ( bateau de plaisance, piscine, 4×4 etc;;;)
      Nous n’avons pas d’autre alternative pour le moment que de sortir nos économies des banksters et les placer dans des banques éthiques que nous surveillerons et auxquelles nous proposerons des projets d’intérêts énergétiques. On pora discuter à l’intérieur de ces banques du tansfert de l’intérêt financier vers l’intérêt énergétique.
      A mes yeux, il faut courcircuiter les baksters, leur couper l’herbe sous le pied, et peut-être qu’à ce moment ils perdront de leur superbe et on pourra les taxer sans avoir peur de l’évasion fiscale.
      Ce n’est qu’une idée!!

  22. Une année qui s’achève ,est-ce un année qui se suicide , une année pour rien ?

    Déjà qu’il fallait bien achever les chevaux et selon certains , le capitalisme ….

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