BFM RADIO, LUNDI 3 JANVIER 2011 A 11h38 – « Depuis l’été dernier, la crise des marchés financiers a changé de nature »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Un câble diplomatique datant du 17 mars 2008, récemment divulgué par WikiLeaks, rapporte une conversation entre Mervyn King, le président de la Banque d’Angleterre, Robert Kimmitt,  alors Sous-Secrétaire au Trésor américain et Robert Tuttle, l’Ambassadeur des États-Unis en Grande-Bretagne, et répond indirectement à une question que l’on se pose à propos du déclenchement de la crise : parmi les instances dirigeantes de l’époque, incompétence ou dissimulation ?

La réponse dans ce cas-ci est claire : dissimulation. Parce que le diagnostic posé par Mervyn King ne diffère en rien de ceux qui furent proposés par les commentateurs de l’actualité financière à l’époque – je veux dire ceux d’entre nous qui n’avaient ni responsabilité politique, ni responsabilité au sein d’une banque, que celle-ci soit centrale ou commerciale.

Du côté des responsables, le message est resté identique, du plongeon du prix des titres adossés à des crédits hypothécaires subprime en février 2007 à aujourd’hui, et en contradiction flagrante avec les faits : la crise bancaire est une crise de liquidité et non pas de solvabilité. Autrement dit, elle résulte d’un problème purement technique de circulation de l’argent au sein du système financier et non de la faillite de fait du secteur bancaire dans son ensemble.

Or, le Président de la Banque d’Angleterre le dit sans ambages lors de ce déjeuner d’affaires à Londres en mars 2008 : la crise bancaire est maintenant une crise de solvabilité et non pas de liquidité, et il ne date pas ce verdict du moment où se tient la conversation, mais de six mois auparavant : en août 2007, c’est-à-dire du moment où un responsable de BNP Paribas prononça à propos des titres subprime les mots fatidiques : « Pas de prix ! » (après moi, en fait).

Quel aurait été l’impact a posteriori d’un diagnostic vrai ? Admettre l’insolvabilité de fait du secteur bancaire aurait débouché sur sa nationalisation, impliquant sa mise sous tutelle de l’État et un règlement par les investisseurs des pertes subies dans ce secteur. Refuser de reconnaître l’insolvabilité a conduit au résultat que l’on connaît : le règlement de l’addition par le contribuable à la place de l’investisseur, et un boulet attaché à son cou pour une durée indéfinie.

Il était question dans le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Toulon le 25 septembre 2008, de punir les responsables de la crise : « L’impunité serait immorale », y est-il dit. Or, il existait dès mars de la même année une solution à la crise, pas celle prônée par Mervyn King de la dissimulation mais celle de dire la vérité à ce moment-là : « On ne rétablira pas la confiance en mentant, on rétablira la confiance en disant la vérité », affirmait le même discours.

Un choix existait : sauver les peuples ou les investisseurs. Ce furent les investisseurs qui furent choisis. Un mauvais choix, tout aussi mauvais que celui qui fut à l’origine de la crise : « On a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur », affirme le discours de Toulon. La conclusion de ce discours demeure elle aussi d’une étonnante actualité : « … ne rien faire, ne rien changer, se contenter de mettre toutes les pertes à la charge du contribuable et faire comme s’il ne s’était rien passé serait également une erreur historique ».

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Le câble, publié par WikiLeaks

Lundi 17 Mars 2008, 18:27

CONFIDENTIEL LONDRES 000797

SIPDIS NOFORN SIPDIS

EO 12958 DECL: 03/17/2018

TAGS ECON, EFIN, UK

SUJET : LA CRISE BANCAIRE EST MAINTENANT UNE CRISE DE SOLVABILITE ET NON PAS DE LIQUIDITE AFFIRME LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ANGLETERRE

Classifié par : AMB RTUTTLE, raisons 1.4 (b) et (d)

Résumé

§1. (C/NF) Depuis l’été dernier, la crise des marchés financiers a changé de nature. Le problème est maintenant non pas celui de la liquidité présente dans le système mais plutôt une question de solvabilité systémique, selon les déclarations du Gouverneur de la Banque d’Angleterre (BOE) Mervyn King lors d’une rencontre à déjeuner avec le  Sous-Secrétaire au Trésor Robert Kimmitt et l’Ambassadeur Tuttle. King a mis en avant deux impératifs. Premièrement, trouver le moyen d’éviter aux banques l’infamie d’avoir à vendre des billets de trésorerie dont personne ne veut à des prix bradés ou de devoir réclamer l’aide d’une banque centrale. Deuxièmement, s’assurer qu’il existe un effort coordonné qui pourrait devoir aller jusqu’à recapitaliser le système bancaire dans son intégralité. Quant au premier impératif, King a suggéré de développer un système de regroupement et d’enchères  de manière à débloquer l’important volume d’investissements financiers pour lesquels il n’existe pour le moment aucun marché. Quant au second impératif, King a suggéré que les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, et peut-être le Japon puissent former un nouveau groupe provisoire qui dans un commun effort réunirait le capital nécessaire afin de recapitaliser toutes les principales banques. FIN DU RESUME

L’insolvabilité systémique est désormais le problème

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§2. (C/NF) King a déclaré que la liquidité est nécessaire mais non suffisante dans la crise du marché actuelle car le système bancaire mondial est sous-capitalisé en raison d’un effet de levier trop important. Il a dit qu’il est difficile de penser que les quatre principales banques anglaises (Royal Bank of Scotland, Barclays, HSBC, and Lloyds TSB) n’ont pas besoin de capitaux supplémentaires. Un effort coordonné des banques centrales et des ministres des finances sera peut-être nécessaire afin de développer un plan de recapitalisation du système bancaire.

Débloquer les titres adossés à des hypothèques qui ne trouvent pas acheteur

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§3. (C/NF) King a déclaré qu’il est également impératif de trouver un moyen pour que les banques puissent se débarrasser de leurs titres qui ne trouvent pas acheteur, ce qui inclut les titres adossée à des hypothèques, sans devoir les solder à des prix bradés. Il a dit que les ventes à prix bradés ne servent qu’à abaisser la valeur plancher à laquelle les banques doivent évaluer leurs actifs (cote au marché), et par là-même obligent à entériner des ventes forcées supplémentaires injustifiées. Il a déclaré que nous devons inventer un système d’enchères où les banques pourraient placer les billets de trésorerie qu’elles veulent vendre sans craindre d’être stigmatisées par les marchés qui interpréteraient des ventes à faible prix comme le signe que la banque est en difficulté. King a pourtant indiqué qu’il ne savait pas encore comment structurer de telles enchères et que des discussions supplémentaires étaient nécessaires. Kimmit a convenu qu’il fallait trouver le moyen de débloquer ces marchés et a déclaré que nous devrions rester en contact aussi bien bilatéralement qu’à travers le G7, le Forum de Stabilité Financière et les banques centrales.

Une méthode  éventuelle de recapitalisation

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§4. (C/NF) Le G7 est presque complètement inopérant au niveau économique a déclaré King. Des économies jouant un rôle-clé ne sont pas représentées, en particulier celles qui ont d’importantes et croissantes réserves en capital. King a dit qu’un nouveau groupe international était nécessaire pour remédier à cela. Cela pourrait être un groupe provisoire, et il a suggéré que peut-être les banques centrales et les ministres des finances des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Suisse pourraient coordonner les discussions avec d’autres pays qui ont de vastes réserves de capitaux, incluant les fonds souverains, à propos du recyclage de dollars pour recapitaliser les banques. King dit que le Japon pourrait ne pas être inclus car il n’a pas grand-chose à offrir. King a observé pourtant qu’inclure les Japonais pourrait les forcer à finalement évaluer au prix du marché des actifs dépréciés. Kimmit a déclaré qu’il était réticent à susciter de nouveaux regroupements dans la communauté financière internationale en raison des inévitables débats visant à déterminer qui inclure.

Commentaire

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§5. (C) Les propositions de King n’étaient pas des idées en l’air comme on peut en lâcher pour faire la conversation au cours d’un déjeuner. Il était clair que son objectif principal lors de cette réunion était de faire connaître à Kimmit, dans les grandes lignes, ses idées originales sur la question. King n’est pas rentré dans les détails quant à ses propositions et se satisfaisait de présenter des idées générales, posant ainsi les fondements pour une discussion future. FIN DU COMMENTAIRE

§6. (U) Participants: USG: Ambassador Robert Tuttle; Deputy Secretary Kimmitt; Eric Meyer, Office Director for Europe;

SIPDIS Robert Saliterman, Spokesman, International Affairs, U.S. Treasury; Warren Chane, ECONOFF. UK: Mervyn King, Governor, Bank of England; Chris Salmon, Private Secretary.

§7. (U) Le Sous-Secrétaire Kimmitt a approuvé ce message.

Visit London’s Classified Website: http://www.state.sgov.gov/p/eur/london/index. cfm TUTTLE

Visit London’s Classified Website: http://www.state.sgov.gov/p/eur/london/index. cfm TUTTLE

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NB : Merci à Nikademus pour la traduction.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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159 réflexions sur « BFM RADIO, LUNDI 3 JANVIER 2011 A 11h38 – « Depuis l’été dernier, la crise des marchés financiers a changé de nature » »

  1. Il semblerait que le Baltic Dry Index soit toujours au même niveau extrêmement bas par rapport à 2008. Où nos gouvernants vont-ils chercher des chiffres de croissance aussi optimistes ?

    1. Ires intéressant
      poursuivez vos baltic je sais plus quoi vos truc exc moi..
      et à part cela ,la famille,les enfants,
      Quand vous êtes humains,vous dites combien le bonheur vous coute ?
      Ha oui ,vous vous demander ou les guignols vont chercher des croissances etc etc bla blabla .
      Atchoum….

      Vous êtes la tristesse d’un système qui semble vous rendre Heureux.
      BALTIC DRY s’en fout de vous comme du reste..

    2. Moi aussi je n’observe que le BDI… sachant qu’il ne comptabilise que le transport des produits non-finis, pas les PC, écrans plats et autres voitures. S’il baisse cela ne signifie pas que les USA n’importent pas, mais qu’ils ne fabriquent pas grand chose…

      Combien de temps cela durera ? le temps que l’on voudra bien prêter de l’argent.. Mais comme l’avait dit Prigent, ou Prigeant, bref, on ne peut espérer recevoir 700 milliards de $ Chinois si l’on ne leur achète pas la même somme de produits !

    3. Pourtant, les prix des matières premières sont tous à la hausse maintenant, métaux précieux, non précieux, pétrole, aliments….

      On peut y voir la main de la spéculation, (cf. le dessin de bonne année).

      Paul Krugman est d’un autre avis (http://www.nytimes.com/2010/12/27/opinion/27krugman.html?_r=1&partner=rssnyt&emc=rss), et moi aussi.

      Derrière la machine financière, il y a un complexe technico-industriel qui nous nourrit, nous habille, nous équipe chaque jour. Et lui aussi est en crise. D’où les tenstions doubles spéculatrices sur le plan financier et d’accès aux ressources dans l’économie physique, donc guerrières sur le plan international.

    4. @franck marsal

      Krugman a un discours politique qui l’oblige à dire n’importe quoi pour contrecarrer les discours de droite sur l’inflation des commodities provoquée par la politique monétaire US.
      Mais dire que la hausse des matières premières n’a que peu à voir avec la spéculation, mais est d’abord due au regain de la demande des émergents dans un contexte d’offre déficitaire, c’est pur mensonge et il le sait bien.
      Sur les céréales chacun sait qu’il n’y a aucune tension sur les stocks mondiaux (estimés au minimum, soit par l’USDA US, à un trimestre pour juin 2011) et que si les récoltes 2010 ont été plus faibles que celles de 2008 et 2009, celles ci étaient excédentaires.
      Par ailleurs comment appeler un marché haussier dans de telles proportions sur les matières premières en parallèle à une baisse sur le prix du fret maritime (BDI), si ce n’est pure spéculation dans un contexte de fausse reprise mondiale ?
      Quant aux aspects stratégiques, de guerres de tension et autres rapports de puissance, je laisse ce genre de conjectures aux « experts » grassement rémunérés pour en faire l’exégèse…

    5. @lisztfr

      Moi aussi je n’observe que le BDI… sachant qu’il ne comptabilise que le transport des produits non-finis, pas les PC, écrans plats et autres voitures. S’il baisse cela ne signifie pas que les USA n’importent pas, mais qu’ils ne fabriquent pas grand chose…

      Le BDI est un index du prix du transport maritime des matières premières sèches (principalement minerai et céréales) entre pays exportateur et pays importateur. Il n’est aucunement spécifique au transport vers les USA.
      Si le BDI baisse (et il a baissé de 50% durant les six derniers mois) c’est qu’il y a moins de matières premières sèches transportées entre différents points du globe.
      D’un autre coté par exemple le cuivre a monté de 75% durant les six derniers mois, le soja a pris 40%.

      La seule explication possible c’est que les achats de cuivre et de soja ne sont pas des achats avec demande de livraison physique entre producteur et transformateur, mais bien des achats spéculatifs (eg avec des instruments financiers type ETF et futures) par des sociétés de spéculation (eg Goldman Sachs et P Morgan) qui n’ont absolument pas l’intention d’en prendre la livraison mais de revendre ces contrats à terme a une date ultérieure en en dégageant un profit.

      @franck marsal

      tout à fait d’accord avec vigneron, Krugman a le chic pour juxtaposer vérités (eg l’augmentation des cours des matières premières n’est pas le précurseur d’une inflation galopante résultant de la politique monétaire américaine) et contre vérités (eg l’augmentation des cours des matières premières n’est pas due à la spéculation mais à la demande des pays émergents).

    6. Je suis d’accord sur le caractère politique et très contestable (« It’s not about us ») de Krugman.

      Je suis d’accord (et lui aussi d’ailleurs) pour reconnaitre l’existence de la spéculation dans les hausses de prix actuelles.

      En revanche, je considère que la hausse de prix de nombreuses matières premières n’e, st pas sans fondements dans l’économie « réelle ».

      1er argument : s’il n’y avait que la spéculation, pourquoi la même spéculation ne se saisirait-elle pas du Baltic Dry, précisément au plus bas ?

      2ème argument : (donné par Krugman himself). Si c’est la spéculation qui fait monter les prix aujourd’hui, ce ne peut-être qu’elle qui les faisait monter avant la crise. Comment expliquer alors les ajustements importants qui ont été nécessaires dans l’économie réelle pour passer cette crise.

      Fondamentalement, les contraintes physiques sont déjà observables. La production de pétrole conventionnel a cessé d’augmenter depuis 2005, même l’AIE le reconnait. La reconstitutino des stocks n’a été possible que 1) grâce à un coup de frein à la consommation dans les pays riches (en France, le nombre de kilomètres parcourus en automobile s’est mis à baisser, ce qui n’était jamais arrivé) 2) grâce à la hausse de production du pétrole off-shore, des agro-carburants, du gaz liquéfiés, … Production qui se fait à un niveau de coût nettement supérieur à celui du pétrole conventionnel, et c’est bien ce coût là qui sert de base (coût marginal) au marché;

      Les mécanismes qui propagent ces hausses aux prix des denrées sont également connus : éviction de la production de nourriture par les agro-carurants, hausse des intrants chimiques, à forte composante pétrolière.

      La hausse de la pollution, commence également à se faire sentir, en particulier via des phénomènes climatiques : en témoigne aujourd’hui la situation de l’Australie : « Les trois quarts des mines de charbon – qui approvisionnent la moitié des usines d’acier dans le monde- sont hors d’état de fonctionner. » (extrait de http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110104-australie-eau-continue-monter-etat-queensland ).

      Même le jus d’orange est de la partie : « Orange-juice futures surged to a three-year high on concern that adverse weather will cause more damage to the crop in Florida, the world’s second-biggest citrus grower. » (Read more: Orange Juice Jumps to Three-Year High on Cold as Cotton Drops : http://www.moneynews.com/Markets/OrangeJuiceJumpstoThree-YearHighonCold/2011/01/03/id/381739)

      Voir enfin l’analyse de Rabobank sur le sujet global des prix agricoles : http://www.foodingredientsfirst.com/news/Seven-Key-Drivers-Will-Shape-Agri-Commodities-Markets-in-2011-Rabobank.html

    7. @Franck marsal,

      1er argument : s’il n’y avait que la spéculation, pourquoi la même spéculation ne se saisirait-elle pas du Baltic Dry, précisément au plus bas ?

      Parce qu’on ne peut pas spéculer sur les prix du frêt maritime : ces prix dépendent de l’offre et la demande réelle de transport et ne sont pas pollués par toutes sortes d’instruments financiers spéculatifs du type ETFs et contrats à terme. Pour acheter une quantité de frêt il faut réellement être disposé à transporter cette quantité. A la différence des cours des matières premières qui ne reflètent plus l’offre et la demande physique réelle des utilisateurs et transformateurs de ces mêmes matières mais sont pollués par toutes sortes d’instruments spéculatifs comme je l’ai expliqué ici..

      2ème argument : (donné par Krugman himself). Si c’est la spéculation qui fait monter les prix aujourd’hui, ce ne peut-être qu’elle qui les faisait monter avant la crise. Comment expliquer alors les ajustements importants qui ont été nécessaires dans l’économie réelle pour passer cette crise.

      Eh oui, c’est la spéculation qui a fait monter le cours du pétrole à 147 $/bl avant la crise (puis retomber à 30) et qui est en train de le faire remonter au dessus de 100$/bl actuellement. Et qui le fera retomber à moins de 30 dés que la réalité reprendra le dessus. C’est pas compliqué à comprendre, la spéculation ajoute de la volatité aux tendances de prix conformes à la demande réelle des utilisateurs.
      Je ne comprends pas votre deuxième phrase…

    8. Je prends note de vos remarques sur l’impossibilité de spéculer sur le Baltic Dry; Autant pour moi.

      Cela ne referme néanmoins pas la question.

      Entre 1996 et 2003, le BDI évolue entre 800 et 1800.

      Puis, progressivement (et en corrélation avec les autres matières premières), il monte rapidement pour évoluer entre 2000 et 6000 sur la période 2004 – 2006. En 2007 et 2008, nouvel accès de fièvre, il dépasse à deux reprises les 10 000.

      La crise de 2008 lui fait connaître une chute vertigineuse, d’environ 11 000, il descend à 600 !

      Il connait ensuite un rebond et navigue depuis avec des hauts et des bas entre 1500 et 4000.

      Toutes ces évolutions s’expliquent par les fondamentaux du fret maritime, puisqu’il n’y a pas de spéculation !

      Pourquoi alors invoquer la seule spéculation et rejeter l’hypothèse d’une tension entre offre et demande ! Les nouvelles du jour sont encore riches sur ce front là : http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Les-prix-alimentaires-vont-encore-grimper-dit-la-FAO–13531629/

    9. @franck marsal

      Quel est l’avenir de la consommation dans un monde qui voit sa facture énergétique s’envoler jour après jour principalement parce que l’offre n’arrive pas à suivre une demande qui ne demande qu’à exploser. Et si vous ne le savez pas encore, notez que nous avons atteint le plateau de l’offre en pétrole conventionnel au niveau mondial depuis la fin 2004 et qu’en conséquence l’accessibilité par capita ne peut que baisser. CQFD

      – Le constat

      Malacca Straits: Ghost fleet sits out economic crisis
      http://www.youtube.com/watch?v=f63x8co2da8

      High oil prices could crimp recovery
      http://www.youtube.com/watch?v=aEk25qfSv6Y

      – Le topo

      Peak Oil and a Changing Climate
      http://www.youtube.com/watch?v=UUmwy0VTnqM

      – L’avenir

      Dispatch: Economic Effects of Australian Flooding
      http://www.youtube.com/watch?v=8aIgay5CCBg

    10. @franck marsal,

      la grande volatilite a court terme du BDI s’explique tres bien par la nature inelastique de l’offre de vaisseaux. C’est pour cela qu’il ne faut jamais interpreter les girations a court terme du BDI comme un indicateur de la demande en matieres premieres.

      Par contre, si vous regardez une moyenne glissante du BDI sur une periode assez longue (eg 200 jours) et donc supprimez la volatilite a court terme vous vous appercevrez que le cout du fret maritime (non speculatif par nature) n’a pas cesse de chuter depuis le debut de la crise en 2008, alors que les cours des matieres premieres (speculatif par nature) ont chute brusquement au debut de la crise en 2008 puis sont reparti en tres forte hausse depuis debut 2009…

      Vous trouverez ici les graphiques necessaires:
      1) BDI moyenne glissante 200 jours (premier graphique, courbe verte)
      2) indice CRB des matieres premieres (septieme graphique, courbe jaune)

      Cette analyse montre clairement que l’envolee des cours des matieres premieres depuis la soit disante « reprise » est purement speculative (les speculateurs investissant des sommes fantastiques dans les instruments financiers speculatifs type ETF et contrats a terme sans jamais prendre livraison physique de ces memes matieres), alors que la demande reelle des utilisateurs et transformateurs de ces memes matieres (comme l’indique la moyenne glissante du BDI) est toujours aussi deprimee.

    11. Le BDI chuterait à cause d’une surcapacité de supertankers pétroliers. Ceci explique peut-être pourquoi des tankers ont été recyclés en containers (accaparement) …

      – « Les prix des frets de pétrole brut ont pour leur part accéléré leur baisse pour tomber à leur plus bas niveau depuis près de 10 mois, toujours plombés par la surcapacité de la flotte. » – « Seule une réduction de la flotte des superpétroliers «pourrait permettre une véritable amélioration des tarifs ».

      Revue hebdo: les prix du transport du pétrole reculent (20/09/2010)
      http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201009/20/01-4317320-revue-hebdo-les-prix-du-transport-du-petrole-reculent.php

  2. Discrétions.
    Pratique brit. quand leurs affaires vont mal: dire aux US quelles
    solutions mettre en oeuvre. Depuis au moins 1914.
    Et King n’est pas un diplomate.

  3. un seul moyen de vendre des titres hypothécaires pourris : c’est qu’ils soient à leur vraie valeur.
    Un seul moyen de connaitre la vraie valeur de l’immo adossé à l’hypothèque : la dévaluation , la déspéculation , la reprise en portage par le marché.
    Pour celà il faut du temps ou une volonté d’affirmer le vrai prix.
    Si vous attendez le temps , vous perdez votre temps , puisqu’il s’agit toujours de décennies en immobilier , vos intérêts ont donc mangé votre avantage potentiel.
    Seule la décision urgente vous sauve .
    Si vous choisissez la dévaluation vous perdez un montant fixe définitif.
    Si vous choisissez la déspéculation légiférée , organisée , en cascade , les préteurs et emprunteurs sont sauvés , personne n’a perdu , le gain est seulement amoindri chez les porteurs intermédiaires.
    Seule la déspéculation organisée , en cascade , peut sauver le monde du crédit hypothécaire et ces différents partenaires.

    1. Vous avez lu Jorion, Bertrand.
      Et avez peur pour votre « capital ».

      Or, depuis 3 ans, tout nous a montré que les mesures qui pourraient éventuellement calmer le jeu ne sont même pas envisageables.
      Donc, ce seront les peuples, qui crèveront de faim, qui légifèreront.

  4. Entre nous (ça ne sortira pas du net), vous ferez bien.

    Car AUCUN journal français ne commente ce qui DEMONTRE par A + B, que ceux qui sont au COURANT de la réalité trafiquent dans le dos des peuples pour mieux les rouler.

    1. Quelle capacité d’observation….

      Les informations essentielles existent et sont disponibles. Mais, noyées dans la masse, elles n’attirent pas l’attention (on y prend, d’ailleurs, soigneusement garde).

      La nouvelle censure passe par le flot d’information à la seconde.

    2. Bon, Néo, puisque tu es volontaire pour me prouver le contraire, trouves-moi un article de presse française qui reprend le câble cité.
      D’avance, merci à toi.

    3. Avons nous vraiment besoin de commentaires réguliers et de toute cette masse d’informations partielles qui obscurcissent plus qu’elles éclairent ?

      Ne croyez vous pas que la théorie critique est suffisante pour comprendre le cours du mouvement ?

      Ce qui arrive est-il si nouveau ?

    4. Crise de solvabilité : mais oui, voici quelques unes des nombreuses références dans la presse et les blogs français

      http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-enq/r3034.asp
      14 décembre 2010, N° 3034 – Rapport d’enquête de M. Jean-François Mancel « La crise de la dette grecque est d’abord une crise de solvabilité  »

      http://archives.lesechos.fr/archives/2008/LesEchos/20158-74-ECH.htm
      Article de 2008 ! Attention : crise de solvabilité (abonnement)

      http://www.doc-etudiant.fr/Economie-qr/Crise-2008-crise-de-liquidite-ou-de-solvabilite-44846.html
      Doc-étudiants 30 oct. 2010! Crise 2008 – crise de liquidité ou de solvabilité ?

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-de-liquidites-ou-de-45675
      13 oct. 2008 Crise de liquidités ou de solvabilité ?

      http://www.moneyweek.fr/20100634531/actualites/actu-economie/bce-bnp-paribas-emporiki/
      23 juin 2010 La nouvelle crise de solvabilité des banques européennes

      http://www.agoravox.fr/auteur/bruno-arfeuille
      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112123

      http://evenements.univ-lille3.fr/recherche/jemb/programme/papiers/foucaud_lille06.pdf
      … A la crise de solvabilité s’est donc ajoutée une crise de liquidité …

      http://robertofiorini.blog4ever.com/blog/lirarticle-84180-1134419.html
      23 janv. 2009 ! Les banques n’ont plus d’argent dans leurs caisses, et siphonnent l’épargne comme jamais, aidées, en France, par le gouvernement et sa démocratisation du livret A (1).
      (1) Le livret A sert de produit d’appel dans cette entreprise de siphonage de l’épargne, pour redonner des liquidités aux banksters ! Passé à 4 % en Aout 2008, juste avant la crise, il va repasser à 2,5 % le 1° février (maintenant que les gogos ont répondu aux appels de la publicité, et placé leur argent dans les caisses des banques. Notez bien que c’est avec une partie de cette épargne, siphonnée par l’état, que l’argent est ensuite recrêtée aux entreprises en manque de trésorerie !
      (…)
      Rappelons le, les banques ne possèdent pas l’argent qu’elles prêtent. Leurs fonds propres (qui ne sont constitués que par nos dépôts pour les plus solides) ne sont dans le meilleur des cas, que de 9 % sur le total de l’argent qu’elles ont prêté (91 % de ce qu’ils prêtent n’est basé que sur la confiance ! C’est de l’argent virtuel !). Les recapitalisations successives que nous vivons actuellement servent à faire remonter ce taux nommé « ratio tiers 1 » à des niveaux normaux (entre 8 et 9 %). (2 le ratio Cooke est un outil de solvabilité des banques.)

    5. Marlowe

      Oui pour vous Mr Marlow .
      Vous êtes précis …

      Ce qui arrive est-il si nouveau ?

      Justement ,la technique informatique prévois un Monde meilleur.
      La Nullité aussi.
      Soyez attentif svp.
      ce qui nous entoure dans la perception limitée de nos sens est juste une soumission au LOIS du Marché dont ici aussi on vous imbibe..
      Le langage cAC 40 et la religion du discours philofinance pour certain vous aideras.
      bonne route mon cher

    6. Marlowe. Je te sens blasé.

      Fais attention, c’est mauvais d’avoir une baisse de rage pour la levée de la tête quand le moment viendra.

    7. @Lambert Francis: « Crise de solvabilité : mais oui, voici quelques unes des nombreuses références dans la presse et les blogs français »

      Avez-vous une référence d’un grand journal français parlant de ce câble wikileaks? Moi j’ai rien vu. Pourtant cette nouvelle est un scoop et devrait faire les Une. Il y a bien censure.

  5. @bertrand

    Tout commerce n’est pas spéculation. Pour la maison que j’ai achetée (avec ma sueur), le vendeur a dépensé logiquement la somme reçue (il a acheté une autre maison ailleurs), et ainsi de suite … Tout ne se déboucle pa

    1. je ne parle pas de commerce mais de spéculation , surévaluation des valeurs passées.
      Pour mettre en pratique la déspéculation c’est très simple , vous allez au cadastre relever les valeurs de vente de votre bien depuis 20/30 ans , faites une simulation de l’inflation et demandez au tribunal de réduire votre prix d’achat , associé au banquier , les acquéreurs précédents devant supporter cette diminution.
      Un loi existe déjà au profit du vendeur lorsque la vente est inférieure aux 7/12° , c’est la récission pour lésion , demandez la récission pour lésion au profit de l’acquéreur.
      C’est simple , tout est simple et tout le monde devrait le faire en cascade.

    2. @Bertrand

      Article 1683 du code civil :
      La rescision pour lésion n’a pas lieu en faveur de l’acheteur.

      Ce serait trop beau, vous pensez bien…

    3. celà n’empêche nullement d’ester , bien au contraire , l’énormité de cette spéculation en valeur , le nombre de transactions et courte durée (10 ans) doit faire changer les mentalités des juges , de toute évidence si rien n’est fait , les acquéreurs et les préteurs seront incapables d’assurer leurs engagements-crédits , dès lors il faudra bien trancher.

    4. Je suis d’accord avec vous sur le fait que la spéculation immobilière est une forme d’escroquerie en schéma de Ponzi : chacun achète, trop cher, et en le sachant, en escomptant que les hausses dureront toujours, ce qui est évidemment impossible. Quand la bulle éclate, ce sont les derniers entrants qui auront alimenté le bénéficiaires de l’escroquerie, à savoir les acheteurs précédents ayant revendu, et il serait donc légitime de leur demander des comptes…

      Cependant, jamais un juge n’ira contre un article explicite du code civil. Il n’en n’a pas le droit!

      Vous levez donc un sujet politiquement légitime, mais votre approche juridique, à mon avis, ne peut aboutir.

    5. @bertrand,

      je ne parle pas de commerce mais de spéculation , surévaluation des valeurs passées

      « spéculation » ne veut pas dire « surévaluation des valeurs passées ».

      Kaldor (1939) a donné une définition de la spéculation qui fait toujours référence:
      « achat ou vente de biens avec intention de revente (ou de rachat) à une date ultérieure, lorsque l’action est motivée par l’espoir d’une modification du prix en vigueur et non par l’avantage lié à l’usage du bien »

      Donc c’est ce qui motive l’action qui fait la spéculation. Si vous achetez une maison pour y vivre ce n’est pas de la spéculation. Un spéculateur immobilier professionnel lui peut acheter des centaines de logements seulement dans l’objectif de les revendre à une date ultérieure avec un profit.

    6. @chris06. Est-ce que la spéculation sur des biens périssabes est possible ? Cela me semble illogique car tout stock est confronté à un date de péremption et dépasser cette date c’est risquer de tout perdre. Je suis curieux de comprendre la mécanique qui se cache derrière cette forme de spécu …

    7. @peak oil,

      prenons un exemple d’une ETF ( Exchange Traded Fund) de graines de soja:
      http://www.etfsecurities.com/csl/etfs_soybeans_fr.asp

      Vous voyez ce qu’il est écrit :

      « composés de contrats à terme sur matières premières (futures) cotés sur des marchés réglementés et non pas de matières premières physiques. Les indices reflètent la performance d’un investissement entièrement collatéralisé et roulant dans les contrats à terme sur matières premières.  »

      c’est à dire que celui qui investit dans cette ETF n’achète jamais de graines de soja dont il prend la livraison physique mais passe des contrats à terme (3 mois, 6 mois, 9 mois, 12 mois) sur l’achat éventuel à un prix fixé d’une certaine quantité de graines de soja. Quand arrive le terme, il empoche la différence entre le prix réel et le prix fixé par avance sans jamais obtenir la livraison du sous jacent. Et ainsi de suite, l’investissement étant collatérisé et roulant dans les contrats à terme sur les graines de soja.

      Bien entendu, ce type d’instrument qui est uniquement spéculatif par nature, a une grande influence sur le prix réel du sous jacent. Mais a aucun moment il ne prend livraison du sous jacent.

      Ou voudriez vous que les partners de Goldman Sachs mettent les quelques milliers de tonnes de graines de soja dont ils ont passé des contrats à terme? Dans leur coffres a Wall Street? Dans leur apartements avec vue sur central park? Pour quoi faire, décorer la cuisine ou la chambre des enfants?

  6. C’est quand même cocasse.
    Comment, en mutualisant le problème des dettes souveraines, celles-ci seraient-elles davantage traitables?
    Il est possible que la « gentille Suisse » ait quelques réserves de trésorerie, et pour cause: depuis le temps que tous mettent de l’argent en Suisse…
    Alors, disons-leur « gentiment » de renflouer, excusez du peu, la grande Grande Bretagne et God’s Own Country…
    Pourquoi pas, et il est vrai que le Japon n’a dans ce contexte aucune utilité actuellement, car, malgré des excédents commerciaux, le Japon a une énorme dette souveraine, à cause de sa déflation sévissant depuis vingt ans déjà.
    Ce qui frappe, c’est que Monsieur King, pas plus que d’autres responsables de haut rang, ne voit pas ou ne veut surtout pas avouer qu’il n’y a aucune solution au problème de la dette.
    Soit, il ne sait pas – mais mon père dit toujours qu’il n’est pas possible qu’ils soient à ce point ignorants quant à la monnaie- soit l’idée d’une monnaie nouvelle est vraiment le tabou des tabous. Car, au fond, si on veut « forcer » les détenteurs de monnaie à se réengager sur le marché financier pour acheter de la dette pour laquelle le non-remboursement, aux conditions actuelles, est certain, il me semble qu’il faut rendre plus risquée la détention liquide que la détention d’autre chose. Sinon, quand un financier peut s’abstenir d’acheter une chose où il n’y a que des coups à prendre, il s’abstiendra.
    Et les insolvabilités existent aussi dans les pays à forte trésorerie, car les détenteurs des avoirs ne sont pas les mêmes personnes que les débiteurs.
    La seule solution: obtenir que toute nouvelle monnaie émise circule effectivement, seul moyen de générer des revenus d’autant plus importants que la circulation de la monnaie est plus effective. A ce moment-là, il n’y aura plus jamais de problèmes de solvabilité ou de liquidité systémique, car une monnaie qui circule est une monnaie qui revient et qui (parce qu’elle « revient ») générera tous les revenus nécessaires pour couvrir les dettes. Dès lors les dettes pourront se réduire très tranquillement.
    Mais cette idée est sans doute trop simple pour attirer l’attention des décideurs.

    1. Johannes…

      Je reprends ma démonstration, ou tu passes volontairement dessus…???

      Déjà, rien que pour te conforter, renseignes-toi sur le taux d’usure d’une monnaie.. Tu verras qu’elle est marquée par le temps.
      D’où les 15% de rendement réclamés par les « investisseurs ».

    2. Le message date de mars 2008, à peu près à l’époque de la faillite Bearns stearns, il n’était pas encore évident que tout le système était bloqué, du moins qu’il le serait complètement après la faillite de LB, en octobre. Par contre il était déjà évident que les banques petites et moyennes avaient mangés leur pain blanc et allaient souffrir.

      Premièrement, trouver le moyen d’éviter aux banques l’infamie d’avoir à vendre des billets de trésorerie dont personne ne veut à des prix bradés ou de devoir réclamer l’aide d’une banque centrale. King a suggéré de développer un système de regroupement et d’enchères de manière à débloquer l’important volume d’investissements financiers pour lesquels il n’existe pour le moment aucun marché.
      trad: faire intervenir la Fed en douce, et peut-être bien demander au Trésor d’acheter une partie des créances invendables mais via des prête-noms.
      Faut bien que l’acheteur soit idiot pour payer plein pot ce que personne ne veut parce que ça vaut nettement moins. ‘ suffit d’actionner les bons rouages au gouvernement.

      Deuxièmement, s’assurer qu’il existe un effort coordonné qui pourrait devoir aller jusqu’à recapitaliser le système bancaire dans son intégralité. King a suggéré que les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, et peut-être le Japon puissent former un nouveau groupe provisoire qui dans un commun effort réunirait le capital nécessaire afin de recapitaliser toutes les principales banques.
      Il s’agit bien de faire intervenir les États, et surtout TOUS les États importants, pour recapitaliser les banques qui ont vendu des produits pourris qui leur reviennent dans la figure…
      Les banques anglaises dont King est le patron, et américaines qui sont dans le même pétrin.
      On voit que l’idée était bonne et que les rouages étatiques ont bien fonctionné, tous les pays ont « aidés » leurs banques (et d’autres, pour les USA), sans même demander un droit de regard sur leurs affaires, traffic et bonus.
      Au doigt et à l’oeil!

      Une fois les stock-options et bonus sauvés avec l’argent du contribuable, il ne restait plus qu’à attendre tranquillement le point bas de la crise, dans « quelques mois », pour rebondir et repartir comme avant.

    3. @HP

      Le message date de mars 2008, à peu près à l’époque de la faillite Bearns stearns, il n’était pas encore évident que tout le système était bloqué, du moins qu’il le serait complètement après la faillite de LB, en octobre. Par contre il était déjà évident que les banques petites et moyennes avaient mangés leur pain blanc et allaient souffrir.

      Faux, la crise des subprimes commence en 2006, éclate début 2007 avec les pertes d’HSBC (février) et les avertissements de BNP Paribas. Les actifs des banques s’effondrent (500 milliards de dépréciations d’actifs entre mi 2007 et mi 2008) . Northern Rock, par exemple obtient en dernier ressort 25 milliards de £ de la BoE en septembre 2007(début de bankrun), ne peut pas rembourser dans les délais et se voit nationalisée en février 2008. Des banques françaises, par exemple, doivent racheter les fonds subprimes qui avaient été mis dans le portefeuille de leurs SICAV monétaires ou dans des OPCVM, pour les autres, c’est des retraits de fonds massifs des clients de ces comptes spéculatifs. En novembre 2007, Goldman Sachs annonce que les banques pourraient perdre 2 000 milliards de dollars…
      Les grandes banques déclenchent des augmentations de capital en catastrophe (300 milliards de la mi 2007 à la mi 2008, merci les états pétroliers du moyen-orient et les autres). La crise de liquidité est massive partout, le marché inter-bancaire est bloqué dès mi 2007, les banques centrales (FED, BoE et BCE en tête) injectent des centaines de milliards chaque mois pour alimenter en oxygène le système et la situation continuera d’empirer jusqu’aux artifices mis en place après la chute de LB fin 2008 et début 2009, artifices sur lesquels nous vivotons toujours.

      Donc, en mars, il était bien « évident que tout le système était bloqué« . Ces gens là, King en particulier, étaient au premières loges pour voir et savoir que ce n’était pas un problème de liquidité. Ça faisait plus de huit mois qu’ils apportaient de la liquidité comme jamais dans l’histoire les banques centrales n’avaient eu à le faire, et tout empirait toujours. Évidemment qu’ils savaient, on a juste la preuve qu’ils savaient et qu’ils en parlaient avec ce genre de câble diplomatique, point.

    4. La Suisse n’est pas un état important, si ce n’est qu’elle abrite 2 TBTF et que ses cptes sont mieux tenus que beaucoup d’autres nations d’Europe et d’ailleurs. (Son déficit est à env 40%… du pib ce qui est très peu par rapport aux autres pays mais énorme pour ses habitants, économes par nature (donc souvent chiants certes !! ). Ici, comme ailleurs, on a oublié cette règle de base qui consiste à ne pas dépenser de l’argent qu’on a pas – donc pour les réserves, balpeau. Inutile d’ajouter que ne pas être dans l’euro à l’heure actuelle est plutôt de nature à rasséréner ses habitants, même si le poids de son franc fait souffrir l’industrie.

    5. à Yvan:
      Quelque chose a dû m’échapper de votre démonstration; ce n’est bien sûr pas volontaire. Alors, comme je ne vois pas à quoi vous faites allusion (re)éclairez-moi, je répondrai certainement.
      jf
      Ce que vous dites brièvement dans le message qui précède et qui indique qu’il s’agit de « rouler dans la farine », je partage bien sûr cette vue.
      Au fond, la crise est « tolérable » aussi longtemps que les populations les « tolèrent », volontairement ou non. Notre espèce se caractérise par une grande capacité à souffrir et à faire souffrir … le plus grand nombre au bénéfice d’une minorité.
      Il n’empêche, j’indique simplement qu’une façon « civilisée de s’en sortir serait la modification du mode d’émission de la monnaie.
      Cela reviendra, évidemment, aussi à une sorte de « restructuration » de la dette en partant de l’idée que la dette avait infligée aux débiteurs actuel par un mécanisme de chantage exercé par le capital au détriment du travail.
      En annulant le mécanisme de chantage, grâce au SMT, les dits « capitalistes » se retrouveraient à la même enseigne que les débiteurs.
      On pourrait enfin considérer la réalité monétaire comme neutre et réellement distributive.
      Dès lors, les équilibrages entre créances et dettes se feraient simplement et organiquement. Il suffira pour cela de travailler en obtenant chaque fois un salaire augmenté de la valeur de la rente du capital désormais supprimée.
      Je vous en dirai davantage dans un prochain courrier.

    1. Il joue à Space Invaders et Pacman sur Atari 2600, en résidence surveillée, un bracelet à la patte, en Gritte Briteigne… Il s’repose quoi…

    2. Julian Assange a expliqué que les droits de son futur livre serviraient à payer ses frais de défense et à contribuer au fonctionnement de WikiLeaks.

    3. D’ailleurs Wikileaks aurait bien besoin d’un petit coup de pouce financier de ceux qui pensent que c’est une arme au service du peuple.

    4. Il s’en fout des droits d’auteurs,soyez en certain…
      soit il accepte le pactole?
      soit il a un accident d’ici peut..

      vous dites ??

    5. Cher naif
      Croyez vous que convoquer quelqu’un ,surtout le responsable de Wikileaks,pour une raison aussi édulcorée ,UN VIOL PAR CAPOTE POREUSE ..
      somme nous pas interpelles?

  7. En final et en réalité, leurs seul souci était « comment rouler les Gens »? Eh bien en leur mentant. Mais dans tous ça, ils n’avaient pas très parlé de « l’Euro ». Alors l’Euro Groupe pas très important pour eux;?

  8. « La réponse dans ce cas-ci est claire : dissimulation »

    La théorie de l’incompétence ayant été activement défendue sur ce blog, sauf malcomprenance de ma part, est-ce à dire qu’un virage y est amorcé, ou bien le « dans ce cas-ci » permet-il une certaine segmentation ?…

    1. Tiens, ça me rappelle ces quelques réflexions du Sieur Coluche:

      « Les hommes politiques ne sont pas bêtes. Vous vous rendez compte de la gravité? Ils sont intelligents! Ca veut dire que tout ce qu’ils font, ils le font exprès. Ils y réfléchissent, ils y pensent. Parce que, vous comprenez, si c’était des cons, ça irait tout seul. On dirait: « Bon, beh, c’est des cons. » Nan, nan, nan, nan. Les présidents et les dirigeants des pays qui ont laissé crever l’Afrique, l’Amérique du Sud et bientôt les Indes, c’est des gens qui le font exprès. »

    2. @ Clive
      « La théorie de l’incompétence ayant été activement défendue sur ce blog »

      Ah Bon ?

      Comment on devient l’« anthropologue de la crise » – Paul Jorion

      « Les décideurs aiment caractériser le critère d’appartenance à leur club en termes de compétence, mon expérience de dix-huit ans m’a cependant convaincu que ce critère était en réalité d’un autre ordre : la tolérance personnelle à la fraude.
      (…)
      J’étais là, mon verre à la main, quand un vieux monsieur m’aborda : « Vous savez qui je suis ? » Non, je ne le savais pas. Il me dit son nom qui m’était familier : c’était celui du numéro deux ou trois de cette grande banque dont tout le monde connaît le nom. « Et moi je sais qui vous êtes : vous êtes l’emmerdeur qui bloquez tout. Il y a une chose que vous n’avez pas l’air de comprendre mon petit Monsieur : le régulateur, ce n’est pas lui qui me dira ce que je dois faire. Non, ce n’est pas comme ça que les choses se passent : c’est moi qui lui dirai quels sont les chiffres, il ne mouftera pas et les choses en resteront là. Un point c’est tout ! » Et il tourna les talons, me plantant là, moi et mon verre.
      »

      @ Etienne

      De même que Gaïa n’est pas réductible à un objet de savoir, ce que je nomme la bêtise n’est pas réductible à une faiblesse de type psychologique. On ne dira pas «les gens sont bêtes», comme s’il s’agissait d’une tare ou d’une faiblesse personnelle. La bêtise est quelque chose dont on dira bien plutôt quelle sempare de certains. Et elle s’empare tout particulièrement de ceux qui se sentent en position de responsabilité et qui deviennent alors ce que je renommerai désormais « nos » responsables.

      Ce n’est pas que « nos » responsables, ceux que l’on trouve partout, à tous les niveaux, soient « bêtes », au sens où il suffirait alors de les chasser, de prendre le pouvoir, de mettre des gens intelligents à leur place. Et ce n’est pas que tout responsable soit atteint par la bêtise. Le technicien responsable du fonctionnement d’un réseau d’ordinateurs, par exemple, ne l’est pas spécialement, pas en tant que tel. Comme dit le dicton, c’est un mauvais artisan qui blâme ses outils, et la responsabilité, ici, implique l’attention au possible, la capacité d’imaginer l’imprévu, la méfiance portée non à l’encontre de la situation mais à l’encontre de ses propres routines. En revanche, c’est de nous que «nos» responsables se méfient. Et la méfiance est un mot trop faible, car il implique une situation précise, des procédures à utiliser, des engagements à formaliser. « Nos » responsables sont bien plutôt ceux qui savent qu’ils doivent répondre de nous, comme un berger doit répondre de son troupeau à celui qui l’a mandaté.

      On pourrait penser que, assimilant ceux que j’appelle « nos » responsables à des bergers qui doivent répondre de leur troupeau, J’associe la question de la bêtise avec ce qu’on appelle le « pouvoir pastoral », qui implique un dirigeant ayant reçu mandat d’assurer le salut de ceux qu’il doit guider. Or la bêtise est plutôt ce qui reste de ce pouvoir lorsqu’il n’y a plus de mandat, ou lorsque n’en subsiste qu’une version indigente, mettant en scène une humanité récalcitrante, toujours prête à se laisser séduire, à suivre le premier charlatan, à se laisser berner par le premier démagogue. « Nos » responsables ne sont pas des pasteurs parce qu’ils ne nous guident « vers » rien ; ils sont sous l’emprise de la bêtise parce qu’ils jugent le monde en termes des tentations et des séductions dangereuses dont il s’agit de nous protéger.

      Aujourd’hui, face à l’intrusion de Gaïa qu’ils ne peuvent plus tout à fait ignorer, nos responsables sont en suspens comme nous. Le «je sais bien mais quand même…» qui leur tient lieu de pensée est presque audible mais, d’une certaine manière, nous en sommes tous là. En revanche, ce qui n’est pas de l’ordre d’une réaction commune face au difficilement concevable, d’une plainte impuissante face à ce qui nous dépasse, est la réaction typique à certaines propositions – presque un cri : « Mais ce serait la porte ouverte à… » Entendre ce cri, c’est entendre ce qui fait la différence entre la compassion éventuelle pour celui ou celle qui est en « position de responsabilité » et se sent « dépassé », et la distance à prendre envers ceux que je caractérise comme « nos » responsables. Car ce cri est le cri de la « bêtise ».

      Lorsque le « je sais bien mais quand même » s’associe au cri invoquant la « porte ouverte », il est inutile de discuter, car on a affaire non à quelqu’un dont les raisons devraient être entendues, mais à un être capturé, sous une emprise par rapport à laquelle toute raison viendra après, et le plus souvent sur le mode du « on sait bien (1) ». Celui qui dit « on sait bien » n’est pas bête – ceux dont s’empare la bêtise ne le sont jamais. Il n’inspire pas le mépris, mais bien plutôt l’effroi. Car ce qui le fait réagir — alors que, peut-être, il aimerait que le monde soit différent, que les gens ne soient pas « comme cela » — est de l’ordre d’une force à laquelle on se heurte et, qui plus est, une force dont on sent qu’elle se nourrira de tous les efforts de persuasion, de tous les arguments auxquels on pourrait être tenté de recourir. La bêtise n’est pas la stupidité, qui elle aussi peut « s’emparer » de quelqu’un mais renvoie à la stupeur, à la paralysie, a l’impuissance – par exemple, lorsqu’un argument bête et méchant laisse stupide, dans la perplexité un peu douloureuse d’un «je sais bien mais quand même… » La bêtise est active, elle se nourrit de ses effets, de la manière dont elle démembre une situation concrète et dont elle détruit la capacité de penser, d’imaginer de ceux et celles qui envisageaient des manières de faire autrement, les laissant stupides ou enragés (ce qui la confirmera : vous voyez, avec ces gens-là, c’est la violence).

      1. On distinguera le « je sais bien mais quand même » de celui qui se sent dépassé du « on sait bien » qui prétend à l’autorité.

      Il me semble nécessaire aujourd’hui d’oser nommer la bêtise qui s’empare de ceux à qui le capitalisme fait endosser la responsabilité d’avoir à maintenir l’ordre public. Et cela alors que – et ces responsables « le savent bien, mais quand même… » – lui-même ne cesse de poursuivre, en toute irresponsabilité, la création de nouvelles sources de profit. Il ne s’agit pas d’accuser, comme c’est le cas lorsque l’on dénonce complicité ou corruption. De telles accusations suscitent en effet l’idée que, si on se débarrassait de ces vendus, tout irait bien – une idée qui toujours favorise ceux qui se présentent comme porteurs de salut, voix du peuple, de la nation… ou de la race. Et elles ne font que renforcer le sens qu’ont « nos » responsables de la nécessité de leur mission – leur conviction que ceux qui les accusent « ne comprennent pas ». Ceux et celles que la bêtise a capturés ne méritent ni accusations ni indignation. En fait ils ne méritent rien, car c’est ce sous l’emprise de quoi ils sont qui importe. Et cette emprise, elle est sensible à tous les niveaux de responsabilité, et elle les connecte tous, y compris ceux qui sont étrangers aux intérêts directs du capitalisme contemporain. Et notamment ceux qui ont été capturés par le refrain pédagogique « que feriez-vous à notre place ?» et se sentent « nos » responsables par procuration.

      Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes – Résister à la barbarie qui vient, Ed. La découverte, Coll. Les empêcheurs de penser en rond (2009)

    3. Coluche avait raison, encore une fois…
      Mais Clémenceau aussi, au moins quand il a dit:  » Je vote pour le plus bête »
      C’est effectivement le moins dangereux.

    4. @Clive : il est vrai que sur ce blog on ne loue pas trop la compétence des économistes, mais une chose est sûre et certaine : personne n’a soutenu que l’incompétence était à compter parmi les causes de la crise, si c’est ce à quoi vous pensiez en parlant de « virage ».

    5. @ fusijan
      En mettant en parallèle ce que dit isabelle Stengers et ce que dit Christian Arnsperger, on finit par en arriver à la conclusion que le capitalisme n’est voulu par personne, n’a été imaginé par personne, n’a pas d’instigateur mais rien que des complices plus ou moins conscients. Certes, certains en profitent, et largement, mais ils ne font que surfer sur une vague qui vient d’un ailleurs où les humains sont absents.
      D’ailleurs, l’histoire de la naissance du capitalisme dans les campagnes anglaises des XVIème et XVIIème siècles (illustré superbement par Helen Meskins Wood) a précédé de plus de deux siècles les premières rationalisations intellectuelles (Mandeville, Adam Smith). Le fait précède la justification et la théorisation.
      C’est peut-être encore bien plus effrayant que toutes les théories du complot car, un complot, on peut le déjouer, éliminer ses artisans. Si le capitalisme est une construction qui n’est due qu’à l’accumulation de millions d’actes irréfléchis, on reste sans prise (si ce n’est multiplier les actes contraires mais…). Cela ne veut pas dire que la machine est immortelle mais ce ne sera pas les humains qui y mettront fin volontairement.
      Cela rejoint sans doute ce que Paul va nous dire dans son livre « Le capitalisme à l’agonie ». S’il nous dit qu’il est l’agonie alors qu’il nous dit aussi que tous les responsables financiers et les gouvernants ne font rien pour le museler, c’est qu’il est en train de mourir d’une maladie chronique interne.

    6. @Clive, quand des peuples payent la « confiance » vendu, on a quand même le droit de ce méfier de leurs solutions, il y a peut-être un truc que les économistes ont oubliés, même responsable, ce n’est pas eux qui soldent les comptent et au lieu de vulgariser leurs sciences, ils se sont ranger avec les élites, comme les clercs d’un nouveau dieu.
      Cela me fait penser à un débat sur marianne2, avec quelqu’un donnant l’impression de travaillé sur les Ogms et essayant un peu de me remettre à ma place vis-à-vis de son savoir (je suis paysan). J’ai eût le dernier mot (égo humanum est) en lui rappelant la crise de la vache folle que des scientifiques ont validés les farines animales (selon un protocole) des industriels ont fait des économies (sur le protocole) et que des politiques ont laissés faire (interdiction de la consommation d’abat en angleterre 1992, mais pas l’exportation, et interdiction de l’importation d’abat anglais en France en 1995, soit 3 ans après), au final y à que les paysans qui ont payés cette crise on a été les seuls responsables, aucun scientifiques ou industriels ne nous a soutenu (les politiques ont surtout demander aux syndicats de tout encaisser), maintenant si les ogms deviennent dans dix ans un problème de santé publique, les généticiens n’auront pas de baisse de salaire, mais les paysans seront les salauds qui auront mis la santé publique en deça de leurs intérêts économiques.
      C’est la même logique, si en tant qu’économiste tu ne plaides pas pour ceux qui payent une idéologie économique, mais que tu pleures sur ton petit égo (je suis un salaud) et que tu as le même salaire, c’est mal partie pour ma sympathie, mais puisque tu lis ce blog, je ne crois pas que tu sois ainsi, alors à toi de trouver le compromis.

    7. @ Alain

      C’est à peu près cela: les rapports de production capitalistes n’ont pas été « pensés »,
      puis introduits par un génie, par un prophète du Bien ou par Méphistophélès.
      Le capitalisme est le résultat du progrès des sciences et des techniques
      donnant un avantage de compétitivité à l’accumulation des outils, donc du capital.

      Le passage au mode de production socialiste, est porté par l’évolution elle-même du capitalisme. Paul a raison : la contradiction entre la socialisation croissante de la production
      et la concentration croissante de la propriété des moyens de production
      finit par créer une situation d’agonie, au sens où elles nous conduisent à la barbarie.

      Mais le passage au socialisme se distingue de celui au capitalisme sur un point fondamental.
      La bourgeoisie consolide son pouvoir économique au sein même de la société féodale.
      Elle dispose même du modèle à généraliser pour assurer sa domination.
      Le capitalisme se développe au sein même de la société féodale.

      Le camp du travail, lui, ne consolide pas un pouvoir économique qui constituerait un levier
      et une massue pour le passage au socialisme.
      Les travailleurs n’ont pas ce pouvoir.
      Ils n’ont que celui qu’ils se donnent en s’organisant pour une révolution
      qui change totalement la logique économique,
      et pour l’imposer lors d’affrontements décisifs, lors de révolutions.

      Le camp du travail ne dispose aujourd’hui, après les échecs des révolutions du XXème siècle,
      et la débandade de ses partis traditionnels (« communistes » et « socialistes »)
      que de partis pour la révolution encore faibles.
      Il lui reste aussi à tirer toutes les leçons des échecs des partis dit socialistes et communistes.

      Il doit en plus, dans le même temps, prendre la mesure des urgences d’une révolution
      non pas seulement sociale (la nécessité de mettre l’économie sous contrôle démocratique)
      mais aussi de civilisation qui lui permette de contenir l’emballement des désastres écologiques.

  9. Cette fuite obtenue via wikileaks (encore bravo et merci) est édifiante… Mais pas étonnante.

    « Vous savez bien, Mon Cher, que la populace est bien trop sotte et mal éduquée pour comprendre… »

    1. Et c’est pas en baissant les budgets des systèmes éducatifs que ça va s’arranger, les dirigeants de nos médiacraties occidentales l’ont bien compris !!!

    2. Il a raison. En matière de soumission au pouvoir, les britanniques sont exemplaires.
      J’étais en Grande-Bretagne à l’époque ou le gouvernement Blair leur avait ordonné de remettre leurs armes pour couvrir l’incompétence criminelle de ses fonctionnaires (massaIl fallait les voir faire la queue pour rendre leurs armes

    3. Erreur d’envoi.
      Je voulais dire que Monsieur King a raison de les mépriser. Il n’y a pas plus soumis que les britanniques. Il fallait les voir faire la queue pour rendre leurs armes après le massacre de Dunblane. Alors qu’ils n’y étaient pour rien, ils acceptaient docilement d’endosser la responsabilité de ce massacre à la place du gouvernement Blair.

    1. eh oui, en arrivant ici c’est la pillule rouge…

      « This is your last chance. After this, there is no turning back. You take the blue pill – the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill – you stay in Wonderland and I show you how deep the rabbit-hole goes ».

    2. Il était une époque où, comme les distractions du cinéma n’avaient pas encore été inventées, la « matrice » était nommée le Capital.

      On comprend aisément pourquoi et comment le langage a évolué.

  10. C’est certainement une des révélations les plus importantes de wikileaks. Ils savaient, cherchaient sans succès des stratégies pour échapper au piège dans lequel ils nous ont mis, mais ne disaient rien publiquement. Le contraire eu été étonnant car même moi, simple peone, je savais. D’ailleurs, jouant les Cassandre, je déconseillais à un de mes amis d’investir en bourse, ce qu’il a fait quand même. On peut s’interroger sur la conscience professionnelle des journalistes économiques qui, eux aussi, savaient mais ne disaient rien. En tout cas, il faut se rappeler de ces câbles quand vous entendez quelqu’un (Lagarde?) qui ose décrire la crise Lehmann Brothers de septembre 2008 comme de quelque chose que « personne ne pouvait prévoir ». Je parie qu’en ce moment ils discutent des prochains « personne ne pouvait prévoir ça » comme nous. Et quand ça arrivera, à cause de leurs manœuvre insensées pour sauver les banquiers, ils prendront l’air surpris et gêné du type qui voit un mur s’écrouler quand il pisse dessus. Incompétence et Dissimulation, donc.

    1. @ Dissy,
      les Français parmi les plus ‘pessimistes au monde pour 2011…
      Ou bien les mieux informés….
      En tout cas, ça fait beaucoup de mécontents.

    2. le minuscule ,qui l’eut crus?la FIN de la FRANCE..C’est lui..
      Bravo.
      Adieu et vive la barbarie ..
      Bonne chance les gars.
      Chacun pour soit …
      Imaginer est suicidaire.sans savoir mourir pour quelque chose .
      Faites comme moi acheter des conserves .
      des centrales atomiques en plus
      des jeux vidéos géniaux comme en Irak
      du pétrole .

      je pense à Brigitte qui dis que cela vaut pas le coup..
      voila voilou comme disais Cléopatre

    3. à lau,

      On pourrait croire que vous faites allusion à ce proverbe russe qui dit « qu’un pessimiste est un optimiste informé ».

      Je vous propose un petit jeu.
      Pour jouer il faut répondre à une question, ou à deux…
      Pourquoi les Français sont bien informés :
      1. Ils lisent le blog de Paul Jorion.
      2. Ils écoutent Christine Lagarde.
      3. Ils boivent du vin.
      4. Ils ont tous le vieux rêve de la révolution.
      5. Ils pensent voter à gauche en 2012.
      6. Ils lisent les commentaires de Marlowe et de quelques autres.
      7. Ils viennent d’acheter le Capital et apprennent l’Allemand pour le lire dans le texte.

    4. «  » » » » » » » »
      ok
      c’est pour vous adorable Marlowe ..

      être pessimiste vous semble d’un optimisme exagérer?

  11. Pour sortir un peu de l’aspect purement financier de ce sujet tout en restant dans le sujet des impacts financiers sur les politiques sociales, voici une contribution en mode de demande d’aide:

    Dans mon activité Européenne dans le cadre de la Plate-forme Sociale Européenne, le responsable du groupe de travail sur la Politique sociale vient d’envoyer une demande de commentaires aux membres de ce groupe de travail dont je fais partie.

    Il s’agit de critiquer et ou amander un document de la Direction Générale (DG) Emploi, Affaires sociales et inclusion, de la Commission Européenne Sur le thème du « plan d’éradication de la pauvreté en Europe » :

    http://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=en&catId=89&newsId=959&furtherNews=yes

    ( Le texte du document dans son entier est disponible en Français, anglais ou Allemand en cliquant sur une des petites icones FR EN DE)
    Un résumé est disponible de la même manière en cliquant sur une des petites icones FR EN DE) ainsi que dans toutes les langues de l’Union Européenne…

    Intro du résumé en français :
    Plateforme européenne contre la pauvreté et l’exclusion sociale
    QUEL EST L’ENJEU?

    Plus de 80 millions de personnes (soit une sur six) sont menacées de pauvreté dans l’Union Européenne. 20 millions d’enfants et 8 % de la population active sont concernés.
    Les populations les plus vulnérables ont été le plus fortement touchées par la crise.
    Cette situation ne peut pas être tolérée dans une des régions les plus riches du monde.
    L’Union européenne (UE) propose de prendre des mesures afin d’atteindre l’objectif historique qu’elle s’est fixé cette année, à savoir sortir 20 millions de personnes de la pauvreté et de L’exclusion sociale d’ici à 2020.

    Je serais ravi de connaître vos impressions sur ce texte et par la suite de transmettre vos remarques, en citant dûment leur origine ; Blog de Paul Jorion avec le lien.

    Quelle va être l’action de la Plate-forme Sociale Européenne en relation avec ce sujet (Je rappelle que cette Plate-forme Sociale Européenne regroupe plus de 40 réseaux européens d’associations nationales non gouvernementales du secteur social, couvrant les secteurs du Handicap, de la pauvreté, du vieillissement de lutte contre les discriminations ainsi que des associations comme ATD Quart Monde, EAPN, Caritas, EASPD, Le réseau Européen des Femmes, proposant aux personnes vulnérables (pour quelles que soient les raisons) des services sans buts lucratifs comme ATD Quart Monde, EAPN, Caritas EASPD

    Voici à grands traits les actions qui vont être entreprises :
    Développer une évaluation de l’initiative contre la pauvreté et l’exclusion sociale de la Commission ainsi que de lancer une campagne en faveur de la lutte contre la pauvreté auprès du Comité de la protection Sociale, du « Comité économique et Social »(ECOSOC), du Conseil pour les Affaires Économiques et Financières, (ECOFIN) ainsi qu’au près du Conseil des ministres Européen de Juin 2011 et du Parlement Européen. Cette campagne a pour but de sensibiliser toutes ces organisations sur la manière dont les membres de la société civile représentés à la plate Forme Sociale pensent que l’initiative de la DG Emploi et Affaires sociales et inclusion, de la Commission Européenne contre la pauvreté et l’exclusion sociale de la devraient être mis en place et réalisés.

    Questions qui me sont posées et pour lesquelles je serais ravi d’avoir vos points de vue :
    • Qu’y a-t-il de positif dans ce texte, qui pourrait être appuyé et enrichi ? Et pourquoi?
    • Quels sont les domaines qui devraient être approfondis et quels sont ceux qui devraient être éliminés? Comment et pourquoi?
    • Quelles actions ou politiques devraient être incluses et soutenues financièrement lors du prochain programme financier pluri annuel qui devrait être publié en juilet 2011?

    Je profite de ce message pour poser une question à Paul Jorion: A votre connaissance existe-t-il d’autres groupes de discussion semblable à celui ci dans d’autres pays européens ou ailleurs? En ce qui concerne les groupes qui existeraient en Europe, ce serait à mon avis une très bonne initiative des tenter de mettre ces groupes en contact. Je veux bien aider dans cette démarche, ayant une longue expérience des échanges européens entre mouvements sociaux non gouvernementaux.
    Je pourrais également servir de relais auprès de la Plate-forme Sociale Européenne au cas où une telle coordination des groupes de discussion au niveau européen verrait le jour et désirerait apporter sa contribution au dialogue social. Pour information la DG Emploi et Affaires sociales et inclusion est tout à fait réceptive aux messages des associations du secteur social ; en fait c’est cette DG elle même qui consulte ces associations du secteur social.

    Bien cordialement.

    Paul

    1. Merci Monsieur Trehin pour cette proposition..
      Pouvez-vous nous parler un peu de cette Plate-forme Européenne et des résultats qu’elle a pu obtenir jusqu’ici?
      Merci beaucoup.

    2. Ben déjà vous pourriez supprimer tout ce qui relève de voeux pieux comme celui-ci:

      Pour les personnes capables de travailler, trouver un emploi est le moyen le plus sûr de
      sortir de la pauvreté. Il s’agit d’un message difficile à faire passer en temps de crise
      économique, mais à mesure que nos économies renouent avec la croissance, nous devons
      avant tout veiller à ce que cette croissance soit durable et créatrice d’emplois. Parvenir à ce
      qu’en 2020, le taux d’emploi dans l’Union atteigne 75 % pour les hommes comme pour les femmes serait le pas le plus important pour sortir 20 millions d’Européens de la pauvreté.

      Mais ce texte s’adresse à des politiciens ?… alors, gardez-le! Ils trouveront à le réutiliser!

    3. BRAVO
      continuer ,merci
      on ferras avec des gents comme vous et nous seront sauvés ,merci,merci
      un dernier pour la route ?

    4. embarqué des ong dans un truc sur la pauvreté …..

      ça me fait penser à Woerth recevant les syndicats juste pour le SPECTACLE

      quand comprendrez-vous que l’on vous fait participer à un spectacle et que les possedants et leurs larbins se servent de vous ( vision optimiste, car certaines ong ne sont pas dupes mais vivent des sous sous des états donc font profil bas )

      c’est une guerre sociale que mènent les riches et les peuples répondent bien trop gentiment

      socialisme ou barbarie

    5. Y a-t-il une différence avec ceci ?

      « Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l’aspiration plus que légitime de chacun au progrès social doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l’élaboration d’un processus allant vers plus d’égalité. »

      Source : générateur de langue de bois

  12. Bétisier spécial ‘Lagarde’

    Selon le site 20 minutes en titre Crise financière: Christine Lagarde, un an de méthode Coué

    20minutes.fr a recensé un an de déclarations de la ministre de l’Economie. No comment.

    17 août 2007, conférence de presse
    «L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides […] Je ne conçois pas aujourd’hui de contamination à l’économie mondiale»

    17 août 2007, dans «Le Parisien»
    «Ce n’est pas un krach […] Nous assistons aujourd’hui à un ajustement […] une correction financière, certes brutale mais prévisible»

    5 novembre 2007 sur «Europe 1»
    «La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raisons de penser qu’on aura un effet sur l’économie réelle française»

    18 décembre 2007, sur «France-Inter»
    «Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique»

    22 janvier 2008, sur «Europe 1»
    «[Un krach?] Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça […] Je crois qu’on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée»

    10 février 2008, au G7 au Japon
    «Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l’Europe»

    11 février 2008, dans «Le Figaro»
    «Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L’Europe sera elle aussi touchée».

    26 mars 2008, conférence de presse
    «L’environnement international est difficile […] La volatilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar sont un risque pour notre croissance»

    1er juillet 2008, dans «Le Figaro»
    A l’orée de la présidence française de l’UE, Lagarde veut rester comme le ministre français ayant permis à l’Europe «d’éviter la crise financière d’après»

    15 septembre 2008, sur «Europe 1»
    «L’ensemble des autorités bancaires, le Trésor, les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours, les mécanismes sont en place, il n’y a pas panique à bord»

    16 septembre 2008, conférence de presse
    «[La crise aura] des effets sur l’emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables»

    20 septembre 2008, conférence de presse
    «Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous»

    21 septembre 2008 sur «Europe 1»
    «Je ne suis pas euphorique, pas plus que je n’étais catastrophiste […] La crise est loin d’être finie»

    Eric Piermont AFP/archives ¦ La ministre de l’Economie Christine Lagarde, le 5 juin 2008 à Paris

    http://www.20minutes.fr/article/257610/Economie-Crise-financiere-Christine-Lagarde-un-an-de-methode-Coue.php

    1. Il y a beaucoup mieux mais je n’ai pas la citation exacte à portée de mains.
      C.L. avait en substance annoncé qu’il n’était pas l’heure de penser, mais l’heure de travailler.

    2. Lagarde représente tout bêtement le point de vue officiel, ces citations ne relèvent pas à proprement parler d’un bêtisier. On peut les rapprocher des titres du Moniteur, le journal officiel à l’époque du retour de Napoléon de l’île d’Elbe, en 1814, que Clément Rosset a publiés dans Le Réel – Traité de l’idiotie :

      – 9 mars : Le monstre s’est évadé de son lieu d’exil.
      – 10 mars : L’ogre corse a abordé au cap Juan.
      – 11 mars : Le tigre s’est montré à Gap. Les troupes avancent de tous côtés pour arrêter sa marche. Il achèvera sa misérable aventure en fugitif dans la montagne.
      – 12 mars : Le monstre s’est vraiment avancé jusqu’à Grenoble.
      – 13 mars : Le tyran est maintenant à Lyon. La terreur a saisi tout le monde à son apparition.
      – 18 mars : L’usurpateur s’est risqué à approcher à soixante heures de marche de la capitale.
      – 19 mars : Bonaparte avance à marches forcées, mais il est impossible qu’il atteigne Paris.
      – 20 mars : Napoléon arrivera demain sous les murs de Paris.
      – 21 mars : L’Empereur Napoléon est à Fontainebleau.
      – 22 mars : Hier soir, S. M. l’Empereur a fait son entrée publique, il est arrivé aux Tuileries. Rien ne peut dépasser la joie universelle.

  13. Les français les plus pessimistes du monde ?

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/01/03/annee-noire-les-francais-tres-pessimistes-pour-2011/#xtor=RSS-3208

    C’est normal on n’ aime jamais abandonner une situation relativement avantageuse, pour une
    situation moins avantageuse. A tort ou à raison il semblerait que nos concitoyens pensent avoir
    plus à perdre qu’à gagner à la mise en concurrence généralisée (c’était déjà contenu dans le NON au référendum de 2005). Par contre les Chinois, les Vietnamiens et les Nigérians ont un optimisme à tout crin. Plus généralement ont est optimiste dans les pays émergés et pessimiste dans les pays désindustrialisés. D’un côté on est jeune et en pleine croissance, de l’autre on est vieux et en décroissance. D’un côté on travaille, de l’autre on consomme. D’un côté on épargne, de l’autre on s’endette. D’un côté on est gavé, de l’autre affamé. D’un côté on aspire à l’ « American Dream », de l’autre on en revient. So what ?

    1. @Etienne

      Effectivement je dîne régulièrement au Fouquet’s, et je passe mes vacances sur le Yacht de mes amis.
      Plus sérieusement je suis dans cette classe que l’on dit moyenne, ni pauvre, ni riche. Mais qui se sent à juste titre tirée vers le bas – surtout en ce qui concerne l’avenir des enfants – par l’application des politiques néo-libérales.
      Pour autant ma description était volontairement simplificatrice, je n’ignore pas que dans les pays
      riches il y a un quart monde et pas mal de galères. Un quart monde en expansion de par les conséquences de la crise financière et l’accroissement des inégalités.
      C’était pour illustrer les limites des statistiques globales.

    2. C’est l’avantage des pays riches. Même les moins que rien qui vivent chez leurs parents et se débrouillent dans l’économie informelle ne manquent de rien.

      Freedom is just another word for nothing left to lose?

    3. Il faut que les Français continuent à venir vivre au Québec. Ici, tout lemonde voit la vie en rose…même endettés jusqu’au cou et avec comme voisins, les Américains, dont notre économie dépend totalement (les échanges commerciaux avec les USA représentent 70 % de nos échanges et ceux avec l’Europe, à peine 10 %).

  14. l’illusion….de la matrice,pauvre de nous!mort de l’euro ensuite du dollars,après vraisemblablement:3 eme guerre mondiale….aprés l’antéchrist….!

    1. Quel antéchrist? S’il s’agit du directoire de la finance mondiale qui donne ses ordres aux gouvernements et aux armées du monde entier, décidant chaque fois où apporter la guerre, il est déjà en action avec ses légions depuis un certain temps.

  15. Bonjour à tous et bonne année

    Ce matin, tôt, sur le site de Business Insider il y avait une billet renvoyant au dernier rapport de l’iea sur la production de pétrole: forte baisse de prod des champs mexicains et de la mer du nord 25% je crois il semblerait qu’il ne soit plus possible de produire autant de barils par jour qu’en 2006ou 8.
    Ce soir: toute référence à cet article a disparu et je ne puis me connecter au site de l’IEA! quel que soit le chemin essayé: error de serveur microsoft ole…. mouais!

    Est ce que quelqu’un a un peu plus d’info ou de connexion?

    Cordiales salutations.
    Steve

    1. Non pas de nouvel de cet article, plein de choses disparaissent aussitôt éditées sur le net. Une étrange habitude j’en conviens.

    2. Le Mexique aurait perdu une production équivalente à 800.000 barils par jour depuis le pic de 3,4 millions barils jour atteint en 2004-2005. Cela tient du fait que le champ de Cantarell (premier champ Mexicain) a atteint son pic à 2,2 millions barils en 2004 est en déclin accéléré depuis cette période. Mais bon il n’y a pas que le Mexique, la Mer du Nord est en déclin accéléré et même du Canada sensé répondre à la croissance de l’offre d’après demain
      ne semble par répondre aux nombreuses attentes sur sa production.

      2010 Oil Production Was Very Disappointing, And The EIA Is Playing Number Games
      http://www.businessinsider.com/declining-oil-production-mexico-canada-2011-1#ixzz19zsIVKO1

      Bonne année 2011 !!! Et merci à Paul et à son équipe ainsi qu’aux nombreux
      commentateurs tout simplement valoriser le concept d’agora.

    3. sauvés ?? …
      extrait d’un article à lire dans son entier : localisation pour le moment …d’autres zones sont prévues ensuite : Alpes, PACA …et puis quoi ?

      … »ces nouveaux gisements représentent une manne considérable, présente dans le sous-sol d’un bout à l’autre de la planète selon le rapport du géant italien de l’énergie E.ON : des milliers de milliards de mètres cubes de gaz en Europe, sept fois plus en Amérique du Nord et plus encore en Asie et en Australie… De quoi flamber encore pendant quelques décennies sans besoin d’énergies renouvelables. Tout ça grâce à la technique révolutionnaire de fracturation hydraulique mise au point par le géant de l’armement texan, Halliburton. Un procédé efficace mais brutal… »

      A 2500 m de profondeur, c’est un petit tremblement de terre : pour réunir les micropoches en une unique poche de gaz, un explosif est détonné pour créer des brèches. Elles sont ensuite fracturées à l’aide d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques propulsé à très haute pression (600 bars) qui fait remonter le gaz à la surface avec une partie de ce “liquide de fracturation”. Chacun de ces “fracks” nécessite de 7 à 15 000 mètres cube d’eau (soit 7 à 15 millions de litres), un puits pouvant être fracturé jusqu’à 14 fois.;. »

      … »Depuis le début du printemps le géant pétrolier français et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde. Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar ; Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg)) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l’Ouest le long du parc naturel des Cévennes. Pour obtenir deux des trois permis, l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF : “S’il y a un problème, ils sont juste là”, nous dit Charles Lamiraux, géologue à la direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’écologie) et en charge du dossier, en pointant la tour du gazier français depuis son bureau dans l’Arche de La Défense. Encore novices dans l’exploitation des gaz de schistes, les groupes français ne peuvent se passer de partenaires américains, les seuls à maîtriser la technique clef d’extraction de ces nouvelles ressources… »
      http://ownipolitics.com/2010/12/07/gaz-de-schistes-le-tresor-empoisonne-du-sous-sol-francais/

      pour avoir une idée des dégats : nappes phréatiques polluées, zones sinistrées …voir dossier sables bitumineux du Canada …

      Voilà pourquoi, on ne cherchera pas d’énergies alternatives : tant qu’il y a du fric à se faire, en détruisant tout ! Speculateur fonctionne avec laideur !

    4. « l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF »…

      déboisement de la langue :

      l’Américain a cependant du arroser ……

    1. 1 – Oui et non : en fait ils insistent bien pour dire que ce mécanisme est dangereux pour l’acquéreur, qui peut se voir saisir sa maison (çà on le savait) – dans la crise des subprimes, ce mecanisme est devenu aussi dangereux pour les banques, car la maison ne vaut plus rien, mais les gouvernements, face à ce drame, ont decidé de porter secours UNIQUEMENT aux banques, c’est là qu’est le problème POURQUOI UNIQUEMENT AUX BANQUES ?

      2 – Le problème fondamental (outre le fait que l’injustice ci-dessus dénoncée, et dénoncée également par Jorion, est extrêmement grave) il nous faudra réfléchir sur la notion de droit de propriété, non pas qu’il faille l’annuler, mais dans ce domaine si essentiel, fondamental qu’est un toit, pour vivre, n’y a-t-il p

  16. oups, j’ai loupé le clavier : dans ce domaine essentiel disais-je qu’est un toit, une résidence principale, un nouveau droit, de nouveaux principe doivent apparaître. Le service public du logement, les constructions sociales, n’est-ce pas une des choses les plus importantes ? quelle est sinon la véritable signification de l’exercice des droits de l’homme-dans-la-rue ?

    1. oui, tout à fait d’accord ….un service public logement-santé-éducation serait bien le plus important, si l’on voulait re-construire une Europe décente …

      si ….

  17. Il n’y a pas que la crise qui change de nature .
    Le pouvoir en fait de même , qui se transforme de plus en plus en dictature .

    Un signe des temps , la mise en centre de rétention d’enfants .
    Autre signe des temps, quand la liberté de dérision est mise à mal , c’est que çà sent pas bon .
    Le genre de truc que censure désormais Dayly , plateforme liée à ‘état français, pour dire à quel point on est rendu :
    http://vazimonga.over-blog.com/article-ce-que-dayly-censure-64229098.html

    PS : les communistes aussi
    http://fr.news.yahoo.com/78/20101228/tpl-dailymotion-censure-t-il-le-pcf-pour-34cdeee.html

  18. Pour ceux qui entravent l’anglais et qui ont envie de déprimer un peu plus, prenez 10 minutes pour voir ça – à partir de 12’45¨

    1. a mike
      refaite le en Français svp
      merci
      déprimer en Anglais c’est pire quand on comprend pas la langue et qu’il faut faire un effort.
      en France pas besoin .
      si vous avez un truc en Chinois ?

  19. Personne ne parle plus du gigantesque gisement de pétrole irakien, le plus grand nous disait-on, pas encore exploité en 2003, et pour lequel Saddam Hussein venait de signer un contrat avec la Chine et la Russie, quelques jours seulement avant l’invasion anglo-américaine de l’Irak . Seules les mauvaises langues soupçonneront qu’il existerait une corrélation entre les deux événements .Apparemment, le nouveau gouvernement irakien aurait repris contact avec la Chine fin 2008 pour la reprise des travaux mais sans l’associer aux profits . Quid des contrats passés avec la Russie sous Saddam Hussein ?

    ——————————————————————————–

    China signs $3 billion deal to develop Iraqi oilfield

    THE ASSOCIATED PRESS • November 11, 2008

    Iraq and China have signed the final agreement on a $3 billion deal to develop the Ahdab oil field south of Baghdad over a 22 year-period, an Oil Ministry official said today.An initial agreement was signed in Beijing last August, restoring a Saddam Hussein-era deal that was canceled after the 2003 U.S.-led invasion of Iraq.

    The agreement was finalized on Monday at a ceremony in Baghdad, the official said on condition of anonymity because he was not authorized
    to speak to media.

    Reporters were not invited to the ceremony for security reasons, he added.

    The new agreement is the first Saddam-era oil deal to be honored by the new Iraqi government.

    The deal provides for a service contract, under which China will not be a partner in profits and instead will be paid for its work in the Ahdab field. The oil field is located in Wasit province about 100 miles southeast of Baghdad.

    It has been the scene of sporadic attacks since the U.S.-led invasion in 2003.

    The official said as a start the field will produce 25,000 barrels a day with a target of 125,000 barrels.

    Part of the oil produced in Ahdab will be used to generate electricity from a power station to be built in Wasit province, the official said.

    Iraq sits on more than 115 billion barrels of oil, but decades of wars, U.N. sanctions. An initial agreement was signed in Beijing last August, restoring a Saddam Hussein-era deal that was canceled after the 2003 U.S.-led invasion of Iraq.

    The agreement was finalized on Monday at a ceremony in Baghdad, the official said on condition of anonymity because he was not authorized to speak to media.

    Reporters were not invited to the ceremony for security reasons, he added.

    The new agreement is the first Saddam-era oil deal to be honored by the new Iraqi government.

    The deal provides for a service contract, under which China will not be a partner in profits and instead will be paid for its work in the Ahdab field. The oil field is located in Wasit province about 100 miles southeast of Baghdad.

    It has been the scene of sporadic attacks since the U.S.-led invasion in 2003.

    The official said as a start the field will produce 25,000 barrels a day with a target of 125,000 barrels.

    Part of the oil produced in Ahdab will be used to generate electricity from a power station to be built in Wasit province, the official said.

    Iraq sits on more than 115 billion barrels of oil, but decades of wars, U.N. sanctions, violence and sabotage have battered its oil industry.

    As security improves, Iraq is trying to bring in foreign companies to help increase crude output from the current 2.5 million barrels a day to 3 million barrels a day by the end of 2008, and 4.5 million barrels a day by the end of 2013.

    Au moins, ces grands gisements n’ont pas atteint leur pic de production .
    Et ceux de l’Afrique ?
    Et ceux de l’Iran, fruits de tant de convoitises ?

    1. @ Mianne

      Ne serais-ce pas plutôt la vente du pétrole en euros ou autre monnaie en lieu et place du dollar qui déclenche immédiatement les foudres de guerre Américains?
      L’Irak devait commencer à vendre son pétrole en euro dans la semaine qui a suivi le début de la guerre, l’Iran a la même velléité, il est aussi menacé d’une guerre.
      L’abandon du dollar pour les échanges sur les matières 1eres et notamment celles de l’énergie, est un danger mortel pour les Américains, ils tueraient n’importe qui pour éviter cela.

    2. @Mianne

      On voit plus clair dans les comptes des grandes banques internationales de compensation Clearstream et Euroclear (500.000 milliards d’euros de transactions sur titres dénouées en 2007 rien que pour cette dernière) que dans les discours des experts pétroliers, qu’ils soient teintés de politique, de financiare, de miltaire ou d’écologique, c’est toujours aussi limpide et fluide que du sable bitumineux de l’Alberta.
      Trop d’enjeux et trop dangereux d’approcher la chandelle pour voir si le jeu la vaut, la chandelle. Plus on raffine et plus c’est explosif le bin’s. Perso, ça m’intéresse plus.

    3. A propos de la guerre du pétrole qui se joue au Moyen Orient depuis que les américains ont atteint leur pic du pétrole en 1971 et qu’ils sont passés du statut de rois du pétrole (premiers exportateurs) au statut de junkies du pétrole (premiers pilleurs).

      Guerre du Golfe (1990-1991): Après l’extraction à la verticale se développe l’extraction à l’horizontale qui permet de récupérer davantage de ressource. Problème, cela bouleverse la géopolitique car cela permet à quelqu’un de percer chez lui et d’extraire chez son voisin. C’est précisément ce que les Koweitiens étaient en train de faire en pompant dans un champ situé à cheval sur la frontière Irak-Koweït. De plus il est toujours cocasse de se dire que Sadam est tombé dans le piège grotesque que les américains lui ont tendu en lui faisant croire que les USA n’avaient pas d’opinion sur les conflits opposants deux pays arabes, sous-entendant qu’ils n’interviendraient pas.

      Guerre d’Irak (2003- ….): Ne pas perde de vue la décision faites par l’Irak de ne plus faire valoir son pétrole contre des devises en dollars, mais en euros, histoire de lutter contre le dictat protectionniste du pétrodollar. Dès que l’Irak fut envahi, les USA ont réimposé leurs pétrodollars bien sûr. Conclusion : les plus antiprotectionnistes du monde sont aussi ceux qui sont le plus protectionnistes du monde.

      Iran : Le fait que l’Iran prenne ses distances de l’hégémonie pétrodollar explique aussi pourquoi ce pays est honni et ne fait pas partie du -£&</#^?%§*$- axe du bien.

    4. @Vigneron.

      En 2003, quelques jours après l’invasion de l’Irak, alors que j’étais à Calcutta, j’ai découvert cette info à propos des pétrodollars dans la presse indienne, info qui selon ce que j’avais pu voir n’était pas vraiment relayée par les médias occidentaux. Les indiens seraient donc des conspirationnistes selon votre analyse, c’est très intéressant.

      NB. Quand Paul ose parler de dissimulation, ne devrait-on pas le suspecter de conspirationnisme ?

    5. @777, vigneron, peak oil

      Si les ventes de pétrole et de matières premières se font un jour en euros ou dans les devises des pays vendeurs et acheteurs, le dollar s’effondre. Or, c’est le statut du dollar comme devise internationale qui permet actuellement aux Etats-Unis de continuer à s’endetter, de faire marcher la planche à billets et de rembourser leurs créanciers en monnaie de singe. Ce pays a tout fait pour empêcher Saddam de vendre le pétrole irakien en euros et il fera tout pour empêcher l’Iran de faire de même . Et pourtant, il n’a pu empêcher les pays de la BRIC, notamment la Chine et le Brésil, de passer récemment un contrat pour réaliser leurs échanges commerciaux dans leurs propres devises, le yuan et le real, sans passer par le dollar. D’autres pays suivent et même si l’euro disparaissait comme monnaie d’échange , rien n’empêcherait les autres pays de passer des contrats de ce genre pour utiliser leurs propres devises . C’est une brèche importante qui vient de s’ouvrir dans la domination du dollar en tant que monnaie d’échange internationale .

      On comprend mieux quel est le pays qui croit avoir intérêt à l’effondrement de la zone euro , à ce que l’euro disparaisse comme monnaie d’échange rivale du dollar et par conséquent qui lance et entretient les rumeurs spéculatives pour précipiter la chute de l’euro . Autrement, on se demanderait chaque jour pourquoi ce sont des pays européens endettés certes, mais pas tant que cela, qui voient, l’un après l’autre, leur note dégradée par les agences de notation américaines tandis qu’elles ferment les yeux sur le pays le plus endetté du monde, les Etats-Unis.

      Toutes ces manoeuvres ne serviront à rien . Les peuples européens vont souffrir pour rien de plans d’austérité insupportables, car l’effondrement éventuel de l’euro ne garantirait pas pour autant la perennité du dollar en tant que monnaie d’échange internationale incontournable. Le Brésil , la Chine et l’Inde l’ont démontré ainsi que des pays du Golfe.

    6. @Peak.Oil.

      Ah les guerres pour sauver le pétro-dollar, fondement d’airain de l’empire US aux pieds d’argile ! La belle affaire ! Grand classique des théoriciens du complot. Un enfant de cinq ans peut comprendre les guerres en Irak en termes d’intérêts stratégiques pétroliers, ou l’image un peu « obscurcie » d’un Chavez ou d’un Ahmadinejad, and so what ?

      N’oubliez pas au demeurant que c’est en 2000 que l’Irak a converti toutes ses transactions pétrolières du pétrole contre nourriture en euros. Et par ailleurs, Peak oil, je vous rappelle, pour ne parler que des 25 dernières années, que le prix du litre de gas-oil représentait jusqu’à plus de 11 minutes d’une heure de Smic en 1985, moins de 6 en 99, 10 au pic de 2008, et moins de 8 minutes aujourd’hui…

    7. @mianne

      Arrêtez le délire ! Et en quel honneur l’euro mériterait ce privilège de seigneuriage plus que les ricains ? Pour en faire quoi ? Ça s’rait-y tellement mieux l’Euuuuuurope ?
      Dénoncer ici les ignominies de l’empire, cachées de la vue des pauvres pékins qui le subissent ou en profitent, quelle mission sacrée ! M’en direz tant ! Et puis quoi ? Qui finance et détient la plus puissante armada jamais vue sur cette planète ? Au nom de quoi ? Comment cet empire existe et se maintient, tente de se légitimer, on le sait. Pourquoi cet empire, et quoi à la place, ça m’intéresse plus.

    8. @Mianne,

      Si les ventes de pétrole et de matières premières se font un jour en euros ou dans les devises des pays vendeurs et acheteurs, le dollar s’effondre.

      Pourquoi donc?
      Faudrait expliquer le mécanisme, moi je ne voit pas…
      Pour que le dollar s’effondre il faut qu’il y ait beaucoup d’investisseurs qui désirent vendre du dollar ou des titres en dollar par rapport au nombre qui souhaitent en acheter.
      Je ne voit pas en quoi le fait de trader le pétrole en euros ou en yen changerait la donne.

      Or, c’est le statut du dollar comme devise internationale qui permet actuellement aux Etats-Unis de continuer à s’endetter, de faire marcher la planche à billets et de rembourser leurs créanciers en monnaie de singe.

      C’est le statut du dollar comme principale monnaie de réserve (70% des réserves accumulées). Je ne voit pas le rapport avec le fait que le pétrole soit quoté en dollar. Par contre cela a beaucoup plus de rapport avec le fait que les USA a eux seuls dépensent plus de 50% des dépenses militaires de la planète.

    9. @vigneron
      « Pourquoi cet empire, et quoi à la place, ça m’intéresse plus. »

      Moi aussi ça m’interesse mais je n’en sais pas assez pour pouvoir répondre, est-ce que vous pouvez nous éclairer?

    10. @mianne,

      elles ferment les yeux sur le pays le plus endetté du monde, les Etats-Unis

      D’où tirez vous cela?
      Que cela soit au niveau de la dette publique, ou des dettes privées, ou du total, les USA ne sont pas, et de loin, le pays le plus endetté du monde.
      Pour la dette publique il s’agit du Japon avec 200% du pib (contre 90% pour les USA soit environ le même niveau que la France et l’Allemagne) et pour les dettes totales ce sont le Japon et le Royaume Uni avec 470% du pib (contre 370% du pib pour les USA), qui d’ailleurs eux aussi détiennent la note AAA.

      Il me semble que vous êtes atteint d’une crise aigüe d’anti-américanisme primaire.
      Si les agences de notation sont sévères, à juste titre, avec la dette des PIGS, c’est qu’ils ne peuvent pas, contrairement aux USA, faire marcher la planche à billet pour rembourser leur dettes. Ce n’est donc pas le résultat de favoritisme Américain mais d’un argument tout à fait rationnel et logique : avec 70% des réserves mondiales accumulées en dollar et avec plus de la moitié de l’arsenal militaire mondial, les bons du trésor Américain vont continuer d’être considérés comme une des valeurs refuges par les investisseurs du monde entier pendant encore de nombreuses années. Et ce malgré la propensité du chairman of the FED à imprimer 100 milliards de dollars par mois depuis 18 mois et dans le futur indéterminé.

    11. Si les ventes de pétrole et de matières premières se font un jour en euros ou dans les devises des pays vendeurs et acheteurs, le dollar s’effondre.

      On se demande surtout pourquoi ils iraient s’emmerder (sans parler du comment...) à chercher autre chose que le dollar pour échanger du pétrole. Et franchement, que ça leur plaise ou non, les émirs, dictateurs ou roitelets d’opérette, ils leur doivent bien au moins ça à uncle Sam… Non ? Pas sûr que les accords Sykes-Picot leur auraient beaucoup mieux convenu aux potentats de l’or noir… Faudrait demander à Sir Lawrence tiens…

      Et nous ? Ben faut s’poser la question. Qu’est-de qu’on a raté, ou qu’on pourrait ben faire ou imaginer. Il me semble que c’est un peu le but de ce blog, et plus précisément en l’occurrence la démarche d’un PSJ. Mais on est bien d’accord, c’est pas ça qui va nous mettre des porte-avions et des bases militaires près de tous les les coins chauds de la planète…

    12. @CHR

      Moi aussi ça m’interesse mais je n’en sais pas assez pour pouvoir répondre, est-ce que vous pouvez nous éclairer?

      Ben j’me doute qu’ça vous intéresse, sinon vous seriez pas ici, et moi non plus. Si j’en savais plus je s’rais debout sur une caisse à savon au coin d’une à clamer la bonne parole, mon bon CHR…

    13. @chris06

      Et ce malgré la propensité du chairman of the FED à imprimer 100 milliards de dollars par mois depuis 18 mois et dans le futur indéterminé.

      Propensité, c’est pas trop grave comme maladie j’espère, pour Ben surtout…
      En attendant on aura remarqué qu’en investisseur avisé la FED diversifie ses actifs. Sont passés des securities de Freddie et Fannie aux T-bonds et T-notes de Geithner. C’est pas pire, mais bon…

    14. à Calcutta, j’ai découvert cette info à propos des pétrodollars dans la presse indienne, info qui selon ce que j’avais pu voir n’était pas vraiment relayée par les médias occidentaux.

      Ah, cieux ! il y aurait donc , j’ose à peine le dire , une forme de « censure » dans les medias occidentaux ?! …

      Non, je vous assure, c’est dur d’entendre des choses pareilles, si soudainement !

    15. Les préjugés sont un frein à l’intelligence, que certains ici ont de très développée.

      Ils ne savent pas leur chance d’avoir un cerveau en pleine possession de ses moyens.
      Et ils ne savent pas leur malchance de ne pas être conscient des grains de sable qui le perturbe.

      L’ allergie au théorie du complot dégénère .Cette allergie ,certes compréhensible en ce sens que çà ressemble à un  » prêt à penser  » pour pensées soupçonneuses , invitent certains à jeter le bébé avec l’eau du bain .

      Oui , le dollar aurait tendance à s’effondrer s’il devait intervenir de moins en moins dans les transactions internationales, notamment au niveau du pétrole . Et pourquoi çà , hein ?

      La valeur d’une monnaie reflète entre autre l’activité d’un pays . Et ce que les usa ont fait , c’est de réussir à refléter une grande part de l’activité mondiale par le fait des transactions mondiales réalisées en dollar .Ce qui a autorisé leur endettement si massif , sur la base d’une progression prévisible du commerce mondial.Plus l’activité augmente et plus il y a besoin de la monnaie d’échange qui permet commercialement de refléter cette activité.

      L’ endettement des usa n’est pas folle, elle a ( à mon sens) une explication : la volonté d’être leader sur un marché en train de se créer.
      Leader pour mieux empêcher les jeunes pousses de grandir ?
      La domination des usa dans le domaine de l’agriculture est elle un modèle du genre ?
      http://www.gnis.fr/index/action/page/id/102/title/Les-semences-dans-le-monde

      Il est autre façon d’expliquer la baisse potentielle du dollar par le montant des monnaies de réserves.
      Baisse significative de la demande de dollar au niveau mondial = baisse obligée de la valeur de cette monnaie.

      PS : qu’est ce qu’un préjugé ? Les exemples sont multiples , ne serait ce qu’à travers l’interprétation des pseudos…

    16. India, Iran facing oil payment dispute
      http://washingtonexaminer.com/news/business/2010/12/india-iran-facing-oil-payment-dispute

      Comment comprendre le fait que les USA conseillent à ceux qui ont été intronisés comme leurs nouveaux grands alliés de se défaire du pétrole Iranien ? Un guerre qui n’attend qu’à se faire jour …

      J’espère surtout que les américains ne plongeront pas le monde dans le chaos histoire de ne pas plonger seuls, ce qui est le comportement classique du mauvais perdant.

  20. Puisqu’on ma posé la question:
    lau dit : 3 janvier 2011 à 15:43
     » Merci Monsieur Trehin pour cette proposition..
    Pouvez-vous nous parler un peu de cette Plate-forme Européenne et des résultats qu’elle a pu obtenir jusqu’ici?
    Merci beaucoup. »

    La Plate-Forme Sociale Européenne est un groupement de réseaux d’associations Europénnes réseaux ayant des membres dans les 27 états de l’Union Européenne et représentant des populations diverses concernées directement par les politiques sociales nationales elles mêmes liées à la politique sociale européenne. Ces réseaux européens ne sont que l’émanation des associations nationales qui les ont créés.

    Voici quelques informations à propos des activités de la Plate-forme sociale Européenne.
    Un commité de pilotage, formé des 40 membres de la Plate-forme Sociale (Chacun représentant ses propres membresdans les 27 pays de l’Union Européenne) se réuni régulièrement pour donner les grandes orientations des travaux de la Plate-forme et pour consolider les travaux réalisés dans les groupes de Travail spécialisés: Groupe sur les politiques sociales européennes, sur les services d’intérêt général (SIG) interest”, Groupe sur les droits fondamentaux.
    Au niveau de ces groupes, il s’agit principalement d’un travail d’analyse des textes européens et de suggestions sur ces textes, aussi tôt que possible dans le processus de création de ces textes. En fait, la Commission Européenne envoie aux associations non gouvernementales Européennes, parmi lesquelles la Plate-forme Sociale, un livre vert contenant des textes non encore finalisés, textes qui parraîtront sous forme finalisée en tant que „Livre Blanc” dont s’inspireront les futures directives de la commission qui seront plus tard soumises au vote du parlement européen.

    Les membres de la Plate-Forme Sociale, font tout ce qu’ils peuvent en travaillant en commun assez tôt sur ces livres verts, afin d’y déceler des failles qui pourraient affaiblir des droits sociaux de chacune des catégories représentées par les membres de cette plate-forme. Il est ainsi encore possible de faire des propositions d’amendements pour corriger le tir… La liste des ammendements proposés par la Plate-forme Sociale et acceptés par la commission Européenne à ce niveau, est assez volumineuse. Certains ont été obtenus lors des réunions biannuelles avec la Direction Générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion sociale de la Commission Européenne, réunions au cours desquelles les membres délégués de la Plate-forme sociale exposent les avis consolidés des membres suite au votes du commité de pilotage.
    Autre mode d’action: la Plate-forme Sociale propose des documents autonomes: Document de position ou manifeste, lesquels sont envoyés aux diverses institutions européennes et autres acteurs sociaux européens : syndicats, associations écologique européennes, etc. La notoriété et le sérieux des travaux de la Plateforme Sociale fait que ces textes sont entendus, ce qui ne débouche bien entendu pas à chaque fois par une prise en compte immédiate de leur contenu mais qui changent au moins la perception des problèmes sociaux dans l’esprit des groupes informés par ces textes, on s’en aperçoit par la suite lors des discussions où on se rend compte de la meilleure compréhension des sujets abordés par la Plate-forme Sociale Européenne. Cela pourra sembler bien limité comme résultat, mais les personnes qui ont travaillé dans un environnement complexe savent bien que d’arriver à faire passer des messages dans un tel environnement n’est pas chose facile.
    La Plate-forme est arrivée à empêcher l’application aux services sociaux de la directive dite „Bolkenstein” Cette directive ultra libérales proposait une totale liberté de circulation des services y compris dans les services à caractère social (Un infirmier diplomé dans un pays A pouvant librement être employé dans un pays B de l’Union Européenne sans avoir les formations requises dans le pays d’accueil ni devoir être soumis aux règles sociales du pays B…) (je cite de mémoire donc excusez si j’ai un peu oublié certains détails, ce qui compte c’est que les actions de la Plate-forme Sociale aient aboutit à protéger les services sociaux de cette abomination…
    L’ensemble des membres de la Plate-forme Sociale a contribué au succès d’une pétition du Forum Européen des personnes handicapées, pétition qui a reçu près de 1,5 million de signatures, ce qui a complètement changé l’attitude de la Commission Européenne ainsi que celle du parlement Européen qui maintenant écoutent de manière plus attentive les besoins des personnes handicapées.
    Autres activité avec les textes des livres verts et livres blancs: y rechercher des points forts dont les membres pourront se servir dans le soutien des populations que ces membres représentent. Cela est arrivé entre autre par le partage d’inforrmation entre réseaux: Par exemple Autisme Europe, association que je représentais, était arrivée, à la demande des associations françaises, à faire condamner la France par le Comité de la Charte des droits sociaux du Conseil de l’Europe pour non respect du droit fondemental à l’éducation dans le cas d’enfants handicapés. Sur cette jurisprudence d’autres associations ont pu obtenir elles aussi satisfaction vis-à vis de leurs pays dans les domaines d’intérêt de leurs membres de base. Dans ce cas présent la Plate-forme Sociale a par la suite organisé des séminaires de formation pour aider les autres associations à mettre en place les procédures appropriées.

    La Plate-forme Sociale organise des séminaires de formation assez techniques pour les dirigeants d’associations qui ont à faire face à la complexité des organismes et institutions europénnes ou pour les aider à utiliser de nouvelles dispositions qui pourraient les aider dans la défense de leurs membres.Sont aussi organisés des seminaires de formation à caractère plus général sur les sujets des droits fondamentaux et des institutions chargées d’en assurer la réalité telle que par exemple Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne.
    http://europa.eu/agencies/community_agencies/fra/index_fr.htm

    Autre actions aider les associations nationales dans la communication avec leurs gouvernements nationaux quand il s’agit de leur demander des interventions au niveau européen, domaine où les associations nationales sont le plus souvent démunies face à la complexité des mécanismes européens: dans le cas présent voici un exemple réel et immédiat de ces aides aux associations nationales pour demander aux gouvernements nationaux de défendre l’idée que L’Europe sociale n’est pas une option, elle est une prioité.

    http://www.socialplatform.org/page_generale.asp?docid=13479
    Les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne se réuniront les 21 et 22 juin prochains afin de décider des démarches à entreprendre en vue de la révision des traités européens.
    Les négociations préparatoires au Sommet européen montrent des signes préoccupants: mini-traité, suppression de la charte des droits fondamentaux de l’UE, suppression de l’article I-47 relatif à la démocratie participative et opposition à l’inclusion des clauses «sociales».
    En tant qu’organisations de la société civile, nous avons lutté sans relâche pour défendre une Union plus démocratique, fondée sur les droits fondamentaux et dotée d’objectifs sociaux clairs.
    Il nous faut agir sans délai pour sauvegarder ces acquis et nous assurer que l’Europe sociale demeure prioritaire dans le cadre du futur traité de l’UE.
    Envoyez sans attendre cette lettre au chef de votre gouvernement en utilisant la liste d’adresses et faites-nous connaître la position de votre pays en ce qui concerne ces discussions en adressant un courriel à l’adresse suivante: roshan.dipuppo@socialplatform.org

    Bien entendu les associations nationales restent libres de modifier ou non le texte proposé et même de l’envoyer ou non. La proposition de lettre permet de suggérer des termes et expressions techniques dont le sens est précis et sera compris par les gouvernements.

    http://www.socialplatform.org/page_generale.asp?docid=13479

    Parmi les autres actions la Plate-forme sociale s’associe aux autres mouvements européens tels que l’organisation des syndicats européens (ETCU), le Bureau Européen de l’environnement (BEE) pour donner son poids à toutes les actions dont elle pense qu’elles vont dans le sens d’une Europe plus sociale et plus consciente des enjeux économiques, sociaux et écologiques. La Plate-forme sociale a participé activement aux protestations devant le parlement européen des syndicats contre les politiques d’austérité des divers gouvernements nationaux.

    Toutefois, comme il sagit le plus souvent d’un travail en profondeur, les médias ne parlent jamais de ce que peut faire la Plate-forme Sociale Européenne… Pas de vitines cassées : pas d’articles ni de communiqués de presse…

    Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.

    La Plate-forme Sociale Européenne sait bien qu’elle ne prêche pas à des convaincus de l’intérêt des politiques sociales et que la lutte sera dure et longue d’autant que son fonctionnement démocratique entre ses membres la conduit aussi à prendre en compte tous les avis parfois différents de ces derniers sur des thèmes particuliers…

    Petit aparté il me semble qu’en matière d’éducation civique, la participation à des activités associatives est une formation fondamentale qui devrait être recommandée dès le plus jeune âge : elle fait comprendre que dans une société si petite soit-elle on doit comprendre les idées des autres et qu’on n’a pas le droit d’imposer la notre, même si elle nous semble tellement évidente…

    Bien entendu au niveau européen avec des membres venant de 27 pays différents, avec des situations différentes, arriver à se mettre d’accord devient encore plus difficile…Mais est-ce une raison pour abandonner la place aux forces de l’argent qui elles ont bien compris l’intérêt qu’elles avaient à se servir de l’Europe…

    Bien cordialement.

    Paul

    1. Bonjour Monsieur Trehin,

      merci pour toutes ces informations…
      Cela paraît ‘assez lourdement administratif’ comme organisation…
      Je travaille comme éducatrice auprès de personnes handicapées mentales adultes en Belgique.
      Nous observons que de plus en plus de centres spécialisés français
      ouvrent ici faute semble t’il de possibilités et/ou de subsides en France… N’y a t’il pas là une contradiction avec les résultats obtenus?
      Cette plate-forme semble pour la ‘non-initiée’ que je suis un peu rébarbative…

    2. Il nous faut agir sans délai pour sauvegarder ces acquis et nous assurer que l’Europe sociale demeure prioritaire dans le cadre du futur traité de l’UE.

      Comme si l’Europe sociale avait jamais existé…

      Pas de vitrines cassées : pas d’articles ni de communiqués de presse…
      Pourtant c’est bien dans les rues que nous ferons connaissance quand vous aurez pris conscience que les sociétés civiles n’ont pas d’autre choix.

      En attendant, faites sans moi, comme vous disiez. Et bon job !!!

  21. j’ai écouté BFM ce matin.
    Il y a avait Mellanchon.

    Il expliquait que la gauche était de plus en plus à droite (y compris à l’étranger) : il prenait comme exemple Schroeder qui avait refusé l’alliance avec un parti de l’extreme gauche, car les revendications de l’extreme gauche pour l’alliance était des augmentations de salaires….schroeder a perdu les élections.
    Maintenant c’est la droite qui en allemagne prone une augmentation générale des salaires…..ils sont bien obligés de stimuler leur demande interne (solvable).

    Il disait que pour les problèmes des dettes souveraines, il suffirait que la BCE ait le droit de préter aux états aux mêmes taux que la BCE prète aux banques (1%)……quelle différence avec le quantitative easing dans ce cas là?

    1. Le problème des dettes souveraines, c’est qu’elles existent tout simplement.

      Est-ce pour des investissements qu’elles ont été créées ? Non.
      Est-ce pour répondre aux besoins d’une guerre et donc de dépenses beaucoup plus importantes momentanément ? Non.

      La seule raison pour laquelles se sont créées les dettes souveraines, c’est le fait qu’il est plus porteur électoralement aux politiciens de s’endetter pour financer leurs promesses que d’en faire payer le prix immédiatement par les impôts. On dépense tout de suite, et on laisse les suivants se débrouiller pour éponger. Mais à un moment, il n’est plus possible d’éponger, on est noyé, et ce moment est arrivé.
      Alors on cherche de nouveaux moyens pour pouvoir endetter encore plus les états, par le quantitative easing, pas les euros bonds, par les dts, ou par on ne sait ce qu’ils pourront inventer d’autre pour retarder encore un peu l’inévitable.

      Un détail qui me fait toujours rire, c’est de parler du déficit de l’état en terme de pourcentage du pib. C’est comme si j’allais dire à mon banquier que mon déficit n’est pas grave, puisqu’en pourcentage des habitants de mon immeuble il n’est que de 3%. Oui mais c’est parcequ’en pourcentage de mes revenus, il est de 50%, alors je peux pas lui dire ça, il va me rire au nez.

      Donc, Paul, dans votre constitution pour l’économie, ne proposez pas des déficits de 3%, des taux d’endettement globaux de 60%, ou je ne sais quel chiffre qui n’a aucune base économique. Proposez qu’un état ne puisse pas s’endetter du tout, et que ses comptes doivent être équilibrés chaque année. Cette seule règle changerait déjà beaucoup de choses dans le fonctionnement de notre démocratie, en plus d’assainir notre économie.

    2. Daniel reprend le leitmotiv de économistes du système, payés pour écrire des contes…

      En fait, la dette publique a énormément augmenté suite aux généreux plans de sauvetage accordés au secteur financier par les États après la crise qui a débuté en 2007-2008. Elle est aussi la conséquence directe de décennies de politiques budgétaires et fiscales favorables aux classes sociales aisées et aux grandes entreprises. Les bénéficiaires de ces largesses fiscales et sociales ont pu dégager une épargne qui a augmenté les déficits publics, alors qu’ils investissaient en juteuses obligations, spéculant sur les dettes souveraines et mettant en danger les États. Les responsables de la crise sont deux fois gagnant, ils ont moins d’impôts à payer et jouissent d’une rente garantie perçue sur la dette publique pendant que la population est doublement perdante : elle subit les conséquences sociales de la crise (chômage et précarité) et elle est ponctionnée par les États via les plans de renflouement des banques et les plans d’austérité (gel des salaires, recul de l’âge de la retraite, hausse de la TVA, etc.).
      Voir la suite ici http://www.cadtm.org/Patas-Arriba-appelle-a-la

    3. Je me fiche totalement de savoir a qui a profité la dette (sans doute aux financiers, sans doute aux patrons, et sans doute aussi au peuple dans son ensemble en permettant d’éviter des hausses de cotisations sociales ou de TVA par exemple).
      La seule chose qui est sur, c’est qu’elle ne profitera pas à ceux qui devront la payer, donc c’est pour ça que je suis contre l’endettement public, car il n’a aucune utilité réelle, sa seule utilité étant de repousser à plus tard les problèmes.

    4. @ Charles A. dit : 4 janvier 2011 à 20:10

      En fait, la dette publique a énormément augmenté suite aux généreux plans de sauvetage accordés au secteur financier par les États après la crise qui a débuté en 2007-2008

      En propageant de telles déclarations, ne falsifie-t-on pas la vérité pour ce qui concerne l’Etat français qui a été remboursé des sommes prêtées aux banques et a reçu en sus des intérêts tout à fait normalement ?

  22. @vigneron
    De quel complot parlez-vous?
    Moi je ne vois que de la géo-stratégie de la part de nos « amis » Américains, si le dollar n’est plus la monnaie de référence pour ces échanges stratégiques que sont les matières 1eres de l’énergie, le dollar ne vaudra plus que sa valeur réelle, reflet de sa situation économique.
    Nul besoin de chandelle pour s’éclairer à moins d’être aveugle ou aveuglé!

    PS:- 777 est la baisse à Wall street le 29 septembre 2008, je ne suis pas fan d’ésotérisme, mais j’ai trouvé cela rigolo!

    1. Ce qui confère un privilège exorbitant, comme l’a remarqué pour la première fois Giscard alors ministre des finances de De Gaulle, c’est le privilège d’emmètre la monnaie de réserve internationale. Le fait que plus de 70% des réserves mondiales soient en dollars ou en titres en dollars (eg bons du trésor US) les protège d’une crise monétaire car ceux qui ont leurs réserves en dollar n’ont aucun intérêt à voir le dollar, et donc leur réserves, s’effondrer.

      Il n’y a aucune raison pour que le dollar s’effondre si le pétrole commençait à être échangé dans d’autres monnaies. C’est de la plus pure fabulation des spécialistes de la théorie du complot. Tant que la plupart des réserves accumulées seront en dollar, les états unis maintiendront ce « privilège exorbitant ».

    2. @ Chris
      Justement, le dollar commence à souffrir d’une crise de confiance en tant que monnaie de réserve internationale et des pays comme la Chine, qui en ont trop accumulé, cherchent à s’en défaire.

      « tenants de la théorie du complot »? Au lieu d’un complot, je ne vois là que de basses manoeuvres d’agences de notation à la solde de spéculateurs . Dites-moi pourquoi , chaque fois que quelqu’un sur ce blog remet en cause le sacro-saint dollar, vous le traitez de « complotiste » ou, même si des membres de sa famille sont New-Yorkais, « d’anti-américaniste-primaire », expressions toutes faites et qui se voudraient péjoratives, diabolisées, censées clore toute discussion, un peu comme le fut le mot « communiste » par les MacCarthistes. Il faudrait créer aussi un système de points Godwin pour ces expressions.définitives .
      Dites « anti hégémonie du dollar », ce sera plus exact . De plus, je ne vois pas pourquoi on assimilerait tout un continent à un seul pays. On parle ici du dollar, de la monnaie émise par les seuls Etats-Unis d’Amérique et non par l’Amérique toute entière, il n’est pas question de pro ou d’anti américanisme, . Le Brésil, autre nation américaine, commence à ne plus utiliser le dollar étatsunien comme monnaie d’échange, mais sa devise le real pour vendre son pétrole à la Chine..

    3. @ Mianne dit : 5 janvier 2011 à 03:30 et @ chris06

      A mon avis le système monétaire de l’étalon or s’est transformé en étalon or noir. Quand on voit le pétrole augmenter c’est qu’aussi le dollar baisse. Si peu à peu d’autres monnaies sont utilisées pour le commerce du pétrole, cela ne fera pas les affaires du dollar. Ce serait d’ailleurs une des causes possibles ayant amené guerre en Irak selon cet article : http://www.mediapart.fr/club/blog/guydufau/121110/ou-situer-la-guerre-des-monnaies

    4. @Mianne,

      Justement, le dollar commence à souffrir d’une crise de confiance en tant que monnaie de réserve internationale et des pays comme la Chine, qui en ont trop accumulé, cherchent à s’en défaire.

      tenez, voici le détail des réserves internationales en dollar, pays par pays et mois par mois. Franchement pas claire la « crise de confiance » : le total est passé en un an de 3576 milliards de $ à 4310. Et la Chine est passé de 938 milliards à 906, et pour quelqu’un « qui cherche à s’en défaire » a en fait augmenté ses réserves en dollar de façon significative sur les 5 derniers mois.

      Moi aussi, je suis « anti hégémonie du dollar ». Mais les faits sont les faits, et ce que vous écrivez, comme « il y a crise de confiance dans le dollar », ou « les agences de notations Américaines font du favoritisme au dollar » ou « le dollar s’effondrera si le pétrole commençait à être coté en Euros » ne sont tout simplement pas des propositions vérifiables par les faits. Donc c’est de la spéculation pure et simple qui émane de ceux qui pensent qu’il y a un vaste complot secret qui vise à maintenir l’hégémonie du dollar. Non, il n’y a pas de complot, il y a tout simplement les faits historiques, tout ce qui est de plus connu et indéniable desquels ont résulté l’hégémonie du dollar et ce privilège exorbitant dont Giscard parlait dèja dans les années 60.

      Comme vous, je souhaite, et suis convaincu, que cette hégémonie du dollar arrivera à terme dans le futur. Mais c’est pas pour 2011, ni 2012, mais un horizon qui est à mon avis plus lointain, entre cinq et dix ans (mais cela, c’est de la … spéculation….).

    5. « le total est passé en un an de 3576 milliards de $ à 4310.  »

      Mais comme il y a inflation des matières premières, il est logique que la quantité de monnaie de réserve qui sert essentiellement au commerce international augmente .

      Tout comme on pouvait déduire qu’il y avait un problème d’insolvabilité des banques dés lors qu’elle commencèrent à hésiter à se prêter de l’argent entre elles, on peut déduire que l’inflation pourrait bien guetter cette partie du commerce international qui se fait en dollar .

      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/11/77/33/mars06/copie-1-matieres-premieres.pdf
      http://www.rfi.fr/emission/20101214-cours-petrole-repartent-vers-100-dollars

    6. @beber

      enfin c’est pas des matières premières que les USA importent de Chine, du Japon ou du Royaume Uni, les trois premiers détenteurs de réserves en dollars.

      Juste pour votre information, les matières premières ne représentent qu’une petite partie (environ 20%) du volume du commerce international. Et malgré l’inflation de ces matières premières, le volume total du commerce international est toujours en 2010, inférieur, et de loin, à ce qu’il était en 2008 avant la crise : environ 3200 milliards de $ par trimestre en 2010 contre presque 4000 milliards en 2008).

      Non Beber, l’inflation des matières premières n’explique pas tout..

    7. Je suis d’accord, la hausse des matière premières n’explique pas tout .
      Mais 20% n’est pas une « petite »partie du commerce international , surtout s’il y a potentiel pour faire passer ce 20% à un pourcentage beaucoup plus haut .

      Mon idée est de supposer , d’une part que la réserve en dollar accumulée par certains pays afin de faire du commerce international a augmentée en prévision d’une inflation des échanges commerciaux au niveau mondial, et d’autre part que vu les quantités déjà accumulées en monnaies de réserves ,cela oblige certains pays à éviter une trop grosse dépréciation de cette monnaie. ( et les invite à booster la demande de dollar de façon à en conserver au moins la valeur )
      L’avenir dira.

      Pour tout vous dire, j’ai l’intuition que la prochaine phase du capitalisme , après le capitalisme industriel puis financier , est celui d’un capitalisme de la dépendance .
      A l’image de ce qui se passe au niveau du marché des semences.

  23. lau dit : 4 janvier 2011 à 13:08
    « Bonjour Monsieur Trehin,

    « merci pour toutes ces informations…
    Cela paraît ‘assez lourdement administratif’ comme organisation… »
    Cette plate-forme semble pour la ‘non-initiée’ que je suis un peu rébarbative… »

    C’est en effet lourdcomme organisation. Mais pourrait-il en être autrement d’une organisation qui représente des intérêts aussi divers que ceux des personnes handicapées(toutes catégories), des personnes âgées, des personnes sans logement, des personnes en situation de grande pauvreté ainsi que des problèmes de discriminations de toutes sortes: discrimination homme-femme , discrimination sur les préférences sexuelles, la race; l’âge, le handicap et tout cela en essayant de prendre en compte les différences de situations dans les 27 pays de l’Union Européenne.
    Cette complexité est toutefois compensée par la coopération qui existe entre les différents, on s’aperçoit par exemple que les problèmes de logements touchent autant les personnes handicapées que celle dépendentes à cause de leur âge, que la discrimination envers les gay et lesbiennes est aussi forte que celle qui touche les personnes handicapées ou d’une ethnie différente de celle de la population majoritaire dans les pays… Tous unis nous avons une force plus grande pour nous faire écouter.

    Vous dites aussi « Je travaille comme éducatrice auprès de personnes handicapées mentales adultes en Belgique. »
    Le réseau EASPD, dont le Secretaire Général Luk Zelderloo est Blege lui aussi comme vous.(http://www.easpd.eu/AboutEASPD/tabid/3506/language/fr-FR/Default.aspx) ainsi que le réseau Inclusion Europe spécialement dédié au handicap Mental et Autisme Europe fonit partie de la Plate Forme Sociale. Les contributions de ces membres débouchent sur des décisions concrètes(opposition à la directive Bolkenstein) et défense des modes de fonctionnement hors des règles strictes des marchés des établissements sociaux qui s’occupent de personnes handicapées (mentales ou autres) en prouvant année après année que ce sont des domaines où le marché est inadapté au bon fonctionnement de ces établissements, ce n’est pas une petite affaire de prouver cela à la Direction Générale Marché intérieur et Concurrence, DG pour laquelle les marchés savent mieux et font mieux que les services publics ou associatifs… C’est un combat permanent.

    « Nous observons que de plus en plus de centres spécialisés français
    ouvrent ici faute semble t’il de possibilités et/ou de subsides en France… N’y a t’il pas là une contradiction avec les résultats obtenus?

    Vous soulevez un problème récurent dans le domaine social européen: la Commission n’a pas dans ce domaine de moyens cohercitifs de faire appliquer des réglementations sociales par les états membres qui restent libres dans ce domaine socialde leur politique. Ce principe est appelé « Principe de Subsidiarité… Quelques associations on demandé à avoir le possibilité de porter plainte contre l’application abusive de ce principe quand une directive européenne est plus favorable aux personnes du pays que ne le sont les lois nationnales… Mais les états membres ont mis un véto à cette demande… Car comme vous le dites l’état français n’applique pas certaines directives européenne en matière de non discrimination au prétexte que les lois françaises sont meilleures, or dans le cas du handicap ce ‘est pas vrai… Bien des associations françaises s’ppuient sur les directives et les droits fondamentaux européens pour essayer de faire pression sur le gouvernement français, mais ce dernier se réfugie sous le principe de subsidiarité en matière sociale. La France a pourtant bien été condamnée pour non respect du droit à l’éducation des enfants handicapés: en effet alors qu’un enfant non handicapé a droit à une scolarité, pour un enfant handicapé il y a une orientation vers un établissement spécialisé. Or si, comme vous le faites remarquer il manque des places dans cet établissement, l’enfant handicapé est mis e, « liste d’attente » et n’est donc pas scolarisé… Tout parent qui ne scolariserait pas un enfant serait rapidement condamné. Là c’est l’état français qui n’a pas assez de places pour scolariser ces enfants… La condamnation est venue du Conseil de l’Europe; les associations française ayant en charge l’éducation des enfants handicapés mentaux ayant demandé à Autisme Europe de porter l’affaire devant le Commité de la Charte des droits fondmentaux L’association Autisme Europé ayant depuis plusieurs années été acréditée auprès du Conseil de l’Europe pour pouvoir entamer ce genre de procédures… Le cas a été gagné par Autisme Europe, Mais étrangement bien qu’il n’y ait pas officiellement de censure de la presse en France, cette décision du conseil de l’Europe en 2004 condamnant la France pour non respect du droit fondamental à l’éducation, n’a eu droit qu’à un tout petit entre-filet dans le journal Le Monde…, alors que cette nouvelle a été reprise dans de très nombreux pays européens et même plus loin au Japon…

    D’où la perpétuation du manque de place pour les enfants handicapés en âge d’être scolarisés…

    Je précise que cette procédure dite de réclamation collective auprès du Commité de la Charte des droits fondamentauxsociaux et économiques de l’homme est applicable pour toute violation d’un droit fondamental inscrit dans cette charte.

    La Charte sociale européenne est un traité du Conseil de l’Europe qui sauvegarde les droits sociaux et économiques de l’homme. Adoptée en 1961, elle a été révisée en 1996.
    http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/socialcharter/default_fr.asp
    Attention c’est pes facile à lire comme document; mais en matière de droit peut-on être simple sans devenir simpliste…

    C’est aussi pour aider les associations à se servir de tels instruments juridiques complexes que la Plate-forme Sociale met en place des séminaires de formation pour les dirigeants associatifs…

  24. La crise de solvabilité se résume par une incapacité d’un demandeur à tenir ses engagements vis-à-vis de son fournisseur, ce qui me semble en définitive un problème assez simple à résoudre car il est totalement virtuel: Celui-ci n’existerait tout simplement pas si le demandeur ne pouvait de s’engager sur des transactions futures, au motif tout bête qu’il est par nature incapable de garantir sa pérennité jusqu’aux termes des dites transactions.

  25. Scoop : On connaît maintenant l’origine de la crise aux USA…

    Article publié sur Le Monde, aujourd’hui

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/01/04/plus-c-est-gros_1460844_3234.html

    Les républicains de la FCIC ont résumé le 15 décembre 2010 leur position : l’unique responsable de la crise, c’est… l’État américain ! Pour avoir flatté les pulsions égoïstes des familles à s’endetter afin d’accéder à la propriété, pour avoir trop régulé et instrumentalisé ses bras armés de la réassurance du crédit immobilier nommés Fannie Mae et Freddie Mac, l’État est consacré seul coupable de la déroute financière.

    Si vous avez loisir de lie l’article en entier, c’est assez croustillant…

    1. l’unique responsable de la crise, c’est… l’État américain

      quand je pense qu' »on » nous accuse d’idéologie ! c’est à se rouler par terre …..de rire…..

  26. @ Chris,

    Vous devriez lire sur Asia Times l’article de Spengler intitulé « Naked emperor and a conspiracy of silence » , une note quelque peu discordante et de quoi ébranler une belle confiance dans le dollar , monnaie de réserve

    http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LL23Ak04.html

    Evidemment, nous ne trouverons pas ces informations dans la presse occidentale.

    Quant à la supériorité de l’armement américain, elle semble battue en brèche par deux avions technologiquement plus avancés , le J-20 chinois et le PAK-FA russe .

    Encore une belle certitude qui s’écroule mais le monde n’en est pas plus rassurant pour autant . Pauvres de nous !

    1. merci pour le lien.
      C’est tout à fait clair :
      la « conspiration du silence »: l’empereur est nu mais personne, ni même Putin ou Wen Jiabao n’osent rien dire de peur qu’il faille…

      Et cela risque de durer encore assez longtemps.

      Ne me méprenez pas, je n’ai pas une confiance inébranlable dans le dollar, pas plus que dans l’Euro ou n’importe quelle monnaie de réserve actuelle. Cela fait plusieurs années que j’ai converti une grande partie de mes économies en lingots d’or et le reste je l’ai diversifié en différentes monnaies.

    2. @ Chris

      Cela fait plusieurs années que j’ai converti une grande partie de mes économies en lingots d’or

      Cela semblait protéger de l’inflation l’épargne du peuple, mais pas des solutions expéditives de dernier recours des chefs d’état aux abois qui doivent un jour prendre l’or là où il se trouve. Quand le pays est menacé de faillite, le Citizens’Gold Confiscation Act de Roosevelt est toujours valable depuis le 5 avril 1933. Il permet à l’ètat fédéral de confisquer immédiatement et sans compensation l’or possédé en privé par les citoyens afin d’augmenter rapidement les réserves d’or du pays en cas d’urgence .

      Peu fortunés, nous avons choisi d’acheter des équipements collectifs de survie et une terre à cultiver collectivement pour nous nourrir sainement. Aucune solution n’est parfaite, on verra bien .

  27. Arnaud Lagardère a dit lors du scandale EADS « je préfère passé pour un « imcompétant plutôt que pour un « malhonnête ». Qu’il se rassure, ils sont tout incompétants et aussi « voyoux ».

  28. Paul,

    Tout d’abord bonne année.
    La solvabilité en problème et pas les liquidités.
    Wikipedia dit au sujet de ce mot:
    La solvabilité est la mesure de la capacité d’une personne physique ou morale à payer ses dettes sur le court, moyen et long terme. L’analyse de la solvabilité se distingue de l’analyse de la liquidité dans le sens où les indicateurs utilisés n’utilisent pas obligatoirement les flux de trésorerie, constituée par l’argent disponible en caisse ou en banque.

    Cela tourne un peu en rond. L’un dépendant de l’autre.
    Que représente le court, le moyen et le long terme pour un pays?
    Il dépend de tellement de facteurs.
    Quand on pense à l’Argentine qui est tombé en faillite et qui s’est redressé très vite.
    Comment ont-ils fait?
    Je l’indiquais dans mon post précédent, cette expérience est à prendre en considération.

    Au fait, faudrait peut-être dire au présentateur de l’émission qu’on connait vos antécédents et que ceux qui suivent la Bourse ne sont pas innocent en la matière non plus. C’est lors de la messe que l’on dit toujours au départ de toutes les messes qui est le sauveur de la terre comme au ciel.
    😉

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