288 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 11 FEVRIER 2011 »

  1. « Un peu d’intelligence au sommet », voilà qui nous arrangerait. Et comment ! Nos « élites » ne sont guère brillantes ces derniers temps, on en viendrait presque à regretter Tonton ou Mongénéral, c’est dire !

    1. Je pense que nos » élitent » sont intelligents, ils ne sont pas arrivés là par hasard…
      La vraie question est: QUELS BUTS POURSUIVENT-ILS REELLEMENT ?
      La réponse à cette question expliquerait bien des choses !

    2. Voyons voir…

      Être d’intelligence (avec qqn).

      Être secrètement d’accord [avec (quelqu’un)], s’entendre secrètement [avec (quelqu’un)] Avoir l’air/paraître/se mettre d’intelligence avec (qqn), être d’intelligence contre (qqn) (rare), agir d’intelligence, être d’intelligence dans (une entreprise); être en intelligence avec (qqn)

      Alain Eraly : « C’est le reflet d’un certain aveuglement de nos élites »

      – Et le cas précis de Michèle Alliot-Marie ?
      – Je pense qu’elle ne feint pas l’étonnement, qu’elle n’a pas vu le problème, ce qui est encore plus surprenant. C’est une femme intelligente, prudente, son erreur est d’autant plus intéressante à analyser.
      Je crois que cela nous renvoie à une sociologie des élites, de leurs comportements ordinaires, de leur morale à géométrie variable… Et d’une sorte de cécité, de perte du sens commun.
      – Une fois au pouvoir, on perdait le sens de certaines responsabilités ?
      – Absolument. Je suis formel. Il faut ajouter que Michèle Alliot-Marie est issue d’une famille de grands industriels, qu’elle a baigné depuis son plus jeune âge dans ce climat de complicité entre le pouvoir politique et le pouvoir économique. Les élites de tous bords se côtoient, tissent des liens d’estime, parfois d’amitié. On s’échange des dons et des contre-dons.
      (…)
      Il existe une forme de cynisme de bonne foi, pratiquement inconscient. Dans ces réseaux, on échange des informations. Parfois, cela peut aller jusqu’au trafic d’influence. Ces réseaux sont indispensables à la gouvernance, il faut s’en rendre compte, mais ils posent souvent problème.
      (…)
      Ce que l’on appelle l’estompement de la norme que l’on aime tant appliquer aux jeunes voyous dans la rue pourrait s’appliquer aux élites de notre pays. Le gaspillage de l’argent public, par exemple, certaines confusions entre vie privée et vie publique… Je ne dis pas que tout le monde fait ça, certainement pas, mais cela arrive assez vite, ce genre de choses. Il y a un travail énorme à faire dans ce domaine chez nous aussi.

    3. Ho,comme vous y allez….
      « Mon général », comme vous dites avec mépris, et F.Mitterrand, étaient d’une stature autre que ce qui nous dirige en ce moment, tous pays confondus…
      Eux, en plus, savaient écrire, et sans l’aide d’un « ghost writer »…

      Vous auriez profit à peaufiner vos connaissances en Histoire, voire en littérature, cher Frater.

    4. @fujisan : sur la scène politique, l’on rencontre guère la locution « être d’intelligence avec qqun », sauf dans « être d’intelligence avec l’ennemi », cf. l’affaire Dreyfus. Le pouvoir n’est pas compatible avec l’intelligence, il est bêtement binaire, c’est le règne du « qui n’est pas avec moi et contre moi ». Il n’y a pas que dans la finance et l’économie que l’humanité n’a pas encore accompli son dépassement de la nature… (J’en parle aussi ci-dessous.)

    5. @pierrot123 : comment faites-vous pour lire du mépris dans l’expression « mon général » utilisée par Frater ? Elle traduit beaucoup plus une familiarité de bon aloi envers un homme qui a laissé, l’oubli aidant, l’image d’un père.

    6. ok avec vous 100% fujisan ..
      bravo et merci de votre intervention.
      Ferais pas de C/C c’est pas nécessaire car il reste des gents qui lisent entre les lignes.
      merci

    7. @Crapaud
      Je me méfie des explications binaires, trop simplistes et donc trop faciles.

      Il me semble nécessaire aujourd’hui d’oser nommer la bêtise qui s’empare de ceux à qui le capitalisme fait endosser la responsabilité d’avoir à maintenir l’ordre public. Et cela alors que – et ces responsables « le savent bien, mais quand même… » – lui-même ne cesse de poursuivre, en toute irresponsabilité, la création de nouvelles sources de profit. Il ne s’agit pas d’accuser, comme c’est le cas lorsque l’on dénonce complicité ou corruption. De telles accusations suscitent en effet l’idée que, si on se débarrassait de ces vendus, tout irait bien – une idée qui toujours favorise ceux qui se présentent comme porteurs de salut, voix du peuple, de la nation… ou de la race. Et elles ne font que renforcer le sens qu’ont « nos » responsables de la nécessité de leur mission – leur conviction que ceux qui les accusent « ne comprennent pas ». Ceux et celles que la bêtise a capturés ne méritent ni accusations ni indignation. En fait ils ne méritent rien, car c’est ce sous l’emprise de quoi ils sont qui importe. Et cette emprise, elle est sensible à tous les niveaux de responsabilité, et elle les connecte tous, y compris ceux qui sont étrangers aux intérêts directs du capitalisme contemporain. Et notamment ceux qui ont été capturés par le refrain pédagogique « que feriez-vous à notre place ?» et se sentent « nos » responsables par procuration.

      Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes – Résister à la barbarie qui vient, Ed. La découverte, Coll. Les empêcheurs de penser en rond (2009)

    8. (suite)
      Déjà cité par PJ :

      … ne rien faire, ne rien changer, se contenter de mettre toutes les pertes à la charge du contribuable et faire comme s’il ne s’était rien passé serait également une erreur historique. […]

      En ces circonstances exceptionnelles où la nécessité d’agir s’impose à tous, j’appelle l’Europe à réfléchir sur sa capacité à faire face à l’urgence, à repenser ses règles, ses principes, en tirant les leçons de ce qui se passe dans le monde. L’Europe doit se donner les moyens d’agir quand la situation l’exige et non se condamner à subir. […]

      Nicolas Sarkozy, Président de la République française, Discours de Toulon, le 25 septembre 2008

      On serait tenté de dire aux « plus hautes autorités de l’état » :
      Chiche ! Et vous attendez quoi pour agir ? Z’etes pas cap ? P’tits bras !
      Idem pour DSK.

      PJ le dit plus « diplomatiquement », mais c’est l’idée (sauf erreur ?)

      Trop de bla bla
      J’entends trop de bla bla
      Tout ce qu’ils racontent
      Tout ce qu’ils promettent
      Moi je n’y crois pas

      Tiken Jah Fakoly – Promesses Bla Bla
      http://www.youtube.com/watch?v=KyPUoxJFHwM

  2. Il serait sans doute salutaire, dès le départ, de se demander
    s’il est vraiment intelligent de vouloir se hisser au sommet,
    où nichent surtout intimidation et suffisance.

    1. DominiCB, votre remarque me rappelle les conditions (de la possibilité) du bonheur pour Edgar Allan Poe :
      – vivre à la campagne*
      – aimer un être
      – renoncer au pouvoir**
      – créer

      * le bord de la mer c’est pas mal aussi
      ** à amasser plus d’argent que nécessaire ?

    2. @pyt : merci pour votre citation de Poe qui correspond tout à fait à l’un de mes vieux rêves : vivre tranquillement à la marge, loin du monde et de ses visions d’enfer, et plongé dans celui de la littérature. Pas réel, sans doute, mais fichtrement plus réaliste.

    3. Oui, c’est une tare inhérente à notre espèce, il faut un chef de meute, un mâle alpha et une hiérarchie pour structurer nos sociétés….

    4. @ Pyt

      * le bord de la mer c’est pas mal aussi

      N’oubliez pas qu’il parlait de créer .
      Le bord de mer implique souvent la foule, ce qui nuit en général à la créativité, et le soleil qui vous anéantit sans verdure autour . La campagne implique le calme, le soleil avec la verdure, la créativité, même au bord d’une rivière à baignades, des aventures en barque ou en canoe ? Quand on part en barque ou en canoe sur une rivière inconnue, c’est l’aventure, le danger, qui vous attend tous les cent mètres, et le plein d’énergie et d’expériences nouvelles pour la créativité au retour au calme, le soir.

    5. @Mianne

      Le bord de mer n’implique pas forcément une localisation géographique à Palavas les flots. Vous connaissez les rives de Bretagne, pour ne citer qu’elle ?

    6. y à pas à dire ce blog arrive a changer le monde (les idées ne sont pas un produit de consommation instantané), on y parle même de Edgar Allan Poe, manque plus que Brassens et forcement mourir pour des idées, pour la campagne ça me fait penser à une chanson de ridan l’agriculteur, mais c’est pas toujours aussi simple, par contre une ville avec très peu de voiture (pour avoir travaillé en Hollande tu vas forcement à Amsterdam) c’est pas mal(enfin dés que sort des quartiers à touristes évidement, mais quand tu travailles dans un pays tu vas là ou les autochtones te conseilles, le queen day est. à faire quand même)

  3. Des blogs intéressants pour construire :
    1. Cri d’Egypte : Un Cairote raconte en direct la crise de régime
    2. Le Blog de Mélenchon parce que quoi qu’on en dise, il voit ce qui s’amène, a une charpente intellectuelle et une intelligence pour faire face

    Une information de la semaine, c’est aussi la reconnaissance par les 14 membres de la Cour de Cassation du travail de Denis Robert comme relevant de « l’intérêt général » à propos de son travail journalistique à propos de la Chambre de compensation luxembourgeoise, Clearstream.
    Voici le communiqué d’Attac :
    « Trois jugements de la Cour de cassation du 3 février mettent un terme à une longue bataille judiciaire qui opposait la chambre de compensation internationale Clearstream au journaliste Denis Robert.
    Dans son livre Révélation$ sorti en 2001, Denis Robert jetait un coup de projecteur sur cette firme au cœur du système financier international et révélait les contours d’une finance parallèle et opaque, avec de nombreux liens vers les paradis fiscaux.
    Suite à la publication de son livre, près de soixante plaintes ont été déposées contre son éditeur, les chaînes qui ont diffusé ses films, de nombreux journaux… et bien sûr, contre Denis Robert. Parmi les plaignants, la Banque générale de Luxembourg, la Menatep, une banque russe, et Clearstream.
    Cette stratégie judiciaire fondée sur le harcèlement et la mauvaise foi a échoué : les trois arrêts rendus le 3 février exonèrent aujourd’hui Denis Robert de toute faute : la Cour de cassation « autorise » les propos et les imputations contenus dans ses deux livres et son documentaire. Elle reconnaît explicitement « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de son enquête ».
    L’acharnement judiciaire dont a fait preuve Clearstream n’est qu’une des nombreuses illustrations de la volonté de l’industrie financière de perpétuer ses pratiques opaques mais lucratives. Ni le G20, ni les gouvernements européens n’ont réellement tiré les leçons de la crise catastrophique causée par ces pratiques. La défaite juridique de Clearstream est peut-être de bon augure dans la perspective d’un véritable contrôle de la société sur le système financier. « Le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques sera encore long », indique néanmoins le journaliste.
    Attac France félicite Denis Robert pour cette victoire. Il est plus que jamais nécessaire d’interdire les transactions financières avec les paradis fiscaux, de mettre en place de véritables mesures pour lutter contre l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, et pour un contrôle strict des flux financiers ».
    Attac France,
    Paris, le 8 février 2011

    Autreinformation qui en a surpris plus d’un, c’est l’intervention de Mr Leterme, homme politique de droite et 1er Ministre belge, qui s’est levé au Conseil européen contre les propositions de l’axe franco-allemand qui veut voir la disparition de l’indewation des salaires qui est le seul outil de la sécurité sociale qui assure la solidarité entre tous les travailleurs quels que soient leur statut (chômeur, salaré, pensionné,…). On est dos au Mur.

    1. oui Cris d’Egypte est une très bonne source: http://crisdegypte.blogs.liberation.fr/

      et l’Algérie ? 1ère radio libre Algérienne, Radio Kalima :
      http://www.kalimadz.com/fr/index.php

      et les paradis fiscaux?
      « Dix ans et toutes mes dents » (par Denis Robert) http://www.acrimed.org/article3533.html
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2011/02/09/le-royaume-uni-encore-plus-un-paradis-fiscal/
      http://www.alternatives-economiques.fr/treasure-islands–tax-havens-and-th_fr_art_1073_53140.html

      bon We à tous!
      Sensation, d’Arthur Rimbaud
      http://vimeo.com/1242153

      Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
      Picoté par les blés, fouler l’herbe menue,
      Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
      Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

      Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
      Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
      Et j’irais loin, bien loin, comme un bohémien,
      Par la nature, heureux comme avec une femme.

    2. Merci, bnsa, de citer les arrêts de la cour de cassation concernant Denis Robert contre Clearstream. Je m’apprêtais à intervenir dans ce sens auprès de Paul Jorion.

      Denis Robert a été présenté, ailleurs, comme un conspirationniste obsessionnel, de ceux qui n’ont pas bonne presse ici.

      Raison de plus pour souligner, ici, que la cour de cassation, faisant sérieusement un travail que les journalistes sérieux se sont refusé à faire, au terme de deux ans d’enquêtes, reconnait que Denis Robert a fait un travail de journaliste, honnête et précisément documenté, dans l’intérêt public. Ses livres, qui ont été interdits, seront réédités.

      Et que disent-ils, ces livres? Que le droit européen tolère et protège une structure qui abrite, dans la plus totale opacité, l’essentiel des flux financiers transnationaux, qui, entre trous noirs fiscaux et fontaines d’argent sale, vident la démocratie de son sens et la politique de tout pouvoir.

      Les chambres de compensation comme Clearstream font partie des points de contrôle stratégiques où pourraient s’appliquer les propositions de Paul Jorion d’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Ce que révèle Denis Robert, et que l’on va enfin pouvoir prendre au sérieux et discuter, ne peut pas nous laisser indifférents.

      Ce n’est pas tous les jours que l’on peut fêter la victoire du pot de terre contre le pot de fer! J’exprime ici ma profonde admiration à Denis Robert pour sa liberté, sa dignité et son courage.

    3. @Marc Peltier : on ne peut qu’admirer le courage et l’abnégation de Denis Robert, certes, mais de là à crier victoire, (« la victoire du pot de terre contre le pot de fer!« ), non. Parce que Denis Robert reste l’exception qui confirme la règle, le chien qui aboie et qui vous empêche de dormir, parce que nos démocraties sont encore sous le régime du « cause toujours ! » (Lou), et enfin parce qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

    4. http://crisdegypte.blogs.liberation.fr/
      article rédigé 11/2 à 17h06
      « Egypte: Le lion est mort ce soir
      Le Caire 11 février 2011. 18h03.Omar Soliman vient de paraître à la télévision nationale égyptienne pour une allocution inférieure à 60 secondes. Il annonce que le président Moubarak a démissionné de ses fonctions et que l’armée sera désormais responsable de l’avenir du pays. »

    5. @Marc Peltier : je suis toujours pessimiste face à l’optimisme des autres, et toujours optimiste face à leur pessimisme : une toupie qui ne bascule jamais dans le sens où vous la poussez…

    6. Il importe de distinguer soigneusement chambre de compensation et conservateur national ou international en ce qui concerne le domaine des titres. Ce sont deux métiers très différents qui ne se situent pas au même stade de la chaîne de règlement/livraison : le conservateur intervient après la chambre de compensation pour assurer le règlement/livraison. Euroclear France est un conservateur central, Euroclear Bank ou Clearstream sont des conservateurs internationaux ICSD (International Central Securities Depositary), tandis que LCH Clearnet est une chambre de compensation.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Compensation

      Je suis convaincu que le brouillard qui entoure ces structures (ICSD) -je dis cela au regard de la difficulté à trouver des infos claires sur le sujet- est à la hauteur des enjeux qu’elles représentent.

      Pour mémoire, Clearstream a été créé en 1971 sous le nom de CEDEL. Cedel International est spécialisé dans le règlement livraison des euro obligations (eurobonds) et a été créé par un consortium de banques afin de ne pas laisser le monopole de ces activités à Euroclear, alors propriété de la banque américaine JPMorgan. En janvier 2000, elle est devenue Clearstream par la fusion de Cedel International et Deutsche Börse Clearing, une filiale de Deutsche Börse Group, propriétaire de la bourse de Francfort qui en détient 50 %. En juillet 2002, Deutsche Börse achète les 50 % restant de Clearstream International pour 1,6 milliard d’euros. En 2004, elle a effectué 50 millions de transactions.

      Ces structures sont les jardins secrets de la finance transnationale; si quelqu’un y voit plus clair, je suis preneur.

    7. Denis Robert vient de signer un article fort intéressant sur Agora Vox : Dix ans et toutes mes dents. Tout compte fait, c’est une belle victoire, comme le dit Marc Peltier ci-dessus. Même si elle reste sans effets notables à court terme, les décisions de la cour de cassation resteront gravées dans le marbre, et feront jurisprudence. Elles pourraient servir un jour à justifier des moyens de contrôle plus sévères des organismes financiers : je pense à des moyens intrusifs, le droit d’aller fouiller dans les comptes. (C’était déjà le cas, puisqu’il y avait des audits, mais les auditeurs étaient… complices !)

      Petite idée : et si, à partir de certains montants, on inversait le principe de la présomption d’innocence ? ie : tout organisme qui brasse plus de x milliards serait présumé coupable de fraudes, et devrait fournir la preuve du contraire. La justice gagnerait du temps. 🙂

    8. Parfaitement en accord avec votre contenu.
      Le dernier paragraphe mériterait quelques développements susceptibles de rebondissements via ce blog :
      La survivance , en Belgique (surtout wallonne,donc francophone) , d’un syndicalisme actif , informé et relativement puissant + le système électif à forte « proportionnelle » contraignant tout gouvernement (toujours multi-partis) à légiférer sur base de COMPROMIS (….revers de la médaille….cette crise LINGUISTIQUE qui risque de fort mal finir…) ont permis à l’ensemble de la société (actifs ET inactifs) de conserver ,JUSQU’A PRESENT , un système de liaison automatique (= ne dépendant PAS de la « bonne volonté du prince ») des salaires,pensions et prestations sociales à un indice(« INDEX ») qui , pour faire court , représente l’évolution dans le temps du coût de la vie pour un « ménage-type ».
      Il s’agit , donc , SEULEMENT , d’un rattrapage à postériori( décalage d’environ trois mois) , de la perte de pouvoir d’achat du citoyen-type Lambda confronté à l’augmentation continue des prix.
      Ce système conquis de haute lutte par nos grands-parents permet de GARANTIR une solidarité MINIMALE entre TOUTES les composantes de la société.
      BIEN ENTENDU ce même système est l’objet d’attaques continues du côté patronal et des tenants de la pensée(toujours) dominante….en particulier « perte de compétitivité »…..etc…vis à vis de nos « partenaires(..faut encore oser!!) européens » et extérieurs.
      Ce système , QUI DEVRAIT DEVENIR un objectif à atteindre européen , gène visiblement les adeptes du moins-disant social , en particulier Angela et ,plus curieusement, Nicolas…..
      Ce système est en quelque sorte « auto-anti-inflatoire »……or , théoriquement , un retour d’inflation(contrôlée,imagine-t-on..!!..) essorerait « naturellement » une partie des dettes souveraines (….et…..chut..!!….l’épargne des particuliers…..).
      Mr LETERME (droite démocrate-chrétienne, donc encore élu par un certain nombre de travailleurs flamands) s’est levé……..par conviction??…par réflexe de survie politique??…
      Ce qui compte , c’est que le coup de force Angela-Nicolas et consorts a (SEULEMENT) pris du retard….
      L’Europe du moins-disant social et salarial a perdu une bataille……mais pas la guerre…hélââs.

    9. @ Crapaud rouge

      Des moyens intrusifs, le droit d’aller fouiller dans les comptes

      Paul Jorion a écrit plusieurs fois sur la transparence, qui est, ou plutôt se voudrait, la pierre de fondation du capitalisme. Plus on en fait l’éloge, moins on la constate!

      C’est un angle d’attaque politique efficace, me semble-t-il, face à nos opposants : puisque vous vous référez aux vertus de transparence du capitalisme, je vous prends au mot : A poil!

    10. Mélenchon a déclaré il y a 8 jours qu’il demandait le départ de Moubarak comme militant, mais ne le ferait pas si il était président…Au moment même où plusieurs chefs d’Etat demandaient déjà son départ.
      Une attitude parfaitement mitterrandienne, c’est à dire de service de l’Etat, placé au dessus des peuples.
      Autrement dit « révolution par les urnes », puis au pouvoir révolution cachée dans les urnes.

  4. Bravo au LEAP2020 (prévision au 15 juin 2008) :

    Pour LEAP/E2020, la crise systémique globale contribue déjà à fragiliser fortement les états arabes pro-occidentaux face à un mélange d’émeutes de la faim, de montée de l’intégrisme, alimenté par la montée en puissance de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas, et d’incapacité de Washington et de ses alliés européens à tenir un discours autre que sécuritaire (1). L’Egypte est chaque jour plus déstabilisé à cause de l’impasse politique dans laquelle la place la fin de règne de Moubarak, tandis que l’incapacité du régime à répondre aux attentes économiques et sociales radicalise une part croissante de la population (2). Pour nos chercheurs, l’Egypte va être politiquement emportée par les conséquences du plongeon au coeur de la crise systémique globale (3). L’instabilité sociale va primer sur la nature sécuritaire du régime.

    Selon notre équipe, ce pays est le dernier rempart empêchant l’implosion du Maghreb sous la pression des forces anti-américaines qui dominent désormais le Moyen-Orient. Si, comme nous le pensons, l’Egypte entre en situation de grande instabilité d’ici le début 2009, alors la Tunisie, l’Algérie et le Maroc seront emportés dans la tourmente très rapidement. Ils vont de toute façon devoir eux aussi faire face à une contestation interne croissante pour des motifs socio-économiques, au moment même où leur grand partenaire européen va voir son économie ralentir.

    1. Hmououi… Bible.

      Mais le LEAP rejette maintenant l’échéance d’une vraie pagaille à la « décennie » qui vient…
      Alors que leurs prévisions initiales tablaient sur 2011.

      Je ne me montre pas ainsi impatient, mais leur degré de fiabilité se prend du plomb dans l’aile.

    2. @yvan : « leur degré de fiabilité se prend du plomb dans l’aile » : ben oui, ils ont tout prévu sauf une chose : c’est qu’en période de crise on ne peut rien prévoir !

    3. Il est certainement difficile de faire des previsions precises, et tout particulierement precises en terme de timing. La crise tend a accelerer l’histoire, mais peut-elle ralentir certaines composantes?

    4. La différence entre l’Iran et l’Egypte c’est que cette dernière est presque homogène (si ce n’est le problème copte-musulman dont beaucoup de manifestants ont été d’accord pour dire qu’il était alimenté par le gouvernement pour se maintenir au pouvoir; il y aurait même une enquête en cours contre le ministre de l’intérieur pour son rôle possible dans l’attentat contre l’église copte le 30 décembre – le même gars qui a fait ouvrir les prisons, pour imiter la bonne idée de Ben Ali, et qui a été demissionné avec la première charette il y a 10 jours).
      Pour exemple, il existe en Iran plus d’une dizaine de langues et dialectes.
      http://en.wikipedia.org/wiki/Languages_of_Iran
      Tandis que l’Egypte a comme on le sait un « fort sentiment nationaliste » depuis un bail ! (révolution de 1919, de 1952).

    5. Evidemment, à ce jour, personne ne peut savoir comment peut évoluer la situation en Egypte ..ni d’ailleurs en Tunisie ( les opposants aux régimes dictatoriaux en place précédement sont d’une totale et remarquable lucidité ) …si le pourrissement est joué en Egypte, il y aura, en effet, un risque de la montée d’intégrisme : je vois donc là une trés grosse responsabilité des personnes – et non des moindres – de l’ex-pouvoir toujours en place, avec l’aide occulte éventuelle de puissances « occidentales », notamment les USA, mais aussi l’UE.
      En attendant, voir un Peuple se lever avec courage pour accéder à la Liberté, me rejouit ! et j’admire !
      Ces Peuples s’essaient à la Lumière, en courant des risques conscients, alors que nous nous enfonçons chaque jour un peu plus dans l’obscurité ! et ce, en faisant la politique de l’autruche …

    6. @M ces pays ont plus de jeunes, notre problème c’est que la génération dominante croit en un monde aux ressources infinis et à sa propre jeunesse (avec ascenseur social, accès à la propriété..) alors qu’elle est révolue.

  5. Entendant encore nos classiques , ne s’agit-il-pas d’avoir à partager la vie en bonne intelligence plutôt que de se prévaloir d »être intelligent et de vouloir le prouver et là , effectivement on entre déjà dans la course à la suffisance ?
    L’intelligence dont parle Paul Jorion est me semble-t-il comme un partage et non comme un avoir patrimonial , c’est un savoir vivre ensemble de base tout simplement .

  6. Un brin de condescendance de bon aloi envers la révolution qui se lève en Égypte.
    Consacrez un peu de temps à l’écoute d’Aljazeera, vous comprendrez que nos préjugés post-coloniaux n’ont aucune raison d’être.
    L’ état du monde en 2011 est-il celui qui prévalait en 1979?
    Ajouté à une méconnaissance réelle de ce que sont les « Frères Musulmans ». Voilà une mise en perspective intéressante.
    Pour aérer ses méninges et éviter les poncifs qui nous guettent il serait peut-être bien de reprendre le contact avec la réalité. Voilà un bon endroit pour faire le premier pas.

    1. En définitive Claude Animo n’est pas si animé que cela de bonnes intentions;il nous trouve condescendants, pleins de préjugés et fait une critique à peine voiléede notre ignorance des Frères Musulmans.Il se rattrape en nous prenant en main pour faire le premier pas.Merci Papa!
      Au fait avez vous trouvé la sortie de secours?

    2. D’accord avec vous Claude Animo. Il y a dans Rue89 un excellent papier d’Esther Benbassa sur la frilosité post-coloniale envers les actions victorieuses des peuples tunisien et égyptien, sur l’incapacité penser leur réussite sans aussitôt évoquer l’islamisme. Je suis déçue que Paul Jorion
      soit trop marqué par son prof de fac pour se réjouir de ce qui se passe en Egypte, mais je lui garde ma confiance concernant la chose financière !

    3. M. Jorion a très clairement expliqué que se souvenant des errements de Michel Foucault concernant la révolution iranienne, il ne se hâterait pas de faire des commentaires. Cela me parait prudent, même si nous pouvons nous réjouir de la chute de deux régimes autoritaires en moins d’un mois.

    4. Mais que dire de feus nos intellectuels qui allant en Chine, après une période de famine terrible, liée à des erreurs stratégiques du « grand bond en avant », absorbant sans coup férir la propagande du guide, et regardant où on leur disait de regarder ! …Je parle pour les plus brillants de l’époque …nous avons bien baissé depuis !
      Quant aux ex-mao, je parle des pipolisés et tenant le haut du pavé-mediacratique depuis 30 ans environ, ils persévèrent dans leurs erreurs ( à 180°) et sont adeptes invétérés de TINA !
      Toujours dans l’erreur, mais l’erreur inverse, les inverses se rejoignant !
      Trop peur de se tromper encore, et donc se trompant de nouveau !

      Ne pas voir que le FMI affame de la même façon, je pense en particulier à l’Afrique, pour le plus grand bien de quelques uns, car les délits de « col blanc » ne comptent pas, me parait soit d’une hypocrisie considérable, soit d’une propension à se leurrer soi-même terrifiante!
      Voilà aussi pourquoi, quand j’entends que DSK parle « social », cela me fait bondir ! La machine à propagande est en marche, et broiera tout sur son passage, pour le plus grand bien des USA, et de leur politique neocon.-neo-lib. : c’est décidé ! Rompez !
      L’Europe s’enfonce dans le néant !
      Sauf si ! …les Peuples se réveillent …

      B.Stiegler, c’est une bonne idée ! à ce jour.

  7. Je trouve, au contraire, que la révolution tunisienne est une bonne chose.
    Pour ce qui est de l’Egypte, il est par contre évident que les Américains ne laisseront pas un Iran se faire.
    Mais ces mouvements sont de bons signaux d’alarme pour la suite.

    1. Ils ne laisseront pas, tant qu’ils arriveront à contrôler la situation.
      Dans les années 50, la CIA a apportée une aide militaire et financière aux frères musulmans, pour la raison habituelle, contrer le communisme.
      Les histoires entre les américains et les barbus, on sait comment ça se termine!

    2. Dans les années 50, la CIA a apportée une aide militaire et financière aux frères musulmans

      Afghanistan, précédente guerre, Ben Laden, bébé des zuesses !
      Algérie, décennie sanglante …

      Ah, les coco !
      D’ailleurs, plutôt H.que le Front populaire !
      Mac Carthisme ….

      La phynance se moque des hécatombes …du moment qu’elle peut circuler librement, réarmer …
      La phynance est à convoquer au Tribunal de l’Histoire, et non les gueux !

  8. Karima Delli…, la Fadela Amara « d’europe écologie », qui fait partie de l’association « sauver les riches » et qui gagne 8580 euros net par mois sans compter les multiples avantages en nature… qui trouve que c’est trop… mais quand même… un petit peu d’épargne pour les mauvais jours, qui sait… et surtout, qui est assez stupide pour en faire étalage sur rue 89 : http://eco.rue89.com/2011/01/25/karima-delli-eurodeputee-pour-8-580-par-mois-187281
    La crise écologique et économique fait des heureux, elle offre des débouchés merveilleux à ceux qui savent en profiter, certains financièrement, d’autre politiquement. Pourvu qu’elle dure ! En tout cas, pour ceux qui attendent un vrai changement, c’est le « désert des tatares ». Et vu la mentalité de notre civilisation, ce n’est pas demain que cela arrivera.
    Fonctionnaire de la catastrophe, je vous salue et vous souhaite un bon week-end
    Carl

    1. Joli procès d’intention. Quand c’est pas transparent, ça ne va pas ; quand c’est transparent, ça ne va pas.

    2. @Carl

      Vous êtes de ceux qui attendent le vrai changement , Karima Delli , aux Etats généraux de Grenoble , juste à gauche de Paul Jorion , vous a invité à l’engagement , c’est le moment , elle recrute si vous voulez partager son gâteau .
      En tout cas si vous avez bien lu son cv , elle a été surprise par son élection et n’avait pas d’autre motivation que de répondre à ses associations de proches.

    3. @ dag
      Je n’ai pas attendu Karima Delli pour m’engager, à ma manière, et ce depuis longtemps. J’avais déjà une bonne conscience politique qu’elle en était encore à boire ses biberons. J’ai passé l’âge de ses enfantillages, de ses slogans politiques de lycéenne (les mêmes que ceux de mes enfants) dont vous vous faites le porte-parole et je n’ai jamais attendu personne pour me dire ce que je devais faire. En ce qui concerne le « gâteau », je mange déjà plus qu’à ma faim mais pas de ce pain- là. Quant à son cinéma autour de son élection, qui de sensé peut croire cela. Cette fille est une arriviste. Il n’y a pas plus détestable que celui qui feint d’être étranger à sa condition alors qu’il fait tout pour y parvenir.
      Et de vous rappeler si vous l’aviez oublié…
      « Elle obtient ensuite un DEA de science politique à l’IEP de Lille. C’est dans ce cadre qu’elle rencontre la sénatrice du Nord Marie-Christine Blandin, dont elle devient assistante parlementaire en 2004, et qu’elle considère aujourd’hui comme un modèle. » (source wikipédia).
      J’ajouterai que le genre de militantisme que vous pratiquez n’est pas fait pour redorer la piètre image que j’ai de ce que ce parti est devenu.
      Carl,
      un ancien sympathisant

    4. Carl,
      Le parcours de Mme Delli, montre que si la social démocratie est morte comme l’a dit le médecin légiste, l’ascenseur social peut encore fonctionner par chez nous (un peu quand on ne lui coupe pas le courant). C’est une (mince) raison d’espérer.
      Et, ne le prenez pas mal, mais plutôt que ce « Nicolas-Discours de Grenoble-Sarkosisme » sur Mme Delli, une reflexion sur le cas d’Axel Weber mériterait plus notre énergie.

    5. Ce n’est pas uniquement Karima Delli qu’il faut stigmatiser mais la classe politique tout entière.

      Comment représenter correctement des citoyens qui gagnent en moyenne aux alentours de 1600 €/mois lorsque votre rémunération est près de 5 fois supérieure à la leur ?

      Avec un tel niveau de revenu, l’intérêt des élus s’aligne, même modestement, avec celui des grandes fortunes.

      Cela pourrait contribuer à expliquer l’absence d’initiatives positives de nos dirigeants depuis le début de la crise car ils n’ont pas vraiment intérêt à changer la donne.

    6. C’est une constatation générale, la plus part des « grands » élus, y compris les maires de ville moyenne ont tous des bureaux de « président », des voitures de « ministre » (allemand souvent), des maison/appartement de cadres supérieurs et mettent de côté pour leur « petite retraite » ! Rigolo.

      Ils ont de plus en plus d’intérêts conscients ou inconscients avec une oligarchie puissante et crainte. Et cela ne va qu’empirer avec la réforme territoriale en France où l’on est entrain de créer des élus du territoire (pour plus de 40 K hbts) qui remplaceront les conseillers généraux afin de favoriser la main mise des partis sur la démocratie et in fine celle de l’oligarchie.

      Dormez brave gens, entre les fonctionnaires de la décadence, les amuseurs de la reprise, votre compte est bon ! Rigolo je dis.

      Egypte, Tunisie mon Amour ! Viens nous en aide, nos vieux même alertes sont trop frileux, enflamme nos jeunes WII et Play Station, ou crame les !

    7. Ce que dit ( l’autre) M :
      11 février 2011 à 17:54
      n’est pas tout-à-fait faux ! en effet, le décalage est trop grand actuellement entre les uns et les autres !
      C’est voulu ! c’est le calcul fait par les « politiques d’ajustement » /OCDE, dans les années 90, pour séparer, diviser, acheter, oligarchiser …
      C’est du même ordre que les primes données aux Préfets-aux-objectifs-quantifiables : rappel :
      nous ne sommes plus en République, ni en démocratie ! …
      Au dessus d’un certain salaire, il faut avoir l’âme chevillée au corps, pour vouloir rester dans le réel
      et être proche des soucis des gens normaux .

  9. Ireland:Bond fears put bank ratings at risk

    IRISH banks are facing a damaging downgrade by a key rating agency due to recent comments by some opposition spokespeople about ‘burning’ bondholders, the Irish Independent has learned.

    Moody’s, one of the three largest global agencies, will slash the credit rating of all the banks today over worries that a new government might not protect senior bondholders like the outgoing government. This will make it even harder for Irish banks to attract funding.

    http://www.independent.ie/national-news/elections/latest-news/bond-fears-put-bank-ratings-at-risk-2535807.html

    EU has doubts about our ability to hit bailout targets .

    http://www.independent.ie/business/irish/eu-has-doubts-about-our-ability-to-hit-bailout-targets-2535726.html

    1. non je ne pensait pas cela quoi que mon orthographe est ma grammaire laisse à désirer. Non pas au colonialisme mais a la méthodologie qui s’appliquer a la finance ou a la nature. le constat est qu’elle est inefficace et inintelligible au quidam donc a proscrire.

    1. Le procès d’intention est dans le fait que sous prétexte qu’elle ne le stipule pas explicitement, vous partez du principe que l’argent qu’elle estime superflu n’est pas redistribué d’une façon ou d’une autre pour autre chose que son profit personnel. Peut-être qu’elle le redistribue, peut-être pas, nous n’en savons rien.

    2. La plupart des députés reversent une partie de leur rémunérations à leurs partis. Elle fait peut-être de même. j’ajoute qu’ils doivent payer une secrétaire et d’autres personnes uniquement avec cet argent. Pour administrer leur travail, ce n’est pas non plus énorme.

    3. Oui, pitié…
      8.5 k€ par mois, c’est pas le pérou non plus !! Sans compter qu’une fois que les frères Rappetout sont passés, il manque un bon 30% !!! Ceux qui ont déjà fait un job de cadre surbooké qui passe sa vie entre deux avions le savent bien, c’est même pas cher payé !

    4. Carl & Co,
      Vous ne pourriez pas parler d’autres choses que des personnalités totalement inconnues par ici.
      Karima Delli totalement inconnue. La France n’est pas le bout du monde. Du moins d’après moi.

    5. @Carl : « on ne peut pas, à la fois critiquer une situation tout en en profitant. » : argument de portée extrêmement réduite, car tout un chacun est bien obligé, d’une façon ou d’une autre, de « profiter » de sa situation, sauf à vivre en ermite. Et puis, il est parfois plus facile de changer d’opinion sur une situation que de changer celle-ci, c’est notamment le cas avec le réchauffement climatique.

    6. @Crapaud Rouge
      Karima Delli n’est pas « tout un chacun » dans ce cas précis ! Elle est un responsable politique qui dit s’engager pour pour une meilleure répartition des richesses alors qu’elle perçoit maintenant parmi les plus haut salaires. C’est comme Alain Souchon qui continue à chanter des chansons sur la misère et critiques les parachutes dorés, alors qu’il possède un hôtel particulier à Paris et vit de ses rentes de droits d’auteurs qui sont le fruit d’une répartition complètement injuste. Karima Delli doit ou changer de parti et de discours (ça ne sera ni la première, ni la dernière) ou, par exemple, reverser une partie de ses rémunérations aux différentes associations qui l’on soutenue, tout en militant activement pour que le système de rémunération des euro-députés change.

    7. Carl, dans le fond je suis plutôt d’accord avec vous, surtout quand on connaît la prodigieuse impuissance des députés européens. Pour Alain Souchon, je suis un peu moins d’accord : aucun artiste n’est tenu à la sincérité, avec l’art on est dans la représentation. Ensuite, on peut remettre en question ces « rentes de droits d’auteurs qui sont le fruit d’une répartition complètement injuste« , mais c’est un autre et trop vaste chantier. Il faut se dire aussi que des député(e)s qui seraient chichement payé(e)s, n’en seraient que plus facilement corruptibles… Ou bien faut-il considérer que ces « gros » salaires, versés par l’Europe, sont déjà une manière d’acheter leur tranquillité ?

    8. @ juan nessi et d’autres qui pourraient se poser les mêmes questions…
      Pour couper court à vos fantasmes…
      Je dirige une petite entreprise dite « culturelle », travaille souvent tous les jours de la semaine et pratiquement tous les jours de l’année et ai déclaré la somme 17100 euros de revenus pour l’année 2009 et déclarerai un peu moins cette année, crise oblige. Je suis encore loin du tarif horaire smic, mais il est vrai que je bénéficie par ailleurs de quelques avantages dus à ma fonction de gérant, en effet, la société me rembourse le restaurant pour les rdv professionnels et le téléphone, plus quelques autres petites choses (disons un avantage de 150-200 euros selon les mois). Je ne possède aucun patrimoine et suis locataire d’un appartement de 40 m2 à Paris que je partage avec ma compagne avec qui nous avons un enfant, ce qui m’en fait trois en ajoutant deux adolescents, fruit d’une précédente relation. Je suis malgré tout très heureux, aime souvent mon métier, et ai fait le choix de ma profession acceptant sciemment de vivre chichement. J’ai malgré tout l’espoir de voir mon salaire augmenter, mais pour le moment, je réinvestis tout l’argent que je peux (quand certains épargnent…), dans la société dont je possède 30% des parts mais qui ne vaut rien dans les faits. Le revenu de deux personnes, dépend directement de notre activité, l’un est salarié et gagne le smic (ma compagne), l’autre déclare une fois et demi plus que moi mais est  » indépendant « . J’ajoute que mon statut ne m’ouvre pas de droit à l’assurance chômage. Si « ma » société fait faillite, je n’aurais plus aucune ressource personnelle du jour au lendemain. Mais je le répète, c’est un choix de vie, j’aurais pu faire un autre choix plus rémunérateur, sans pour autant penser à la politique ;-), mais cela ne m’attirait pas. Voilà mon luxe, faire ce que j’aime, et j’en accepte les sacrifices. Mais j’attends d’une personne politique qui parle de redistribution des richesses d’accepter elle aussi de faire certains sacrifices pour coller le plus possible aux idées qu’elle dit défendre. Il en va de sa crédibilité. Elle ferait partie de l’UMP, la question ne se poserait pas. Je pense sincèrement être de gauche mais pense que l’homme n’est pas encore prêt à accepter les changements que cela implique réellement et le vérifie chaque jour. Les Karima Delli sont légions. Ils sont ainsi nombreux à améliorer leur condition au nom de l’intérêt commun ou général. Ne dit-on pas d’ailleurs : « Charité bien ordonnée commence par soit-même. La droite correspond en tout cas à l’esprit qui prédomine largement dans nos société et le fait qu’un homme comme Nicolas Sarkozy soit président n’a rien d’anormal, il est le plus clair reflet de l’esprit général. L’homme est incapable d’anticipation, il n’agit que par réaction, quand on arrivera au bout du système, il y aura une petite révolution, certaines cartes seront redistribuées, de nouvelles règles seront instituées puis lentement tout recommencera comme avant. Ainsi se caractérise notre civilisation. Il faut se faire à l’idée que L’homme n’est pas encore l’Homme que certain promettent et croient entrevoir. Cet homme sera celui d’une autre civilisation dont nous ne connaissons finalement encore rien. Cela ne m’empêche pas pour autant de le regretter et d’exprimer parfois une sorte de regret comme je l’ai fait hier…
      Bonne nuit à tous

    9. @Carl :

      Merci pour votre réponse circonstanciée ( même si en ancien fonctionnaire vicelard je me suis demandé pourquoi vous évoquiez votre déclaration 2009 et non pas 2010 qui arrive ) qui satisfait non pas mon phantasme , mais le souhait de savoir à qui j’ai affaire . Nous sommes donc au moins deux à avoir montré patte blanche sur le blog , car je m’étais livré à ce petit exerecice il y a un an ou deux …. sans susciter d’émules .

      On va donc attendre le commentaire de notre députée européenne semble-t-il contactée sur le sujet par Paul Jorion .

      Sur le fond ( à moins que ce ne soit la forme finalement ) , si , comme vous je reste attentif aux donneurs de leçons et à la rémunération des « représentants » du peuple , je reste encore plus attentif à leur activité et à leurs avancées . Pour en avoir cotoyé pas mal il m’est apparu que certains , même avec ces salaires là , n’étaient pas estimés à « leur juste valeur » , alors que d’autres n’auraient pas « mérité  » un demi Smic .

      Mais sur la saine « appréciation » de la valeur et/ou du prix d’un député , j’attends avec délectation les lumières de PSDJ ou de Schizosophie .

      Je vous souhaite de continuer à privilègier vos enfants et de dormir au moins 6 heures par nuit ( pour la même raison ) .

      PS : qu’est ce qu’une entreprise  » culturelle  » ?

    10. Carl,
      En tous les cas, j’aime cette façon directe et simple de dire des choses aux plus près de votre vie. Pas bien courant sur le blog, comme on peut s’en rendre compte. Vous ne prenez pas les mots et les phrases pour argent comptant n’est-ce-pas ? Un effort sincère vers la transparence peut améliorer les relations : bien sûr. Il faut faire le maximum pour.

    11. @ juan nessi
      C’est un terme vague pour ne pas pas dire maison d’édition, ce qui a le chic de susciter chez certains une très grande curiosité ou fantasmes, curiosité et fantasmes auxquels je ne souhaite pas répondre dans le cadre strictement privé des commentaires que je laisse de temps à autres sur les quelques sites que je fréquente régulièrement comme celui-ci. Mais bon, tant qu’a être transparent, soyons-le jusqu’au bout…;-)

    12. @Carl :

      on a donc trouvé un éditeur indépendant autre que Le Croquant , pour éventuellement porter le prochain bouquin de Paul Jorion , qui devrait synthétiser les approches de PSDJ ,d’Alotar et la sienne propre .

      On demandera la quatrième de couverture à Johannès Finchk ou à Schizosophie .

    13. @ Carl dit : 12 février 2011 à 00:43

      Si je comprends bien, en étant gérant, vous êtes ce qu’on appelle un patron et vous donnez du travail à 2 personnes.
      Vous détenez des parts d’une entreprise et s’il y a quelques dividendes, vous êtes un capitaliste qui tire des revenus du capital investi, en prenant de gros risques. Pas de droit au chômage.

      En travaillant beaucoup et en ayant de la chance, votre affaire peut vous amener à multiplier le nombre de vos employés par 5 ou 10 si le marché le permet. Alors vous serez vu par certains comme un de ces capitalistes qui gagnent bien leur vie et qu’il est de bon ton de critiquer dans certains milieux.

      Je connais un intervenant qui a déclaré sur ce blog à peu près ceci « j’enseigne la haine des patrons à mes enfants, parce que c’est de tradition familiale » Etes-vous prêt a embaucher un employé pareillement conditionné ?

      J’ai été gérant de SARL pendant 2 ans en fin de carrière. Je vous apporte mon entier soutien moral.

  10. Si vous lisez l’article de rue 89, elle le dit, elle l’épargne ! Et vous savez très bien que si elle le redistribuait à quiconque, elle aurait tout à gagner politiquement à le dire, et le ferait. Sinon il faut qu’elle change de métier.

    1. @carl
      et alors? décidément vous n’avez jamais tort … Je ne vois rien d’anormal à sa rémunération et si elle épargne c’est sans doute parce qu’elle sait que son mandat n’est pas éternel.
      Je trouve sa démarche de transparence très courageuse et elle n’en est pas récompensé : la preuve .
      Si on impose de très bas salaires aux élus on revient au système où seuls les très riches iront aux parlements – en s’autofinançant. Je trouve au fond cette diatribe plutôt mesquine…
      Si vous interdisez toute action politique à partir d’un certain niveau (> 8000 € /mois) vous n’avez pas compris les sens des appels répétés à l’union de tous (comme a fait le Conseil de la Résistance) contre l’oligarchie financière.

    2. @Tolosolainen
      Pourquoi devrais-je avoir tort ? Je comprends surtout que vous ne comprenez rien ou que vous ne voulez pas comprendre ! Vous confondez salaire et frais ! Tous ses frais sont payés, son salaire c’est de l’argent de poche ! Je ne sais pas dans quel monde vous vivez mais je connais peu de personnes qui bénéficient de 8000 euros d’argent de poche par mois ou même de 4000 euros et ceux que je connais font justement partie de ce que vous appelez l’oligarchie financière. Autant vous dire qu’il trouvent leurs rémunérations tout à fait légitimes. Et leurs arguments sont aussi recevables que les vôtres. C’est un point de vue. Mais eux, au moins, n’ont pas l’indécence de militer contre les riches ( à moins que l’intitulé de l’association « sauvons les riches » soit à prendre au premier degré) et n’ont pas plus de garantie que Karima Delli de maintenir leur niveau de vie actuel au-delà de 6 ans. Votre argumentation est un des nombreux éléments qui conforte mon point de vue, à savoir, les choses ne sont pas prêtes de changer car trop de gens n’ont aucune conscience de ce que doit être un comportement éthique. Même en dénonçant cette rémunération, comme Karima Delli le fait, l’accepter est non seulement contraire à l’éthique mais choquant, ne le dit-elle pas elle-même ? Voici ce qu’elle dit :: « Comme je suis présente 96% du temps à mon poste, le montant mensuel de mes indemnités est assez élevé. Mais je trouve ça choquant que l’on soit payé 300 euros par jour pour faire notre boulot, en plus de notre salaire. Ce n’est pas la présence qui devrait être encouragée, mais bien l’absence qui devrait être sanctionnée.
      Une personne politique se doit de montrer l’exemple sur les sujets qu’elle défend ? N’est-elle pas justement mandatée pour faire changer les choses ? Quelle vision avez-vous donc de la politique ? Maintenant, posez-vous la question de savoir pourquoi il y a justement en France une telle désaffection de la politique, et pourquoi les slogans « tous les mêmes », « tous pourris » trouvent tant d’écho auprès du bas peuple que vous semblez ne pas connaître ou ignorer, et pourquoi le FN rencontre un si fort succès en surfant sur ces thèmes auprès de ce même bas peuple.

    3. Carl, j’apprécie fort votre questionnement, et une remarque comme : « les choses ne sont pas prêtes de changer car trop de gens n’ont aucune conscience de ce que doit être un comportement éthique« , mais avouez aussi que les choses ne sont pas aussi simples que vous semblez le croire. On imagine mal un/e député/e vivre comme Diogène dans son tonneau. Il ou elle a besoin d’un minimum de confort bourgeois, non ? D’un minimum de standing, comme on dit, car les Européens sont loin d’accepter l’idée qu’un représentant du pouvoir puisse se présenter dans une tenue qui serait celle de madame ou monsieur Tout-le-monde. Le pouvoir, c’est encore et aussi une question de représentation. Sur ce point, nous obéissons encore à des règles archaïques, difficiles à arracher.

    4. @carl
      au fond oui il ne faut pas parler de tort ou raison…
      Mais je persiste et signe sur ce que j’ai dit.en particulier son courage de donner ces éléments.
      Je n’ose pas penser que vous et Crapaud rouge me dénient un sens éthique : si c’est le cas je trouve que c’est arrogant et insultant.
      Je trouve injuste ce type de réflexions qui vont jusqu’à suggérer l’idiotie et le FN avec le bas peuple : quelle expression méprisante!
      Un point important pour moi : oligarchie financière signifie les 1% mentionné par P. Jorion : » vous avez vécus au dessus de VOS moyens ». Moi je ne les connais pas car ce n’est pas ma définition !

    5. Je crois qu’il y a du bon et du moins bon dans ce que dit Carl. 8500 euros, il faut le dire, c’est un gros salaire, très gros même. Je partage néanmoins l’idée selon laquelle payer suffisamment un représentant de l’Etat, élu ou fonctionnaire, est nécessaire pour s’épargner une corruption trop rapide. Cela dit, 4500-5000 euros me paraîtraient suffisants. L’engagement politique est terriblement exigeant et usant si on veut l’accomplir avec efficacité. Plutôt que de compter sur des salaires indécents, je proposerais plutôt de limiter par la loi le temps de service de tout citoyen dans le métier politique. Il me semble qu’au delà de 10 ou 15 ans, il est difficile de conserver sa fraîcheur, sa disponibilité et son « impartialité ».

      Maintenant, stigmatiser une personne parce qu’elle semble ne pas être en cohérence avec son discours, en touchant une belle somme mensuelle alors qu’elle fait campagne pour une redistribution des richesses est un peu excessif, surtout si la principale action demandée est de rendre une partie de son argent à titre individuel et j’insiste sur ce mot. Si Carl préconisait une attitude volontaire pour légiférer sur les rémunérations des élus alors là je le suivrai, mais dire de tel député ou tel chanteur qu’il est hypocrite car il se rend compte que ne pas toucher cet argent ne changera en rien le sort de tous les malheureux de la terre, faute d’une remise en cause collective du système, c’est un peu vain.

      Pour ma part, je touche un peu plus de 1400 euros de salaire mensuel en tant que fonctionnaire de catégorie intermédiaire en bibliothèque. Ce n’est pas beaucoup mais c’est suffisant parce que j’aime mon métier, que je suis au service de l’Etat et de la collectivité et qu’il me permet de me dégager du temps pour d’autres activités, qu’il ne m’aliène pas. Le temps n’a pas de prix et toutes les augmentations du monde ne valent rien à mes yeux si elles me privent de ce temps. Que d’autres gagnent plus que moi m’importe peu si ce différentiel n’implique pas pour moi un renoncement au style de vie, plutôt tranquille, que je souhaite mener. Je crois avoir lu un jour une étude qui montrait qu’un rapport des inégalités n’excédant pas 1 à 4 permettait de réduire considérablement la violence sociale, quelles qu’en soient les formes. Je crois que c’est cette question et les moyen d’arriver à cette situation dont il faut débattre. A ce titre, c’est davantage aux propositions politiques d’un individu et du coeur qu’il met à les promouvoir et les faire aboutir, qu’à son salaire ou son train de vie à l’instant t, que je me m’intéresse pour mesurer sa valeur à mes yeux.

    6. @Tolosolainen
      Le bas peuple est un terme ironique que j’utilise en l’opposant à la classe dirigeante (au sens large) qui parle au nom du peuple dont elle, manifestement, ignore tout… En ce qui concerne la manière dont Karima Delli gère ses rémunérations, je suis heureux de voir que de nombreuses personnes partagent l’idée que cela puisse poser problème. J’ajouterai qu’il n’y a aucun courage à être transparent quand on est un représentant politique, bien au contraire, cela devrait être la norme ! Le fait que certaines personnes puissent considérer la transparence comme un acte de courage montre l’état de délabrement avancé de notre démocratie et la passivité des citoyens. Aussi, je pense qu’à la lecture de la petite présentation de ma condition que j’ai faite un peu plus haut en réponse à une question qui m’était posée, vous comprendrez mieux mon point de vue. Pour la suite de votre commentaire, j’avoue ne pas trop saisir ce que vous avez voulu dire.

    7. @ Nick
      « car il se rend compte que ne pas toucher cet argent ne changera en rien le sort de tous les malheureux de la terre, faute d’une remise en cause collective du système, c’est un peu vain.
      Je vois qu’il y a des fans d’Alain Souchon 😉 sur ce blog.
      Si on suit votre raisonnement, en effet, rien ne risque jamais de changer… Pourquoi voter, ma voix ne compte pas et ça ne changera donc rien, pourquoi avoir une démarche citoyenne puisque les autres ne l’ont pas et que cela changera rien, pourquoi avoir un comportement écologique responsable alors que les autres ne l’ont pas et que cela ne changera rien, pourquoi s’immoler par le feu pour signifier ma détresse parce que cela ne changera rien… Nous avons la preuve que les actes individuels peuvent avoir des répercussions énormes. Sans peut-être aller aussi loin quand on peut encore l’éviter, on est justement en droit d’attendre de personnes qui se disent politiquement engagées de montrer l’exemple, à l’instar de Karima Delli, et d’Alain Souchon. J’ajoute que j’ai parlé de Karima Delli parce que Paul Jorion en parlait, et que je le répète, elle est une des responsables de l’association qui se nomme « sauvons les riches » et s’est à maintes reprises présentée sur les plateaux de télévision comme telle, débattant alors de sujets liés à la rémunération et à la précarité. Ne doit-on pas justement montrer l’exemple dans ce cas précis ! Cela étant dit, j’aurais très bien pu faire le « procès » d’une autre personne, le choix ne manque pas. Je n’ai personnellement rien contre elle, je ne la connais pas de manière privée. Quant à Alain Souchon ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre, le premier qui m’est venu à l’esprit, et peut-être aussi parce que j’ai lu un article sur lui dans le magazine « ELLE » où il faisait étalage de son grand confort parisien avec l’indécence la plus totale et que cela m’avait choqué.
      Cela dit, comme je l’ai écrit plus haut, je partage malheureusement souvent dans les faits votre pessimisme sur l’homme, mais j’ai aussi conscience que c’est peut-être là le tort majeur de notre société. La révolution commence en soi et par soi… et si elle est suffisamment partagée, alors, peut-être aboutirons-nous à une nouvelle civilisation. Mais pour cela, il reste tout à faire…

    8. @ Carl

      Je crois que vous n’avez pas compris ma position. Je dis juste que le changement sera politique et que la politique sous-entend un rapport de force collectif. Bien entendu, chacun peut participer à un changement, mais je n’ai jamais cru à une convergence spontanée des actions individuelles vers le bien commun. Ce dernier nécessite des structures pour être respecté et il est nécessaire d’en avoir une vision collective. L’éthique individuelle, c’est bien, j’essaie moi-même de me conformer à ce qui me semble bon, mais voyez vous, Bill gates aussi, à sa façon, qui s’inscrit pourtant totalement dans le système que vous dénoncez, ainsi que je le fais moi-même.

    9. @ Carl

      La révolution commence en soi et par soi… et si elle est suffisamment partagée, alors, peut-être aboutirons-nous à une nouvelle civilisation. Mais pour cela, il reste tout à faire…

      J’aprécie vos commentaires, merci beaucoup pour votre sincérité.
      Effectivement, il reste tout à faire, mais vous n’êtes pas le seul à vous poser des questions civilisationnelles.
      http://www.autreterre.org/fr/news/92-albert-jacquard-reportage.aspx
      http://www.dailymotion.com/video/x1ozxe_la-maison-autonome-des-baronnet_news
      Ces deux liens vous montrerons qu’il y a des gens qui travaille à cette nouvelle civilisation.

    10. Carl,

      « La révolution commence en soi et par soi… et si elle est suffisamment partagée, alors, peut-être aboutirons-nous à une nouvelle civilisation. Mais pour cela, il reste tout à faire… »

      Comme Michel !

      Je ne connais pas cette dame : peut-on dire d’elle qu’elle est partante pour changer le monde à condition qu’elle soit en haut de l’affiche ?

      Auquel cas elle fait partie de la bonne partie de nos zélées élites : ça peut marcher, c’est long, il faudrait trouver un système de notation style « l’école des fans » pour gagner du temps, et ça justifie l’existence de la mauvaise partie de nos zélées élites.

      Personnellement et pour le dire vite, je me fiche de savoir ce qu’elle fait avec son cul, son Q.I. ou sa thune. Comme le dit Alain Caillé : « Prenez le texte le plus important de la philosophie politique de la fin du 20ème siècle : « Théorie de la justice » de John Rawls, quelle est la question : Comment faire vivre ensemble des hommes économiques ? … Le présupposé c’est que nous sommes tous uniquement des êtres économiques … des animaux économiques calculateurs, soucieux uniquement de maximiser leur propre bien-être matériel … Et toutes les sciences sociales ont fonctionné fondamentalement sur ce postulat … Il manque une critique radicale, suffisamment radicale, de la vision économiciste du monde, c’est à dire de l’idée que les êtres humains sont des animaux économiques, ce qui n’est pas vrai : nous ne cherchons pas spécialement à nous enrichir toujours plus, ce que nous cherchons pour l’essentiel c’est à être reconnu, c’est autre chose. On peut être reconnu par autre chose que un enrichissement économique sans fin. C’est pas que c’est facile – si tout le monde veut être reconnu ça pose aussi énormément de problèmes – mais c’est pas exactement des problèmes économiques. »

      Nous ne nous connaissons pas, nous qui cherchons la connaissance ; nous nous ignorons nous-mêmes : et il y a une bonne raison pour cela. Nous ne nous sommes jamais cherchés — comment donc se pourrait-il que nous nous découvrions un jour ? On a dit justement : « La où est votre trésor, là aussi est votre cœur » ; et notre trésor est là où bourdonnent les ruches de notre connaissance. C’est vers ces ruches que nous sommes sans cesse en chemin, en vrais insectes ailés qui butinent le miel de l’esprit, et, en somme, nous n’avons à cœur qu’une seule chose — « rapporter » quelque butin. En dehors de cela, pour ce qui concerne la vie et ce qu’on appelle ces « événements » — qui de nous sérieusement s’en préoccupe ? Qui a le temps de s’en préoccuper ? Pour de telles affaires jamais, je le crains, nous ne sommes vraiment « à notre affaire » ; nous n’y avons pas notre cœur, — ni même notre oreille ! Mais plutôt, de même qu’un homme divinement distrait, absorbé en lui-même, aux oreilles de qui l’horloge vient de sonner, avec rage, ses douze coups de midi, s’éveille en sursaut et s’écrie : « Quelle heure vient-il donc de sonner ? » de même, nous aussi, nous nous frottons parfois les oreilles après coup et nous nous demandons, tout étonnés, tout confus : « Que nous est-il donc arrivé ? » Mieux encore : « Qui donc sommes-nous en dernière analyse ? » Et nous les recomptons ensuite, les douze coups d’horloge, encore frémissants de notre passé, de notre vie, de notre être — hélas ! et nous nous trompons dans notre compte… C’est que fatalement nous nous demeurons étrangers à nous-mêmes, nous ne nous comprenons pas, il faut que nous nous confondions avec d’autres, nous sommes éternellement condamnés à subir cette loi : « Chacun est le plus étranger à soi-même », — à l’égard de nous-mêmes nous ne sommes point de ceux qui « cherchent la connaissance »…

      La Généalogie de la morale, Friedrich Nietzsche

      Merci et Bonne journée

    11. @ Nicks
      « mais je n’ai jamais cru à une convergence spontanée des actions individuelles vers le bien commun ».
      Qui constitue donc le corps politique sinon la convergence spontanée d’acteurs individuels vers ce qu’ils estiment être le bien commun. Tous les acteurs politiques ne s’en réclament-t-il pas. Certains se proposent de l’obtenir par l’argumentation, l’adhésion, et le consensus, d’autres malheureusement par l’extermination, en réduisant la sphère du commun à ceux qui partagent leurs visions.
      « ce qui me semble bon »
      Dans l’absolu, je ne crois pas au ‘bon’ ou au ‘mauvais’, tel que l’on l’entend, c’est à dire à cette notion transcendantale. Ce que l’on entend par « bon », est, selon moi, l’expression d’une stratégie qui tend à s’inscrire dans le consensus le plus large possible et ceci afin d’assurer à l’homme, sa sécurité, et donc, sa survie. Quant à ce que l’on entend par « mauvais », ce serait s’inscrire contre ce même consensus. On peut ainsi considérer que l’homme est nécessairement et effectivement bon par nature, cette stratégie toute biologique, lui assurant ainsi survie et essor. Toute autre stratégie menant à long terme à l’échec, et donc à sa disparition.
      L’homme politique pour réussir se doit d’élargir sans cesse le champ du consensus dont les fondements, en ce qui nous concerne, lui sont depuis longtemps familiers, et inscrits pour qu’il ne l’oublie pas, en gros caractère sur les frontons de nos édifices publics, à savoir : « Liberté, Égalité, Fraternité. »
      Mais plus de consensus implique donc moins de pouvoir, moins de privilèges et on voit bien qu’une fois parvenu au pouvoir, l’homme politique peine à tenir les promesses qu’il a faites et se contente alors d’abandonner le strict minimum nécessaire à la conservation de son nouveau statut. Et c’est justement ce que je reproche à Karima Delli, de faire le minimum nécessaire.

      Quant à Bill Gates, de grâce ne vous comparez pas à cet infâme personnage, cet oligarque industriel, qui ne doit sa gloire et sa fortune qu’à son esprit prédateur, qui s’est construit contre le consensus, donc l’intérêt commun, et qui tente aujourd’hui, fortune acquise, d’améliorer son image afin d’assurer sur le long terme, sa sécurité, celle de ses proches et de ses descendants.
      J’ajouterai que l’organisme sensé le mieux gérer l’intérêt commun est l’État, or s’il était si « bon » qu’il veut le faire croire, c’est à l’État qu’il devrait verser sa fortune et non pas à qui bon lui semble. Cependant, cette attitude oligarchique lui ressemble bien.

    12. @Carl

      Vous continuez à ne rien comprendre de ce que je dis. Ma référence à Gates était bien entendu un moyen de montrer que l’éthique individuelle, que vous réclamez, ne peut porter le bien commun. En revanche, je considère bel et bien celui-ci comme une manière de transcender la nature de l’animal social qu’est l’homme.

      Je pense que ce sont les structures qui font les comportements. Elles sont mises en place par une réaction de la base coagulée et agissent ensuite de manière descendante. Mais elles sont soumises à une sorte d’entropie qui n’en fait pas une solution stable à très long terme. J’ai donc une vision cyclique du système politique, par révolution. En aucun cas je ne crois à l’émergence d’un homme nouveau, émancipé (toujours pas réussi à saisir le concept, qui me paraît aussi fragile que la concurrence libre et non faussée) et tout d’un coup exemplaire de responsabilité.

    13. Finalement ce n’est Pantelleria mais Lampedusa.

      Observons la démocratie. Observons l’exemple qu’elle va donner aux peuples qui viennent de se libérer d’une tyrannie que nous avons connue il y a pfff… quelque temps.

      « Si tu as des sous alors tu peux venir dans nos pays les dépenser. Est-ce que moi je viens chez toi sans thunes, non ? Ben ali alors dégage ! ». C’est un mode de propagation du capitalisme. Imparable ! Multi-tranchants ! « Si tu veux venir c’est pour me prendre mes sous. Je respire, mantra : il faut que je défende mes sous, ma vie quoi, il faut que je dépense mes sous, ma vie quoi… ! ». Moulti-tranchant ! ». « Toi le policier : tu vas faire en sorte que ces gens-là ne viennent pas manger notre pain ! Toi le professeur : tu vas faire en sorte que l’arrière-garde soit assurée, que nos valeurs soient transmises à nos enfants ! Toi le ministre : tu vas faire en sorte que l’illusion continue dans ta branche, qu’ils continuent à croire que tu t’occupes de tout et qu’ils peuvent continuer à ne s’occuper de rien ! Toi le citoyen : Fais attention, ils arrivent ! Il te faut défendre notre système et surtout ne pas perdre de temps à réfléchir ! Ne change rien. »

      Un peu comme il est bon de définir le capital comme un manque, il peut être bon de définir l’émigration comme un manque, un appel d’air (d’ici à ce que ce soient d’autres qui se laissent porter par cet appel d’air, je te raconte pas le courant d’air !). Celui qui émigre exprime le besoin de vivre sa vie comme il l’entend, l’en empêcher c’est nous en empêcher : nous ne nous autorisons pas à vivre notre vie comme nous en rêvons, nous allons même jusqu’à taire ce rêve, jusqu’à taire la démocratie. Lui il le vit : le voir est pour nous inacceptable. L’immigrant est inacceptable. Nous comblons notre manque, nous refusons cet appel, par un surplus de croyance (pour nous le capitalisme, l’a-démocratie). Comme peuvent le faire ceux qui croient encore à la poupée qui tousse la religion : la religion c’est l’ouverture de sa conscience et eux, ils ne pensent qu’à fermer celle de l’autre.

      Bref, ça avance, mais ne serait-il pas

      a- bon
      b- raisonnable
      c- indispensable
      d- urgent
      e- con
      f- temps

      que ceux dont la parole est

      a- écoutée
      b- entendue
      c- idolâtrée

      se mettent à crier sur tous les toits ce qu’ils pensent de ça ?

      On va pas continuer à faire de l’élevage humain encore longtemps ! Vas-y que je te mets une loi par-là pour que ça pousse mieux par ici, vas-y que je te mets un coup de matraque par-ci pour que ça reparte mieux comme ça, BOUH !, toc toc toc y’a quelqu’un là’dans ?

      Bonne journée

    14. Que ferions-nous si nous nous trouvions dans la situation des égyptiens ou des tunisiens ? La démocratie représentative, nous l’avons déjà. Le système synchrone à cette démocratie, nous l’avons aussi : le capitalisme, ou salariat, ce système qui pour fonctionner doit asservir. Tout comme la démocratie représentative, qui n’a de démocratique que le nom. En se déchargeant de ses responsabilités on se débarrasse de la gestion de sa vie, de sa valeur, de son Économie, et par conséquent on se soumet bien volontiers au salariat.

      Que ferions-nous donc ? Impossible d’imaginer ne rien faire ! Pas dans un premier temps en tout cas. Comment donc imaginer une activité non salariée qui permette de vivre, et donc de combler les aspirations à être reconnu ? Il s’agit ainsi de basculer vers un nouveau champ des aspirations possibles pour être reconnu. Celles qui sont aujourd’hui proposées commencent à lasser, pour le moins. L’histoire n’a cessé de parcourir ces champs, allant même jusqu’à pousser certains à considérer l’histoire d’un autre peuple comme n’étant pas la bonne. Cette vision a tendance à se développer : nous sommes en démocratie représentée, n’est-ce pas ?

      Que ferions-nous donc ? Comment concilier ceux qui cherchent la reconnaissance dans la consommation et ceux qui cherchent la reconnaissance dans leur activité ? Comment faire cohabiter ces deux univers ? Comment faire en sorte que ceux qui cherchent la reconnaissance à travers l’argent puissent poursuivre leur activité en cessant de l’imposer aux autres, sachant que leur système est colonisateur (la Françafrique pour image internationale) par essence. Ce système est donc tyrannique. Ainsi pour le faire tomber il faut une opposition forte et décidée. Et, pour réunir cette opposition il faut avoir répondu – au moins chacun dans sa tête- à la question qui tue…

      Que ferions-nous ? À cette question personne ne veut répondre. Personne ne veut aller au bout de ses rêves d’enfant. Oui d’enfant, avant que la société n’ait eu fini d’imposer son champ des possibles, comme l’unique forcément puisque vital à son fonctionnement. Alors les rêves d’enfant sont enfouis. Et c’en est fini de la démocratie. Les illustrations de ce mécanisme font mal, et peuvent donc être dangereuses, révolutionnaires dans l’urgence. Ce sont des électrochocs. Elles font remonter (trop) brutalement le désir enfoui. Que faire donc pour que nous nous autorisions à nous poser cette question ?

      Une possibilité est d’en parler, de mener ces sujets dans le débat public : la suite devrait être une réponse valable puisque émanant, faut-il le répéter ?, de la conscience. Et il n’est pas pour cela besoin d’être spécialisé dans une branche, il suffit d’être à l’écoute du monde, à l’écoute de soi.

      Bonne journée

      Rions un peu

  11. la Tunisie et l’Égypte personne na rien vu venir c’étaient des charmants pays ou il faisait bon de venir en vacances, dictature ou voyez vous des dictatures.
    maintenant les commentaires d’experts c’est bien beau toussas.

    a part L’ Iran, l’Afghanistan, l’Irak ou ils y a des méchants islamiques barbus
    le reste ce sont de gentils Arabes.

    Ben Ladem, les islamiques ce sont des épouvantails qu’on agite pour justifier la main mise des états-unis et de ses amis sur cette partie du monde plein de pétrole.

    c’est la montée des matières premières l’huile, le sucre etc..
    qui fait que la foule manifeste dans la rue en Tunisie et en Égypte et provoque la chute de ces régimes.
    le faite que Moubarak reste focalise la colère du peuple
    mais le chaos durera en Égypte.

    le prix des matières premières augmentes et il faut s’attendre a d’autres Tunisie et Égypte qui tombes partout dans le monde.

    1. Bof, ce sont des gens qui se contentent d’une assiette de lentille et d’un thé au petit dej, et d’un peu de pain avec pas grand chose comme 2ème et dernier repas de la journée.
      Mais vous avez l’air de penser qu’être soumis à un régime qui torture au quotidien pendant trente ans ne fait pas descendre les gens dans la rue. Vous pourriez développer ?
      (Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, un journaliste anglais a eu l’insigne honneur d’assister à 28h de torture au Caire, il y a une semaine:
      http://www.guardian.co.uk/world/2011/feb/09/egypt-torture-machine-mubarak-security
      )

    2. Rapide raccourci me direz-vous ?
      Peut-on remercier finalement Bernanke pour sa politique monétaire qui créer des bulles. En effet , avec sa folle politique monétaire d’argent gratuit QE1, QE2 et la mise à la disposition de liquidité massive aux banques, il a créer de toute pièce des bulles sur les prix des matières premières huile, sucre, pétrole, etc…. Ce qui a finalement entraîné la révolte des peuples miséreux envers leurs gouvernements qui d’ailleurs n’y sont pour rien dans cette histoire de hausse des prix ? Me trompe-je ?

      Hier les américains se proposaient d’installer la démocratie en Irak par la force.
      Aujourd’hui ils vont peut-être installer la démocratie en Afrique du nord par leur politique monétaire de leur banque centrale sans même le savoir……..

      Ce monde est fou et certains se pensent assez intelligent pour vouloir le REGULER

    3. @Xtian L’idée pourrait être qu’en les affamant cela leur montre favorablement la perspective de relations économiques avec Israël, le proxy state US de consommateurs en manque, sorte de disneyland décadent…

  12. « un tout p’tit peu d’intelligence » au sommet ? Mais enfin, le pouvoir c’est la force, et la force la bêtise ! Votre vœu est un oxymore, Paul, ce n’est pas demain que l’on verra la force de l’intelligence évincer la stupidité de la force. Illustration dans Comment le Sahel reverdit qui fait le récit d’une découverte d’un paysan analphabète, de sa propagation par le bouche à oreille, et se révélant bien plus efficace que tous les programmes de développement insufflés par les pouvoirs en place. La nuit et le jour ! Les effets se voient sur « les images satellites » ! Plus d’intelligence au sommet ne changerait rien, car le sommet, alias le centre, existe depuis toujours pour résoudre son propre problème : rester au sommet-centre et, surtout, rester visible, pour bien signifier que la place est prise. Cela dit, il est vrai qu’un p’tit peu plus d’intelligence au sommet ne ferait pas de mal…

  13. Monsieur Jorion je vous voit bien fatigue, menagez vous autant que vous le pouvez, on a et on aura besoin de gens comme vous aujourd’hui et dans le futur proche 😉

  14. Alors ça y est , Strauss Khan est devenu  » de gauche  » la semaine dernière …!
    Son de « discours de Toulon »?

    1. Langue de bois, comme dans les dictatures. En démocratie, il y a malgré tout un peu plus d’intelligence au sommet, on a compris qu’il ne servait à rien de se permettre d’arrêter et torturer n’importe qui. Il suffit de s’en donner le droit pour quelques uns, les plus gênants. On les désigne d’un mot qui les désigne à la répression, « terroristes », et le tour est joué. Tout ce qui était interdit se retrouve miraculeusement autorisé.

    2. J adore quand on on me censure quand c’est ce que pense la majorité des gens qui adore Stéphane Guillon et qui déteste DSK.Je trouve cela drôle est embêtant puisque la démocratie même sur le blog de Jorion n’existe pas Alors en Égypte, bonjours l’angoisse refuser la réalité je trouve cela lamentable de toute façon c’est l’effet manivelle on tend et on se prend tout dans la gueule et on dit je ne comprend pas sincèrement je vous plains

  15. Indexation automatique des salaires et allocations maintenue.Diverses augmentations en vue coté allocs et pensions, le gouvernement Belge (en affaires courantes) prépare la campagne électorale qui s’annonce (élections le 22 mai?).Cela sera peut être le dernier scrutin fédéral en Belgique?Si merkel lit cet article elle va tomber de sa chaise!
    http://www.lanouvellegazette.be/actualite/belgique/2011-02-11/accord-interprofessionnel-le-gouvernement-enterine-une-augmentation-du-salaire-minimum-848218.shtml

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2011-02-11/le-salaire-minimum-augmente-de-120-euros-par-an-821396.php

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2011-02-11/que-faites-vous-le-dimanche-22-mai-821290.php

    1. Une sénatrice flamande, Mme Marleen Temmerman a lancé l’idée d’organiser une « grève du sexe » et ceci afin d’accélérer la formation d’un gouvernement en Belgique.

      Le belge ;espèce en voie de disparition?

    2. Bonjour Paul, tous,

      d’accord, la Belgique n’a pas de gouvernement, mais quand on voit ce qu’on en fait en France, et ce type de mesure, je me demande bien si la situation n’est pas plus favorable de l’autre côté de la frontière ?

      Culture de compromis ? intelligence du patronat et des syndicats, c’est quoi le secret ?

    3. 120 euros par an ? Ca fait 10 par mois, non ? 33 centimes par jour. De quoi s’offrir un p’tit pain au chocolat 1 jour sur 3.Tu parles d’un « accord très important » !

    4. Grosjean,
      « Culture de compromis ? intelligence du patronat et des syndicats, c’est quoi le secret ? »
      Le secret, c’est la démocratie fixée à la proportionnelle.
      Pas 49% des suffrages pour 5 ans dans les cordes.
      Les compromis, c’est un must chez nous quand on a 3 cultures différentes sur les rangs. (enfin 3, officielles)

    5. Les 120 euros c’est uniquement pour le Smic.C’est en plus de l’indexation qui approche les 2.5 pct et en 2012 index + 0.3 pct minimum(les secteurs qui veulent donner plus le peuvent bien entendu).
      D’autres parts de nombreuses allocations et pensions sont non seulement indexées automatiquement mais il existe un rattrapage vis à vis du ‘bien être’, on s’approche du RMI(ou minimum vieillesse) à 1000 euros pour un isolé qui est l’objectif.
      Dans les pays sans indexation automatique vous pouvez facilement perdre 10 pct de pouvoir d’achat quand l’inflation remonte et ce en quelques années seulement.

  16. Paul Jorion:
    Axel Weber est grillé. Il ne lui reste qu’un poste à l’étranger ou une nouvelle position sous-dimensionnée par rapport à son profil, s’il reste en Allemagne.

    Le fait qu’il ait refusé la direction de la BCE me paraît intelligible. Il est souvent en contact avec cet organisme et sait trop bien ce qu’il s’y passe en terme politique monétaire. On ne va pas déménager dans une maison qui est train de s’écrouler lentement mais sûrement.

    1. Axel ferait un excellent directeur général du FMI, au cas où la place se libérerait, pour cause de rapprochement conjugal…

    2. Eole
      Je ne suis pas de cet avis. Je pense qu’il retournera, au moins temporairement, à la fac, en tant que prof d’économie, son ancien job. Il est trop en dèsaccord avec la politique en général. Il fait encore partie de l’ancienne génération qui estime que l’argent doit être un phare de stabilité et solidité, alors que la politique actuelle prévoit autre chose.

  17. Ni la gauche, ni les syndicats, ni les Frères musulmans ne peuvent s’arroger le droit de représenter exclusivement un mouvement de masse qui les dépasse et qu’ils doivent servir. L’avenir du monde arabe dépendra beaucoup de l’intelligence des oppositions qui l’animent : à terme, celles-ci ne pourront blâmer qu’elles-mêmes(…).
    Au lieu de répéter jusqu’à l’ivresse en Occident que les forces d’opposition dans le monde arabe sont dangereuses, parce qu’exclusivement islamistes et radicales, et que, implicitement, il serait donc justifié que l’on limitât l’accès des Arabes et des musulmans à la démocratie, il serait bon d’accompagner les peuples vers leur liberté. Quant à la défense de « nos » intérêts qui nous fait parfois oublier bien vite nos principes, il faut rappeler qu’à long terme, le respect des peuples et de leur dignité est le seul moyen de sécuriser notre avenir en Occident. Car l’établissement de peuples du Sud libres et ayant accès à leurs richesses est le seul moyen d’endiguer les déséquilibres internationaux, l’immigration et l’insécurité. Notre avenir est lié, et donc commun.
    Tariq Ramadan, professeur d’études islamiques contemporaines au St Antony’s College, Oxford
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/11/cessons-d-entretenir-la-mefiance-sur-la-revolte-des-peuples-musulmans_1478639_3232.html

  18. La situation en Egypte est difficile a comprendre pour nos « elites » occidentales actuelles.
    Comprenez les, ils ne pensent qu’a la prochaine echeance electorale des qu’ils se font elire, et la, la politique d’epicier n’entre pas en compte: il faut penser a l’avenir, leur pire cauchemard.
    Si l’histoire recente nous apprend quelque chose c’est que le prolongement du chaos (Irak Afghanistan) est la seule politique etrangere de l’occident.
    Amadouer les differentes factions a coups de pots de vin et proner le status quo.
    Je souhaite bonne chance aux Egyptiens, ils vont en avoir besoin.

    1. Ah ! Très bien. J’ai lu les commentaires précédents. Non sans un certain malaise. Il faut vraiment mettre la lumière là-dessus : je trouve ça trop grave et je vois que ça vous préoccupe aussi, Paul. Cdlt.

    1. Une année 2011 riche en espoirs. Pas mal partie en tout cas.

      تحيا مصر! (vive l´Égypte)
      تحيا الشعوب العربية (vive les peuples arabes)

    2. @Piotr
      Oui Aljazeera Anglais est assez différent de l’arabe. Ils visent les US ou des gens américanisés donc ils ont un style assez CNN (qui soit dit en passant a fait des prouesses sur l’Egypte: par ex.
      http://edition.cnn.com/video/#/video/world/2011/02/07/robertson.youtube.death.cnn
      http://edition.cnn.com/video/#/video/world/2011/02/07/robertson.alexandria.library.cnn
      http://www.cnn.com/video/data/2.0/video/world/2011/02/11/watson.egypt.tent.life.cnn.html
      )
      La chaîne arabe, depuis 18 jours, interviewait à longueur de journées des militaires/économistes/avocats/jeunes sur Tahrir/frères musulmans/journalistes sur le terrain/artistes etc. en leur demandant « que pensez-vous qu’il va se passer » « quelles sont vos revendications » « qu’allez vous faire ensuite si cela ou cela arrive’. Et c’est pour ca qu’à l’évidence elle était un acteur du processus, en étant engagée en direct depuis le début dans son déroulement, pour ainsi dire en le « pensant » avec les gens sur place. Depuis l’annonce de la chute de Mubarak, elle interview surtout des artistes et poètes égyptiens. Etc.
      La chaîne en anglais est plus « people » il me semble, et plus didactique aussi. De plus ils ont continué à couvrir le reste de l’actualité alors qu’aljazeera avait la plupart des jours complètement laissé tomber le reste du monde: même pas un bulletin d’information, rien. L’Egypte et rien que l’Egypte. Je me suis demandée pourquoi l’Egypte n’avait pas rompu les relations diplomatiques avec le Qatar, mais la diplomatie arabe me semble plus discrète et subtile, mais c’est sans doute pas l’intention qui manquait.

    3. Jeanne,
      Vous savez les tyrans c’est commun. Faites le tour auprès de vous, dans votre famille, en écoutant bien ce qui se dit. J’avais lu sur le blog que nous exerçons tous une oppression vis à vis des autres. Je trouve cela juste. D’autant plus juste que l’échelle compte beaucoup ( proche ou lointaine ; délirante ou réelle ) – mais la souffrance peut-elle se mesurer ? Et surtout quels moyens avons-nous pour l’exprimer : les mots suffisent-ils lorsqu’on veut crier ? D’ailleurs, je pourrais très bien dire : Je me créer mon propre enfer.

    4. Comme je l’ai écrit sur l’article de Zébu, les Egyptiens se sont faits rouler dans la farine.

      Moubarak était juste en collaboration de pouvoir avec l’armée.
      Et maintenant, l’armée a pris le pouvoir officiellement, c’est tout.

      Ensuite, des élections « officielles » vont être faites avec des résultats qui devront avoir été pré-validés par les Américains.
      Là où par contre ça risque de coincer, est si les Musulman’s brothers crient au piège électoral. Cela serait suffisant pour relancer la révolution.
      A moins que l’armée n’arrive à les discréditer auparavant.

      Suite au prochain épisode.

    5. http://www.millebabords.org/spip.php?article16468
      Manifestation de solidarité avec le peuple algérien
      Samedi 12 février 2011 à 14h30 Square Léon Blum, Marseille. (Les Mobiles en haut de la Canebière).
      Après le soulèvement populaire en Tunisie, couronné par la chute du régime de Ben Ali et celui en cours en Egypte, c’est au tour du peuple algérien d’entrer en scène. Deux décennies faites de massacre des populations, de misère sociale et de mépris n’ont pas eu raison de ses capacités de résistance. Les pouvoirs successifs et notamment celui qui règne depuis le début des années 2000 ont littéralement pillé les richesses nationales par l’extension de la corruption. Les quelques acquis démocratiques arrachés au prix d’énormes sacrifices ont été anéantis ces dix dernières années : Harcèlement judiciaire, emprisonnement de militants syndicaux ou politiques et de journalistes. La jeunesse algérienne qui constitue l’écrasante majorité de la population n’a d’autres choix que la harga (en se jetant à la mer) en quête d’un improbable eldorado ou tenir les murs dans les villes et les villages. Toute tentative de contestation est étouffée ou réprimée dans le sang. Les bourreaux agissent dans l’impunité totale, sinon comment expliquer que les responsables d’un corps de sécurité-la gendarmerie nationale- coupables d’un bain de sang en Kabylie en 2001 (126 morts et près de 1000 handicapés à vie) ne sont pas encore poursuivis ?

      Pourtant depuis le début des années 2000, la contestation sociale et les émeutes ne manquent pas en Algérie. Cette défiance du régime est multiforme : de simples coups de colère par les blocages des routes à des grèves générales paralysant plusieurs secteurs d’activités. Mais l’absence de fédération de tous ces mécontentements demeure l’obstacle majeur à l’aboutissement de ces luttes ininterrompues.

      A la faveur du soulèvement des peuples Tunisien et Egyptien, les diverses organisations syndicales, associatives ou politiques algériennes ont senti l’impérieuse nécessité de conjuguer leurs efforts. La naissance de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie constitue une étape décisive dans le long processus de libération du peuple algérien.

      Cette coordination, a réussi, au prix d’âpres discussions, à mettre en place une action : Une manifestation nationale à Alger le samedi 12 février avec comme mots d’ordre fédérateurs :
      La levée de l’état d’urgence.
      L’ouverture du champ politique et médiatique.
      La libération des personnes arrêtées pour des raisons de manifestations ou de délits d’opinion.
      Le système dégage !

      Cette importante initiative a besoin de relais et de solidarité internationale. C’est pour cette raison que le Collectif Solidarité Maghreb appelle à une manifestation le :
      Samedi 12 février 2011 à 14h30
      Square Léon Blum, Marseille. (Les Mobiles, en haut de la Canebière).

      A cette occasion
      nous proclamons notre soutien au peuple algérien en quête de justice sociale et de liberté,
      Nous mettons en garde le pouvoir algérien contre tout réflexe répressif et le rendons responsable devant l’opinion publique internationale de la moindre goutte de sang versé par un algérien.
      Nous maintenons une mobilisation vigilante et une solidarité accrue avec le peuple Tunisien dans sa démarche souveraine de la mise en place d’un processus démocratique loin de toute ingérence régionale ou internationale.
      Nous sommes partie prenante de toutes les mobilisations pour soutenir le peuple Egyptien dans sa lutte héroïque contre la dictature de Moubarak.

    6. Hhmm.. Cécile.

      Jusqu’à preuve du contraire, une révolution se fait par un peuple. Pas par la presse internationale…
      Attention, je n’ai pas écrit ce truc horrible : « chacun sa merde ».
      Mais une vraie Démocratie se fait par les personnes qui vivent dans un pays.

      De là, tu comprendras aisément que les Egyptiens se sont bien faits rouler…

    7. @Octobre: vous semblez trouver que tous les tyrans se valent et qu’il ne sert à rien d’essayer de les abattre. Puisqu’il s’agit d’un blog lu par des économistes (dont pour certains on voit bien qu’ils lèvent rarement la tête du guidon/ cours de la bourse et autres actus éco), je vous ferai remarquer que ce tyran là a une fortune estimée entre 40 et 70 milliards de dollars. Pour comparaison: Bill Gates, homme le plus riche aux US serait à la tête de 54 milliards et le pauvre Ben Ali de 5 milliards). Ce soir on annonce le gel des comptes en banque de Mubarak en Suisse. Pour moi la lecture des événements c’est que le coup d’état a eu lieu depuis deux semaines et que depuis, Mubarak négociait avec les américains sur combien il pourrait garder et où il pourrait vivre. La sécurité des touristes en Egypte est trop précieuse pour que les Occidentaux laisse le pays sombrer dans le chaos, qu’il soit soudanais ou irakien. Et les Egyptiens de tous bords sont capables de l’admettre. Ils sont plus pragmatiques que certains sur ce blog.
      @Yvan: sans commentaire. On ne change pas de système en 24 h. Nulle part, à aucune époque. La preuve, certains en Europe ont encore des monarchies !!! Et d’autres ont la 5ème république…

    8. à Yvan
      J’essaye d’ écouter les diasporas qui manifestent à Marseille en solidarité …
      (donc je vais un peu à leurs manifestations….)

      Sur celle des egyptiens, dimanche dernier
      les égyptiens ne sont pas trop francophones, et donc ???? ….
      (je n’ai pas trop pu comprendre ….. …. )
      sauf que
      en français ils avaient leurs pancartes ‘Moubarak dégage »
      et qu’en français ils disaient aussi ce slogan « Moubarak assassin, Souleiman complice »
      (l’Egypte, c’est effectivement très compliqué.., la diaspora égyptienne en France, d’autant que peu nombreuse, car assez peu francophone, n’est pas si dupe … , )

      J’irai demain à la manif de la diaspora algérienne en solidarité de leur marche du 12 février en Algérie,
      (je veux observer,…
      d’autant( que dans ma logique à moi, je suis très d’accord à promouvoir quelque chose qui réverbérerait dans l’esprit d’un slogan « ploutocratie dégage » …
      et que …

    9. Jeanne,

      Hamad bin Isa Al Khalifa a les moyens, Ben Ali et Hosni ont tenté des manœuvres similaires mais avec moins de moyens : raté, à dégager !

      On peut chercher du côté des tyrans, mais on a plus de chances de trouver en cherchant du côté des tyrannies. Parmi celles-ci : le capitalisme. On en est là.

      Après, en cherchant un peu, on doit pouvoir trouver des exemples de représentants – à leur insu pour certains- de cette tyrannie-là, qui font des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient – ceux pour qui la croyance dans le capitalisme est la plus profondément ancrée- et dont l’objectif est de faire en sorte que la prise de conscience de la tyrannie ne se propage pas. La mission qui est confiée au représentant lors de sa prise de fonction est de laisser à son départ les lieux au moins dans le même état qu’il les aura trouvés. Et dans beaucoup de pays soumis à cette tyrannie, la principale caractéristique lors de l’état des lieux est la soumission, la croyance du peuple dans le salariat, ou le capitalisme -ce n’est plus l’heure de chipoter ! Pour le dire à la PSdJ : la tyrannie impose sa valeur, et l’individu, le citoyen, en est arrivé à ne plus vouloir (postérieur au stade « ne plus pouvoir ») exprimer sa propre valeur ; dit autrement, la vie du citoyen (et de plus en plus de l’homme en général) lui est dictée par la tyrannie : celui qui ne se soumet n’a pas sa place ! On est capable de laisser crever notre voisin, notre forêt, notre mer parce qu’ils n’ont pas participé au jeu, pardon à l’activité tyrannique !

      Et la réponse des croyants à ce genre d’arguments est hallucinante, ça tient de l’endoctrinement sectaire : « Balivernes, billevesées, … : c’est la vie ! », qu’est-ce que tu veux répondre à ça !? Ils sont persuadés que la vie doit être vécue par tous de la même manière (tyrannie), et que l’activité à laquelle ils se consacrent sans se préoccuper des dégâts collatéraux est la seule et donc la meilleure possible. Fume, c’est du belge. Les Shadoks pompent, et leurs ancêtres devaient être persuadés que la seule et donc la meilleure activité était de faire plaisir à Dieu (Allah, Jéhovah, … ça marche pareil) à travers ses représentants (si si, véridique !), ou au Seigneur (Pharaon, tyran, armée, … ça marche pareil !) …

    10. @Fab

      La différence c’est que Khalifa que vous citez, patron du Qatar et d’al Jazeera, voit un peu plus loin que le bout de son nez (mais ne le dites pas à Alliot-Marie, elle prépare ses vacances de février).
      Aujourd’hui al Jazeera commence à poser des question gênantes en mêlant les infos des « Palestine Papers », une sorte de Wikileaks des documents diplomatiques secrets concernant les négociations entre Israéliens et Palestiniens, à lire ici:
      http://www.guardian.co.uk/world/palestine-papers) avec le rôle de l’Egypte dans ce processus. Par exemple, une question attrapée au vol: pourquoi Levni annonca-t-elle sa guerre contre Gaza en direct du Caire après une rencontre avec Mubarak ?

    1. dissy,

      Le blog est petit ! Je vous ai cité juste au-dessus et je vous retrouve juste en dessous ! C’est dingue…

  19. Il y a eu des élections libres en Iran, il me semble ?

    Il y a davantage de débats électoraux en Iran qu’en France. Les protagonistes se sont rencontrés 3-4 fois, tandis qu’en 2007, S Royal et N. Sarkoy n’ont eu qu’un seul débat. Je n’ai aucune information de la situation en Iran puisque nos journalistes n’en disent rien, ils ne sortent d’ailleurs pas de chez eux. C’est l’info Lagardère.

    Apparemment il n’y a eut qu’une seule femme adultère en Iran ces dernières années, c’est étrange…

    1. Comment des fascistes organiseraient des élections libres et je rappelle que si les barbus surveillent en France c’est aussi l’armée qui peut intervenir….En 1968 l’armée avait le doigt sur la détente et c’est grace à l’armée que De Gaulle est venu au pouvoir.
      C’est aujourd’hui le 32 ème anniversaire de la révolution iranienne….La coïncidence avec le départ de Moubarak est amusant

    2. Non, les élections sont très loin d’avoir été démocratique en Iran. D’abord, les candidats sont choisis par Khatami et ses sbires, ceux correspondants à l’opposition sont évidemment refusés, restent au mieux les conservateurs modérés, comme Moussavi, net vainqueur de l’élection mais mit en résidence surveillée. Ensuite l’élection ont été ouvertement et honteusement truquée, urnes bourrées, celles venant de région tenues par les principaux candidats alternatif à Amadinedjah volées, détruites ou remplacées, etc.

      Les iraniens se sont soulevés pacifiquement en masse en juin juillet 2009 contre le vol de leur vote, ils ont été réprimés très brutalement par les nombreux hommes de main des diverses polices, comme les bassidjis. On dit même qu’ils ont fait venir des membres du Hezbollah libanais. La répression dure toujours, elle a fait des centaines de morts et des milliers d’arrestation, notamment d’étudiants. Un arrestation correspond à une peine de torture, et ils ne torturent pas avec le dos de la cuillère…

      Le régime est ouvertement autoritaire et anti-démocratique et n’a rien à voir avec la religion, qui n’est qu’un prétexte. Il ne tient que grâce à l’argent du pétrole volé au peuple et distribué aux « policiers ». Les iraniens, qui sont des gens éduqués, attendent maintenant la mort du dictateur en espérant que le changement déverrouillera la situation. Ils espèrent mais n’attendent rien de l’occident qui les considère, stupidement, à peu près comme des talibans.
      Ceci grâce aux médias qui reprennent « tout naturellement » la propagande américaine anti-iranienne et aux « philosophes » sionistes qui savent mettre de l’huile sur le feu quand quelqu’un a l’idée de vouloir y réfléchir un instant.

    3. On dit même qu’ils ont fait venir des membres du Hezbollah libanais

      En ont-ils vraiment besoin , eux qui se sont battus contre Saddam et les USA dans une guerre de centaines de milliers de morts?…Il y a de quoi se méfier de l’occident et de ceux qui s’en réclament . Le principal défaut de la démocratie c’est qu’elle n’est qu’un prétexte pour les banquiers américains c’est un peu comme le christianisme aux mains de l’Inquisition. La réversibilité des préceptes démocratiques devraient pourtant faire réfléchir quand les meilleures intentions politiques du monde cachent les pires actions.
      Amusant les occidentaux qui s’indignent tant aujourd’hui des femmes voilées incitaient hier , les femmes et les hommes noirs, superbes nus, à s’habiller des haillons de l’Europe.

    4. @HP

      Vous voulez mon sentiment ? Je ne crois pas que les élections aient étées truquées. Pas davantage qu’il n’ y ait eut des WMA en Irak. Les preuves sont minces, une chercheuse estime que etc. en revanche les photos des manifestations contestaires l’était truquées. De plus si c’est pour se lancer dans les bras de l’Occident ce n’était pas la peine. Personnellement je ne suis d’aucune façon solidaire de ces mouvements de contestation.

      De plus il y a une inflation en Iran ce qui prouve que les masses consomment. Voilà la preuve que le régime gère son économie mieux que ne le ferait un capitalisme et la preuve en ce qui me concerne qu’il jouit d’un certain soutient.

      Je ne crois rien, je crois un faisceau de preuves, selon le site Wikipédia, je pense que les preuves concernant le truquages des élections sont minces : une chercheuse estime que, on a vu que, le site rue89 affirme que.

      Voilà mon sentiment, je suis sans doute la seule presonne à penser ainsi mais je ne crois pas si facilement ce qu’on me dit, on nous a tant menti par ex en irak, par ex en Georgie ex.

      L’inflation est la preuve que le régime gère de façon pas si bête son économie, la preuve qu’un soutient populaire du régime est de l’rodre du possible.

      Comme je dis je n’ai pas de sympathie pour un mouvement qui voudrait copier l’occident et qui prônenrait de se jeter dans les bras des petits dictateurs qui s’appellent les capitalistes. ce sont des révolutions intéressées bassement intéressées, par la possibilité pour eux de mettre une poluplation en esclavage.

    5. @Lisztfr,

      L’inflation est la preuve que le régime gère de façon pas si bête son économie, la preuve qu’un soutient populaire du régime est de l’rodre du possible.

      L’inflation est une « preuve » de bonne gestion de l’économie?
      Le Zimbabwe doit donc avoir l’économie la mieux gérée au monde.

    6. @chris06

      Il ne faut rien exagérer, de toute façon le contenu de mon post est assez mince, mais l’absence d’inflation signifie que la consommation est atone. L’inflation est le seul critère pris en compte par la BCE si l’on en croit Stieglitz, loin devant les chiffres du chômage. Les économistes reçoivent le chiffre de l’inflation sur leur bureau le matin et pas celui du taux de chômage (« La Grande Désillusion », Stieglitz). On ne saurait sous-estimer l’importance de ce chiffre.

      Le taux d’inflation reflète la plupart du temps le rapporte entre l’offre et la demande, sauf lorsque la spéculation s’en mêle ou que les coûts augmentent, – « l’inflation par les coûts » comme dit J. Généreux.

      L’inflation hyper, ou l’hyper inflation est simplement la destruction de la monnaie. Il me semble aussi que l’inflation est mortelle pour le capital spéculatif, tout capital non relié directement à l’économie réelle dont les bénéfices augmentent avec l’inflation… « La préférence pour la liquidité » diminue, ce qui ferait plaisir à Keynes puisqu’il y voyait une cause de grippage de l’économie.

      L’hyper inflation comme la déflation montrent qu’on atteint les limites de stabilité du système, et qu’il convient donc de changer le fusil d’épaule avant d’en arriver au chaos……

    7. > k abouli & Lisztfr
      Je tiens mes infos d’iraniens vivant en europe.
      Ce sont les iraniens qui disent avoir vu des étrangers parlant arabe leur taper dessus, ils supposent que c’est le hezb’.
      Rien à voir avec de la propagande américaine.
      Les manifs ont rassemblé des centaines de milliers d’iraniens, les milices du régime ne sont pas dimensionnées pour cette foule, ils ont pu appeler du renfort.

      La fraude massive lors de l’élection est certaine et avérée, les manifestations de protestation ont été impressionnante de foule mais pacifiques, et réprimées très durement. Actuellement, la moindre manif est organisée et très surveillée par les forces anti-émeutes ou instantanément dissoute à coup de matraque. Les unifs ont été fermées, les étudiants sont espionnés et dénoncés par des bassijis infiltrés, certains sont arrêtés et torturés pour avoir critiqué en public le régime. Les corps ne sont pas rendus aux familles mais enterrés à la sauvette pour éviter que la famille voient les traces de torture.
      Un iranien estime qu’il y a un mort toutes les 8 heures.
      L’iranien moyen s’est nettement appauvri depuis 10 ans, et l’inflation n’est en rien un signe de bonne santé de l’économie quand les salaires ne suivent pas.
      La situation en Iran est bien plus révoltante qu’en Tunisie ou Égypte… mais les deux derniers n’étaient pas de vraies dictatures fascistes.

    8. @Lisztfr,

      l’absence d’inflation signifie que la consommation est atone

      Pas forcément. Par exemple l’inflation moyenne aux Etats Unis durant la majeur partie du XIXeme siècle était très proche de 0% pourtant la consommation était très loin d’être atone.

      L’inflation est le seul critère pris en compte par la BCE si l’on en croit Stieglitz, loin devant les chiffres du chômage.

      Bien évidemment puisque le principal mandat de la BCE suivant ses directives constitutionnelles est de contrôler l’inflation aux alentours de 2% par an. La réduction du chômage est la responsabilité des gouvernements des états membres. Me demandez pas si c’est logique…

      On ne saurait sous-estimer l’importance de ce chiffre.

      Bien sûr que ce chiffre est d’une importance considérable, mais dire qu’une inflation élevée est le signe d’une bonne gestion de l’économie n’a aucun sens.

      Le taux d’inflation reflète la plupart du temps le rapporte entre l’offre et la demande

      L’offre et la demande de quoi?
      Les causes de l’inflation sont multiples et varièes. Ce qui affecte le plus l’inflation est un sujet de débat extrèmement controversé de la part des économistes. Pour simplifier on peut dire que l’inflation est encore un phénomène mal expliqué. Mais vous semblez avoir des idées claires sur la question?

      Il me semble aussi que l’inflation est mortelle pour le capital spéculatif, tout capital non relié directement à l’économie réelle dont les bénéfices augmentent avec l’inflation…

      Capital spéculatif? Que veut dire ce terme? Si je vous comprend bien, l’achat d’or physique n’est pas spéculatif? Que veut dire pour vous « spéculatif »?
      Non, ce n’est pas une question de capital spéculatif ou pas (cela ne veut rien dire), l’inflation est mortelle, ou tout du moins diminue la valeur des créances de dettes quand leur taux est fixe.

    9. @chris06

      Non non et non ! L’inflation n’a pas de causes variées comme vous dites c’est toujours facile de dire cela quand on ne veut pas voir les causes réelles !

      L’inflation a des causes extrêmement SIMPLES, je l’ai dit il y a l’inflation par les coûts et l’inflation par la demande, cette dernière est la règle, l’inflation par les coûts est l’exception dans un marché très concurrentiel, c’est le consommateur qui décide s’il acceptera où non l’inflation que l’on veut lui faire subir.

      L’économie est simple et ceux qui prétendent le contraire ne veulent que retirer la compréhension des phénomènes à ceux qui les subissent.

      En Estonie etc lorsqu’on dit qu’une économie « surchauffe » c’est que la demande solvable croissante, comme la croissance en générale, amène une inflation, comme je le dis c’est la croissance de la consommation et donc de la demande solvable qui est la cause majeure de l’inflation. La preuve est que l’OCDE recommande souvent de ne pas augmenter les salaires, c’est cela son inquiétude, car l’augmentation des salaire est le principal facteur d’inflation !

      Rien n’est caché et rien n’est mystérieux, il n’y a pas de causes « variée ». Gardez vos idées confuses pour les simples d’esprits.

    10. Le capital spéculatif par comparaison avec le capital investi. Tout commerce verra ses recettes croitre au même rythme que l’inflation, mais le capital numéraire fondra… la « préférence pour la liquidité » de Keynes devient une défiance pour la liquidité.

  20. Il semble , Mr Jorion , que votre analyse a chaud du rapport de force entre Moubarak et Obama ait été démentie quelques minutes apres votre enregistrement !

    Un peu de recul, un peu de reflexion n’est jamais inutile .

  21. il ne vous aura pas échappé , j’espere , que Moubarak est parti cet apres-midi …..Alors dire  » qu’il s’est affirmé et que son message était adressé aux Etats-Unis .. », c’est ne pas reconnaitre une contre-vérité avérée !
    Un peu de recul et de reflexion ne nuisent jamais Mr Jorion.

    1. Freddy, je vais t’expliquer ce que Monsieur Jorion n’a pas précisé.

      Dans cette partie de Tarots à 4 (mauvais chiffre car il vaut mieux être 3 ou 5), nous avons : Les US, le Peuple, l’Armée et … Moubarak.

      Jusqu’à maintenant, et jusqu’à preuve du contraire, l’Armée a eu son roi appelé par les US.
      Moubarak, vu son jeu, s’est mis en position de suiveur obligé par le Peuple.
      Hors, le Peuple ne peut compter que sur le nombre de ses atouts, mais n’a aucun bout.

      Moubarak perd ainsi, quelque part, à cause de son mauvais jeu et le Peuple perd aussi la partie.

      Les Musulman’s brothers, dans l’histoire, ne jouent pas. Ils regardent la partie de façon prudente afin de voir s’ils peuvent faire équipe avec un bon joueur.

    2. Et pour les joueurs de Tarots, vous devez bien savoir comme moi qu’il suffit d’avoir une quantité suffisante d’atouts et de prendre, pour au moins faire la chasse au Petit.
      Et gagner un bout sur trois vous assure la victoire.

      Soit, en langage révolutionnaire, même sans pouvoir, le peuple peut gagner par le nombre.

      Bonne nuit à vous.
      Ce soir n’est pas forcément un autre jour.

    3. @ Freddy :
      « Un peu de recul et de reflexion ne nuisent jamais »
      Devriez commencer à vous appliquer la maxime.
      C’est effectivement ce qui s’est produit : Moubarak s’est rebellé contre ce que l’on voulait lui faire subir, soit l’exil sous la contrainte.
      Il savait qu’il était foutu, depuis une semaine certainement (depuis l’échec de l’intervention des nervis de la police sur la place Tharir). Et cherchait une porte de sortie ‘ honorable’ (comprendre un départ du pouvoir mais non de l’Egypte). Apparemment, les US ont contacté l’Arabie Saoudite pour leur demander d’accueillir Moubarak. Moubarak a dû refuser ce ‘déshonneur’ et a fait une déclaration inverse de ce qui était attendu, alors même que la CIA déclarait en ‘on’ qu’il était fortement possible que Moubarak quitte le pouvoir.
      Le soir même, le Conseil National de Sécurité (NSC) fut réuni à la demande d’Obama, ce qui n’était pas le cas précédemment, preuve que ‘quelque chose’ n’avait pas tourné comme prévu.
      Le lendemain, les choses étaient revenues dans l’ordre souhaité.

      Mais Moubarak a bel et bien fait passé un message aux américains : « pas question de partir si vilement que Ben Ali, je vous ai servi pendant 30 ans, dans vos basses fosses, à faire le sale job, je reste en Egypte ».
      Or, s’il reste en Egypte, autant qu’il reste au pouvoir. Logique.
      Le lendemain, les américains ne se sont pas encombrés de difficultés : ils ont largué Moubarak ET Souleiman, encore plus proche des américains que Moubarak et l’ont obligé à faire un discours télévisé sur le départ de son patron. Mais viré avec.

      Les américains croient avoir sauver l’essentiel.
      J’en serais bien moins sûr si j’étais eux.
      D’abord parce que Moubarak est vieux et soudainement aigri contre ses anciens ennemis. Il lui faudra mourir vite.
      Surtout, il n’est pas dit que le peuple accepte le ‘deal’ proposé et que le Conseil Suprême de l’armée ait la main sur la dite armée, concrètement.
      Ce sont les officiers intermédiaires qui l’ont.
      Naguib, plus haut officier dans le mouvement des officiers libres, sera obligé de céder son poste de président de la nouvelle république égyptienne à … Nasser, ‘simple’ Lieutenant-Colonel.
      Les américains devraient s’en souvenir.
      Tantawi sera-t-il le futur Naguib ? D’où pourrait provenir le futur Nasser (la crainte majeure des américains est de voir se reconstituer un nationalisme arabe ‘réformé’) ?
      Et d’abord, sortira-t-il un nouveau Nasser, ou plutôt une démocratie ?

    4. Merci Mme Ayaan Hirsi Ali qui comprenez l’Islam de l’intérieur, merci Mr Armand Abel, mon professeur d’islamologie, qui nous avez fait lire le Coran, que vous avez commenté sourate par sourate, en nous faisant parcourir l’histoire et le monde musulman de haut en bas et de bas en haut, qui nous avez fait découvrir les profondeurs des Mille et une nuits, qui nous avez fait partager votre admiration pour Ibn el Arabi et pour Ibn Battouta. Qui nous avez appris que le recul et la réflexion ne s’apprennent pas au Café du Commerce.

    5. Alors là Paul vous me décevez. Mme Hirsi est un personnage ambigu pour dire le moins. Elle met de l’huile sur le feu là où elle peut et sans avoir jamais vécu dans un pays musulman outre la Somalie, a fait le tour des télés américaines la semaine dernière pour s’exprimer comme experte sur les Frères Musulmans égyptiens. Je cite un extrait de sa bio sur Wikipédia, qui vous donnera une idée: Suite à son arrivée en France, l’hebdomadaire Politis qualifie la forte médiatisation de sa demande de naturalisation française ainsi que les soutiens qu’elle reçoit de « manipulations antilaïques » considérant notamment que la laïcité devrait s’accompagner d’une certaine discrétion. L’hebdomadaire lui reproche également son rapprochement avec Theo Van Gogh, la droite néerlandaise et le néo-conservatisme américain, qui serait, toujours selon ce magazine, contradictoire avec la défense de la laïcité à la française, mise en avant par certains de ses soutiens français. Enfin, il qualifie l’affaire de motivée par la « haine de l’islam » plus que par la défense de la laïcité [10].
      Source:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayaan_Hirsi_Ali
      Ce qui est certain c’est que son article dans le monde lui a été obtenu par Caroline Fourest.

      La question est pourquoi les journalistes francophones rapportent si mal les événements qui touchent le monde arabe. La réponse est: ce sont des bourgeois, issus d’une élite cooptée, qui ne se saliront jamais les mains en allant sur le terrain.

      En gros si j’ai bien compris: les croyants sont des veaux qui ne se libèreront jamais, donc pas la peine qu’il commence, et O Suleiman, vice président accusé d’avoir torturé lui-même des détenus étrangers lors des « secret rendition de la cia » aurait mieux valu qu’un comité militaire intérimaire en attendant les élections. Que je sache au Portugal ils ont mis un an à organiser les élections lors de la révolution des oeillets.

      Quant au message de Mubarak, il était pré enregistré et il s’apprêtait à fuir mais voulait avoir « la tête haute ». L’armée avait elle-même annoncé un communiqué dès le matin mais a attendu que le communiqué de Mubarak soit lu. Même chose une semaine avant… Donc il y avait bien concurrence au sommet.

    6. Je ne vous suis pas: l’islamophobie n’aide qu’à la progression de l’extrêmisme d’en face.
      Voici un intéressant documentaire sonore sur les politiques en vigueur aujourd’hui au Danemark
      http://www.bbc.co.uk/programmes/p00dd29c

      Un Danois marié à une Mexicaine envisage d’émigrer car on refuse à sa femme un permis de séjour permanent; on a refusé aux primo-arrivants l’accès aux hôpitaux, etc.

    7. @Jeanne,
      Je suis plutôt d’accord avec vos réserves sur Hirsi Ali, mais là, je trouve que vous y aller un peu fort dans l’interpretation de son article:

      En gros si j’ai bien compris: les croyants sont des veaux qui ne se libèreront jamais, donc pas la peine qu’il commence

      Quand on lit un article et que l’on a un à priori négatif, justifié ou non, de l’auteur, il devient impossible d’interpréter ce qui est écrit sans à priori.

      A mon avis, elle a plutôt voulu dire:
      Les croyants ne se libéreront que s’ils ne se comportent pas comme des veaux

      l’islamophobie n’aide qu’à la progression de l’extrêmisme d’en face.

      Certes, mais qui revendique la liberté d’expression et la tolérance (par exemple pour les femmes ou les homosexuels) dans les pays musulmans ne saurait être accusé d’islamophobie que par des fanatiques.

    8. @Chris06
      je ne commentais pas l’article du Monde (cause perdue depuis longtemps); je commentais les commentaires qui précèdent !!

    9. @chris06 : « A mon avis, elle a plutôt voulu dire: Les croyants ne se libéreront que s’ils ne se comportent pas comme des veaux » : ce n’est pas ce qu’elle « a voulu dire », c’est ce qu’elle a dit. Ce qu’elle « a voulu dire », (faire entendre), c’est : mais ils ne pourront faire autrement que se comporter comme des veaux parce que l’islam ceci et l’islam cela.

    10. @crapaud rouge,

      ce n’est pas ce qu’elle « a voulu dire », c’est ce qu’elle a dit.

      Ah bon, c’est ce qu’elle a dit? Où ça?

      Ce qu’elle « a voulu dire », (faire entendre), c’est : mais ils ne pourront faire autrement que se comporter comme des veaux parce que l’islam ceci et l’islam cela.

      Je ne pense pas qu’elle ai voulu dire cela.
      NB: je ne connais pas suffisament l’Egypte, ni Hirsi Ali pour me lancer dans ce genre d’affirmations.

    11. @chris06 : rien qu’en puisant dans les citations de zébu, ici : « Demander le départ du dictateur ne suffit pas. Il faut amender les Constitutions existantes ; de nouvelles doivent être rédigées. » : et ça après/avant avoir dit que le temps presse, et pas de leaders, (donc pas de préparation), etc. etc. Cela dit, croyez et pensez ce que vous voulez, ce n’est vraiment pas mon problème.

    12. @Crapaud Rouge,

      « Demander le départ du dictateur ne suffit pas. Il faut amender les Constitutions existantes ; de nouvelles doivent être rédigées. »

      veut dire

      « mais ils ne pourront faire autrement que se comporter comme des veaux parce que l’islam ceci et l’islam cela. »

      ???

      On doit pas parler la même langue….

    13. Bon encore une fois, mon message était mal construit. Ma phrase résumait les commentaires de beaucoup sur ce blog qui souhaitent comme Marx qu’on fasse sans les religions. A mon avis, vu le nombre de chinois et d’indiens qui se rendent dans des temples divers et variés, c’est une cause perdue d’avance. C’est du pragmatisme. Si on attend la fin des religions pour passer à plus de démocratie (participative?), autant se mettre à l’opium tout de suite.

    14. @Jeanne,

      Si on attend la fin des religions pour passer à plus de démocratie (participative?), autant se mettre à l’opium tout de suite.

      Oui. Mais il faut pas attendre des religions qu’elles nous aident à passer à plus de démocratie.
      Et d’après ce que j’ai pu comprendre, les jeunes Egyptiens qui ont porté cette révolution en sont tout à fait conscients : c’est le chant de la liberté qui les appelle, qui résonne dans chaque coin de rue de leur pays

  22. A force de faire des choses ensemble en bas , il viendra peut être un peu d’intelligence au sommet . Mais pas sur ….

    Si le sommet n’a pas l’intelligence de comprendre au moins ça , il sera temps que le bas devienne le sommet .

    Ensemble.

    Y compris celles et ceux que vous avez cités comme vos prochains interlocuteurs .

  23. Monsieur Jorion.

    Ce vendredi 11 février 2011 est un jour de joie et une date historique grâce aux luttes du peuple égyptien.

    Pour cela, oui l’heure est grave, grave comme l’humain peut l’être et non les marchés…

    Heures graves, lourdes des âmes simples qui après plus de trente ans, hument la forêt obscure… eux pourtant proches des sables du désert.

    L’important , si l’on suit DANTE, est de ne pas céder à « cette peur dans la pensée ».

    Tout commence par ce qui a l’air d’une fin :

     » Au milieu du chemin de notre vie
    Je me retrouvai par une forêt obscure,
    Car la voie droite était perdue. »

    Complètement démuni, seulement sûr de ne plus rien savoir, DANTE révèle le plus important :

     » Ah dire ce qu’elle était est chose dure
    Cette forêt féroce et âpre et forte
    Qui ranime la peur dans la pensée !  »

    Ne pas céder à cette peur…

    Oui,
    pour ce jour historique et
    par respect aux vies sacrifiées passée et hélas, peut-être, à venir,
    un deuxième « Temps qu’il fait pour ce 11 février 2011  » serait bon à voir et à entendre.

    Un Temps avec un sourire que soulignera votre barbe, et quelques étoiles dans votre regard que souvent j’ai perçues au cours de ces années, dévoilant votre bel humanité.

    Merci pour votre travail

    Claire D

    1. Dante :

      Ce qu’elle révèle en un brin de sourire
      Ne peut se dire ni se tenir en mémoire
      Tant c’est chose neuve et miraculeuse…

      (de mémoire)


  24. Salut cher Paul et merci pour ces analyses et informations , j’ais réalisé hier une vidéo commentée du concept LATERRECO un outil universel de partage hétique des fruits de l’activité humaine. Merci de me donner ton avis si tu a un peu de temps. Amitié optimiste ;o) continu!!

  25. Bonsoir à vous

    je suis régulièrement vos billets et me trouve ordinairement en accord sur l’essentiel tout au moins. Pour celui-ci, concernant ce qui se passe en Egypte, je pense que vous êtes dans l’erreur et rejoins les commentaires 6 notamment -bien que n’étant pas sûr que l’aloi en question soit tant bon que ça !- et 22.

    Concernant la députée européenne, il me parait utile de se reporter aux émoluments prévus qui sont de l’ordre indiqué la concernant. C’est un job effectivement assez bien payé et on peut comprendre que les élus en place veuillent le garder surtout par les temps qui courent !
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rémunération_des_élus_politiques_en_France#D.C3.A9put.C3.A9_europ.C3.A9en

    « Les députés européens reçoivent une indemnité identique à celle de leurs députés nationaux. Les frais sont pris en charge par le Parlement européen. Un statut commun à tous les euro-députés a été adopté en septembre 2005. Dès la prochaine législature (2009-2014), tous les députés européens toucheront 7.000 €.

    Traitement brut par mois : identique à celui des députés et des sénateurs : 7 008 € brut et 5 178 € nets par mois.

    Avantages en nature :

    * Indemnité mensuelle représentative de frais de mandat : 3.500 € brut
    * Indemnité journalière pour frais de bouche et de logement : 251 € par jour de présence au parlement.
    * Remboursements de frais de voyage : calculés sur une base kilométrique aérienne forfaitaire qui dépend donc du lieu d’élection.
    * Ne sont pas imposables sur leurs revenus,pas d’IRPP… »

    Bien à vous.

    ML

  26. Excusez-moi pour ce côté un peu « cours magistral », mais on ne se refait pas….Voilà ce que m’inspire le Temps qu’il fait d’aujourd’hui !

    Intelligence et cordialité dans la Révolution

    Quand on regarde de près ce qui s’est passé en 1789, on voit que plusieurs facteurs ont concouru au démantèlement du système féodal arrivé en bout de course. L’état désastreux des finances royales obligeait le roi à convoquer les Etats-Généraux : plus possible d’emprunter pour régler l’énorme déficit, les Parlements ne pouvaient ni ne voulaient créer encore des impots nouveaux, la banqueroute menaçait et personne n’en voulait. Il y avait donc absolue nécessité de changement, et pour la bougeoisie montante qui avait besoin aussi d’un système de crédit fiable, et pour la royauté. Une fois les Etats-généraux convoqués, le Tiers Etat se déclarant Assemblée Nationale souveraine, le peuple a joué sa carte dans la nouvelle donne politique. Le renchérissement et la rarefaction du blé, la crise de la rente foncière règlée par l’accaparement des biens communaux, moyens de subsistance indispensables de la petite paysannerie créaient des situations intenables. Pendant des siècles la faim avait provoqué d’innombrables jacqueries, la différence cette fois-ci c’était la possibilité pour le peuple d’avoir une intervention politique, et, jusqu’à Thermidor où le jeu s’est fermé pour lui – par suite des choix mêmes des jacobins-les interventions populaires ont à chaque moment critique sauvé la Révolution, permettant de mener à bien les transformations indispensables : 14 juillet, journées d’octobre 1789, 10 août 1792…
    Peut-on parler d’intelligence dans l’effectuation de ce processus révolutionnaire ? Paul Jorion, vous évoquez les quelques députés de la noblesse et du clergé qui ont eu l’intelligence de sacrifier leurs privilèges. Mais sans la Grande Peur, armant les paysans qui redoutaient à juste titre une nouvelle réaction nobiliaire suite au 14 Juillet, et ont couru armés s’en prendre aux châteaux, (60 ont brûlé) jamais cette spectaculaire et intelligente renonciation n’aurait eu lieu. D’autre part, le Duc d’Aiguillon, second à intervenir au début de la séance pour proposer le rachat des droits féodaux, détenait certes une des plus grosses fortunes de France, mais la perception des droits dans ses domaines était entravée par d’ interminables procès avec la paysannerie qui en contestait une bonne part, de sorte qu’il avait intérêt à ce rachat qu’il proposait avec tant de panache, utilisant à fond la rhétorique des Lumières.
    Bien sûr c’était intelligent de la part du Club Breton, pour contrer une dangereuse motion de rappel à l’ordre, de prévoir d’entrée l’intervention de deux députés libéraux de la noblesse. Des rapports cordiaux s’étaient noués entre les quelques députés libéraux des ordres privilégiés et les députés du tiers ; il y avait une découverte mutuelle qui créait une certaine créativité euphorique, avec la sensation exaltante d’œuvrer à sauver le pays, c’est en partie ce qui explique la ferveur et l’émotion de cette nuit fameuse.
    Alors, de nos jours, qu’est-ce qui pourrait susciter à la fois le climat d’urgence et cette audacieuse, inventive bonne volonté ? Imaginez-vous Bernard Arnaut, Bolloré, ou Pebereau au cours d’une émission de télé, dans l’immeuble de TF1 assiégé par les manifestants où ils seraient arrivés en hélicoptère, renonçant publiquement aux retours sur investissements à deux chiffres, se contentant désormais de 6%, et donnant leur accord pour une loi de modernisation financière : séparation effective, contrôlée des fonctions bancaires dépôt et investissement, interdiction des paris sur les prix, création d’un service public de l’Argent et de la Monnaie ? Auraient-ils assez d’autorité et de cordialité pour amener d’autres grands patrons et actionnaires à ce renoncement dont ils donneraient l’exemple ? Et l’unité syndicale serait-elle assez forte pour mettre assez de monde dans la rue, jusqu’ au siège de TF1, et obtenir cette émission improvisée dans l’urgence, Bernard Thibaud, François Chérèque et Jean-Claude Mailly veillant à son bon déroulement, obtenant au passage le droit d’intervention des CE sur les choix stratégiques des entreprises ? Et ensuite, comment feraient-ils pour qu’il en soit de même , d’abord dans la zone euro, et ensuite sur la planète entière ?
    Pebereau est catholique, et il aime la science-fiction, alors qui sait…. ??

    1. Le Duc d’Aiguillon a voté la fin des privilèges parce que c’était son intérêt bien compris. Ca ne vous rappelle rien ? La Chine qui sauve l’Europe parce que c’est son intérêt bien compris. Je ne sais pas pourquoi, mais ce genre d’utilitarisme de bon sens populaire me donne toujours la nausée.

    2. @Blandine Keller, un avis: intervenez plus souvent (sérieux, niveau pragmatisme un paysan c’est une base, mais on a plus le temps d’avoir de l’esprit) continuer quitte à lâcher des dragons qui vous dépassent ce sera toujours mieux que les dragons qui regardent et décident pour nous.

  27. Une idée pour sarkozy?

    Bahreïn: le roi alloue 3000 dollars à chaque famille.

    Le roi de Bahreïn a donné l’ordre de verser mille dinars bahreïnis (environ 3000 dollars) à chaque famille du royaume à l’occasion du dixième anniversaire des réformes, a annoncé vendredi l’agence officielle BNA.

    Cette décision intervient alors que des activistes ont lancé un appel sur Facebook à des manifestations à Bahreïn à partir du 14 février, pour réclamer des réformes politiques et sociales

    Le gouvernement de Bahreïn avait déjà annoncé le 3 février des mesures pour soutenir le prix des denrées alimentaires, aider les familles nécessiteuses et renforcer la couverture sociale, emboîtant le pas à d’autres pays de la région, qui ont annoncé des mesures à caractère social dans la foulée de la révolution en Tunisie et du soulèvement en Egypte.

    « A l’occasion du dixième anniversaire de la Charte d’action nationale et en signe d’appréciation pour le peuple de Bahreïn qui a approuvé à l’unanimité cette Charte, le roi Hamad ben Issa Al Khalifa a donné l’ordre de verser mille dinars à chaque famille bahreinie », a indiqué l’agence.

    Bahreïn est le pays le moins riche parmi les monarchies pétrolières du Golfe, ses réserves pétrolières s’étant pratiquement taries. Le nombre de Bahreïnis est d’environ 568 000 personnes.

    Belga

    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_bahrein-le-roi-alloue-3000-dollars-a-chaque-famille?id=5603903

    1. Les Roys ont toujours aimé distribuer l’aumône au bon peuple : ça le calme un moment …
      Il y en avait même, des Roys, qui guérissaient les écrouelles …et puis, un jour, le Peuple en a eu assez ! …

  28. En marge de tout ce qui circule ici aujourd’hui, je sais,mais quand même.

    Première utopie.

    Voir la lune en plein jour
    Comme une dentelle taillée
    Blanc cendré, agrafée
    Dans le bleu du contour

    Vouloir y mettre pied
    Pour m’y reposer la tête
    Et ma main qui s’entête
    A le dire au papier

    Habiter ce silence
    Qui tourne dos à la vie
    Et à la mort aussi
    Être là d’où je pense.

    1. pour en revenir à une chanson de Brassens, « mourir pour des idées » (chacun dans sa psyché, je ne souhaite le cerveau du modérateur) et c’est: la mort
      la mort
      toujours recommencer
      mourir pour des idées
      d’accord, mais de mort lente (en….te)
      mais de mort lente (…te)
      jugeant qu’il n’y a pas
      péril en la demeure
      allons vers l’autre monde en
      flânant en chemin,
      car à forcer l’allure,
      …..

    2. Fab, merci de cette mise en perspective.
      Reprocher à Brassens sa réserve, sa volonté de ne pas peser sur les êtres, c’est comme lui reprocher sa pudeur : à mon avis, un contresens…

      On a le droit d’adopter la posture morale de Brassens concernant l’engagement politique ou sociétal. Elle n’est guère productive, certes, mais ça n’est pas la moins digne. Je ne dis pas qu’il faut être comme ça, mais je ne ferai à personne le reproche d’être comme ça. C’est respectable.

    3. Pour ma part cette chanson, ne signifie pas que ceux qui sont morts pour des hommes sont des idiots, c’est souvent ce qu’on lui reproche (donc ce n’est ce révolter contre une milice qui brutalise des gens), c’est bien les idées pour les idées qu’elles soient religieuses, ethniques, culturels, car ceux qu’y en meurt ne ce sacrifient que pour ceux qui les pensent.

  29. Un film intéressant.

    The End of Poverty

    Global poverty did not just happen. It began with military conquest, slavery and colonization that resulted in the seizure of land, minerals and forced labor. Today, the problem persists because of unfair debt, trade and tax policies, in other words, wealthy countries taking advantage of poor, developing countries. Renowned actor and activist, Martin Sheen, narrates The End of Poverty, a feature-length documentary directed by award-winning director, Philippe Diaz, which explains how today’s financial crisis is a direct consequence of these unchallenged policies that have lasted centuries. Consider that 20% of the planet’s population uses 80% of its resources and consumes 30% more than the planet can regenerate.

    http://www.documentarywire.com/end-of-poverty/

  30. @Paul Jorion
    Je ne crois pas que les idées mènent le monde toutes seules . Il faut qu’elles rencontrent les nécessités du temps. Il y a me semble-t-il une différence entre vision platement utilitariste et vision des nécessités. Concernant le Duc d’Aiguillon, et son rôle dans la Nuit du 4 Août, il y a bien eu audace et intelligence politique, car il était un des rares de sa classe à le voir, cet « intérêt bien compris ». En Angleterre en revanche il y a eu entente complète entre bourgeoisie et aristocratie, et la petite paysannerie a été purement et simplement expropriée.
    En France la noblesse était beaucoup plus parasitaire, pas entrepreneuse , se contentant de laisser la terre lui rapporter, de moins en moins. En s’accrochant à la défense de son statut , en pactisant avec l’étranger agresseur, elle a favorisé la radicalisation du tiers état et son alliance avec le peuple. Peut-on rapprocher cet entêtement avec l’aveuglement du MEDEF, dénoncé par exemple par Eric Verhaeghe, ou encore avec l’entêtement d’Alan Greenspan face aux avertissements lucides de Brooksley Born ?
    On ne sait pas jusqu’où peut aller l’onde de choc de la récupération par les peuples tunisien et égyptien de leur souveraineté. L’armée égyptienne paraît-il était opposée à la libéralisation économique à outrance opérée à son détriment, car elle détient certains secteurs de production.

    1. la libéralisation économique à outrance

      Souhaitons aux égyptiens de trouver leur propre modèle de Pays démocratique …de trouver leur Liberté …ce qui n’a rien à voir avec le libéralisme économique à outrance !
      Que notre contre-exemple leur soit utile ! …nous qui sommes en train de sombrer dans les ténèbres d’une dictature économique délirante …

      Nous avons bien peu de leçons à donner aux autres, me semble-t-il, sous ploutocratie sous-vers-rieniste …

  31. 11/02/11 – Ste Notre-Dame de Lourdes
    Le miracle a eu lieu. La date est historique et oh combien magique.
    J’avais repéré cette fête sur le calendrier ce matin mais je n’osais y croire, une page de l’Histoire se tourne et bientôt peut être un livre se fermera.
    « C’est le plus beau jour de notre vie » dit le peuple égyptien.
    Le peuple tunisien a exprimé sa solidarité.
    N’oublions pas le battement d’aile du papillon tunisien qui a, hélas, rejoint le ciel en brûlant ses ailes.

    Bizarre, pas d’interruption des émissions sur TF1, A2, A3, la 5, M6. Bravo à France 24, BFM, I-Télé, Euronews. J’en ai la berlu….
    Au cours de ces 18 jours on a entendu de tout, la misère du peuple égyptien qui aspire légitimement à la liberté et à la justice sociale opposé aux peurs face au péril des islamistes. Il fallait écouter au moins autant les fins connaisseurs des sujets que les politiciens, les nuances étaient de taille.

    Je retiendrais parmi les nombreux articles édifiants du Monde et les interventions d’experts, hommes du terrain, acteurs sur France 24 par exemple, un article du 10/2, une interview du secrétaire général de la ligue arabe,
    « Selon Amr Moussa, l’Egypte vit -une révolution- » (Accessible sur abonnement hélas).
    Il juge fausse l’analyse des Occidentaux sur le rôle des Frères musulmans.

    En écho, parmi mille, l’édito de Jean-Marie Colombani dans Challenges « Le Caire au coeur d’un dilemme géopolitique » et qui se termine ainsi :
    « Il faut se réjouir de voir la liberté en mouvement. S’il est une valeur universelle, c’est bien celle-là : c’est le bien le plus précieux auquel chaque peuple aspire dès lors qu’on lui donne ou qu’il prend la parole. S’agissant du Proche et du Moyen-Orient, la question est aussi de savoir si, une fois rétablie, elle ne serait pas confisquée par l’islamisme radical. Le paysage serait alors le suivant : après la défection de la Turquie, ancien pilier du système de défense américain aujourd’hui proche de l’Iran, la transformation progressive de l’Irak en république chiite, donc aussi alliée de l’Iran, la Syrie toujours en place, et toujours proche de Téhéran, le Liban, en voie de passer sous le contrôle du Hezbollah, la Jordanie, prochaine cible d’un soulèvement populaire, l’Egypte tournerait le dos aux accords de Camp David. Israël serait alors totalement entouré d’ennemis. A moins qu’une Egypte nouvelle, démocratique et toujours médiatrice, ne parvienne à émerger ».

    http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0242.033921/

    Les défis à relever sont immenses, un article de Challenges dresse un rapide bilan économique.
    http://www.challenges.fr/magazine/encouverture/0242.033932/
    Extrait
    « Gamal Moubarak, 47 ans, fils cadet du président, incarne cette nouvelle élite immergée dans la mondialisation. Après avoir commencé sa carrière à la Bank of America et travaillé à la City, il a été propulsé numéro deux du Parti national démocratique au pouvoir. En charge des dossiers économiques, c’est un partisan de la théorie du « ruissellement par le haut ». L’idée est de créer de la richesse au sommet de la société pour qu’elle irrigue toute la pyramide sociale. Mais le « ruissellement » s’est heurté à une indestructible pauvreté et à une corruption endémique ».

    Ruissellement par le haut.
    A ces mots, face à cette théorie fumeuse, mon sang ne fait qu’un tour.
    Pour moi il s’agit du principe de la « sébile », les riches trop riches et à l’appétit boulimique nous toisent de leur arrogance et suffisance.
    Il faut tordre le cou à cette théorie « des riches de + en + riches pour des pauvres un peu moins pauvres » ! On en a mesuré les effets catastrophiques en Tunisie et en Egypte.
    Il reste de nombreux défenseurs de cette arnaque trop souvent présents sur les plateaux complaisants.

    Félicitations pour vos prochaines rencontres et travaux avec Suzan George, Bernard Marris, Bernard Stiegler? Voila de quoi progresser. Bonne réussite.

    1. « Ruissellement par le haut. »

      Ca ne marche pas, faites une recherche sur :

      Trickle theory, ou Trickle-down theory.

      De toute façon il n’y a rien à comprendre quand la droite parle.

    2. Le temps d’allumer la 3 croyant y suivre Taddeï, mais on est vendredi.
      Je tombe comme par enchantement ou plutôt malédiction sur un sacré chantre du ruissellement, il s’agissait d’un émule ou peut être même le DG de « Contribuables associés » qui louait, pronait le ruissellement en l’illustrant même par une référence à Kennedy me semble t’il. Choqué, j’ai appuyé aussi sec sur le bouton off.

    3. Papiman, puisque cette date semble tant vous intéresser, vous auriez pu remarquer qu’elle s’exprime par un nombre symétrique : 1102-2011. (J’en ai profité pour jouer à Euromillions, en vain « évidemment »…)

    4. @crapaud rouge
      OK, j’avais bien remarqué la spécificité de cette date, mon texte initial était 11/2/11 et la correction m’a fait changer le 2 en 02. Juste pour la petite histoire.
      Une date de janvier était remarquable aussi, 11/1/11, je l’avais même fêtée.
      Tout cela n’est pas rationnel mais ajouter un peu de mystère et de coeur spirituel, qui plus est de la mère, à la froideur de la rationalité me séduit assez.
      Privilégions cependant les faits et le terrain, ce que la lecture des évènements qui se sont déroulés place de la Liberté le 10/2 nous démontrent magistralement.
      « Dans la nuit place Tahrir, l’espoir puis, très vite, la rage »
      « Jeudi soir 10 février, des centaines de milliers de manifestants ont attendu en vain, l’annonce du départ d’Hosni Moubarak »
      Le récit de véritables « faits d’armes » en toute non violence.
      Détail croustillant : « Les manifestations pour les retraites en France ont été un grand sujet de réflexion. Voilà un pays où la population descend dans la rue pour une raison qui nous semble bien petite et en Egypte où on subit une dictature, personne ne bouge ?….. ». On n’est donc pas descendu dans la rue pour rien, ouf.

      Pour la détente et les proba il aurait été plus rationnel de jouer au tiercé surtout que le 13 est un chiffre porte bonheur.

  32. Le problème de votre analyse sur le péril intégriste est qu’il intègre des grilles de lecture que l’on peut considérer comme étant (au moins) partiellement désuètes. Nous ne sommes plus en 1979, époque où les régimes soviétiques connaissaient leurs premières crises systémiques. De même, les frères musulmans des années 30 ne sont pas ceux des années 80, qui ne sont pas ceux des années 2010. Les sociétés ont grandement changé dans le monde et en particulier dans le monde arabe. Une révolution démographique a été entamée et même terminée pour la Tunisie et l’Iran (transition démographique opérée sous la république islamique, ce qui peut sembler paradoxal). L’Algérie (comme le Brésil pour prendre un pays en dehors de la sphère arabo-musulmane) a vu son indice de fécondité passé de 7 à 2 en moins d’un demi-siècle. De même je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas d’évolutions démocratiques en Iran, qui pourrait se faire dans un cadre réformiste et pas forcément insurrectionnel. On oublie souvent les oppositions qu’il y a au sein du régime iranien et qui ont beaucoup conditionné la révolte de 2009.
    Emmanuel Todd avait évoqué ces évolutions dans le monde arabe, qui précèdent toujours l’avènement d’un processus démocratique.

    1. J’en étais arrivé à vos conclusions sur la base de mes dernières lectures et écoutes, mais je ne suis pas expert de ce domaine et surtout ne connais pas les populations concernées.

      Question : choc des civilisations ou stratégie du choc ? Compétition planétaire en tous cas.
      Il me semble qu’un des objectifs majeurs reste le contrôle ou l’accaparement des ressources énergétiques en priorité et le reste ensuite. La religion serait plus un habillage, papier d’emballage et grosses ficelles.
      Une des clefs est d’éducation éclairée des citoyens pour les sortir d’us et coutumes d’un autre âge.
      Et si on espérait avec un Maghreb plus démocratique et prospère que :
      . l’islamophobie devienne sans fondement, en tous cas perde de sacrés arguments
      . l’émigration se tarit et même effet inverse avec le retour des migrants, ce qui est déjà vrai pour certaines élites comme 2 membres du gouvernement tunisien appelés dare-dare au pays.
      . et tant qu’à faire Al-Qaïda meurt de sa belle mort
      Ce n’est pas pour demain mais peut être après-demain ou alors je suis un bête utopiste.

  33. Comment imaginer qu’on puisse encore éviter la catastrophe ?
    Pour ma part, c’est çà que je trouve dingue.
    L’Occident a depuis longtemps ouvert la boîte de Pandore du déclin moral, mais ce déclin moral n’avait pas jusqu’ici altéré les forces vives : la confiance, l’esprit d’entreprise, le goût du savoir, …
    Certains avaient pourtant averti : par exemple Malraux, qui disait que consommer n’avait jamais, dans l’histoire de l’humanité, constitué un idéal …
    Aujourd’hui il faut vraiment le vouloir pour ne pas ressentir cette si prégnante, si évidente, ambiance de fin.
    De l’Occident, il ne restera qu’un peu d’Etats-Unis, et un peu d’Allemagne, parce qu’ils arriveront à se placer comme interlocuteurs privilégiés avec les puissances dominantes de demain. Les spécificités de leurs cultures le leur permettent.
    Pour ce qui est de la France, la messe est dite, j’en ai peur : le Français est devenu une langue inutile (même des entreprises françaises veulent l’abolir …) ; il ne représente plus qu’on boulet objectif pour ceux dont elle est la langue maternelle, le génie français n’est plus que l’ombre de lui-même (industrie, science, art …), et le citoyen français n’a plus aucune confiance en lui, n’a plus aucune vigueur, qu’elle soit morale, éthique, épistémique, entrepreuneuriale, …
    Qui plus-est la France a, comme de nombreux pays, placé à sa tête, l’équivalent de ces PDG désignés par les fonds de pension pour tirer les derniers bénéfices financiers d’une boîte en la coulant.
    Finalement, ce sont ceux qui fabriquent leurs radeaux pour quitter le navire au bon moment qui ont raison. Ils sont lucides et pragmatiques : quand tout est fini, il est temps de penser à soi et ses proches, et sauver sa peau : quand la fin est inéluctable, l’homme redevient une bête sauvage, c’est bien connu.
    C’est nous qui sommes bien bête de pleurer et de perdre du temps à courir après le système : nous devrions faire pareil : nous en détacher : nous organiser entre nous, autour de nos familles, de nos villages, rembourser nos crédits, revenir à une économie horizontale et de subsistance.
    Et pour ce qui est de la santé, il ne nous reste plus qu’à espérer que certains médecins rejoignent ce genre de mouvement, par déontologie …
    On a tout à perdre à rester lié à ce système qui est déjà mort, et espérer en sa rédemption, ou même continuer à perdre du temps en réflexions stériles sur son compte, revient à conserver encore quelque funeste lien avec lui …
    => Passons à autre-chose ! Le « monde d’après », en quelque sorte, mais le vrai …

    1. Bĭzarre, bizarre que ce pays qu’est devenu la France. Le français, une langue de génie, de poètes d’écrivains, de pamphlétaires, une langue de clarté face à l’anglais, langue imprécise telle qu’on le constate malheureusement dans les traités internationaux tel que la Déclaration de Balfour. L’anglais partout, l’anglais, du cabinet de Christine Lagarde aux conseils d’administration de certaines sociétés françaises, toujours l’anglais, cet anglais des rêves de certains Français en admiration béate devant la civilisation consumériste américaine et surtout pas de leurs grands écrivains leur totalement méconnus même quand ils sont francophones et francophiles, cet anglais envahissant cette Europe veule et sans colonne, alors qu’il est en perte de vitesse aux USA face à l’espagnol, langue montante forçant le bilinguisme dans les administrations de certains Etats…

      André lorimier
      Deux-montagnes Québec

    2. @ lorimiera,

      Bien vu et bien dit : il n’y a rien à attendre d’un peuple qui se renie lui-même dans la joie, la bonne humeur, le renoncement volontaire et veule au profit des paradis fiscaux anglo-saxons : pas de colonne vertébrale et une incapacité à se tenir debout. Bizarre, bizarre en effet.

      Cdt.,

    3. Oui, nos zélites n’aiment pas la culture française, détestent la Révolution, s’assoient sur la République, ignorent tout de nos anciennes luttes…Leur seul horizon est le pognon ( le leur) …

      Nos zélites sont bas de plafond !
      Certains ex-sinistres- dont ex-Dr-sauve-le-monde – avaient même déclaré, mezzo voce, qu’ils préféraient la langue anglaise à la française, et que, si celle-ci disparaissait, cela ne leur ferait ni chaud ni froid (l’un d’eux était alors potiche-aux-affaires-étrangères! : on ne saurait mieux trahir ! ) ; depuis, nous avons une sinistre aux » étranges affaires » : de Charybde en Scylla !

      Résistons ! au moins pour notre riche Culture ! Nos amis francophones du Monde sont amants de la Littérature, et manient le Français avec élégance, raffinement , humour !
      Alors même que nos Oligarques cacquarantesques jargonnent à tout va, et ainsi tentent une mort par asphyxie ! leur CA pour tout horizon !
      Quelle platitude ! quel manque de souffle !

  34. Je me réjouis de ce dialogue annoncé avec Bernard Stiegler, espéré depuis fort longtemps. Tout arrive !
    Ce dialogue apportera peut-être un éclairage nouveau sur la question des rapports qu’entretiennent sciences, techniques et société, via l’économie bien entendu, Jorion et Stieger abordant tous deux ces questions, même si les approches sont quelque peu différentes. Tous deux partagent aussi une opposition certaine à l’idéologie décroissantiste, de quoi peut-être éclairer un peu mieux ce débat.

  35. Bravo pour les « choses à faire ensemble » et notamment avec Bernard Stiegler que je cite souvent ici.
    Il est au bord entre renouveau humaniste et renouveau « capitaliste » (mais avec l’idée d’investissement et de soin !)….

    Au sujet de Foucault, peu de commentaires.
    L’élément déterminant de son excès d’enthousiasme sur l’iran d’après le Shah n’a-t-il pas été de trouver une zone d’expression de l’anti-américanisme, l’américanisme étant vu comme un structure de « biopouvoir » ou « technopouvoir » ….

    1. Foucault : le supplément du Monde « le Monde des livres » de cette semaine lui consacre un article de 2 pages (pas encore lu).

    2. Je n’ai pas l’honneur de connaître Euribon sauf pour ce que je viens d’en lire en diagonale sur Wiki.
      Mon niveau en philo est proche de 0 mais je ne désespère pas de progresser.
      Comme je l’entendais récemment à « La tête au carré », de mémoire :
      « il n’est pas nécessaire d’être astro-physicien pour approcher la cosmologie mais déjà tout simplement de se coucher par une nuit claire sur le dos et de contempler le ciel constellé d’étoiles…..(et de laisser aller ses réflexions). Les grecs ne disposaient pas de tous nos instruments et ordinateurs de haute technologie et pourtant…. ».
      Il m’arrive de m’interroger si dans mon adolescence je n’approchais pas mieux ces mystères que plus tard, heureusement que la lecture de Hubert Reeves m’en a rapproché.

      Pour en revenir au Monde des Livres, il y a plusieurs articles qui concernent ce dossier
      « Tandis que paraît le premier cours du philosophe au Collège de France, plusieurs essais illustrent la fécondité d’une pensée -irrécupérable- » Elisabeth Roudisco plante le décor et parle du bouquin « Leçons sur la volonté de savoir » puis suivent :
      un entretien avec Daniel Defert, des critiques de livres de Pestana « Foucault, la gauche et la politique », de Maniglier et Zabunyan « Foucault va au cinéma », de JF Bert  » Introduction à Michel Foucault ».
      Je ne connais pas plus M. Foucault que Euribon, je savais juste par des amis et autres qu’il était un penseur « incontournable ».
      Ce n’est pas à ce jour ma priorité de lecture sauf à pouvoir l’étudier couché sur le dos en rêvant.

      Plus de détails sur le site du Monde, exemple :
      http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/02/10/daniel-defert-l-oralite-est-un-lieu-de-corrections-instantanees-mais-foucault-ecrivait-tous-ses-cours_1477813_3260.html

    3. @ Papimam

      Retour à Reims de Didier Eribon est sorti en poche, c’est pratique pour lire au lit ! On y trouve avec l’histoire de sa famille ouvrière, de son parcours, de solides références sur le passage au libéralisme de la majorité des sociaux démocrates, qu’il a été longtemps un des seuls à dénoncer.

  36. Concernant l’intelligence des dirigeants de tous poils, j’ai cru remarquer, au travers d’un parcours professionnel dans de grandes entreprises, et parallèlement à la fréquentation occasionnelle de la classe politique locale, que leurs compétences s’avérait souvent limitées à :

    – Manœuvrer pour accéder aux postes satisfaisant leurs ambitions.
    – S’y maintenir, en profitant au maximum des avantages offerts.

    Leurs actes et décisions ne m’ont en revanche que rarement semblé dictés par le sens des responsabilités, le courage, la vision stratégique…

    Si quelqu’un a des idées sur cet antique fléau des sociétés humaines, il serait peut-être temps de les sortir.

    1. Il y a aussi le phénomène « dominant-dominé ».

      Ainsi, pour ceux qui ont eu des responsabilités réellement opérationnelles, lorsqu’UNE erreur commise bloque des unités de raffinage, sur le coup, vous vous sentez un peu mal.
      Et ne comptez surtout sur le soutien de personne dans ce cas…
      Car votre erreur leur sert à vous enfoncer et contrebalancer certaines des leurs.

      L’humain est ainsi fait… aussi.

    2. @Yvan
      Pour avoir été dans ma vie professionnelle en désaccord avec un supérieur j’avais adopté cette maxime. Je le laissait parler et je faisais selon mes convcitions.
      Bien m’en a pris, pour moi et même pour lui. Il faut juste être certain d’être dans le vrai.

  37. Il s’agit toujours de décrire une réalité de façon incidente…

    – Comment faire croire aux élèves que ça vaut le coup de travailler ?

    1) Le marché du travail est saturé.
    2) Le savoir se trouve en grande partie sur internet
    3) La société est inique et la compétition fait de nombreuses victimes…

    – Dans le système judiciaire, comment faire croire au prévenus ou condamnés, qu’ils ont un avenir, que la société fait sens… ?

    – En psychiatrie, guérir pourquoi ? Ne vaut-il pas mieux rester fou ?

    Crise de la motivation ? Moment de vérité où l’on se rend compte que la société était le cadre d’un certain nombre de valeurs, de progrès et de croyances, source de bonheur… ?

    Sarkozy a voulu restaurer un certain nombre de valeurs par l’autorité, d’une pierre 2 coup, faisant porter l’accusation sur ceux qui en fait avaient raison de ne plus y croire. L’autorité ne remplace pas la vacance des possibilités d’épanouissement, qu’elle tente de nier.

    La crise économique arrive en synchronie, en interférence, avec une autre fin de cycle sociologique de l’Occident qu’elle renforce, une crise des croyances des forces progressistes ayant épuisé son carburant… il me semble. Les sciences humaines allaient déjà déclinantes avant cette crise.

    Pas de figure charismatique en Egypte, et pas d’idée charismatique non plus, sauf de rendre la pyramide du Louvre aux égyptiens.

    1. Comment faire croire aux élèves que ça vaut le coup de travailler ?

      Bonne question, mon cher Lisztfr !

      Depuis quelques décennies, les ministres français de l’Education obéissent à la fois à des directives de coupes budgétaires et aux lobbys qui veulent la disparition de la langue française , de sa littérature et de son histoire si dangereuses, en taillant à la hache dans les budgets, en supprimant tellement de postes d’enseignants chaque année qu’on se demande comment un système éducatif découpé, retaillé, troué, ravaudé à l’extrême peut encore tenir.

      Une manière plus subtile de l’anéantir de l’intérieur fut de faire entrer certains parents d’élèves dans les conseils d’administration des établissements secondaires en sachant qu’ils favoriseraient l’interdiction des redoublements jugés trop coûteux (point de vue de l’élève Toto : « à quoi bon bosser ? »), l’interdiction des punitions et des exclusions, la hiérarchie s’acharnant sur le prof qui s’opposerait à un élève perturbateur ( point de vue de Toto : « les adultes sont des guignols, semons le bazar, on ne risque rien ») . On aboutit à des classes où la moitié des élèves ne comprennent rien car ils ont échappé à des redoublement depuis le CP et sont passés de classe en classe puisque leurs parents ont fait systématiquement appel de la décision de redoublement de ces guignols de profs et presque systématiquement « gagné »en appel , les quotas de redoublements autorisés demeurant voisins de zéro pour cent car « ça coûte ».

      Aux yeux des élèves, on donne raison aux paresseux et aux perturbateurs qui ne sont jamais sanctionnés et on ne récompense plus jamais ceux qui travaillent, par exemple par une distribution des prix ( médailles en chocolat symboliques mais qui font quand même plaisir), soi-disant pour ne pas « complexer » les mauvais élèves . Bref, les bons élèves sont considérés par leurs camarades comme des pigeons, des pauvres types qui travaillent pour rien . D’ailleurs le terme ‘intello » est devenu la pire des insultes et celui qui la reçoit rougit de honte

      On en arrive à une situation où les bons élèves ont honte, où les élèves violents s’accordent le droit d’insulter, de menacer, de tabasser et même de poignarder le prof qui, lui, court les pires ennuis s’il leur dit leur quatre vérités ( les voyous sont souvent peu sensibles à l’ironie), car ses paroles seront jugées « dévalorisantes et traumatisantes  » par les parents, s’il les punit ( punition aussitôt levée par lla hiérarchie ) et encore pire si, insulté et menacé, il leur flanque une claque.

      Les « réformes » en arrivent au but recherché : plus de diplômes nationaux avec des sujets nationaux et des copies anonymes, mais des « livrets de compétences maison » qui ne valent plus rien d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un arrondissement à l’autre. Chaque professeur qui le remplit subit des pressions épouvantables si son appréciation négative bloque l’attribution du diplôme car il y a des quotas à respecter et une foule de rattrapages possibles sont proposés pour chaque item du livret . Bac Pro quasiment assuré pour tous en 2012.

      C’en est arrivé là cette année pour le Bac Pro et l’on sait que le Bac général va prendre la suite.
      Les diplômes ne valant plus rien, il ne restera vraiment plus que le piston pour trouver du travail . Pour les « fils et filles de … » , même les cancres, il n’y aura donc plus aucune menace de concurrence de la part de jeunes gueux méritants sur un marché de l’emploi déjà bien rétréci .

      Enseignement public et gratuit en perdition, la belle action de J.Ferry a été réduite en miettes pour satisfaire la cupidité de quelques vautours qui lorgnent le juteux marché de l’enseignement privé pour tous …ceux qui en ont les moyens. Pour les pauvres, ce sera ( et c’est déjà parfois le cas dans des classes bruyantes) le retour à l’analphabétisme du XIXe siècle.
      La langue française est en perdition, tant sur le plan national qu’international , et c’est une volonté politique
      Certaines associations d’enseignants et de parents concients du problème de l’Enseignement Public, préconisent , avant même de réclamer la restitution des centaines de milliers de postes d’enseignants supprimés en vingt ans alors que la population scolaire française est de plus en plus multiculturelle, préconisent l’application immédiate de HUIT MESURES pour enrayer la chute : voir
      http://www.soseducation.com/violence/

      Qu’en pensez-vous ?

    2.  » Mesdames, Messieurs, il va falloir se battre sur la question de l’école.
      Mesdames, Messieurs, il faudrait arrêter la compétition.
      Il faudrait arrêter Condorcet et revenir à Lepelletier.
      Mesdames, Messieurs, il faudrait supprimer le bac.
      Il faudrait se battre pour ça, pour supprimer le bac,
      que tout le monde ait le droit d’aller à l’université.
      Mesdames, Messieurs, il faut pas supprimer la carte scolaire.
      Mesdames, Messieurs, il faut supprimer les grandes écoles.
      Mesdames, Messieurs, il faut arrêter de raconter à nos enfants…
      Il faut qu’on sauve cette école. Il faut pas qu’on la laisse à Vivendi.
      Et puis surtout il faut souffler… »

      F Lepage

    3. « En psychiatrie, guérir pourquoi ? Ne vaut-il pas mieux rester fou ? »

      C’est du Lovecraft ! La folie comme refuge contre l’indicible horreur…

    4. Lisztfr,

      Clap Clap Clap !

      « La crise économique arrive en synchronie, en interférence, avec une autre fin de cycle sociologique de l’Occident qu’elle renforce, une crise des croyances des forces progressistes ayant épuisé son carburant… il me semble. »

      Tout pareil ! En synchronie, what else ? Il s’agit d’une crise de civilisation, « une crise des croyances des forces progressistes ayant épuisé son carburant ». Cette crise de croyance arrive au stade de l’incrédulité : « Comment ? On veut me faire croire que je suis ici pour ça !? Mes aïeux sont tombés dans les panneaux de Dieu et du Roi, et l’on voudrait me faire croire moi aussi à la poupée qui tousse !? Ils sont fous. »

      « Les sciences humaines allaient déjà déclinantes avant cette crise » : on avait dit pas les dents !

      Et surprise : ceux qui sont censés tirer leur branche – leur spécialité- vers une humanité retrouvée, une nouvelle civilisation, s’y accrochent. Bien sûr qu’il y a synchronie, bien sûr que c’est la société, que dis-je la civilisation, l’arbre, qui change. Bien sûr que les différentes branches que chacun peut voir changer pour peu qu’il s’en donne la peine… espérons que ce sera la prochaine étape… l’éternité c’est long, surtout vers la fin… on peut toujours rêver… ça ne coûte rien… mais ça porte ses fruits… sont chacune une image du changement de l’arbre. Le singe, lui, a quitté sa branche. Bien ou mal, chacun peut en juger. Mais il l’a fait. Elle était trop petite pour lui. Il lui fallait découvrir son environnement. Bien ou mal…

      L’école n’apporte plus un savoir : elle prépare à l’activité imposée. C’est une « école d’entreprise ». Et comme l’entreprise n’a plus grand chose de crédible à proposer…

      « – Dans le système judiciaire, comment faire croire au prévenus ou condamnés, qu’ils ont un avenir, que la société fait sens… ? » : j’vois pas.

      « – En psychiatrie, guérir pourquoi ? Ne vaut-il pas mieux rester fou ? » : je suis fou et ne suis donc pas objectif. Désolé. Faudrait demander à un psy.

      « Pas de figure charismatique en Egypte, et pas d’idée charismatique non plus, sauf de rendre la pyramide du Louvre aux égyptiens. » : cultissime.

      Appréciation : Monsieur, votre message s’apparente davantage à un billet d’excellente facture. Les sciences seraient fort inspirées de s’interroger sur la synchronicité de l’écriture de ce billet et l’écoute de Rihanna.

      Bonne journée

      PS : Merci.

    5. http://www.skolo.org/

      « L’Appel pour une école démocratique (Aped) est un mouvement Belge de réflexion et d’action qui milite en faveur du droit de tous les jeunes d’accéder à des savoirs porteurs de compréhension du monde et à des compétences qui leur donnent force pour agir sur leur destin individuel et collectif. »

  38. Marie-Noëlle Lienemann fustige « le pacte de compétitivité », des propositions chères à Nicolas Sarkozy et à Angela Merkel. Elle dit non à ce que l’interdiction des déficits soit inscrite dans la constitution, à la fin de l’indexation des salaires sur l’inflation et à la retraite à 67 ans. Elle appelle la gauche française à s’unir pour refuser tout compromis.

    http://www.marianne2.fr/Pacte-de-competitivite-Une-menace-sur-le-modele-social_a202636.html

    1. Bernanke va remplacer Trichet à la BCE …..ou bien ils font un swap ..Trichet à la FED et Ben à la BCE !!
      Rien que pour voir la tête de Merkel ! (rires)

    1. Ils sont beaux !
      Souhaitons leur bonne chance ! Le courage, ils l’ont déjà prouvé !
      Cela fait date dans l’Histoire d’un Peuple !

    2. Ouch …
      On prend un coup de vieux, avec nos manifs contre la réforme des retraites (je vais pas me faire que des amis, là … et pourtant, j’y étais aussi).

    3. Merci pour cette mise en ligne du clip que j’avais découvert à chaud sur le site du Monde et son suivi en direct des évènements.
      Ma réaction était alors :
      C’est la « cairote », la marseillaise égyptienne ?.
      Je n’ai pas osé devancer l’évènement en ajoutant « les carottes sont cuites », lu par ailleurs sur le blog me semble t’il.

    4. Un article sur les dernières heures de Moubarak
      http://m.apnews.com/ap/db_15716/contentdetail.htm?full=true&contentguid=eGxT8BPm&detailindex=#display

      Il devait annoncer sa démission jeudi soir mais a surpris tout le monde en réécrivant son speech avec l’aide de son fils qui lui disait qu’il pourrait encore tenir. Evidemment, c’est Gamal qui a le plus à perdre ! (sa fortune est estimée à 17 milliards pour le moment). Certains ont remarqué qu’il y a une « malédiction des 3 speech » pour les tyrans séniles, et que les discours de Ben Ali et de Mubarak dans les mêmes circonstances étaient tristement proches dans leur rhétorique et le refus d’accepter la réalité !

    5. Traduction approximative:

      Je suis descendu dans la rue, jurant de ne plus revenir,
      J’ai écrit sur chaque mur avec mon sang,
      Nos voix ont atteint ceux qui ne pouvaient les entendre,
      Nous avons brisé toutes les barrières,
      Nos armes étaient nos rêves,
      L’avenir est aussi brillant qu’il nous paraît,
      Nous avons attendu très longtemps,
      Nous avons cherché sans trouver notre place,

      C’est le son de la liberté qui nous appelle, qui résonne dans chaque coin de rue de mon pays

    6. @Jeanne
      Les dernières heures de Ben Ali, pas mal, c’est croustillant et abrupt.
      Plus trivial, quelques éléments de langage prononcés lors de la fuite du couple présidentiel, pris sur le vif et que l’on peut lire dans le Nouvel Obs.
      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110209.OBS7745/exclusif-l-histoire-secrete-de-la-fuite-de-ben-ali.html
      « Laissez-moi, je neveux pas y aller, je veux mourir ici dans mon pays » Ben Ali avant l’embarquement (émouvant !)
      « Bordel de Dieu ! Tu vas monter ! » Ali Seriati, chef de la police politique (monter au ciel ?)
      « Monte, imbécile, toute ma vie il aura fallu que je supporte tes conneries! » Leïla (l’épouse soumise)
      « Lâchez mon père, sinon je descends tous vous tuer ! » la fille Halima (quelle éducation !)
      Quel langage châtié.

  39. La Grèce dénonce une ingérence de l’UE et du FMI.ATHENES (Reuters) – La Grèce a accusé samedi l’Union européenne et le Fonds monétaire international d’ingérence dans ses affaires intérieures après avoir été invitée par ses créanciers à accélérer ses réformes et à procéder à davantage de privatisations.

    Vendredi, des inspecteurs de l’UE et du FMI sont venus en Grèce examiner la mise en oeuvre du plan de sauvetage qui a permis à Athènes d’échapper à la faillite. Ils ont donné leur feu vert au déblocage d’une tranche d’aide de 15 milliards d’euros, mais ils ont été plus critiques que lors de leurs précédentes visites.

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-grece-denonce-une-ingerence-de-l-ue-et-du-fmi-12-02-2011-1294793_240.php

  40. Bonjour,

    Ne jamais oublier qui il y a pire que la dictature, il y a la démocratie.

    On ne pourras jamais en France « dégagé » le pouvoir en place puisqu’il a été élu démocratiquement, même si il n’a jamais respecté ces promesses pour le quel il a été élu.

    Nous sommes passé de je pense donc je suis à je possède donc je suis.

    Le seul espace qui nous restes en « démocratie » est là désobéissance civile.

    Et merci aux pays magrébin pour cette leçon de démocratie sans haine, ce qui n’est pas le panache de touts ses élites politiques, financiers, philosophes qui nous disent ou est le bien ou le mal.

    Le mal ses eux (les élites) et donc avec eux le pire est sur.

    Maintenant la voie aux peuples et la fin de ses élites à deux dinars six sous.

    A tout les peuples de notre monde un seul choix Là Révolution sans haine.

    Bien a vous YOO

    1. Ne jamais oublier qui il y a pire que la dictature, il y a la démocratie.

      Vous voulez sans doute parler de cette caricature de démocratie:

      Raison de plus pour que nous examinions ce qu’est notre démocratie et quelle est son utilité, avant de prétendre, obsession de notre époque, la rendre obligatoire et universelle. Cette caricature de démocratie que, tels des missionnaires d’une religion nouvelle, nous cherchons à imposer au reste du monde n’est pas la démocratie des Grecs, mais un système que les Romains eux-mêmes n’auraient pas hésité à imposer à leurs territoires. Cette sorte de démocratie, rabaissée par mille paramètres économiques et financiers, serait parvenue sans nul doute à faire changer d’avis les latifundistes du Latium, devenus alors les plus ardents des démocrates…
      Que reste t’il de la démocratie. Par José Saramago

    2. @Yoo: déprécier la démocratie n’arrange que les Mollah, les Marine Le Pen, les monarques (si si on en a en Europe). Il me semble plus facile de faire dégager un gouvernement que de faire sauter 2 gouvernements (clin d’oeil à ceux qui aiment les monarchies parlementaires).
      Ce que demandent les peuples tunisiens et égyptiens c’est que leur voix compte aussi, autant que le flic du coin, le gouverneur du coin. Et pas en laissant les chefs locaux faire amener un autobus de femmes et vieillards du village en leur donnant seulement le bulletin du parti au pouvoir ou en leur disant de cocher tel ou tel dessin.

    3. Sommes-nous en démocratie ? – renseignements généreux
      « La démocratie représentative, ses conséquences et ses alternatives

      La France est une démocratie, plus précisément une démocratie représentative. Telle est la réalité enseignée par les professeurs d’éducation civique dans les écoles, tels sont les sous-entendus de la plupart des médias, tel est l’idéal auquel se réfère la quasi-totalité des politiciens. En sommes-nous si sûrs ? Voici de quoi semer le doute, voire d’imaginer des alternatives… »

      Critique le la brochure « Sommes-nous en démocratie ? » – Collectif Lieux Communs

    4. @chris06: je signe à deux mains l’extrait de José Saramago. Que quelqu’un le dise et le pense, cela me remplit déjà de la même joie que le type qui est pris pour un fou à dire que la terre est ronde et rencontre un jour quelqu’un qui pense pareil.

  41. Quel bonheur de voir cette joie éclatante sur tous les visages, cette fierté calme aussi ! Merci Paul !
    Dans un tout autre contexte, en manifestant à Paris contre l’opération plomb durci, j’avais été frappée par la beauté des expressions, par la sérénité particulière qu’apportait, face à l’horreur de l’agression guerrière, notre « agir ensemble », français d’origine arabe et français d’ici. Je repense aussi à ces manifestations profs-parents d’élèves en Seine-Saint-Denis, où les mamans voilées défendaient avec acharnement et entrain notre service public d’éducation particulièrement mis à mal.
    Aujourd’hui la joie rayonnante des égyptiens victorieux de la dictature chantant leur exploit en famille est un encouragement pour tous ceux qui désirent une nouvelle donne et agissent à leur niveau pour qu’elle advienne.
    Certes je pensais ça aussi lors de l’élection d’Obama, et depuis je déchante un peu. Mais ne nous laissons pas impressionner… l’histoire a plus d’un tour dans son sac.

    à Samuel Génissel
    merci pour votre avis encourageant ! Cette idée de scénario serait peut-être plus à sa place dans une pièce radiophonique , un film ou un roman, que sur ce blog où elle ne semble pas susciter beaucoup d’interêt !

    à Yvan , à Piotr
    J’ai découvert, dans Aux armes historiens d’ Eric Hobsbawn qui cite en annexe les Cahiers de prison de Gramsci, ce parallèle éclairant : « Pour les mêmes raisons que le Tiers Etat se désagrégeant une fois l’Ancien régime vaincu, que les jacobins ne s’autorisant pas à confier le destin de la Révolution au suffrage populaire conduisant le peuple à l’indifférence politique, quelques poignées de bolchéviks livraient leurs combats sur le corps inerte des masses soviétiques ». Et que la référence livresque à Thermidor, lors de la NEP, avait suscité un déchainement de passion extraordinaire, et stérile. En Egypte c’est une toute autre configuration, non ?

    à Paul Jorion
    Auriez-vous une idée pour des équivalents contemporains du duc d’Aiguillon et du vicomte de Noailles ? Je ne crois pas que Pebereau et Arnaut soient crédibles dans le rôle ! Mais il faut peut-être créer de toutes pièces les personnages !

    En revanche on peut trouver une analogie entre vos travaux et ceux d’un juriste éclairé, Boncerf, collaborateur de Turgot, dont une brochure Les inconvénients des droits féodaux préconisant leur rachat et/ou leur abolition, fut lacérée et brulée en place de Grève sur arrêt du Parlement de Paris en 1776… 13 ans avant la Nuit du 4 août !

    Nous sommes maintenant en démocratie et la censure n’existe plus de cette façon, mais ne peut-on pas dire que la production d’ analyses identifiant les principales failles d’une époque et préconisant des solutions est un signe précurseur, au minimum, de mutation ? Ces idées n’attendent que l’énergie et la détermination populaires, appuyant ici, de nos jours, les « bons » bulletins de vote (cf 1936) pour entrer en application , faisant franchir à la société une nouvelle étape historique. Avant la catastrophe annoncée espérons-le.

  42. « La santé économique des pays développés est actuellement très liée au prix du pétrole. » – Bernard Durand

    http://biosphere.blog.lemonde.fr/2011/02/13/le-pic-petrolier-vu-par-bernard-durand/

    « La faute est collective, il n’y a pas droite ou gauche sur la question, il n’y a pas électeurs ou élus, on s’est tous vautrés, on a beaucoup trop attendu pour faire les choses en douceur. Mais si nous en le faisons pas maintenant de manière extrêmement musclée, ce qui nous attend n’est pas du tout ce que conçoivent les politiques dans leurs programmes électoraux pour 2012. » – Jean-Marc Jancovici

    http://biosphere.blog.lemonde.fr/2011/02/14/le-pic-petrolier-vu-par-jm-jancovici/

    J’aime bien cette idée selon laquelle la faute est collective, c’est pour moi le seule source d’espoir.

    1. Ben voyons…
      Tout le monde est responsable= Personne n’est responsable.
      C’est très – trop!- pratique. « Allez on efface tout… » Ben voyons.

      Du reste, après avoir lu quelques articles de ce blog (en particulier celui concernant la bioéthique qui m’a bien fait halluciner, et pas dans le bon sens vu la qualité des arguments émis…), il me semble qu’on nage dans le fondamentalisme vert le plus religieux/obscur.
      C’est amusant deux minutes. Mais deux minutes seulement.

    2. – Je ne saisis pas du tout la logique qui se cache derrière tout le monde est responsable donc personne ne l’est. Qui dit cela ? Dans quels contextes ? Pourriez-vous développer ?

      – D’après moi nous sommes plus dans – au choix – les spéculateurs, les financiers, les banquiers, les politiques, les capitalistes, les néo-libéraux, le libéraux, les socialistes, les riches, les impérialistes, les occidentaux, les fondamentalistes, les autres, etc … – sont responsables de la crise, donc je n’en suis pas responsable, et du coup il est hors de question que l’on revienne sur MES acquis. Comme tout le monde tombe d’accord pour accuser l’autre de tous les maux, c’est la recette parfaite pour que rien ne change. La paralysie à tous les niveaux ne reflète rien d’autre que notre incapacité croissante à se mettre d’accord sur ce qui se passe et sur les réponses à y apporter si on veut y faire face.

      – Je pars du principe que tout le monde a une part de responsabilité bien que cette part de responsabilité soit très variable. Mais soyons logiques, comment accuser l’autre d’avoir une poutre dans son oeil si on ne reconnait pas avoir une paille dans le nôtre. Et puis il faut aussi prendre en compte le fait qu’un ballot de paille puisse peser plus lourd ou être plus volumineux qu’une poutre. Pas simple donc.

  43. François Morin : « Il faut fermer Wall Street »
    Un économiste qu’il faudrait lire.
    Il devrait être d’une aide certaine pour un soutien à votre argumentaire sur les produits dérivés.

    Bonne journée.

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