LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 25 FEVRIER 2011

Un monde sans argent
Un monde sans mort nécessaire
Les hyperdiffusionnistes anglais : Grafton Elliott-Smith, William Perry, A. Maurice Hocart, W.H.R. Rivers
Par quoi remplacer le monde qui s’effondre ?
Marx, l’objection de croissance
Les blogs, les « clubs »
* L’argent mode d’emploi,
* Le capitalisme à l’agonie,
* La guerre civile numérique,
* Comment on devient l’« anthropologue de la crise »,
* Le prix

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261 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 25 FEVRIER 2011 »

  1. Paul,sincèrement,

    Connaissez-vous une seule civilisation dans l’histoire de l’humanité dont le roi ou les gouvernements soient devenus sage ?

    Non,elles ont toutes pour la plupart disparues par auto-destruction,prenez par exemple la civilisation de l’île de paques ou les mayas,c’est à chaque fois le même schéma.Nous finieront pareil,la différence,et pas des moindres,c’est que cette fois-ci,tout est mondialisé et interdépendant,ce n’est plus une civilisation locale.L’onde de choc sera terrible.

    La vérité c’est que l’homme n’a jamais sû maîtriser le pouvoir et l’argent qu’on lui attribue.

    Et la seule question est : Qu’est-ce qui pourrait provoquer un regain de sagesse chez l’homme ? car il n’y aura pas de monde meilleur sans sagesse de nos gouvernants.Des blog comme le vôtre peuvent-ils suciter l’éveil ?

    Roulez en Ferrari dans la rue,et vous convertirez sans le vouloir 1000 personnes qui vous regardent avec jalousie au fait que l’argent représente le bonheur,mais marchez avec Jésus en multipliant les pain,pour ceux qui y croient,et vous reviendrez naturellement vers la vertue,ou vers Dieu,pour ceux qui y croient.J’arrête là pour Dieu.

    On voit quand même quelques exemple,comme ces milliardaires prêt a redistribuer 99% de leur fortune à leur mort.Mais ça reste rare.

    La sagesse implique biensûr une redistribution de richesse,qui implique elle-même un appauvrissement des élites,et là,c’est pas gagné.

    Connaissez-vous des personnes qui acceptent d’être moins riche,Paul ?

  2. Bonjour,

    Merci encore pour ce que vous faites, petit à petit le ton change dans les médias. Appuyons-nous sur les principes, ils finiront toujours par céder (E. Herriot) 😉

  3. Un jour, des anthropologues se demanderont comment nos sociétés dites « développées » étaient obsédées par la Croissance, avec leurs grands théologiens qui dépeignaient les objecteurs de croissance (sous entendu TOUS les objecteurs de croissance), comme des adeptes des valeurs du quakerisme, d’une utopie régressive et malthusienne. A sens de la nuance, sens de la nuance et demi 😉

    1. Bonsoir Fuji San
      J’ai également été étonné du rapprochement fait par Paul entre décroissants et quakers. Je suis donc allé voir sur Wikipedia ce qu’étaient exactement les quakers. Et je dois bien avouer qu’il y a pas mal de points communs. Voici donc ce que sont ces très respectables quakers selon wjkipedia.
      « La Société des Amis ou quakers (trembleurs) se différencie de la plupart des autres groupes issus du christianisme par l’absence de credo et de toute structure hiérarchique. Pour les quakers, la croyance religieuse appartient à la sphère personnelle et chacun est libre de ses convictions. Bien que les quakers considèrent en général le quakerisme comme un mouvement chrétien, certains quakers se considèrent aujourd’hui universalistes, agnostiques, athées, non théistes ou encore humanistes. La proposition d’admettre des non-chrétiens au sein du quakerisme remonte au moins à 1870.
      On peut aussi voir les quakers comme un type particulier d’ordre religieux (comme les franciscains qui pratiquent aussi le mysticisme de groupe), vivant à leur manière la tradition mystique. Plutôt que de se retirer du monde, le quaker traduit son mysticisme en action. Les quakers croient que cette action mène à une meilleure compréhension spirituelle, pour l’individu et pour le groupe. On peut aussi voir la Société des Amis comme une sorte de religion humaniste dans le sens d’Erich Fromm, où le mysticisme inclut les activités sociales et politiques.
      De manière générale, le quakerisme ne s’est jamais basé sur des principes.. Ce renoncement à toute théologie faisant autorité a conduit la Société des Amis à une large tolérance pour les attitudes et les engagements de ses membres, quand ils sont ressentis comme « sincères ». La plupart des quakers sont convaincus qu’un credo formel serait un obstacle à l’écoute authentique et la reconnaissance de nouvelles intuitions
      Plainness : ce mot anglais qui vient de l’ancien français plain, « plat », signifie simple, sans ornements. Les quakers ont pratiqué jadis cette simplicité dans leur habillement et dans leur langage, on les considéra alors comme des « gens étranges » (Peculiar People), et le logo bien connu des céréales Quaker Oats a poussé à croire que le costume et le grand chapeau noirs étaient obligatoires. Traditionnellement, il s’agissait de contrer l’expression de la vanité et de la supériorité, le conformisme et le gaspillage associés aux changements de mode. Aujourd’hui les quakers tendent à choisir une version « simple » des habits à la mode, ou à n’acheter que les habits dont ils ont besoin, des habits produits dans de juste conditions économiques et environnementales, ils évitent les articles coûteux. Comme bien d’autres aspects de la vie quaker, la pratique du « plainness » a évolué avec le temps, même si les principes de base sont restés valides. Ses principes sont aujourd’hui exprimés par les témoignages de simplicité, d’égalité et d’intégrité.
      Les quakers ont un sens aigu de l’égalitarisme spirituel, en particulier concernant l’égalité des sexes, femmes et hommes ayant un même droit de prendre la parole durant les cultes. Pour eux, il n’existe aucune hiérarchie de naissance, de pouvoir politique ou autre. Pour les quakers, il ne s’agit pas d’un refus de l’autorité, mais d’un avertissement contre la prétention et la domination de l’ego. Plusieurs quakers furent parmi les premiers à s’opposer à l’esclavage, en particulier Antoine Bénézet (1713-1784) et John Woolman (1720-1772). De nos jours, les quakers évitent encore les titres de noblesse ou universitaires.
      Le témoignage de paix est probablement le plus connu des témoignages quakers. La conviction que l’emploi de la violence est une erreur a persisté jusqu’à aujourd’hui et de nombreux quakers sont objecteurs de conscience, engagés contre la guerre et pour la non-violence, ce qui a conduit certains d’entre eux en prison. Aujourd’hui certains refusent de payer la part des impôts qui finance l’armée. Ce témoignage est à l’origine de l’appartenance de la Société des Amis aux Églises traditionnellement pacifistes.
      Les quakers furent parmi les premiers à reconnaître les mêmes droits aux femmes, plusieurs ont été des leaders dans la lutte contre l’esclavage, ils étaient parmi les premiers à humaniser les traitements pour les malades mentaux et pour les prisonniers.
      La simplicité pour les quakers a généralement concerné les possessions matérielles (« plainness »). Ils ont traditionnellement limité leurs biens à ce qui était nécessaire pour vivre, sans rechercher le luxe. Récemment, ce témoignage est interprété avec une dimension écologique. Une autre conséquence de ce témoignage est l’aménagement sobre et fonctionnel des maisons quakers.
      Les quakers ont contribué à fonder de nombreuses organisations, que ce soit à titre indivuel, en groupe ou en collaboration avec d’autres. Entre autres : Amnesty International, Greenpeace, OXFAM.
      En Allemagne ce sont des millions de personnes qui ont reçu l’aide alimentaire organisée après les deux guerres mondiales et nombreux sont ceux qui se souviennent de la « ration quaker » (Quäkerspeise). Cependant la grande majorité des bénéficiaires n’ont aucune idée du mouvement à l’origine de cette aide. La situation est la même partout où le « secours quaker » (Quaker service) a apporté une aide d’urgence, les quakers ne faisant pas de prosélytisme.
      Les diplomates connaissent le plus souvent le mouvement quaker, grâce aux organisations créées dans le but de faciliter les contacts informels et par les actions de médiation entreprises sur le terrain.
      Un rapport fait en 1995 à l’Assemblée nationale (France) précise que
      « tous les mouvements spirituels autres que les religions traditionnelles et communément appelés sectes ne sont pas dangereux, comme, par exemple, les baptistes, les quakers ou les mormons. Leur rôle peut même être, parfois, considéré comme très positif» »
      Ouais, pas mal donc d’être traités d’héritiers des quakers, même si le mysticisme est absent chez les décroissants

    2. @Alain A
      Effectivement, il y a de ça, mais avec une dose d’exubérance, de vitalité, de joie de vivre qui vient peut-être de racines latines (le côté «râleur» du francophone, l’auto-dérision belge…).

      Je me souviens surtout de l’avertissement de PJ que ces socitétés où le consensus est de règle sont très vulnérables aux «taupes» qui s’infiltrent pour pourrir les débats.

      Voir aussi : http://www.pauljorion.com/blog/?p=16698#comment-113101

    3. Effectivement, je me retrouve assez bien dans cette description des quakers. Ils semblent avoir tout compris avant nous!

  4. L’argent … la mort … le jeune Hegel disait ceci, à propos de l’argent : « das sich in sich bewegende Leben des Todten » (la vie auto-mobile de ce qui est mort).

    1. Oui j’ai vu votre citation sur un site prestigieux mais qui ne connait pas l’allemand (et que je n’aime pas). La citation exacte est, en bas ici :

      http://kriegstheater.blogsport.de/2010/03/06/material-in-girum-imus-nocte-et-consumimur-igni-2/

      und was ist nach debord das spektakel? richtig:

      « Das Spektakel ist das Geld, das man nur anblickt, denn das Ganze des Gebrauchs hat sich in ihm schon gegen das Ganze der abstrakten Vorstellung ausgetauscht. Das Spektakel ist nicht nur der Diener des Pseudogebrauchs, es ist bereits in sich selbst der Pseudogebrauch des Lebens.“

      – trad : Le spectacle est l’argent, que l’on regarde seulement, car la totalité de la consommation s’est déjà échangé en lui contre la totalité abstraite de la représentation. Le spectacle n’est pas seulement le serviteur de la pseudo consommation, il est déjà en lui même la pseudo consommation de la vie.

      these 49

      « Das Spektakel weitet das Prinzip, das Hegel in der Jenaer Realphilosophie als dasjenige des Geldes auffaßt, auf das gesamte gesellschaftliche Leben aus, es ist

      « das sich in sich bewegende Leben des Toten“.“

      these 21

      Comment interpèter ceci ? Qu’un principe de mort se meut dans le vivant ? Je suppose… dans la mesure où il dépasse la volonté libre et la courcircuite en quelque sorte…

      La vie se mouvant en elle même, de la mort..

      Comment la mort pourrait être vivante .. ? eh bien dites donc…

      Se mouvant en elle même, la vie de la mort… eh bien…

    2. « La rhétorique procure à celui qui l’exerce le plus grand bien qu’on puisse souhaiter : être libre soi-même et dominer tous les autres. » (Platon, Gorgias)

      « Ainsi la mort nous apporte la question de ce qui nie le discours, mais aussi de savoir si c’est elle qui y introduit la négation. Car la négativité du discours, en tant qu’elle fait être ce qui n’est pas, nous renvoie à la question de savoir ce que le non-être, qui se manifeste dans l’ordre symbolique, doit à la réalité de la mort. » (Lacan, Ecrits)

    3. Debord a repris, en langue française, la réflexion de Hegel.

      Lisez Debord en français.

      Ses livres sont disponibles pour l’essentiel chez Gallimard et quelques autres chez Fayard.

  5. Paul Jorion vient de terminer son slalom géant sous les applaudissements.On a eu un peu peur pour lui quant trois hyper-diffusionnistes surgis de nulle part se sont répandus sur la piste.Je ne vous parle pas des sapins ,des bosses et de sa barbe légendaire( testée en soufflerie) qui l’ a handicapé dans le schuss final.J’essaye de m’approcher pour une interview…

  6. Quand je parle croissance à l’homme c’est souvent pour l’amener à penser et écouter les mêmes personnes très qualifiés et compétentes en société.

    Quand je parle constamment de croissance aux enfants c’est surtout dans l’idée de ne plus vouloir leur raconter des histoires de pauvreté et de misère.

    Quand je parle souvent croissance à la femme moderne c’est surtout dans l’idée de la rassurer, de la protéger, de la sécuriser, de la chérir, de lui dire par exemple que sans la
    croissance elle ne pourrait mieux se maquiller, c’est important la séduction de nos jours.

    Quand je parle souvent croissance à l’homme c’est bien évidemment dans l’idée de conduire un maximum de gens vers le seul bien marchand sur terre, peu importe d’ailleurs que cela
    soit le capitalisme ou le socialisme, car le principal c’est qu’il faut surtout bien avancer,
    malheureusement en cas de forte panne on n’a toujours rien trouver de mieux à dire en politique ou à l’image que leur répéter avant tout les mêmes choses sempiternelles.

    Quand je parle surtout croissance à l’homme c’est peut-être parce que j’éprouve toujours encore un peu de mal à me défaire de certaines idées reçues encore mieux Madame ou Monsieur si je me met pareillement à penser et fonctionner pareillement comme vous.

    Quand je recherche surtout à me faire élire en société ce n’est certainement pas non plus
    dans l’idée et l’intention première de pousser davantage de gens à croître dans l’esprit, à ça non alors vous imaginez alors tout un monde qui serait déjà beaucoup moins évident à tromper et berner, oui ça ne serait déjà pas très bon pour les affaires.

    Quand je parle surtout croissance à l’homme c’est parce que je pense moi aussi de mon coté que sans croissance je vois mal comment le politique moderne pourrait-il mieux faire le bien de tous, petits et grands à la fois, c’est vrai je le reconnais un peu, je me répète moi aussi beaucoup dans mon pays, c’est parce que je pense que la vérité n’est seulement apparu
    qu’à mon époque, la mienne forcément, encore plus si nous voyons davantage d’obèses
    se goinfrer sans cesse devant plus de gens ayant le ventre vide.

    Quand je parle souvent croissance à l’homme c’est surtout dans l’intention de le saouler encore une fois à ce sujet car c’est bien connu vous les jeunes et moins jeunes sans croissance pas de travail et sans travail pas d’argent, et sans argent donc pas de meilleur bonheur et de meilleure situation de vie, vous comprenez c’est pourtant facile à comprendre.

    Parce qu’on n’a pas trouvé mieux à dire aussi sur terre en matière de psychologie de masse, tout dialogue avec quelqu’un qui avance et forcément plus sain à suivre qu’avec quelqu’un qui préfère reculer ou en perte de vitesse ou d’argent.

    Quand je parle surtout croissance à l’homme c’est surtout dans l’idée de lui faire croire que le grand commerce mondial ne pourra jamais mourrir aussi dans le même temps, qu’il soit même est encore possible de pondre quelque chose qui puisse changer le cours des événements, culte du nouveau ? culte de la performance intellectuelle ou pas en société, culte de la demande ? culte du changement ? Oui mettons-nous tous davantage au travail pour mieux faire encore du changement !

    Quand je parle surtout croissance à l’homme avec beaucoup de joueurs de flute et de pipos
    à la fois c’est surtout dans l’idée bien sage que tout autre chose ne pourrait être que plus utopique pour le genre humain, la preuve admirez encore et encore nos plus belles oeuvres commerciales et grandioses de plus à la télévision !

    Allez je vais m’arréter là car je ne voudrais pas non plus en rendre davantage malades et écoeurés comme ça, bon week-end quand même, et surtout n’oubliez pas aussi de parler beaucoup croissance à votre petit animal de compagnie, croissance oblige bien évidemment.

  7. Pour faire suite à la remarque de Lisztfr : le manque est le moteur du capitalisme, son essence, sa différence de potentiels vitale. C’est tout de même l’homme qui accepte ça ! C’est donc de l’homme que vient le problème. J’ai expliqué à plusieurs reprises pourquoi.

    La sortie de crise, la nouvelle civilisation, ne peut venir que d’une prise de conscience généralisée.

    Il faut en parler. Certains auront besoin d’être mis en confiance sur leur futur, les outils sont là.

    Où est le problème ? Qu’est-ce qui vous bloque ? Il faut convaincre, faire passer le message de la démocratie : je verbalise ma valeur, je verbalise la vie que je souhaite mener. Je verbalise donc je suis en démocratie. Je participe à la démocratie.

    Je ne vois vraiment pas ce qu’on peut faire d’autre, si ce n’est décrire le système, son effondrement et les menaces qui nous guettent…

    Vous le premier vous ne verbalisez pas le monde que vous souhaitez, ou peut-être dans vos livres. Oui la ponction de la finance est mauvaise et ne devrait pas exister, oui elle sera éliminée, nécessairement, mais après ? Plus de ponction, plus d’essence, plus de capitalisme : vous le savez et nous le savons. Mais après ? Quelle est votre verbalisation du futur ? Si vous ne dites pas comment vous le voyez – si vous ne prenez pas de risques, pour faire le lien avec votre approche psychanalytico-anthropologique de la muerte-, si vous ne réagissez pas aux verbalisations des autres, comment croyez-vous qu’une démocratie pourra advenir ? Par une loi ?

    Et pendant ce temps-là les tarés ne se posent pas de questions. Ils avancent. On va attendre sagement qu’ils nous pondent un truc contre lequel on pourra se défouler, l’analyser, le décrire jusqu’à l’ivresse ?

    Pardon. Merci.

    1. « Pour faire suite à la remarque de Lisztfr : le manque est le moteur du capitalisme, »

      En fait c’était plus précis que cela, je ne parlais que de l’argent et de ses conditions de fonctionnement. C’est moins évident, les gens ont du mal à saisir ce qu’est l’argent…

    2. Oui oui : j’avais compris. L’argent c’est pour la partie économique du capitalisme, l’économie, et le reste du manque pour les autres facettes de cette Économie, ce vivre-ensemble, le capitalisme.

  8. Choisir entre vivre ou mourir, entre croissance et décroissance n’est pas une solution face au défi que nous devrons relever.

    Même immortels, mêmes sages, notre guerre contre la nature n’est pas terminée. Il nous faut encore quitter ce monde, et en trouver d’autres , ou disparaître avec lui.

    L’on parle de croissance, de décroissance, d’écologie, hélas jamais de résilience. De surcroît à long terme… de migration spatiale.

    Comme le dit Michel Serres en parlant du tableau Deux hommes luttent: Goya avait ce génie qu’Hegel n’avait pas: le maître et l’esclave se battent, mais sur des sables mouvants.

    Choisir entre Marx, Georgescu-Roagen, Smith ou Keynes, quelle importance?

    Il nous faudrait déjà poser de bonnes questions.

    1. Vigneron n’avait pas aimé , lors d’un échange déjà ancien , que je lui oppose cette référence au tableau de Goya extraite du bouquin de Michel Serres .

      Qui lui se mouillait ( et apparemment se mouille encore ) d’une proposition : le WAFEL .

      En attendant l’ére du DOUX .

    2. « On ne fait pas plus vaniteux et haineux que les inférieurs qui veulent leur revanche. » Naipaul, Semences magiques. On peut penser à une longue suite de revanches, dont les objets et objeux varient, se superposent d’autant plus invisiblement que la technique nous trace .

      1. « Il y a bien une lutte des classes, et c’est celle à laquelle appartiennent les gens comme moi qui l’avons gagnée ». Ceci, Warren Buffett l’a dit sans vanité ni haine. Ni la vanité, ni la haine n’étaient nécessaires : seul comptait le résultat.

    3. @Pipas : « hélas jamais de résilience » : pourquoi cet « hélas » ? De manière générale, la résilience se comprend comme une plasticité qui permet à quelque chose de reprendre sa forme après une plus ou moins forte déformation. Pensez-vous qu’il faudrait chercher à augmenter la résilience de quelque chose ? Du système capitaliste ? De la nature ? Des individus ? Des objets ? (Au lieu de les jeter à la poubelle.) Vous me faites penser à Kerkoz qui ne jure que par la stabilité (des systèmes complexes). C’est bien beau, tous ces concepts à la mode, mais en pratique : on en fait quoi ?

    4. Goya avait ce génie qu’Hegel n’avait pas: le maître et l’esclave se battent, mais sur des sables mouvants.

      Et Hegel avait ce génie que Goya n’avait pas : la dialectique du maître et de l’esclave, c’est bien du premier, et on en cause encore.
      Les sables mouvants du second ? Peut-être y trouverez-vous, en fouaillant bien, une ou deux bottes de Juan.
      Pour ce qui me concerne, j’ai sauvé mes « Aigle » sans jamais déchausser et, dans ma grande magnaniimité – et ma commisération de même, à ma grande honte – me suis-je même payé le luxe de tirer l’auguste contenant de la paire susmentionnée de ce mauvais pas vaseux où l’avait conduit ce Cher Missel, euh, ce Serres Michel…

    5. @Vigneron :

      Faux . Javais laissé une botte à Hegel et une à Goya .Et Vigneron dans les sables mouvants en attendant que n’émerge plus que sa tête , et que sainte trouille lui fasse crier sa vérité .

    6. « Choisir entre Marx, Georgescu-Roagen, Smith ou Keynes, quelle importance? » : ça fait partie des « bonnes questions ». Ça montre les limites de l’éventail qu’on s’autorise. Ça montre les contraintes que se posent a priori et par nécessité (faut pas négliger le carburant) la philosophie (1) et l’anthropologie (2).

      Bien sûr qu’il est nécessaire qu’une philosophie ou une anthropologie ait pour postulat que sa vision est la bonne ! C’est con de le dire mais ça va mieux en le disant. Et pour qu’elle soit la bonne il faut qu’elle soit reconnue… donc qu’elle soit acceptée… le maître et l’esclave.

      Et la lutte des classes qui revient par-là : c’est ça quand on abandonne un chemin en cours de route !

      La diversité de valeurs-propres que le capitalisme ne peut accepter, est la même que celle que philosophie et anthropologie ne peuvent accepter. De là à dire que capitalisme, philosophie et anthropologie sont à mettre dans le même sac, il y a un pas que j’ai déjà franchi : c’est une crise de civilisation, nous sommes entrés en société puis en démocratie représentative comme on se cache derrière une philosophie ou une anthropologie, comme l’esclave se cache derrière le maître, par peur d’affronter nos peurs existentielles (la muerte, le pourquoi je vis pourquoi j’existe ?).

      Ce constat fait, il serait peut-être temps de se la bouger, la … l’existence, non ?

      « Telle duperie triomphe: il en résulte une religion, une doctrine ou un mythe – et une foule de fervents; telle autre échoue: ce n’est alors qu’une divagation, une théorie ou une fiction. » (Précis de décomposition, Cioran)

      1- « La philosophie est à l’étude du monde réel ce que l’onanisme est à l’amour sexuel. » (Marx, L’Idéologie allemande)
      2- « La religion est le lieu où un peuple se donne la définition de ce qu’il tient pour le vrai. » (Hegel)

    7. Poser la question de qui du maître ou de l’esclave triomphera est une mauvaise question.
      Encore une fois, tous deux sont loin d’avoir vaincu la nature.
      Pardon pour les sables mouvants hégeliens, peut-être plus subtils que ceux de Goya…

      Poser la question de l’abolition de la domination, de l’utopie anarchiste, est à mon sens une bonne question.

      L’humanité peut avoir plusieurs civilisation.
      Lorsque j’écris résilience je pense à notre espèce, au delà de notre vieille planète pour l’après, pas à notre civilisation actuelle: ce que les écologistes du développement durablabla sont hélas loin d’évoquer.

    8. @ Paul, « Il y a bien une lutte des classes, et c’est celle à laquelle appartiennent les gens comme moi qui l’avons gagnée ». Ceci, Warren Buffett l’a dit sans vanité ni haine. Ni la vanité, ni la haine n’étaient nécessaires : seul comptait le résultat. »
      Ses questions sur la femme de ménage qui paie autant d’impôt que lui c’est sympa, c’est une caution, un enrobage. le meilleur des mondes possible ou le sentiment philanthropique rachète le simulacre, soude le tout, bref on s’enlise. W. B est un cas un peu à part, bien élevé comme on dit.
      il y a peu j’ai perdu un peu de temps à Zurich devant le ballet des limousines à l’hôtel Baur au Lacles. je ne peux m’empêcher de croire que derrière le moelleux capitonnage de leur vie se tient un grand mépris que leur vernis culturel oblitère ; leur délicatesse, leur sensibilité s’expriment exclusivement dans l’entre-soi. Simulacre donc. Leur vie séparée produit cette haine qui trouve son exutoire dans l’arrogance du fric et l’art de l’équivoque. L’indifférence à l’égard du monde, l’absence de compassion se dévoile soudain un jour par l’offense inconsciente ; Jean-Paul Guerlain, 73 ans, avait fait scandale à la TV (et oui on a beau croire le monde à soi, d’y parler devant la boite ou dedans, ça change tout de même un peu: « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… » ). Je ne peux m’imaginer que l’ignorance de la souffrance de l’autre ne procède pas de la peur et du mépris.
      Paul, à attendre la solution, on ne sait où (un blog c’est déjà ça) ni quand (demain on verra) ni quoi (ou qque chose comme court-circuiter –sachant que l’état tient le monopole de la violence) . c’est vrai que votre angle conceptuel d’attaque me convainc, l’interdiction des paris etc. mais passer de l’ordre conceptuel à celui qui le rendrait efficient, il y a une barrière… Comment on devient l’« anthropologue de la crise » je lirai, les autres l’économie politique moins, j’en suis loin, chercher avec qui quoi comment faire j’en ai pas le sens, et j’en vois les ornières, les activistes me fatiguent et j’en suis des fois. Voir de quoi « tiens, mon parcours » histoire de prendre la mesure de quoi on est fait au fil des structures qui nous sont miroirs, matières organiques ou géologiques dont on se compose – avec tout de même une mémoire parce que on a la parole, engrammer nos actions, avec la tâche d’en dessiller autant le désir que l’illusion de croire savoir. Le chemin qui se fait en marchant, j’aimerais voir le vôtre, et l’intégrité qu’il récolte pour m’aider contre mon fatalisme, donner courage d’agir. J’avais beaucoup aimé votre fil où vous parliez de votre job aux US et du milieu bancaire.

      Je ne connais pas le contenu
      Je n’ai pas la clé
      Je ne crois pas les bruits
      Tout cela est compréhensible
      Car je suis moi-même tout cela.

      Franz Kafka, Journal.

    9. @roma : il fallait bien tout votre fatalisme et tout votre fond littéraire pour pouvoir exprimer, si délicatement, la haine des riches envers les pauvres. Il peut sembler qu’elle n’existe pas, mais c’est seulement qu’elle est rentrée. L’argent étant devenu un but en soi pour la classe dominante, et le seul qu’elle ait à connaître, on ne voit vraiment pas sur quelle valeur elle pourrait nourrir un quelconque respect pour les classes dominées. Si un minimum de respect existait, on devrait s’en rendre compte à travers la politique économique et financière de l’UE. Le mépris est en fait total, absolu et radical, mais autocensuré par goût des bonnes manières. (D’autant plus facilement que ce serait ballot de le proclamer sur tous les toits…)

    10. @roma suite : si, il y a bien, au niveau européen, la CEDH, qui protège efficacement les mariages mixtes par exemple, mais l’on peut se demander si cette protection juridique ne serait pas le cheval de Troie ou l’alibi des… « droits de l’homme d’affaires », pour reprendre les mots du Canard, droits qui se décident ailleurs qu’au sein de la CEDH.

  9. Bonsoir
    Juste pour voir si mon message passe car le précédent est mort..

    Entretemps j’ai apprécier notre intervenant citant A.CAMUS .Me rappelle plus exactement mais ..C’est la Mort qui existe en créant la vie ,sans cela comme de toute façon on a pas le choix de naitre ,alors choisir sa mort pas besoin,elle s’en charge elle même..

    1. Naître
      Et n’être
      Qu’au fond seul
      Comme avant de n’être
      Qu’un être à naître
      Dans l’amnésie du monde.

    2. Pierrot du Québec dit :
      25 février 2011 à 20:10
      Naître
      Et n’être
      Qu’au fond seul
      Comme avant de n’être
      Qu’un être à naître
      Dans l’amnésie du monde.
      —————————————————————————–

      ETRE l’amnésie de l’univer avant et apres…
      Vive le Québecq et Pierrot l’artiste..
      merci

  10. Le capitalisme, dans sa forme néo-libérale, est sans doute en train de lancer son chant du cygne. En tout cas il joue la course en avant et ne pourra pas tenir le rythme longtemps.
    Madison Wisconsin a donné le signal aux usa, le mouvement de protestation s’étend aux états voisins. L’abus d’autorité contre les travailleurs au profit exclusif de l’oligarchie révolte. Mais c’est surtout l’arrogance du pouvoir qui impose par la force et le manque d’équité qui pousse les américains dans la rue.
    En Grèce les manifs ne cessent pas, alors que le gouvernement s’apprête à imposer les nouvelles mesures d’austérité imposées par le FMI et l’UE.
    En Irlande, le parti au pouvoir ayant entériné des mesures d’austérité similaires est balayé avec une énergie qui devrait faire réfléchir les dirigeants européens au sujet de leur forme d’aide, ainsi que les Portugais.
    Les anglais ne se résignent pas à un plan d’austérité d’une brutalité rare.

    Le prix des matières premières alimentaires ne cesse de grimper, sans parler du pétrole et du reste, en grande partie à cause du financement à taux zéro des spéculateurs par la FED.
    Tunisie et Égypte soulevée en partie pour cette raison, Libye qui vient bien (pour d’autres raisons), Yémen et d’autres pays qui bougent par contagion. Liste non-limitative…

    L’UE fait entende des grincements en raison du manque de solidarité, le dollar inspire de moins en moins confiance, de même que l’autorité américaine dans le monde.
    Sombre tableau?
    Faut voir, la fin de quelque chose est toujours le début d’une autre.
    Les renversements de régimes récents montrent qu’une guerre mondiale et sanglante n’est pas nécessaire pour qu’un changement profond soit possible.

    A la fin de la 2GM les dirigeants ont adopté un modèle de reconstruction et de développement à peu près équilibré entre capitalisme et humanisme, c’est ce qui a permit l’apparition de la classe moyenne, rejetant la lutte des classes et le combat individuel pour un monde meilleur, n’en ayant plus besoin.
    Les classes moyennes occidentales sont en train d’être détruites par « l’argent » et « le pouvoir en place » (s’il y avait une différence) montrant son mépris de la vie. Elles disparaissent, devenant trop coûteuses dans un monde globalisé, mais les gens ne veulent pas le voir tant qu’il leur reste des débris à sauver. La fuite en avant du néo-lib avec toujours de nouvelles exigences d’austérité, comme on le voit en Grèce et ailleurs, va faire comprendre aux européens à quoi ils doivent s’attendre.
    Et si ça ne suffit pas, la fin de l’Euro, l’effondrement du dollar, la disparition du pétrole pour les fauchés insolvables que nous sommes attendent leur tour.

    Il est donc nécessaire pour préparer l’avenir dès maintenant de penser en terme de lutte de classe et de combat contre le capitalisme par des révolutions sans guerre comme les démocraties arabes en montrent l’exemple.
    D’une certaine façon on peut voir ces révolutions comme la chute du mur de Berlin du capitalisme, c’est un mouvement de fond que personne n’arrêtera.

  11. Un jour un grand présentateur de divertissement présenta un petit enfant à l’école des fans, le monsieur bien mis dans son costume et le micro à la main lui demanda :

    Le présentateur :
     » Quel âge as-tu mon petit ? »

    L’enfant :
     » 7 ans  »

     » Et toi qu’est ce que tu en penses déjà de la crise à ton age ?  »

     » Et bien je pense qu’elles sont pas très intelligente les personnes adultes de nos jours  »

     » Oui tu as bien raison mon petit bout-chou  »

     » Mais sinon qu’est-ce que tu veux faire plus tard dans la vie ?  »

     » La même chose que mon papa ou alors les gens pauvres dans la société  »

     » C’est-à-dire mon petit ?  »

     » Vouloir changer les choses mais pas comme les gens de la foule  »

     » Oui mais encore mon petit bout-chou ?  »

     » Faire comme mon papa !  »

     » Et qu’est-ce qu’il fait ton papa ?  »

     » Il passe son temps à compter et étudier les escargots qui veulent aller trop vite pour avancer en société, il écrit parfois aussi des poèmes pour ses enfants  »

     » A dis donc vous entendez ça les ami(e)s, mais enfin mon petit compter les escargots ça n’a jamais été un bon métier dans la vie  »

     » C’est vous qui le dites Monsieur  »

     » Sinon comment ca va à l’école ils sont bien gentils avec toi tes camarades de classe  »

    Le petit baissa profondément la tête.

     » Et bien alors mon petit bout-chou tu as perdu ta langue ?  »

    Le petit releva alors la tête tout en regarda bien fixement le monsieur.

     » Vous savez quoi monsieur, vous devriez je pense changer tout de suite de métier et de costume, pour ça d’ailleurs que le monde ne change pas trop avec des gens comme vous  »

     » Et bien dis donc il ne manque pas d’air le petit  »

    Mais l’enfant n’avait hélas plus trop le coeur à la fête déjà à son âge.

     » Bon allez mon petit on recommence tout à zéro, parce que là vois-tu j’ai un autre petit de plus à interroger juste après toi  »

     » Trop tard je leur ai déjà passer le mot en coulisses, tu ne pourras donc plus trop les avoir comme moi auparavant  »

    Le présentateur un peu géné sur les bords :
     » Mais enfin mon petit, tiens tu veux pas plutôt un autre petit bonbon rose ou bleu à la place.

     » Non je veux pas de tes bonbons, car tu me fait déjà trop penser à 1984  »

     » Mais enfin mon petit et la croissance faut bien y penser pour tes descendants ?  »

     » Du vent la croissance, y a pas plus de croissance que de beurre aux épinards à la maison  »

    Puis l’enfant reparti à sa place comme il était venu.

    Et c’est alors que tout le monde se mit à l’applaudir, pendant ce temps-là la petite soeur était en train de jouer avec son nouveau jouet à la main, titatotutute, ouais je viens encore de gagner une fraise et puis plus tard je pourrais alors gagner plus d’argent comme ma maman et la maitresse un peu trop coincé du derrière à l’école.

    Le Papa tout enjoué était bien sur encore pleinement concentré dans l’étude et le comportement de ses escargots les plus redondants, c’était la crise, en sur-nombre les escargots semblaient même vouloir prendre de nouveau la grande autoroute de plus du changement à l’image.

    En ce temps là comme aujourd’hui fallait surtout oublier les sables mouvants, la nouvelle
    crise du pétrole ou l’autre grande famine et désolation morale de plus en société.

    1. @Dissonance :

      Vous êtes d’un certain point de vue la démonstration de l’inefficacité de la méthode que vous préconisez .

      Avez vous remarqué que le cours des choses a beaucoup changé depuis votre désir de ne pas reprendre un travail ? Je conçois par contre que vous soyez tenté de vous retrouver moins seul dans cette situation .

      Sur les statistiques de cols bleuS , outre la définition concrète du terme qui peut prêtée à variations , il m’apparaiy que vos pourcentages ( que je n’ai pas vérifiés ) s’appliquent à la population active dont la part relative dans la poppulation – outre le chômage- a chuté de façon spectaculaire . C’est d’ailleurs un des problèmes de la retraite par répartitiion . Je me fie , au plus près et concrètement , à l’évolution des effectifs dans ma vie professionnelle et à ce que je peux voir autour de moi , pour maintenir que la classe des cols bleus qui faisait le gros des rugissements n’est plus en position de bloquer le pays . Et elle n’a peut être plus envie , pour celle qui reste , de faire le boulot pendant que les cols blancs regardent .

      J’ai aussi parfois le sentiment que démissionner de son job ne fait que répondre au voeu le plus ardent de l’employeur par les temps qui courent . Et je ne parle pas de la part du grand capital qui surgagne sa vie en jouant au casino , et qui se fout au plus haut point dédites démissions .

  12. Petite réflexion comme un cheveu sur la soupe:

    Au chapitre « organisation des rapports de forces » dans le monde du travail, il y a quelque chose que je ne m’explique pas: Pourquoi salariés, chômeurs et précaires ne s’organisent-ils pas pour mettre en œuvre un chantage à la main d’œuvre donnant la réplique au chantage à l’emploi du patronat, qui pour le coup a pour sa part très bien su se synchroniser pour adopter ce type de discours?

    Idée qui me vient en observant notamment la position des plus inconfortables de certains employés du service public tels que ceux de Pôle Emploi, qui sont en désaccord totale avec la politique qu’on leur demande d’appliquer mais qui s’exécutent néanmoins docilement. La cohérence voudrait qu’ils démissionnent, d’autant qu’ils doivent ensuite essuyer les légitimes indignations du public qu’ils accablent au lieu d’aider. Mon exemple se fonde sur le secteur public dont c’est le principe même de servir l’intérêt général, cependant une telle démarche pourrait complètement s’appliquer aux activités a priori utiles du secteur privé.

    Prise individuellement évidemment, une telle démarche serait sans le moindre impact. Ceci dit, si le chantage à l’emploi était une pratique marginale de certains chefs d’entreprise peu scrupuleux seulement, elle n’aurait guère plus de poids. Le ressort dans un cas comme dans l’autre est bel et bien celui de l’effet de masse.

    Quels sont alors les blocages qui empêchent la population active d’enfin peser de tout son poids sur le fonctionnement de l’économie? Au moment où j’écris ces lignes, j’en envisage essentiellement un: La fragilité économique du public en question. Un salarié y réfléchit à deux fois avant de mettre sa démission dans la balance dans la mesure ou ses perspectives de subsistances sont engagées dans le processus. De même pour un demandeur d’emploi, la démarche d’un refus d’emploi pour motif éthique n’a que peu de poids face à la précarité dans laquelle le plonge le chômage.

    D’où la nécessaire organisation collective d’une telle démarche. La subsistance de tels objecteurs de conscience économique devrait être assurée par la solidarité collective. Une perspective d’action dont des syndicats authentiquement soucieux des intérêts des travailleurs seraient bien inspirés de se saisir, non?

    1. Non .

      L’ idée d’une grève générale ( ça aurait pu être le cas dans le courant des manisfestations sur les retraites ) serait plus indiquéée et efficace .

      En plus le procédé a déjà été éprouvé .

    2. @juan

      Un peu court. Quelques justifications ne seraient pas superflues.

      N.B. procédé « éprouvé » dans le sens « très très fatigué « ? 😀

    3. @Dissonance :

      Ce n’est pas le procédé qui est fatigué , ce sont les grèvistes . Plus assez de cols bleux .

      Pour la justification , bien qu’ignorant votre profession , je vous propose d’en démissionner demain matin ( ou lundi ça peut attendre un peu ) ou de mettre à profit le week end , si jamais vous vous sentez un peu seul , pour décider suffisamment de monde à vous suivre .

      Je citais ailleurs l’impossibilité de manipuler un groupe . Tous les vrais responsables syndicalistes vous confirmeront que la mobilisation au coup de sifflet , c’est une vision de bourgeois affolé .

    4. @juan nessy

      Pour la justification , bien qu’ignorant votre profession , je vous propose d’en démissionner demain matin ( ou lundi ça peut attendre un peu ) ou de mettre à profit le week end , si jamais vous vous sentez un peu seul , pour décider suffisamment de monde à vous suivre .

      J’admets avoir beau jeu de faire une telle proposition puisque je suis déjà sans emploi et que j’ai déjà pris sur moi de refuser certaines embauches pour de tels motifs. Ainsi donc, puisque votre artifice « commencez donc, on vous regarde » tombe à plat, je reste dans l’attente d’un vrai argument, si ce n’est pas trop vous demander.

    5. Bien sûr, Juan, que vous avez raison. Le concept de désobéissance civile généralisée, tel qu’il sous-tend le post de Dissonance, rassemblant idéalement tous les segments du salariat éclaté, du cadre sup au chômeur longue durée en passant par l’ouvrier gavé d’heures sup, l’intérimaire, le travailleur pauvre, la caissière mère isolée à temps partiel ou l’auto-entrepreneur me paraît relever du rêve douillet
      La désobéissance civile reste un moyen d’action valide, mais à la marge seulement, dans une démarche individuelle et symbolique essentiellement. Au même titre qu’a pu l’être l’objection de conscience en son temps. Et pour la démission-désertion, certains ont fait plus fort, chez France Telecom et ailleurs… Non ?
      Autre chose Juan, les cols bleus, seraient-ils devenus si rares, immontrables, que vous puissiez les classer X (« bleux ») ? 🙂

    6. @juan nessy bis (parce que je m’empresse de répondre et que je laisse passer des énormités):

      Selon les chiffres INSEE 2010, les ouvriers constituent pas moins de 21.5% de la population active, soit un peu plus d’un cinquième, auxquels j’aurais assez de malice pour y ajouter les 29,4% d’employés (hors professions intermédiaires et cadres) qui sont à mon sens des cols bleus déguisés (travestis même), pour un total respectable de 50,9%, soit 0.1 point de moins qu’une majorité absolue.

      Plus assez nombreux donc? Certes par rapport aux 80% du début du 20ème siècle, leur poids a diminué mais tout de même, pas au point de ne plus être en mesure de défendre convenablement leurs intérêts. Vous devez confondre avec le taux de syndicalisation je suppose, qui est pour sa part effectivement devenu ridicule.

    7. > Dissonnance
      Pourquoi salariés, chômeurs et précaires ne s’organisent-ils pas pour mettre en œuvre un chantage à la main d’œuvre donnant la réplique au chantage à l’emploi du patronat,
      Parce que le pôle emploi qui indemnise les chômeurs avec l’argent des travailleurs appartient à l’Etat et pas aux travailleurs. C’est l’Etat qui décide qui sera payé ou pas s’il ne fait pas ce que veut le Medef. Et le Medef ne veut pas dépendre des travailleurs et surtout pas négocier.

      J’avais proposé l’idée de créer un « bureau de l’emploi » pour le patronat, en résumé : les gens en recherche d’employeurs s’adresse à la bourse, les employeurs aussi de leur côté, et c’est la bourse, émanation des syndicats, qui fournit les meilleurs candidats, déjà formés, et impose ses conditions aux deux parties.

      Une grève générale est par essence transitoire, certaines entreprises ou gestion d’entreprise peuvent s’en accommoder moyennant le recourt au travail intérimaire ou contractuel.
      Une chose toute différente est la démission massive et définitive de l’ensemble du personnel. Personne n’ose parce que chacun a besoin d’un boulot, c’est toutefois une possibilité qui coulerait définitivement l’entreprise, ou l’Etat. Je pense spécialement aux entreprises « suicidogènes ».
      Contrairement à une grève qui met les grévistes en position de quémandeurs, la démission met l’employeur en position de proposer suffisamment pour attirer le personnel dont il a besoin.

      Dans le cas de Madison Wisconsin ce serait la meilleure option si le projet de loi passait, par exemple. Le gouverneur serait bien obligé de manger son chapeau et de faire de larges concessions pour conserver un service public.
      Le seul frein est le risque de ne plus être payé, c’est pourquoi la solidarité entre travailleur est essentielle!

    8. ceux qui « partent les pieds devant  » ne dérangent pas outre mesure certains big boss, qui y voient une** « mode » …( et qui partent avec moult bénéfices « camouflés » plus ou moins …)
      on coche un nom sur l’effectif : toujours cela de moins dans les personnes à « restructurer » (= à virer comme des mal-propres) …
      **la dureté et la déshumanisation de ces gens là atteint des degrés extrêmes …cela depuis une 15aine d’années . ( toujours les privatisations-financiarisation-déréglementations : c’est le point d’achoppement ! réfléchissons à ce que serait la Santé aux mains de ces gens là …)

      pas de quoi se sentir « in the mood » …of Love.
      http://www.youtube.com/watch?v=fC7_QdLwcJw
      Hong-Kong dans les années 60 …

    9. vigneron,

      Pendant que Dissonance avance, vous restez coincé dans votre rêve douillet. Ça ne signifie pas cela va sans dire que votre rêve ne mérite pas d’être vécu et considéré, ni que l’autre avance sur un chemin meilleur, ou a une vision meilleure, mais que la considération de l’autre permet de se rendre compte de son propre chemin.

      Sur le fond, vous faites du rosé ?

    10. Dans le cas des grèves et de l’occupation de Tahrir, certains « riches » faisaient circuler leur téléphone sur les réseaux sociaux en s’engageant à soutenir financièrement les plus pauvres qui participaient au mouvement (et participent encore, il y a avaient au moins un million de personnes hier à Tahrir réclamant que Mubarak soit jugé et que le gouvernement d’Ahmad Shafiq soit démissionné).

      Avant de lancer la grève générale, il faudrait trouver ces soutiens.

    11. @juan pour le post au dessus de ce fil

      Vous êtes d’un certain point de vue la démonstration de l’inefficacité de la méthode que vous préconisez .

      Évidemment. Comme un gus qui se mettrait en tête de faire une grève générale reconductible… tout seul. Une limite que par ailleurs j’ai bien pris soin d’indiquer dans mon commentaire initial sous la qualification d’effet de masse.

      Avez vous remarqué que le cours des choses a beaucoup changé depuis votre désir de ne pas reprendre un travail ?

      Tout dépend de quel point de vue on se place. Du point de vue des process de production eux-même, mon absence passe effectivement totalement inaperçue, je vous le concède volontiers, tout en vous renvoyant néanmoins au point précédent: Cet effet là ne peut se faire sentir que sous l’hypothèse de l’effet de masse. D’un point de vue personnel en revanche, la chose est très différente: Je peux enfin me regarder dans la glace en toute bonne conscience, ce qui dans ma situation est un apport non négligeable.

      il m’apparait que vos pourcentages ( que je n’ai pas vérifiés ) s’appliquent à la population active dont la part relative dans la population – outre le chômage- a chuté de façon spectaculaire .

      Oui, d’ailleurs je vous concèderais volontiers ce point… Ceci dit en poussant un peu le bouchon, on pourrait aussi reformuler ce constat de manière un peu moins diplomatique en disant que le vieillissement de la population n’est pas une bonne nouvelle du point de vue de la défense des acquis sociaux, ou plus offensivement encore que les retraités ont malheureusement tendance à l’embourgeoisement… Ce qui ne manquera pas d’en faire bondir plus d’un ici je suppose.

      Sur ce point évidemment il faudra considérer la nuance suivante entre un embourgeoisement financier dont tous ne bénéficient pas, loin de là, et l’embourgeoisement par défaut d’implication: Il n’y a pas à proprement parlé de conscience de classe propre aux retraités, leur condition étant le résultat de leur passé de travailleur. Ils n’ont donc pas de communauté d’intérêts en tant que retraités et plus la légitimité pour continuer de défendre la classe de travailleurs à laquelle ils ont appartenue jadis. Ainsi des plus modestes aux plus aisés, les retraités sont exclus de fait de tout rapport de force concernant le travail, ce qui semble a priori plutôt favorable à la bourgeoisie.

    12. @Dissonance :

      Sur votre dernier couplet concernant le rôle démobilisateur du poids des inactifs retraités dans la population totale , vous avez complètement raison . C’est une tare de toutes les sociétés qui vieillissent , même si les sexagénaires d’aujourd’hui sont souvent plus fringants que les cinquantenaires du milieu du XX ème siècle . Je ne sais pas quel éclairage pourrait nous donner Marc Peltier sur le sujet ; ça me rend d’ailleurs moins critique que d’autres sur l’idée qu’à terme , il va falloir rogner un peu sur les retraites les plus confortables ( j’avais d’ailleurs évoqué cette piste chez Attali il y a trois ans , mais pas trop fort pour qu’on ne commence pas par là en s’abstenant du reste , beaucoup plus crucial et préparateur d’avenir ).

      Ceci étant , si j’ai tardé à vous répondre ( je n’ai pas compris pourquoi mon commentaire précédent s’est retouvé au dessus et pas en dessous – confusion sénile sans doute ) , c’est parce que je reviens d’une manifestation contre les JO Annecy 2018 sur le Pâquier . Un froid de canard mais une chaude opposition , qui devrait aller croissant avec des jeunes et des vieux .

    13. il faudrait trouver ces soutiens.

      Jeanne,
      ça a été le cas – souvenir des organisations ouvrières du XIX° s.- pour, ici ou là, les grêvistes « durs » dans elle ou telle région / sept-oct 2010 : soit organisation de proximité, et caisse commune établie trés vite, soit à la demande des sympathisants se reliant temporairement à tel ou tel organisme structuré ( CGT, FdG …et bien d’autres ) …
      Je pense, à tort ou à raison, que les « cols bleus » – il y en a plus qu’on ne croit : je serais assez d’accord sur le fait que professions intermédiaires, » petits » fonctionnaires-employés …etc, sont trés concernés – n’ont pas trop envie de se voir « voler » leur révolte : voir mai 68, où la jonction ouvrière a joué une grande part …et, le résultat, à terme, par endormissement : l’argent roi, la destruction symbolique du Pays…. soit le contraire de ce qui était envisagé . L’extrême embourgeoisement du PS ayant fait le reste .
      L’avenir est aux jeunes…les « vieux » ayant le sens de la solidarité, des responsabilités, de la fraternité, devant leur servir de soutient …
      Le printemps va revenir …

  13. Un peu de psychologie..

    Peut-être que c’est Monique David Ménard qui disait que, et cela fait écho pour moi à une autre parole de psychanalyste, bref que l’homme et la femme, ce n’est pas la même chose, et que ce n’est pas pareil d’accueillir l’autre en soi ou de hm… s’introduire dans l’autre (Freud avait fait l’hypothèse d’un étayage et d’une conversion de la pulsion sexuelle à partir de l’agressivité) … Et je n’avais jamais compris je crois André Green : le sexe féminin doit accueillir, tenir et envelopper, le sexe masculin mais ce qui est plus difficile à comprendre (ma mémoire est faillible sur 15 ans) c’est que l’inverse est également vrai. Il a dit ça.
    Et comme c’est plus difficile à comprendre… nos défenses psychiques masculines sont davantage portées sur la manie à savoir contrôle de l’objet, lutte, etc… à l’horizon se trouve la paranoia. Et si l’on ne se méfie pas de ce démon omniprésent de la bataille, l’exutoire c’est le passage à l’acte… virtuel ou réel… ou l’auto destruction. La position féminine d’enveloppement de l’autre est bien plus bienveillante et moins risquée. Bénéfique aussi.

    Bien oui, « dictatrice » est un mot qui n’existe pas.

    1. Négatif, Lisztfr.
      La femme est un homme comme les autres. En tout cas dans nos sociétés occidentales.

      Pour ma part, juste une pratique de cadres où les femmes n’ont rien à envier aux hommes coté machiavélisme.
      D’ailleurs, cela commence à devenir assez voyant.

      Elles ont voulu l’ « égalité », il faut qu’elles assument.

      (je vous donne l’autorisation de vouloir me lyncher « mesdames » 😉 )

    2. @ Lisztfr

      Lao-Tseu a dit : « il est plus facile de rester la bouche ouverte que le poing tendu ».
      A moins qu’il ne s’agisse d’un vieux proverbe marxiste …

    3. @ guillaume

      C’est terrible ce qu’il dit, Zemmour, que les femmes les font dictateurs etc. Qu’Hitler a reçu plus de lettres d’amour que les beatles ? ah non .. c’est vraiment terrible.

      Et j’ai vu ce livre dans une vitrine aujourd’hui…

    4. @Lisztfr

      Pour qui se battent les hommes ? Et pour quoi se battent-ils ?

      Je suis d’accord avec Y van et même avant l’égalité, les femmes n’étaient pas meilleures que les hommes. Ni pire…

      Zemmour généralise et exagère mais il n’a pas tort. Tant que l’homme n’aura pas dépassé son substrat animal et pour moi c’est impossible à moins de se « décorporaliser », la violence existera. Je crois en revanche qu’on peut la contenir voire presque l’éradiquer par les structures sociales…

  14. bon, musique tout de même, en fait non un spectacle visuel comme on dit, à la Stravinski Ravelienne, jérôme Bosch
    http://vimeo.com/5082155

    perso je préfère ça: Hrsta – Saturn of Chagrin / Ghosts Will Come and Kiss Our Eyes, 2007
    Clips from Andrei Tarkovsky film The Mirror (Зеркало), 1975
    Hrsta – Saturn of Chagrin

    ou ça, beaucoup, pas vous?
    yusef lateef – first gymnopedie
    http://www.youtube.com/watch?v=IBrM5VuqLTE&feature=player_embedded

  15. What else ? Nespresso 16 secondes de pub (merci Dailymotion) avant de voir un monde sans argent ! Drôlatique 🙂

    Vite un site de partage vidéo à la rescousse.

  16. La décroissance, on a l’impression de l’avoir découvert récemment.
    Cela date du 19ème siècle avec Pierre-Joseph Proudhon
    Anarchiste, iconoclaste, à la fin de sa vie, il revient à Paris après un exil à Bruxelles afin d’éviter un second emprisonnement. Nous sommes deux cents ans après sa naissance.
    Pessimiste au sujet du suffrage universel, prôné par les républicains.
    « La propriété, c’est le vol ».
    La valeur d’un bien se justifié par son utilité.
    Adéquation entre le produit et le travail incorporé dans sa production.
    Entré en conflit avec Marx qui lui dit qu’il préfère brûler la propriété à petit feu en petit-bougeois ballotté entre capital et travail.

    1. Et que font les femmes belges pour soutenir leurs époux barbus ? Se laissent-elles pousser les poils des jambes et des aisselles ? On reconnaitra les Belges sur les plages cet été.

  17. En fait les tarés… pardon..
    En fait ceux qui ont l’argent pourront vivre plus longtemps.
    -Vous avez la maladie ALPHA, votre espérance de vie actuelle est de 15 ans.
    -Comment je peux augmenter cette espérance ?
    -Soignez la maladie Alpha.
    -Comment faire ?
    -Vous faire opérer.
    -Combien ça coute ?
    -30 000 euros.
    -C’est remboursé par la sécu ?
    -Non c’est du luxe.
    -Et si je fais l’opération je peux espérer vivre combien ?
    -20 ans de plus, soit 35 ans en tout
    -Et au bout de 35 ans ?
    -Vous aurez surement la maladie BÊTA d’ici 20ans. Le cout pour soigner cette maladie BETA est de 40 000 euro et c’est définitif, votre espérance de vie augmentera de 35 ans à 50 ans.
    Ensuite d’ici 25 ans vous aurez la maladie GAMMA …qui peut être soignée pour 35 000 euros….

    Bref, on peut aussi vous proposez un forfait.vous avez plusieurs formule.
    * formule arrière grand parent qui vous permet d’arriver à 120 ans.
    * formule Mathusalem, vous arrivez à 150 ans.
    * formule Noe, là vous arrivez à 180 ans.
    * formule SAINT PIERRE la vous arrivez à 200 ans.

    Bien sur chacune de ces formules sont garanties, et si vous décédez avant terme, de mort naturelle non détectée, votre prime d’assurance augmente de 5 % par année de précocité.

    Le cout du forfait est plus faible si vous commencez à cotisez plus jeune, si vous ne fumez pas, ne buvez pas.
    Si vous avez un ou plusieurs clones votre forfait diminuera aussi.
    Si vous évitez la moto, le ski, le parapente, et d’autres sport vous forfait sera moins cher.
    Si vous réalisez du sport dans des salles de sports agrées par notre groupe votre forfait sera moins cher.

    1. terriblement lucide, sur ce qui nous attend si les zassureurs mettent la main sur nous pauvres zhumains ordinaires : un beau magot en perspective ! ….d’ailleurs les népotiques zassureurs ne nous voient pas en tant qu’être zhumains, non, mais comme un tas de lingots ! ils en bavent déjà …

      idée : tuons les zassureurs tant qu’il en est encore temps !

      laissons leur le choix, par bonté d’âme : qu’ils changent de métier, et fassent un métier d’utilité publique : éboueurs, égouttiers, fossoyeurs : ce sera plus clean …moralement, je veux dire !

  18. Il y a bien longtemps, je ne sais plus dans quel livre, Jonathan Swift décrivait la lamentation de ces humains arrivés à leur vieillesse éternelle, et ne pouvaient plus supporter leur existence !

    1. Lorsque cela repasse à la télévision, j’éprouve toujours cette joie à revoir Gulliver ( la série anglaise en plusieurs épisodes ) l’interprétation de Ted Danson est très remarquable aussi je trouve, pas facile à jouer ce rôle, peut-être que j’irais voir le film qui sort en salles, et oui il faut bien de temps en temps soutenir la croissance Mr Anderson.

  19. Au printemps des peuples, celui du Québec.

    JOUR DE FONTE (VINCEBUS ERUPTUM)

    Le soleil pisse sur la neige la chaleur de son ventre
    Et le sable craché dans le sillon des rues
    L’abrasive carie d’un sourire disparu
    Ronge l’hiver jusque dans son centre.

    Par les pentes pelées dirigeant les effluves
    Par les canivaux pleins consolant l’avenue
    Coule, troublée, la vieille neige devenue
    Comme si elle sortait d’un grand Vésuve.

    Et les bassins gonflés de ces folles ruées
    Plus sombre que jamais, plus noir que dans la peur
    Vont, le soir, enfoncés dans un cocon de vapeur
    Ruminer le long ennui de la saison usée.

  20. @ Jérémie

    vous oubliez

    que beaucoup de femmes sont profs et qu’elles s’intéressent davantage au budget de l’Education Nationale qu’à la production des tubes de rouge à lèvres

    que beaucoup de femmes bossent en usine et sont davantage intéressées par la création d’un pôle public de l’Argent et de la Monnaie où les boites pourront se financer au lieu de se faire avaler par de hedge-funds ou délocaliser, davantage intéressées aussi par la conquête du droits des salariés à décider des orientations stratégiques de leurs boites, que par le marché du mascara et du fond de teint

    que de nombreuses autres femmes travaillent à l’hopital, à la poste, dans d’autres services publics où la gestion ultra-libérale qui s’apparente de + en + à une privatisation rend leur boulot exténuant. Et que si elles se maquillent avant d’y partir ou d’aller en réunion syndicale, c’est pour se plaire et se donner du courage en jetant un œil dans la glace de l’entrée : ça va, on ne voit pas trop pas les cernes sous leurs yeux

    que de nombreuses femmes élèvent des mômes tout en travaillant, et galèrent un maximum pour les faire garder en l’absence de services de la petite-enfance

    que les budgets municipaux qui financent les crèches et les autres services sont ponctionnés honteusement par les banques

    Dieu merci le prix du démaquillant reste à peu près stable en ce moment

    tout ça pour dire

    qu’il y a encore besoin de créer de la valeur pour répondre aux besoins des humains hommes et femmes, et que le « souci » comme on dit, c’est l’accaparement de cette valeur

    que la finitude des ressources ne doit pas servir de prétexte pour que l’accaparement continue pendant que nous trions scrupuleusement nos déchets

    que les US et l’Espagne détournent l’eau des lacs et des fleuves pour arroser les terrains de golfe ou faire pousser des poivrons et des tomates hors saison, en vidant les terres de leur substance pendant que nous fermons le robinet en nous brossant les dents

    que de simples paysans boliviens, que de simples citoyens en France ont pu virer les multinationales qui leur facturaient de l’eau à des prix exhorbitants sans investir pour améliorer le service

    http://www.umss.edu.bo/Academia/Centros/Ceplag/confcreteil.PDF

    qu’on ne peut réduire le recours à la bagnole, aux énergies fossiles qu’à condition de mettre en place des transports en commun accessibles, bien conçus et d’investir massivement dans d’autres énergies : besoin de finances réglo et suffisantes

    je n’ai plus de voiture depuis des années, je me déplace à pied, en train, bus, vélo, rarement taxis, ça me convient mais tout le monde ne peut pas en faire autant . Il faut des bus gratuits, comme à Aubagne et d’autres villes qui s’y mettent et baisser le prix des billets de train

    voilà du grain à moudre pour faire quelque chose de valable sans attendre d’avoir en tête un modèle de rechange tout fait, pour être prêtes et prêts à jouer nos cartes quand très bientôt le système qui vacille se fracassera complètement

    Blandine Keller, branche femmes de ce blog !

    1. La branche est pleine de sève , de force et de feuilles , mais il me semble que Jérémie déguste à la place de Lisztfr.

      Confusion subliminale ?

      Une femme vaut deux hommes !

    2. Et que si elles se maquillent avant d’y partir ou d’aller en réunion syndicale, c’est pour se plaire et se donner du courage en jetant un œil dans la glace de l’entrée : ça va, on ne voit pas trop pas les cernes sous leurs yeux

      Dieu merci le prix du démaquillant reste à peu près stable en ce moment

      Pourquoi les femmes dont vous parlez ont-elles intégré les critères de la publicité qu’une femme ne peut se plaire que si elle est maquillée, si on ne voit pas ses cernes, etc …, aussi vains que le port de bijoux , de coiffures conformistes, de fringues conformes à une mode décidée par des commerçants ?
      Mes filles, ma petite-fille adolescente et moi-même ne nous maquillons pas, ne sommes jamais allées nous abîmer les cheveux ni la peau chez un coiffeur ou dans un salon d’esthétique ( peau saine , épaisse chevelure très longue et brillante, même à mon âge) et nous ne remplaçons nos confortables vêtements sympas que quand ils sont usés. Jamais nous ne nous sommes demandé devant une glace si nous nous plaisions. Nous sommes comme nous sommes , c’est ainsi. Pas de dictature d’une image conformiste que s’imposent essentiellement les femmes !

      A part cette question de votre préoccupation d’un certain camouflage imposé par des commerçants , maquillage et démaquillage, je vous approuve totalement dans votre mode de déplacement sans voiture si vous bénéficiez de transports en commun pour aller au travail .. Vive la branche femmes de ce blog !

    3. @ Blandine Keller

      Oui c’est vrai Blandine je ne peux pas tout savoir non plus sur tout ce qui se passe, comme pour la plupart des femmes et profs qui exercent un peu plus sur le terrain.

      Mon propos n’était pas de vous blesser ou de vous offenser, non ce n’est pas dans mon signe premier, bien au contraire mais dans l’idée et d’exprimer que vous n’avez peut-être pas tous besoin d’acheter et de consommer autant de crèmes de beauté toujours plus artificielles et synthétiques pour vous sentir déjà un peu plus belles et courageuses.

      Déjà que la Femme est déjà sufisamment marquetée, rabaissé, humiliée et manipulée comme ça par tant de gens de bureau bien intéressés au gain de plus. Je crois même que c’est bien la femme l’avenir de l’homme, mais pas trop celle que je préfère avant tout dénoncer, vous savez ce genre de femme très bête et qui pour une belle situation et de l’argent à la tête d’une grande banque Américaine serait même prête à vous faire acheter et consommer davantage n’importe quoi en société.

      J’aimerais tellement que vous puissez me comprendre à ce propos Blandine, vous savez ce genre de femmes qui en fait ne rendent pas mieux service à la condition déjà bien souffrante de la femme ou de l’homme en société, faudrait-il tous changer de sexe pour mieux pouvoir
      changer les choses je ne sais pas en tous cas, gardons quand même un autre reproducteur sous la main on ne sait jamais.

      A tort peut-être je ne pense pas comme Freud, non c’est surtout les gens du système et de
      la matrice qui veulent d’abord vous voir et faire fonctionner plus longtemps comme ça, aussi pour la femme faut être continuellement Ok et être au top performance professionnel de nos jours, alors forcément ça fait consommer plus de crèmes de beauté, on ose même faire croire à la femme moderne qu’elle est beaucoup plus belle et libre que celle d’autrefois à travers tous ces produits et autres produts de plus, mais sur le fond est-ce bien toujours vrai ?

      C’est comme le pauvre Delarue voyez-vous sans la coke ou alors la nouvelle crème à la mode il n’aurait bien sur pas pu tenir davantage la dragée haute à tant de gens et tenir plus longtemps le rythme imposé partout.

      Pour le reste je ne peux que vous donner raison et vous comprendre Blandine, je ne sais pas d’ailleurs comment vous faites pour pouvoir mieux élever et éduquer des enfants de nos jours, sans doute même que ce n’est plus guère possible pour la femme moderne, combien sont-elles à oser encore répondre à plusieurs ou alors toute seule à des hommes de bureau et de pouvoir. Sans doute même que le chantage de l’homme est encore plus grand de nos jours et à l’égard de tant d’autres femmes de plus.

      Pauvres femmes de Chine comme d’ailleurs, non je vous assure Blandine nous sommes
      bien tous que des pions et malheureusement plus un grand nombre sortent plus grandement diplomées et qualifées des grandes écoles de commerce et d’autre chose, et plus hélas cette
      grande qualification professionnelle du monde ne semble pas mieux changer le cours des événements et du quotidien, comme pour tant de femmes également.

      Mais peut-être que vous n’avez plus guère le choix de vous montrer plus différentes, tant la dureté des rapports humains devient de plus en plus, question de survie c’est la grande comédie du monde.

      Vous savez Blandine, je pense même qu’il y a beaucoup mieux que le fond de teint et le maquillage pour mieux témoigner efficacement des faits divers d’une société, avoir par exemple plus de courage entre vous, sans avoir trop peur non plus de se montrer moins professionnelle qu’une autre à l’image, pour se sentir plus belles ne plus avoir peur de vous montrer telles que vous êtes, des femmes de courage avant tout, et non d’autres machines
      de plus répétant continuellement jour après jour la même information bien désolante et plombante aux êtres, avec par exemple nos petits défauts et petites imperfections physiques içi ou là, on ne peut pas non plus toujours faire croire aux êtres et à travers tant de publicités
      que le monde est toujours bien parfait et tout rose, mais peut-être que malgré la grande émancipation de la femme moderne, la femme du monde ne s’en porte pas toujours guère mieux sur le fond, surtout à travers toujours plus de petits tyrans domestiques à la tête des autres.

      J’aimerais tellement pouvoir prendre plus le temps de vous lire, de vous répondre autrement mais voilà il y a déjà tellement de choses à gérer dans le même temps. Vous savez comme vous je n’ai plus guère de véhicule en plus avec la hausse du carburant, cela ne va pas non plus arranger les affaires de certains, moi le mauvais citoyen contribuant déjà bien peu à relancer la croissance et la bonne humeur festive et ricaneuse des gens du marché.

      Si c’est bien la seule chose, bon week-end quand même on ne va pas non plus commencer à se faire la guerre entre nous, déjà que les gens s’épuisent souvent à relater et témoigner de la crise au quotidien.

    4. ’un certain camouflage imposé

      Mianne,

      C’est que, voyez-vous, proche d’une campagne, ou d’un air moins pollué, la peau est naturellement moins terne, et le poil plus brillant …
      En zone dense urbaine, il faut un minimum : coton démaq tout noirâtre le soir …et teint grisâtre sans crème protectrice !
      Aspect d’un chemisier blanc, après deux trajets de metro ….

      pour le reste, tant pis : les rides ne me gênent pas, perso …si c’était le seul problème !!

  21. KiteGen Research est une société italienne fondée en 2007. Cette société a mis au point des systèmes de récupération d’énergie éolienne à partir de cerf-volants qui ondulerait (en faisant des 8).
    Ce sont des prototypes encore en construction, mais les simulations sont très prometteuses – le EROEI (energy returned on energy invested) pourrait bien être supérieur à 100.

    3 MW Kite Gen generator

    Son avantage par rapport aux éoliennes:
    -plus de structures lourdes et statiques, mais des machines légères et dynamiques.
    -les cerf-volants captent les vents de haute-altitude.

  22. Savez-vous que les pauvres n’on rien à perdre d’ailleur il se sont rien
    Alors la peur de la mort ne les effraie pas seul les bourge ont peur de mourrir
    Pour les pauvre debile mentale la mort n’est que la régulation de la nature que l’on adore

  23. Bon!
    Faut commencer par créer une banque…
    Pas n’importe laquelle bien sûr, une banque dédiée, une qui, en parfaite illégalité, conviendra l’investissement entre complices de ceux qui s’y fierons.
    Cela mettra au moins ensemble, ceux qui sont d’accord pour entre eux s’entretenir, non sur le dos des autres qui bien sûrs déposerons ailleurs, ou remettant au hasard, mais entre leurs dos.

    Cela ne sera pas facile, cela fera une saignée intéressante, cela semblera outrageant….
    Mais s’y inventera de l’argent entre complices, ceux qui en nouvelles complicité seraient…., et deviennent nombreux!

  24. Arranah dit :

     » Petit point : la devise française pendant la révolution et même après, c’était « Liberté, Egalité, Propriété »…bien loin des fantasmes sur la Fraternité… »

    La  » Fraternité  » est ce que l’on appelle un  » idéal -type  » comme la Liberté et l’ Égalité. L’ensemble est un triptyque révolutionnaire. Les « néo-libéraux » nient les trois ensemble, nient les deux derniers et ne veulent garder de la liberté que la leur, unique, splendide, sans limite, sans plus d’objet que leur pure jouissance illimitée. Bref, de grands délirants…

    La  » Fraternité  » n’est ni un vœu pieu ou un fantasme de grandes embrassades entre citoyens, c’est un préalable. La dite  » Fraternité  » n’est pas  » l’ Amour « , elle est simplement le cercle à minima de la délibération d’homme que la raison agit et qui les font précisément Citoyens – On parle en toute fraternité sans méfiance, sans imaginer que l’autre va nécessairement vous exterminer dès que vous opposez un avis contraire. C’est ce qui distingue un espace démocratique d’un espace totalitaire.

    On peut ironiser certes sur cet  » idéal – type  » qui borne l’horizon de la civilisation. Mais de façon compréhensive, on rit beaucoup moins depuis Auschwitz.

    Quand au  » Liberté, Egalité, Propriété  » du début de la révolution, vous aurez aisément compris l’inanité d’un tel triptyque puisque par héritage, une minorité seule détient une quelconque propriété. Accepter ce troisième terme comme valide c’est rejeter les trois- quart de la population hors de la citoyenneté. Précisément le Tiers- État. Revenir aujourd’hui au vote censitaire ne me parait plus d’actualité. A l’heure où l’ oligarchie off shore mondialisée ruine les nations et tente à nouveau de rendre l’esclavage des masses comme un horizon enviable
    ( pour ses propres jouissances à elle, l’oligarchie ), il est temps de faire un pas de côté hors des délirants et des assassins pour penser différemment, librement, fraternellement.

    Bien à vous chère amie – Je ne m’étendrais pas sur le machisme des révolutionnaires de 1789 qui jetant à bas la société patriarcale, ont laissé à d’autres le perfectionnement du chemin emprunté. N’ oublions pas non plus la Sororité. Certains préfèrent parler pour rassembler les deux termes de  » Solidarité  » afin de ne pas froisser la fibre  » féministe  » ni les femmes, les Citoyennes- La proposition est en débat. Un débat
     » fraternel  » sans un révolver pointé sur la tempe.

  25. @ juan nessy
    C’est bien à jérémie que je réponds. Il suffit qu’il y ait dans la même phrase femme et maquillage, pour que je parte au quart de tour criant au cliché sexiste, même si c’est dit au second ou troisième degré ! Je ne répondais pas au commentaire 46 de Lisztfr , mais maintenant que vous le dites, oui, c’est bien dans le sujet !

    1. Il n’y a pas de mal Blandine, il n’y a d’ailleurs jamais rien eu entre nous sur le blog, vous avez d’ailleurs tout-à-fait le droit de rebondir sur mon propos plus ou moins maladroit afin de mieux défendre la position de la femme selon votre propre point de vue.

      Je crois même vous avoir mieux compris à l’instant ou je vous réponds, mais le fait de me répondre au quart de tour sur un propos nous amène t-il à mieux saisir le sens du propos de l’interlocuteur, rassurez-vous cela m’arrive également de réagir comme vous, ah si seulement je pouvais être plus, oui je ne me priverais pas alors de répondre autrement à des personnes.

      Hélas plus nous éprouvons souvent l’intention de dénoncer d’abord ceci ou cela et plus paradoxalement cela ne rend pas mieux service aux êtres en retour, que ce soit d’ailleurs
      en matière de liberté, de social, d’écologie, de verdure, d’économie, de femme, etc, et oui à chacun sa préférence de vie, de propos, de langage, de crème de beauté comme de stratégie, vous avez certainement la votre et j’ai la mienne, oh rassurez-vous je ne me fait plus trop guère d’illusions sur toutes ces belles marques en plus.

      Si c’est bien dans le sujet comme vous le dites, je ne pensais quand même que le fait de parler maquillage puisse autant vous fait réagir avec tristesse et grande peine au coeur,
      sans doute qu’il doit y avoir quand même un peu de justesse et de modération dans mes propos, du coup je me demande si cela vaut bien la peine que j’écrive quelque chose sur le maquillage et les nombreuses crèmes de beauté de nos jours.

      Puis-je encore avec votre permission Mesdames et mes Demoiselles ? Sans trop vous paraître trop sexiste et macho sur les bords quand même, déjà que Jérémie est déjà sufisamment grave et à lire comme ça, pardon encore pour toutes mes fautes de langage.

    2. @Blandine :

      Ah! ça me rassure , sans fard , sur mon aptitude à percevoir ce qui heurte une femme .

      Mais , comme Jérémie , j’ai aussi mes instants d’égarement .

      PS : Il ne me semble pas qu’il y ait d’équivalent féminin à Jérémie .

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