LE MONDE-ÉCONOMIE, La finance s’est disqualifiée, lundi 9 – mardi 10 mai 2011

La finance s’est disqualifiée

Tous les efforts menés en vue d’une nouvelle régulation de la finance recourent à une même stratégie : consultation du monde financier par les autorités, puis négociation pour que se dégage un compromis entre les exigences des uns et des autres.

Mais la condition essentielle pour qu’une telle stratégie réussisse est que l’industrie financière s’identifie à l’intérêt général, qu’elle reconnaisse et promeuve la nécessité de garantir un cadre qui maintienne la pérennité des institutions financières sans affecter pour autant la bonne santé de l’économie.

Existe-t-il des éléments pour étayer l’hypothèse que chaque établissement financier fera prévaloir l’intérêt général sur son intérêt particulier ?

Hélas, non : le déroulement de la crise en 2007 et 2008 suggère au contraire qu’il s’agit d’une croyance infondée.

Le rapport du Sénat américain rendu public le 13 avril confirme ce qu’avaient déjà mis en évidence les auditions de dirigeants de la banque Goldman Sachs en avril 2010.

CONFIANCE DES MEILLEURS CLIENTS TRAHIE

A savoir qu’elle – et plusieurs autres, dont, au premier rang, la Deutsche Bank – a non seulement trahi la confiance de certains de ses meilleurs clients en leur vendant des produits financiers (les « collateralized debt obligations » – CDO) structurés de manière à être de la plus mauvaise qualité possible, mais qu’elle a mis au point de nouveaux produits dérivés (les CDO « synthétiques ») pour parier sur la perte de l’ensemble du secteur du crédit hypothécaire américain.

Elle a ainsi précipité la chute de tous ceux qui eurent la naïveté de se positionner sur l’autre versant du pari, mais aussi celle du système financier mondial dans sa globalité !

Le rapport du Sénat décrit le responsable du crédit hypothécaire chez Goldman Sachs promettant à son équipe de commerciaux des primes « ginormous » – une contraction des mots « gigantic » et « enormous » – s’ils parvenaient à vendre ces produits.

Dans un mail, l’un des dirigeants de la banque en Australie dit, à propos de la découverte d’un gogo à qui l’on pourra vendre ces produits avariés : « Je crois avoir trouvé un éléphant blanc, un cochon volant et une licorne, tout en un ! »

Les établissements financiers en question poursuivent aujourd’hui leurs activités en toute quiétude.

Aucun de leurs dirigeants n’a été inculpé. Mieux, on les retrouve assis aux tables de négociation, faisant objection aux propositions des régulateurs qui représentent la communauté dans son ensemble.

Il faut donc changer de méthode. Le régulateur doit rédiger les règles qui permettront de réduire de manière drastique le risque systémique.

Alors que les positions de couverture neutralisent un risque existant dans une perspective assurantielle, les positions spéculatives, du fait de leur nature de pari, créent, elles, un risque là où il n’existait pas préalablement.

L’apport en liquidité du spéculateur, qu’il invoque en général pour justifier sa présence, doit être ignoré : un apport en liquidité à des niveaux de prix spéculatifs est sans objet et, a fortiori, ne compense pas l’accroissement du risque systémique qu’il apporte avec lui.

Une fois définies les mesures à prendre, celles-ci doivent être mises en application, sans négociation avec l’industrie financière : l’incapacité de ses principaux représentants à s’identifier à l’intérêt général a été amplement prouvée au cours de ces trois dernières années.

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147 réflexions sur « LE MONDE-ÉCONOMIE, La finance s’est disqualifiée, lundi 9 – mardi 10 mai 2011 »

    1. Ah ouiiii ! Magnifique ! Euh… C’est qui « le peuple » ? Et c’est qui les « spécialistes » ?

      1. vigneron,

        Merci d’avoir répondu. Enfin !

        À d’autres ! Imaginons que vous soyez spécialiste en théologie…et qu’il y ait une question de société autour de ce sujet, le peuple (tous moins les spécialistes es théologie) aimerait débattre avec vous avant de décider, au lieu que vous ne décidiez seul enfermé dans votre église. La démocratie quoi !

        ‘Voyez ce que je veux dire ?

        Santé bonheur !

      2. À d’autres ! Imaginons que vous soyez spécialiste en théologie…et qu’il y ait une question de société autour de ce sujet, le peuple (tous moins les spécialistes es théologie) aimerait débattre avec vous avant de décider, au lieu que vous ne décidiez seul enfermé dans votre église. La démocratie quoi !
        ‘Voyez ce que je veux dire ?
        Santé bonheur !

        là, Fab, c’est parfait comme proposition du fait démocratique,vers lequel il serait désirable de tendre ….

        le vigneron ayant fait un stage probable chez les jésuites dans sa prime jeunesse …(?) semblerait-il …(?), en a gardé le meilleur ( une culture, alliée à une grande sûreté de lui-même, /et un certain sens de la manoeuvre : je ne suis pas sûre que cela fasse partie du meilleur), et , le pire, soit un certain dédain du populo, noyé dans un sens de l’humour indéniable – parfois un peu dévié : excès de dive-bouteille ??- quoiqu’on die …[ évidemment, il y a des contre-exemples …et certains jésuites furent près des Peuples et fort éloignés de Rome, ce qui ne leur a pas porté bonheur …mais ils « tenaient la route » ]

        Bref, démocratie, oui, c’est bien cela …

        Santé bonheur !

        =) merci beaucoup : j’en prends un peu pour moi : cela ne me fera pas de mal !

      3. M :

        Merci.

        Messie vous allez voir que ça va marcher, dès que les gens, qu’ils soient vigneron ou pas, oseront lâcher prise, ne serait-ce qu’en répondant aux questions qui les dérangent a priori…c’est la peur de la cosmogonisation, ça se comprend, mais bon.

        Mais prenez donc : ça ne mange pas d’sous et ça fait plaisir (c’est un monde !) ! Allez Alphonse, j’vous en remets une : « Santé-Bonheur » ! Y’a pas d’mal à s’faire du bien

      4. PS : qui étaient ces « certains jésuites furent près des Peuples et fort éloignés de Rome, ce qui ne leur a pas porté bonheur …mais ils « tenaient la route »  » (qui consommaient de la clairette…de Die ?) ?

  1. Quand un greffe ne prend pas, les anticorps chassent le corps étranger.
    Ca se tient.
    Même si à terme, je suis pour un système inclusif et convivial 🙂

  2. L’avalanche des nouveaux sujets a ceci de bon qu’elle permet de tronçonner les discussions et donc de couper court, n’est-ce pas Paul ?

    Depuis plusieurs années, je pose la même question. L’interdiction des paris sur les variations de prix, qu’est-ce que ça veut dire ? Même réponse depuis des années : lisez mes livres. Non Paul, je ne paye pas pour lire les pensées d’un autre. Les pensées des autres m’indiffèrent trop. Je préfère la technique « Argument -Contre-Argument ». J’ai démontré par le passé que votre formulation était une aberration technique.

    J’attends toujours la réponse à l’argument éthologique. A quoi mène, dans la pratique, de ne pas criminaliser l’excès de richesse ? Je comprend bien que vous soyez un homme de droite mais vous, vous semblez incapable de comprendre que la dominance sociale ne peut finir autrement qu’en destruction généralisée. Et encore, cette destruction serait-elle un moindre mal, puisque le pire serait que la conflagration n’ait jamais lieu et que toute l’histoire se termine en fable des Elohims et des Morlocks.

    Tout cela par refus d’envisager que l’excès de richesse puisse être un crime alors que tout, devant nos yeux, le démontre qu’il y a crime. Bravo l’anthropologue.

    Comment les mesures qui s’imposent pourraient-elles être mises en application sans consultation des milieux financiers alors que ce ce sont eux qui dirigent et que la démocratie (si elle a jamais existé) a définitivement été abolie par l’Union Européenne ? Comment un tel miracle serait-il possible alors que vous-même, la fine fleur de la réflexion économique ne percevez pas même la queue du début du problème ?

    1. Betov, votre présence toujours renouvelée, nous oblige à nous poser une question : celle des « Trolls qu’on aime bien » et qu’on ne se résout pas à virer. Je crois que c’est parce que vous êtes notre Diogène dans votre tonneau.

      « Les livres n’ont jamais servi à rien ! »
      « Un bon argument doit tenir en trois lignes, un meilleur, en trois mots, et le meilleur en trois lettres ! »

      Si j’ai une certaine tendresse pour votre manière de penser, je sais en réalité pourquoi : quand j’ai une gastro-entérite, je pense comme vous.

      1. Le progrès technologique passe inévitablement par les intérêts. Par ex: la miniaturisation des batteries grâce au marché des GSM. Simplement, du moins je le pense, chacun à sa place dans la société si il s’emploie dans ce qu’il sait faire et aime faire. L’argent comme bien commun ne doit pas se retrouver dans les poches d’une minorité bien sûr il faut juste réguler. Laissons les coureurs courir, les constructeurs construire et les sages régenter. Paul, votre intervention me fait rire et oserai-je rajouter « Fidel Gastro »? Non ce n’est pas bien. Betov, ne le prenez pas mal je suis partisan des opinions contraires que c’est ennuyeux quand tout le monde est d’accord.

      2. « L’astronomie est à la gastronomie ce que le solstice d’été est aux saucisses de Strasbourg. »

        Mots et Grumots [ Marc Escayrol ]

      3. Paul, vous avez réussi à me faire rire. Je n’ai donc pas perdu ma journée. N’empêche que le rire ne fournit aucun contre-argument. Le problème n’est pas que les livres ne servent à rien. Il est que votre proposition d’interdiction n’a pas de signification au fond. Bien sûr, si l’on pouvait interdire aux prédateurs de spéculer sur le prix du blé au coût éventuel de milliers de morts, bien sûr, ce serait mieux que rien du tout. Reste que, sans comprendre la cause qui fait que la prédation existe (pour faire court, le droit illimité de propriété), s’attaquer à une conséquence latérale n’est rien de décisif, que ça vous fasse rire ou non.

        Gérard, laissons les prédateurs prédater et les dépravés se reproduire pour compenser les pertes. Bof… jusqu’à la fin du mésolithique, la pensée de droite a sans doute eu son utilité…

      4. @Betov
        quelle est selon vous la justification économique (et sociale) des paris sur les fluctuations de prix ?

      5. @Betov

        Le problème n’est pas que les livres ne servent à rien. Il est que votre proposition d’interdiction n’a pas de signification au fond.

        Le problème c’est surtout que vous ne faites aucun effort pour comprendre l’intérêt de la proposition de PJ et son lien avec un travail essentiel sur le prix pensé comme fruit d’un rapport de force. Travail qui devrait pourtant passionner un dénonciateur de la « dominance sociale ». La mauvaise volonté, ça s’appelle.

      6. Martine.
        Dit là de belle manière par une sorte de Maitresse d’ecole old school et classieuse, ce que j’aurais plus prosaïquement interjeté dans le genre : « Élève Betov ! Feignasse ! ».
        Mais c’est beaucoup mieux avec les formes, Martine…

      7. « old school et classieuse »… j’me demande si c’est pas une vacherie ça…

      8. Meurtri je suis des doutes que j’ai coupablement et bien qu’innocemment en vous ainsi fait naitre ! Martine, vous vous demandez très mal et je récolte des fruits bien amers de ma (très) mauvaise réputation… Mais vous ne pourrez pas flètrir mes souvenirs, iconiques et émus, de maitresses d’école, classieuses et old school. Snirf. 🙂

      9. à Betov,
        L’interdiction des paris sur les prix, je suis pour, c’est nuisible, opaque, redondant …
        (sinon le « capitalisme à l’agonie », franchement à lire, c’est sympa, si un jour tu tombes dessus chez des amis -ou je ne sais pas-, n’hésite pas …)

    2. L’avalanche des nouveaux sujets a ceci de bon qu’elle permet de tronçonner les discussions et donc de couper court, n’est-ce pas Paul ?

      Pourquoi voir les choses comme ça, le fait qu’il y est beaucoup de sujets tient peut-être au fait que le blog est très fréquenté et en plus par des gens de qualité,

      La profondeur de nos jours est-ce vraiment bien la première chose que l’on recherche, nous sommes peut-être un peu tous comme ça de nos jours, le grand empressement du monde à vouloir changer les choses.

      Paul ne trouve peut-être pas non plus toujours le temps de discuter plus longuement avec vous personnellement. Il vous écoute, vous laisse parler, mais vous ne pouvez l’amener davantage à penser comme vous, il a aussi sa propre manière de fonctionner et ses raisons
      à lui.

      Depuis plusieurs années, je pose la même question. L’interdiction des paris sur les variations de prix, qu’est-ce que ça veut dire ?

      Pourquoi voulez-vous qu’il vous réponde de nouveau à ce sujet, vous avez votre propre stratégie et il a la sienne, comme moi j’ai la mienne, et comme tant d’autres içi ou là.

      Même réponse depuis des années : lisez mes livres. Non Paul, je ne paye pas pour
      lire les pensées d’un autre. Les pensées des autres m’indiffèrent trop.

      Je ne crois pas non plus que la démarche plus ou moins de Paul vous indiffère tellement,
      vous mêmes vous ne feriez peut-être pas mieux que lui dans la tenue d’un blog au quotidien.

      Ne soyez pas autant sévère envers lui, cherchez plutôt à le comprendre qu’à le juger.

      Comme sur le fait qu’il puisse vendre un peu plus de livres, je crois savoir que sa vie n’a pas non plus été toujours facile tous les jours.

      Je préfère la technique « Argument -Contre-Argument ». J’ai démontré par le passé que votre formulation était une aberration technique.

      Et puis après il ne faut pas non plus toujours y voir au présent qu’une aberration technique, si l’autre n’était plus diférent comment pourrais-je encore me rendre compte d’autre chose en société, comme à travers son blog ne vous laisse-t-il pas également la possibilité de lui dire ce que vous en pensez.

      J’attends toujours la réponse à l’argument éthologique. A quoi mène, dans la pratique, de ne pas criminaliser l’excès de richesse ?

      N’avez-vous pas l’impression parfois que le monde devient de plus en plus sécuritaire comme ça, on peut très bien commencer à criminaliser l’excès de richesse pour les meilleurs motifs sociaux du monde, et puis après si cela ne marche toujours pas devra-t-on également criminaliser la pauvreté de l’esprit humain ?

      Vous savez ce n’est pas non plus parce que les premiers marchands de la terre agissent avec beaucoup d’excès que nous devons constamment agir de même. Ne serait-il pas plutôt plus sage de revenir méditer sur la question.

      Tout cela par refus d’envisager que l’excès de richesse puisse être un crime alors que tout, devant nos yeux, le démontre qu’il y a crime. Bravo l’anthropologue.

      Vous savez ce n’est pas seulement l’excès de richesse qui bloque autant le monde dans certains valeurs, tous les riches ne sont pas non plus que des criminels, même si c’est vrai
      ils préfèrent toujours mettre un peu plus de distance avec les gens d’en bas,

      Pensant d’abord souvent à leur propre salut matériel, c’est souvent le fait aussi de vouloir continuellement se hisser tout au sommet d’une société, qui n’amène pas mieux le réel changement de comportement des êtres en société, les gens riches n’y étant pas toujours
      non plus les premiers responsables tout le temps, le mal du monde est bien plus large que ça.

      Comment les mesures qui s’imposent pourraient-elles être mises en application sans consultation des milieux financiers alors que ce ce sont eux qui dirigent et que la démocratie (si elle a jamais existé) a définitivement été abolie par l’Union Européenne ?

      On ne peut changer selon moi l’autre ou le monde avant l’heure, vous pouvez proposer des choses, parler, prévenir les gens, rechercher même à devenir plus pédagogue et patient dans vos idées, vos propos, mais vous ne pouvez pas toujours vous heurter à ce quelque chose qui nous dépasse parfois, ça marche tant mieux, ça passe pas tant pis que voulez-vous y faire d’autre.

      Comment un tel miracle serait-il possible alors que vous-même, la fine fleur de la réflexion économique ne percevez pas même la queue du début du problème ?

      Paul a certainement du y penser, mais il n’est peut-être pas non plus le grand magicien d’OZ,
      il fait déjà bien ce qu’il peut au quotidien.

    3. @Betov,

      Ce problème crucial de dominance sociale, que vous évoquez de manière récurrente, à quelques fondements sociaux délibérément mis en place, et à tort d’ailleurs, si on pensait enfin au long terme
      Sur certaines décades ( version années ) , l’écart de dominance ( la sociale ) se réduit. Sur d’autres, il s’agrandit.

      Je crains de ne pas lire plus de livres que vous, ou que des morceaux, ou que sur le net moins encombrant que les kilos de papiers, et avec plein d’autres mauvaises excuses

      Néanmoins, la dominance sociale a aussi quelques racines de ce côté ci : empêcher, dissuader, désintéresser, dégoûter, le fils ou la fille issue de parents de basse classe, d’embrayer sur la puissance de réflexion que donne le groupe humain pensant sur les siècles, et dont le lien entre les générations, s’est maintenu, jusqu’ici, grâce à l’écriture, bien qu’en train de changer actuellement avec la démocratisation du message image et son. C’est malgré tout plus facile à aborder.

      Il faut quelques heures d’étude ( j’ai pas dit temps perdu ) pour éventuellement arriver à commencer à prendre du plaisir à pouvoir lire un philosophe grec dans le texte. Texte plus tout à fait original, certes, et plaisir auquel je n’ai certainement pas accès, ayant un peu d’autres choses à faire en priorité, mais pour les volontaires, ou obligés à coups de ceinture, il y a peut-être une profondeur de champ qui vient s’y imposer.

      En gros et en résumé, la dominance sociale, elle commence avec une éducation interdite,pour les uns, ou imposée pour les autres, puisque je ne crois pas au gamin de 10 ans qui se tourne spontanément vers le grec ancien ( je dis grec, ce pourrait être autre chose).

      Donc, comment peut-on mettre en place l’éducation des masses pour qu’une part maximum de celles-ci puisse échapper au tittytainment

      1. Oh mais non, barbe-toute-bleue, ce n’est pas aussi profond que ça. J’ai fais rire tout le monde le jour où j’ai dit que j’avais tout appris de l’humanité en observant un troupeau de chèvres mais je regrette profondément que cela fasse rire, parce que c’est en plein au cœur du problème et c’est d’une simplicité effrayante. Le problème n’est pas qu’il y ait des beaux et des moches. Le problème est que la dominance animale ne peut pas être étendue au concept de société humaine au-delà de vingt individus. C’est pratiquement de la mécanique. C’est bête comme chou. Pour dominer des groupes de plusieurs centaines de personnes il est indispensable que les dominants s’entretuent d’une façon ou d’une autre, et c’est vérifié depuis la césure entre mésolithique et néolithique. Il serait judicieux que dans le prochain millénaire, on sorte du néolithique en se décidant enfin à museler la dominance humaine. Non pas détruire la dominance naturelle, mais son extension abusive (pour ne pas dire criminelle) à la société.

        Le jour où l’on comprendra cette chose pourtant simple, il y aura une suite d’interdictions : interdiction du sport de compétition, interdiction de la religion, interdiction de l’excès de richesse. Le temps d’écrire une ou deux lois… sans doute un millénaire.

      2. Taratata …

        J’étudie justement en ce moment les moeurs des sangliers agissant en bande organisée. J’y reconnais bien des lambeaux tout à fait identiques à ceux garnissant largement le fond de l’âme d’une grande part de mes semblables, moi y compris, mais si on s’en arrêtait là, cela revient à dire qu’aucun homme n’est capable de dépasser son instinct. Or c’est faux : regardez-vous

        Il n’est pas une civilisation humaine, et s’il y en eut de plus justes socialement, sans doute aussi sur des groupes ethniques plus réduits, il fallait les chercher dans des régions s’étant mis en équilibre sur plusieurs génération, Afrique, sans doute, ou pour donner un autre exemple, Papouasie nouvelle Guinée, pour ses vallées profondes isolant très bien des voisines, avec pour preuve de ces isolements, les multiples langages développées d’une région à l’autre.

        Malheureusement pour l’observation et l’expérimentation, on a balayé tout ça pour des questions de « pas de temps à perdre avec les sauvages », et on vous jure les bienfaits de la concurrence stimulante pour fabriquer un monde dynamique.
        D’ailleurs c’est exact que la compétition est stimulante pour : … l’avidité, le reformatage de l’ego en méga-ego, la trahison, le mensonge, l’imagination qui permettra de jouer tous les coups, tordus seraient-ils, et le tout, bien plus efficacement que ne le font les vers de terre entre eux

        Ouvrir les yeux sur les capacités de l’homme à se sublimer ? Vous voyez que vous n’êtes pas si pessimiste puisque vous rabaisser la barre au millénaire, pour les quelques prochaines avancées permettant de mieux tracer la ligne de séparation avec nos ancêtres mus essentiellement par l’instinct de survie.

        Et, donc, pour en arriver là, dans mille ans, par où commence t-on. Concrètement.

        C’est vrai que si on pouvait interdire juste en appuyant sur un bouton, ce serait pratique pour les dictateurs. On peut rendre obsolète aussi. En rendant la valeur à ce qui en a. Donc ouvrir les yeux de nos chèvres, mais pour elles, se sera peut-être plus long que le millénaire.

        Il faut arriver à diffuser le plus possible la vérité, établir la transparence sur l’ensemble du groupe humain, et là, la donne change. Je ne sais d’ailleurs pas à quel point la maturité « moyenne » de l’humain exercerait une résistance à de telle exposition, sur les différents domaines où elle est nécessaire.

        Alors, l’interdiction des paris ( truqués, d’où l’aggravation du problème ) sur la fluctuation des prix, rentre t-elle dans ce cadre ?
        Interdiction du Sport de compétition ?
        De la richesse, ou plutôt la capture de richesses, actuellement très efficace par le contrôle sur les monnaies.
        Las religionés ? Les religions à Interdire ? C’est un peu simpliste. S’il s’agit d’interdire la représentation d’un vieux barbu assis sur un nuage sans doute, mais pour le reste, l’homme n’aura plus besoin de croire à de l’inexplicable, quand on aura tout expliqué, et là, on en a pour plus d’un millénaire

      3. Lorsqu’un jour viendra ou l’on recherchera davantage à interdire la religion et cela partout, il est sur et certain que demain je ne vous manquerais pas alors beaucoup sur le blog, interdisez, interdisez comme ça c’est sur et certain demain les gens qui font le plus de tort à l’homme ( c’est-à-dire forcément uniquement les gens du trottoir d’en face ) auront déjà beaucoup
        moins le droit de cité.

        Ne serait-ce pas un peu aussi criminel ce que vous recherchez tant à mettre en place en société, je peux comprendre alors que Paul ne partage pas pleinement vos propos, oui à chacun sa propre conception du changement.

        Et si je proposais après vous avoir lu l’interdiction totale d’enseigner le socialisme intégral
        en société, quand penserez-vous également de votre coté ? Hélas voyez-vous tout n’est pas non plus qu’une question de mécanique en l’homme ou en société.

        Car ce que vous proposez ne se révèle être en fait sur le fond que de remplacer la dominance qui ne vous plaise pas par une autre beaucoup plus proche de vos préférences de penser.

      4. @Betov
        D’accord avec vous, mais il faudra espérer une évolution de notre espèce. Pour l’instant, l’être humain est comme il est. Aller contre cela, grâce aux lois ou autres, ne fonctionnera pas. Soit on accepte notre nature actuelle faite d’un fort pourcentage de cupidité, soit on vit comme un ermite comme exception qui confirme la règle. Notre espèce est très très loin d’être parfaite, et encore très influencée par nos instincts prédateurs. Aller demander à une chèvre de ne pas brouter !? La lutte des classes humaine ne se terminera jamais. Tout n’est que rapport de force.

      5. @Betov: « interdiction de la religion »

        C’est par la religion que quelques sociétés ont réussi à exclure la dominance sociale, en entourant le pouvoir du chef de tabous, de prestige purement symbolique, etc. Je ne connais aucun exemple où cela ait été fait en dehors de la religion.
        Et puis, il faut savoir que tout a un prix. Ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre.
        Ce n’est pas aussi simple que vous le dites.

      6. Betov, vous vous appuyez sur la seule discipline qui devrait être supprimée de l’enseignement à l’université, tant ses prémisses sont aussi fausses que dangereuses, et pour le coup radicalement anti-démocratiques. Je parle de « l’éthologue humaine », fine pointe du pire réductionnisme scientiste et moral, à laquelle vous combinez le pire du pire en matière scientifique. Entre la figure de l' »homo economicus » et votre conception de la personne humaine – pardon de « l’hominidé »-, on nage de Charybde en Scylla.

        De sorte qu’il n’y a pas à répondre à une prétendue « objection éthologique », et à la thèse de la « dominance sociale », car elle ne repose objectivement sur rien. En partant de ce qui en l’homme ne serait pas le propre de l’homme, comment espériez vous bâtir une communauté humaine? Ne voyez vous pas que l’éthologie humaine est la Némésis de l’anthropologie, qui décrit la manière dont les homme habitent leur monde en lui donnant du sens, d’une façon qui ne sera jamais celle de l’animal (« homme: ce qui nomme »)? Sérieusement: à quelle autre réaction vous attendez-vous de la part d’un anthropologue?

        Vos thèses feraient toutefois un malheur aux Etats-Unis, eux-mêmes promoteurs de ce genre de synthèse théorique (Faut-il s’en étonner: les US comme support et comme apôtres de ce que la métaphysique occidentale a produit de plus nihiliste comme conception de l’homme, ce n’est certes pas là une donnée nouvelle…). Vous devriez tenter votre chance de ce côté là. Vous ne manqueriez pas d’interlocuteurs: je vois d’ici le projet, grandiose: « Pour une modèlisation de la nature grégaire de l’hominidé »; projet suivi, une fois la tâche accomplie, d’une « opérationalisation » de la recherche dans un mémorable, et définitif (définitif car achevant définitivement la tâche de la pensée, le « calcul » permettant désormais de régler les deux trois problèmes, scories restants…)  » Nouvelles propositions pour une gestion optimale du parc humain ».

        Bienvenue à Gattaca.

      7. @AntoineY.

        Vous vous fatiguez pour rien ! Au-delà des dix lignes, Betov décroche.
        Ça craint trop le début de livre… !

      8. @ moi,

        C’est par la religion que quelques sociétés ont réussi à exclure la dominance sociale, en entourant le pouvoir du chef de tabous, de prestige purement symbolique, etc. Je ne connais aucun exemple où cela ait été fait en dehors de la religion.

        est-ce un coming-out?

        je ne lis pas tout, et d’ailleurs je me demande encore comment certains font pour bosser et poster autant de commentaires, pertinents, en même temps, ma foi.. mais qu’on se le dise, moi (enfin Moi) penche du côté de ceux qui pensent que le monde est meilleur avec religiosité.

      9. L’ interdiction du sport de la compétition de la religion de l’excès de richesse passe par l’interdiction des paris sur les prix

      10. Partir de l’observation d’un troupeau de chèvres pour arriver à trouver enfin, après des millénaires de civilisation et de milliers de « grosses têtes » ayant réfléchi sur la question, la solution à tous les problèmes de l’Humanité en 3 points seulement (l’interdiction des religions, du sport de compétition et de l’excès de richesse), tout en ne lisant aucun livre (puisqu’ils « n’ont jamais servi à rien ») et en prônant l’argumentation en 3 lignes, 3 mots ou 3 lettres, il faut vraiment être fort quand même… Betov ce n’est pas le Diogène du blog, c’est la réincarnation d’Aristote, Platon, Pascal, Rousseau, Marx, Freud et Heidegger dans un seul corps…

      11. « penche du côté de ceux qui pensent que le monde est meilleur avec religiosité. »

        Du tout methode, relisez mon post au complet.

    4. Difficile de te contredire, Betov.
      Et ravi de te revoir.

      Nous avons bien criminalisé la noblesse en 1789…

      Mais entre deux extrêmes, j’ai toujours tendance à privilégier le milieu. Certainement pour avoir toujours constaté que les retours de pendule sont aussi dévastateurs que les dérives…

      Voir par ailleurs l’exemple du communisme avec certaines professions (docteurs, ingénieurs, ..) qui étaient payés tout de même deux fois ce que l’était un ouvrier…
      Et personne ne trouvait ça anormal.

      N.B.: n’écoute pas le troll Jorion. Il a actuellement des ennuis gastriques. 😉

      1. Oui Yvan, on a criminalisé la noblesse en 1789 et c’était pas mal… sauf que ce n’était pas exactement le problème. Le comble est que même la guillotine, bien que le concept soit plaisant, n’était pas vraiment nécessaire. Il aurait suffit d’une simple loi pour changer la face du monde… Rêvons.

      2. Betov.
        Tu manques d’info sur la nature humaine.

        Le scandale de la mélanine ajoutée au lait et qui tue les nourrissons, tu es peut-être au courant que ce « scandale » chinois qui date d’un an a fait que les responsables se sont fait exécuter.

        Ben, marres-toi : il y a un mois, la Chine a redécouvert la même chose…

        Soit, la guillotine n’est pas encore une punition suffisante pour certains… face à l’argent.

        Tous drogués, tous drogués, tous, tous …

    5. Comment les mesures qui s’imposent pourraient-elles être mises en application sans consultation des milieux financiers alors que ce ce sont eux qui dirigent

      Il ya ceux qui regarde les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi et il y a ceux qui regardent les choses telles qu’elles devraient être ne se demandant pourquoi pas

    6. Julien Alexandre, dans le post sur F.Leclerc, a donné à Alain Loreal un premier « Poteau rose »
      http://lociol.files.wordpress.com/2010/09/poteau-rose.jpg
      pour avoir découvert que « François Leclerc n’existe pas, c’est un mythe, une idée ».

      Je propose qu’après les Oscar, les César, les Molière et autres Gérard, ça devienne un Prix à donner aux découvreurs de vérités tellement cachées que personne n’avait jamais eu même l’idée de les imaginer. Et qu’on en donne le deuxième « Poteau rose » à Betov le Zinzin (et pourquoi pas un prermier « Poteau rose » d’honneur pour l’ensemble de son oeuvre?).

    7. @Betov

      Bonjour, Truc.

      Rien de cohérent ne transparait de vos propos, c’est donc le mot « truc » qui apparaît le plus approprié vous concernant. Comme à quelques autres.

      Pour être plus précis, vos paroles écrites (orales aussi ?) semblent totalement dépasser votre pensée. A moins que l’un et l’autre n’aient aucun lien, ce qui est toujours possible pour un truc. Cela traduirait alors une autre difficulté qui n’est pas de mon ressort mais de celui d’un bon CPOA proche de chez vous. Je veux bien écarter pour l’instant cette possibilité. Reste donc la possibilité que vos propos ne reflètent que partiellement une pensée que vous exprimez peu, mal ou ce que vous voudrez. Admettons.

      Vous attendez le grand soir ? Le big crunch qui emportera tout sur son passage, riches et pauvres ? Décideurs et non-décideurs ? Bref, l’explosion finale de l’humanité ? Grand bien vous fasse. Attendez donc si cela vous vous occupe et vous satisfait. Vous souhaitez criminaliser l’accumulation de trop grandes richesses ? Libre à vous. Allez vendre cette mesure où vous voudrez.

      Ici, nous n »attendons pas la catastrophe, ne l’espérons pas et n’œuvrons pas pour son avènement. Nous envisageons souvent sa possibilité, songeant avec crainte aux conséquences prévisibles de décisions (ou non-décisions) prises dans la sphère économique, financière et politique. C’est tout.

      Ici, nous cherchons modestement des solutions acceptables et constructives pour un système à bout de souffle. Qui tiennent compte des bonnes choses apportée par le passé et qui puissent évoluer vers un futur meilleur. Nous réfléchissons par le débat et l’apport de contributions souvent de très haute tenue. C’est tout.

      Ayez l’once cervicale de vous interroger sur ceci : si la pensée des autres vous indiffère, pourquoi attendre « des autres » une quelconque envie de débattre avec vous sur la vôtre? Votre incohérence vous trahit, dommage vous avez l’air effectivement sympathique.

      Restez donc en vase clos, vos chimères, dans votre bulle d’attente d’un big bang. Et bon vent.

      1. Tu y tiens en effet, à ton système, truc.

        Bizarre même que tu oses écrire qu’il est à bout de souffle…
        Il a besoin de toi, certainement. Avec ta très haute tenue.

    8. Le problème, cher Betov, est que l’on est toujours le riche de quelqu’un d’autre. Et que par votre définition, vous-même êtes le criminel de quelqu’un d’autre par votre « excès » de richesse.

  3. Quels hommes politiques oseront monter au clocher du village Europe et dire à leurs populations qu’ils ont fait dans leurs culottes devant les milieux financiers depuis de nombreuses années ?

    Quels hommes politiques oseront proposer de trancher les liens consanguins qui les lient aux milieux financiers ?

    Quand l’ampleur d’un désastre économique et social éclairera la scène européenne et se transformera en crise politique majeure, alors et seulement alors, l’énergie du désespoir produira des solutions nouvelles.

    Pour l’instant les adeptes de la méthode Coué paradent sur la scène politique.

    J’ai comme un sentiment que pour la campagne présidentielle et législative à venir, la crise financière
    et la crise énergétique (nucléaire) seront abordées de manière édulcorée par les deux principaux partis
    de gouvernement.

    J’admire votre démarche, mais où sont les les femmes et les hommes politiques des « partis de gouvernement » susceptibles de porter politiquement vos propositions.

    Dressons une liste d’hommes politiques qui seraient d’accord de s’inscrire dans une démarche prenant en compte vos propositions.

    Le relais politique, là est la solution mais sans crise majeure pas de nouvelles perspectives politiques.

    1. « Quels hommes politiques oseront monter au clocher du village Europe…. »

      Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
      Fumer la cheminée, et en quelle saison
      Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
      Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

    2. sans compter tous ceux parmi les politiques qui sont simplement fiers de leurs relations avec le milieu financier, et pour qui la remise en question est encore plus personnelle…

  4. J’ai posté un résumé des doctrines de Hayek, sur le fil de nadj popi, à partir de mon bouquin préféré….

    ÉPILOGUE

    Évadons-nous enfin, pour respirer un instant, hors de
    ce monde borné auquel toute question sur la valeur des
    personnes condamne l’esprit. Après s’être si longtemps
    occupé du “ cas ” Wagner, un philosophe éprouve le besoin
    de se laver les mains.

    Et après s’être occupé du cas Hayek on se demande comment on pourra émerger de tant de sottises… d’une telle torsion

    1. des faits….

      – Analyse des crises totalement fausse et truffée de contes à dormir debout.
      – Problème de la liberté totalement manqué (le problème de la coexistence des libertés) et sa vision de la société est fondé sur cela, une sorte d’absolutisme de la liberté individuelle ;
      – naturalisation de l’économie, des marchés comme ordre spontané.
      – individualisme méthodologique : il permet une simplification à outrance, en stipulant que la société est un grand supermarché neutre dans lequel circulent des individus sans histoire et sans classes sociales, sans identités donc. L’individualisme méthodologique est une sorte de théorie des jeux en guise de sociologie, mettant en scène des abstractions sans vie dans un univers sans conflits.

  5. @ Betov le trolléré.
    La plupart des livres servent à impressionner, et à ré-assurer ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent éventuellement , peu servent à délivrer et confirmer une intuition, mais il y en a. Pour savoir lire il faut savoir vivre comme disait au moins Debord.

      1. Dans le genre fureur de vivre aujourd’hui tu as L.Wauquiez et sa pensée du jour.
        Un homme qui ne mâche pas ses mots. Un homme grassement payé pour faire entendre que d’autres hommes et femmes vivants grâce au RSA sont un véritable cancer pour la société française. Comme il est bon d’entendre quelqu’un nous éclairer de ses lumières justement orientées, ce goût intacte, nostalgie et parfum entêtant d’une France milieu du XXè sciècle: travail, famille, patrie et cochon capitalisé exclusivement vendu au marché noir.

        Perspective alléchante pour les futurs candidats à la résistance côté Liberté, Égalité, Fraternité.

      2. à octobre,

        Le Wauquiez crache le morceau : en France aussi, il y a beaucoup trop de non-rentables.
        Il faudra les rendre rentables, sinon…

      3. De très perspicaces journalistes nous commentaient un tournant social du quinquennat du président Sarkozy. Nous y voilà !
        Après la carotte promise (la prime), le retour de bâton (le servage) !

  6. « les mesures qui s’imposent soient dorénavant mises en application sans consultation des milieux financiers »

    Tentation classique que celle de vouloir remplacer une dictature par une autre dictature .

    Si les milieux financiers ne sont pas convaincus mais » obligés », ils trouveront, une fois de plus , une manière de contourner le système .
    Notre société ne réfléchit pas assez sur la dangerosité d »un pouvoir excessif de lobbies défendant des intérêts particuliers .

  7. Pourquoi ne oas simplement expliquer aux gens que leurs participation dans le systéme financier et nuisible pour leur interets au lieu de vouloir réformer avec des mots est sans aucun pouvoir les institutions.

    Si la population arrétait de placer ses épargnes en sicav et aute assurance vie, le systéme se régulerait tout seul, sans qu’il n’y est besoin de mettre en place des régulations.

    Le systéme financier ne peut exister sans capital, il suffit de réduire se capital, par la non participation et le tour est jouer.

    1. Je ne suis pas si sûre que la populace investisse tant dans les Sicav et assurance-vie, et co … je la perçois surtour de rogner dans tous les budgets, pour déjà payer ses factures, finir le mois …

      1. Sicav et assurance-vie, et co …

        Les chiffres astronomiques servis régulièrement par le vigneron ( on se demande pourquoi ?) existent bien, mais trés concentrés dans les mains de quelques uns … toujours les mêmes !
        La classe moyenne salariée lambda, qui a eu l’opportunité de pouvoir acheter une masure, avant 1998, y a mis tous ses fonds de tiroir [ c’était avant le délire total sur l’immobilier, mais déjà trés élevé, bien trop pour moi, par ex.] =) il est vrai que je n’avais pas entendu la voix « prophétique » de
        « qui nous savons »; et j’avais tendance à pratiquer l’adage « travailler plus pour gagner moins » …
        toujours été « brouillée » avec certaines choses, sais pas pourquoi !

      2. « la populace » ? … « vous la percevez ? »

        Et vous la percevez à partir de quelle hauteur et de quel extérieur cette, je cite, « populace » ?

      3. @M

        Il est vrai que lorsqu’on place, comme vous M, des revenus de 80 000 € annuels parmi ceux de la classe moyenne, meme « supérieure », on fait une sacrée erreur de parallaxe.., Ce sont les revenus moyens des médecins généralistes, des dentistes, des cadres très supérieurs du secteur financier, de très nombreux petits patrons ou travailleurs indépendants, etc, il en reste très très peu à « éradiquer » des « exploiteurs authentiques ». des « élites labelisées capitalistes », de « vrais » aristocrates « de fortune », des « partisans de la réaction », ou du statu-quo, ce qui revient au meme. Et si ceux-là, ces profiteurs patentés, ces privilégiés identifiés, avaient été si peu nombreux, si « marginaux », si isolés dans le profit exclusif jusque là, peut-on penser raisonnablement que l’on n’aurait pu les contraindre, ou au moins les circonvenir, les limiter, les cerner, très « démocratiquement » ? Et non, on a pas pu. Parce qu’ils ont payé pour ça. Parce qu’ils se sont offert des troupes de soutien, des réserves, conscientes ou pas de leur condition de complices, mais bel et bien corrompues.
        Aujourd’hui les Maitres ne veulent plus payer, et en tout cas veulent réviser le tarif de cette prestation de « service démocratique » (« ramasse l’oreille et réfléchis bien avant de voter… »), et tout se complique. Faites vos jeux. Rien ne va plus !
        Et surtout on oublie ce qui a occasionné la réelle croissance des inégalités depuis 30 ans dans ce pays, en plus de la précarisation explosive des 25 à 30% en dessous du niveau de flottaison, ceux précisément qui n’épargnent pas, paient un loyer et s’endettent. Quand 45 à 50 % ont stabilisé ou fait progresser plus ou moins sensiblement leurs revenus et patrimoines globaux, les bienheureux 20 à 25 % des ponts supérieurs ayant eux profité tous azimuts – meme si à des degrés divers – de la nouvelle échelle de répartition des revenus réels offerte par les effets conjugués de la financiarisation, de la mondialisation, de l’inflation des actifs financiers et immobiliers et de la défiscalisation massive des hauts revenus et patrimoines fonciers comme mobiliers, Le CREDOC, comme l’Observatoire des Inégalités, comme l’INSEE, l’OFCE ou bien sûr les études de Piketty et Landais l’ont parfaitement démontré : ce sont les inégalités patrimoniales qui ont caractérisé la croissance de l’inégalité globale depuis trente ans, quand les écarts de salaires entre déciles extrêmes (indice de Gini et patin couffin …) sont restés globalement stables et que le déséquilibrage de la répartition de la valeur ajoutée intérieure, du PIB, en faveur des revenus du patrimoine contre ceux du travail était pratiquement accompli dès 1983/1984, et assumé, du PS jusqu’au FN, de Chevènement jusqu’à le Pen. Ça fait du monde…

      4. //////ce sont les inégalités patrimoniales qui ont caractérisé la croissance de l’inégalité globale depuis trente ans, quand les écarts de salaires entre déciles extrêmes (indice de Gini et patin couffin …) sont restés globalement stables…..////

        C’est ce que je me disais en traversant la banlieue Bordelaise et la campagne tarnaise : La plus grande partie des gens qui habitent tous ces pavillons sympas , entourés de 1000 m2 , donc ceux d’avant les années 1980 (ces baraques que l’on méprise « mal isolées  » meme pas de double flux ni triple vitrage ….. mais qd meme 150m2 avé le garage réaménagé pour la belle mère), lapluspart de ces gens seraient bien infoutu d’acheter , surtout de louer ces maisons ……..Il y a qd meme de quoi s’interroger qd on a 2 enfants !

      5. des revenus de 80 000 € annuels parmi ceux de la classe moyenne, meme « supérieure

        – ce n’est pas moi qui aurait eu cette idée ! c’était cité, ici même, il y a un moment, dans la barrette supérieure actuelle « classe moyenne »; et c’était, peu ou prou, le « salaire » d’un député européen…
        ce qui me faisait penser qu’un décrochage du réel ( non innocent) était, sauf personnalité bien trempée, et munie de quelques convictions de justice sociale, presqu’inévitable.
        En effet, en cas d' »accident de la vie », problèmes de santé, perte d’emploi, mauvais âge pour retour sur le « marché de l’emploi » et, ou, de crise financière, un « salaire » de 7000 euro mensuel, permet de « voir venir », et de se passer non de l’essentiel, du vital, mais du superfétatoire : un bienfait pour la santé en somme!
        Ce qui n’est pas le cas des classes moyennes basses et populaires, qui, même dans la « bienheureuse sobriété » ( prônée par cac40: bon, je plaisante), sont acculées …
        ce n’est pas pour cela qu’elles manquent de courage, dans l’ensemble …

        – Le décrochage salarial a réellement atteint des sommets, dans les grands groupes , lors de la financiarisation des entreprises ( années 90, avec un délire sans justification depuis 2000 )
        au tout début des années 90 ( rapport salarial de 1 à 6, voire 8 ) – les ex-traders s’étant achetées » des danseuses »qq années après, càd « OPA » sur des grandes Entreprises, assez « stables » avec patrons de métiers ( assez sociaux ; discussions avec les syndicats virulentes, et non biaisées =) il n’y avait, dans ces sociétés, pas plus de juristes que de salariés ! =) rachat, fusions, éjection des « doublons » etc, etc, passage d’un rapport salarial de 1 à 15 …puis, arrivée à la période actuelle, où définitivement plus de limites …
        – l’augmentation importante des Loyers ( région parisienne ) est arrivée sous Mitterand, milieu des années 80 =) première grande gêne, puisqu’impossibilité avec des salaires moyens de rajouter du beurre dans les épinards …mais explosion du coût de l’immobilier, juste après
        98 =) jeu trés malsain en cours …
        =) bref, en dehors de la catégorie haute , qui a un patrimoine élevé [ difficulté d’entrer sur un emploi fixe convenablement rémunéré chez les jeunes, exclusion des « vieux » ], il y a peu de personnes, en réalité, possédant cet énorme portefeuille d’actions dont vous parlez souvent.
        – quand à ceux, de la classe moyenne, qui ont eu l’opportunité d’acheter avant la grande spéculation (‘ point mon cas), leurs biens ont pris de la valeur, de 1 à 5 parfois ( petits appartements parisiens = refaits de fond en comble avec de l’huile de coude / réseau amical ), c’est certain …mais ne sommes-nous pas en période de « bulle immobilière » …et n’est-ce pas absurde tout cela ? =) pour eux, pas de « portefeuilles » …
        – conclusion, si tout s’effondre [ actions] ce sera chez les trés riches …et guère chez les autres.
        Mad’off a bien berné les riches en voulant tjs plus, non ?
        =) si les » Maîtres » ne veulent plus payer (quoi, on se le demande : il s’agit là de juste répartition), tant pis pour eux ! d’autant plus que ce qui fait vivre un Pays, ce sont les gens « ordinaires », qui font des métiers « utiles », et souvent guère bien rémunérés …
        post-scriptum : même avec un salaire minable / travail à responsabilité ( je le dis car « on » va encore nous faire le coup du « gratin »qui serait responsable de naissance, ce qui est devenu totalement faux) : courant années 70, les loyers étant « contrôlés », on vivait correctement, dans l’échange, et dans la générosité : choix à faire bien sûr : se passer de ceci, pour pouvoir faire cela…etc…aucun problème …et ambiance de travail non concurrentielle, et bien plus satisfaisante humainement …
        Tout cela pour dire que je ne vois pas en quoi les « fonds de pension » ( piège à C–) seraient indispensables (!) …Si c’est dans les moeurs « libérés » (libération de la phynance) d’autres Pays : trés bien ! ce n’est pas dans les nôtres. Refus d’obtempérer !
        Changer n’est pas régresser !

  8. <>
    Voila une idée géniale, ceci relève en temps ordinaire de la fonction du pouvoir et des politiques…. Le problème c’est que nos représentants public sont corrompus par l’argent facile des conglomérats Agro-Militaro-Pharmaco-Médiatico-Financiers….. Faudrait qu’ils leurs repousse une paire « d’attribus » (Mes respects à Mesdames) et reprennent le Courage et la Vertu qui leurs fait défaut depuis quelques décennies….!!!
    Mercredi sur Fr Inter (15h Daniel Mermet/Monde Diplo.):
    on aprend que Bodoin Pro (aucune idée de son orthographe…) patron de Paribas à menacer les dirigeants politique de serrer la vis du crédit alloués au état et de monter les taux d’intérêt… et de ce fait faire perdre des emplois et chuter le pib… si jamais les « sous fifres » au pouvoir prener des mesures de rétorsions vis à vis des banksters…..
    De ce fait, et mal grès votre clairvoyance et votre sagesse d’esprit, je doute fort qu’ils ne nous (vous) écoutent tant que l’ont ne s’énervera pas un « chti » peut.
    Cordialement M.p.

    1. Sans être trop de mauvaise foi quand même,

      Et si ce n’était pas l’excès d’argent et de pouvoir qui corrompait le monde, mais davantage au contraire l’esprit des gens pauvres serais-je encore bien entendu ?

      1. Jérémie

        Hé oui, les pauvres d’esprit et les esprits des gens pauvres seront peut-être les premiers à la droite du Très-Haut mais aujourd’hui ils sont très bas et se font parfois corrompre et très souvent berner par les puissants et les riches. Heureusement, ces derniers devront faire pas mal d’effort pour passer par le chat de l’aiguille…

      2. Ce qui est élevé chez les hommes, chez les puissants, les rois de la terre et des nations est pourtant bien une grande abomination devant Jérémie et les autres nombreux prophètes de l’histoire bien oubliés surtout dans un tel monde d’hypocrites.

        Et leur très bel élan vers les hauteurs, les marchés, le pouvoir, la gloire, l’argent et les vaines richesses matérielles, les mène en fait tout droit six pierres sous terre, pas étonnant d’ailleurs que le monde sente de plus en plus la mauvaise odeur du soufre partout, car ce n’est bien sur jamais assez d’en perdre davantage à la fois.

      3. Apparemment, y´a des gens qui se laissent pas abattre face à l´adversité.
        Lettre à l’attention du maire de Paris, Les Tunisiens de Lampedusa à Paris – Droit de réponse de Tunisiens expulsés du 51 avenue Bolivar au président de la Ville de Paris

        Extrait :

        Mais pour notre plus grand regret, la manière dont la France nous a accueillis ne prouve pas qu’elle est le pays des droits et des libertés, et la plus grande preuve de ça, est l’attitude de la police le jour où ils sont venus au 51 avenue Simon Bollivar et les arrestations d’environ 150 personnes entre autre des camarades français qui nous ont sauvé de la faim et du froid contrairement à ce qui a été dit dans votre communiqué de presse contre ces français

        Moi quand je lis ça, ça me rappelle les discours des révolutionnaires de la fin du XIXème siècle. Vous savez, ceux qui ont failli réussir une révolution il y a exactement 140 ans et qui ont été sauvagement réprimés au cours d´une terrible semaine du mois de mai 1871.
        Pas à vous ?

        Le peuple français sera-t-il digne de sa fière devise ?
        Je ne le sais, mais ça se joue en ce moment, près de chez vous aussi.

  9. Jérémie de mauvaise foi !!!!
    Faut l’encadrer cette phrase. Si si. Cadre doré à mettre au Louvre.
    Je suis écroulé de rire.

    T’as tout l’air d’être, une foi…

    1. Non Yvan si j’avais réellement la foi, un esprit d’entraide, de réconfort, d’appui, de bienveillance,
      de confiance en l’autre, je me lamenterais peut-être pas autant non plus au sujet de tous ces salopards de pauvres et de smicards de plus qui ne veulent jamais rien faire de leur vie d’homme.

      Oui pour mieux faire le bien de l’économie mondiale on ne vit pas assez je trouve dans une plus grande dureté de coeur et d’esprit en société.

      1. Mais on ne veut pas le bien de l’économie mondiale, Jer, on veut le bien des êtres humains qui peuplent cette vallée de larmes. Et comme l’économie mondiale fait leur malheur, vous pouvez prendre le risque de être doux de cœur et d’esprit.
        A moins que vous ne vouliez rien faire de bien dans votre vie d’homme…i

  10. A chacun sa révolution.

    Les peuples arabes de l’afrique du nord et du moyen orient hurlent leur fureur face aux dictateurs qui depuis trop longtemps les maintiennent sous le joug.

    Les peuples de l’occident ne sont quant à eux plus très loin d’une semblable exaspération à l’égard de leurs banquiers.

    Ca commence à franchement sentir la révolution et gageons qu’aux bouts des piques nous trouverons de jolies brochettes de banquiers.

    1. jolies brochettes de banquiers.

      vous savez des « crânes d’oeuf  » en brochettes, ce sera pas forcément joli-joli ! …
      enfin, résignons-nous ! Foin d’esthétique !
      quand il faut, il faut ! c’est tout !

    2. Apropos de révolution, écoutez la chronique de Flore Vasseur de ce mardi sur France Culture.Il y a encore beaucoup à faire en tous domaines pour que la démocratie s’installe aussi réellement chez ceux qui la réclament à cors et à cris ou qui ont agi pour la voir avancer. La démocratie, ce n’est pas seulement plus de droits pour moi, c’est aussi et avant tout d’être capable d’affronter la pluralité des points de vue et d’en débattre en respectant ses interlocuteurs. N’oublions jamais que nous ne pourront jamais faire advenir un monde idéal – on sait où nous ont menés les utopies-, mais seulement un monde un pue plus vivable par une combinaison de probité -non, ne riez pas – et mise en place de structures de régulation sous contrôle démocratique…Et il faudra toujours sur le métier remettre l’ouvrage…

  11. Comment faire entendre raison aux banquiers et à tous leurs affidés?

    Aujourd’hui nous en sommes arrivés à un point où on ne peut plus arriver à ce stade de prise de conscience, tout est allé trop loin.
    A nous d’en tirer la seule conclusion possible….

  12. Tiens ? Se passerait il enfin quelque chose ? Le début d’un commencement d’un truc outre Manche ???

    Le lien : ici

    Les banques britanniques vont compenser des centaines de milliers de clients grugés

    Après des années de bataille judiciaire, l’Association des banques britanniques a jeté l’éponge en renonçant à faire appel d’une récente décision de la Haute Cour de Londres qui leur avait donné tort.

    Le produit au coeur de l’affaire, surnommé PPI (Product Payment Insurance), a été longtemps vendu d’office aux clients souscrivant certains crédits, notamment immobiliers, pour les garantir contre des risques comme le chômage ou la maladie.

    Selon les différentes estimations, l’affaire devrait coûter entre 6 et 9 milliards de livres (entre 6,9 et 10,3 milliards d’euros) au secteur bancaire, un record pour un litige de ce type.

    Un appel restait possible, mais Lloyds Banking Group (LBG), première banque de détail du pays, a pris tout le monde de court la semaine dernière en annonçant unilatéralement qu’elle dédommagerait ses clients sans attendre.

    Son nouveau patron, Antonio Horta-Osorio, a estimé urgent de repartir sur de nouvelles bases. Pour solder l’affaire, il a passé une provision de 3,2 milliards de livres, dont l’ampleur a surpris les analystes.

    Barclays a suivi lundi, en provisionnant 1 milliard de livres, précédant de peu HSBC (près de 300 millions de livres de provisions).

    La quatrième grande banque britannique, Royal Bank of Scotland, n’a pas fourni d’estimation mais n’avait guère d’autre choix que de s’aligner. « C’est une étape importante dans les efforts fournis par les banques britanniques pour retrouver la confiance de leurs clients », a-t-elle assuré dans un communiqué.

    1. TRES intéressant, Zorg.
      Et peut-être logique vu la montée en pression des Anglais face à une super Tatchérisation.

      Pour rappel, les banques françaises « gagnent » 40 milliards en frais de gestion, agios, services en tout genre… hors prêts, bien sûr.
      Et ça, c’était déjà il y a deux ans..
      Ca relativise, non..??

    2. Et maintenant, les banquiers vont s’étriper …

      Il se murmure même dans la City que certains patrons de banques auraient réclamé la tête d’Angela Knight, la dirigeante de la fédération du secteur (British Bankers Association, BBA), qui avait organisé la défense des groupes bancaires.

      La City pourrait ainsi se retrouver en pleine crise interne, alors même que le secteur est en prise avec un projet gouvernemental qui vise à les obliger à isoler leurs activités risquées de leurs activités de détail.

      Source : ici

  13. Il n’y a plus de solutions, tous les recours démocratiques, les citoyens les ont épuisés.
    Dans ce type de sujet comme dans d’autres, ce que nous ne comprenons pas, c’est que le temps de l’action est venu (malheureusement). Nous n’y échapperons pas et les exemples des amis de l’autre côté de la méditerranée doit nous inciter sérieusement considérer la question.
    Nous avons des intellectuels, honnêtes, qui ont du savoir faire, et les connaissances nécessaires pour redresser les Etats, combattre la finance telle que nous la subissons.
    C’est la charrue avant les boeufs, mais c’est déjà un gros avantage, d’avoir ces gens avec nous.
    Il faut dorénavant les placer, dans les meilleures positions pour qu’ils puissent agir.
    Pour cela je ne ne vois plus de solutions que… oui, l’action (ou autres termes qui vont correspondront le mieux à titre personnel…)
    Il est bien de théoriser à longueur d’années en se regardant mourir à petits feux… mais, va-t-on continuer longtemps comme ça ?

    1.  » La fréquentation perpétuelle de l’histoire mondiale rend en effet inapte à l’action. Le vrai enthousiasme éthique réside en ceci que l’on veut de tout son pouvoir, mais qu’en même temps, soulevé par la divine gaieté, on ne pense jamais au résultat éventuel de son action.  » (K) . Bon pour Kierkegaard c’est quand-même chacun pour soit, dans son coin, à fréquenter Dieu dans la plus grande subjectivité, mais il dit aussi que le but (Socratique) est de devenir soi, et seulement cela….

      « Mais devenir ce qu’on est sans plus : oui, qui voudrais perdre son temps à cela, ce serait bien dans la vie le plus résigné de tous les devoirs. Bien sûr : mais ce devoir est très ardu, oui, le plus ardu de tous ….  »

      (Et la communication indirecte c’est agir en exemple. )

      Ceci suppose que l’on ait une petite idée de qui on est, ou pourrait devenir, or on ne l’a pas. La limite de Kierk. A vouloir trop défendre la subjectivité contre l’objectif, cette subjectivité devient positive, or c’est son « creux » en effet qui sonne sa liberté… sans jeux de mots. Je est un autre, pour faire *place* à l’autre… n’est-ce pas.

      Bref non il n’est pas bon de théoriser à longueur d’année…

    2. Peut être est il dans notre nature de laisser faire la misère son travail, et de se réveiller lorsque cette dernière réclamera son salaire…

      Les barricades se montent lorsque la frustration devient insupportable. Sinon, on critique mais rien ne bouge, et on ravale sa rengaine.

  14. Sans rapport, juste pour info :

    Je devais faire un intérim avec un hébergement dans la structure EHPAD employeuse.
    Coup de fil à l’instant : « Nous venons d’être avisés par l’ARS (agence régionale de santé) du passage en plan vigipirate ROUGE » résultat des courses : interdiction d’héberger qui que ce soit, hors les résidents !!!
    Vais être obligée de faire les trajets !

    1. Depuis 5 ans le plan Vigipirate est au niveau rouge, donc pas de changement. Arrêtez aussi de délirer un peu.

      1. D’accord, mais jusqu’à présent il n’avait pas été donné comme consigne de ne plus héberger les intérimaires dans les structures !
        J’essaierai d’en savoir plus demain sur ces nouvelles directives.

  15. La Finance au service de la communauté? Cela fait longtemps que ce fonctionnement a été détourné et travesti par la « nature humaine », et le comportement très prévisible de l’être humain. Mettez quelqu’un à coté d’une pompe à fric, il se servira sans compter, en pensant à lui d’abord. Instinct de préservation…

    Il existerait pourtant quelques moyens très simples d’éviter que la rapacité de certains ne mettent en danger tout un système:

    Façon simple, « rustine »:
    – Séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement (application ferme,
    dure et absolue. Plus aucune filiale dans les paradis fiscaux pour les banque de dépôt). On remet juste en place ce qui n’aurait jamais dû être défait.
    – Augmentation des taxes sur les plus hauts revenus, et fin de l’évasion fiscale inter-pays (fin de la libre circulation des capitaux).

    Façon dure, efficacité totale:
    – Etablir un seuil maximum de revenus et un seuil maximum de richesse par famille. Une fois le seuil atteint, l’Etat prend le reste (taxe). L’Etat conserve les taxes progressives traditionnelles en dehors de cela. Fin de la « libre circulation des capitaux » obligatoirement.

    On en revient toujours au même. L’égoïsme des êtres humains les pousse à en vouloir toujours plus, toujours plus que les autres, quel que soit le système dans lequel ils se trouvent (libéralisme, communisme, anarchie, …). Ils vont toujours, toujours essayer de se servir « eux d’abord », et « eux d’avantage ».
    Sachant cela, il ne sert à rien de lutter totalement contre la nature humaine, c’est perdu d’avance…

    Le « seuil » maximal de richesse aurait l’avantage de laisser la nature humaine s’exprimer (certains feront leur possible pour atteindre le seuil), sans pour autant que ce penchant pour « l’avidité » ne compromette le fonctionnement global de la société. On continue d’inciter les gens à donner le meilleur d’eux même, tout en brisant l’incitation de certains à exploiter les autres, à se lancer dans des opérations trop risquées et néfastes,… A proposer des produits dérivés toxiques à d’autres citoyens crédules, pour reprendre le débat initial.

    Suis-je complètement à coté de la plaque? Qu’est ce qui cloche dans cette approche?

  16. Je ne comprends pas
    Il n’y a plus de solutions, tous les recours démocratiques, les citoyens les ont épuisés.
    Dans ce type de sujet comme dans d’autres, j’en conclue, que le temps de l’action est venu (malheureusement). Nous n’y échapperons pas et les exemples des amis de l’autre côté de la méditerranée doit nous inciter sérieusement à considérer la question.
    Nous avons des intellectuels, honnêtes, qui ont du savoir faire, et les connaissances nécessaires pour redresser les Etats, combattre la finance telle que nous la subissons.
    C’est la charrue avant les boeufs, mais c’est déjà un gros avantage, d’avoir ces gens avec nous.
    Il faut dorénavant les placer, dans les meilleures positions pour qu’ils puissent agir.
    Pour cela je ne ne vois plus de solutions que… oui, l’action (ou autres termes qui vont correspondront le mieux à titre personnel…)
    Il est bien de théoriser à longueur d’années en se regardant mourir à petits feux… mais, va-t-on continuer longtemps comme ça ? Car en face, il se marrent bien de nous voir parler et écrire dans nos coins, en demandant pardon d’être là !

  17. Toutes les solutions n’ont pas encore été essayées. Il y en a une qui n’a pour le moment pas encore été adoptée : l’action. C’est parce que nous sommes devenus passifs que le système va bientôt lâcher prise.

    Il y a deux types d’actions à mener : celui dans le monde concret et celui dans le monde abstrait. Celui dans l’utilisation de son argent, et celui dans l’adoption d’un état esprit compatible avec le nouveau monde.

    Tout ce qui se vend, se vend car des gens achètent. A-t-on essayé d’adopter, collectivement, un nouveau type de consommation ? Non, l’idée n’est simplement qu’évoquer mais personne -ou pas assez de personnes- pour passer à l’action. La faute à qui ? Le consommateur devrait d’abord se plaindre à lui-même d’avoir mal dépensé son argent.

    Les modes de pensées du 20ième siècle ne sont plus bons. Ils ne mènent à rien et ont tout juste été capables de créer la civilisation moderne qui vacille aujourd’hui car ses fondements théoriques ne sont le fruit que d’un travail intellectuel insuffisant et souvent malhonnête. Qu’attendent donc les individus pour passer à autre chose ? Car cela non plus nous ne l’avons pas essayé, et nous restons donc dans des schémas intellectuels stériles.

    De nos jours, tout le monde attend d’être pris par la main pour agir et attend que «les autres» commencent pour emboîter le pas. Les politiques attendent que le peuple s’active pour adopter de nouvelles lois propices au nouveau monde, et les peuples attendent que les politiques votent des nouvelles lois pour agir en citoyen du nouveau monde.

    Alors voilà très précisément ce que nous n’avons pas essayé : agir et le reste suivra.

    Et oui, cela demande d’avoir des convictions. Et oui, cela demande d’arrêter d’être un citoyen spectateur.

    Mais il y a, à mon sens, une raison pour laquelle tout le monde reste passif : c’est parce que tout le monde attend que le système pète, que le système lâche. Et la passivité serait alors un moyen d’accélérer l’implosion de notre civilisation.

    Le pari sous-jacent est que les choses s’arrangeront d’elles-mêmes quand tout pétera, que les conflits, les malentendus, les aigreurs, les problèmes, etc… bref que tout ce que nous ne voulons plus disparaîtra comme par magie. C’est le même pari que celui de l’enfant qui ferme les yeux pensant que tout disparaît.

    Il faut donc agir, sans se préoccuper de ce qu’il se dit dans les mass media. Attendre qu’un président nous donne le top départ à la grande messe du 20 heure pour modifier nos comportements, ce n’est pas se comporter en citoyen libre et responsable. D’autant plus que ce président attend probablement lui-même un signal de la part du peuple.

    En agissant dès maintenant, dans un an, et j’en suis convaincu, nous pourrions célébrer l’avènement du nouveau monde. Bien sûr, l’ancien monde résistera, tentera d’éviter cette évolution, mais ça ne peut être qu’en vain car l’évolution attendue et vitale pour nos sociétés est une évolution qui s’impose d’elle-même lorsque nous parlons civilisation du 21ième siècle.

  18. Je vote Paul Jorion.
    J’aurais bien voté aussi François Leclerc mais il n’est pas candidat à la présidentielle.
    PJ non plus (ou il ne le sait pas encore?) et c’est dommage, ce serait l’occasion de profiter d’une tribune politique pas chère pour accéder au grand public et lui montrer quelques bonnes idées. Constitution pour l’économie, interdiction des paris spéculatifs sur les fluctuations de prix, les petits soucis de la politique éco européenne et ses conséquences prévisibles, etc.
    Peut-être moyen de glisser quelques mots sur le nucléaire?
    Ou comment se faire beaucoup d’ennemis. D’un autre côté ce n’est pas pour faire président, donc bon…
    Pas besoin de rassembler 500 signatures d’élus, pas besoin de spin doctor ou de QG de campagne, c’est juste pour causer dans le poste et donner des idées aux autres partis. Il suffit de se déclarer candidat auprès des médias, et le + tôt sera le mieux pour couper l’herbe sous le pieds des candidats sérieux.

  19. Surtout en matière de morale

    Il paraîtrait même aux dernières nouvelles que les pauvres gens seraient davantage le cancer de nos propres sociétés modernes,

    Ne faudrait-il pas alors prendre de mesures de plus en plus moralisantes à leur sujet et pour la bonne santé de l’économie financière, comme des états.

    Je me demande quand même si ça ne serais pas davantage les gens les plus riches
    et puissants de la terre qui auraient davantage de devoir moral à rendre aux autres.

    Cette morale que je n’aime plus beaucoup écouter lorsque je deviens de plus en plus intouchable en société.

    Cette morale que les gens du marché ne veulent absolument pas du tout entendre, mais qui dans le même temps ne se gênent pas de vouloir davantage faire entendre aux autres.

    La morale ( de l’économisme ) n’est rien de plus que la régularisation de l’égoïsme ( celle de l’iniquité ). [Jeremy Bentham]

  20. « les mesures qui s’imposent soient dorénavant mises en application sans consultation des milieux financiers »

    On pourrait imposer un certain nombre de choses à la haute finance de façon moins visiblement autoritaire: créer des infractions, des délits et des crimes économiquement systémiques (les autres existent déjà). Un peu à la chinoise en quelque sorte.

    1. À gerber !

      simplement du wauquiez, ce brave garçon en titubait presque… tant de caméras..

      règle de domination numéro 1: toujours s’attaquer aux plus faibles,
      règle de domination numéro 2: en bande organisée c’est encore moins risqué,

  21.  » car il n’y a pas d’autre vérité – ni d’art – que d’être inspiré, ou comme l’a dit un autre écrivain (1), d’être joyeux dans l’eau au dessus d’un abîme de 70 000 brasses. Et celui qui a ainsi compris la vie en lui même, existentiellement, il ne se méprend pas non plus sur l’Histoire mondiale … »

    (1) Frater Taciturnus

    Ailleurs il dit de l’éthique, qu’elle réside justement en la vrai l’exaltation de l’infini, laquelle constitue le commencement…

    J’aimerai que la prochaine révolution soit Kierkegaardienne. Ou plutôt « néo kierk », puisqu’il faut un « néo » pour que cela soit crédible 🙂

    Kierkegaard a donné un sens au concept de l’existence, auquel les français et autres (Cioran) n’ont fait que rajouter une sauce au poivre. Comme d’habitude, l’original vaut mieux que la copie ! Dans l’exaltation pré et post 68tarde, la philo est devenu un argument marketing dans un débat politique. Et puis historiquement Spinoza etc Descartes, Kant, accordent une immense importance à l’étendue, ou au Dieu chargé de tous les attributs (noyade assurée) . Une préférence matérialiste pour la matière, oubliant l’infini du temps…. un aveuglement par rapport au temps, l’infini étant lié à l’espace, la géométrie, étendue. Or l’infini s’il est là sous nos yeux, comme la racine de Sartre, ne dérange en fait personne. Il suffit de ne pas le voir, il ne bougera pas, il reste tranquillement « présent ». D’où la fausse découverte de l’absurde amha, de Camus. Et même chez Céline… Céline est parvenu à voir l’existence tellement menacée par la guerre et le non-sens.

    Chez Hugo on trouve ce vertige par rapport au temps, dans la légende des siècles. Chez Bataille aussi… « l’expérience intérieure ». Le premier est tellement assuré de son immortalité que tout est emporté dans le torrent du langage, le second… est un « curé rentré », dit-on.

    Le sens de la société humaine ne se trouve que par rapport à ces questions.

    1. Vous inspirez des choses Lisztfr,

      Car lorsque j’ai soif, vous me donnez bien généreusement à boire, et lorsque j’ai faim vous
      m’en donnez autant à manger, je crois finalement savoir pourquoi je suis né dans un tel monde de marchands, de bureaucrates, de politiciens et de mafieux.

      Comme si le véritable sens de la vie humaine c’était de vouloir prolonger avant tout tout ceci
      et cela en soi-même comme dans les autres.

      Vivre dans la grande cité du monde mais ne pas en être autant attaché pieds et poings liés, nous vivons en fait dans un monde, dans des films, des séries, des livres, des idées, des propos, des valeurs, des marques, des infos, un langage comme un management qui n’amène et ne prépare pas mieux le genre humain à l’éventualité que tout cela ne puisse
      pas perdurer indéfiniment à l’image comme dans les corps.

      Le grand rêve mondain, quel dommage d’ailleurs que la majeure partie des films produits dans ce monde, ne montre en réalité une bien toute autre fin possible pour l’humanité, là c’est sur on ferait déjà un peu moins les malins en société.

      Devant une telle matrice, je me demande bien encore comment l’homme pourrait-il y échapper en son Ame et conscience ?

  22. Monsieur Jorion,

    Est-ce que vous vous rendez compte que vous parlez d’intérêt général dans ce texte ? Vous parlez d’un truc plus élevé que la finance et dans lequel la finance et la société des hommes se reconnaîtrait.

    Je suis totalement d’accord avec vous sur ce point. Comment reconnaître ce qui est d’intérêt général de ce qui ne l’est pas ?

    Une très vague piste est donnée par l’idée de « donner – recevoir – rendre ». Ce qui favorise ces trois opérations est d’intérêt général. Elle implique, entre beaucoup d’autres choses, d’accepter que sa liberté passe par le respect d’un engagement envers un inconnu. Cette idée est, selon ma vision de la chose, totalement contraire à la liberté au sens actuel du terme.

    Je suis totalement d’accord avec cette idée.

    Le reste est une condamnation de la finance très claire et agréable à lire. Des horreurs sont énoncées sans haine particulière. Si la justice intervenait dans l’histoire, il y aurait des financiers en prison. Mais là, j’en demande trop.

    Dire que le parti libéral-radical suisse considère que ses victoires politiques se traduisent en pertes électorales et il s’en étonne. Il se considère comme une influence stabilisatrice, une source de solutions, un modèle de raison et d’intelligence. Il est aussi le parti de la finance en Suisse. Cela lui semble totalement naturel et ne pose aucun problème dans sa vision de la réalité. Pour ces gens, ce que vous dénoncez n’existe pas.
    Les socialistes se plaignent des tendances populistes du peuple suisse. Ces gens n’ont rigoureusement rien à proposer aux problèmes actuels en dehors d’une lutte plus intense contre les discriminations sexuelles et le racisme.
    Notre Front National se nomme UDC. Il a le vent en poupe. Il est le seul parti à admettre que les Suisses ont peur de l’avenir et de la vie de tous les jours. Les arguments anti-UDC sont, sans exagérer, « Hou ! Les Vilains ! » Sortir de là, c’est sortir de la Raison à laquelle les succès suisses sont attribués.
    Si des politiciens suisses sont prêts à attaquer ou même simplement dénoncer cette finance, ils sont remarquablement discrets ou inexistants. C’est la reprise qui est saluée. Elle est sans emplois.

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