LES PETITES FLEURS QUI BORDENT LE CHEMIN

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Les langues se délient, et elles se délient pour dire : « Tout le monde savait ! »

Vraiment, « Tout le monde le savait ? », et c’est pour cela que vous personnellement, vous vous taisiez ? Pourquoi parler maintenant alors : si tout le monde le savait, tout le monde le sait toujours, et rien n’a vraiment changé.

Et les langues qui se délient, de se défendre alors : « C’était par respect pour la vie privée ! » La vie privée ? Quelle vie privée ? La vie privée du prédateur dans ce cas-là, pas celle de ses victimes, dont vous considériez que leur vie ne vaut pas davantage que celle des petites fleurs qui bordent le chemin et dont Hegel nous rappelle que les « grands hommes » les écrasent par inadvertance. Non : il ne s’agissait pas de votre respect pour la vie privée, il s’agissait de votre admiration pour l’impunité, pour la capacité de celui qui possède le pouvoir et l’argent de faire comme il l’entend : pour cette propension dont parle cette fois Adam Smith, à ce que la police et la justice dans nos sociétés, se trouvent par harmonie préétablie du même côté qu’eux.

Un tweeteur chinois écrit : « La politique française est bien trop libre en tolérant que de tels scandales concernant les candidats soient dévoilés, [il] ne bénéficie pas du traitement d’un officiel local chinois ». Autrement dit : en Chine on étouffe les affaires bien plus efficacement qu’aux États-Unis.

On dit : « C’est par pudeur que les victimes ne vont pas se plaindre ». Non : c’est par peur, c’est parce que les petites fleurs qui bordent le chemin savent que si par accident on ne parvenait pas à étouffer l’affaire, ce sont elles qui seraient alors punies, c’est d’elles qu’on dirait : « Elle l’avait bien cherché : elle ne l’a pas volé ! »

« Oui, mais jusqu’ici, il ne s’agissait que de relations entre adultes consentants ! » Même pas : vous ne lisez donc pas les journaux, vous ne regardez pas la télé ? Mais en admettant même : ça veut dire quoi exactement « adultes consentants » ? Tout est rapport de force : un prix est un rapport de force, et parmi les partenaires amoureux, il y en a qui sont bien plus consentants que les autres. Le pouvoir et l’argent, encore une fois.

Un processus « critique », au sens que donnent à ce terme les physiciens, c’est un processus qui conduira un jour ou l’autre à l’effondrement. Il est impossible de savoir quand exactement mais l’effondrement aura bien lieu et le seul souci pour certains (ceux qui diront un jour : « Tout le monde savait ! »), sera de savoir si l’on pourra ou non « étouffer l’affaire ». Et si le responsable se trouve du côté du pouvoir et de l’argent, il n’y a pas d’affaire suffisamment grosse qu’on ne tentera de l’étouffer. Prenez la crise des subprimes : c’était gros, vraiment gros, et on connaissait les coupables, leurs noms s’étalaient à la une des journaux, mais ils étaient du côté du pouvoir et de l’argent, et on ne s’est pas gêné davantage que dans les cas précédents : on s’est tourné vers la victime et on lui a dit : « Tu l’avais bien cherché : tu ne l’a pas volé ! Tu croyais vraiment que tu pourrais vivre indéfiniment au-dessus de tes moyens ! »

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :

341 réflexions sur « LES PETITES FLEURS QUI BORDENT LE CHEMIN »

  1. Bonjour,
    Je dormais hier soir et decouvre cet admirable billet ce matin

    En fait vous parlez des petites fleurs et du consentement
    Vous vouliez dire ” je t’aime, moi non plus”

    Il y a des choses simples et sures , les pulsions, et puis tout reste tres complique et inconnu

    Alors consentement………
    Henry

  2. Il y a d’autres affaires impliquant des hommes politiques ou proches de la politique qui sont sorties sans faire plus de bruit que cela (tout comme avec DSK).
    Si vous faites un petit effort de mémoire cela reviendra
    Peut-être que ceux-là commence à avoir un petit peu peur.

    Merci pour ce billet, tellement juste que l’on aimerait l’avoir écrit soi-même.

  3. Puisque beaucoup de commentateurs y vont de leur version sur ce qui s’est passé dans cette chambre d’hôtel, et souvent dans le sens retenu par l’acte d’accusation du procureur, je vais me faire l’avocat du diable, en retenant le version la plus « favorable » à DSK.

    DSK sort de la salle de bain, nu et tombe nez à nez sur Ophélia qui, sidérée par ce « spectacle » (c’est la première fois qu’elle voit un client nu), ne se retire pas hors de la chambre. Devant son manque de réaction, DSK s’amuse -d’autant plus qu’il est nu- à proférer des propos machistes (peut-être même mâtinées de propos de nature à choquer une musulmane (Ophélia porte le voile)), accompagnés de gestes obscènes. Propos et gestes qui laissent Ophélia toujours sans réaction et sans voix, ce qui commence à irriter (ou à encore plus amuser) DSK : il s’approche ; Ophélia, craignant une agression sexuelle vu ce qui a précédé, le repousse en lui griffant le torse, lui crache dessus et sort enfin de la chambre. Elle va se plaindre auprès de ses collègues et c’est là que les choses commencent à déraper : au fil de son récit, des questions posées par ses collègues, des réponses d’Ophélia (comprend-elle et parle-t-elle bien l’anglais ?) se dessine peu à peu le scénario que retiendra le procureur (agression sexuelle, tentative de viol, séquestration).

    Notez bien que cette version, si elle disculpe DSK de ce dont on l’accuse, ne le disculpe en rien de son arrogance, de sa grossièreté, de sa vulgarité et de son obscénité d’homme riche et puissant face à une femme du peuple simple, pauvre et honnête.

    1. Merci André, j’ai bien ri . On s’y croirait . Vous devriez écrire pour le théâtre. Et pour les agressées précédentes , Tristane, etc … ?

    2. Il semble que l’acte sexuel (consenti ou subi) a mystérieusement disparu du champ, dans votre histoire…

  4. Les différentes réactions, en particulier de la classe politique, montrent qu’il est bien difficile d’avoir la bonne distance par rapport à un évènement de type cygne noir. Car au delà de l’évènement lui même, c’est de notre projection dans le monde, de notre rapport au monde et aux autres qu’il s’agit. Nous projetons nos attentes, notre vision, nos valeurs sur “tout cela”, et quand tout à coup le rideau se déchire et qu’apparait une vérité qui dérange, nous voulons d’abord ne pas y croire, trouver des excuses, refuser le lynchage médiatique ce qui est normal et sain, mais il y a bien là de la révérence à l’égard des puissants, et aussi des calculs afin de ne pas être entrainé dans la déroute.
    Pour ce genre d’affaire comme pour le comportement des mégabanques et trusts il faut se rappeler le”mot ” de’Albert camus : “un Homme ça s’empêche”

  5. @HP

    Et même, pourquoi pas, que quelqu’un ait annoncé à DSK qu’une surprise-cadeau allait arriver

    Quoi qu’il en soit, je ne puis admettre qu’un être humain, homme ou femme, moins riche, puisse être considéré comme un cadeau-surprise pour un autre être humain riche et puissant .

    Les personnages de pouvoir qui se permettent d’exercer un droit de cuissage ou d’acheter un droit sur le corps d’autrui, surtout avec l’argent des contribuables, ne sont pas dignes d’occuper une haute fonction.

    1. Avec l’argent du contribuable, c’est certain.
      La plus ancienne profession du monde existait avant vous et moi et existera encore après nous, on peut le regretter pour les droits humains mais que je sache personne n’est arrivé à la supprimer.
      Il peut arriver qu’on se fasse un cadeau à soi-même mais le + souvent un cadeau est offert par une personne à une autre. Que ce soit un objet ou un service, et ne me demandez pas de trancher entre les deux dans ce cas-ci.

      1. La plus ancienne profession du monde existait avant vous et moi et existera encore après nous,

        Bonjour HP,
        Je n’arrive pas à considérer la prostitution comme une profession. Le nombre d’hommes est égal au nombre de femmes et le désir sexuel existe pour les deux sexes, sinon il n’ y aurait pas eu de perpétuation de l’espèce humaine. La sexualité n’a donc pas à être payante, les deux partenaires se donnant mutuellement du plaisir .

        Payer pour avoir encore plus de partenaires sexuels, pour imposer au corps des autres sa sexualité sans avoir à se préoccuper de leur plaisir est de la prédation . De plus, cela cause un déséquilibre dans l’appariement homme-femme (ou homme-homme, ou femme-femme), comme le fait la polygamie qui, dans certains pays, attribue à un même homme riche plusieurs compagnes pendant que des hommes pauvres restent définitivement seuls . Tout ce qui détruit l’équilibre naturel en causant le malheur des plus pauvres devrait être sévèrement puni par la loi sans aucune indulgence .

        Se payer un grand nombre de prostitué(e)s que l’on méprise ou malmène relève du même mécanisme malsain que l’ultracapitalisme, le besoin d’amasser, d’accumuler, d’avoir plus que sa part naturelle de sexualité au détriment d’autrui ..

        L’esclavage aussi a toujours existé mais les sociétés avancées ont fini par le rendre illégal .

  6. ” Tout le monde savait “, oui c’est insupportable que les comportements publics détestables soient admis et tus et particulièrement au prétexte de la notoriété de l’auteur.
    Mais la prédiction d’un comportement humain est malgré tout plus complexe que celle d’un système.
    Le harcèlement sexuel est un délit, le viol en est un crime qui ne s’en déduit pas automatiquement.
    Ce ” Tout le monde savait ” est une déduction après coup qui ne fait pas la différence entre tout le monde savait que des comportements inacceptables odieux et avilissants étaient admis et impunis et le tout le monde savait que son auteur serait un jour un violeur.
    “On commence par ne pas couvrir ses cahiers, puis on vole oeuf, puis on vole un boeuf, puis on tue son père et sa mère ” m’ apprenait on à l’école en éducation civique dans les années 50 du siècle dernier, comme d’ailleurs ” Bien mal acquis ne profite jamais “………….! ! !
    Depuis j’ai appris que ce n’était pas si simple et que nous risquons, à ne pas faire cette différence de retrouver les projets de détection des futurs voleurs, violeurs et autres criminels à 2 ans comme l’enfermement à vie si un diagnostic de schizophrénie tombe au motif qu’il y a des ” schizophrènes dangereux “.
    Si le délit doit être sanctionné, il ne prédit pas le crime

  7. Dans cette affaire, les médiatiques, dans l’ensemble, se comportent comme des complices déçus.

  8. Je signale cet article de Médiapart signé Michel Broué, dont le titre est “DSK, lettre à mes amis bouleversés”.

    C’est le meilleur article – pardon à Paul Jorion –, que j’ai pu lire depuis des jours.

    1. http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-broue/180511/dsk-lettre-mes-amis-bouleverses
      d’accord pour le clair hiatus posé entre drague et domination- et ce vieux fantasme équivoque de la fascination, qui lorsqu’on s’en éprend se fait à manipuler, se nouant en miroir à l’amour. mais pourquoi M. Broue écrit-il ? : “(…) comme beaucoup, je craignais un problème, dans ce pays, les USA, où les frontières sont si étroites; et pendant la campagne, où tous les coups (et les témoignages) auraient été permis” … on ne se refait décidément pas tout à fait de son identité française, de gauche, de droite, qu’importe… décidément le roi nu laisse sans voix, lorsque le fait divers coupe la chique à l’histoire, la synchronicité a le goût de bouchon
      très bon article ici avec extraits de “la chute” de Camus:
      http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/2011/05/20/la-chute/#xtor=RSS-32280322

      et en comédie
      ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨CALMOS ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

      un film de Bertrand Blier (1976)
      avec Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Claude Pieplu…
      http://www.dailymotion.com/video/xcbgvf_calmos-bertrand-blier-1975_shortfilms#from=embediframe
      http://rutube.ru/tracks/2130587.html?v=e6a0536f7cd0d8bbc28841cbd59f1c1b&autoStart=true&bmstart=4565
      http://rutube.ru/tracks/2130724.html?v=a0829dd2fbb96e7b28f53b2eb3bb1f0e&autoStart=true&bmstart=1000

    2. Pas d’illusion non plus sur la justice américaine:

      La France et les états unis, un regard opposé:

      http://blogs.mediapart.fr/edition/police-co/article/190511/la-justice-americaine-et-le-processus-de-scandalisation

      …”Le devoir de transparence démocratique n’est au final qu’une illusion du système judiciaire américain. Loin de montrer les faits tels qu’ils se présentent, nous sommes avant tout dans le cadre d’une mise en scène bien ficelée. Comme dans un scénario hollywoodien, il faut montrer l’envers du décor sans pour autant le démonter. Les «cérémonies de dégradation» publique de ce type, d’autant plus vis-à-vis de personnages haut placés, rappellent combien les médias sont moins des instruments de relais que des acteurs intéressés. Entreprises capitalisées pour la plupart, ils participent à la fabrication et à la production de l’information comme intermédiaires entre annonceurs, ici la justice américaine, et consommateurs, le monde entier…”

      car, c’est la suite qui est importante.

    1. Voici quelques unes des réactions parues dans la presse anglo-saxonne suite au billet de Bernard-Henri Lévy.

      “LA TRISTE ET TROP COMMUNE ERREUR DE BLÂMER LA FEMME”

      Premier reproche adressé à M. Lévy, le peu de considération dans lequel il tient la femme de chambre qui accuse M. Strauss-Kahn. Pour Melissa Bell, journaliste au Washington Post, il commet “la triste et trop commune erreur de blâmer la femme”. Maureen Dowd, éditorialiste pour le New York Times, feint de prendre le parti de M. Lévy, pour mieux le caricaturer: “Elle l’a vraiment cherché. C’est le rêve que fait toute jeune veuve qui travaille dur, en craignant Dieu, en se brisant le dos pour faire de basses besognes dans un hôtel de Times Square pour élever sa fille adolescente, justifier son statut d’immigrante et profiter des opportunités offertes par l’Amérique, elle rêve de voir un fou, un vieux satyre ridé qui surgit tout nu de la salle de bains, se jette sur elle et l’entraîne dans la chambre, à la manière d’un homme des cavernes.”

      […]

      Le papier du Monde est ici.

      1. On ne peut qu’être d’accord avec la réaction de la presse anglo-saxonne. Je me demande ce que les intellos parisiens auraient écrit s’ils avaient été amis de la victime et pas de l’accusé.

  9. Et si vous nous disiez tout de suite ce que vous savez sur les autres ? ça nous éviterait d’autres déconvenues.

    1. Privilège de classe et injustices de classe (bis) :

      Eva Joly explique comment en France la même plainte aurait eu toutes “les chances” de se voir transmettre de la police au commissaire qui en aurait référé à son supérieur qui aurait transmis au Parquet qui aurait appelé le Ministre, pour être finalement classer sans suite.
      Elle est pas belle la vie.

      http://www.dailymotion.com/video/xir20e_en-france-l-enquete-sur-dsk-aurait-ete-etouffee-eva-joly_news

  10. “L’appartement où DSK devrait vivre sa liberté conditionnelle se trouverait à Manhattan, loué depuis lundi par son épouse Anne Sinclair. Une chaîne de télévision locale New York 1 avance qu’il se trouverait sur la 65e rue, dans le quartier très cossu de l’Upper East Side.

    Dominique Strauss-Kahn, une fois assigné dans ce lieu, n’aura plus le droit d’en sortir. Il portera un bracelet électronique muni d’un GPS à la cheville et sera surveillé 24 h sur 24, sept jours sur sept. Par des caméras de vidéo-surveillance et surtout par un garde armé qui devrait le suivre à la trace. Des mesures de sécurité strictes… aux frais de DSK. Le procureur John McConnell hier a évalué la facture de ce dispositif de sécurité à plus de 200.000 dollars par mois.”

    http://www.france-info.com/monde-ameriques-2011-05-20-dsk-une-tres-chere-liberte-surveillee-24h-24-537581-14-16.html

  11. Voici une réflexion que m’inspire la lecture de différents articles et réactions (ici et ailleurs) sur cette affaire DSK. Je vais essayer de ne pas vous la présenter de travers.

    Le pouvoir et la domination peuvent participer à la sexualité de nos puissants sans qu’il s’agisse uniquement de la fascination qu’ils exercent de loin. La possibilité d’un grain de sable existe elle aussi bel et bien comme pour marquer la frontière ‘jusqu’où on ne peut pas aller trop loin’.

    Si l’équilibre entre le pouvoir et la peur du grain de sable produit une cohabitation paisible, il ne semble pas indispensable d’exercer une surveillance du voisin telle qu’elle fut pratiquée dans les régimes de type soviétique dont la chute a précédé de très peu celle, actuelle, des régimes capitalistes.

    Pour paraphraser le raisonnement de M. Jorion (avec moins de talent cela va de soi, mais j’espère au moins que ce n’est pas trop tiré par les veuches ) sans doute notre régime de ‘liberté sociale’ est devenu plus désinvolte parce que le référent antagoniste s’est effondré avec le mur de Berlin (sur les archives de la Stasi)

    Il me semble donc que la question n’est pas uniquement celle de notre vigilance, mais bien plus celle de la protection de la possibilité d’un grain de sable.

    Vous avez sans doute envie de me demander comment protéger et restaurer la possibilité d’un grain de sable ? Je n’en sais absolument rien (sinon j’enseignerais la théologie à Rome ou pour faire plus actuel, j’aurais ouvert un blog sur le net).

    1. Le grain de sable, ou plutôt les grains de sables, car il y en a bien d’autres, en cours et à venir, c’est ce qui indique qu’on est déjà allé trop loin, qu’il faut donc passer à autre chose. Poser ensemble les bases d’une nouvelle civilisation.

      Le grain de sable aujourd’hui c’est le symptôme, en l’occurrence le symptôme d’un dysfonctionnement d’un régime économique, capitaliste, dont les possibilités de développement s’épuisent. Le jusqu’où on ne peut aller trop loin n’est pas donné a priori, c’est l’histoire qui le détermine. Il me semble que c’est parce que le régime capitaliste a déjà longuement vécu que nous avons assez de recul pour en connaître les failles. Les précurseurs, eux, en voyaient surtout les avantages.

      On ne pourra jamais, dans l’absolu, éviter complètement la sexualité criminelle. Par contre ce qu’il serait possible de faire, c’est de faire en sorte que ce genre de comportement, prédateur, avec toute ses déclinaisons, perde beaucoup de sa raison d’être au sein du monde économique et ce jusque dans les foyers domestiques. IL n’y a alors pas d’autre solution, je veux dire durable, c’est à dire non pas basée sur un quelconque ordre moral, que de réduire l’importance des rapports d’argent dans les relations humaines.

      Ceci implique plus de justice sociale. Or, nous le savons, nous qui lisons et commentons sur ce blog, la meilleure manière de faire est de commencer par réduire la taille de la sphère financière pour amorcer sérieusement le mouvement d’inversion d’un rapport de force aujourd’hui par trop favorable à ceux qui ont l’argent à pléthore. Il faudra bien entendu plus de contre-pouvoirs dans toutes les institutions, mais cela ne peut suffire. C’est le cadre général dans lequel s’insèrent les institutions actuelles et celles à venir qui doit être redéfini. Or, pour l’heure ce cadre c’est celui qu’impose une sphère économique et financière qui se met hors d’atteinte du champ d’action de la démocratie, ce à quoi il nous faut mettre fin. Ce qui suppose comme l’indique Paul Jorion dans sa proposition de constitution pour l’économie l’interdiction de certains pratiques financières incompatibles avec l’exercice de la démocratie, si toutefois on admet que le domaine communément imparti à la démocratie depuis quelques siècles est devenu trop étroit pour ne serait ce que permettre la poursuite de l’aventure humaine (Paul évoque lui la survie de l’espèce.)

  12. Entre les 2 scenari extrêmes, il y en a d’autres possibles qui ont été évoqués ailleurs, mais pas le suivant :

    DSK aurait franchit la ligne jaune, mais pas jusqu’au aussi loin que le prétend la victime qui tout à fait normalement aurait été choquée du franchissement.

    Donc il y aurait bien eu délit, mais pas un crime de viol ou de tentative.

    Donc la victime légitimement outragée sort de la pièce, se confie à un proche malin qui lui conseille de porter plainte, jusque là, c’est normal aussi, mais ce proche ou l’avocat lui conseille également de forcer le trait à l’extrême.

    Vous savez les avocats peuvent mentir et faire mentir leurs clients comme des arracheurs de dents. Sachant qu’aux US les avocats sont rémunérés au pourcentage, leur revenus dépendent donc largement de la gravité des chefs d’accusation. Business plan as usual …

    La victime écoutant ces conseils et voulant prudemment être dans la position la plus forte, suit
    ces conseils.

    La victime en rage, trouve aussi l’idée très valable pour les raisons humaines suivantes :

    – lui permettant d’assouvir son désir de vengeance compréhensible face à l’homme blanc riche et puissant, descendant probablement d’esclavagistes, qui l’a agressée.

    – et peut être s’est elle aussi dit, ou on lui a dit que le pactole pourrait être conséquent

    Donc le dénouement sera peut être une négociation selon la possibilité du droit US.
    DSK reconnaissant un chef d’accusation moins grave et signant un beau chèque de XXXXX dollars, le prix de son délit. Pas très grave compte tenu de sa fortune et il contribue ainsi à la redistribution vers une personne représentant les humbles, acte on ne plus conforme à la doctrine socialiste.

    Donc 2 coupables( enfin un peu plus si on compte les avocats, qui ne seront jamais jugés, malins comme ils sont ) et 2 victimes, ni monstres, ni saints, justes humains :

    Elle coupable de l’exagération des faits et victime de l’agression qu’elle a subit.
    En effet ce n’est pas parce que l’on est une victime que l’on est une sainte rejetant tout esprit de vengeance disproportionnée, et éventuellement aussi toute vénalité. Faisant d’une pierre 2 coups.

    Lui coupable de l’agression et victime de l’exagération des faits qui laissera une marque sur son image. Mais bon c’est quand même lui qui aura commencé les hostilités entraînant, comme souvent dans les conflits, une escalade de la riposte.

    Voilà un scénario envisageable, les 2 protagonistes ayant comme tout le monde les câbles du cerveau qui se touchent parfois.

    Ni blanc, ni noir, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots.

    Je rappelle encore une fois, qu’il s’agit d’un scénario envisageable, pas d’une certitude.

    Mais regardons la suite, et on pourra la comparer à ce scénario.

      1. Ben dans le cadre du scénario que j’évoque, c’est plutôt mieux vaut une bonne négo qu’un mauvais procès. C’est d’ailleurs ce qu’encourage à faire la justice aux US, mais aussi en France, l’étape intermédiaire étant l’arbitrage hors instances judiciaires, le procès en France étant la dernière étape avec tous ses degrés de recours jusqu’à la cassation et le conseil d’état, voire la CJE.

        Sur le plan international, c’est aussi l’arbitrage qui prévaut.

      2. Ben dans le cadre du scénario que j’évoque, c’est plutôt mieux vaut une bonne négo qu’un mauvais procès

        Très juste.
        Votre scénario fait même mentir le proverbe …. 🙂

        En revanche, plus haut, vous dites que certains “psychiatres peuvent faire aussi partie de la flicaille”.
        J’avoue ne pas comprendre.

  13. Sinon, pour rester dans le cadre juridique :
    http://www.liberation.fr/politiques/01012338625-tristane-banon-renonce-a-temoigner-contre-dsk-a-new-york

    T Banon ne peut arguer en France de faits prescrits. Elle n’a évidemment pas porté plainte, ni décidé de témoigner aux US. Elle a pris le risque tout de même d”une action contre elle en calomnie, diffamation, ce qui relève d’une forme de courage de sa part quand même.

    Compte tenu des rumeurs, elle ne risque pas trop d’une contre réaction.

    1. Il ne restera rien de cette affaire.

      Aucune éclaboussure, juste un vague souvenir d’un chèque balaise d’absolution pour la victime qui aura aussi profité de l’occasion avec ses avocats pour truander un homme incapable de se tenir face à une paire de tétons et de belles cuisses.

      Finalement, tout est bien qui finit bien, la pauvre sera dédommagée de quelques millions de dollars, et le benêt à cerveau en forme de gonades sera délesté de ces millions de dollars, lui évitant un séjour long et périlleux sur le Rock de NY où les habitants ont des mœurs un peu rugueuses vis à vis des “coinceurs” et autre “pointeurs”, n’hésitant pas à l’occasion à leur promettre le sourire kabyle avec un tesson de bouteille ou une fourchette aiguisée. L’inactivité des prisons est très créative techniquement.

      Entendez par là, qu’il risquait lui aussi lors d’un tel séjour quelques divers outrages anatomiques que les voyous produisent généreusement du fait de leur manque de finesse d’appréciation, mais à leur décharge, ils ne sont pas les seuls.

      1. @fnur

        Il ne restera rien de cette affaire.

        Vous plaisantez j’espère !
        Cette affaire c’est un séisme ! Un cataclysme !
        Un cataclysme pour le PS, où tout de moins ce qu’il en restait. Un cataclysme pour la presse hexagonale dont on découvre à présent l’étendue de la complaisance. Et probablement un cataclysme pour la France. Tant le fait que Dominique Strauss-Kahn ait pu être envisagé comme un futur présidentiable risque de démontrer, si besoin était encore, la mauvaise santé de notre démocratie. Chaque partie en cause va donc devoir dare dare faire un examen de conscience si elle ne veut pas paraître plus encore qu’elle ne l’est malade et malsaine. L’arrogance d’une élite méprisante, toute puissante, dont le couple DSK-Anne Sinclair n’était au fond que le reflet, va être montrée du doigts par toute la presse internationale. Les journalistes américains ne vont pas manquer de pointer toutes nos jolies petites incohérences, nous qui sommes d’ordinaire, les champions toutes catégories de la grande leçon de morale aux autres.

        Alors comment vous dire… j’ai évidemment lu sur ce blog beaucoup de commentateurs tout prêts, dès le début de l’affaire, à absoudre un peu vite l’accusé, à crier de préférence au complot, à esquiver le plus longtemps possible les doutes sur l’homme, tant ils étaient désireux de sauver leur champion à la course à la présidentielle ou de croire malgré tout qu’une telle gauche c’était toujours mieux que la droite, mais franchement, aucun n’avait encore était dans un déni si féroce qu’il cherche à tirer un trait sur les conséquences à venir. Faut-il que donc qui se passe dérange le cours des choses pour vous pour que comme un certain roi de France extralucide vous écriviez sur le clavier : aujourd’hui, rien.

      2. @fnur

        Vous faites encore dans le cynisme et l’épilogue de comptoir bien adipeux, je vois.
        Au fait, sur votre si fine conclusion. sachez tout de même que d’après les rares enquêtes sérieuses publiées sur les viols de détenus dans les prisons US, seuls trois à cinq pour cent de ceux que vous appelez les “pointeurs” en seraient victimes, contre vingt pour cent en moyenne pour la population carcérale. (Rapport du Congrès US de 2008 : 60 000 viols dans l’année reconnus officiellement dans les prisons US…)
        Par contre si vous êtes un petit escroc blanc placé en détention dans une prison US, du Sud comme du Nord, alors là… Voyez ce qu’en concluent en 2000 Cindy et David Struckman-Johnson, deux chercheurs de Harvard dans leur étude sur le viol dans 7 prisons du Nébraska :

        http://groups.google.com/group/qc.politique/browse_thread/thread/01f021fbf5773461/33bd3923b7952eab?#33bd3923b7952eab

        Mais continuez à fonder vos jugements sur les “on dit” et les clichetons de série télé, je vous en prie, c’est pas interdit par la Loi et ça me met en joie.

      3. @fnur

        Pourquoi partagez-vous ce besoin, avec d’autres commentateurs, de formuler des hypothèses sur le déroulement des faits et d’échafauder des scenarii? Je ne vois pas bien l’intérêt : besoin de se mettre en valeur, de pouvoir dire que vous, plus malin que tout le monde, aviez tout deviné??? Si ça peut vous faire plaisir…

        Mais quand vous affirmez:
        “Finalement, tout est bien qui finit bien, la pauvre sera dédommagée de quelques millions de dollars…”
        Non! Je ne peux pas vous laisser dire ça! Tout n’est pas qui finit bien! Une indemnisation de victime est destinée à réparer quelque peu un dommage mais pas à l’annuler. Même si la victime touchait des millions de dollars ça n’enleverait rien au traumatisme qu’elle a subi s’il est prouvé. Un viol reste un viol même si le violeur est condamné, même si la victime est largement indemnisée. Il y en a qui n’arrivent jamais à se reconstruire complètement après un tel traumatisme. Pareil pour une tentative de viol bien entendu.

        L’argent ne peut pas tout et je trouve un peu indécent de laisser penser qu’il n’est finalement pas si grave de franchir la ligne jaune. Pour moi manquer de respect à une femme c’est toujours grave. Il est vrai qu’elles sont nos esclaves (de nous, les hommes) depuis des millénaires et il nous est facile d’oublier qu’elles sont dignes du plus grand respect, en paroles comme en actes!

      4. Martine Mounier

        J’ai fait un effort, mais vos propos sont légèrement incompréhensibles, les phrases sont déstructurées grammaticalement.

        Un cataclysme qui succède ceux de la criiiise éco, des rrrrévolutions arabes, la caaaata Fukushima, et précède encore d’autres cataaaas.

        Trop d’infos tue l’info, trop de catas tuent les catas précédentes. C’est cognitif Madame, on a qu’un cerveau, 2 mains et 2 pieds.

        Je ne suis roi de rien du tout, et je sais que je ne suis pas extralucide, ce qui me permet un peu de lucidité à l’occasion.

        Là encore RDV dans quelques mois, même pas années, pour comparer les faits avec mes dires.

        Cette affaire va se solder très probablement comme celle d’OJ Simpson et d’autres du même acabit aux US dans lesquelles l’avocat de DSK a été impliqué.

        DSK est sorti de la route politique, ça c’est quasi certain.

        Le PS va faire tourner fissa ses spin doctors gyroscopiques pour rétablir la trajectoire et la vie continue…

      5. Je sais que que mes propos peuvent choquer, comme la réalité toujours en dessous ou au dessus de nos espoirs qui sont tout aussi chocking que la réalité.

      6. @ Martine :
        L’histoire que prédit Fnur est possible, hors l’épilogue dont je doute fort, les premiers jours ayant démontré combien dans sa prison le régime de faveur (relative) était de rigueur (et non l’inverse) pour son ‘invité’ prestigieux …
        Cette histoire est même plus que probable, sans pour autant en appeler au cognitif.
        Rappelez-vous.

        Il y a un peu moins de 20 ans. On apprenait que le Président de la République, en exercice (!!), avait tout simplement eu une jeunesse liée à l’extrême-droite : croix de feu, cagoulards, action française, participation au gouvernement de Vichy, …
        Et qu’on savait, fort bien, au PS comme dans les médias.
        Sans parler de sa fille, mazarine.
        Y eut-il cataclysme ?
        Si Chirac gagna la présidentielle en 95 logiquement, après 14 ans de Mitterandisme et un régime à bout de souffle, 2 ans plus tard (2 ans seulement !), Jospin gagna les législatives. Certes, celui-ci avait pris soin d’affirmer son droit de choisir parmi l’héritage mais le PS fut-il balayé par les ‘révélations’ concernant Mitterrand ?
        L’examen de conscience fut-il mené ?
        A l’évidence, non, puisque 5 ans plus tard, jospin déclara ‘maladroitement’ ne pas mener une campagne ‘socialiste’, avant que de se rattraper : le mal était fait.
        Mais il était fait depuis 5 ans, me semble-t-il et ce dès le renoncement de la promesse de sauver l’usine de Vilvoorde (je crois que les ouvriers s’en souviennent encore), en 97.
        Jospin a cru qu’en faisant un aggiornamento sur la probité personnelle du dirigeant (qu’apparemment il eu, prenant le contre-pied de Mitterrand), cela suffirait pour que le ‘peuple de gauche’ (je ne l’ai personnellement jamais rencontré, le ‘peuple de gauche’) l’élise.
        Entre-temps, DSK avait poursuivi et amplifié la politique menée par Bérégovoy, avant que d’être ‘stoppé’ par l’Affaire MNEF. Fabius vint parachever l’affaire, pendant que François Hollande, premier secrétaire du PS préparait la campagne de 2002, que Martine Aubry continuait à être maire de Lille en se préparant à être premier ministre de Jospin et que Ségolène Royal continuait d’être ministre jusqu’en 2002.
        Nous retrouvons les mêmes protagonistes aujourd’hui ou qui voudraient l’être et qu’on nous présente comme probables candidat choisi : DSK, Hollande, Aubry, Royal et même Fabius, qui ‘se tâte’, dit-on …
        Or, a-t-on tiré les leçons de 2002 au PS (et plus largement, en France) ? Que nenni, s’aperçut-on en 2005, avec le vote ‘effarant’ selon les médias main stream et tous les partis politiques ‘de gouvernements’ (responsables, forcément) des français lors du référendum.
        En a-t-on tiré les leçon, de ce cataclysme politique (j’entends par ‘cataclysme’ la définition suivante : ‘bouleversement profond’) ?
        Rien du tout, tant on ne peut que constater que les deux rivaux de 2007 furent issus des deux grands partis qui avaient appelé à voter ‘oui’ au référendum et dont ni l’une ni l’autre (encore moins, évidemment) ne souhaitaient remettre en cause les politiques libérales menées par les multiples gouvernements depuis lurette …

        De sorte que force est de constater, Martine, qu’en politique française, les cataclysmes n’ont pas manqué depuis 17 ans maintenant mais de remise en cause, point, ou si peu.
        A l’inverse même, nous eûmes Sarkozy et la lepénisation des esprits incrustée dans les politiques menées.

        Les français sont-ils des veaux, tétant le lait médiatique sous les mamelles des partis ?
        Possible.

        A leur décharge, la force d’inertie est telle que quelque soit le cataclysme (et l’affaire DSK en est un), le système en lui-même n’est pas remis en cause.
        Déjà, les projecteurs prennent la silhouette de Hollande, qui susurre qu’il veut faire une présidence ‘normale’, tout en suivant le feuilleton DSK, qui promet de durer, au moins jusqu’à la campagne présidentielle.
        Puis il y aura les législatives, puis le nouveau gouvernement, puis l’été, puis la rentrée des classes …
        A moins que Fukushima ne se décide enfin à exploser, ou qu’une guerre ne s’ouvre ailleurs.

        Quel cataclysme, Martine ?

        A moins, à moins …
        A moins que cette fois-ci, vous aillez raison.

      7. J’ai aussi oublié de ‘petites’ émeutes fin 2005. Mais il est vrai que tout le monde à oublié.
        La crise est aussi arrivée en 2007 et ne nous quitte plus depuis …

        La résilience s’oppose à la remise en cause.

  14. Je me permets de vous soumettre mon analyse: le monde entier étant de culture patriarcale, bien entendu les rapports de force entre les différents pays sont d’ordre patriarcaux, et les rapports de force dans les patriarcats sont ,bien évidemment ceux entre les hommes et les femmes, mais aussi et surtout, ceux entre les hommes, ces derniers “gérant”, dictant l'”ordre”, les lois des rapports de force entre les hommes et les femmes . Serait-il possible de voir cette affaire d’un point de vue patriarcal où le le rapport de force signifierait que des “mœurs” ne sont pas tolérées,les sociétés nord-américaines se revendiquant comme plus “évoluées” par la même ? Depuis quelques années,n’assistons-nous pas à une sorte de joute internationale sur la justesse du ‘traitement” des femmes, que ce soit pour les tenues vestimentaires ou leurs droits? A mon sens,l’un (ou l’une) ,n’a pas à “traiter” l’autre mais à vivre avec, sans
    rapport de subordination implicite ou explicite . Pour finir, il me semble que nous restons bien en terrain patriarcal dans le déroulement de cette affaire: après la protection de la victime par l’arrestation de l’inculpé, c’est la victime qui va vivre, si j’ai bien compris, la part difficile du processus juridique.

  15. Dans un article du site d’expression politique “Counterpunch”, le journaliste Alexander Cockburn dresse un récapitulatif intéressant de l’affaire DSK. Aussi, sinon plus, intéressant, à mon sens, en ce qu’il critique le bilan soi-disant favorable de DSK à la tête du FMI, le “sauvetage” de la Grèce en particulier, qu’en ce qu’il livre probablement un scoop, à cette heure, en relayant les propos de Calixthe Beyala dans le journal Echos d’Afrique (???) et en affichant une photo (ancienne) de Mme Diallo, la victime présumée :

    http://www.counterpunch.org/cockburn05202011.html

    …victime présumée dont Jeune Afrique retrace la vie en Guinée :

    http://www.jeuneafrique.com/actu/20110520T181848Z20110520T181845Z/d-un-village-guineen-a-new-york-l-incroyable-destin-de-celle-qui-accuse-dsk.html

    (ces infos seront fatalement reprises ailleurs, si ce n’est déjà fait)

  16. @ Nerima

    La photo de la “victime supposée” a circulé sur le net dès le lendemain, vraisemblablement extraite d’un profil facebook. Rien n’autorise à penser qu’il s’agit bien de la même personne.

  17. Ce dimanche matin, beaucoup de journaux allemands titrent sur les ‘campements’ et la résistance des jeunes Espagnols.
    En France, il y a Kahn et Cannes …
    Honte aux médias français !

Les commentaires sont fermés.