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38 réflexions sur « RTL.be, ÉDITION SPÉCIALE, « Austérité : que nous restera-t-il ? », lundi 23 janvier 2012 »

  1. Un excellent diagnostic comme toujours !

    J’ai toutefois l’impression qu’il manque comme une pierre à l’édifice. Vous dites :
    1 – Le capital est concentré entre les mains de ceux qui en ont déjà trop et ne savent plus quoi en faire.
    2 – Les salariés ne gagnent pas/plus suffisamment pour continuer à consommer (et j’irai même jusqu’à dire, pour vivre décemment) sans s’endetter, et augmenter le flux vers le 1. Donc il faut augmenter les salaires.

    Il me semble qu’instinctivement, on devine que ces deux points sont liés : le capital est trop rémunéré par rapport au salariat, et le système de crédit amplifie le déséquilibre. Il faut donc résoudre les deux points simultanément. Ma question est donc comment ?

    On entend parler de taxer le capital, et de profiter de la rente pour alimenter la redistribution. Ou bien on entend parler de faire tourner la planche à billets, provoquer l’inflation qui euthanasie le patrimoine (dixit Keyne). Mais ceci ne concerne « que » les états. Autant, on peut imaginer que les fonctionnaires pourraient avoir rapidement des hausses de traitement par ces biais, autant l’état ne paie pas les salariés du privé (sauf via les prestations diverses type Sécu)

    Même si on décide d’un moratoire ou d’un défaut sur la dette, pour libérer, comme disent nos experts en spécialistologie, des marges de manœuvre, comment faire en sorte que tout le monde profite de l’embellie ?

    1. Hum! Ces jours-ci pas trop envie de disserter.
      Pensez vous qu’on peut avoir une embellie durable seulement en tripatouillant la dette des états, ou en imprimant des euro-dollars via des astuces diverses style euro-bond (Avec le droit de tuer, my name is James, James Bond) ?
      Moi je dis non. C’est du bricolage pour rafistoler le rafiot….
      Bé, je ne suis pas le seul…Un certain Paul Jorion…

  2. “Apple’s an example of why it’s so hard to create middle-class jobs in the U.S. now,” said Jared Bernstein, who until last year was an economic adviser to the White House. “If it’s the pinnacle of capitalism, we should be worried.”

    Voici un article un peu long mais qui reprend et illustre de façon très détaillée chaque pièce du puzzle capitaliste et induit l’urgence de poser des choix de société ambitieux et sortant des sentiers battus.

    C’est publié au US par un média de référence ce qui en dit long sur les effets de plus en plus palpables de la détérioration économique et sociale de ce pays. Applicable à l’Europe sans aucun doute:

    http://www.nytimes.com/2012/01/22/business/apple-america-and-a-squeezed-middle-class.html?pagewanted=1&_r=1

    Bonne lecture

  3. Le capitalisme n’a pas pour objectif de financer le progrès social. Le capitalisme a pour objectif de transformer en argent la bêtise humaine.

    La bêtise humaine est malheureusement une matière première extrêmement abondante. De plus elle est renouvelable donc inépuisable…Par conséquent il est illusoire que le capitalisme soit à l’agonie… il renaîtra toujours de ses cendres.

    Ceci a au moins le mérite d’expliquer pourquoi, partout au monde, l’enseignement est sous-financé.

    Si la seule manière de dépasser le capitalisme est de faire preuve d’intelligence et d’éducation… alors on est mal parti !

    Le marxisme a été une tentative. Rares ont été ceux capable de lire Le Capital, plus rares encore ont été ceux capable de comprendre ce livre; et beaucoup plus rare encore ont été ceux capables de l’appliquer. Pour cette raison, le communisme s’est avéré incompatible avec la démocratie, et cela a suscité tellement d’opposition qu’il est effondré.

    Quand la marmite capitaliste explosera, ce qui viendra après sera pire !

    1. Tenez, Justin

      Béotien, j’ai toujours été « ébaubi » des longs discours avec du « Marx dedans » pliens de certitudes savantes, et quand j’ai vu le  » considérable » de l’œuvre, me suis dis que bien peu, en fait, avaient du le lire en entier, alors, le comprendre …

    2. Le capitalisme a pour objectif de transformer en argent la bêtise humaine.

      Voulez-vous parler de ceux qui sacrifient plus de 40 ans de leur vie à trimer au profit de leur patron ?… dans ce cas la « bêtise humaine » a largement déteint sur vous. Les réactions ne vont pas tarder.

      1. Par bêtise humaine, je n’exclus personne, même pas moi ! La bêtise humaine je la connais hélas trop bien car elle fait partie de ma personnalité, et de l’éducation que m’ont légué mes parents qui ont pourtant fait de leur mieux. Comment définir la bêtise humaine ? C’est vouloir posséder quelque chose que l’autre n’a pas.

        Quand on trime, ou pire qu’on emprunte, pour se payer une plus belle maison que le voisin, ou une plus belle voiture, un plus beau téléphone portable, c’est sûr on fait partie de la bêtise humaine…et pourtant chaque éminent contributeur de ce blog se reconnaîtra certainement quelque part à un moment ou l’autre de sa vie ! Il ne faut pas en être vexé mais se remettre en question car par nos comportements individuels nous sommes tous des moteurs du capitalisme que nous dénonçons. Nous baignons tous dans une propagande appelée « publicité » ou « la pub » mais cela n’excuse quand même pas tout !

        Quand je rentre en Europe et que je vois le nombre de bagnole en circulation pouvant dépasser potentiellement 180km/h alors que la vitesse est limitée à 130 ( 120 en Belgique), je ne peux m’empêcher de constater qu’il y a énormément de crétins pour faire fonctionner la machine capitaliste, et ce n’est qu’un exemple…

        Quand on trime pendant 40 ans pour enrichir un patron, parfois pour ne rien avoir au bout du compte, c’est sûr on est victime du capitalisme mais dans qu’elle mesure n’est on pas une victime consentante ? Malheureusement on ne naît pas révolutionnaire et l’école a pour objectif de nous insérer dans un moule, de faire de nous de bons citoyens, de parfaits consommateurs…Quand j’étais jeune, mes parents bossaient et m’expliquaient que c’était normal de travailler pour gagner sa vie. Sachant que l’économie tournait bien; je n’ai pas remis en question les explications de mes parents et commencé moi aussi à travailler pour enrichir un patron…Dans quelle mesure ne s’agit il pas aussi du parcours de Paul Jorion dont il serait difficile de croire qu’il s’est engagé dans la haute finance uniquement par pure curiosité intellectuelle ? Je crois qu’on a tous du adhérer aux idées de notre époque pour pouvoir se rendre compte progressivement de notre erreur.

        Etre révolutionnaire aujourd’hui, ce n’est pas seulement palabrer sur un blog ( même si c’est très utile), c’est sonder les motivation de chaque acte que nous posons et s’interroger sur leur impact économique (et écologique).

      2. @ Justin

        Je crois que vous oubliez ceux, et ils sont nombreux, qui n’ont aucune marge de manœuvre dans leurs revenus, quand ils en ont. Ceux sur qui la pub n’a aucun impact, ceux qui se demandent ce qu’ils vont pouvoir mettre dans l’assiette de leurs enfants, ceux qui subissent les loyers, parce que la propriété est un rêve inaccessible, ceux qui vont travailler avec leur vieille auto parce que la renouveler est hors de portée. Et qui malgré tout, travaillent pour essayer de garder la tête hors de l’eau. Pensez-vous sincèrement que ces gens sont des victimes consentantes du capitalisme ? Se poser la question de l’impact économique de leurs actes est le cadet de leur soucis, c’est survivre qui leur importe. Que le capitalisme s’abreuve aussi dans la bêtise humaine consumériste, il n’y a aucun doute, mais c’est dans la casse sociale qu’il fait du gras maintenant. Malheureusement, il y a un solide enclos autours des moutons épris de liberté que nous sommes…

      3. @Maxfriend

        Il m’est impossible d’oublier ceux que vous mentionnez dans la mesure où, après avoir renoncé à travailler pour enrichir un patron, je suis devenu travailleur social dans un pays du tiers-monde.

        Je suis donc confronté quotidiennement aux exclus du système qui vivent avec moins d’un dollar par jour et qui considérerait comme une immense promotion de devoir sacrifier 40 ans de leur vie pour enrichir un patron.

        Vivre ici m’a permis de prendre conscience de l’immense pouvoir d’attraction de la société de consommation. Tout le monde sur cette planète rêve d’être un consommateur insouciant, y compris ceux qu’on appelle chez nous « les indignés ».

        J’ai toujours pensé que la pauvreté est un mal absolu et que pour résoudre la crise économique, ce n’est pas aux banques qu’il faut donner de l’argent mais bien aux pauvres car les riches seront toujours assez malin pour soutirer aux pauvres l’argent qu’ils reçoivent. L’argent qu’on donne aux pauvres revient toujours finalement aux riches. Dès lors pourquoi ne le fait on pas ?

        La réponse n’est pas d’ordre financière ou économique. On se heurte au mur des ressources .

        Dans les pays du tiers-monde il y a eu une énorme explosion démographique et il en résulte pour ces pays une incapacité d’assurer leur autosuffisance alimentaire autrement formulé, la terre à cultiver devient de plus en plus rare. Pour palier à ce problème on nous a fait croire au XXième siècle que le commerce international était la solution : les pénuries à un endroit étant toujours sensées être compensées par un excédent produit ailleurs. Au XXIième siècle nous en sommes au stade où il y a de moins en moins d’excédents…

        Dans les pays concernés par la pénurie que se passe t il ?

        1° On importe des denrées produite ailleurs pour autant qu’on en ait les moyens ( la demande augmente, les prix aussi et les ressources diminuent d’où l’emprunt explose)
        2° Une partie de la population émigre vers des cieux plus favorable.
        3° Une alternative est d’augmenter l’espace vital par la guerre ( pour autant qu’on soit sûr de la gagner)
        4° Quand le pouvoir politique n’est pas suffisamment fort pour faire la guerre, ou empêcher la marmite sociale d’exploser, il y a révolution ( croyez vous vraiment que ce soit par hazard que ces révolution aient débuté dans des pays arabes semi désertiques où l’autosuffisance alimentaire est impossible par l’agriculture ? Croyez vous qu’un pouvoir politique soit capable de résoudre une équation impossible qui s’exprime quand le besoin dépasse les ressources… la démocratie n’est pas la solution de cette équation et on peut parier que les révoltes arabes sont appelées à traîner en longueur?
        5° La solution ultime est le génocide : une partie de la population élimine l’autre. L’exemple qui vient à l’esprit est le Rwanda, premier pays africains qui a augmenté son espace vital en éliminant une partie de sa population après avoir subit un échec dans sa guerre contre le Congo…Bien sur d’autres raisons sont évoquées notamment les conflits ehniques… cependant ces ethnies ont toujours cohabités, pourquoi se sont elle entretués à ce moment précis ?

        En conclusion, nous devons faire attention : la consommation ne peut dépasser les ressources sans créer des problèmes beaucoup plus graves.

        La solution a ce problème n’est pas dans la croissance de l’économie, plutôt dans la rigueur

        Ce qui me gêne dans la rigueur actuelle, c’est qu’on la fait pour de mauvaises raisons et qu’elle soit mal répartie !

    3. @ Justin: YES!
      J’aime beaucoup, comme on dit sur fesse bouc !
      J’ajouterai, si je puis me permettre: si l’éducation vous semble trop chère, essayez donc l’ignorance!

      1. L’ignorance c’est ce qui a conduit l’humanité dans ce piège capitaliste…

        Merci à Paul Jorion de la combattre à travers ce blog. Les explications de Paul sont beaucoup plus simples que le Marxisme !

  4. Qui peut m’expliquer comment les Etats Unis font pour faire allègrement tourner la planche à billets sans avoir d’inflation? Ont-ils une croissance telle qu’elle absorbe le surplus de monnaie ainsi créé ou exportent-ils leur surplus (et leur inflation…)? Une idée?

    1. Une idée oui : ils exportent leur $, qui ne se retrouvent pas dans leur économie (la demande en $ reste importante, car monnaie de réserve et d’échange), et en profitent pour créer le gonflement des indices boursiers par exemple (le DJ n’a presque pas bougé en 1 an, quand les indices européens ont dévissés).

    2. Pourquoi les liquidités issues de la planche à billets de la FED, ne se retrouvent pas dans l’économie américaines, c’est surtout cette question qu’il faudrait se poser. Comme l’explique Pample, en partie, une quantité sert à financer les capitalisations des entreprises, donc des indices, une autre quantité va servir à financer les entreprises qui se montent à l’extérieur de ce pays, pour ensuite distribuer leurs produits finis dans leur propre pays; les entreprises concernées sortiront des bilans pas formidables, mais avec des bénéfices, d’où des dividendes à distribuer, donc, exportation du dollar sur les pays accueillant ses entreprises, et dans les paradis fiscaux, pour payer moins d’impôts aux US.
      Et une dernière quantité servira pour les banques à faire des montages de produits dérivés, qui eux se retrouveront sur les marchés de gré à gré (pour rappel : l’activité sur le marché des dérivés de gré à gré a décollé au premier semestre 2011, d’après les dernières statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI). Le montant notionnel de ces instruments a grimpé de 18% au premier semestre, à 708.000 milliards de dollars. Depuis le second semestre 2008, les encours étaient restés relativement stables, autour de 600.000 milliards de dollars. Cette fois-ci, ils dépassent même le niveau d’avant-crise du premier semestre 2008, à savoir 683.000 milliards de dollars. Pour vous donner une idée de ce montant, 683.000 milliards de dollards est équivalent à 50 fois le PIB mondial).
      Voilà comment les liquidités issues de la planche à billets ne se retrouvant pratiquement pas dans l’économie réelle, ne provoque pas ou peu d’inflation. Tout ceci est issu de la dérégulation des marchés financiers.
      Comme l’explique Paul Jorion, on remplie toujours les mêmes tiroirs (ou on en construit d’autres, lorsque les premiers sont trop pleins), alors que ceux qui engendrent la croissance, c’est à dire, en distribuant ces liquidités dans l’économie réelle, à travers d’investissements locaux, et en augmentant les salaires pour relancer la consommation, sont complètement, ou pratiquement oubliés.

      1. Voir mon post à l’évidence ces liquidités ne sont pas crées pour relancer l’économie , ce n’est que
        l’alibi , mais pour financer l’état .

  5. Actuellement le principe de « l’eau qui bout dans une récipiant » c’est celui de la cocotte minute sans « soupape de sureté ». Malheureusement d’ailleurs car on va droit à l’explosion du système.

  6. Dans ce tableau économique du XvIIIe ne conviendrait-il pas d’y ajouter un détail : l ‘état et sa dette . Pensons à Louis xvi par ex .
    Parce que au fond ne serait-ce pas principalement la dette des états qui crée les vissiscitudes
    de l’euro et au-delà , de celle de l’état US ?
    Je dirais méme plus , les tx d’intéret réels ne sont -ils pas négatifs ? La monétisation ?
    Je crains que persister dans l’aveuglement pour taper sur le dos du ‘capitalisme’ et des rentiers
    ne puisse que laisser s’aggraver la situation . Ne serait ce pas ce qu’on appelle une diversion ?
    Il est quant méme curieux , pour ne pas parler de la Gréce , que son budget militaire proportionnellement le plus élévé d’Europe aie été le seul à ne pas avoir été touché . Pour un pays en crise est-ce bien raisonnable d’avoir achété un sous marin à un prix exorbitant aux Allemands pour participer à la guerre en Lybie ? de construire une ligne Maginot contre les Turcs ? et j’en passe …
    Je sais qu’en France on vit sur le mythe de la Révolution , qui serait un effet cocote-minute . Ne pas oublier quand méme que les
    bailleurs de fonds de la monarchie sont les grands metteurs en scéne de son renversement . Le peuple lui a suivi les vrais puissants du moment sans cela il aurait fait comme bien d’autres fois , (bien pires !) , il aurait subi ou aurait été maté .

    1. Pas tout à fait faux, mais reste à se rappeler pourquoi Louis XVI (et ses prédécesseurs) étaient endettés !!

      Et la raison est bien connue : z’avaient pas le droit de lever l’impôt sur les vrais détenteurs du capital à l’époque ! Le clergé, la noblesse et même une partie du Tiers-État qui s’était débrouiller pour se faire quasi anoblir !

      Restait pas bézef’ comme assiette.

      Et pour avoir droit de lever de nouveaux impôts fallait l’accord du Parlement. Et devinez qui siégeait audit Parlement ?

      C’est à dire : la même situation peu ou prou que maintenant !!

      J’ajoute deux choses : lisez les articles sur Turgot par exemple. Et puis, l’ironique : ceux qui ont déclenché ladite Révolution, c’est les Parlementaires en exigeant de Louis XVI la convocation des États Généraux !

  7. Bon entretien où vous reprenez l’analyse que vous avez déjà par ailleurs plus développée plus longuement dans d’autres supports et médias.

    L’image de la cocotte minute est intéressante.
    Deux solutions, la pression est-elle qu’elle finit par exploser (révolutions? révoltes?).
    Ou alors, si je saisis bien l’image, on régule la pression avec la soupape.

    Tout bon cuisinier du dimanche préfèrera évidemment la seconde solution mais il apparaît de plus en plus manifeste que c’est le premier choix qui l’emporte.

    Est-ce l’avidité, la cupidité poussées à l’absurde qui génèrent ce type de choix car c’est bien d’un choix qu’il s’agit?
    Est-ce intrinsèque à la nature humaine? ou du ressort de l’éducation couplée à l’expérience dans un monde donné ou domine le chacun pour soi et Dieu pour tous?

    Personnellement, je ne crois pas qu’il s’agisse d’un problème de nature car alors il faudra m’expliquer les millénaires de progrès (en constant) que nous venons de connaître.
    Je suis travailleur social et je sais ce qu’un homme peut devenir avec un accompagnement régulier, une aide, un discours qui le valorise et lui fait voir autre chose que son quotidien.
    Je sais aussi qu’il peut finir par se fondre dans des stigmatisations tout aussi constantes et infamantes.
    Sommes-nous sur le point de devenir anthropophages, faute de nouvelle « frontière », faute d’ambition?

    Bonne continuation

  8.  »Pourquoi est-ce qu’il est déséquilibré, parce qu’il y a des gens à qui des ressources manquent, ils n’en ont pas assez. Ils vont emprunter. »
    Vous expliquez ici le phénomène de la SURconsommation, on devrait lire  » des gens qui manque d’argent, momentanément, pour consommer au delà de leurs besoins » car si ils manqueraient réellement d’argent, à terme, il ne pourraient pas emprunter.
    Si vous augmentez les salaires vous repartez le système, bien sûr, et là la vrai problématique de l’épuisement des ressources,, car la planète a ses limites, va s’accélérer parce que ce système s’alimente de la SURconsommation et tant mieux pour le crédit /dette à intérêt et encore mieux si il y a inflation et ainsi de suite.

    Évidemment dans le » cadre actuel » augmenter les salaires est la solution et je crois que c’est ce que vous voulez dire et que le temps dans cette entrevue vous a manquer pour expliquer que la vrai solution c’est de changer de cadre en tenant compte des limites de la planète bien sûr.
    Si il y a une main invisible qui agit pour réguler les choses son action via l’épuisement des ressources se fera bien sentir le moment venu, en fait pour celui qui ouvre les yeux un peu les agissements de cette main sont tout à fait visible, la crise économique ne fait ne qu’éblouir le troupeau( bêêê) qui va droit à———–.

  9. David M. Rubenstein, codirecteur du fonds d’investissement américain Carlyle, a prédit la mort du capitalisme occidental « dans trois ou quatre ans », plombé par la dette et les déficits, si rien n’est entrepris pour redresser la barre. « Je pense que nous avons trois ou quatre ans dans les pays occidentaux pour améliorer notre modèle économique, sinon nous aurons perdu la partie face au capitalisme des pays émergents ou au capitalisme d’Etat » en Chine, a-t-il ajouté. « Si nous n’agissons pas rapidement, quand nous nous retrouverons ici (à Davos) dans trois ou quatre ans, le type de capitalisme que beaucoup d’entre nous ont connu et que nous avons cru être la meilleure forme de capitalisme, aura vécu », a-t-il dit. M. Rubenstein, 62 ans, l’un des fondateurs du groupe Carlyle, vient de recevoir un dividende de 134 millions de dollars à l’issue d’une année très profitable. M Rubinstein, ce grand timide, est entrain de nous dire d’une façon détournée, qu’il est prêt à accepter une augmentation de son taux d’imposition de 15% à 50% pour sauver le capitalisme occidental

    1. Quand je vous disais que les choses bougent, et dans la bonne direction ! 😉

      J’ai ajouté l’émotikon 😉 pour ne pas faire perdre trop de temps à Julien dans les heures qui viennent !

    2. @nad 26 janvier 2012 à 17:13

      il est prêt à accepter une augmentation de son taux d’imposition de 15% à 50% pour sauver le capitalisme occidental

      pas encore un vrai cauchemar
      cauchemar alors.

  10. Alors que j’approuve entièrement ce que dit P. Jorion dans ce texte, j’ai quand même un souci.

    Pour moi le « capitalisme » est bien plus vieux que le XVIIIe siècle, même si à cette époque (du fait de la Révolution Industrielle commençante) il a pris une nouvelle forme.

    Pour moi, le capitalisme se définit par « le bailleur de fonds (le financier) n’est pas l’entrepreneur« . Or ça, ça existe déjà sous la Rome antique !!
    Exemple célèbre : il y avait une loi qui interdisait aux sénateurs de posséder en propre des navires de plus de je ne sais plus quel tonnage. (Raison : l’État voulait garder la main-mise sur le commerce des grains). Que firent-ils ? Facile : on « affranchit » un esclave, on lui confie des fonds (à rendre et pas qu’un peu) et lui il a droit de posséder le bateau !
    Trouvez pas comme une légère ressemblance ?

    1. Bien vu , capital financier et capital commercial existent effectivement et méme depuis bien avant Rome . Capitalisme c’est autre chose …çà concerne le mode de production des richesses , on ne fait plus appel à un esclave mais aux hommes libres , pourquoi ? parce qu’il faut innover et récompenser l’innovation . Capitalisme c’est la fin du xviii e siecle en Angleterre : les ressources et
      la population doublent alors non plus en 1000 ans comme pour Rome , mais en 100 ans .
      Méme si on ne saisit pas la différence qualitative ce rapport quantitatif montre la différence .

      1. Pas d’accord !

        On leur fait croire qu’ils sont libres en leur versant un salaire. Rien de neuf.

        Les esclaves aussi avaient une rétribution ! (en nature surtout, pas en monnaie, OK)
        Et y’avait pas que des esclaves dans la production, faut pas croire. Y’avait aussi des tas de gens « libres » comme vous dites, mais déjà sous-payés.

        Tiens un exemple : la production des millions d’amphores qui a permis l’essor commercial du monde méditerranéen, croyez vraiment qu’il n’y avait que des esclaves pour les fabriquer ?

  11. la nouvelle « tête » de Paul donne aussi dans l’austérité, il ne faut pas couper la chevelure, certes grisonnante mais toujours dense, elle apporte une note de romantisme et une teinte de liberté. Le visage devient trop sévère, on n’est pas à la BCE … 😉

      1. la nouvelle « tête », c’est bon pour le Nobel, mais pas pour le blog ; Taddéi invite toujours le bon Paul 😉

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