L’actualité de la crise : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE, par François Leclerc

Billet invité

L’ascension des taux obligataires espagnols à dix ans a repris de plus belle, pour dépasser le seuil de 6 % ; une baisse des taux allemands en a résulté, les Bunds (les obligations allemandes) servant de valeur refuge. Le spread entre les deux taux, qui fait référence, est monté à 4,6%, ce qui signifie que les Espagnols doivent payer un intérêt supérieur de 4,6 points à celui des Allemands sur leurs emprunts.

Tiré par les taux espagnols, le taux de l’Italie a également augmenté, son spread atteignant 4,1 %. Il semble que le sort des deux pays soit plus lié qu’il n’est encore admis, seul celui de l’Espagne faisant déjà l’objet d’inquiétudes ouvertement exprimées. Tandis que le gouvernement de Mariano Rajoy se démène comme un beau diable pour empêcher l’inéluctable, nous rejouant une scène déjà mille fois jouée.

En se fondant sur l’analyse du bilan de la Banque d’Espagne ainsi que sur une analyse de la banque américaine JPMorgan, qui suit attentivement la crise de la dette européenne, le blog Alphaville du Financial Times apporte un éclairage intéressant. Il compare les achats de la dette souveraine des banques espagnoles et italiennes, ainsi que leur besoins de financement, avec leurs emprunts nets auprès de la BCE. Il en ressort, tous chiffres confondus, que si les banques espagnoles ont a priori suffisamment de liquidités pour financer jusqu’en juillet/août les achats des émissions de dette de leur pays ainsi que leurs propres besoins de refinancement, il n’en est pas de même pour les banques italiennes.

On sait en effet que non seulement le volume de la dette souveraine italienne est bien supérieur, mais aussi que son programme pour l’année en cours est à un stade bien moins avancé de réalisation. Les fonds de la BCE étant distribués, faut-il en tirer comme conséquence qu’elle va se trouver placée devant la nécessité de renouveler son opération, alors que les Allemands manifestent leur plus ferme opposition à ce sujet ?

Le cours de la campagne électorale française, et les propositions des deux principaux candidats, suscitent bien des questions à propos des divergences franco-allemandes et de leur évolution, mais les faits pourraient trancher par eux-mêmes si les banques italiennes et l’État se retrouvaient au bord du gouffre, imposant à la BCE d’agir… Il ne s’agirait plus alors de rajouter un paragraphe consacré à la croissance à un traité en cours de ratification, ou bien de discuter entre gentlemen avec elle à propos du niveau trop élevé de l’euro…

Il a été déjà souligné que les banques espagnoles et italiennes ne vont plus être longtemps en mesure de soutenir les taux de leur dette nationale, une situation qui crée en soi une forte inconnue dans le contexte actuel de tension renouvelée sur le marché obligataire. Circonstance aggravante : la BCE n’a pas repris la semaine dernière ses achats obligataires sur le marché secondaire, et il faudra attendre lundi prochain pour savoir ce qu’il en est depuis, les chiffres étant publiés hebdomadairement.

Cette plus grande vulnérabilité de l’Italie, si elle devait se confirmer, explique que le pays est actuellement entraîné par les mauvais vents vers le centre de la zone des tempêtes. Dans l’immédiat, le gouvernement italien vient de donner un signal négatif en revoyant ses prévisions d’atterrissage pour l’année en cours, pour les diminuer et les établir à -0,4 %, une vision encore optimiste comparée à celle de la Commission européenne qui prévoit une contraction de 1,3 %.

Espagne plus Italie, le morceau est trop gros pour être avalé. Le surplace, qualifié d’accalmie, c’est fini ! La pente est trop glissante pour que la résistance puisse se faire sans réaction. La question induite est : comment ?

Initialement dénommé bazooka, le petit pare-feu mis en place par les Européens n’est pas encore opérationnel. La réunion de Washington du FMI de cette fin de semaine devrait confirmer que le renfort financier attendu de ce côté va aussi se faire attendre. Seuls les Japonais ont pour l’instant laissé entendre qu’ils allaient prêter 60 milliards de dollars au FMI pour ses bonnes œuvres européennes. Ce qui représente un dixième des 600 milliards recherchés par Christine Lagarde, sa directrice générale (500 milliards, plus 100 milliard de matelas statutaire). Les 150 milliards d’euros (198 milliards de dollars) annoncés par les Européens eux-mêmes, dont on ne sait pas d’où ils vont venir, ne feront pas le compte, ce qui a obligé Christine Lagarde à rabattre ses prétentions – elle pense désormais atteindre 400 milliards de dollars – et à temporiser.

Les ministres des finances du G20 se réunissent vendredi en prélude à l’assemblée de printemps du FMI et vont avoir du grain à moudre. Le sauvetage de l’Europe est le principal point de l’ordre du jour.

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86 réflexions sur « L’actualité de la crise : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE, par François Leclerc »

      1. Martine Aubry: « On continuera dans la trajectoire Mitterand ». On sait que celui-ci était un bienfaiteur de la finance, entre autres.

      2. Ce que je relève n’est pas tant l’appartenance évidente de gens comme Elie Cohen aux fondamentaux libéralistes. Il n’est d’ailleurs pas le seul dans les signataires.
        Je suis davantage étonné d’y trouver des économistes dont il m’est apparu qu’ils étaient indéniablement de gauche.

        Ce que je pointe c’est surtout, à 5 jours de l’élection, le positionnement « du coté du manche » : il va y avoir des places à pourvoir au Conseil d’Etat, au CAS, au Conseil Economique et Social…

      3. Que les politiciens de gauche, du FdG au PS, prennent Mitterand pour modèle,
        ne serait pas grave si on était en 1981.
        Mais dans une crise sans fond du capitalisme à l’agonie,
        le désastre qui va suivre les recettes keynésiennes,
        autrement le refus d’exproprier, de passer au mode supérieur,
        c’est à dire la socialisation des moyens de production,
        va ouvrir un boulevard au fascisme.

        Il faut s’y préparer, avec une visée anticapitaliste,
        un rassemblement des révolutionnaires,
        le développement et la convergence des luttes,
        puis l’affrontement, par tous les moyens qu’ils nous imposeront.

    1. Quand on est largué on chipote: l’Espagne n’emprunte pas 4,6% de plus que l’Allemagne, mais 4,6 points? (si mes souvenirs de SES en seconde sont bons).
      Voilà tout ce que je pouvais apporter au débat.

  1. 1- Au début, nous avions cinq Etats européens surendettés : le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne.

    2- Ensuite, pour les sauver, les neuneus ont demandé l’intervention de la BCE. La BCE a donc surchargé son bilan d’obligations d’Etat pourries.

    3- Comme ça ne marchait pas, les neuneus ont eu une autre idée géniale. La BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques européennes ont surchargé leur bilan d’obligations d’Etat pourries.

    4- Comme ça ne marche toujours pas, les neuneus vont demander l’aide du FMI.

    5- Le FMI a besoin de 600 milliards de dollars. Il ne les a pas. Le FMI va donc demander de l’aide en Chine, en Inde, au Brésil, en Russie, etc, etc. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, ont prévenu qu’ils n’apporteraient pas un seul dollar.

    6- Finalement, le Japon va prêter 60 milliards de dollars au FMI.

    7- Pour sauver les cinq Etats européens surendettés, c’est le pays le plus surendetté du monde, le Japon, qui va prêter 60 milliards de dollars au FMI.

    8- Les neuneus sont trop balèzes.

    1. 9 – Les neuneus, quand ils sont contents d’eux (et ils le sont souvent) organisent des bals ou des sauteries de bon ton avec leurs amis de la famille « gogol en col blanc » et n’oublient jamais la famille « poutpout-ma chére » ; c’est lors de ces événements congratulatoires qu’ils s’affilient, et fraient entre eux.

  2. Pendant ce temps-là, l’Argentine exproprie Repsol, la compagnie nationale pétrolière espagnole.

    La présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, a en effet annoncé la nationalisation (pure et dure, hein, pas comme quand on nationalise une banque en Europe…) de YPF, l’ancienne compagnie pétrolière nationale argentine, vendue à Repsol à la fin des années 1990.

    L’expropriation intervient malgré les menaces de représailles proférées par l’ancienne puissance coloniale et malgré le risque, évoqué par les opérateurs économiques occidentaux, de pourrir le climat de l’investissement étranger en Argentine.

    1. Ouaip, ça signifie que Christina n’a plus aucune illusion sur la capacité de l’Argentine à revenir se financer sur le marché. Alors elle prend les devants et nationalise l’exploitation pétrolière. Elle paiera Repsol avec la manne du soja… Mouais… plus facile politiquement dirait-on d’exproprier Repsol que les latifundiaires du soja OGM inondé de Roundup… voire d’augmenter les taxes à l’exportation…

      1. Curieux de constater aussi, qui sont les grands latifundiaires sud-américains. Qui achète la moitié d’un Paraguay démembré pour planter des choux gras entretenus par des guaranis affamés ? Les États-Unis ? L’Europe ?

      2. Surtout dans un pays où les généraux ne sont peut être pas encore totalement séduits par la démocratie .

      3. …pays qui n’est peut-être pas l’un de ceux qui viennent immédiatement à l’esprit quand on entend El Condor Pasa.

      4. Mor, l’Argentine c’est 10% du territoire (près de 30 millions d’ha, soit l’Italie ou le RU) qui sont propriété de sociétés étrangères. Rien que Benetton c’est près d’un million d’hectares (premier producteur privé de laine au monde, tu m’estounes ! ).
        En théorie le Paraguay a interdit les ventes de parcelles à des acheteurs étrangers en 2009… Les acheteurs étaient surtout brésiliens. Superbes terres, de l’eau, des exploitations d’élevage à quatre vaches par ha, un investissement qui pouvait se payer au prix du bois, rien qu’en déboisant quoi… le rêve.
        Mais on trouve ça encore sur le web, pour les amateurs d’estancias…
        http://www.paraguay-estancias.com/pages/paraguay_generalitespag.html
        Cela dit rien de nouveau sous l’soleil d’Am-Sud. J’me souviens très bien; j’étaid minot, dans les années soixante-dix (Pinochet, Vidella, Stroessner, etc), on trouvait plein d’annonces pour des terres par là-bas, dans les « p’tites » annonces de La France Agricole… après ça a été beaucoup plus au Nord et beaucoup plus à l’Est que l’Am-Sud…

      5. Tout à fait Vigneron, ce sont bel et bien des brésiliens qui contrôlent pratiquement tout ce qu’il y a d’utile au Paraguay et pas seulement en surface agricole sinon aussi dans le commerce et la construction. Personne ne fait rien, le pays est délabré, la plus grande industrie du pays, hydroélectrique de Itaipú, est contrôlée elle-aussi par les brésiliens, les quelques paraguayens qui y travaillent touchent comme des brésiliens donc vivent dans des quartiers réservés entourés de fusils à pompe mais ne payent pas d’impôt, y’en a pas. Pour faire un deuxième pont sur le Parana, les brésiliens ont expulsé les quelques malheureuses entreprises paraguayennes des bons contrats. Les argentins en font de belles là-bas eux-aussi.

        Quand tout cela se considère joint à la guerre de la Triple Alliance et à l’histoire de l’industrialisation de la région qui commence au Paraguay, on se dit qu’il n’y a peut-être pas qu’en Europe qu’il y a des grecs spoliés.

        Si je mettais ça sur le tapis, c’était pour souligner le décalage qu’il y a entre le message que l’on reçoit et la réalité ce qui se passe là-bas, au delà des grandes gesticulations de dirigeants mégalomanes qui cherchent à se faire passer pour des résistants.

      1. On peut douter du but de la manœuvre, oui. Surtout si l’on récupère les données historiques du prix des carburants en Argentine, le plus bas de la région et l’un des plus bas du monde entier, ce qui a provoqué la traditionnelle contrebande vers le Brésil étranglé par sa Petrobras nationale. Une fois de plus, la démonstration est faite que voler peut se faire de manière privée ou publique, les méthodes changent forcément mais le payeur est toujours le même, le consommateur, argentin dans ce cas.

        Los precios de los combustibles en la Argentina están entre los más bajos del mundo

        en français des îles : Les prix des carburants en Argentine sont parmi les plus bas dans le monde

    2. Elle exproprie pour récupérer exploitation des hommes et de la planète
      pendant des lustres ou elle rachète ?
      Pas du tout la même chose.
      Dans le deuxième cas, pratiqué par Mitterand et proposé par son élève le FdG,
      le deal est douteux et pas forcément bon pour l’acheteur.

  3. Si je comprends bien, avec les plans de réformes structurelles, pactes de stabilité, MES, et autres règlements contraignants, les pays « fourmis » conduisent les pays « cigales » au suicide

    Ils sont bien bons de leur en laisser décider en partie des modalités (pour le moment), et de tolérer que certains se contentent de se couper une jambe pour mieux pédaler.

    J’ai pensé un moment qu’il y avait un combat Merkel-Sarkosy, chacun poussant l’autre à sortir en premier de l’Euro. Je pense qu’aujourd’hui, après la Grèce, le Portugal, l’Irlande et avec l’Espagne et l’Italie (entre autres …), l’arène est beaucoup plus large, et aucun combattant ne veut être le premier à rendre les armes, c’est à dire faire défaut et être désigné comme le fossoyeur d’un si beau projet.

  4. j’essaye de comprendre toute cette crise , mais là ,je lâche. Que le japon prête 60M aux cinq Etats européens surendettés alors que lui-même est le champion en la matière. Question les japonnais on t-il une imprimeuse à dollars, et si oui j’en veux bien une aussi 🙂

    1. Vous ne faites que constater l’absurdité de la situation et la nécessité, tôt ou tard, de restructurer la dette publique au plan mondial, et non plus de tenter de la refinancer tout en la réduisant.

      1. Merci pour votre réponse . Est -il possible que le gouvernement japonais prête des dollars à l’Europe afin d’être remboursé en € , ceci par le faite qu’il n’ait plus confiance au $. Ok c’est un peu tiré par les cheveux ,mais j’ai une pensée sur la hausse du pétrole payé en dollars , si les QE affaiblissent la valeur intrinsèque du $ , alors il suffit d’augmenter ses prix , pour retomber sur ses pieds ?

      2. A qui profite la crise ?? Cette dette publique est du ressort du crime organisé, entreprise qui ne la connait pas, elle, la crise (jusqu’ici tout va bien).

      3. « restructurer la dette publique  »

        Cela voudrait dire que certains feraient des abandons de créances, ou accepteraient des délais de remboursement très très longs …

        Wahooo !

        En fait, je m’interroge vraiment sur les modalités d’une telle restructuration : comment concrètement cela pourrait t’il se passer ?

        .

      4. La beauté de la chose est que tout est à inventer ! Une piste avait été suivie par Anne Krueger (FMI) à propos de ce qui a été à l’époque, en 2002, nommé MRDS: Mécanisme de Restructuration de la Dette Souveraine. Mais elle n’a pas été poursuivie…

      5. Ouais François, c’est souvent que vous évoquez l’ex directrice de transition du FMI. Mais une sorte de « Tribunal international des faillites nationales »… oufoufouf… c’est pas fait…

      6. C’est bien certain ! Mais si j’en reparle souvent, c’est pour montrer qu’après tout le sujet n’est pas aussi tabou que cela, puisqu’il a été traité dans ce contexte et à ce niveau.

      7. Merci Moniseur Leclerc pour ce lien (« une piste ») vers Anne Kruger.

        Il y a beaucoup à lire, mais on devine d’entrée qu’il s’agit de fournir, à froid pourrait-on dire, un cadre légal à une opération pouvant paraître « amorale » selon certains canons actuels.

        J’ai précisé « à froid », car à chaud, les candidats aux différents rôles étant identifiés, on n’est pas dans des débats théoriques.

        Mais effectivement les bonnes questions sont : qu’est ce qui est le moins pire – faut t’il maintenir si possible tous les joueurs sur le terrain ? Avec 8 milliards de joueurs, près de 200 équipes inscrites, l’eau et les citrons qui commencent à manquer, je n’avancerais pas une réponse.

      8. @ François

        Pas original.
        L’histoire économique est faite de centaines de cas de défaut sur dette,
        de la restructuration à l’annulation.
        En France, comme elle enrichit les rentiers qui eux-mêmes gagnent de l’argent en dormant,
        après avoir béneficié des cadeaux fiscaux qui oblibent l’Etat à s’endetter,
        il faut annuler.

      9. Il ne s’agit pas de restructurer la dette publique au plan mondial, car si cela était possible, il serait bien meilleur et évident de créer une monnaie référentielle mondiale, basée sur la valeur virtuelle des actifs mondiaux déterminés par une commission internationale, sous l’égide de l’ONU. Dans ce contexte, l’actif humain (valeur travail) serait privilégié,(référencé par un smig mondial !!), les actifs financiers seraient logiquement supprimés, l’argent revenant à sa fonction première. Sinon pour relancer la croissance européenne, rien de plus facile; les US ont imprimés mille milliards de dollars pour leur propre relance, imprimons mille milliards d’euros, et n’en parlons plus. .chiche ?.

    2. On peut également raisonner en dette nette. Total de ce que doit l’Etat japonais à ses prêteurs (-) total des actifs dont est propriétaire cet Etat. Ou encore, en terme de flux circonscris à l’entité économico-sociale Japon: Total de ce que doit l’Etat japonais (-) total de ce que possèdent en épargne (quelle que soit l’échéance) les citoyens japonais. Lorsque l’Etat russe à fait défaut en 1998 sur ses GKO le total de sa dette était inférieur au total de ses actifs détenus en Russie et en dehors de Russie (juste un simple problème de « soudure », les impôts rentraient très mal, les Soviétiques n’en payaient plus depuis 1921). Le Japon est peu endetté en net.

      1. Ando, arrête les calculs ! Insortable la dette publique nippone. La moitié des dépenses publiques japonaises pour le service de la dette, 12 000 milliards de dollars, soit 230% d’un Pib en récession en 2011, prés de 200% de dette nette selon Fitch, etc. Sans exportations massives, particulièrement vers l’Europe, le Godzilla mondial de la dette est définitivement nanifié, laminé, ratiboisé, englouti. The End quoi.

      2. « L’endettement public du Japon est divisé par deux si l’on considère la dette nette plutôt que la brute, passant d’environ 160 % du PIB à environ 80 %, en raison de l’importance des actifs financiers détenus par les administrations publiques, en particulier comme réserves pour le financement des retraites.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique

        « 8 865 milliards d’euros, c’est le montant de la dette publique japonaise à fin mars 2011. Du coup, rapporté au PIB, le Japon est de loin le pays le plus endetté du monde, puisque sa dette représente 225,8% de son PIB annuel ».
        http://www.journaldunet.com/economie/magazine/records-economie/dette-souveraine.shtml

        Le montant total de l’épargne des Japonais s’élevait à 1 456 000 milliards de yens (12 000 milliards d’euros) à la fin 2009, soit une augmentation de 2,5 % par rapport à l’année précédente, a annoncé la banque centrale du Japon.
        http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/24/les-japonais-champions-de-l-epargne

        Mais…
        http://lecercle.lesechos.fr/les-economistes/autres-auteurs/221131258/la-crise-de-l-epargne-au-japon

    3. @François Leclerc
      « Niveau et contexte » de la dame.

      Anne Krueger
      Avant de prendre ses fonctions au FMI, Mme Krueger était titulaire de la chaire Herald L. et Caroline L. Ritch (sciences et humanités) au département d’économie de l’université Stanford. Elle était aussi la Directrice fondatrice du Centre de recherche sur le développement et les réformes économiques de cette université, et membre associé de la Hoover Institution.

      Herbert Hoover dote sa bibliothèque de 50 000 dollars et la Fondation Rockefeller finance son fonctionnement.

      À partir de 1946, la Hoover Institution embauche des chercheurs pour valoriser son fonds. En 1957, la bibliothèque se transforme en centre de recherche et prend le nom de Hoover Institution on War, Revolution and Peace (Institut Hoover sur la guerre, la révolution et la paix).

      En 1960 et jusqu’en 1994, W. Glenn Campbell, ancien directeur de l’American Enterprise Institute prend la tête de l’institution pour défendre la « validité du système américain » et lutter sur le terrain des idées contre l’idéologie communiste. Elle recueille par la suite les archives de Friedrich von Hayek ainsi que celles de la Société du Mont-Pélerin.

      L’institution assure longtemps une formation des élites du Parti républicain et publie de nombreuses études qui inspireront les politiques républicaines[réf. nécessaire]. Depuis 2001, l’institution publie Policy Review, un bimensuel de politique générale. Elle conserve une grande influence dans les milieux libertariens et néoconservateurs.

      Plusieurs de ses membres actuels sont liés à l’administration Bush. George W. Bush a d’ailleurs visité la Hoover Institution en avril 2006. 400 manifestants ont alors essayé d’en bloquer l’accès pour dénoncer la présence d’un think tank dans un lieu d’éducation.

      Son budget actuel est de 25 millions de dollars environ. Son président actuel est John Raisian.

      Spécialiste de l’économie internationale et de l’économie du développement, c’est Anne Kueger qui dans un article de 1973 a forgé le terme de recherche de rente.
      La recherche rente (en anglais Rent-Seeking) consiste à favoriser la recherche d’une rente obtenue à l’aide de la manipulation ou de l’exploitation de l’environnement économique ou politique, plutôt qu’un revenu correspondant à une activité apportant un surplus de richesse pour la collectivité. Jagdish Bhagwati parle d’activité DUP (Directly Unproductive Profit-Seeking), c’est-à-dire dire d’activité non directement productive
      .

      Elle a proposé une réforme du FMI visant à en faire une sorte de tribunal des faillites un peu sur le modèle de ce que qui existe dans les pays pour les entreprises.

      Every things are donc « sous contrôle » depuis longtemps……

  5. Il y a eu Emmanuel Todd, il y a eu Paul Jorion, il y a eu Frédéric Lordon, bien sur, et Marie Caroline Porteu, et d’autres encore, sans doute, qui tous ont signalé que les mesures n’étaient ni appropriées ni suffisantes et qui ont crié au loup, parfois longtemps avant les autres. Vous avez crié pour annoncer le danger. Mais quel danger?? En est-ce vraiment un?? Voyez-vous, si j’étais financier je ferais comme ils le font tous. Je spéculerais, et peu importe les pays contre lesquels je spécule, je placerais mes hommes à la tête des états et peu importe le confort ou la dignité des sujets de ces états, je les laisserais appeler « crises » ce qui n’est que des étapes et je rirais des pantalonnades exécutées par les bateleurs que sont les grands de nos pays, Sarkozy, Merkel, Monti, Dragui, Rajoy etc, qui nous embobinent pendant que s’écroule le monde que nous avons connu. On nous ment, on nous roule dans la farine mais soyons francs; était-il normal que l’Occident, c’est à dire un petit sixième de l’humanité, bénéficiat de retraites, de sécurité sociale, de chômage alors que le reste du globe compte sur ses enfants pour couvrir presque tous les risques? Cette culpabilité dont parlait Mona Chollet dans le dernier Diplo, je me demande si ce n’est pas là qu’elle agit vraiment. Peut-être que, dans leur immense majorité, les gens d’Europe et d’Occident reconnaissent que ce dont ils ont bénéficié depuis à peu près cinquante ans était un privilège. Le progrès social ne vaut que si tout un chacun en profite, sinon c’est un privilège. La Finance? On l’a tous laissée faire. On l’a tous encouragée à un moment ou à un autre, en espérant que le jackpot s’arrêterait aussi devant notre porte. Et puis non. On découvre aujourd’hui, médusés, que les désirs que nous avons eus n’était que des rêves, et qu’ils n’étaient même pas beaux puisqu’ils ne concernaient qu’une petite portion de l’humanité. Après la Grèce il va y avoir l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France bien sur, et le reste de la fière Europe ne sera pas long à suivre. Ca veut tout simplement dire que nous nous sommes trompés. Rien d’autre. On va faire avec moins, la belle affaire. On trouvera des compensations. Comment faisait-on lorsque l’on avait moins?

    1. Si c’était que ça!
      Si la pensée occidentale est malade, l’autre monde a aussi d’autres sujets d’inquiétude. Mondialisation oblige.

      1. C’est la fin de l’hégémonie de l’homme blanc…

        Cela va bien au delà du clivage Orient/Occident. C’est de l’Humanité dans son ensemble qu’il est question. L’Humanité est le seul choix fondamental à faire pour l' »Homme ». L’Humanité sera ou « l’Homme » disparaitra. A plus ou moins long terme. L’Humanisme est à l’Humanité ce que le christianisme est dans sa pratique à la compréhension du Christ. l’Humanitaire tient lieu de béquilles à notre humanité malade de ses « médecins ».

        Puisse ce nouvel enfantement ne pas déboucher une fois encore sur un avortement. C’est avec méfiance que l’on regarde nos experts, les « médecins » accoucheurs à l’oeuvre. Car il y a un temps pour chaque chose et chaque chose en son temps et notre Humanité est « attendu ». Par qui, par quoi, je n’en sais fichtre rien. Elle est « attendu » c’est tout. A moins que ce ne soit par « Nous », un seul « Corps », une seule « Âme », un seul « Esprit », multiples dans ses manifestations, les caractères, les personnalités.

        « Mangez » ce « pain », ceci est « mon corps », buvez ce « vin », ceci est « mon sang ». En finir avec les clous, la croix et la couronne d’épines.

        La théorie de l' »Homme augmenté » , dans son objectif, conduit à une négation de l’Humanité, en lui opposant une nouvelle utopie. Pour un homme augmenté combien d’hommes réduits ? Il n’est rien à retrancher ni à rajouter à « l’Homme », mais l’Humanité nôtre , à faire croitre et prospérer en « l’Homme », car c’est en « Elle » et par « Elle » que « l’Homme » s’accomplit. Par l’ usage des sciences, des arts et de la vie.

        LA VIE!

    2. oui, il semble inévitable de retourner à notre place, c’est à la fois logique et acceptable.
      mais la question n’est pas là.
      l’enjeu est surtout de savoir comment gérer cette dégringolade : on peut le faire de manière intelligente (faire moins) ou classique ( : conflits à tous niveaux).

    3. Je ne crois pas que la richesse de l’Occident repose principalement sur l’exploitation du reste du monde. Je ne dis pas que l’exploitation n’existe pas, mais ce n’est pas le facteur-clé. Par exemple, nous payons maintenant le pétrole relativement cher, et ce n’est pas l’effondrement.

      L’automatisation nous permet réellement d’assurer une vie digne à tout le monde (bonne éducation, accès universel aux soins de santé, une maison saine, des possibilités de transport), si seulement une minorité n’avait des envies complètement extravagantes (23 °C dans une maison de 400m2 toute l’année, multiple voyages à l’étranger, nouveaux portables tous les 6 mois, voitures de 2,5 tonnes, etc…).

    4. Désolé mais depuis la fin de la guerre jusqu’aux années 80 environ, il n’y avait pas de crise financière majeure car la finance était régulée.

      Notre modèle social aurait dû devenir un modèle pour le Monde car il traduit une société solidaire et de progrès. Il faut au contraire toujours garder cela à l’esprit et ne pas se résigner. Stéphane Hessel le rappelle à juste titre. Par exemble le système de retraite par capitalisation ne marche pas dans un monde de la finance dérégulée. Combien d’hommes et de femmes se sont retrouvés sur le carreau? Ca devrait être interdit .

      1. Jing,

        par exemble le système de retraite par capitalisation ne marche pas dans un monde de la finance dérégulée.

        Rassurez vous, il ne marche pas non plus très longtemps dans un monde de la finance régulé. Une p’tite guerre et on oublie – Ass-vie comprises, c’est exactement pareil.
        Je crois même qu’on peut dire qu’en plus ‘il exige une finance dérégulée – et des cadeaux fiscaux à l’avenant – pour être un peu attractif et tailler, momentanément, des croupières au système par répartition.

    5. Vous faites une erreur monumentale, mais très courante et tellement ancrés dans les esprits: considérés que ce sont nos dépenses sociales qui ont crée l’endettement.
      rien n’est plus faux, si, si je vous assure, cherchez bien, vous saurez!

      1. Non, non, il n’y a pas de mécompréhension concernant les causes de la dette.
        (Contrairement à Bayrou.)

        C’était pour répondre à Marcel Séjour qui écrit:

        Et puis non. On découvre aujourd’hui, médusés, que les désirs que nous avons eus n’était que des rêves, et qu’ils n’étaient même pas beaux puisqu’ils ne concernaient qu’une petite portion de l’humanité. Après la Grèce il va y avoir l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France bien sur, et le reste de la fière Europe ne sera pas long à suivre. Ca veut tout simplement dire que nous nous sommes trompés. Rien d’autre. On va faire avec moins, la belle affaire. On trouvera des compensations. Comment faisait-on lorsque l’on avait moins?

    6. @Marecel Séjour : ouais… enfin y en a qui y ont laissé des plumes à les acquérir « ces privilèges » !

      Je me demande si cette bonne conscience, ces bons sentiments à l’endroit des habitants du « Sud » ne participent pas d’un nivellement par le bas généralisé. Cette culpabilité fait parfaitement le jeu des néolibéraux.

  6. On constate aujourd’hui la même indifférence vis à vis de la lente descente de la Grèce aux enfers. « Ils ont profité, ils ont triché, qu’ils payent maintenant » pour que nous nous continuions à avoir la bonne conscience des bons élèves drogués au libéralisme qui a pillé les ressources et les vies des peuples lointains, entre autre. L’Europe est sous perfusion mais le patient est peut-être déjà mort. Le problème est qu’on ne nous laissera peut-être pas le choix de faire avec moins puisqu’on vous dit qu’on a une dette…

  7. Questions sur la formation des prix (ou plutôt des taux) et la spéculation:

    Comment se fait-il qu’avec 4 fois plus d’offre que de demande, le taux espagnol grimpe quand-même ?
    Question bonus: je viens d’entendre à la radio que « les marchés se méfient ». Mais alors pourquoi accourent-ils sur le bond espagnol ?

    1. Ils doivent être persuadés du remboursement final , sinon ils n’iraient pas . Et en plus , ils sont en mesure de dicter leurs conditions ( le gvt espagnol est-il en position de force ? )

  8. Mardi 17 avril 2012 :

    L’Espagne a emprunté mardi 3,178 milliards d’euros en bons du Trésor à 12 et 18 mois, à des taux en très forte hausse, alors qu’elle prévoit d’emprunter en tout 5,5 milliards cette semaine sur les marchés, inquiets sur ses perspectives économiques et sa capacité à juguler son déficit public.

    Malgré ces inquiétudes, le Trésor, qui souhaitait lever de 2 à 3 milliards d’euros, se situe malgré tout légèrement au-dessus de l’objectif visé, a indiqué la Banque d’Espagne.

    La demande des investisseurs est restée très forte, dépassant 10 milliards d’euros.

    Mais l’Espagne a dû concéder des taux en très forte hausse sur les deux échéances : à 2,623% pour les bons du Trésor à 12 mois, contre 1,418% lors d’une opération similaire le 20 mars, et à 3,110% pour les bons du Trésor à 18 mois, contre 1,711% précédemment.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-emprunte-3-178-milliards-d-euros-a-12-18-mois-taux-en-tres-forte-hausse-ddd184dbccd4373339ba6af2d0995dc0

  9. Courage ! les neu-neus de tout poil qui gouvernent, vont bientôt voir sombrer leur oeuvre financière, c’est à dire l’euro. Il faut en effet savoir que dans la signification de son nom grec, l' »euro » veut dire « MOISISSURE ». Il n’est d’ailleurs pas indifférent que sur la base de sa signification hellénique, ce soit la Grèce qui passe la première à la moulinette de la ruine, par les altérations successives de cette moisissure-là ….
    Nous n’y échapperons pas, nous-mêmes, à cet écroulement, mais – pour rester positif – on peut raisonnablement penser qu’il en sortira un Nouvel ordre, ou l’oubli, voire la négation de Dieu, n’auront plus cours, et que les valeurs qui ont pour sens et noms l’amour, le partage, la créativité, la responsabilité, etc..permettront à nos descendants de (re)-bâtir une autre, mais belle Europe, celle-là.

  10. AHHHHHHAileAileHaieHAÏE.
    Si je prends la locomotive espagnole dans la tête du coté droit et ensuite la locomotive italienne dans la tête du coté goche ….je suis foutu.
    on est foutu on mange trop.
    ZONCARETERLETRAINAVANMATETE.

      1. L’Espagne et la France dans le radar des gérants de fonds, désopilant d’être dans la tête des conducteurs: la bourse flambe, va falloir inonder à nouveau de billets ! l’estpasbellelavie ! où qu’c’estl’jeu pour les Bermudes ? http://argent.canoe.ca/lca/affaires/canada/archives/2012/04/20120412-171442.html

        Normes de contamination des aliments, Tchernobyl vs Fukushima 16.02.2012
        “Nous avons constaté qu’il n’y a pas de radioactivité forte autour de la centrale”
        — ERIC BESSON lors d’une visite sur le site de la centrale le 20/2/2011
        http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/03/10/recits-de-fukushima-huit-temoignages-poignants-230020

  11. Dans la foule, difficile de suivre un chemin …
    Comme dirait Spinoza, ni accélérer, ni ralentir : Avancer.

    Contrairement à l’idée répandue (par votre serviteur), Spinoza n’est pas inutile, – à condition d’en sortir.

    Petite remarque sur l’équilibre de Walras, selon lequel dans un marché pacifié, l’offre peut être égale à la demande. Même Lénine n’aurait pas osé imaginer un tel équilibre, digne d’un plan quinquennal. En effet, c’est une pensée éminemment statique, l’équilibre (comme espoir, ou témoignage de foi devant une situation de roulis), concrètement la situation est dynamique, – l’équilibre n’intervient qu’en cas de mise en place de cartels et d’ententes, de pacification de la concurrence, sans quoi il n’y a aucun équilibre, parce que les différents acteurs jouent pour optimiser leurs gains, et les plus agressifs gagnent.

    L’offre égale à la demande est une niaiserie, chacun cherche à optimiser son activité marchande selon certains critères de quantité et de qualité, la « satisfaction », n’existe pas dans ce domaine, c’est un mirage d’économiste.

    Depuis des décennies cet équilibre n’existe pas, puisque les délocalisations continuent, autrement dit l’outil industriel s’adapte en fonction d’un changement en cours.

    Et l’équilibre de Walras n’est même pas une utopie interne au capitalisme, autrement dit Walras est sans doute inconsciemment, socialiste, voire communiste.

  12. Lorsqu’une crise économique frappe, le vrai danger est encore pour les populations, ce sont eux qui vont voir leur niveau de vie dégringoler. Depuis le début du capitalisme que ce soit en période de crise ou de prospérité, les multinationales ont toujours été les grandes gagnantes du système économique et financier.

    Les services publics seront les premiers affectés par la crise économique de l’hyperinflation, les citoyens en seront donc les premières victimes. Les services publics pourront être très facilement et à faible coût racheter par les multinationales. Ce qui signifie que non seulement la pauvreté va exploser mais en plus l’accès aux services citoyens sera devenu encore plus coûteux que la vie ne le sera.

    Il suffit de constater comment celà se passe en Grèce de nos jours ou dans d’autres pays qui subissent des contraintes par le biais du FMI ou la Banque Mondiale. Lorsque l’URSS a chuté, ce sont les riches qu’on appelle l’oligarchie qui ont profité des marchés. En plus, les multinationales ne sont pas réputés de nos jours pour créer des travailleurs riches, mais au contraire pour exploiter la misère afin d’en tirer encore plus de profits, déjà faramineux. Les citoyens seront donc les premières victimes d’un système où la corruption est monnaie courante et où les multinationales avec ses lobbys savent parfaitement en tirer profit.

    La crise économique mondiale (l’hyperinflation) rapportera aux multinationales par le biais de lobbys, de politiques, de syndicats, de médias et de destruction des services publiques amplifiant la pauvreté des citoyens (ou êtres vivants si vous voulez).

    1. @Cassiopée :

      L’hyperinflation, je n’en suis pas sûr, d’autant que la consommation d’essence a baissé de 3,5 % en France :

      http://www.lepoint.fr/societe/carburants-la-consommation-a-baisse-de-3-5-en-mars-sur-un-an-16-04-2012-1452025_23.php

      « La consommation de carburants a baissé en France de 3,5% en mars, sur un an, selon les chiffres rendus publics lundi par l’Union française des industries pétrolières (Ufip), alors que les prix de l’essence enchaînent les records. »

      Nous avons un conflit entre les consommateurs, qui achètent moins d’essence, et les pompistes qui augmentent les prix, et nous verrons bien qui aura le dernier mot. Je pense que c’est le consommateur, – encore que les marges des pétroliers sont minces par rapport à la taxe de l’Etat, sans parler de la spéculation, ainsi que de l’offre qui se tarit…

      L’énergie est un domaine particulier, l’inflation pourrait résulter d’un effet mécanique, de la baisse inéluctable de l’offre, ce qui aggraverait encore davantage la crise économique.

      Dans ce tableau, il est pourtant exclu en ce qui me concerne, que nous assistions à un épisode d’hyper inflation.

      La baisse des 3,5% signifie que l’économie française ralentit probablement.

      Vous pourrez invoquer autant de fois que vous le voudrez l’hyper-inflation, nous n’y sommes pas et vous ne savez manifestement pas de quoi vous parlez, cela vous sert surtout de point de focale concentrant toutes vos angoisses d’ordre économique.

      Effectivement, il y a comme une « bulle » sur la monnaie, à force croître. Une bulle de la liquidité, ce qui est nouveau. Le capital ne vaut plus sont pesant d’or, car il submergerait la demande de liquidité s’il venait à se dépenser en grande quantité. Imaginons en effet que l’on déverse 1 milliard sur une petite ville, l’effet ne sera que de 750 millions (par ex) à cause de l’inflation (hyper-rapide) . Donc le risque des QE, etc, c’est que la liquidité en elle-même finisse par atteindre la limite de ce que Keynes appelait la « préférence pour la liquidité ».

  13. Seuls les Japonais ont pour l’instant laissé entendre qu’ils allaient prêter 60 milliards de dollars au FMI pour ses bonnes œuvres européennes.

    J’avais cru comprendre que le Japon avait une dette considérable, quelque chose m’échappe…

    ps : pas pris le temps de lire les commentaires mais je viens de voir que la question a déjà été soulevée, vous pouvez « modérer » mon message :-p

  14. Le sauvetage de l’Europe est le principal point de l’ordre du jour.

    À ce sujet, je viens de ressortir quelques vieux numéros du Monde Diplomatique des années 80. Il ont bien jauni, mais sont toujours utiles lorsque l’on veut jeter un petit coup d’oeil dans le rétroviseur. Et au hasard des journaux, je reste pantois devant un texte de l’économiste brésilen, décédé depuis, de Celso FURTADO
    (Dans le N° 347 – Février 1983 -Titre du texte : l’incertaine logique de la crise).
    Il y est dit ceci notamment : « … À la différence de ce qui s’est produit dans les mouvements antérieurs du capitalisme, les forces actuellement en présence ne se définissent pas dans des projets spécifiquement nationaux. Au contraire, c’est exactement l’affaiblissement de l’État-nation en tant qu’instrument coordinateur de l’activité économique – alors que ce même État continue à jouer un rôle décisif dans la promotion du bien-être social – qui entraîne, en grande partie, la désorganisation actuelle. Ayant incorporé une partie importante du pouvoir de décision, les entreprises transnationales n’ont pas suscité, dans l’espace qu’elles occupent, des mécanismes capables d’intégrer des valeurs qui ne soient pas issues de la rationalité conduisant à l’expansion et à la maximalisation des profits.
    De cette façon, ces entreprises ont contribué à dévitaliser les centres nationaux de coordination, pour y placer uniquement des valeurs dérivées de la logique des oligopoles et des cartels. »
    Il conclut en disant : « Ce conflit entre la logique de la transnationalisation et les aspirations les plus profondes des sociétés industrialisées appelle une solution politique qui passe soit par la restauration du pouvoir de décision des Etats-nations, soit par l’institution d’un pouvoir plus étendu. »
    Ce qui nous amène logiquement, à l’Europe et son avenir…
    Ce qui est surprenant, c’est que déjà en 1983, la question du sort de l’Europe se pose et dans les termes avancés par FURTADO :
    « Si la C.E.E. devait être démantelée, il est probable qu’une aire économique plus large se reconstituerait autour de l’Allemagne (occidentale – c’était avant la chute du mur), tandis qu’une autre aire, disposant de projections dans l’espace méditerranéen, s’organiserait autour de la France. »
    Est-ce comme cela que le G20 envisagera demain le sauvetage de l’Europe ?

      1. « A economia capitalista desenvolvida de nossa época se configura como um sistema econômico-social com uma relativa aptidão para manter-se em equilíbrio dinâmico. O avanço da ciência, que se apresenta como função exponencial do próprio desenvolvimento econômico, assegura um permanente avanço da tecnologia. A formação de capital segue assim por um canal previamente aberto, tropeçando apenas com obstáculos institucionais decorrentes dos ajustamentos insuficientes ou atrasados do marco institucional que disciplina os distintos fluxos econômicos. Os principais desses obstáculos refletem a persistência de formas anacrônicas de distribuição da renda, que se traduzem em insuficiente vigor na demanda final para consumo ou investimento. »

        (Furtado, 1964: 32).

        L’économie capitaliste développée de notre époque est configurée comme un système économique et social doté d’une relative aptitude à se maintenir en équilibre dynamique. Le progrès de la science, qui apparaît comme une fonction exponentielle du propre développement économique, assure un progrès technologique permanent. La formation du capital suit un canal antérieurement ouvert, ne trébuchant quasiment que sur les problèmes institutionnels découlant des ajustements insuffisants ou tardifs du cadre institutionnel qui discipline les divers flux économiques. D’entre ses obstacles, les principaux reflètent la persistance de formes anachroniques de distribution des revenus, qui se traduisent en une insuffisante vigueur de la demande finale de consommation ou investissement.

  15. Bonjour , si certain se demande pourquoi ca va péter , j’ai eu du mal a croire ce que j’ai lu dans la superbe gazette « la provence » , lisez bien les chiffres sont bons , j’ai mémes téléphoné au journal pour savoir si il s’etais pas tromper !!!!
    Mr Leclerc s’il vous plait , vous qui etes un homme eclairé expliqué moi , comment d’apres vous , un immeuble , méme pas sortie de terre , c’est a dire , en cours de construction , a pu faire gagné a son propriétaire 20 millions d’euros en un 1 ans :
    « ‘immeuble Le Balthazar n’est pas encore sorti de terre mais il a déjà été revendu ! La Caisse d’Épargne Provence-Alpes Corse (Cepac) a officialisé la vente : elle a cédé à AG2R La Mondiale pour 45 millions d’euros l’immeuble Balthazar acquis en 2010 » la provence .
    lien //www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/marseille-la-caisse-depargne-cede-le-balthazar-a-ag2r-la-mondiale
    J’habite Marseille depuis 37 ans , et je circule beaucoup dans Marseille , enormement de locaux sont a louer , et il y en a de plus en plus , donc exit , la plus value pour manque de locaux !
    et je parle méme pas de la premiere plus values , les terrains dans le coin on etais payé un bouché de pain , il l’on vendu deja 2 fois !
    Et ils ont fais pareils dans toutes la ville depuis 10 ans !
    Si ca c’est pas de la spéculation et du gonflage de biulles immobiliére !
    Bonne chance a tous pour la suite , on va en avoir besoin , salutations

  16. pardon ! le texte en entier : « L’immeuble Le Balthazar n’est pas encore sorti de terre mais il a déjà été revendu ! La Caisse d’Épargne Provence-Alpes Corse (Cepac) a officialisé la vente : elle a cédé à AG2R La Mondiale pour 45 millions d’euros l’immeuble Balthazar acquis en 2010 auprès de la Banque populaire… pour semble-t-il 25 millions ! Une belle affaire  » La Provence .

  17. Mardi 17 avril 2012 :

    Lagarde propose une entité paneuropéenne de recapitalisation des banques.

    La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a proposé mardi de créer une entité supranationale européenne capable de recapitaliser les banques en difficulté. La Française n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.

    http://www.romandie.com/news/n/_Lagarde_propose_une_entite_paneuropeenne_de_recapitalisation_des_banques19170420122107.asp

    Pour sauver le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne de leur surendettement, les neuneus ont eu plein d’idées, toutes plus géniales les unes que les autres.

    1- La BCE a surchargé son bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.

    2- Le FMI a prêté des milliards au Portugal, à l’Irlande, à la Grèce. Le FMI a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.

    3- La BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques européennes ont surchargé leur bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.

    4- Les neuneus ont créé un nouveau truc, le FESF, qui n’a pas d’argent. Le FESF a emprunté des milliards d’euros sur les marchés internationaux. Ensuite, le FESF a prêté cet argent aux Etats européens surendettés. Le FESF a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.

    5- Les neuneus ont encore une fois créé un nouveau truc, le MES, qui n’a pas d’argent. Les Etats de la zone euro, qui sont tous endettés ou surendettés, se portent garants de ce nouveau truc pour qu’il prête de l’argent aux Etats européens surendettés. C’était une idée géniale.

    6- Aujourd’hui, le FMI a besoin de 600 milliards de dollars pour sauver les Etats européens surendettés. Alors le FMI va emprunter de l’argent. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, ont prévenu qu’ils n’apporteraient pas un seul dollar. Finalement, le Japon va prêter 60 milliards de dollars au FMI. Pour sauver les cinq Etats européens surendettés, c’est le pays le plus surendetté du monde, le Japon, qui va prêter 60 milliards de dollars au FMI. C’est une idée géniale.

    7- La reine des neuneus vient d’avoir une idée géniale mardi 17 avril. La reine des neuneus veut créer encore une fois un nouveau truc, l’EPRB, qui n’a pas d’argent. L’EPRB signifie « Entité Paneuropéenne de Recapitalisation des Banques ». La reine des neuneus n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.

    Je sens que ça va encore être une idée géniale.

    1. Votre commentaire est tellement génial que je me permets de le diffuser hors du blog Jorion 😉
      Si ça peut secouer quelques neuneus …

    2. Bien vu BA.

      Je suggère à Mme Lagarde de créer un nouvel acronyme pour un nouveau fonds où l’on rangerait tous les acronymes précédents. Ce fonds permettrait de recapitaliser en lettres grasses et roboratives la pauvre logorrhée néolibérale.

  18. à BA

    En milliards ça fait combien ? Ca fait des dettes en plus pour les populations.

    Donc c’était une « idée géniale » de compter en milliards les dettes que les habitants n’ont pas signés.

    Je m’arrête à 420 euros à la fin du mois dans mon cas.

  19. Beware specialists !

    « Je pense que ce scrutin peut faire une différence en permettant une inflexion de la politique française, quel que soit le candidat élu. La France est dans une situation précaire : le marché du travail doit être assoupli, l’âge du départ à la retraite encore relevé, comme en Allemagne qui reste un modèle sur ce point. » George (kaiser) Soros

    ‘achtement différente la politique, non ? Un peu la ligne droite de Longchamp l’inflexion, non ?

  20. Beware specialists !

    « Je pense que ce scrutin peut faire une différence en permettant une inflexion de la politique française, quel que soit le candidat élu. La France est dans une situation précaire : le marché du travail doit être assoupli, l’âge du départ à la retraite encore relevé, comme en Allemagne qui reste un modèle sur ce point. » George (kaiser) Soros (Le Monde)

    ‘achtement différente la politique, non ? Un peu la ligne droite de Longchamp l’inflexion, non ?

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