LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 MAI 2012

Sur YouTube, c’est ici.

Les multiples facettes de l’agonie du capitalisme : Grèce, Serbie, Québec
Wall Street Journal : L’action Facebook
Bloomberg : JP Morgan Chase

Morgan Stanley, le chef d’orchestre de l’offre publique, n’aurait pas participé aux ventes à découvert, contrairement à Goldman Sachs et J.P. Morgan Chase.

Les derniers paragraphes de mon article « La sortie du capitalisme », Le Débat N° 157, novembre-décembre 2009, p. 30, auxquels je me réfère :

Alors on ferme les yeux et l’on touche du bois, ou bien l’on prie. On dissimule la gravité de la crise, on dope les efforts de propagande en espérant que si le moral s’améliore, les choses iront peut-être mieux suffisamment longtemps pour que le système tout entier se refasse une santé. Ce faisant, des îlots de prospérité se recréent, par exemple grâce aux commissions colossales qu’engendre la liquidation de l’ancien système, primes touchées par ceux qui furent responsables de sa perte et qui apparaissent encore une fois récompensés, contre toute logique et contre toute justice. Les soubresauts du moribond se poursuivront quelque temps encore et sa survie assistée nous convie, non plus dans la Wall Street florissante d’autrefois mais dans son cadre en ruine, au spectacle renouvelé de tous les excès passés : ceux d’une aristocratie condamnée à terme, s’accrochant désespérément aux dernières bribes de son pouvoir et aux signes passés d’un âge d’or définitivement éteint. Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle sera : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé. Elle sera au contraire perçue comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances.

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276 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 MAI 2012 »

  1. Quebec, CDU etc..

    Je suis toujours curieux de voir que jamais l’on regarde pourquoi les Sociétés adoptent tel système économique et politique plutôt qu’un autre. Pourquoi les cultures Protestantes génèrent une société Libérale ou Néo libérale alors que les culture plutôt Catho prèfèrent plus la protection collective.

    Qu’est-ce que veut la Société Québecoise de culture catho sinon garder ses systèmes de solidarité collective enseignement et santé contre une culture protestante néolibérale qui tente de s’insinuer partout par l’économie pour imposer une autre culture très individualiste. Les étudiants contestent le mode de gestion de l’Université qui conduit à leur faire payer les dépenses voulues par le « investisseurs », les séniors disent pourquoi avons nous profité de l’enseignement gratuit et pas eux ? Et les Québecois de réaliser que la bascule allait se faire insidieusement.

    N’est pas le même processus à l’oeuvre dans la CDU-CSU entre Protestants pour une Allemagne individualiste et Riche et les Catho pour continuer l’oeuvre de construction de l’Union ?

  2. L’acidification des océans est plus rapide que lors de l’exctintion du Permien (environ 95% de la vie a disparu).

    Le réchauffement climatique créer un emballement très dangereux pour la chimie terrestre, la relation atmosphère/océan s’en trouve bouleverser aux niveaux des émissions carboniques. C’est aussi ce qu’on appelle les zones mortes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte), la dénomination du problème au niveau océnanique étant très clair.

    La source
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3372_acidifcation_oceans_CO2.php

    La rapidité du réchauffement climatique actuel provoquant une extinction massive des espèces dans les océans n’a pas été constaté depuis 300 millions d’années. Depuis le Permien qui a provoqué l’éradication de 95% des espèces dont les espèces marines, ce qui est très important comme indicateur de santé de la planète.

    Dr Candace Major, responsable de programme océanographique à la National Science Foundation :
    « L’acidification des océans à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés est sans précédent, » souligne-t-elle, « même si on la considère à l’aune des dernières 300 millions d’années, et elle est le résultat d’une accélération propre à altérer la chimie de l’atmosphère et des océans. »

    Il y a donc un problème écologique provenant d’une surproduction, sans oublier les chiffres des gaspillages alimentaires (55% de perte) et énergétiques (53% de perte) qui ne sont pas négligeables dans l’économie moderne.

    Les capacités naturelles ne peuvent supporter ce rythme de surproduction d’une grande rapidité qui à son tour se répercute rapidemment sur l’écosystème mondial.

    1. Bonjour,

      Une fois que les humains auront intégrés qu’ils ont transformé leur seule et unique planète en une boite de Pétri alors un début de solution sera envisageable.

      Cordialement.

      1. Voici les derniers mots de Paul Jorion aujourd’hui :

        Soit ce système peut s’en sortir parce qu’il reste encore de la richesse quelque part qu’on peut aller réinjecter dans le système pour le relancer une fois encore, soit il ne reste plus rien, et dans ce cas-là, ce système est terminé.

        Le problème, c’est que si il ne reste plus rien, je ne vois pas comment l’humanité va s’en sortir. Elle est la plus fragile des espèces en voie de disparition, parce que la plus dépendante de son environnement (parce que la plus complexe). Il faudrait donc, de préférence, qu’il reste encore de la richesse à réinjecter avant que le système se termine, mais à réinjecter dans un autre « système ».

        Et donc, pour vous répondre, selon moi, une fois que les humains auront intégré qu’ils ont transformé leur seule et unique planète en boîte de Pétri, alors il sera trop tard.

        Mais pour moi (à cause de mon optimisme indécrottable d’être humain, sans doute), l’humanité, tant qu’elle sera encore représentée dans cette boîte de Pétri, pourra y injecter de la richesse, la richesse de sa propre inventivité.

        Cordialement.

    2. Faut arreter avec la propagande du GIEC…
      Il y a réchauffement climatique certes, mais cela a existé aussi dans le passé…
      Les romains battirent leur empire en jupettes et sandales…Parcequ’il faisait chaud…
      Ensuite le climat c’est refroidit jusqu’au XVieme siécle, pour se réchauffer ensuite….
      Par exemple le Green Land, Groenland était habitable jusqu’au Moyen-Age.
      Désormais nous sommes dans un extremum et des scientifiques pensent qu’au contraire nous risquons une ère glacière dans quelques centaines d’années…
      Bref tout le contraire!!!!

      Eliminons cette anerie: Ce n’est pas le CO2 qui réchauffe la planète, c’est seulement le résultat du réchauffement des océans: En effet, le CO2 contenu dans l’eau est libéré. (Sur Mars il y a 90% de CO2 et pourtant il y fait très froid: Aucun effet de serre du à cette molécule.)
      Ultra classique. Phénomène observé depuis des centaines de millions d’années…
      Le nombre d’aneries proférées par le GIEC et de pseudo climatologues est effarant…
      C’est comme chez les économistes libéraux…
      J’y renonce.
      Voyez le très bon site: http://www.pensee-unique.fr/

      Extraits:
      Parmi beaucoup d’autres, voici encore trois nouvelles observations qui contredisent les affirmations alarmistes :
      -Au Groenland, la situation est beaucoup moins dramatique que les alarmistes l’avaient anticipée. La contribution des glaciers à la hausse du niveau des mers sera très limitée.
      -Contrairement aux supputations, les variations du niveau des mers dans le Pacifique tropical sont d’origine naturelle. On n’y distingue pratiquement pas de signature des gaz à effet de serre d’origine anthropique.
      -Contrairement aux affirmations alarmistes qui suggèrent une augmentation des événements climatiques extrêmes en cas de réchauffement, on n’observe pas de variation détectable dans la fréquence et l’intensité des précipitations depuis plus de mille ans, au moins en Europe où l’étude a été effectuée.

      1. Faut arreter avec la propagande du GIEC…

        Idéalement les scientifiques qui s’intéressent au climat ne devraient être mus que par la curiosité ou à la rigueur par l’envie de gloire scientifique.

        C’est évidemment pas possible puisque le climat fait intervenir tellement de phénomènes mal connus ou pas connus du tout que ça nécessite un grand nombre de données difficiles à acquérir et beaucoup de monde pour les étudier. Il est donc clair que provoquer l’inquiétude est un moyen efficace d’avoir les crédits nécessaires et que ça influe forcément sur la manière de présenter les résultats.

        A mon avis faut faire avec et ne pas oublier que s’il y a des preuves (ou même seulement des soupçons fondés) permettant de ne pas s’inquiéter, ceux qui les avanceront ne manqueront surement pas de soutiens pour les faire connaître !

        Finalement c’est faire l’état des lieux qui coûte cher et c’est une précaution qui n’a rien de déplacée même si la conclusion s’avère être que les activités humaines n’ont qu’une influence négligeable…

    3. @ Olivier B 25 mai 2012 à 21:49

      Mais pour moi (à cause de mon optimisme indécrottable d’être humain, sans doute), l’humanité, tant qu’elle sera encore représentée dans cette boîte de Pétri, pourra y injecter de la richesse, la richesse de sa propre inventivité.

      Tout à fait d’accord avec vous. C’est très bon de rappeler l’image de la boîte de Pétri et de souligner la ressource que constitue l’inventivité.

      Il n’empêche que même si l’invention peut d’abord exister à l’état virtuel dans l’esprit de celui qui l’élabore, il vient un temps où pour être concrétisée et utile, il est nécessaire de faire appel à une richesse plus matérielle, préalablement constituée et disponible, une réserve, un capital.

      Avant de pouvoir exploiter une nouvelle richesse, il faut avoir les moyens de vivre. Il faut disposer de l’énergie nécessaire pour franchir une succession de phases qui demandent du temps, des ressources, de l’argent, c’est à dire de l’énergie. Il faut enchaîner les phases de conception, de validation, de mise au point, de qualification, d’industrialisation et de diffusion, pour qu’enfin cela devienne rentable et amortissable.

      Certains, tels Paul Chefurka, pensent que l’humanité a trop attendu pour s’attaquer au problème majeur de la transition énergétique.
      http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

      Parce qu’un peu comme vous, j’ai jusqu’alors, toujours su transformer mes craintes en redoublement d’efforts pour vaincre les difficultés qui se présentaient, je me refuse à croire à une fin accélérée de l’aventure humaine. J’estime par contre indispensable que les hommes aujourd’hui les plus éclairés, s’emploient à aider leurs semblables à bien comprendre le problème fondamental auquel l’humanité est confrontée.

      Pour moi, c’est surtout une question de consommation excessive, prématurée et accélérée des richesses disponibles qu’il faut stopper. C’est cet excès manifeste d’aspiration à consommer, maintenant, de manière stupide, irresponsable et égoïste, l’énergie fossile et les métaux, qui risquent de nous faire défaut demain, à nous, à nos enfants, et à nos petits enfants. Ces richesses nous seront indispensables pour opérer notre reconversion énergétique, laquelle ne pourra se faire sans passer par une phase de restriction de nos consommations actuelles et des niveaux de vie qui y sont associés.

      Faute de pouvoir faire plus, je m’emploie à sonner le tocsin en profitant de toutes les opportunités, y compris celle que vous m’avez offerte en vous exprimant sur l’excellent blog de Paul Jorion. Merci de vous être exprimé et à l’équipe du blog de m’avoir permis de vous relayer.

      1. Il me semble Jducac que vous jouez au pompier pyromane
        Travailler beaucoup comme vous le rabâchez depuis des années sur ce blog, suppose utiliser beaucoup d’énergie, mais dans le même temps vous criez halte « aux ressources disponibles qu’il faut stopper ».
        Travailler beaucoup pour produire beaucoup, suppose de trouver des clients goulus pour absorber votre immense production, ceux là mêmes que vous critiquez.
        Enfin, vous qui prônez le fait que la jalousie (des pauvres) oppose des personnes contres d’autres (les riches) vous faites par là même ce que vous dénoncez.
        Et pour finir, vos claquements de bottes contre tout ce qui n’est pas blanc et fort relève d’un manque d’humanité, ce que vous confirmez dans votre concept de spermatozoïde capitaliste.

      2. @ Plouf 26 mai 2012 à 13:23 !

        Travailler beaucoup comme vous le rabâchez depuis des années sur ce blog, suppose utiliser beaucoup d’énergie, mais dans le même temps vous criez « attention à la consommation des ressources disponibles qu’il faut stopper ».

        Réfléchir, n’est-ce pas travailler à l’aide de son cerveau? Alors êtes-vous opposé à ce que nous réfléchissions (travaillions) beaucoup et bien avec nos cerveaux, tout en consommant le moins possible ?

        Dès lors que l’on vit, ça n’amène pas à consommer beaucoup plus d’énergie que de ne rien faire. Faire travailler davantage nos cerveaux en les amenant à sélectionner nos idées par une confrontation critique de nos arguments au lieu de dévier du sujet et de chercher à dévaloriser leurs auteurs, voila ce qui me semblerait positif. Y êtes-vous opposé ?

        Pouvez-vous me dire, ce qu’a à faire ici, cette allusion détestable

        Et pour finir, vos claquements de bottes contre tout ce qui n’est pas blanc et fort relève d’un manque d’humanité, ce que vous confirmez dans votre concept de spermatozoïde capitaliste

        Ceux qui essaient parfois de masquer l’indigence de leurs idées et leur faiblesse argumentaire en faisant dériver les échanges sur de tels thèmes, me semblent se fourvoyer et consommer inutilement de l’énergie. En tous les cas ils ne se grandissent pas à mes yeux.

    4. je préconiserais « grand chambardement climatique » plutôt que « réchauffement climatique »

  3. Une fois de plus, merci Paul pour votre indispensable billet.
    Je n’ai pas la télé, alors je rêve naïvement de voir apparaître votre  » Le temps qu’il fait  » sur une télé comme arte, le vendredi, avec une version en Flamand, en Allemand, en Anglais…

  4. Tous les Etat-Nations historiques se sont fait par le fer et par le feu.
    Pourquoi en irait-il autrement d’un hypothétique Etat européen ?
    Le Hic, c’est que parmi les derniers en date: ni Napoléon et ses grognards, Ni Hitler et ses panzers n’ont réussi.
    La finance et le marché penseraient-t-ils réussir là où ces aventuriers impérialistes ont échoué ?

  5. Je n’ai pas compris cette phrase :  » La tête fait bien davantage que ce que le corps lui dit. »
    Moi qui croyais que la tête faisait partie du corps.

    1. Non : « La tête fait bien davantage ce que le corps lui dit ».

      À l’intention de ceux qui imaginent que le corps fait ce que la tête lui dit.

      1. Vu autrement, le corps -les processus inconscients- font faire bien davantage que ce que la tête croit dire au corps, non ?

        Mais alors, cette image d’une Ferrari (néocéphale), qui piloterait notre brouette (paleocencephale) – Monod -; ne conviendrait-il pas, je crois et avec Laborit, d’en renverser la métaphore? Notre brouette neoencéphalique a bien du mal à couvrir les vieux rugissements, acquis, de notre Ferrari paléoencéphalique , quand celle-ci pousse au travers, d’un langage en mode automatique, les cris de « propriété » « liberté « égalité » etc. ?

      2. @ Jean-Luce Morlie

        Histoire d’apporter un peu de contradiction à Laborit, voici une citation à ce sujet. Devinez son auteur et son époque. Google n’a pas le droit de jouer.

        « La conscience. – Le conscient est l’évolution dernière et tardive du système organique, et par conséquent aussi ce qu’il y a dans ce système de moins achevé et de moins fort. D’innombrables méprises ont leur origine dans le conscient, des méprises qui font périr un animal, un homme plus tôt qu’il ne serait nécessaire, « malgré le destin », comme dit Homère. Si le lien conservateur des instincts n’était pas infiniment plus puissant, s’il ne servait pas, dans l’ensemble, de régulateur : l’humanité périrait par ses jugements absurdes, par ses divagations avec les yeux ouverts, par ses jugements superficiels et sa crédulité, en un mot par sa conscience : ou plutôt sans celle-ci elle n’existerait plus depuis longtemps! »

      3. @Cadavre exquis.

        Les propos de l’auteur que vous citez ( sans google, je ne l’identifie pas, Rostang ? ) ne contredisent en rien la conception de Laborit relativement aux instincts, de type « territoire » , « propriété » , « dominance », lesquels ne sont pas des « instincts », mais des constructions de la socioculture , ancrées dans des modalités provisoires d’utilisation de la circuiterie cérébrale. En ce sens nous sommes encore « inachevés »… de plus

        ….par ses divagations avec les yeux ouverts, par ses jugements superficiels et sa crédulité, en un mot par sa conscience….

        est tout à fait dans le ton de « notre anticonformiste », tel qu’il se définissait lui-même.

        Voulez-vous participer à un groupe de travail qui présenterait l’apport de Laborit à une constitution pour l’économie ?

        A+

      4. Il n’y pas que Laborit mais aussi Reich…
        L’interférence entre le corps et le cerveau est bien démontrée…Je veux dire que le corps est lui aussi capable de donner des ordres au cerveau!
        Mais de la à croire au Docteur Jekyll et Mister Hide…

      5. @Izarn

        Pour Bateson, le changement de cadre serait, par exemple, de « dépasser » le préjugé de la prééminence de l’esprit sur le corps en passant au préjugé inverse, la prééminence du corps sur l’esprit.

        Par contre, le changement de contexte, c’est-à-dire, l’apprentissage de contexte, le deuterolearning, serait d’abandonner le préjugé d’une différence entre le corps et l’esprit. Dans le cas qui nous occupe, l’idée qu’il se puisse séparer nos modalités de fonctionnement cérébral de nos modalités de fonctionnement politico-économique.

        La fin ridicule de la tentative de W. Reich, de lier la psychanalyse au politique, ne devrait pas servir la séparation de nos motivations inconscientes et de la politique ; ainsi la crise grecque est une crise d’une société tout entière construite, comme la Belgique, sur le clientélisme particratique(1). Comme les instances Européenne fonctionnent de la même façon, l’aide européenne à Grèce, ne peut aller que dans les éternelles mêmes poches.

        Je ne crois pas que la Grèce puisse faire son autoanalyse sauvage, l’accent est trop porté sur la faute des politiciens du Passos et de la Nouvelle Démocratie. C’est comme de demander à un Belge de se rendre compte qu’il est entièrement client dans l’âme et dans ses moindres gestes. L’ennui, pour la Grèce et bientôt pour l’Europe, c’est que les formes d’économies déviantes vont incessamment trouver un terrain de conquête sans défense, et livré par « zones économiques spéciales ».

        1) Je me réfère à l’analyse de Georges Contogeorgis « «Le malade, c’est l’État, et non l’économie et la société grecques» ; par contre j’y ajoute mon expérience de Carolorégien, ayant vécu depuis 65 ans à l’épicentre du clientélisme belge et qui, aujourd’hui constate que lorsqu’un système clientéliste s’effondre il renaît, car (pour faire court) « tout le monde en redemande ». L’effet secondaire, d’une vie de province, c’est de finir radoteur, j’assume.

      6. @ Jean-Luce Morlie

        Il s’agit de Nietzsche ( Le Gai Savoir, 1882 ! ) qui n’était pas seulement un bon marcheur et un excellent pianiste, mais était très au fait des recherches scientifiques de son époque.

        Un groupe de lecture sur ces questions neuro-psycho pourrait être passionnant, mais je serais prudent sur trois points. 1) l’aspect chronophage d’un tel travail. 2) je connais assez peu Laborit. Etant de la génération suivant, je suis passé directement aux chercheurs contemporains, qui ne volent pas leurs salaires, ce domaine est en pleine ébullition. 3) tirer des conclusions politiques de ces travaux scientifiques est un pas que je ne suis pas prêt à franchir … Pour l’instant.

        Sous ces trois réserves, si vous montez un tel groupe, je serais interessé de vous lire et pourquoi pas de participer ponctuellement.

  6. Faut-il comprendre que les garanties ont été activées et que ces 45 milliards sont sortis des caisses publiques des trois pays?

    Dexia demande le relèvement du plafond des garanties d’Etat
    BELGA
    Mis en ligne le 25/05/2012
    Les États belge et français devraient relever de 45 à 55 milliards d’euros le plafond de la garantie accordée à Dexia, touchée par les tensions provoquées ces dernières semaines sur les marchés par la perspective d’une sortie de la Grèce de la zone euro.
    Selon le quotidien français Le Figaro, les dirigeants de Dexia, Pierre Mariani et Jean-Luc Dehaene, ont informé en début de semaine les gouvernements belge, français et luxembourgeois de la situation. Selon le quotidien, concrètement, les marges de manoeuvre de Dexia sont aujourd’hui proches de zéro.
    La suite sur le site de Lalibre.be.

    1. Leboutte, non les garanties ne sont pas activées et ne peuvent évidemment pas l’être. C’est 90 milliards les garanties belgo-françaises prévues et signéés à ce jour. Il faut une rallonge, point.
      Je sais que Dexia avait besoin de personne pour l’aider dans son vautrage en bonne et due forme, mais quand j’entends dire que la dette grecque a rien coûté aux banques… 105 milliards et Dexia compté Knock-Out pour le compte…

  7. Jorion nous montre comment « les lignes bougent ». Toujours aussi remarquable et indispensable.

  8. AU QUÉBEC.

    Moins de casseurs
    Plus de casseroles
    Mort la peur
    On rigole
    Et l’itinéraire….aux itinérants.

  9. Bonjour, monsieur Jorion.
    Vous dites …/… on va de plus en plus vers des élections en Grèce où les partis qui sont contre les accords …/… alors si la Grèce se retire …/…
    Vous posez l’équivalence entre la dénonciation du mémorandum et la sortie de la zone Euro.
    Alexis Tsipras, de passage à Paris cette semaine, est le représentant de ces « partis qui sont contre les accords ». Il dit tout autre chose. Notamment dans son entretien avec Arlette Chabot sur Europe 1 le 22 mai…./…mènera le combat à l’échelle européenne contre l’austérité…/…l’avenir de l’Europe c’est la cohésion sociale, c’est la démocratie…/…
    A la question de la sortie de l’Euro de la Grèce il répond « pas du tout »

    1. Tsipras obtiendrait une restructuration de la dette de la Grèce, sans vouloir bénéficier parallèlement d’une dévaluation du drachme ressuscité ?

      Je vais aller écouter cela toutes affaires cessantes. Je vous reviens aussitôt après.

    2. J’ai donc écouté l’entretien. Comme cela mérite d’être entendu par tout le monde, je commence par le mettre ici.

      Première remarque, il est vraiment dommage que les journalistes qui interviewent Tsipras soient si peu au fait des questions sur lesquelles ils l’interrogent : ils tombent des nues à chacune des réponses qu’il fait, ça ne fait pas très professionnel.

      Deuxième remarque, Tsipras adopte vis-à-vis des affirmations de François Hollande durant sa campagne, la même attitude que j’ai eue vis-à-vis du discours de Toulon : « Vous avez dit ceci. Si vous avez changé d’avis depuis, ayez l’amabilité de le faire savoir ». Le fait que personne au gouvernement n’ait rencontré Tsipras, leader du deuxième parti grec, à l’occasion de son voyage en France, résulte probablement d’un malheureux malentendu.

      Troisième remarque, Tsipras se tient sur la ligne : « Tous dans le même bateau ». C’est cohérent : « Vous avez affirmé croire en l’Europe », dit-il aux marchands qui ont mis sur pied l’Europe qui leur convenait, « le moment est venu de le prouver ! ». Ses interlocuteurs qui se sont bien remplis les poches jusqu’ici lui disent : « Ah non ! maintenant cela nous coûterait ! »

      Cela me rappelle un souvenir d’enfance : mon père revenant d’une réunion, « On a fait les calculs : à partir de 1960, le Congo nous coûterait plus cher que ce qu’il nous rapporte [nécessité de construire des infrastructures importantes] : on lui accorde son indépendance ! » (Je précise qu’il rapportait cela avec indignation).

      1. Quel type admirable. J’envie les grec d’avoir un type de cet qualité pour porter une parole politique aussi claire et apaisée. La comparaison est cruelle pour beaucoup.

      2. les journalistes qui interviewent Tsipras soient si peu au fait des questions sur lesquelles ils l’interrogent : ils tombent des nues à chacune des réponses qu’il fait, ça ne fait pas très professionnel.

        Ah ! le doux euphémisme..
        Reliez cette notation de Paul, que je partage et généralise
        sans grand risque avec le message remarquable d’ Agnès
        ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=37378#comment-324854 )

        Une idée de lien ? Par exemple on ne peut pas jouer à la Pravda
        et être professionnel en même temps.

        Grace à Agnès et sur un exemple pratique signalé par Paul, les yeux s’ouvrent
        sur « notre » presse garde-chiourme-aboyeur du libéralisme.
        Au risque de jouer à l’ Acrimed : et si l’état de la Pressse courant principal
        était représentatif de la décrépitude du capitalisme libéral ?
        Ils ont décollé ensemble, l’un supportant l’autre, il s’écraseront ensemble…

      3. Sérieux Paul, comment imaginer un membre du gvt Hollande sans parler du Ps rencontrer officiellement le leader d’un parti qui taille des croupières au parti frère Pasok à un mois des élections grecques (et françaises) ? Même le SPD n’a pas reçu Tsipras. Y’a pas de malentendu, tout ça était bien entendu et bien prévu au contraire. C’était gagnant-gagnant pour Tsipras quoi qi’il arrive et perdant-perdant pour le Ps.

        1. En effet, mais le contraste reste saisissant et on se sent du coup obligé de poser la question : cette véhémence est-elle productive, ne détourne-t-elle pas des idées exprimées certains électeurs qui ne se reconnaissent pas dans toute cette agitation ? La question que je vous pose alors Nicks : selon vous, combien de votes recueillerait en France un FdG dirigé par une personne aussi posée et réfléchie que Tsipras ?

      4. A propos du FESF voila ce qu’en dit « Thomas le Cimbre »:

        Le FESF, société anonyme luxembourgeoise de droit privé, dérégulé avant même qu’il n’ait une réelle existence n’est rien d’autre qu’une entité ad hoc, un SPV – Special Purpose Vehicle selon le Sénat dans son Projet de loi de finances rectificative pour 2010. Le FESF est un outil systémique pyramidal Madoff-Ponzi qui prétend garantir des produits financiers toxiques et pourris…
        …Le FESF n’est rien d’autre qu’un SPV – Special Purpose Vehicle, un Fonds Commun de Créances (FCC), qui est mis en œuvre dans une opération ad hoc de déconsolidation via des techniques de titrisation de bundles de certains actifs des bilans des sociétés. Le FESF est créé pour vendre des produits financiers titrisés dérivés des dettes des États adhérents à la Zone-Euro et bientôt directement de leurs banques. Déconsolider signifie enlever les charges d’un investissement lourd qui pèsent dans un bilan comptable d’une entreprise. Le FESF applique aux finances de l’État une technique managériale de Project Finance – Financement de Projet….
        …Depuis 2008 ces dettes publiques sont créées pour renflouer les banques en faillite technique ce qui crée un transfert de la dette privée vers la dette publique dont la courbe monte verticalement. Sur ces 440 milliards, 200 milliards sont déjà promis pour paiement par tranche à l’Irlande, au Portugal et à la Grèce.
        …Ces Bons du Trésor de certains États européens, qui sont actuellement pourris et leurs nouveaux Bons du Trésor ayant une fausse valeur dès l’émission sur le marché, un faux market value parce qu’ils sont garantis par le FESF, sont censés rapporter des intérêts aux investisseurs. Mais la faillite des banques et des assurances des pays qui émettent ces Bons du Trésor va entrainer la banqueroute de ces États qui dilapident leurs finances pour les sauver….
        ————————————————————-
        …Le FESF ne sera pas en mesure de garantir ou de rembourser et se trouvera en faillite comme la Bear Stearns, la Northern Rock, la Lehman Brothers parce qu’il a trop utilisé l’effet de levier. Le FESF prêtera aux États comme les banques ont prêté aux particuliers avec des Subprime. Comme pour les subprimes, la faillite est prévue dans un certain horizon temporel avec l’espoir qu’elle ne soit pas trop systémique.
        ————————————————————-
        http://www.renovezmaintenant67.eu/index.php?post/2011/10/26/Le-FESF-Fonds-Europ%C3%A9en-de-Stabilit%C3%A9-Financi%C3%A8re-est-un-SPV-Special-Purpose-Vehicle-comme-ceux-qui-ont-fait-chuter-Lehman-Brothers

        Et pour finir:
        Depuis 2008 on dit que la Deutsche Bank est une bombe. Son bilan de 2283 milliards d’euros dépasse le PIB de la Grèce qui est de 343 milliards d’euros. En réalité le pays le plus en danger de la Zone-Euro est UNIQUEMENT l’Allemagne. Depuis 2008 la DB se maintient car c’est principalement à travers elle que sont négociés tous les Bons du Trésor de tous les pays de la planète. Mais depuis 2008 la Deutsche Bank n’a pas profité, pour consolider son bilan, du carry trade international et européen et des trillions qui lui sont prêtés par les banques centrales à un taux voisin de zéro et qu’elle reprête à un taux énormément plus élevé. A elle seule, la Deutsche Bank détient au moins la moitié des dettes des PIIGS détenues par les banques allemandes, ce qui veut dire que sa value to market est négative et qu’elle est déjà rien que pour ceci en faillite technique. Avec la bulle des CDS / CDO et autres actifs pourris et en pourrissement, elle est de toute façon en faillite. Il n’y a pas de crise de l’euro.

        Hé non! C’est toujours la crise financière qui n’a jamais été résolue…Et qui plombe le Capitalisme…
        La dette publique c’est pour les gogos…

      5. Foutu Tsirpas, pas énervé pour deux sous, pas grande gueule, pas agitateur d’index comminatoire, calme et limpide, rappelant le droit communautaire. Foutu problème pour Vigneron : comment lui tailler le costard de démago-populisme qui est sa meilleure feuille? Obligé de la boucler, mec, en attendant la faute, c’est ça?

      6. La « sortie de l’Euro », rabâchée sur les ondes et ailleurs ne s’apparente-t-elle pas à l’instrumentalisation de la dette en ce sens qu’elle est mise sur le devant de la scène pour entretenir un climat de peur et pour une injonction à ne pas sortir de la doxa néolibérale ?
        Cette instrumentalisation est tellement forte que certains ici même semblent en perdre leur latin . . . ce qui ne veut pas dire que le risque est nul . . .

      7. Pauvre MélAnchon. Rien ne lui sera donc épargné ici comme ailleurs. Désormais repeint en agité du bocal à l’aune de Tsipras l’Affable qui sera lui aussi transformé en gorgone d’ici peu n’en doutons pas.

        Quand la critique sur la forme prend le pas sur le fond la mauvaise foi n’est jamais très loin qui masque les dissensions difficilement avouables.

      8. Remarquable ! merci de l’avoir mis en ligne.
        J’approuve entièrement la remarque de Paul.
        Un discours tel que celui de Tsipras se suffit à lui-même car sa radicalité est dans le fond et il va se faire très bien comprendre grâce l’aisance calme qu’il montre. Je suis convaincu que le ton de JL Mélenchon est contre-productif et nuit à son discours qui en devient parfois inaudible aux « masses » aude là des ses partisans. En réalité tout le monde commence à comprendre par bribe ce qu’est le système (cf. la vidéo de Paul). Il est donc clair que des discours doivent être le plus pédagogiques possible -inutile de crier – comme on le voit sur cette magifique intervention de Tsipras.

      9. @Au sud de nulle part

        Quand la critique sur la forme prend le pas sur le fond la mauvaise foi n’est jamais très loin qui masque les dissensions difficilement avouables.

        Quand la forme ne tend pas le baton, elle oblige à parler du fond. La mauvaise foi consiste à le nier, me semble-t-il.

      10. Joli, Mathieu. On pouvait répliquet plus simple, en paraphrase directe («quand la forme prend le pas sur le fond, la mauvaise foi n’est jamais très loin…») mais la forme est bien tournée…

      11. Cela fait un petit paquet de temps que certains le disaient (Panagiotis Grigoriou, okeanews, …).
        « le problème n’est pas grec, il est européen » : c’est clair, c’est net.
        En gros, ‘nous allons bouger, qu’allez-vous faire : bouger avec nous ou risquer l’effondrement de l’euro ?’
        Sur la forme, pas photo, effectivement.
        Sur le fond, grosse différence d’avec le FDG et ce alors même que la situation vécue en Grèce est 10, 100 fois pire qu’en France : un européisme puissant, malgré la Troïka, pas un appel à la nation comme on a pu l’entendre dans certains discours de JLM.
        Grosse, grosse différence.
        Grosse différence aussi, politiquement : Tsipras accepte de prendre appui même sur des politiques timides, comme peuvent l’être celles d’Hollande en matière européenne. Tout ce qui est bon à prendre en termes de transformations des politiques européennes sera pris.
        Enfin, il a très bien analysé la distinction entre Hollande et Fabius, qui dirige en France et qui a pris des engagements avant les élections.
        Sur la question du ‘malentendu’ de l’absence de contacts, je ne crois pas qu’il s’agisse de malentendus.
        Hollande ne peut pas se payer le luxe, stratégiquement, de prendre contact avec la Syriza alors même qu’il essaye de rameuter des forces en Europe contre l’ordolibéralisme à l’allemande : ce serait suicidaire. Si des contacts doivent être pris, ils le seront secrètement (si ce n’est pas déjà le cas …), en attendant la légitimité des élections.
        Je ne vois pas comment Hollande pourrait faire autrement, vu la situation politique européenne actuelle.

  10. et si la sortie de la grèce prouvait simplement qu’il y a une vie en dehors du système ?

    la démonstration serait fatale.

    ceux qui affirment qu’une sortie serait sans conséquence se plantent probablement.

  11. @ Paul JORION
    Cher Monsieur JORION,
    Je voulais vous alerter sur la nature de la perte de mémoire qui vous a affecté après la prise semble-t-il d’un tranquillisant en pré ou post-anesthésie, probablement une benzodiazépine (BZD) ou une drogue apparentée. Doc Knock sur le blog a aussi repéré le problème, en donnant une explication pertinente mais sur le contexte seulement (hospitalisation trop brève), pas sur le mécanisme neurologique. Selon moi, vous semblez avoir été victime d’un « black out », d’un « trou » dans la mémoire, dont on peut se rendre compte après coup, mais pas toujours semble-t-il. Cela n’empêche pas, heureusement, le sujet de se comporter normalement. Simplement, il ne mémorise pas ce qu’il a fait. Il va sans dire que cela peut avoir des conséquences médico-légales (signature d’un chèque, déclaration, engagement verbal, etc…). Le fait remarquable est que ces troubles – qui ne sont qu’un exemple des nombreux effets indésirables de BZD et pas seulement sur la mémoire – ont bien entendu été passé sous silence pendant des années par les fabricants mais également minimisés par les médecins. C’est une chose curieuse quand on les interroge sur le sujet : ils connaissent le problème (c’est en partie faux) et ils le déclarent bénin, bénin signifiant « pas grave » pour la plupart des victimes, les cas « graves » étant tenus pour des exceptions. Leur seule excuse : ces médicaments sont à peu près incapables de tuer un suicidant et ils ont avantageusement remplacé les barbituriques qui vous expédiaient dans l’au-delà à la moindre overdose. Je reste à votre disposition sur le sujet, hors blog bien entendu, déontologie oblige. Dr Pierre JOPPART, ancien neuropsychiatre (belge, résidant en France).

    1. il y a aussi le laroxyl mais encore l’excès d’alcool, qui peuvent provoquer de sérieux trous de mémoire,
      cela sans dire de ttes ces nvelles drogues,
      qui seraient soit disant de la « cocaîne »….,
      mais qui laissent visiblement sufisamment de jeunes tellement « perchés », qu’ils en sont directement orientés directement en hopital psychiatrique, …
      que même Freud
      -qui abandonne de fumer ses feuilles de coca, après en avoir dit le plus grand bien, parce qu’il constate que c’est pas ça …..-
      supposerait comme moi, que …..

      Mais bon, il n’y a que le laboratoire Servier a être inquiété,
      comme si, il n’était pas notoire de savoir que pour se voir prescrit des amphétamines, il fallait quémander d’un coupe-faim,
      alors que déjà dans les années 1977 ou 78,
      il y avait l’arthane (un antidépresseur hallucinogène), le timergix (une gellule renommé pour le flash ), l’adipertrol (des amphétamines prescrites comme coupe-faim), le captagon (des amphétamines), …..
      je ne parle même pas des BZD, ni du valium, ni du témesta, ni du tranxtème, ni de ttes ces drogues pharmaceutiques, prescrites à hue et à dia de cette époque ..;
      depuis la pharmacie a encore progressé …
      et bref, il faudrait peut-être s’inquiéter de voir entre cette progression de la pharmacopée psy et celle de ces violences « gratuites »…;

  12. Ironies de l’Histoire: la Catalogne demande une aide urgente au gouvernement central pour payer ses dettes le jour où les supporters catalans du Barça (et les basques de l’Athlétic de Bilbao) vont siffler l’hymne espagnol dans la final de la Copa de España qui aura lieu ce soir à Madrid.

    Même en train de couler, en pleine débâcle économique, les Espagnols s’occupent d’abord à se taper sur la figure – comme le tableau de Goya « Duelo a garrotazos » (Duel à coups de gourdin) le montre si bien (les types sont enfoncés dans la boue):

    http://www.espanolsinfronteras.com/im%C3%A1genes/AHIS/FranciscodeGoya-Dueloagarrotazos.jpg

    Comme le disait José María Blanco White (mort en exil à Liverpool en 1841) “España es incurable.”

    1. je ne connais pas tant grand chose de la Catalogne, sauf :
      l’estaca, le « pieu » de Lluis Llach
      une chanson que vraiment, je vous conseille d’écouter
      (même si on a pas apprsis l’espagnol, on comprend bien de ce comment et pourquoi il se fera que bientôt ce pieu ira de « tomba, tomba, tomba…),
      hors s’il me semble bien que Franco soit mort, on en ai tjrs à peut près là, dans un autre style, celui de TINA, mais …

      1. @ Cécile

        « je ne connais pas tant grand chose de la Catalogne ».

        Non, ça c’est sûr.

        « une chanson que vraiment, je vous conseille d’écouter »

        Je la connais depuis mon adolescence, donc depuis à peu près 38 ans. J’ai entendu Llach la chanter en direct en 1978 dans un palais de sport chauffé à blanc devant 10 000 spectateurs. Et j’ai sa discographie complète (plus de 30 cds) et son livre « Poemes i cançons. ».

        « même si on a pas apprsis l’espagnol, on comprend bien de ce comment et pourquoi »

        Je vous signale que la chanson est en catalan et que Llach n’a jamais chanté en espagnol.

        « il me semble bien que Franco soit mort ».

        Oui, je vous le confirme. Depuis 36 ans et demi.

        « on en ai tjrs à peut près là »

        Là vous avez tout faux. Il va falloir acheter une bonne « Histoire de l’Espagne contemporaine » et la lire avec attention, parce que c’est une période compliquée.

        P.S. La plus belle chanson de Llach est « Viatge a Ítaca » (sur le poème de Kavafis).
        http://www.youtube.com/watch?v=Gt7eEbp-D4Y&feature=related

      2. Paroles de « Voyage à Ithaque »:

        Quan surts per fer el viatge cap a Ítaca,
        has de pregar que el camí sigui llarg,
        ple d’aventures, ple de coneixences.
        Has de pregar que el camí sigui llarg,
        que siguin moltes les matinades
        que entraràs en un port que els teus ulls ignoraven,
        i vagis a ciutats per aprendre dels que saben.
        Tingues sempre al cor la idea d’Ítaca.
        Has d’arribar-hi, és el teu destí,
        peró no forcis gens la travessia.
        És preferible que duri molts anys,
        que siguis vell quan fondegis l’illa,
        ric de tot el que hauràs guanyat fent el camí,
        sense esperar que et doni més riqueses.
        Ítaca t’ha donat el bell viatge,
        sense ella no hauries sortit.
        I si la trobes pobra, no és que Ítaca
        t’hagi enganyat. Savi, com bé t’has fet,
        sabràs el que volen dir les Ítaques.

        II

        Més lluny, heu d’anar més lluny
        dels arbres caiguts que ara us empresonen,
        i quan els haureu guanyat
        tingueu ben present no aturar-vos.
        Més lluny, sempre aneu més lluny,
        més lluny de l’avui que ara us encadena.
        I quan sereu deslliurats
        torneu a començar els nous passos.
        Més lluny, sempre molt més lluny,
        més lluny del demà que ara ja s’acosta.
        I quan creieu que arribeu, sapigueu trobar noves sendes.

        III

        Bon viatge per als guerrers
        que al seu poble són fidels,
        afavoreixi el Déu dels vents
        el velam del seu vaixell,
        i malgrat llur vell combat
        tinguin plaer dels cossos més amants.
        Omplin xarxes de volguts estels
        plens de ventures, plens de coneixences.
        Bon viatge per als guerrers
        si al seu poble són fidels,
        el velam del seu vaixell
        afavoreixi el Déu dels vents,
        i malgrat llur vell combat
        l’amor ompli el seu cos generós,
        trobin els camins dels vells anhels,
        plens de ventures, plens de coneixences.

        Traduction française de Montserrat Prudon:

        I

        Quand tu entreprendras le voyage à Ithaque
        prie pour que le chemin soit long,
        plein d’aventures, plein de découvertes.
        Prie pour que le chemin soit long,
        et nombreux les matins où tes yeux découvriront
        un port ignoré,
        et nombreuses les villes où tu chercheras le savoir.

        Garde toujours au coeur l’idée d’Ithaque.
        Tu dois l’atteindre, c’est ton destin,
        mais ne force pas la traversée.
        Mieux vaut qu’elle dure longtemps
        et que tu sois vieux quand tu jetteras l’ancre,
        riche de tout ce que tu auras amassé en chemin
        sans en attendre plus de richesses encore.

        Ithaque t’a donné le beau voyage,
        sans elle tu ne serais pas parti.
        Et si tu la trouves pauvre, ce n’est pas que tu
        te serais trompé.
        Le sagesse que tu as acquise te permet
        de comprendre le sens des Ithaques.

        II

        Plus loin, vous devez aller plus loin
        que les arbres qui vous emprisonnent
        et quand vous les aurez dépassés
        tâchez de ne pas vous arrêter.

        Plus loin, allez toujours plus loin plus loin
        que le présent qui vous enchaîne encore
        et quand vous serez délivrés reprenez
        la route à nouveau.

        Plus loin, toujours, beaucoup plus loin, plus loin
        que le lendemain qui s’approche,
        et quand vous croyez être arrivés,
        sachez trouver de nouveaux chemins.

        III

        Bon voyage aux guerriers
        qui sont fidèles à leur peuple.
        Que le dieu des vents soit favorable
        la voilure de leur vaisseau
        malgré leur vieux combat qu’ils trouvent
        le plaisir des corps
        les plus aimants.
        Emplissez les filets d’étoiles convoitées
        plein de félicités,
        pleins de connaissances.

        Bon voyage aux guerriers s’ils sont fidèles
        à leur peuple.
        Malgré leur vieux combat que l’amour comble
        leur corps généreux qu’ils trouvent les chemins
        des vieux désirs pleins de félicités,
        pleine de connaissances.

  13. Lecteur assidu de ce blog (et modeste contributeur financier) je commente rarement les articles et me contente d’essayer d’apprendre le plus possible. Cette fois, étant donné qu’on parle de mon pays, je me permet une petite intervention.
    Dans le cas de dinar serbe il est notoirement surévalué et son cours ne reflète en rien les performances économiques du pays. Il a été artificiellement gonflé ces 10 derniers année (depuis des changements « démocratiques ») par une explosion de la dette, privé comme publique et par une arrivé de capitaux suite a des privatisations massives. Ces deux sources étant en train de se tarir, le pays est désormais considéré comme trop endetté et il ne reste plus grand chose a vendre des entreprises publiques rentables, la monnaie nationale serbe va devoir dévaluer ce qui ne manquera pas de provoquer une série de conséquences négatives. Les mêmes causes produisant les mêmes effets on peut s’attendre dans les années a venir a voir se répéter le scenario argentin au moins dans la Serbie et peut être dans la région entière par effet domino (la Serbie ne sera pas obligatoirement la première a tomber).
    Quand a l’élection de nouveau président, c’est juste un opportuniste fidèle a Bruxelles et Washington. Son élection ne change strictement rien, un peu comme en Grèce Papandreu et Papademos il fera la même politique que son prédécesseur.

    1. merci pour les nouvelles, nous ne savons rien de la Serbie…
      (alors que du Kosovo, nous entendons et des ci et des là et blablablasp

      néanmoins pour avoir traverser plusieurs fois la Yougoslavie
      c’était il y a carrément longtemps, carrément avant 1980, le dinar yougoslave était déjà carrément « surévalué »,
      pour un français, simple touriste de seulement vouloir payer en dollars ça divisait grosso-modo la note par deux, tellement la Serbie manquait de devises
      certains chauffeurs de poids lourds français se trafiquaient tout un binz avec le plein de gazoil fait en Turquie dont la facture pour remboursement était refaite en Yougoslavie
      mais que voulait tant dire ce « surévalué », sinon que du biais imposé entre la valeur du dollar et du baril de pétrole …. )

  14. Bonjour,

    Lorsque vous dites que les gens au sommet construisent des radeaux – très bonne image ! – vous voulez dire qu’ils ne contrôlent pas la situation, mais la subissent. Plutôt qu’une oligarchie qui déciderait selon son bon vouloir, ce sont des gens qui détiennent un certain pouvoir discrétionnaire mais qui sont surtout soumis à l’influence des institutions qui les entourent. Ce n’est pas l’oligarchie qui est le problème, mais le système. C’est ça ?

    C’est tout à fait l’approche de l’école des choix publics en économie, qui considère que les acteurs politiques et administratifs agissent « rationnellement » dans leur intérêt, à l’intérieur des règles et des contraintes qui s’appliquent à eux. Autrement, cela revient à utiliser la méthode du raisonnement économique, et l’individualisme méthodologique, et à l’appliquer au monde politique et administratif. Je dis cela avec une pointe d’ironie car vous ne portez pas cette méthode dans votre coeur, et pourtant ici vous semblez vous en approcher.

    L’intérêt de cette réflexion est qu’elle nous débarrasse de certaines illusions. En caricaturant, on arrive à la conclusion que c’est la fonction qui fait l’homme et non l’inverse, Contre le mythe de l’homme providentiel. C’est un peu caricatural, car il existe heureusement des différences entre les gens et un individu peut faire la différence. Mais nous avons trop tendance à attribuer ses actions et leurs conséquences à sa personnalité, à ce qu’il est, et à négliger l’influence de l’environnement. Les psychologues parlent d’ « erreur fondamentale d’attribution » : quand on parle des autres on attribue souvent leurs choix à leur libre arbitre, mais quand on parle de soi on justifie souvent ses choix par les contraintes et les circonstances. Les deux sont importants.

    Tout ceci doit nous amener à moins juger les individus, et à nous intéresser un peu plus aux « institutions » au sens large. A sortir du discours moralisateur « s’il y a des problèmes c’est que les individus sont égoïstes et prédateurs », et à se demander si ce ne sont pas les règles qui causent, ou en tous cas qui aggravent, ces comportements. Le pouvoir absolu corrompt absolument, disait Lord Acton. Chacun utilise tout le pouvoir dont il dispose, disait Thucydide.

    Quelles sont les incitations induites par les banques centrales ? Le pouvoir de créer de la monnaie en quantité illimitée, innovation récente dans l’histoire de l’humanité, est un nouveau pouvoir. C’est une institution formidablement puissante, mal comprise par l’homme de la rue, et il ne fait aucun doute que cela change les règles du jeu. Et quand les règles changent, les gens jouent différemment.

    Quelques citations qui soulignent ce point, sous un angle économique, politique ou plus littéraire :

    Lénine avait certainement raison : « Il n’y a pas de moyens plus subtils, plus sûrs de miner les bases existantes de la société que de vicier sa monnaie. Le procédé engage toutes les forces cachées des lois économiques dans le sens de la destruction, et il le fait d’une manière qu’aucun homme sur un million ne peut déceler. » – J. M. Keynes

    L’inflation favorise une concentration extrême du pouvoir – J. Attali

    J’ai vécu quatre ans dans une société sans monnaie, et je n’ai jamais senti que cette absence adoucissait l’injustice. Et je ne peux oublier que l’idée même de valeur avait disparu. Plus rien ne pouvait être estimé – j’aime ce mot à double sens, car compter n’est pas forcément mépriser ou détruire – à commencer par la vie humaine. – Rithy Panh

    1. Gus, qu’on voit venir à cent lieues gros comme les oeuvres complètes de l’école autrichienne, de quelle inflation parles-tu – depuis près de trente ans veux-je dire, allez disons même depuis Volcker à la Fed ?

      1. Il cherche juste à vendre sa soupe. J’ai bien réfléchi sur la question et je ne le crois pas de bonne foi: trop d’absurdités « favorables » et pas de réponse quand on les révèle.
        Son objectif est uniquement de faire connaître les théories néo-libérales, pour attirer le chaland. Il fait ça sur un maximum de sites. Tu parlerais de tes ceps qu’il arriverait encore à placer le nom de Mises ou Rothbard dans le texte. Peu importe qu’on démolisse les théories qu’il expose, il atteint son but dès qu’il fait connaître ces noms et ces théories ici (d’où le fait qu’il répond jamais à un post mais place son laïus bien à la fin, question visibilité). Les libertariens sont sur-représentés sur le net, t’avais jamais remarqué? C’est là qu’ils concentrent leurs efforts: public jeune, éduqué…

        L’Opus Dei emploie les mêmes techniques sur les campus.

      2. Mais non Moi, Gus mène une guerre sainte. Tu sais bien que les infidèles socialo-keynéso-statistes tiennent toujours (en sous-main les rascals…) Jérusalem, i.e : le Pentagone, le Fmi, la Maison-Blanche et Bruxelles !

    2. @Gu SI Fang!
      Une bonne fois, veuillez bien dresser la liste des valeurs qui ne trouvent contre-valeurs en argent!
      Ensuite deviendra cohérent, étendre le champs des territoires à investir avec l’argent, alors éventuellement sauver l’expansion nécessaire du capitalisme.

      Si vous vous prêtiez au jeu, par quoi commenceriez-vous?
      La Morale?

  15. On a montré une vidéo de M. Tsipras.

    En voici une autre où l’on voit un autre brillant jeune homme qui exprime avec pondération et clarté le sens de la lutte des étudiants québécois, Gabriel Nadeau-Dubois :
    http://www.rue89.com/zapnet/2012/05/26/gabriel-nadeau-dubois-talentueux-porte-parole-des-etudiants-quebecois-232485

    Les graines sont semées… leurs cultivateurs ont leur vie devant eux. Ça fait plaisir à voir et espérons que grâce à eux la Grande Perdition serafinalement le préambule du Grand Tournant..

  16. Bonjour M. Jorion,

    Je pense qu’il serait bon dans nos pays dits civilisés, de droit et de justice, que quelqu’un fasse un petit relevé des moyens qu’a la justice de lutter contre les criminels en col blanc.

    Lorsqu’on voit la rapidité et les moyens (légaux et illégaux) mis en oeuvre contre ce qui appelé terrorisme ou par exemple dans le cas assez suivi dans le monde IT du propriétaire de MegaUpload (voir arstechnica.com/tech-policy/2012/05/kim-dotcom-lawyer-blasts-us-governments-pattern-of-delay/)

    On se demande à quel point est gangréné le système moral, juridique et pénal dans nos pays.

    Les exemples sont tellement nombreux de ce genre de dérives que cela ne présage rien de bon (les accords portant atteinte à la vie privée des voyageurs en direction des US vient aussi à l’esprit).

    Merci pour votre blog et bonne continuation.
    @++

    1. On se demande à quel point est gangréné le système moral, juridique et pénal dans nos pays

      mais très sincérement cela interesse t’il quelqu’un?
      a en juger par l’importance accordée par les électeurs à ceux qui dans leurs programmes mettaient en avant une stricte séparation des pouvoirs et une lutte sans faille contre tous les scandales et dérives de ces dernières années….je n’ai malheureusement pas l’impression que ce soit la préocupation des Français.
      Or la fraude, la prévarication, l’évasion fiscale -l’optimisation fiscale pour employer un terme à la mode c’est le péquin moyen avec ses impôts, l’artisan ou le commerçant qui vont payer pour les autres…mais qui vont voter pour ceux là même qui les spolient.

  17. Vous m’avez quelque peu inquiété au début de votre intervention (hebdo) mais j’ai très vite pu constater que vos neurones sont restés intacts.

    1. Thème santé et anthropologie
    Faisant suite aux 2 volets précédents consacrés aux plantes, Terre à terre donnait ce samedi matin la parole à un médecin généraliste qui bien qu’ayant pratiqué les services d’urgence a exploré de vastes territoires des médecines alternatives.
    « Avec Aline Mercan, médecin généraliste à La Grave autour de la phytothérapie, de la médecine tibétaine, de l’ethnobotanique »….
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-cultures-sante-societes-2012-05-26

    L’anthropologie, à mon grand étonnement, n’est pas absente des explorations de ce médecin pour le moins très curieux et méthodique.
    « Les facteurs sociaux et culturels ne sont pas neutres, chaque individu évoluant dans un certain milieu…. »
    « Comme en anthropologie il faut échanger avec les gens, collecter les connaissances des anciens, les usages locaux, les savoir faire, …. »
    Aline Mercan nous alerte aussi sur le danger des cueillettes d’abord locales et artisanales qui deviennent marchandes au risque d’une prédation des ressources naturelles qui se raréfient et s’épuisent.

    2. « L’univers très secret des banques » tel était le thème de l’excellente émission de France Culture « Le secret des sources ».
    A la question « Comment le journaliste peut il percer l’univers très secret des banques, Marc Roche nous révélait un peu les « champs de mines » à affronter face à la puissance des gros.
    GS répond le mieux aux questions….techniques mais pas aux questions fondamentales. Seuls les hommes du système, à condition qu’ils ont des comptes à régler, vendent parfois un bout de la mèche, à utiliser avec précautions cependant.

    http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-l-univers-tres-secret-des-banques-2012-05-26

    3. Eva Joly et la finance.
    Profitant d’un bref passage dans le nord de l’Alsace j’ai eu l’opportunité de pouvoir assister à un metting d’EELV et de me retrouver ainsi face à quelques « têtes » régionales et cerise sur le gâteau, une session parlementaire européenne aidant, Sandrine Bélier et Eva Joly sont venus en soutien de la candidate strasbourgeoise, Sandra Regol.

    Comme je venais d’apprendre la veille par un article du Monde qu’Eva venait de définir son futur rôle politique au sein du gouvernement (haut commissaire à la réforme financière), je n’ai pu résister à l’envie de l’interroger à ce sujet afin de savoir si elle allait solliciter la contribution d’experts tels que Paul, Frédéric Lordon, Jean Ziegler.
    Je venais d’entendre ce dernier quelques jours avant présenter l’essentiel du thème de son dernier livre.
    Eva cite d’autres experts dont je n’ai pas retenu les noms.
    Sur le sujet finance elle nous a expliqué qu’elle avait un jour tiré un de ses fils et découvert que l’intérêt général n’était peut être pas le principal moteur de cette activité.
    Elle conseille vivement le film « Margin Call », aborde les hedges funds, les fonds de pension, nous rappelle qu’en France comme aux USA 1% de la population détient l’essentiel des richesses, puis dénonce les paradis fiscaux.
    Une autre intervenante, lectrice de Pascal Canfin, poursuit l’interrogation au sujet des banques.
    Le temps étant une ressource rare nous n’avons pas abordé les trusts et la spéculation.

    Au passage, 11 films sur la finance.
    http://www.cafedelabourse.com/dossiers/article/quand-la-finance-fait-son-cinema#

    4. Ca se déglingue, on découvre le système
    Je pensais avoir quelque peu commencé à comprendre la géopolitique depuis mes lectures récentes du Diplo, des articles du Monde, quelques documentaires éloquents.
    Il a fallu que Taddeï aborde avec une sacrée brochette d’experts le sujet de l’OTAN ce mardi dernier pour que j’aille d’étonnements en surprises.
    En résumé, pour savoir à quoi cela sert, ne pas écouter ce qui se dit ni ce qui se fait mais les seuls réalisations/résultats concrets et sur le long terme.
    J’ai découvert Anne Niva et Michel Collon, remarquables, les autres aussi, de quoi frémir et se poser bien des questions.

    « Il abordera ensuite la question de l’OTAN avec Michel Collon (Journaliste), Donald Morrison (Journaliste), Anne Nivat (Journaliste), Laurent Artur du Plessis (Journaliste et essayiste), Aminata Traoré (Anciennne ministre de la culture malienne et écrivain), Thomas Rabino (Historien), Catherine Grandperrier (Géopoliticienne), Slobodan Despot (Editeur et écrivain). »
    A partir de la minute 47
    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1565

    1. « Comme je venais d’apprendre la veille par un article du Monde qu’Eva venait de définir son futur rôle politique au sein du gouvernement (haut commissaire à la réforme financière), je n’ai pu résister à l’envie de l’interroger à ce sujet afin de savoir si elle allait solliciter la contribution d’experts tels que Paul, Frédéric Lordon, Jean Ziegler.
      Je venais d’entendre ce dernier quelques jours avant présenter l’essentiel du thème de son dernier livre.
      Eva cite d’autres experts dont je n’ai pas retenu les noms. »

      Jean Ziegler est Suisse et je suis Belge, nous n’avons donc pas notre place au gouvernement français. Ceci dit, j’encourage les lecteurs français du blog à intervenir ici sur le même thème : « Mon futur rôle politique au sein du gouvernement (titre du poste que je m’envisage) ».

      1. Bah ! Paul, en certains temps incertains , bien que plus suisse ou allemand que français, vrai banquier et écrivain à succés bien plus qu’homme de cour, en tout cas franchement protestant et donc interdit de gouvernement, le bon père de Mme de Staël, un certain Necker fut bien appelé à la rescousse, lui, non ?

      2. Maréchal de France !
        Quelques illustres étrangers ont servi la France et en ont eu titre officiel : Bertrand du Guesclin (bien qu’il ait été jugé comme ‘traître’ rétrospectivement par les nationalistes bretons), Turenne, Maurice de Saxe, Poniatowski, …
        Rien qu’avec ceux-là, la France doit une fière chandelle aux étrangers.

        1. Ziegler : premier ministre en France !
          Lordon : ministre de l’économie en Belgique !
          Jorion : ministre des finances en Suisse !

          Qu’attendent-ils pour enfin sortir du cadre ?

      3. Trève de plaisanteries, il y a des visiteurs du soir qui sont écoutés à en croire la déclaration récente de l’un d’entre eux.
        Et l’Europe, bon sang (bleu) de bonsoir ?

      4. C’est bien vrai ça!
        Comme l’homme providentiel attend son après-guerre pour se révéler après coup, il ne reste plus qu’à attendre que la guerre ne soit plus un motif, autant se cachera-t-elle assez longtemps en tels inquiétants motifs.

        Quant aux sachants et savants, experts et sapiteurs, au XVIII°, au XIX°, ils pouvaient encore être protégés et productifs suivant leur genre de noblesse….Ils investissaient depuis la grâce de leur fortune, et menaient leurs recherches…
        Paul Jorion recourt à la méthode, suivant appel au peuple, malgré la distance temporelle!

        On reproche au chercheur de ne pas être un trouveur…
        Que va-t-on reprocher au trouveur?

        J’ai mené l’enquête:
        On reproche au trouveur de ne pas être compréhensible, pas plus que beaucoup de grosses têtes à qui on délègue tout (l’élite…?), et donc que l’on le rejette puisque le présent présente…

      5. What about Law le bien nommé or Arthur Chester Millspaugh ? … les exemples seraient légion. Les Ponia… ont essaimé jusqu’à Marc Lavoine, quant à ritalité française, sans remonter aux mazarinades, Ettore Gotti Tedeschi… Tedeschi, Tedeschi, ça me dit quelque chose, mais quoi ? Tudieu !

  18. Comme d’habitude, je ne sais pas où poster le lien suivant, ni si il a déjà été indiqué ici :
    http://epistemofinance.hypotheses.org/388
    Son titre est : Le pouvoir démiurgique des mathématiques financières
    Il se rapproche en bonne partie de la critique qui est faite ici des modèles mathématiques. Dans cet article, c’est pas tellement l’imperfection des modèles qui est visé que le fait que ces modèles ne représentent pas la réalité (même imparfaitement), ils l’a « modèlent », à savoir la crée.
    Intéressant.

    1. Christian Walter était mon hôte au séminaire « Finance, éthique et société« , en décembre dernier. Comme il est expliqué par Christian à cette occasion, nous avions vainement tenté au milieu des années 1990, lui, Philippe Jeanne et moi, de créer un séminaire de réflexion sur la finance dans le cadre de la Maison des Sciences de l’Homme à Paris.

      Si nous avions réussi, nous aurions certainement mis hors d’état de nuire un certain nombre d’instruments financiers mortifères. Les dieux en ont décidé autrement (pour une raison perverse qu’eux seuls connaissent).

  19. Monsieur Jorion , je pense que vous développer cette idée que sans oligarchie purement définie et identifiable , il existe néanmoins des intérêts communs aux différentes personnes de pouvoir qui , au moins tacitement , agissent de manière à faire perdurer le système actuel.
    Et forcément les politiciens jouent ce jeu car comme vous le dites chacun veut sauver sa peau .
    La crise morale et l’exacerbation de la réussite individuelle mesurée par le nombre de zéros du compte en banque me semblent les éléments fondateurs de la dérive actuelle.

  20. Effectivement, visiblement, vous étiez encore sous l’effet des produits que l’on vous a injecté. Vous étiez un peu euphorique, bougiez beaucoup plus que d’habitude la tête et le corps, et vous utilisiez des termes un peu moins policés que d’habitude, surtout dans la première partie de votre intervention.
    Vous étiez également un peu plus difficile à suivre je trouve.

    Mais pas de quoi fouetter un chat, et les propos tenus étaient comme d’habitude intéressant. Merci

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