LE CAPITALISME CE MATIN

Dans mon livre La crise du capitalisme américain (2007), j’annonce, avec moult détails, la crise des subprimes. Dans une première partie – qui reprend ce que j’avais déjà écrit dans mon Investing in a Post-Enron World (2003) – j’annonçais autre chose, qui se produit là aussi, même si c’est de manière plus larvée et moins spectaculaire : la fin des marchés boursiers au comptant et à terme.

On parlait encore peu à l’époque de High Frequency Trading, de dark pools ou d’algos, mais tout cela était déjà là, en germe ou en préparation, en tout cas connu ou éminemment envisageable pour les gens de la branche.

Les incidents d’hier sur les marchés boursiers américains, dont Knight Capital, très présent sur le HFT et dans les dark pools, a accepté la responsabilité, est très révélateur de ce processus d’autodestruction des marchés prévisible depuis une dizaine d’années.

Pour ajouter à la morosité, Bill Gross, fondateur et co-dirigeant de PIMCO, filiale d’Allianz, le plus gros fonds de gestion obligataire américain, a annoncé la fin de la Bourse, faute de croissance et en raison d’une surévaluation chronique du cours des actions, annonciatrice d’une « correction » dévastatrice. Il a ajouté en post-scriptum, pour compléter le tableau, qu’avec des coupons négatifs pour les produits de dette encore fiables, le marché obligataire était mort lui aussi.

Je rappelle à toutes fins utiles, qu’un autre de mes livres s’intitule Le capitalisme à l’agonie (2011).

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P.S. Mon premier billet entièrement sur iPhone. Chapeau quand même MM. Steve Jobs et les autres.

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65 réflexions sur « LE CAPITALISME CE MATIN »

  1. « la fin de la Bourse »… « les coupons négatifs ». Tant qu’il gagne, ou peut gagner, il joue ; quand il ne gagne plus il ne joue plus. Mais s’il perd moins que son concurrent, gagne-t-il encore ? En tout cas, même à titre d’hypothèse, l’anéantissement des grandeurs des valeurs de d’échange suspendues me semble devoir faire apparaître plus clairement que le capitalisme n’est pas fondamentalement financier.

    P.S. Merci à Donald Westlake

    1. Non Moi, c’est peanuts et c’est pas un marché d’actifs financiers. Ça peut pas remplacer les marchés actions ou de la dette monétaire et obligataire. De toutes façons ça pèse que dalle et on va nettement vers une forte régulation sur le soft, rien qu’avec le trou d’air qui s’annonce sur le marché des céréales. Quant aux métaux ou énergies fossiles… Cela dit quand tu vois qu’en juillet 2011 la durée moyenne de détention d’une action US n’était que de 22 secondes… plus vraiment un « asset » le truc non plus. Ya plus de Valeur ma pauvre madame !

    2. @ Moi 2 août 2012 à 21:41
      Pour toucher les dividendes d’actions, il suffit d’être propriétaire de l’actif au bon moment. Le reste du temps il s’agit d’une activité de négoce, donc de spéculation, qui se déroule parfois à THF, laquelle est mise en transe par ceux qui font le poids et sont influents sur les canaux de l’information.

      La conjugaison de la force de l’information, couplée aux diverses autres (finances, militaires, opinions, croyances, innovations etc…) permet à certains d’en vivre, en tirant profit des effets de vagues, et d’impulsions provoquées sur les comportements des foules qu’ils manipulent.

      Pauvre Jducac. C’est de biens tristes nouvelles que tu lui annonces là.

      Non ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que l’on n’arrive pas à sortir de certaines idées fixes (sortir du cadre) qui tournent autour de la finance, des monnaies, des dettes et des créances. Cela nous détourne du problème de fond à traiter par les voies de l’ingénierie et de la physique qui priment sur toutes les autres.

      Avec le temps qui s’écoule, c’est le capital (durée de vie) de l’espèce humaine occidentale que l’on détruit tant que l’on ne s’emploie pas à capter plus d’énergie pour l’alimenter que celle que l’on consomme, juste pour la maintenir en vie sans même pourvoir à ses besoins futurs.

  2. milton friedman
    «L’histoire est sans appel: il n’y a à ce jour aucun moyen
    pour améliorer la situation de l’homme de la rue
    qui arrive à la cheville des activités productives
    libérées par un système de libre entreprise.»

    si il y en a un
    supprimer la rue
    ainsi la situation de l’homme en sera changée.

    1. ça a l’air foufou comme ça
      mais à l’époque gauloise c’était ainsi que la gaule dont l’influence s’étendait de la Baltique à l’embouchure du Danube et du Po jusqu’à l’Adriatique était organisée
      et quand on dit organisation c’était sous forme de  » fédération  » autonomes dynamisées par l’antagonisme mais réunies par les échanges
      à l’époque pour la zone équivalente à la france d’aujourd’hui
      22M° de gaulois( ça fait beaucoup de monde au regard des moyens techniques de l’époque) en fermes éparpillées très peu de villes de faible importance servant de relais
      une puissance agricole qui assurait le fondement d’une économie bien loin de la subsistance, un artisanat quasi industriel en terme d’innovation technique et de niveau d’échanges. une culture ( culturelle) une organisation sociale fondée sur une équivalence de droits entre hommes et femmes,
      ( invention de l’araire, du tonneau, championnat de concours de forge et d’orfèvrerie, tissages, haute couture ( déjà!)et teintures raffinées, connaissances agronomiques, médicinales, chimique et mécanique de pointe (peut-être même des ressources philosophiques) et plein de choses disparues ensevelies par la vision du pouvoir centralisé (et belliqueux) comme meilleure option)
      jules césar avait fait 7 ans le tour des territoires pour mieux les asservir à sa domination
      et surtout profiter de l’abondance pour asseoir son pouvoir croyant détenir une vision plus performante avec l’idéal de la pax romana qui ne fut qu’un mythe l’empire n’ayant de cesse de s’agrandir par le biais de conflits guerriers incessants ( la pax romana contre les méchants barbares en guerre permanentes, est une falsification de l’histoire colportée par ceux qui avaient intérêt à inverser l’interprétation des conflits faisant passer celui qui les organise pour un pacificateur)
      la conquête fut facilitée par le fait de trouver tout le long du chemin de quoi ravitailler les troupes sans besoin d’organiser une intendance de ravitaillement de fond de ligne.
      la centralisation du pouvoir a conduit par la décadence liée aux abus de pouvoir à la chute de l’empire
      l’histoire enseigne que la centralisation d’un pouvoir dominateur finit toujours dans la décadence.
      donc la suppression de la rue comme support de l’identité de homme civilisé est la seule voie réelle d’évolution
      l’urbanisation et la concentration des unités de production n’est pas la clé de la civilisation ni de l’économie durables,
      elle n’offre aucun recul à l’homme sur lui-même et correspond juste au parcage de la masse asservie au pouvoir de ceux qui en organisent l’exploitation à leur seul profit réel privant l’humanité de toute capacité d’individuation pour une sous culture d’individualisme destructeur.

    2. Système de libre entreprise n’est pas synonyme de marchés financiers et suppression des contrôles et garde-fous sociaux. Là est toute l’arnaque néolibérale…

  3. Les évènements vous donnent raison monsieur Jorion.Les jeux sont faits.Rien ne va plus.Il va falloir veiller au moral des troupes.

  4. Cher Paul,

    Je lis attentivement vos billets depuis quelques années et j’ai lu attentivement votre dernier livre, Le capitalisme à l’agonie. C’est aussi un grand plaisir, dois-je l’ajouter?
    Cependant, je n’ai trouvé en rien dans cet opus la démonstration de la thèse qui lui donne son titre. Autre annonce de mort aujourd’hui, celle des marchés boursiers au comptant et à terme…

    Qu’une crise formidable doive encore déployer ses effets, que des mécanismes boursiers et économiques vont à un enraiement systémique, qu’en outre des crises adventices mûrissent, comme la crise climatique et environnementale, mais aussi des crises énergétiques ou de santé publique, tout cela ne suffit pas à tuer le capitalisme ou à en faire de l’histoire ancienne.
    Car enfin, le capitalisme n’est pas qu’un ensemble de flux monétaires ou macro-économiques, il est aussi et surtout un rapport de pouvoirs, de classes sociales et de propriété. Il est aussi une colonisation de l’imaginaire, et un modèle de domination qui imprègne la conscience des dominés.
    Même l’hypothèse d’un effondrement des USA à la soviétique, décrit avec le talent et l’humour de Dmitry Orlov (http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/index.html), ne suffit pas en soi à entraîner la fin du capitalisme. Le soviétisme a disparu, pour simplement revenir à la forme « spontanée » et dominante de la domination omniprésente sur cette planète. C’était « facile », le « modèle alternatif » était en place, il suffisait de s’inscrire dans le capitalisme mondial. Ce dernier, lui, n’a pas de concurrence dans le réel.
    Que face aux échéances que vous êtes un des indispensables auteurs à décrire et éclairer, le capitalisme doive s’aménager, c’est vraisemblable, mais ainsi qu’on le voit depuis 2008, les élites fermement établies au pouvoir vont continuer d’appliquer leurs propres recettes au traitement de la crise, sans égard pour aucune considération sociale ou de civilisation.

    Il me semble donc impossible de voir dans la catastrophe économique en soi un facteur de disparition plus ou moins rapide du capitalisme. C’est une illusion moderne de donner cette importance à une économie considérée comme autonome par rapport au corps social. Seule la scène sociale, certes mise en mouvement par le dévoiement économique et environnemental, peut poser réellement la question de la fin du capitalisme ou de son dépassement : destruction des certitudes anciennes, délégitimation des élites, lutte de classes, révolte, insurrection…

    L’effondrement économique n’ouvre que la possibilité d’un dépassement. Ce n’est pas l’agonie du capitalisme, c’est une autorisation raisonnable de commencer à en rêver.

    Bien à vous!

    1. Laisse tomber Leboutte, c’est pas la lutte des classes qui viendra à bout du capitalisme. Elle lui survivra par contre, ça c’est certain. Mais le modèle capitaliste s’effondre sur lui-même, tout seul comme un grand, a touché ses limites. C’est Gross qui te le dit, après Jorion.

      1. vigneron,
        1. Gross ne le dit pas
        2. je n’ai pas vu que Jorion le démontrait
        3. je peux sans difficulté imaginer le capitalisme se figer dans une crise systémique totale et les élites actuelles se maintenir au pouvoir
        4. si j’évoque la lutte des classes, comme Buffett puisque tu aimes les autorités, c’est pour parler de la scène sociale, et pas avec l’illusion scientiste des léninistes, qui se déclaraient aux commandes de l’histoire.

    2. Seule la scène sociale, certes mise en mouvement par le dévoiement économique et environnemental, peut poser réellement la question de la fin du capitalisme ou de son dépassement : destruction des certitudes anciennes, délégitimation des élites, lutte de classes, révolte, insurrection…

      Très juste.
      Face aux catastrophes économiques, sociales, politiques et écologiques
      se mettent en place les résistances, petit à petit,
      qui peuvent conduire de l’indignation, à la révolte,
      et en s’organisant suffisamment, à une révolution de civilisation,
      les débuts de la démocratie réelle.

      Ce blog, comme beaucoup d’autres lieux,
      est le témoignage que l’agonie du capitalisme
      n’est pas forcément la fin de l’espèce humaine.

    3. Cher Guy, vous parlez d’or dans une époque troublée qui se fait peur à manquer cruellement d’argent.
      On ne peut pas dire mieux : c’est une crise !
      Quant à nous prédire l’apocalypse … pourquoi pas …
      J’aime bien ces notions mêlées de rêve économique et d’autorisation raisonnable : un bien joli carcan pour jouir sans fin du plaisir des oxymores.
      Vous avez mon bien amical salut.

    1. j’ai lu cela. Je souhaite vraiment que tout se passe bien, mais franchement je vois bien tout le bazar s’écraser au sol : bien trop compliqué cet atterrissage… Réponse lundi 6h00 du matin.. 🙂

      1. oh ben si c’est comme pour la lune
        normalement ça devrait le faire
        et puis là vérifier si le drapeau américain tient le coup sous l’effet des vents martiens
        ça prendra du temps pour qu’un contrôleur de l’espace intersidéral aille vérifier sur place.

      1. Duras avait craint avant sa mort qu’après il n’y ait plus rien à inventer parce qu’on aurait déjà tout dit
        du coup ça ne valait pas le coup de vivre plus longtemps

        pourquoi prendre le risque de photographier la réalité ni même d’en parler
        si c’est mieux sous forme copié collé
        et puis comme la réalité on s’en balance et que le fantasme c’est nettement mieux
        beaucoup plus malléable
        c’est vrai que le seul réel espace de liberté est le rêve éveillé

        bon
        c’est pas tout ça
        mais alors c’est quoi la finalité de l’assassinat journalier de plein de syriens et syriennes par le méchant bachar? du point de vue de ceux qui font les comptes?

  5. Bonjour Paul,

    Je n’ai pas suivi l’affaire des incidents d’hier sur les marchés boursiers américains mais je comprends que quelque chose est en train de mijoter. Donc prévois-tu une vague déferlante pour bientôt sur les places boursières ? En tout cas depuis les Cyclades et plus précisément depuis l’île de Syros, c’est toujours la même agonie du futur malgré un semblant « d’estivalité ».

    PS Connexion par notebook et un grand merci au logiciel libre (Ubuntu) !

    Merci Paul pour tes analyses

    1. Ubuntu, la distribution propulsee par un millionnaire dont la societe est installee dans un paradis fiscal. Comme quoi le capitalisme rend bien des services.

    2. Je me demandais justement si on pouvait prévoir scientifiquement le réchauffement climatique … Alors non pas dans les Cyclades, cher Grigoriou, à Delphes, c’est à Delphes que nous devons courir.
      Ah, ces philadelphes, cher au coeur de ce cher Penn ( parait qu’il en a fait sa capitale).
      Mais il parait qu’à l’époque, les gens éclairés avaient la faiblesse de mettre leurs actes en accord avec leurs pensées. Il parait même que cela marchait … enfin c’est ce que pensaient les indiens. (si ma prose vous semble obscure, et elle l’est, vous pouvez vous référer à l’histoire de la Pennsylvanie, c’est intéressant et c’est toujours utile pour agrémenter une discussion de fin de banquet).

  6. ben oui, les bourses vont s’effondrer temporairement, puis elles repartiront, avec de nouvelles normes comme la fin prévisible du HFT ; il y a dans dans cet éternel retour du capitalisme des choix à faire, laissons couler le destin et nos choix vers ce qu’il y a de meilleur, pour ne pas avoir à le regretter. C’est l’amour du destin et nos sélections qui guideront notre volonté de puissance.

    1. Cher Karluss, si vous en avez le loisir, je vous conseille vivement la lecture du Mythe de l’éternel retour de Mircéa Eliade et je salue votre claivoyance, pleine de bon sens.
      Bien le bonjour.

  7. « P.S. Mon premier billet entièrement sur iPhone. Chapeau quand même MM. Steve Jobs et les autres. »

    Est-ce une ironie, j’espère ?

    1. Avec un téléphone Android récent, il pourrait aussi tourner la vidéo, la monter et la poster sur tous les sites qu’il désire !!!

      Steve était génial, oui, mais seulement un commerçant génial….

      1. C’est un raccourci un peu rapide car le système d’exploitation Android n’est devenu ce qu’il est que grace à la présence d’Eric Schmidt (anciennement CEO de Google) au conseil d’administration d’Apple. Ce qui lui a permi d’avoir vent des spécifications de l’iPhone.

        Du coup la grosse chenille un peu laide nommée Android a eu la chance de devenir un joli papillon.

        Cependant je me demande si ce lieu est bien approprié à la libération de nos pulsions de fanboys ? Personnellement, je ne crois pas…

      2. N’empêche qu’Iphone et son OS c’est du marketing.
        Android c’est gratuit.

        Et bientôt ubuntu sur smartphone. http://www.pcworld.fr/telephonie/actualites,canonical-ubuntu-mobile-os,526809,1.htm

        Si nos cons de politicards français subventionnaient les idées ingénieuses de nos génies d’ingénieurs en matière de smartphone, j’achèterais Français et pas HTC.

        On a pas besoin d’OS, juste d’un support, et ne me dites pas qu’on pourrait pas car nous ne sommes pas compétitifs, à 600€ le machin tu voudrais pas.
        Un appareil de qualité, résistant, étanche, puissant, durable, léger, compatible, sous ubuntu.
        On est quand même capables de se lancer dans ce secteur d’activité non? On à des idées aussi en Europe non?

      3. Ce qui lui a permi d’avoir vent des spécifications de l’iPhone.

        Aucun mérite, donc.
        Ca irait plus vite sans brevet, mais vu que votre cher capitalisme ne pourra plus survivre qu’avec ça..

    2. Pfff mon Samsung-Androïd va très bien. Même le vieux Nokya et son Symbian pourrave suffisait largement. J’fais quasi tout sur le phone depuis trois ans au moins. Par contre z’apprécient pas trop les passages sous les roues du Massey ou les plongeons dans l’pinard. Six mois maxi la durée d’vie. C’est d’la faute à Jorion.

  8. Bonjour à votre Iphone alors!

    Je sens qu’un certain Bruno, es-spécialiste de la crise US, enseignant émérite de l’éducation nationale, va encore nous écrire que vous ne raconter que des inepties, proches du charlatanisme, et du sectarisme, … Et cela même si vous répercutez les propos de Bill Gross (ou inversement 😉 )… Enfin, d’après lui, la crise aux USA, ne peut s’expliquer que par l’analyse des statistiques (qu’il admet lui même être « manipulées ») de la FED, du Census, du trésor, etc… Alors le fondateur et co-dirigeant de PIMCO… Un charlatan de plus? 🙂

    Bonnes vacances!

  9. Ah, si l’on pouvait interdire le HFT et le remplacer par des ordres « minutes » via iphone!
    Ce serait déjà moins pire. Quoique la suppression des paris est sans doute une meilleure solution.
    Il existe suffisamment de moyens de s’amuser avec l’iphone sans cela.

    Bonnes vacances et profitez bien de votre nouveau téléphone. C’est vrai ces « ibidules » sont de petites merveilles.

    1. Il a aussi dit ceci: « Les investisseurs devraient remettre en question la bonne vieille philosophie d’acheter des actions dans le but de les détenir à long terme. Fini, donc, les rendements annuels de 6,6 % (après inflation) que les actions ont procuré depuis cent ans. Ce taux de rendement, aberration historique, ne se reproduira pas de sitôt en raison du ralentissement de l’économie mondiale.’ On dirait presque du Lordon…

  10. Concernant Bill Gross, voir http://www.pimco.com/EN/Insights/Pages/Cult-Figures.aspx

    Une des questions posées est intéressante surtout tenant compte d’où on se la pose. Sa réponse, maintes fois relayée sur ce blog, qui est bien sûr beaucoup plus politique qu’ économique.

    This long-term history of inflation adjusted returns from stocks shows a persistent but recently fading 6.6% real return… If wealth or real GDP was only being created at an annual rate of 3.5% over the same period of time, then somehow stockholders must be skimming 3% off the top each and every year. If an economy’s GDP could only provide 3.5% more goods and services per year, then how could one segment (stockholders) so consistently profit at the expense of the others (lenders, laborers and government)?

    Je ne suis pas sûr que Bill Gross sous-entende la fin de « la bourse », plutôt de la finance telle que nous la connaissons et -note personnelle- probablement jusqu’au prochain tour quand la mémoire de la douleur se sera à nouveau dissipée…(2008-1929, 80 ans donc?)

  11. La fin des bourses, peut-être pas mais à terme la fin de la cotation en continue, qui fait la joie des chaînes d’info certainement.

  12. J’avais opté pour une petite machine linux il y quelques années, le Sharp Zaurus C1000… dommage que ce concept fut abandonné :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Zaurus_SL_C3100.jpeg

    Le développement est abandonné en 2007 pour l’OS Angström, et la connexion WPA n’est pas évidente à réaliser. La durée de la batterie est un autre problème…

    Je possède aussi un HP 200lx, qui m’a obligé à apprendre le Qbasic….

  13. PS : Steve Jobs . En effet avec Steve Jobs on a là un vrai capitaliste . Certes il a pillé les découvertes subventionnées par l’état de la Rand Corporation , encore que ce soit pas par un simple copier/coller . Mais contrairement à Bill Gates il ne doit rien à l’établishment , tout juste quelque chose à son génial pote Wozniac , décédé prématurémment . çà c’est du capitalisme .
    En-Ron , çà pue la magouille politico-financiére , les milieux occultes …
    Pour éviter d’autres confusions : le marché au ‘comptant’ , en France n’est pas vraiment au ‘comptant’ , puiqu’on paye en fin de mois ! A interdire ….Il faudrait aussi vérifier que les actifs ne
    soient pas achetés à crédit ! Bref , voilà des perpectives qui vont justifier une fois de plus la
    phrase de Descartes : la France : un pays de forte police ….

  14. Je rappelle à toutes fins utiles, qu’un autre de mes livres s’intitule Le capitalisme à l’agonie

    : je rappelle à toutes fins utiles que le capitalisme est increvable. Le jour où quelqu’un mettra fin à la loi du profit se situe clairement après le Jugement Dernier…

    1. Alan Turing ?
      Mais que diable vient-il faire dans cette galère ?
      Ce brave homme, ostracisé pour de très inélégantes raisons (O tempora, O mores ! ) ne rêvait que de pouvoir voir naître cette intelligence artificielle.
      Il n’aurait pas du se suicider avant d’avoir pu pianoter sur une console de jeux.
      Pauvre homme !
      Cher Matteo, on n’y comprend rien ou trop bien …
      J’ai apprécié votre coup de chapeau.
      Vous avez mon amical bonjour.

  15. Dans son film Le sucre (1978), Jacques Rouffio traite avec une certaine délectation la comédie des crises spéculatives. Il rééditera dix ans plus tard avec la superbe fresque télévisée bâtie sur l’œuvre d’Emile Zola L’argent (1989) qui nous retrace les péripéties de Saccard le boursicoteur failli. Dans Le Sucre, il moque avec jouissance la fin d’un marché spéculatif, né de rien et retourné à rien.

    « Ben alors, mon Titi, t’as rien compris, toi ! Si le marché ferme, y a plus de marché ! Fini, terminé ! Plus de dettes, plus rien. Y a qu’à attendre qu’il réouvre et on pourra recommencer, hein, hein ! », comme lui dit l’ami Gérard, en jeune placier fringuant et sans le sou.

    Monsieur Gross, un des dirigeants du système mondial d’assurances et de réassurance, dont personne n’évoque jamais le rôle dans l’analyse des causes de la crise financière et économique, nous annonce tout de go la surévaluation chronique du cours des actions et la mort du marché obligataire qui serait déjà un canard sans tête ?

    « Encore un petit sou … toujours un petit sou … » braillait Michel Piccoli sous le nez de Roger Hanin, l’inénarrable Karbaoui.

    Il y a des jours où assis au bord de la mer, je me demande, le sourire aux lèvres, si le méta-monde des élites auto-proclamées continuera à nous prendre longtemps pour des modestes pharmaciens, petits porteurs de Carpentras.

    Il parait que le cinéma Hollywoodien ouvre l’esprit aux béotiens de la finance … je connais des classiques, français et marseillais dont on a gobergé le manque de finesse. On a les références et les élégances qu’on peut, mon brave Monsieur … mais en ces temps pas si éloignés, certains citoyens osaient encore penser par eux-mêmes.

    Le marché est fermé ? Allons donc ! Le marché est fermé ? Vive le marché ! Ouvrez grandes les portes, y en a du sucre, y en a encore ! Je prends, je prends, je prends, j’achète !!!!

    http://apicelleria.overblog.com

  16. si on rend la Bourse après on a la vie sauve?
    parce que si c’est le cas
    vite! on rend la Bourse!

    qu’est ce qu’on va faire de tous ces gloden boys au chomage technique?
    impossible de leur payer des indemnités journalières , au prix qu’ils sont payés…
    puis ils ne savent rien faire d’autre
    ça va pas être simple de les recaser quelque part.

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