Envoyez par mail 'PRINCIPES DES SYSTÈMES INTELLIGENTS (1989), chapitre 12 (II), réédition en librairie le 23 novembre' à un ami

Envoyez une copie de 'PRINCIPES DES SYSTÈMES INTELLIGENTS (1989), chapitre 12 (II), réédition en librairie le 23 novembre' à un ami

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
Partager :

24 réflexions sur « PRINCIPES DES SYSTÈMES INTELLIGENTS (1989), chapitre 12 (II), réédition en librairie le 23 novembre »

  1. Je comprends la chose ainsi

    les parcours « calmes » du sens suivent les voies minimales, des chemins de plaine ou de vallée. Les parcours « excités » prennent les chemins plus escarpés, ainsi qu’il est dit. Névrose.

    Mais au centre du paysage, il y a un sommet que personne n’explore, qu’aucun chemin de sens, même symbolique, n’emprunte: le Nom du Père.

    M.

      1. pour moi (mais c’est mon interprétation), le Nom du Père est le groupe de signifiants qui vient le premier recouvrir la représentation originaire, fournaise affective d’un éprouver aveugle.

        M.

  2. C’est cohérent

    Le principe de réalité ouvre l’accès à un monde libre d’affect, ou plutôt, il déploie un affect neutre situé à égale distance de la jouissance et de son opposé.

    La charge affective qui correspond à la libre connaissance des chose est donc nulle, connaître, c’est éprouver paisiblement le « sum » cartésien. Le minimum d’affect correspond aux voies explicites du sens.

    Lorsqu’un affect puissant issu de la mémoire vient barrer le chemin minimal et que l’objet neutre se trouve investi d’anxiété, le sujet « fait le tour » par le symbolique.

    Une même idée me vient toujours à propos de la double topologie de l’affect et du sens. Si le sens, qu’il soit « logique » ou symbolique, se multiplie dans les régions à basse intensité affective, ne peut-on soupçonner qu’inversement une pensée rare traverse les régions à haute intensité? Est-ce le capiton de Lacan, est-ce le symbolisme inconscient de Jung? Ou rien du tout? Cette dernière hypothèse emporte peu de conviction car si l’on comprend que les chemins se raréfient vers les hauteurs, on ne voit guère pourquoi ils devraient disparaître. Ne vient-on pas régulièrement secourir des promeneurs en tennis sur les glaciers?

    M.

    1. Et si on pouvait choisir le chemin, voir les chemins possibles, les emprunter simultanément ou tour à tour? Et il y a tellement de chemins possibles, conscients ou non. Cela me semble peine perdue que de vouloir les décrire, leur complexité nous échappe.
      C’est comme vouloir décrire toutes les branches et ramifications d’un arbre touffu, et vouloir en déduire la forme de tous les arbres. Alors que ce qui nous intéresse le fruit qu’il porte, l’ombre qu’il apporte, on encore sa masse calorique, ou éventuellement de décrire ce qui le structure, comment il croit, où est la sève, ou est l’écorce et leurs rôles; on s’intéressera alors à certaines caractéristiques, qui pourront être connues avec justesse pour ce qu’on en a à faire.

      1. C’est certain, Il y a une végétation du sens.

        Peut-on être certain qu’une variété bidimensionnelle, celle qui porte à la fois les parcours sémantique et les valeurs du « compteur » suffise à la description?
        M.

  3. Je vais commencer par demander un joker, qui est de l’ordre de l’époché : Je ne sais pas.

    Ce que j’ai envie de rappeler ce soir c’est que la cure psychanalytique est essentiellement une affaire de langage, et que par conséquent le corps est laissé de côté. Essentiellement il s’agit de travailler l’anamnèse, les représentations et les affects, mais sans bouger de sa chaise. Il parait qu’il y a toujours des transgressions du cadre, passons. Personne ne contestera ce point.

    Dans le même ordre d’idée on retiendra les schémas lacanien qui sont de l’ordre du visuel, avec des dispositifs imaginaires, qui font appel à des miroirs, des vases, des fractions, etc. Il s’agit du langage, du symbolique, mais l’investigation du corps n’est pas à l’ordre du jour, il ne s’agit pas de kinésithérapie.

    Or… Deleuze à propos de Stromboli, évoque la proprioception, lorsque Ingrid Bergman grimpe sur les flancs du volcan….

    Freud à propos de l’idée parle aussi de régression comme si penser était une régression par rapport à agir.

    Je pense que… jouer un instrument de musique impose de mettre tout un tas de choses ensemble de façon hiérarchisée, et la moitié de ce qu’on fait est automatique. Parler sans agir ensuite est mutilant à la limite, c’est pourquoi la cure est un souci parce qu’elle habitue à ne pas agir, à ne pas bouger quoiqu’il arrive, à dissocier le corps du psychisme, et à se réfugier dans un roman personnel. Toute réflexion est un préambule à un acte ou à une action significative. La cure est la rémission à l’infini de l’action, c’est le contraire du marxisme. Le contraire, c’est pourquoi la maxime de Freud était de survivre, de tenir bon, et ne pas vouloir changer la réalité : C’est du stoicisme.

    Il y a toute une intelligence qui réside dans les mouvements et dans la façon dont ils s’enchainent, or la posture auto-centrée et introspective est justement la meilleur façon de figer l’univers interne. Le langage est aussi public, c’est une enveloppe publique et hystérisante qui fait fi du privé. Le corps muet est privé. Le silence à deux ne l’est pas… ma guenille m’est chère.

    Les mouvements s’organisent en couches, peut-être comme l’enfer où les couches du psychisme……..

    1. Ah! l’épochè ,mot dont j’ignorais l’existence avant que Lisztfr n’intervienne ,Lisztfr omniprésent,Lisztfr au frontispice du blog,Lisztfr dans les salles obscures.Suspendre son jugement,mettre en délibéré ,se taire ,l’épochè, ça me va.

  4. « Évidemment, chaque décision qui conduit à une « stylisation » par rapport à l’humain – introduit une distorsion et fait courir le risque de laisser échapper ainsi un élément essentiel. »

    Dans ce cas là, avez vous pensez à un mécanisme de l’oubli dans le SI?

    La dynamique d’affect que vous semblez vouloir pointer par l’utilisation d’un compteur associé au signifiant ( ou à un groupe de signifiant ) peut elle seule permettre de retrouver un contexte mnésique pertinent?
    Comment choisir entre deux « complexe » a valence équivalente? est-ce en utilisant une temporalité de la valence?
    Existe t-il un processus pour faire descendre un compteur?

    1. Le complexe semble être une région déformée du potentiel. Les discours empruntent des versants qui surplombent une région basse. mais les registres sémantiques demeurent proches, les bords pointent vers les mots du creux. Le sens caché se trouve comme serti dans le complexe. au moins est-ce ainsi que je comprends l’idée de Jorion.

      M

      1. Alfonso Caycedo à introduit le concept de Valence pour décrire de manière phénoménologique les manifestations de la conscience.
        => Valence +. – , neutre.
        L’idée c’est qu’a chaque instant s’effectue une sommation des phénomènes harmonieux, neutre ou dysharmonieux.
        La notion de tridimensionalité temporelle est présente à chaque sommation.. ( passé , présent , future)

      2. @ Pierre

        Ah?

        Peut-être faut-il compter sur un effet tunnel pour traverser en tous sens le potentiel! Affolement du compteur garanti!! 😮

        M.

    1. 96% de la population a moins d’un million d’euros de patrimoine…
      Par contre, ils étaient bien 43% à être contre l’idée d’imposer à 75% à partir d’un million… qui sont les 39% de petits farceurs qui défendent le patrimoine des autres…?…

      39%, doit pas y avoir que de l’UMP là-dedans…?
      AH, j’ai compris… c’est en prévision… pour « quand-qu’ils-gagneront » plein d’argent…

  5. @Jorion : je pense avoir trouvé une faille de taille dans votre système, c’est l’emploi des pronoms. Si vous dites à votre machine : « Je porte la barbe. », et si elle mémorise littéralement cet « enchaînement de mots », plus tard, quand vous lui demanderez si elle est barbue, elle devrait vous répondre oui ! La question est donc de savoir comment vous comptez faire pour lui apprendre à translater les « je » de ses interlocuteurs en « il » ou « elle », et leurs « tu » en « je ».

  6. « … une simulation et non une reconstruction,… »

    Ah! très bien… alors c’est promis, vous n’allez pas faire souffrir des machines dans le seul but de les rendre intelligentes…?

    Non, je vous demande ça parce que là, dans ce passage…

    « Évidemment, chaque décision qui conduit à une « stylisation » par rapport à l’humain – négliger le sexe, négliger l’anticipation de la mort, etc. – introduit une distorsion et fait courir le risque de laisser échapper ainsi un élément essentiel »

    … votre intention à long terme est ici, déjà un peu moins claire… et il semblerait qu’en dessous d’une certaine « humanité », on soit incapable de rendre la machine véritablement intelligente…

    Mais j’attends la suite… la manière de simuler la vie et donc l’affect au sein d’un système informatique… je veille au grain

  7. Peut on simuler d’autres « affects » que ceux qui sont les nôtres ?

    En quoi peut il être « utile » de simuler des affects dans un mécanisme , qu’ils ressemblent aux nôtres ou pas ?

    PS : pardon , si la réponse était dans les premiers chapitres que je n’ai pas eu le courage de parcourir après une petite disparition .

    1. J’ ai donné une « piste » sur les chapitres précédents :
      L’ affect est une combinaison de 3″mémoires » du groupe , de la civilisation , de l’ espece ….L’ affect c’est un outil culturel qui permet de contrebalancé le pouvoir ( opportuniste ) de la « Raison  » qui privilégie les interets de l’ individu au détriment des interets des 3 autres .

    2. Je me risque à répondre

      Penser ou percevoir objectivement suppose une impartialité, une neutralité affective. Or, le chaînes de mots possibles sont en elles mêmes en nombre infini. Simuler l’affect (par un compteur ou une valeur de potentiel) c’est donc se donner le moyen d’obliger le système à sélectionner les chemins associés à un faible quantum affectif parmi tous les chemins possibles. C’est comme si agissait un opérateur de pertinence. Le sens « propre » ou explicite, c’est alors le tracé d’une chaîne à faible libido. De cette façon, le système devient plus intelligent; il s’écarte autant qu’il peut des voies absurdes, il échappe aux trajectoires aléatoires.

      M.

    3. L’ampathie est une méthode qui permet de vivre par procuration l’affect d’autrui. Donc, de ressentir son monde phénoménologique. Cette méthode est par exemple utilisée pour mieux percevoir et ainsi pour mieux répondre aux besoins d’un patient lors d’un soin.
      De la même manière, l’intégration de l’affect, pourrait permettre au Si de mieux répondre au question qu’on lui poserait.

  8. Stocker/traiter/émettre et recevoir l’information. Le couplage : support / message
    « L’hypothèse du psychanalyste est donc qu’un important quantum d’affect associé à un signifiant condamne non seulement son accès, mais aussi celui de ses voisins immédiats, englobés sous le même « tabou » ».

    Peut-on envisager une forme de communication tertiaire : le numérique comme support.
    La programmation ou le langage informatique comme des nouveaux langages ? Le binaire ?
    Comment l’affect et la mémoire vont-ils se manifester à travers « le message » ?

    Histoire du couplage : Après la transmission cellulaire de l’information, le stade oral (le langage) est le support final manifesté comme une forme de communication primaire (la première socialisation, c’est le clan ?). Les peintures étaient probablement les premières représentations qui ont favorisées le passage à un autre mode de communication (le langage orale du sujet dans la transmission n’étant qu’un simple passage indirect à l’objet). La socialisation se structure (la cité) lorsque le support passe du corps humain à l’écriture comme la forme de communication secondaire.
    Du sujet à l’objet… La répétition et ses formes, ses expressions, ses manifestations, son cadre !
    C’est l’invention de la géométrie, du droit stable (écrit), de l’état, des métropoles, de la monnaie (équivalent général ou étalon), et du monothéisme (la religion du livre) qui sont tous liés à l’écriture (le nouveau support).

    L’imprimerie apporte une seconde révolution, celle de la mondialisation (le commerce et même les guerres), du traité de comptabilité (chèques, banques), de la science moderne (expérimentale), du capitalisme moderne (industriel), etc…. Notre civilisation est issue de cette évolution des supports.
    C’est la démocratie au sens moderne par la réforme (notamment avec Luther « tout homme est pape, une bible à la main ») : la liberté !

    Grâce à internet, les connexions sont multiples et les formes des savoirs sont bousculées. C’est pour le moment, une zone de « non droit » (les élites sont déconcertées). Le foisonnement des échanges et des idées vont inévitablement conduire au changement de paradigme.
    A chaque révolution, il y a une transformation de la culture et de la civilisation.
    Cette évolution est incontournable ! La guerre pour le maintien des statuts n’en est qu’à ces débuts pour le meilleur ou pour le pire (la survie de l’espèce).
    Les révolutions en rapport à l’objet se sont manifestées par l’écriture, puis l’imprimerie et enfin aujourd’hui par le web, c’est le numérique.
    Le cadre reste à définir…

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*