L’arnaque, par Michel Leis

Billet invité.

Sous l’effet d’une propagande intensive et ininterrompue depuis plus de vingt ans, il semblerait que de plus en plus de personnes soient victimes d’une arnaque à grande échelle, comme en témoigne cette conversation entendue il y a quelques jours entre deux employées au détour des allées de la supérette locale. Le sujet du moment en Belgique (comme dans beaucoup de pays) c’est la nouvelle réforme des pensions qui va porter l’âge de la retraite à 66 en 2025 et 67 ans en 2030.

Après un échange de quelques minutes pour se plaindre de ces mesures, la conversation se conclut par quelques commentaires totalement résignés :

– Bon de toute façon, il faudra bien travailler jusqu’à cet âge, il n’y a pas le choix.

– Oui, on voit très bien que l’on ne pourra pas faire autrement.

Pourtant, si elles regardent dans la supérette où elles travaillent, pas l’ombre d’un(e) employé(e) au-dessus de 60 ans en dépit de l’âge légal de la pension, fixé en Belgique à 65 ans. Si ces deux employées fréquentent les autres commerces ou supermarchés de la commune, elles ne verront pas non plus d’employé(e)s dans ces tranches d’âges. Mais plutôt que de regarder leur environnement immédiat ou les statistiques officielles européennes qui montrent un taux d’emploi des 55-64 ans inférieur à 39 % [i], elles préfèrent s’en tenir au discours officiel. Elles restent avec cette illusion qu’elles boucleront leur 45 ans de carrière nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein, préférant ignorer que l’âge moyen de la pension est de 58 ans, que les gouvernements successifs sont incapables de créer des emplois et encore moins de faire face à la prochaine vague de montée du chômage, il est certain que sans des changements radicaux, cette situation ne va pas s’améliorer.

En réalité, le nombre de personnes qui vont obtenir une retraite à taux plein dans la plupart des pays européens va tendre vers zéro, sauf pour une catégorie très particulière, celle des cadres dirigeants d’entreprises ou du personnel politique. Ces vainqueurs du Darwinisme social exacerbé qui caractérise notre époque ne sont évidemment pas impactés par le chômage des tranches d’âges les plus élevés. Même s’ils ont fait de longues études, ils termineront leurs carrières avec le nombre d’années nécessaires, après tout, ne sont –ils pas les seuls dans la hiérarchie à pouvoir décider de leur âge de départ en retraite ? Au pire des mécanismes de retraites groupes, chapeau et autres avantages prévus pour les cadres dirigeants leur garantiront une pension confortable, sans compter les confortables systèmes de retraites du monde politique, rarement mis à contribution.

C’est ce que l’on peut constater tous les jours en fréquentant les couloirs des grandes entreprises où les rares têtes grises sont essentiellement celles des dirigeants, c’est aussi ce que confirment les rares études sur ce sujet [ii], parfois assez anciennes. Le tableau ci-dessous issu d’une étude du DARES réalisée sur l’emploi en France en 2009 montre une différence significative entre les cadres et le reste de la population tandis qu’une étude plus ancienne de l’INSEE montre une différence significative au sein de la population des cadres entre les dirigeants et le reste du personnel d’encadrement. On est encore dans un phénomène de dernier centile tel que le décrit Piketty à propos de la répartition de la fortune. Rien n’indique que les tendances soient différentes dans les différents pays de l’Europe occidentale [iii], y compris la Belgique.

Michel 01

Michel 02

Dans le monde sans pitié qui est celui du capital, l’ouvrier n’est plus en mesure de tenir les cadences ou les efforts demandés sur la chaîne, l’employé âgé qui fait face à la clientèle n’est plus au goût du jour, celui qui travaille dans les bureaux coûte trop cher avec ses années d’ancienneté, le cadre qui se fond dans la masse n’apporte rien par rapport aux jeunes qui se bousculent pour obtenir un poste tandis que celui qui essaie de mettre son expérience au service de l’entreprise n’est qu’un empêcheur de tourner en rond puisqu’il raisonne sur son expérience passée, c’est-à-dire des données forcément obsolètes aux yeux des cadres dirigeants. Au-delà du froid raisonnement des entreprises, il y a cette réalité statistique : l’espérance de vie en bonne santé se situe maintenant un peu partout en Europe en deçà de l’âge de la retraite [iv]… Et les cadres dirigeants me direz-vous ? Et bien justement, ils ont un accès privilégié à la médecine, à la nourriture de qualité et autres facteurs qui favorisent une longue vie (à la réserve près d’imprévisible accident d’avion dans les aéroports russes) en bonne santé à laquelle vous aurez de moins en moins accès.

Les assurances chômages et les mécanismes de survie couvriront tant bien que mal (plutôt mal que bien) la période entre votre dernier emploi et l’âge de départ à la pension. Pire encore, l’âge de sortie du dernier travail va tendre à s’abaisser avec la réduction massive de l’emploi, la logique du tout profit s’accommodent mal  de travailleurs qui coûtent cher et qui sont considérés comme moins productifs. La pension versée sera celle correspondant aux minimums sociaux puisque vous n’aurez pas une carrière complète.

Toutes les politiques actuelles de prolongation de la durée d’activité ne sont qu’une grande arnaque. Une arnaque met en œuvre un certain nombre de moyens pour réaliser un profit illicite. De quoi s’agit-il ? De dédouaner les entreprises de leurs responsabilités collectives, de leur permettre de payer moins d’impôts et de charges pour que leurs dirigeants touchent plus et leurs actionnaires puissent faire plus de profits. Le monde politique est complice de cette arnaque. Il y trouve son intérêt en espérant équilibrer son budget, et obtenir ainsi le soutien des groupes de pressions, des lobbys et des classes les plus aisées qui ne veulent plus entendre parler de solidarité nationale.

Dans tous les cas de figure, une infime minorité qui n’est pas concernée directement par le problème décide au nom de tous et en vue de préserver ses seuls intérêts. On a beau examiner un tel mode de décision sous tous les angles, il ne s’agit en aucun cas d’un processus démocratique, juste d’une association de malfaiteurs.

===========================================================================
[i] La France est à moins de 42 %, l’UE est à moins de 47 %

[ii] Les statistiques sont disponibles par tranches d’âges ou par niveaux de qualification, mais elles regroupent rarement les deux

[iii] Je laisse ici de côté les anciens pays du bloc de l’Est où l’effondrement des systèmes de protection sociale oblige les seniors à travailler à n’importe quel prix…

[iv] Entre 63 et 65 ans en Belgique suivant que l’on soit un homme ou une femme, un peu moins en France

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131 réflexions sur « L’arnaque, par Michel Leis »

  1. Bien envoyé, il s’agit bien d’une association de malfaiteurs.
    Je crois que la révolte commence à gronder sérieusement. Je n’entends que dégout autour de moi. Des gens qu’on ne soupçonnerait pas, telle cette vieille dame de 79 ans qui me disait que si sa santé le lui permettait, elle serait allée à la manifestation du 6 novembre.
    Si en Belgique les chômeurs de + de 58 ans, dont je fais partie, sont protégés (pour combien de temps encore), le système est tellement hypocrite, que nous ne sommes plus considérés comme demandeurs d’emploi.. Des fantômes…..
    Mais, les fantômes cela peut faire pas mal de choses subversives….. des idées?
    Pour les Belges, ne ratez pas Le forum des résistances sociales du 29 novembre 2014 se tiendra à 13h à l’auditorium International (Boulevard du Roi Albert II, 5, métro Rogier ou Yser).

    Soyez nombreux

    1. « Fantômes »
      Vous avez trouvé un mot auquel je prédis un avenir fructueux.
      La révolte des fantômes
      La marche des fantômes
      Le cri des fantômes
      mais aussi le chuchotement des fantômes
      L’esprit des lois, etc…
      Et Macbeth, bien sûr :
      « La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien… »

  2. – Bon de toute façon, il faudra bien travailler jusqu’à cet âge, il n’y a pas le choix.
    – Oui, on voit très bien que l’on ne pourra pas faire autrement.

    En général ces personnes ajoutent :
    On a vécu aux dessus de nos moyens.
    J’ai entendu ça des dizaine de fois.

  3. Ma compagne me fait remarquer ceci : en France, l’âge légal de la retraite est aussi celui où on commence à toucher sa retraite, pas avant (aujourd’hui 62,bientôt 65). Même si on écourte volontairement sa carrière. Les prépensions sont prises en charge par le patron (et non pour un combiné sécu-patron comme en Belgique). Les droits à prendre sa retraite (à 60 ans avec Mittérand) selon situation spéciale (handicap, mère de 3 enfants, etc.) sont de plus en plus restreints.

  4. pour partir à sa convenance, il faut capitaliser. La répartition, c’est pour les joyeux retraités actuels et les veinards des régimes spéciaux. La profonde inégalité des patrimoines sociaux fait partie du modèle français.

    1. Le rendement en capital nécessaire pour financer une retraite décente est très élevé, et en tout état de cause supérieur au rendement moyen du capital sur une longue période (cf Piketty). La retraite par capitalisation est aussi l’un des moteurs de la course au profit.

      1. et comme la longue période qui commence maintenant prévoit des rendements de 0 pour cent et un chouia, je me marre bien en entendant parler de capitalisation…

    2. Sans compter que les fonds de pension privés sont susceptibles de faire faillite, leurs cotisants ne toucheront rien. Remember Enron.

      1. Et quel est votre sentiment à propos de ces employés, dont l’un m’écrivit récemment – qui avait 330.000 dollars sur son compte 401(k), les économies de toute une vie, qui a travaillé de nombreuses années pour votre compagnie, qui vit dans l’État du Dakota du Nord. Ces 330.000 dollars en valent aujourd’hui 1.700. Vous, il vous reste quasiment tout de vos 66 millions de dollars. Cette famille a perdu toutes ses économies. Comment arrivez-vous à expliquer cela ? Comment se fait-il que les gens au sommet se sont enrichis alors que ceux de la base sont ruinés ? […] Ce qui me frappe, nous qui nous interrogeons sur Enron, s’il fallait faire une comparaison avec un cas similaire, c’est que dans le cas du Titanic, le capitaine avait choisi de sombrer avec son navire. Alors qu’avec Enron, le capitaine a commencé par s’attribuer à lui-même et à ses amis, un bonus, il s’est ensuite fait descendre, lui et les huiles, dans un canot de sauvetage, avant de brailler à l’intention des autres : « Maintenant que j’y pense : ne vous inquiétez pas, tout va très bien se passer ! »

        Ces paroles furent prononcées par le Sénateur démocrate du Dakota du Nord, Byron Dorgan, lors de l’audition de Jeffrey Skilling, ancien P-DG d’Enron, devant une commission du Sénat américain, le 26 février 2002.

        ENRON REVISITÉ (IV) PIRATES DE LEUR PROPRE NAVIRE

      2. Skilling, disciple zélé et autoproclamé de Richard Dawnkins (en plus de son livre de chevet au Skilling, le Gène Égoïste de l’aut nazebroque était sa méthode de management).
        La question est de savoir quel est son livre de chevet today dans sa cellule de la prison fédérale de Montgomery, Alabama.

  5. De nombreux employés souhaitent partir en retraite le plutôt possible. Le nouveau dispositif ratifié par le gouvernement allemand qui permet sous certaines condition le départ en retraite dès l’age de 63 ans connaît un tel succès qu’il coûtera cher en terme de budget, dépassera largement le seuil prévu.
    Effectivement, un employé, même cadre, n’a que peu de chance pour retrouver un emploi s’il a atteint ses 50 ans. La probabilité est quasi nulle à 55 ans, sauf d’avoir un métier rare et très recherché. On craint un accroissement de la pauvreté des personnes âgées en Europe: périodes de chômage prolongées ou durables, carrières brisées, petits salaires à cause du dumping social……
    L’avenir nous promet de belles choses.

  6. Merci Michel Leis, c’est un des exposés les plus percutants que j’ai jamais lu sur ce problème de l’âge de la retraite que vous appelez « arnaque » décidé par un groupe de malfaiteurs.
    Je trouve par ex. pertinent votre remarque sur le court-termisme lié à la recherche obsessionnelle des profits pour les actionnaires :

    celui qui essaie de mettre son expérience au service de l’entreprise n’est qu’un empêcheur de tourner en rond puisqu’il raisonne sur son expérience passée, c’est-à-dire des données forcément obsolètes aux yeux des cadres dirigeants

    Il faudrait vraiment diffuser votre analyse car il est sûr que le discours dominant vomis par les médias a empoisonné les esprits.
    Et ça rend encore plus inacceptable la trahison de cette soi-disant gauche PS qui est bien aux ordres de la Caste pour aggraver les conditions d’accès à la retraite alors que le travail disparait massivement !

    1. Ils sont écœurants.
      Et je leurs ai donné ma voix (ma première présidentielle mince!), j’avais le choix, mais ce qu’ils ont commencé à faire… droits dans leurs pompes et le ton autoritaire.
      Ils veulent faire augmenter le taux de suicides ou quoi ?
      Comment (et pourquoi ?) ne pas avoir la haine !? Au sens ‘le plus propre’ du terme, si je puis dire.

  7. B. Friot a développé un argumentaire assez précis et étayé sur le sujet (ici entre autres), mettant notamment en évidence l’escroquerie intellectuelle relative à l’argument du vieillissement de la population qui permet la confiscation des gains de productivité par les capitalistes.

    Par ailleurs, je voulais signaler ici un article décrivant un livre dont les thèses m’ont parues étrangement familières, ici

    1. « Le capitalisme a-t-il un avenir ? », éditions La Découverte, 200 pages, 20 euros.

      En effet, percutant . A croire que les 3 auteurs ont pompé les thèmes et les idées sur CE blog. Pas moyen autrement. ( je plaisante !)
      Reste que tout y est, selon le compte-rendu. ( selon le compte-rendu: restriction importante ).

      On ne peut exclure que les idées agitées sur le blog , impulsées par Paul, sont dans l’air du temps. Des faits soigneusement sélectionnés pour leur pertinence, analysés par une belle mécanique intellectuelle amènent aux mêmes conclusions partout.

      Paul doit se sentir soutenu et justifié, s’il en a besoin.

      Au moins un des auteurs est un Universitaire américain respecté et si la machine à larsen intégré ( celle dont a bénéficié Piketty, à juste titre ) se met en marche on peut espérer un beau battage.

      Faut juste attendre une contre-offensive du Wall-Street Journal ou du Times, basée sur un détail infime et controversé, – pas juste mais pas faux -, pour prédire le succès. Il faut que ces idées percolent et tout moyen est bon.

      Je vais l’acheter.
      Merci Dissonance.

      1. C’est plus simple que cela : Wallerstein (et ses disciples) et moi-même puisons aux mêmes sources intellectuelles.

        Wikipedia :

        … Wallerstein categorizes Frantz Fanon, Fernand Braudel, and Ilya Prigogine as the three individuals that have had the greatest impact « in modifying my line of argument (as opposed to deepening a parallel line of argument). » In The Essential Wallerstein, he chronologically lists the three individuals and describes their influence on his views:

        Frantz Fanon: « Fanon represented for me the expression of the insistence by those disenfranchised by the modern world‑system that they have a voice, a vision, and a claim not merely to justice but to intellectual valuation. »

        Fernand Braudel: who had described the development and political implications of extensive networks of economic exchange in the European world between 1400 and 1800, « more than anyone else made me conscious of the central importance of the social construction of time and space and its impact on our analyses. »

        Ilya Prigogine: « Prigogine forced me to face the implications of a world in which certainties did not exist – but knowledge still did. »

        Wallerstein has also stated that another major influence on his work was the ‘world revolution’ of 1968.

        Ceci dit, sur la notion d’« air du temps », voir notre débat autour d’Interstellar : oui les mêmes faits conduisent aux mêmes conclusions.

        Ce que je pense aussi, c’est que le marxisme a été discrédité par l’Union soviétique, l’ultralibéralisme par la catastrophe 2008, et qu’il y a donc une ouverture possible pour le courant auquel j’appartiens : la gauche « non-marxiste », voire même « anti-marxiste ».

      2. Marianne en publie une bonne feuille cette semaine.
        J’ai aussi été frappé !
        Surtout penser l’histoire à l’altitude de Braudel, ça ne se fait plus vraiment.
        D’une certaine façon, Piketty, tout auréolé de succès aux USA qu’il soit, indique via la généralité de son « r> g » que les convulsions des économies-monde ont atteint une taille… mondiale, auquel cas, le monde-système (l’économie monde de Braudel) seu joue sur une scène non plus ouverte mais fermée (à un trou de ver près me dit-on), ce qui change tout ou au moins beaucoup quant à la nature des empires qui les accompagnent: le limes n’est plus, la colonie n’est plus, les gisements principaux de matière première sont connus.

      3. @ Paul Jorion
        C’est où « la gauche non – marxiste  » ?
        Parce que:
        « Elio Di Rupo réélu à la présidence du PS avec 93,6% des voix »
        http://www.lesoir.be/714461/article/actualite/belgique/politique/2014-11-22/elio-di-rupo-reelu-presidence-du-ps-avec-936-des-voix »
        L’exclusion de 30 000 chômeurs des allocations de chômage n’est pas une décision de l’actuel gouvernement de droite en Belgique mais bien une disposition prise sous le gouvernement précédent lorsque Elio Di Rupo était premier ministre.
        En situation cela concerne 30.000 personnes, 30 000 vies et le bouquet ou plutôt la couronne mortuaire c’est que ces personnes seront automatiquement exclues aussi des  » Agences locales pour l’emploi » ; ces travailleurs bénéficiant ainsi des allocations de chômage complètes.

        Donc je leur conseille à l’avenir de choisir, arracher le sac des vielles dame, mais ce n’est pas respectueux pour les dames âgées, ou de travailler au noir; ce qu’ils feront probablement.
        Ce sera une perte de fiscalité pour l’Etat, une concurrence déloyale pour les professionnels qui paient leurs impôts, un travail sans assurance ni avantages sociaux pour le travailleur au noir, un risque pour le client, amendes, et pas de recours possible en cas d’escroquerie.
        Le miroir des paradis fiscaux !

        Les gens ne réagissent pas pour l’instant, ils sont tétanisés par le manque de perspectives, on se racrapote comme on dit chez nous, jusqu’à ce que l’intensité de cette peur explose de façon anarchique.

        Donc entre les paradis fiscaux et l’enfer social, où se cache donc cette Gauche non marxiste ?

      4. Di Rupo, comme les autres, est un animal politique qui est mû non par une quelconque vision du progrès ou du bien-être commun, mais par le souci de faire ce qu’il faut pour conserver des grappes de pouvoir.

        Pour le dire autrement, la professionnalisation de la politique a signé la fin de l’idéologie : le mandat politique est devenu une fin en soi et non plus un moyen de réaliser un objectif…

      5. Paul Jorion,

        « Ce que je pense aussi, c’est que le marxisme a été discrédité par l’Union soviétique, l’ultralibéralisme par la catastrophe 2008, et qu’il y a donc une ouverture possible pour le courant auquel j’appartiens : la gauche « non-marxiste », voire même « anti-marxiste ». »

        Comme Béotienne, votre positionnement m’interpelle. Vous faites état d’évènements historiques qui discréditent des idéologies opposées l’une à l’autre pour vous revendiquer de la médiane. Mais cette médiane, elle mène à quoi, sinon à la gauche molle, fourbe et traitre que l’on connaît?

      6. Luxy Luxe et Béotienne:

        « socialisme » actuel = droite. Suppôt de la droite, complice de la droite, adhésion intime etc… surtout faiblesse morale, procrastination, manque d’envergure, imagination nulle, sens des responsabilité défaillant, peur et égoïsme, et pour certains: perversion intellectuelle, goût pour la vengeance, mépris du Peuple. Il suffit d’adhérer à l’idéologie du darwinisme social.

        Vous n’allez pas comparer Paul à ces moins-que-rien et lui réclamer une justification, non ?

        Inversez à peu prêt tous les défauts listés plus haut et vous aurez une idée de ce que serait le socialisme. Ajoutez-y l’enthousiasme et l’optimisme. Un type en pleine possession de ses moyens est optimiste et enthousiaste…

      7. Mr Jorion, par « anti marxisme », entendez vous « anti utilitarisme en sciences sociales » ?
        Je cherche des conseils de lecture en la matière (en français), étant comme tant d’autres « à gauche » à la recherche d’une refondation théorique et philosophique cohérente qui dépasserait ou complèterait l’outillage de la théorie marxiste (dont la « force de travail » bat un peu de l’aile).

      8. daniel,

        Pour ma part, ce n’est pas tant les idées de Paul Jorion qui me turlupinent. Je le suis et j’adhère pour la plupart à ses propos, et de longue date. Pire, je dirais maintenant, que par pure croyance en lui, je serais prêt à défendre des postions qu’il a sans que je les partage 😉

        C’est le positionnement qui m’interpelle, et qui laisse penser un soutien sans détour à la politique de gauche qu’on connaît.

      9. @Antoine 24 novembre 2014 à 16:57

        Comme Béotienne, votre positionnement m’interpelle. Vous faites état d’évènements historiques qui discréditent des idéologies opposées l’une à l’autre pour vous revendiquer de la médiane.

        Je pense que c’est stratégique. Même si on a des idées révolutionnaires, mieux vaut se positionner au milieu pour se faire inviter parmi les gens biens, qu’il s’agit justement de convaincre, et donc leur ressembler (en apparence, hein).
        Faut pas les bousculer, sinon ils ont vite fait de vous claquer la porte au nez.

  8. Il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens. Bien sûr, mais à y regarder de près, qu’en est-il ?
    Les revenus des 99% baissent. Ceux des 1% augmentent.
    Comme disait quelqu’un, en parlant des gros actionnaires :
    « Ils vivent au-dessus de NOS moyens ».

    Mais le mal est fait. Grâce à ceux qui nous dirigent, grâce aux médias de masse, beaucoup de gens croient que la seule solution, c’est de se restreindre. Alors que sous leurs yeux, on assiste au détournement de la richesse nationale, celle que nous créons par notre travail, au profit d’un tout petit nombre.
    Et pendant ce temps-là, on se bat pour les Restau du Cœur, pour la Banque alimentaire (Grande Collecte nationale, la prochaine fin de semaine : le vendredi 28 novembre et le samedi 29 novembre). Solidaires avec les plus démunis ? Mais pas naïfs sur les vraies causes de cette misère.

    1. Comme disait quelqu’un, en parlant des gros actionnaires :
      « Ils vivent au-dessus de NOS moyens ».

      Ah ! oui ! c’est vrai, ça me rappelle quelque chose… qui peut donc bien être ce « quelqu’un » ? J’ai son nom sur le bout de la langue…

      La réponse se trouve peut-être ici ?

  9. il est certain que sans des changements radicaux, cette situation ne va pas s’améliorer.

    Même avec les changements radicaux que vous proposez, la situation ne peut s’améliorer, car dans tous les cas le Capital reste en position de force. De fait, il a le pouvoir suprême, et les politiques y sont fatalement soumis.

    Je rappelle que:

    – une TVA ne taxe quasiment que la consommation des masses, les gros rentiers ne consomment qu’une faible part, et accumulent toujours plus. (De plus il leur est facile d’échapper aux taxes et impôts…)

    – taxer le travail est inefficace puisqu’il disparaît.

    – taxer le capital le fait fuir. A la limite les usines peuvent toutes fermer, que le capital ira se placer dans d’autres ressources physiques, en retirant l’accès au plus grand nombre. Les hyper riches, toujours plus riches, continueront de mener grand train avec tout ce que peuvent offrir les technologies modernes, et une cour à leur service.
    La limite étant que une seule famille pourra posséder l’ensemble des richesses.

    Le reste de la population n’ayant plus accès au capital, vivra de rien. Comme au temps des rois, ou encore dans les pays sous développés.

    La collectivité doit nécessairement reprendre le pouvoir économique qui est le véritable pouvoir, et donc contrôler le Capital, non plus pour entasser des richesses, mais pour le mettre au service des hommes et de la nature.(la gestion des entreprises pouvant rester privée, mais pas leur propriété, sauf exceptions…)

    Que pensez vous de ma proposition? (qui est une autre forme de capitalisme…)

    1. Ce que j’ai proposé dans le précédent billet, c’est de remplacer les charges sociales par une taxe sur la valeur ajoutée créée par l’entreprise, ce qui n’a rien à voir avec la TVA. La Valeur ajoutée est juste la différence entre vente et achats externes (+/- variation de stock, je simplifie). Taxer cette Valeur ajoutée générée par l’activité de l’entreprise n’est pas un impôt sur la consommation.
      Par ailleurs, la fuite des capitaux est une question de volonté politique, ou, comme vous le dites très justement, de rapports de force

      1. Les entreprises devront donc :
        – soit augmenter leurs prix pour payer cette taxe, qui au final sera payée par les consommateurs,
        – soit réduire leurs marges, mettant ainsi les plus faibles en difficulté,
        et réduisant la profitabilité des autres, faisant fuir leurs actionnaires,
        – soit réduire les salaires.
        Non?

        Par ailleurs, les politiques ne peuvent pas empêcher les capitaux de quitter le pays.

      2. Que pensez vous de ce que la collectivité reprenne la propriété du capital physique (des richesses réelles: (entreprises, territoire… ) pour les remettre au service des hommes et non plus du profit ? (sachant que la gestion resterait privée, contrairement au système communiste)
        Et ce sans spolier les actuels propriétaires…

      3. Quelques éléments de réponse:
        – Il s’agit d’un remplacement, il a le mérite d’être indépendant du travail et dont le mode de calcul peut prendre en compte les politiques sociales.
        – La réduction des marges est une nécessité pour les entreprises dominantes, c’est le résultat d’un rapport de force entres elles et le consommateur, entre ces entreprises et leurs fournisseurs
        – La réduction de la masse salariale s’opère déjà au travers de la diminution de l’emploi
        – Enfin partir du principe que les politiques ne peuvent rien faire contre l’évasion de capital, c’est réduire à zéro le champ d’action de la politique…

      4. En ce qui concerne le transfert du contrôle des biens communs vers la collectivité, c’est un sujet de réflexion qui fera surement l’objet de ma part d’un prochain billet (réflexion entamée suite aux commentaires sur mon précédent billet)

      5. Michel Leis @23 novembre 2014 à 22:36

        – Enfin partir du principe que les politiques ne peuvent rien faire contre l’évasion de capital, c’est réduire à zéro le champ d’action de la politique…

        Mais c’est un fait, sauf à ce qu’ils reprennent la propriété du capital physique!

        Le propriétaire a toujours le dernier mot, ou alors il n’est plus propriétaire.

      6. Michel Leis 23 novembre 2014 à 22:38

        En ce qui concerne le transfert du contrôle des biens communs vers la collectivité, c’est un sujet de réflexion qui fera surement l’objet de ma part d’un prochain billet (réflexion entamée suite aux commentaires sur mon précédent billet)

        Et c’est certainement par là que se trouve l’issue!

      7. En somme une entreprise dont le capital physique serait repris pourrait appliquer un « tax ruling » à l’envers, une version favorable aux vrais créateurs de richesse par leur avance en travail. En clair, pas de dividende, répartition des bénéfices pour les employés. Et je dis « tax ruling » parce que le fait de ne pas verser de dividende pourrait être perçu comme une entrave à la concurrence par un concurrent privé (d’un autre état, voire transatlantique…Tafta), mais on opposerait à ce moment moralement l’existence symétrique du « tax ruling » mode luxembourgeoise.

      8. Michel Leis 23 novembre 2014 à 22:36

        – Enfin partir du principe que les politiques ne peuvent rien faire contre l’évasion de capital, c’est réduire à zéro le champ d’action de la politique…

        Le capital monétaire n’a pas besoin de sortir du pays pour s’évader de l’économie réelle , et nuire à la société. Il peut spéculer sur du capital physique existant, ou s’investir pour augmenter son profit au détriment du Travail, en remplaçant les travailleurs par des machines. Il peut fermer des entreprises, après en avoir vidé la caisse en leur faisant racheter leurs actions, puis se placer dans des biens surs.
        L’état est impuissant face à ça, sauf à taxer, taxes que les propriétaires peuvent répercuter d’une manière ou d’une autre,
        Il serait tellement plus efficace que la collectivité se rende propriétaire du capital physique, ou encore des biens communs…

      9. le fait de ne pas verser de dividende pourrait être perçu comme une entrave à la concurrence par un concurrent privé (d’un autre état, voire transatlantique…Tafta)

        Tu sors ça d’où ? Que je sache, comme souvent les entreprises en phase de croissance aux USA, les actionnaires de Microsoft ont attendu 2003 pour toucher leurs premiers dividendes, ceux d’Apple sont restés près de 20 ans (entre 95 et 2013) sans dividendes. Et personne n’y a rien trouvé à redire, hormis quelques actionnaires tardifs et des fonds d’investissement auxquels il est interdit de mettre les billes de leurs zépargnants dans des boîtes qui distribuent pas de cash…

      10. @vigneron
        Oui, ô perspicace, mais du seul fait que « cela vient de l’état » et que les comptes n’auront pas la même gueule, on aura sûrement une fenêtre ou une autre d’interprétation tendancieuse de la chose (comme dirait Jeff Skilling)

    2. @ Dominique Gagnot 23 novembre 2014 à 21:01

      Que pensez vous de ma proposition? (qui est une autre forme de capitalisme…)

      Elle présente l’intérêt de couper l’herbe sous le pied des pourfendeurs de l’héritage.

      Elle présente le grave inconvénient d’inciter chacun à tout consommer au fur et à mesure de ses gains. Cela boosterait la croissance pendant un certain temps mais ce ne serait que son chant du cygne et accélèrerait l’extinction du premier pays à adopter cette mesure. Les autres pays se réjouiraient, car au lieu de consommer, ils investiraient dans la captation d’énergie, cette gradeur physique qui alimente la vie. Les travaux de Paul Chefurka seraient plus rapidement vérifiés

      http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

      Comme le pouvoir serait détenu par la toute puissante direction politique du pays, la seule héritière, elle serait bien placée pour réguler la décroissance de la population en préservant ses meilleurs soutiens, comme actuellement.

      1. Elle présente le grave inconvénient d’inciter chacun à tout consommer au fur et à mesure de ses gains. Cela boosterait la croissance pendant un certain temps mais ce ne serait que son chant du cygne et accélèrerait l’extinction du premier pays à adopter cette mesure.

        Non car les créateurs d’entreprises seraient encouragés par le pactole qu’ils toucheraient en revendant leur entreprise à la collectivité. (éventuellement beaucoup plus que la mise de départ, surtout si elle participe à la résolution des problèmes sociaux et écologiques)
        Par contre, ils n’auraient plus de rente à transmettre. Mais comme la rente est le problème…
        De plus leurs enfants, héritiers du pactole et non d’une rente, auraient intérêt à l’investir dans la création d’une nouvelle entreprise, etc.

        Les autres pays se réjouiraient, car au lieu de consommer, ils investiraient dans la captation d’énergie, cette gradeur physique qui alimente la vie. Les travaux de Paul Chefurka seraient plus rapidement vérifiés http://.countercurrents.org/chefurka201109.htm.

        Le modèle économique actuel basé sur la croissance a un rendement énergétique épouvantable. Il est donc condamné, tout comme ceux qui le garderont.

        Le modèle que je soutien n’a pas besoin de croissance, et de beaucoup moins d’énergie. D’ailleurs l’objectif est de faire avec la seule énergie solaire (rayonnement, vent, mouvements de la mer, algues…)

        Comme le pouvoir serait détenu par la toute puissante direction politique du pays, la seule héritière, elle serait bien placée pour réguler la décroissance de la population en préservant ses meilleurs soutiens, comme actuellement.

        Il n’est pas question, dans mon idée, de conserver un pouvoir central…

      2. jducac
        Vous citez Chefurka, lisez attentivement  »Climbing the ladder of awarness » et également  »carrying capacity et overshoot » dans thermodynamique.

        @ Dominique. Je partage positivement l’ensemble de votre proposition.
        J’insisterais par contre un peu plus sur la gestion des ressources sans les quelles le capital n’a plus de prise .
        Comme nous sommes déjà en surexploitation  » overshoot » et plus précisément en phase d’épuisement des ressources et que celles-ci sont indispensable à l’ensemble de l’humanité pour maintenir une qualité de vie optimal et conséquemment une paix social gérer la capital est une bonne chose, mais gérer ce dont le capital s’alimente est un cran au-dessus.
        Pour ce qui est du revenu de base, jducac a raison, dans le contexte économique actuel cela créerait inévitablement de l’inflation c’est pourquoi une saine gestion des ressources dans un nouveau cadre économique, indispensable, verrait à limiter la demande en s’aidant par le contrôle de l’offre.
        Zéro taxe sur l’essentiel, beaucoup de taxe sur le superflue (fabrication et utilisation), la liberté du consommateur est maintenue avec les responsabilités et devoirs qui y sont relié.
        Je crois la-dessus que nous sommes d’accord.
        La-dessus je reviens sur mon commentaire précédent ( Dieu nous sauv…) lisez Ishmael par Daniel Quinn en pdf seulement, et si l’ensemble des blogueurs pouvaient faire de même nous aurions tous une excellente base d’échange qui nous permettraient d’avancer significativement

      3. @alain audet24 novembre 2014 à 16:23

        Pour ce qui est du revenu de base, jducac a raison, dans le contexte économique actuel cela créerait inévitablement de l’inflation c’est pourquoi une saine gestion des ressources dans un nouveau cadre économique, indispensable, verrait à limiter la demande en s’aidant par le contrôle de l’offre.
        Zéro taxe sur l’essentiel, beaucoup de taxe sur le superflue (fabrication et utilisation), la liberté du consommateur est maintenue avec les responsabilités et devoirs qui y sont relié.

        Bien entendu qu’il faut réorienter totalement l’économie pour gérer durablement les ressources.
        Une (très) rapide estimation montre que 90% des humains travaillent a faire des choses nuisibles, car redondantes, non durables, énergivores, ou totalement inutiles, justifiées uniquement par la logique de guerre économique du système actuel. Voir le post 34 de ce sujet
        Et mieux vaut vivre sans travailler (au sens économique, qui n’a souvent pas grand sens, sinon de permettre de payer ses factures), que de vivre pour travailler à gaspiller des ressources! Et il n’y a que le Revenu de base qui peut le permettre. C’est un tout. Le Revenu de base s’appliquerait dans un contexte économique très différent, dans mes propositions.

  10. Cela fait partie du constat général de régression des acquis sociaux depuis quelques années!
    Le montant des retraites par répartition servies dans un pays donné est issu d’une ponction sur la richesse nationale produite, mais cette ponction n’est faite que via les cotisations patronales et salariales mois après mois de la carrière du salarié.
    Il en est autrement pour les dirigeants et cadres supérieurs des grandes entreprises, certes, ils cotisent au prorata du plafond fixé annuellement pour la retraite CNAV et à concurrence d’autres plafonds pour les retraites complémentaires, mais surtout, ils peuvent bénéficier de « retraites chapeau » et d’attributions d’actions cotées en bourse. ( « mon pauv’ monsieur, c’est dur pour tout le monde ! »)
    Les syndicats représentatifs (peu revendicatifs) ont capitulés devant les exigences du patronat relayées par les politiques.
    L’on ne peut nier également l’impact sur l’équilibre des caisses de retraites qu’a le prolongement de la durée de vie et surtout, la durée de vie en bonne santé.
    J’ai toujours le souvenir de mon enfance où je voyais rentrer dans mon quartier un monsieur que l’on nommait « le vieux mineur », cette personne était mineur de fond, il rentrait fourbu, les cils et sourcils noircis, des égratignures bleutées marquaient ses mains, il devait avoir moins de 50 ans, la silicose l’a emporté peu de temps après sa mise à la retraite.
    Tout est à remettre en question dans l’organisation de la vie terrienne et faire prospérer l’éthique du bien commun, le problème des retraites n’est qu’un des aspects sur lesquels il conviendrait de revenir.

  11. La pension versée sera celle correspondant aux minimums sociaux puisque vous n’aurez pas une carrière complète.

    Je répète sans cesse cette vérité autour de moi et personne ne veut me croire. La réalité pour beaucoup va être très dure.

    Plusieurs études ont montré que plus l’âge de la pension s’élève plus le nombre de personnes ayant droit à une pension de retraite diminue.

    A quand l’euthanasie obligatoire pour équilibrer le budget de l’Etat ?

    On parle ici de la pension légale. je crains fort que la pension complémentaire promise par la finance privée connaisse, elle aussi, quelque rabotage, pour « raison d’Etat ».

    1. Le (ex) minimum vieillesse est à 800€ , 1200 pour un couple. Pas honteux, me semble. Inutile de rappeler le niveau des minima pour les actifs valides…
      J’en connais par ailleurs qui vont bénéficier à plein dès janvier prochain de la loi pénibilité. C’est deux ans de bonus. Salaud de Hollande. C’est un actif sur 10 (3 millions) dès 2016 qui sera concerné, 1 million l’an prochain. Ça va libérer quelques postes avant 2017.
      Sinon y’a la solution radicale, à la suédoise: on met au rencard 1 actif sur 10, hop, invalide. Bon ok, les Hongrois font pire, mais eux sont pas donnés en modèle.

      1. Ce que j’adore, vraiment, avec les minima vieillesse type Aspa, c’est que l’État puisse se rembourser sur la succession des descendants (autre que le conjoint et au-delà de kekchose comme 40 000€ d’actif net). Je trouve ça absolument exquis (cf sacro-saint art 205 Code Civil…).

  12. En effet, dans le genre arnaque on a ici affaire à du lourd.
    La valeur-travail comme quantité d’heures de travail salarié rémunéré, ça reste un immense tabou difficile à remettre en cause, car on touche le coeur des croyances (avec un ancrage dans notre histoire religieuse : gagner et mériter sa vie à la sueur de son front), raison de plus pour insister sur la disparition du travail, comme a entrepris de le faire Paul, un excellent moyen pour couper l’herbe sous les pieds des arnaqueurs.

    1. Si on rajoute a cela le tabou lié a la propriété privée rentière vs la propriété privée d’utilisation….on touche au jackpot, je pense.

  13. J’aime beaucoup votre blog, apprécie beaucoup les interventions argumentées de chacun mais j’ai toujours l’impression de discussions dilatoires.
    Je retiens un mot de votre contribution: darwinisme. Il ne faut effectivement plus parler de lutte des classes mais de lutte des espèces et une espèce de prédateurs est en train de se constituer par spéciation de niche( par sa richesse et son logiciel ultralibéral…). Si l’on combine cette idée avec ce que j’ai cru comprendre de la piètre idée qu’a P Jorion du libre-arbitre alors la responsabilité disparaît , il ne reste plus que le pur rapport de force et cette espèce ne pourra plus nous faire culpabiliser( ie. »le conflit est archaïque »). Que se passerait-il si cette idée était largement répandue et que bien sûr nous ne réagissions pas comme les allemands à la mort de HM Schleier?
    Tout le reste me semble fort intéressant mais je crains que ce ne soit que pure littérature et qu’il soit bien tard!

    1. La question du libre arbitre on peut l’aborder en se demandant par exemple si dans d’autres civilisations il peut exister une notion et un sentiment de responsabilité sans libre arbitre.
      Or cela se trouve, par exemple dans la civilisation chinoise, où l’éthique joue un rôle majeur eu égard au politique notamment. Ce qui fonde alors l’éthique de responsabilité c’est en l’occurrence un sentiment, celui que l’on éprouve par exemple lorsque l’on voit un autre homme en danger ou en souffrance.

      Dans la tradition et l’éducation confucéennes l’homme est postulé bon, ce sont seulement les mauvaises habitudes qui font les mauvais comportements. Il s’agira alors d’organiser la société de telle façon que chacun soit poussé à cultiver en soi la bonne tendance en soi qui pousse à agir pour le bien d’autrui et l’intérêt commun. Je passe sur la forme particulière que prend ce qui correspond chez nous à l’éthique de responsabilité, en Chine celle-ci étant médiée par les Rites avec le rôle joué par la face qu’il faut garder en toute occasion en société.

      Plus près de nous, chez Aristote, cette notion de libre arbitre n’existe pas, il n’est question que de choix, prudentiels, mais aussi bien ils sont informés par les habitudes, nos entraînements, aussi bien sur le plan corporel que sur les plans intellectuels.

      Bien entendu l’éthique de responsabilité sans le libre arbitre ne garantit pas des comportements vertueux effectifs. Mais au moins ils en sont une prédisposition.

      En occident, il me semble que le libre arbitre a été longtemps associé à la notion de péché, et donc à la culpabilité. En Chine ce ressort existe aussi, mais il s’articule autrement, non plus à un Dieu transcendant, mais à l’idéal d’une harmonie sociale, qui est éthico-politique. Bien entendu il existe un cadre légal qui pose des interdits, au delà desquels on s’expose à la sanction.

      Il nous appartient donc maintenant d’inventer les nouvelles institutions, les nouveaux dispositifs juridiques permettant l’incitation aux comportements vertueux. De nouvelles structures donc, qui pour être incorporées par le tissus social doivent être intégrées par chacun d’entre nous, sans quoi, la structure ne tiendra pas longtemps la route.

      1. Il nous appartient donc maintenant d’inventer les nouvelles institutions, les nouveaux dispositifs juridiques permettant l’incitation aux comportements vertueux. De nouvelles structures donc,

        J’ai proposé ici une solution, dont je n’ai reçu aucune critique quant à sa faisabilité technique, au moins en théorie. (seulement des critiques d’ordre idéologique)
        Qu’en pensez vous?

      2. @ Dominique Gagnot :
        Votre système suppose qu’il n’y ait pas de glissement entre monnaie D et « .. le reste » (et rappelle un peu l’épisode des bien nationaux).
        Pour mémoire le défaut de l’état français sur la fin de la révolution, dite « banqueroute des 2/3 » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers_consolidé).

        Et comment le faire monter en puissance progressivement ? Dans la mentalité française, dur d’attaquer sur l’individu et son sacro-saint pavillon. En revanche, par les grands ensembles, il y aurait peut-être une voie, les plus petits ensembles voyant les avantages à l’adopter ensuite ?

      3. Si je comprends bien il s’agit de créer une nouvelle masse monétaire ? Dans ce cas pourquoi racheter des actifs, et à quel prix ? Autant procéder au transférer des actifs des mains des capitalistes à la collectivité pour atteindre votre objectif et changer quelques dispositions dans le droit des entreprises pour donner du pouvoir aux citoyens ? Vous allez en sens inverse de la proposition de Paul Jorion consistant à faire défaut sur la dette européenne. Ce ne sont pas les liquidités qui manquent actuellement, c’est leur répartition.

        Il me semble que la masse monétaire joue un rôle secondaire dans la transformation sociale, que s’agissant de monnaie, c’est avant tout la régulation du système monétaire qui importe, s’agissant d’équilibrer les échanges entre les pays, les entités économiques, de façon à ne plus mettre en concurrence les systèmes sociaux. Pour le reste tout est affaire de droit positif. Changer quelques règles d’abord pour éviter le phénomène de concentration des richesses (interdiction de la spéculation, des stocks option, fixing boursier non continu …), puis étendre le domaine des communs. Réviser le le statut social des entreprises pour leur conférer un rôle citoyen, prévenir l’abusus. Bref les clés pour relever les défis relèvent de changements d’ordre qualitatif, et non quantitatif. Or la qualitatif ce sont les règles énoncées en langage humain qui se traduisent par du droit.

      4. @ timiota23 novembre 2014 à 23:55
        :

        Votre système suppose qu’il n’y ait pas de glissement entre monnaie D et « .. le reste » (et rappelle un peu l’épisode des bien nationaux).

        Bonne remarque. La collectivité ne peut pas manquer de monnaie durant la phase de transition de système, car c’est elle qui créé la monnaie correspondant à la valeur du capital acheté.
        La valeur serait calculée selon une méthode à définir; que j’ai évoquée dans mon papier, de sorte à ne spolier personne, sauf les propriétaires d’entreprises devenues inutiles.

        Faire accepter que la collectivité devienne propriétaire de l’immobilier, dépend de la manière dont on présente la chose. Voyez par exemple comme les gens sont prêt à accepter le recul de l’âge de la retraite!
        D’autant que, bien qu’étant racheté, le pavillon resterait leur propriété d’usage, ce qui en pratique ne changerait donc rien à la situation actuelle.
        (si ce n’est qu’ils devraient payer un loyer. Mais ils recevraient le montant de la valeur du pavillon, n’auraient plus à payer taxes ni impôts (du moins pour la plupart d’entre eux), et recevraient le Revenu de base. L’un dans l’autre…)

      5. @Pierre-Yves Dambrine 23 novembre 2014 à 23:56

        Si je comprends bien il s’agit de créer une nouvelle masse monétaire ? Dans ce cas pourquoi racheter des actifs, et à quel prix ? Autant procéder au transférer des actifs des mains des capitalistes à la collectivité pour atteindre votre objectif et changer quelques dispositions dans le droit des entreprises pour donner du pouvoir aux citoyens ? Vous allez en sens inverse de la proposition de Paul Jorion consistant à faire défaut sur la dette européenne. Ce ne sont pas les liquidités qui manquent actuellement, c’est leur répartition.

        Ce que je propose ne concerne pas la dette, qui par ailleurs serait effacée. Je propose que la collectivité rachète le capital physique actuellement propriété de personnes privées. Et de ne pas spolier en particulier les petits propriétaires.
        Le but est que la collectivité prenne la propriété de tout ou presque du capital physique immobilisé sur son sol, car ce capital est notre vrai richesse, et celui qui le détient a le vrai Pouvoir !

        Il me semble que la masse monétaire joue un rôle secondaire dans la transformation sociale, que s’agissant de monnaie, c’est avant tout la régulation du système monétaire qui importe, s’agissant d’équilibrer les échanges entre les pays, les entités économiques, de façon à ne plus mettre en concurrence les systèmes sociaux.

        Oui, mais si les entreprises sont propriété de la collectivité, maximiser le profit n’est plus leur objectif premier. On peut alors privilégier des normes sociales élevées et la conservation de savoir-faire. Il le faut d’ailleurs, c’est la condition pour devenir le plus possible indépendant de zones économiques hostiles.
        Les échanges avec l’extérieur peuvent se limiter à exporter le nécessaire pour financer nos importations indispensables.

        Enfin la collectivité pourra supporter des pertes dans certaines entreprises, puisque par ailleurs elle bénéficiera d’une gigantesque rente immobilière. De plus, tout ce qui, aujourd’hui, va rémunérer le marché irait désormais dans ses caisses.
        La rente du capital qui actuellement va aux rentiers, ira à la collectivité!

        La collectivité étant propriétaire du Capital, elle pourra enfin l’utiliser pour des objectifs sociaux et écologiques, et non plus pour « faire du fric au mépris de tout le reste » !

      6. Monétiser le libre-arbitre des citoyens par les États nationaux de la démocratie

        La démonstration de Michel est imparable quant à la réalité de l’arnaque systémique actuelle. Sur le plan politique, la logique de l’arnaque est d’une simplicité désarmante consistant à acheter par la seule parole formelle l’équilibre comptable présent du système de retraite. La duplicité du discours est dissimulée dans des calculs juridiques sur l’âge de la retraite pleine dont personne ne peut mesurer matériellement les conséquences futures en engagement de travail effectif réel. Dans le pseudo-système économique actuel, il n’y a guère qu’en monopolisant le pouvoir politique sur une toute petite oligarchie qu’on puisse se rassurer sur la vraisemblance d’une retraite décente.

        Comme la pyramide systémique en équilibre sur sa pointe va forcément tomber, la capitalisation de notre vie future n’est plus possible que par une refondation de la démocratie sur le régime économique de la capitalisation universelle du travail.

        La vie humaine civilisée se finance sur la réalité économique des gens qui travaillent effectivement et pas sur les spéculations politiques et financières en prix du travail virtuel. La démocratie du travail capitalisable est un régime d’indexation de la monnaie en prix demandés des biens et services présents et futurs par le prix du travail effectivement offert et employé. En monnaie indexée sur le travail, la demande de biens effectivement productibles par le travail des vraies gens qui demandent, finance l’offre de travail qui produit les mêmes biens comptabilisés en revenus présents et différés.

        Pour que l’inanité de l’économie virtuelle oligarchique débouche sur une réalité alternative, il faut penser la capitalisation démocratique du travail. Penser la satisfaction des besoins humains par l’économie du travail réel et universel, signifie l’adoption d’une véritable monnaie keynésienne émise par les États de droit définis comme assureurs en dernier ressort de toute capitalisation par une loi souveraine. L’économie du capital réel finance l’équilibre du marché du travail des biens et services réels ; lesquels sont véritablement demandés dans le temps à la condition d’une réintégration de la banque, du crédit et de la monnaie dans les États de droit réels et concrets.

        La finalité de la chambre de compensation keynésienne en bancor est la fermeture par le droit en responsabilité politique de l’économie des prix. L’efficacité de la compensation en monnaie publique de droit est l’universalisation du capital par la fiscalité propre à chaque nationalité juridique et à chaque économie nationale de justice. Autrement dit, est une arnaque toute promesse de retraite qui ne capitalise pas la répartition du travail entre tous les actifs et entre les générations sous l’arbitrage d’une véritable politique du bien commun durable et solvable.

      7. @ timiota23 novembre 2014 à 23:55

        Et comment le faire monter en puissance progressivement ? Dans la mentalité française, dur d’attaquer sur l’individu et son sacro-saint pavillon. En revanche, par les grands ensembles, il y aurait peut-être une voie, les plus petits ensembles voyant les avantages à l’adopter ensuite ?

        J’ai zappé cette bonne idée.
        Oui, bien sur, l’acquisition de l’immobilier; comme des entreprises, pourrait se faire progressivement, de sorte à ce que chacun puisse constater l’intérêt de la chose : toucher un important capital tout en conservant la propriété d’usage !

        Une vertu de la chose est que l’état se finançant par la perception de loyers et dividendes,
        et non plus par impôts et taxes,
        les citoyens financeraient l’état avec bonne volonté!
        Et les plus gros contributeurs auraient en contrepartie le droit d’occuper les plus beaux logements, ou de travailler dans les entreprises les plus florissantes.

        De là à dire que chacun chercherait a apporter la meilleure contribution…

  14. L’arnaque est aussi dans la rhétorique qu’on nous sert. « Espérance de vie prolongée », « rester sur le marché du travail », « boom de baby-boomers pensionnables », « relancer la croissance » par des « réformes structurelles indispensables », blablabla …

    La réalité est plus pragmatique et bien plus amère : les caisses des États sont vides. Point. Nous savons pourquoi, et nous savons où est le grisbi. Maintenant, il ne reste plus de quoi payer les retraites des vieux ni le chômage de tous les ex-travailleurs remplacés par des machines ou des bangladais, peu importe la politique menée (sauf à parler de confiscation et de renationalisation manu militari, ce qui ne se fera pas). Alors on vire … les vieux et les chômeurs.

    Mais on ne peut pas le dire comme ça, ça fait mauvais genre. Alors on fait de la « communication », en espérant que ça passe mieux. Et à vous lire Monsieur Leis, auprès de certains, ça passe. Hélas.

    1. sauf à parler de confiscation et de renationalisation manu militari

      Il est possible pour la collectivité de reprendre la propriété des grandes et moyennes entreprises (avec certaines exceptions), du foncier et même de l’immobilier, en créant la masse monétaire nécessaire, qui serait ainsi échangée… (ce que j’expose ici)

      Cette monnaie servirait ensuite à payer les loyers et dividendes revenant à la collectivité en échange de l’utilisation de ce Capital, ainsi bien sur que à permettre les échanges.interne à la zone économique concernée.

      Les importations se payant en exportations, dans une monnaie internationale.

      Qu’est ce qui cloche dans cette idée ?

      1. Qu’est ce qui cloche dans cette idée ?

        Je vous l’ai dit 2 ou 3 fois: ce qui cloche ? C’est ce que vous appelez la ‘collectivité’ qui inévitablement s’érigera en oligarchie. Au fond votre système existe déjà; la Chine où cette collectivité est formée du parti communiste, La Russie où cette collectivité est formée de l’oligarchie poutinesque. Et même, n’est ce pas là notre régime ultralibéral où cette collectivité est constituée des hyper-milliardaires qui se sont tout approprié ?
        Bien sûr, on peut couper les têtes des oligarques, pour les remplacer par des « héros » qui tomberont dans les travers identiques.

      2. Il ne suffit pas d’affirmer 2 ou 3 fois que ça se transformera en oligarchie. Encore faut il démontrer que toute autre évolution est impossible.
        Sinon, on pouvait aussi affirmer que le plus lourd que l’air ne pourra voler, … avant qu’il ne vole.
        C’est un peu facile.

        D’autant que la seule certitude est que le système actuel est une oligarchie!

    2. Alors on vire … les vieux et les chômeurs.
      Mon compagnon proposait plus radical: Cyanure, histoire d’eviter la facture d’une balle a la famille.
      Quand je regarde vers quoi tout cela nous mène, je pense a Star Trek, et a la période historique dans la serie, du 21eme siecle: Les révoltes de Bell.

      En gros: criminalisation des pauvres, des sans-emplois et des précaires, mis dans des ghettos desquels ils ne sortent qu’a la condition de trouver un boulot et une vie « respectable »….ce qu’ils ne trouvent généralement pas, vu qu’ils sont coinçés dans ces camps-ghettos.

      Une majorité de propriétés actuellement servent avant tout des interêts financiers et non le bien communs (voir la gentrification des villes et cités vs le desert economique excentrés des communes de proximité ou ruraux).
      Prendre pour remettre a la collectivité, cela porte un nom: le collectivisme…tres profondément marqué par le Communisme Stalinien.
      Beaucoups oublient cependant ce qui fut fait par les Anarchistes de 36, avant leurs eradications par les communistes puis les Franquistes (au sens littéral du terme). A ce jour, je crois qu’ils furent les seuls a reussir pendant 4-5 ans, un véritable collectivisme sociétal.

      Creer la masse monétaire pour une autre finira intrinsèquement par les mêmes problèmes: une substitution d’une valeur contre une autre valeur, cela ne changera rien.
      Je pense personnellement que l’idée de Jacque Fresco et avant lui, bien d’autres, d’eliminer l’argent en collectivisant les ressources et en vivant selon les ressources planétaires, seraient profondément plus juste.
      Mais cela demanderait de profond reajustement mondiaux….donc impossible.

      Actuellement, près de chez moi, ce que les gens redoutent, ce ne sont pas les mouvements sociaux, ni le rattrapage médiatique de quelques élus evincés du gouvernement (belge), mais plutot que beaucoups d’anciens, ont l’impression et surtout le sentiment qu’il va se produire les mêmes effets qu’en 39: en clair, des mouvements sociaux annoncant une guerre….pas mal pense qu’on est en train d’attiser certains conflits pour chercher le « diable », sous couvert de remettre les compteurs a zero et eliminer le « surplus »….pour certains, c’est soit ça ou la Russie.

      Enfin soit, posible que je divague

      1. Mon compagnon proposait plus radical: Cyanure, histoire d’eviter la facture d’une balle a la famille.

        Oh mais on y pense, dans certains milieux. 🙁 Et le pire, c’est qu’ils considèrent ça comme une solution généreuse et humaine (conseil : prenez un antiémétique ou deux avant de cliquer sur le lien).

      2. @Vigneron : Ah! OK, m’suis fait eu sur ce coup là. Merci, ça me rassure. Par contre, les commentaires UMPistes sur ce hoax n’ont rien de rassurant.

      3. D’être simplement disposé à entendre (et relayer) ce genre de daube sans autre forme de procès est déjà en soi un indice multi-problématique.

      4. Aaaaaah! D’accord. Je viens de retrouver l’origine de l’intox et je comprends ce qui vous a fait tiquer. OK, autant pour moi, je ferai plus gaffe la prochaine fois, mais crévingnieu, si on ne peut même plus se fier à Médiapart!

      5. Les blogs de Médiapart, malgré un peu de ménage fait de ci de là, sont très loin d’être au-dessus de tout soupçon. Ne pas confondre les blogs et les articles (« officiels », i.e payants).

  15. Il ne faut pas oublier tout les statuts précaires et temps partiel des jeunes ( entre autre ). Ces temps de travail n’ouvrent pas le doit à un décompte pour la pension . De nombreuses personnes se trouvent déjà devant le constat que quelque soit leur age de prise de pension, 67 ou 77 ans, ils ne pourront justifier d’une carrière complète.
    Les plan de carrières avec constitution de matelas pour les vieux jours … ne pourront pas jouer longtemps encore leur rôle d’opium. Il va falloir affronter de face les malfaiteurs. Il est donc important de les nommer.
    Merci Michel Leis

  16. Quelquefois, je me dis : « Il sont très fort ces capitalistes, ou alors, c’est nous, le peuple qu’on est trop con. », comme aurait dit Coluche.
    Parce que, quand même, arriver à vendre un truc pourri à tant de gens, en les arnaquant grave (comme diraient les jeunes), cela mérite quelque respect, bravo les artistes !
    Vous allez voir, que chez nous, en France, le peuple, il va réélire Sarkozy : « Notre sauveur ! »
    Quel talent d’illusionniste, l’on ne peut que s’incliner, c’est plus fort qu’ Harry Houdini, ou Gérard Majax.
    Le même sous lequel notre dette publique a explosée, le même qui avait dit qu’il irait chercher la croissance avec les dents -avec le succès que l’on sait-, le même qui vantait les mérites du travailler plus pour gagner plus, alors qu’il y a de moins en moins de travail disponible, c’est celui là que notre brave et bon peuple de France, risque de ramener au pouvoir en 2017, dans la peau du sauveur.
    Il est vrai que son successeur actuel, lui aura grandement facilité la tâche, mais tout de même : « Chapeau, bravo l’artiste, et à bas les cons ! »

    1. Il est darwiniennement le meilleur dans le système bouclé actuel. Est-ce lui qu’il faut attaquer ou ledit systèmé bouclé ?

      1. Est-ce faire son « devoir de citoyen » que d’aller voter pour un pion du-dit « système bouclé » faute d’alternative ? L’arnaque ne commencerait-elle pas là ?

      2. @Lucas 24 novembre 2014 à 17:19

        Pour moi c’est fini je vote plus pour des gens bouclés.

        C’est ce que je me dis aussi, mais par ailleurs le jour ou ça pétera mieux vaudra avoir une gauche molle qu’une droite dure. Enfin, je ne sais plus trop depuis 40 ans que ça dure, ça finit par être long.
        Ce qui me décourage est que l’on puisse croire encore que ça puisse s’arranger par des réformes…qui ne se feront jamais, ou seront contournées.
        D’un autre coté Paul Jorion ne peut tenir de discours trop décalés par rapport au consensus mou des plateaux, sous peine d’y être encore moins invité… diplomatie…

  17. Argument en faveur de la retraite à 60 ans : il serait nécessaire d’opérer une analogie avec les agriculteurs pour montrer que l’allongement de l’espérance de vie ne justifie pas un allongement de la durée de travail. En effet, en 2010, le nombre d’agriculteurs représentait 3,4 % de la population active (soit à peu près un million) alors qu’il y avait 10 millions d’actifs agricoles en 1945. Alors que la population a fortement augmenté depuis cette date, nous ne sommes pourtant pas morts de faim. Et nous devons ce miracle à l’accroissement du taux de productivité (dû aux nouvelles techniques, à de nouvelles machines plus performantes). Il est de même pour les retraites. Nous sommes moins nombreux à travailler et pourtant la productivité a augmenté dans des proportions incroyables. Mais l’essentiel de ces gains de productivité sont allés aux actionnaires et aux entreprises. Il suffirait de prélever une petite partie de ces gains pour financer les retraites.
    Présenter ce raisonnement aux politiques permettrait de contrer efficacement l’argument prétendûment irréfutable des politiques, « nous vivons plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps ». Problème : aucun politique ne s’est accaparé ce discours…

    1. Inutile de discuter avec les politiques, dans tous les cas ils répètent ce que leurs maîtres souhaitent qu’ils disent.
      C’est pour cela qu’ils sont choisis, avant que nous ayons à les élire dans une parodie de démocratie, et que pour ça.

      1. Pour un homme ou une femme (même politique), changer d’avis n’est jamais exclu! mais c’est vrai que d’abord, un avis est requis. Et puis ‘l’électoralisme’, je veux dire celui de maintenant, dans l’adulation, l’agitation et la désinformation, le fausse automatiquement.

  18. Bonjour Michel,

    Billet limpide et franchement bienvenu. Merci!

    Toujours en Belgique mais à l’autre bout de la carrière : la situation des jeunes gens achevant (ou quittant) leurs études pour entrer sur le marché du travail se déteriore également, au fil d’une arnaque qui me semble comparable.

    Jusqu’à présent, ces jeunes avaient droit à des allocations sociales en attendant de totaliser un nombre suffisant de jours de travail pour être admis au chômage. Ces allocations « d’avant chômage » (dites « allocations d’attente » puis « d’insertion ») leur étaient acquises après une période non indemnisable de 9 mois. Cette période a été d’abord portée à 12 mois sous le précédent gouvernement.

    Ensuite, en 2012, sous ce même gouvernement, la durée de ces allocations d’insertion a été limitée à 3 ans. Les premiers jeunes frappés par cette limitation dans le temps cesseront de percevoir toute allocation au 1er Janvier 2015, et devront se tourner vers les Centres Public d’Action Sociale, pour obtenir un revenu de subsistance.

    Sous le nouveau gouvernement, la perception des allocations d’insertion sera soumise à de nouvelles restrictions : d’une part, elles seront octroyées jusqu’à l’âge de 25 ans et pas au delà : quiconque entreprend des études de longue durée ou connaît un parcours non rectiligne en sera pour ses frais; d’autre part, elles seront refusées aux jeunes de moins de 21 ans qui n’ont pas réussi leurs études secondaires (un sur deux dans cette tranche d’âge). (Détails et source ICI)

    On retrouve le même type d’arnaque qui consiste à établir un cadre réglementaire valable pour un nombre restreint de parcours (ici, scolaires), excluant de facto une frange croissante de la population.

    L’image du « lit de Procuste » vient à l’esprit.

    1. Boaf, si vous allez faire un tour sur le site de la libre belgique et que vous consultez leur sondage « soutenez-vous les grévistes ? », vous aurez environ 90 p.c. des intervenants qui les condamnent.

      La question à 1000 euros étant : la libre recrute-t-elle ses lecteurs dans les catégories socio-professionnelles qui échappent à la crise ? Ou bien la population, dans son ensemble, est-elle pour l’immense majorité convaincue qu’il n’y a pas d’autres solutions et qu’il faut bien en passer par ces réformes ? Ou encore : les gens ne se font-ils pas des illusions quant à leur aptitude à échapper à la crise ?

      1. Oui, Luxy Luxe, c’est aussi ce que j’avais envie de répondre à Un Belge hier matin. En lisant La Libre, et les élucubrations de ce prof qui expliquait pourquoi il irait bosser le jour de la grande manif du 5 novembre, et en voyant les centaines de « Bravo Monsieur, vous dites tout haut ce que nous pensons tout bas », je me suis demandé s’il y a avait réellement des Belges impactés par la « crise ». Mais c’est un pays de vieux, conservateurs, propriétaires, fonctionnaires, planqués et magouilleurs, qui chouinent sur la hauteur des impôts et qui oublient de parler de la part de leur rémunération qui est payée en noir, en toute légalité :

  19. Qu’est-ce qui est meilleur : un système par répartition, ou un système par capitalisation ?

    Ceux qui veulent dézinguer le premier, disent : « Il y a de moins, en moins d’actifs, pour de plus en plus d’inactifs, rendez-vous compte ! Ce n’est plus possible ! Il faut passer aux fonds de pension »

    Sous-entendu, comme cela vous ne serez plus pressurés, par des effectifs de plus en plus pléthoriques d’inactifs.

    Mais, que se passe-t-il, avec les fonds de pension ? Les actifs échappent-ils à le pression des inactifs, et bien non !

    Car ce sont des retraités de Floride, par exemple, qui vont, via leurs fonds de pension prélever leur écot sur votre dur labeur, car les fonds de pension sont des organismes financiers redoutables, et exigent des ROIs d’enfer.

    Comme, quoi, que ce soit par répartition, ou par capitalisation, ce sont toujours des actifs qui contribuent pour des inactifs. A part que dans un cas le système est basé sur un choix de société dans un cadre national souverain, dans l’autre sur une maximisation des profits d’un capital apatride, et prédateur.

    Lorsque ce capital prédateur, peut aller et venir à sa guise dans le cadre d’ une économie mondialisée basée sur une concurrence déloyale, alors, dans les espaces nationaux anciennement souverains et ayant accédé à une certaine aisance sociale, le chômage explose, et bien sûr, les systèmes de type répartition sont gravement mis en danger.

    La démographie, certes, mais pas que, loin de là…

  20. Chapeau bas, je dois reconnaître que vous avez analysé d’une manière extrêmement pertinente cette « arnaque ».
    La rendre publique au plus grand nombre est à la fois charitable et hygiéniste.
    Le sujet est plus sensible lorsqu’on se rend compte que les maîtres de l’arnaque appartiennent à certains réseaux bien déterminés que l’on peut qualifier de loges déchues car autrefois ces structures spirituelles étaient intègres et socialement novatrices.

  21. En mars 2010, des millions de personnes (j’y étais) ont manifesté contre la réforme des retraites : ça n’a servi strictement à rien.
    Si je me souviens bien c’est Balladur qui a enclenché le processus en poussant de 37,5 à 40 trimestres — sa retraite à lui si, courageux réformateur, est très confortable…et il ne sera jamais rattrapé par des questions sur le comment de sa complémentaire à lui…
    Tout finalement se jouait par cette acceptation spontanée du discours dominant : certes quelques millions de gens dans la rue mais la minorité silencieuse (traduire tétanisée, sans parole) n’a pas eu les outils pour comprendre l’arnaque. Et après Sarko, ça peut continuer avec le PS gouvernemental, « pour notre bien : sauver le système » disent-ils, eux qui se sont déjà sauvés par leurs carrières politiques, abrités des aléas type Pôle emploi ou gamins au chômage (relations..).

    Alors voici une occasion : puisque ces informations explicatives ne sont jamais données dans le médias, alors emparez-vous en, nombreux lecteurs de ce blog et faites-en une diffusion virale.
    Vous avez à disposition un argumentaire imparable et clair !

    1. Oui, mais il ne faut pas compter sur le système politique actuel pour corriger le tir.

      Il faut passer par une Assemblée constituante, et rédiger une constitution remettant la propriété du Capital à la collectivité, de sorte à lui donner le pouvoir économique, qui est le pouvoir réel.
      (la gestion du Capital restant privée, contrairement au communisme)

      1. @ Dominique Gagnot, bien sûr il ne faut pas compter sur le système pour changer !
        Mais encore une fois avec respect et sans vouloir polémiquer inutilement avec vous, il me semble que votre proposition est complètement à côté de la plaque.
        On dirait que vous suggérez qu’une minorité éclairée prenne les choses en main et fournisse clé en mains les solutions. Je cite : « la gestion du capital restant privé ». Moi je ne sais pas si le Capital a un sens, et je préfère que les solutions émergent de l’ amont et en sortant du cadre. Et la preuve c’est que tout le monde s’en fiche de passer de la V à la VIe république et écrire toujours des constitutions, spécialité française entre les fromages et les andouillettes…
        Non, il faut refaire de la politique avec l’emploi d’affects et basés sur des analyses dont tout le monde peut s’emparer ! Les grands changements ne se font jamais de manière logique, séquencée et institutionnelle.

      2. Mais je ne parle pas de minorité éclairée, pourquoi me prêtez vous des propos ridicules? Avez vous seulement lu ce que j’ai écrit??

        Sérieusement: (si vous le souhaitez)

        Comment voulez vous prendre des décisions politiques, si les propriétaires du Capital les sabordent? Comprenez vous que le pouvoir réel est à ceux qui possèdent le Capital?

        Les politiques dépendent de l’économie et non l’inverse!
        Et donc si vous voulez que les politiques aillent dans le bon sens ils doivent d’abord prendre le pouvoir économique, c’est à dire la propriété du Capital. Sinon, ils pourront bien demander la retraite à 60 ans (ou 55). Si les propriétaires ne veulent pas, il n’y aura aucun financement, et pas de retraite possible à 60 ans. C’est tout.

        Alors a quoi bon demander, voir même manifester, si ce n’est pas d’abord pour reprendre le pouvoir au Capital??? ce qui passe nécessairement par une nouvelle Constitution!

        La Constitution n’est pas qu’un bout de papier, c’est elle qui sacralise la propriété privée, et qui donc interdit à la collectivité de s’en emparer! … ou pas.

      3. Il y avait, je le reconnais, un certain raccourci de ma part… En effet quand vous dites, passer par une Assemblée constituante et rédiger une constitution … je m’imagine déjà ces quelques personnes éclairées (cela dit sans trop d’ironie de ma part) étant capables de le faire… pour tout dire mon vieux fond anarchiste se cabre devant des assemblées. J’en ai vu et ça ne me plait pas toujours– cette domination des orateurs contre les taiseux … mais bon !
        J’arrive quand même à comprendre que dans le système actuel « le pouvoir réel est à ceux qui possède le capital. »… c’est doute la méthode à suivre ou le cadre concerné qui peut alimenter notre débat sans fin…
        Un dernier point. Si l’on considère les leaders de Syriza, Tsipras ou de Podemos, Iglesias, leurs impacts,et chez nous disons Mélenchon du PG, ne faudrait-il pas se poser quelques questions ? Trouvez-vous que la proposition de faire une nouvelle constitution soulève les masses ?

      4. Trouvez-vous que la proposition de faire une nouvelle constitution soulève les masses ?

        Non, car le problème est très mal exposé, et donc les gens n’y comprennent rien je ne sais même pas si un seul leader politique de gauche comprends.

        Le but ce n’est pas de faire une constitution pour faire une 6 èm république, ça veut rien dire!
        Mais c’est de faire une nouvelle Constitution pour mettre le Capital aux mains de la collectivité, (dans une autre république, puisqu’on changerait de constitution).

        Sans quoi on pourra bien écrire tout ce qu’on veut, ça ne servira à rien. Mais ça hélas on ne l’explique pas, je crains même que le PdG ne l’ait pas compris. C’est grave de faire tout ce foin et ne pas comprendre que c’est ça l’essentiel.
        On a tellement martelé que la propriété privée c’est sacré, que c’est tabou d’en parler.
        Faut distinguer le droit de propriété du droit d’usage, c’est pourtant pas compliqué.

        Et beaucoup s’imaginent que rien ne pourrait plus leur appartenir, qu’on allait devenir communist’ comme en URSS, et qu’on aurait la télé en noir et blanc, peut être…

      5. OK … Alors disons, pour de mon côté clore ce débat, que l’on pourrait avoir une Constitution pour l’économie telle que l’a proposé Paul Jorion. quelques articles brefs comme  » interdire la spéculation »… le reste est dans ses livres et je crois un manifeste fait avec François Leclerc…

      6. Jacques Seignan 24 novembre 2014 à 13:59

        OK … Alors disons, pour de mon côté clore ce débat, que l’on pourrait avoir une Constitution pour l’économie telle que l’a proposé Paul Jorion. quelques articles brefs comme » interdire la spéculation »… le reste est dans ses livres et je crois un manifeste fait avec François Leclerc…

        Il ne peut suffire d’interdire la spéculation, car le Capital pourra toujours trouver d’autres combines pour pomper du fric.
        Pire que ça, les plus gros fortunés auront toujours la possibilité d’abandonner totalement nos économies, pour se la couler douce, puisqu’ils peuvent acheter tout leur nécessaire, dont quand même quelques entreprises robotisées à leur service exclusif. (et une police efficace)

      7. Curieux votre remarque sur l’interdiction de la spéculation… inutile ? Je n’ai jamais dit « il suffit ceci ou cela »…Mais avez-vous donc jamais lu ce que Paul Jorion a écrit ? Ses explications ? La cohérence de ses propositions? Je donnais un point clé, je ne prétendais pas exposer plus avant. Désolé, mais là je vous trouve désespérant avec votre petit combat pour une assemblée constituante si vous n’avez même pas compris en quoi une mesure sur l’interdiction des paris serait un grand pas — avec d’autres bien sûr… Et comme pour l’arnaque des retraites voilà un autre point à expliquer partout dans la société, dire et redire que nous n’avons pas besoin de la spéculation puisqu’elle était déjà interdite. Qu’il n’est pas besoin d’interdire les havres fiscaux, il faut contrôler les mouvements effectués par les chambres de compensation. Que le travail disparait massivement et qu’il faut déjà repenser un monde nouveau. Etc.

      8. @Jacques Seignan 24 novembre 2014 à 16:41

        Curieux votre remarque sur l’interdiction de la spéculation… inutile ? Je n’ai jamais dit « il suffit ceci ou cela »…Mais avez-vous donc jamais lu ce que Paul Jorion a écrit ? Ses explications ? La cohérence de ses propositions? Je donnais un point clé, je ne prétendais pas exposer plus avant. Désolé, mais là je vous trouve désespérant avec votre petit combat pour une assemblée constituante si vous n’avez même pas compris en quoi une mesure sur l’interdiction des paris serait un grand pas — avec d’autres bien sûr… Et comme pour l’arnaque des retraites voilà un autre point à expliquer partout dans la société, dire et redire que nous n’avons pas besoin de la spéculation puisqu’elle était déjà interdite. Qu’il n’est pas besoin d’interdire les havres fiscaux, il faut contrôler les mouvements effectués par les chambres de compensation. Que le travail disparait massivement et qu’il faut déjà repenser un monde nouveau.

        Evidement que ce serait mieux que rien, mais jamais le Pouvoir en place (c’est à dire l’Argent) n’acceptera cela. Cela fait 20 ans (ou plus) que de nombreuses personnes disent qu’il faut interdire les paradis fiscaux, la spéculation, lutter contre le chômage, les délocalisations, taxer les salaires et profits faramineux, les machines, et tout ce qu’on veut. Et ??… ben rien, car le Pouvoir ne veut pas.
        Les politiques sont là pour endormir le bon peuple, qui a la mémoire très courte, avec des promesses qu’ils ne peuvent tenir, puisqu’ils n’ont pas le pouvoir.

        Conclusion: à part reprendre le pouvoir au Capital, via évidement une nouvelle Constitution puisque l’actuelle ne le permet pas, je ne vois pas, et personne n’a d’autre solution. Si?

    2. « En mars 2010, des millions de personnes (j’y étais) ont manifesté contre la réforme des retraites : ça n’a servi strictement à rien. »
      Y étais aussi (première manif !), beaucoup de monde, mais ampleur très insuffisante…
      Conclusion, si ce n’est n’est pas de longue durée, générale, et même européenne, la grève/manif ne sert pas à grand chose…

      1. François C. 25 novembre 2014 à 20:55

        Conclusion, si ce n’est n’est pas de longue durée, générale, et même européenne, la grève/manif ne sert pas à grand chose…

        A quoi peut servir une manif pour « défendre les retraites » si ceux qui ont le pouvoir réel, s’en moquent?
        S’il n’est pas envisagé de reprendre le pouvoir économique aux friqués, (ce que personne n’envisage), pourquoi s’arrêteraient ils en si bon chemin?
        La Belgique est le laboratoire social de l’Europe du nord.
        La France viendra avec Sarkozy ou Lepen en 2017. (d’ailleurs on nous les montre tous les jours à la télé pour qu’on pense bien à eux)

  22. la grosse astuce financiere est que l’esperance de vie apres la retraite ne doit pas dépasser 5 ans
    comme ça le retraité ne coute pas plus qu’il n’a cotisé :

    ne pas jouer le jeu ou jouer le jeu ?

    soit on part a la retraite plus tot avec une pension moindre ,
    on depense moins mais on vit plus longtemps ,

    soit on court après le pognon pour ses vieux jours « juste au cas où »
    et on accepte son obsolescence programmée par les banquiers .
    Dit brutalement :
    le capitalisme ne sait pas gérer les 99% à plus de 70 ans ,
    le capitalisme ne souhaite pas que les individus vivent plus de 70 ans .

    1. le capitalisme ne sait pas gérer les 99% à plus de 70 ans ,
      le capitalisme ne souhaite pas que les individus vivent plus de 70 ans .

      C’est bien pour ça qu’il faut abandonner le capitalisme des rentiers!

  23. Et pendant ce temps là que constate t-on?:
    « Les sénateurs ont-ils perdu la tête ? La réforme des retraites de 2010 repoussant l’âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans est à peine entrée vigueur, que le Sénat vient d’adopter un amendement repoussant l’âge minimum de la retraite de deux ans supplémentaires, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

    Ce texte veut porter l’âge minimum de la retraite à 64 ans pour les générations nées à partir de 1960, contre 62 ans actuellement. Pour ceux nés avant cette date, le relèvement se ferait alors de manière progressive à raison de 5 mois supplémentaires par génération pour ceux nés jusqu’au 31 décembre 1958 ; 4 mois supplémentaires pour celles nées en 1959 de manière à atteindre 64 ans pour ceux nés en 1960.

    Mais cet amendement va encore plus loin, puisqu’il prévoit la mise en œuvre d’une réforme systémique à compter du 1er semestre 2017. L’idée est d’instituer un régime unique par points ou par compte notionnel (compte individuel permettant de calculer les droits à la retraite des assurés en fonction des cotisations réellement versées).

    Pas de panique, toutefois. Le texte voté par les sénateurs a peu de chance d’aboutir en deuxième lecture l’Assemblée nationale… Ce qui est certain, en revanche, c’est que nos chers élus ont aussi validé le changement de mode de calcul de la contribution sociale généralisée (CSG). Au 1er janvier 2015, 460.000 retraités verront le taux de CSG réduit passer de 3,8% à 6,6% en 2015.

    Nathalie Cheysson-Kaplan (avec Sandrine Chauvin) »
    Quelle solution:
    « L’euthanasie peut être un bon choix pour les pauvres, qui en raison de leur pauvreté n’ont pas accès à l’aide médicale », telle est la « solution » du problème des patients démunis proposée par le nouveau Ministre de la Santé de Lituanie Rimante Šalaševičiūtė, entrée en fonctions début juin. Elle a immédiatement engagé une discussion sur la légalisation de l’euthanasie en Lituanie, et a déclaré dans une interview que la Lituanie n’étant pas un Etat social, les soins palliatifs n’étaient pas accessibles à tous. C’est pourquoi l’euthanasie peut être un bon choix pour des gens qui « ne veulent pas infliger à leurs proches le spectacle de leurs souffrances ».
    Y a encore de l’espoir aujourd’hui c’est jour de grève en Flandre!
    J’en profite pour vous lire.

    1. 460 000 retraités qui vont payer un taux « normal » de CSG ? Sur 15 millions ? C’est scandaleux ? Alors qu’il s’agit juste de supprimer le cumul d’avantages fiscaux et d’un taux de CSG super réduit ? Alors que 750 000 autres retraités (à moins de 1 100€ par mois) vont profiter (apparemment) du relèvement du plafond pour bénéficier de cette réduction ?

    2. Sauf que la viande de pauvres est un peu fade dans des portions de Soleil Vert. Va falloir ajouter un exhausteur de goût, ce qui va davantage polluer la planète: c’est compliqué. Quand le coût du travail en France aura atteint celui de la Lituanie, il se trouvera bien chez nous aussi un ministre miséricordieux pour légaliser l’euthanasie et en cela optimiser le circuit de production.

  24. Dans un article de janvier 2001, Bernard Maris écrivait déjà (extraits):
    « Le Grand mensonge des retraites »
    « Le medef hurle contre l’intervention publique et fait la manche. Il est schizophrène.
    Il réclame l’allongement de la durée d’activité d’une main – de cotisation, donc – à quarante-cinq ans et mendie du fric pour virer des gens qui n’ont que trente ans d’activité de l’autre (ce qui est déjà ‘pas mal’ aujourd’hui !). Il est « abracadabrantesque ».
    Il refuse de payer ses cotisations à l’ASF (Association pour la structure financière), qui gère le surcoût des retraites complémentaires: pour les retraites Agirc (cadres) et Arrco (tout le monde), l’âge minimal de départ à la retraite est toujours de 65 ans. L’ASF permet de partir à 60.
    Patrons et ouvriers abondent donc à l’ASF. L’accord patronat-syndicats n’a pas été renouvelé au 31 décembre 2000. Le medef dit: acceptez un allongement de la durée de cotisation, sinon, on ne paye pas.[…] Le gouvernement va devoir intervenir par décret peu avant les élections.
    Le medef joue le rôle d’un parti provocateur d’opposition.[…]
    Bien entendu le medef ment sur l’espérance de vie. Il calcule l’espérance de vie des salariés à la naissance, qui n’a rien à voir avec l’espérance de vie à 60 ans. Celle-ci bouge peu, en tout cas beaucoup moins que celle à la naissance.[…] »

    Mais la propagande continue, et le pire, c’est qu’elle fonctionne assez bien…

    1. Mais le MEDEF fait et dit ce qu’il veut, puisque le Capital a, de fait, le pouvoir suprême qui est le pouvoir économique.
      Peu importe la propagande, il pourrait tout aussi bien dire franchement qu’il veut laisser les vieux crever car il en a rien à faire, ça gueulerait un peu plus, les gens seraient « outrés », et alors??? Le MEDEF cherche juste a enfumer un peu plus, et Bernard Maris l’y aide bien, en jouant l’offuscation. C’est comme au cirque, il y a le méchant MEDEF, et le gentil syndicaliste.

      1. D. Gagnot : faut arrêter le délire ! Bernard Maris est quelqu’un de bien ; le texte cité est excellent. Vous dérivez vers ce genre de fantasme politique de la pureté : vous tirez sur tout ce qui vous ne semble pas assez pur dans une ligne définie — la vôtre. Donc avec vous, impossible de rassembler quiconque. C’est à se demander si vous approuvez P. Jorion ou F. Leclerc : êtes-vous sûr qu’ils sont vraiment corrects dans leurs analyses? Syndrome des groupuscules.

      2. @Jacques Seignan
        Oui, Bernard Maris est quelqu’un de bien, moi aussi j’ai été « bien » du temps ou je devais ne pas trop l’ouvrir pour éviter les ennuis.
        C’est justement ça le problème: nous sommes tous des gens biens.
        Autant en être conscient, ou en plus faut il faire l’autruche?

      3. Dominique Gagnot,
        Vous avez exprimé-là quelque chose d’essentiel, rarement abordé, comme un travail à rebrousse-poil si vous permettez cette expression.

      4. @ octobre :

        Vous avez exprimé-là quelque chose d’essentiel, rarement abordé, comme un travail à rebrousse-poil si vous permettez cette expression.

        ça veut quoi ? insulter B. Maris en le traitant de « traitre » ? C’est vraiment le degré zéro de la politique.

      5. Jacques Seignan,

        On va pas en faire un accident diplomatique alors qu’il s’agit simplement d’un malentendu comme il en arrive beaucoup ici et ailleurs.

        Dans le commentaire de D. Gagnot m’intéresse principalement son ouverture d’ordre psychologique et la franchise qu’il y met, je trouve. Non, en effet, tout n’est pas économico-politique, il y a de la subjectivité et des ressorts inconscients, en d’autres termes il y a une singularité qui prend la parole. Une sorte d’aveu pathétique si vous voulez – mais avec réflexion – chez moi pas perçu comme une anecdote intellectuelle. On peut y être sensible quand ça fait écho, non ?
        Certes les pressions externes sont incroyables mais que dire alors des pressions internes directement liées à sa propre histoire passée ressente jusqu’à l’enfance.

        Et plus généralement il me semble entendre dire que lui, vous, Maris et moi avons peut-être encore la chance de pouvoir nous exprimer librement alors que la très grande majorité ne le peut pas, justement à cause du chantage à l’emploi, entre autre, une peur mauvaise hélas.
        C’est comme ça que je comprends les choses : en somme, un tissage très complexe entre individu. Il y a la guerre des idées, ça c’est sûr, mais il ne s’agit pas ici d’éliminer l’un contre un autre.
        Il y a un double mouvement à opérer, individuel et collectif, ça ne sera pas facile.

        Personnellement je n’ai aucun grief contre B.Maris, le problème n’est pas là !, je l’ai beaucoup lu à une époque quand j’achetais Charlie Hebdo.
        Il vient même de sortir un livre (Houellebecq économiste), pas lu, tout un programme, je suppose 😉

        P.S Je ne cherche pas à mettre mal à l’aise D.Gagnot, je voulais éclaircir un peu les choses.

      6. @ octobre, vous avez raison, on ne va pas en faire un incident diplomatique!
        Et il est vrai que ce type d’échanges par clavier interposé suppose ce type de mal-entendu — dont j’ai réalisé la possibilité a posteriori.
        Je suis d’accord avec vous sur les « pressions » et le chantage… Perso je publie avec mon nom depuis que je suis libre = plus d’employeur…
        Ce qui m’a déplu dans le commentaire de D. Gagnot et que je n’ai pas laissé passé dans l’ambiguïté du vôtre c’est de laisser croire qu’en aucune manière B. Maris serait une sorte de complice du MEDEF comme le suggère injustement D. Gagnot. C’est tout.

      7. @Jacques Seignan 25 novembre 2014 à 17:51

        Je ne dis pas que Bernard Maris soutien le MEDEF, hein. Mais depuis qu’il est dans les gros médias il n’a plus la liberté de ton qu’il avait avant, dans Charlie Hebdo des années 90. Il est rentré dans le rang, sinon on lui aurait sans doute trouvé un remplaçant…

      8. @ D. Gagnot vous avez dit :

        … à la limite ce serait moins méprisant de dire qu’il aide la MDEf que de dire que c’est un clown utile, non?

    2. l’espérance de vie à 60 ans. Celle-ci bouge peu, en tout cas beaucoup moins que celle à la naissance.

      Ouais, il est gentil tonton Bernard mais plus 3 ans pour les hommes depuis 20 ans et plus 2,3 pour les femmes (respectivement, de 19,7 à 22,7 années et de 25 à 27,3 depuis 1994, Insee), c’est plus que « peu » et pis surtout, ils grouillent littéralement les papys-boomers.
      Ps: au fait, en 2010, au moment des manifs, Paul nous disait que ce problème de défense des droits de retraite n’était qu’accessoire, voire hors de propos. Je le crois aussi. Le vent aurait-il tourné ?

  25. Info de ce matin:
    Une équipe franco-allemande semi-officielle fait des propositions pour relancer la croissance en France et Allemagne.
    ( mission franco-allemande Jean Pisani-Ferry/Henrik Enderlein.
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/24/pagaille-et-gesticulations-europeennes-par-francois-leclerc/ )
    Pour la France:
    1- réformes salaires: gel pendant 3 ans.
    On apprend que les salaires, les chaâarges et les retraites sont trop élevés.
    2- réformes code du travail.
    3- réformes 35 heures.
    4- reformes tout.
    .
    .
    n- réformes le reste.

    La France dérange les biens pensants qui pensent droit. Mais le journaliste s’est permis de penser: comment une baisse du pouvoir d’achat pourra relancer la consommation ?
    La grande arnaque continue.
    L’attaque, et pas seulement sur les retraites, est multi-factorielle.
    La rigide et vieillissante Allemagne nous entraînera dans sa chute.

    A noter wikipedia Jean Pisani-Ferry:
    « Entre 1985 et 2004, il travaille comme conseiller chez Goldman Sachs et Rothschild, au service desquelles il continue d’effectuer un travail intensif de lobbying. »
    Mais il a d’autres titres de gloire.

      1. J’ignorais que ce fut un hoax. J’aurais dû jeter un coup d’œil sur l’historique.

        M’enfin , du temps où j’étais abonné à Alternatives Économiques, ses contributions me semblaient déjà hors de la ligne que j’attribuais à tort à ce périodique. Ce pourquoi je n’y suis plus abonné.
        C’est dire que, bien qu’ il n’y était pas, selon ma perception il aurait pu en être. Présupposé injuste.

        Réflexions pour ce soir:
        On a toujours besoin d’un aigle dans sa vigne.

      2. Daniel, lis quand-même son entretien dans Esprit. Il est « dans le cadre » certes mais sa lucidité dans l’analyse des tensions politico-économiques infra-européennes est remarquable. Tu comprends mieux pourquoi il a des oreilles disposées à l’écouter.
        On y entend bien l’héritage d’Edgar.

  26. Bonjour,
    Mais où sont le bras armé et l’argent pour prendre le pouvoir et mettre en place cette économie de justice et de paix ? Quelqu’un peut-il nous dire comment faire ? Sinon…
    Il peut se publier des livres et se tenir des conférences, l’oligarchie n’en a que faire tant qu’aucune force ne pourra les imposer. Et quand cela se produit la broyeuse capitaliste a vite fait de déblayer le terrain. Les coupables sont connus, mais personne ne peut les condamner car c’est eux qui ont le pouvoir. Une fois encore je le redis, la République n’est qu’un miroir aux alouettes; nous vivons encore sous l’ancien régime avec un Président qui détient l’exécutif mais aussi le législatif par le truchement d’une assemblée majoritairement de son propre parti.
    Comme je ne suis pas tombé de la dernière pluie, je sais que certains vont demander « et toi, que proposes-tu ? ». De constituer un mouvement populaire hors partis et syndicats (ils sont sclérosés et je sais de quoi je parle!) autour de quelques personnalités qui trouveront grâce aux yeux de la majorité (on est pas dans la m—e !), mais pas irrévocables, faire voter une nouvelle constitution et se donner des représentants et un programme. Mais, autre difficulté, si le mouvement s’en tient alors au niveau national la cause sera vite entendue! Rien ne sera facile, mais il faut parler de cela aussi. Ce n’est peut-être pas le lieu ? Alors veuillez m’excuser.

    1. @abel carblanc 25 novembre 2014 à 09:42

      faire voter une nouvelle constitution et se donner des représentants et un programme. Mais, autre difficulté, si le mouvement s’en tient alors au niveau national la cause sera vite entendue! Rien ne sera facile, mais il faut parler de cela aussi.

      J’adhère tout de suite! J’ai le programme ici
      Avec annulation de la dette. On fait ça en France, et les autres pays suivront dans la foulée!

  27. En fait ce que vous appelez « l’Arnaque » n’est que la transition entre les phase 2 et 3 du Capitalisme,.

    Phase 1: 1789 – 1973.
    Caractéristique :
    Les propriétaires ont besoin de toute la main d’oeuvre disponible pour maximiser leurs profits. Les travailleurs sont donc en bonne position pour négocier leurs conditions.
    D’ou progrès social quasi permanent (et 2 guerres mondiales)

    Phase 2: 1973 – 2000.
    Caractéristique:
    Du fait des progrès technique et de la libéralisation des échanges, les propriétaires peuvent réduire la classe travailleuse, et du coup stopper, puis inverser le progrès social. D’où l’envolée du chômage de masse. On appelle cette phase la « crise ».

    Phase 3: 2000 – ?
    Caractéristique:
    Les propriétaires font ce qu’ils veulent. Leur objectif est de rompre tout lien avec les masses, ce qu’ils font le plus discrètement possible, grâce à l’enfumage médiatique.
    Les progrès sociaux s’inversent nettement, jusqu’à la suppression totale de l’état providence, ainsi que de l’emploi. Objectif qui devrait être atteint dans les prochaines années.

    On appelle ça l’Arnaque. Mais en fait l’Arnaque dure depuis 1789. Seulement jusqu’ici, nous, les occidentaux, en profitions et on trouvait ça plutôt sympa. Ce qui n’est pas le cas du reste du monde…

    Ces 3 phases sont illustrées là:

    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Gagnot-1.png

    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Gagnot-2.png

  28. Note à l’intention de la modération 😉 : les 2 posts précédents sont pas très clair. Après m’être flagellé, j’ai réécrit le tout ci-dessous, et du coup les 2 précédents sont inutiles.
    Désolé 🙁

    ———————————-

    En fait ce que vous appelez « l’Arnaque » n’est qu’une évolution de la phase 2 du Capitalisme,.

    Phase 1: 1789 – 1973.
    Caractéristique :
    Les propriétaires ont besoin de toute la main d’oeuvre disponible pour maximiser leurs profits. Les travailleurs sont donc en bonne position pour négocier leurs conditions.
    D’ou progrès social quasi permanent (et 2 guerres mondiales)

    Phase 2: 1973 – 2025.
    Caractéristique
    : Du fait des progrès technique et de la libéralisation des échanges, les propriétaires peuvent réduire la classe travailleuse, et du coup freiner puis inverser le progrès social.
    Les acquis sociaux de la phase 1 sont éliminés les uns après les autres, (dont le droit à la retraite qui est en cours de suppression). Le chômage ne cesse de progresser.
    On appelle cette phase la « crise », ou « l’Arnaque ». Mais en fait l’Arnaque dure depuis 1789. Seulement jusqu’ici, nous, les occidentaux, en profitions et on trouvait ça plutôt sympa. Ce qui n’est pas le cas du reste du monde….

    Phase 3: 2025 – fin des temps
    Caractéristique:
    Les propriétaires font ce qu’ils veulent. Ils ont rompus tout lien avec les masses, durant la phase 2, discrètement grâce à l’enfumage médiatique.
    Il n’y a plus d’emplois ni d’état providence.

    Ces 3 phases sont illustrées là:

    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Gagnot-1.png

    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Gagnot-2.png

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