Envoyez par mail 'rts La 1ère, Tribu, « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », le 4 mai 2017' à un ami

Envoyez une copie de 'rts La 1ère, Tribu, « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », le 4 mai 2017' à un ami

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
64Shares

31 réflexions sur « rts La 1ère, Tribu, « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », le 4 mai 2017 »

  1. C’est une excellente interview qui montre bien la complexité de notre fragile et destructrice existence. Si l’astronome royal est entendu alors vive la reine, mais il semble que de tels avertissements restent encore sans réponses. Le danger n’est pas nié, Macron lui-même s’est engagé sur la transition écologique; cette transition est le problème pourtant il la présente comme chance, il reconnaît bien à propos qu’il faut 3 planètes pour un Français dans ce cadre. Ce chantier écologique ne peut se concilier avec le système économique qu’il porte.
    Si le désordre vient en partie du fait que l’homme n’a pu accepter la mort comme destin inéluctable, pourquoi dire qu’il ne faut pas faire le deuil de l’espèce humaine, en fin de compte? Comme cet astronome nous pouvons constater que l’environnement devient inapproprié à du long terme, détruit irrémédiablement en partie, donc nous pouvons pressentir une extinction, de même pour les animaux qui disparaissent aussi malgré leurs longues évolutions (remarquablement moindre que pour l’homme). Faire le deuil de l’éternité. Ou pas car on ne revient pas en arrière jusqu’à présent, il y a une part d’éternité dans chaque instant.
    Pourtant l’homme se projette dans son avenir, il a créé un système d’assurance retraite plutôt bien développé (en apparence), faudrait-il se projeter 20 ans plus tard dans tous nos actes?
    Sombre tableau, et un peu d’optimisme de la part de Paul Jorion. 2-3 générations, 75 c’est a peu près l’espérance de vie d’un homme, cela peut bien vite basculer, un effondrement du capitalisme paraît imminent et hautement souhaitable, événement qui se produira dans l’impreparation indéniablement si rien n’est fait en Europe et dans le monde, pour inventer de nouvelles choses.
    Excellente présentation d’une part de notre existence qui nécessite un certain savoir, merci de partager tout cela, c’est important de connaître cette menace. Si véritablement l’homme disparaît ou quitte la Terre à bord d’un vaisseau spatial pour des milliards d’années d’errance intergalactique afin d’aborder une nouvelle terre, un nouvel eldorado hypothétique â l’autre bout de l’univers, quelle société existera dans 20, 40 ans, imagine t-on autre chose de plus fou que ce que nous avons? N’y a t-il pas un sens à tout cela? Doit-il y en avoir absolument un?

    1. Il y a un livre qui dit la même chose que Paul Jorion, L’effondrement de la civilisation occidentale de deux auteurs cités déjà sur ce blog, ils voient la Chine plus forte, des montées des eaux des migrations…des catastrophes qui se produiront si rien n’est fait, ainsi que le livre de Servigne et Stevens et la collapsologie, que PJ trouvait un peu trop optimiste bien que là il l’est aussi, quittant un peu ce rôle de Philippulus pour prôner l’engagement et invite à l’action. Il faut sortir du cadre pour que dans 15ans nous puissions appliquer la recette qui guérit du soliton, et tout faire pour que peut-être la vie, la civilisation, ne s’éteigne pas sans une renversante politique de changement de cadre.

    2. « …Ce chantier écologique ne peut se concilier avec le système économique qu’il porte…. »
      Ce qui tue la planète, ce n’est pas le « système économique », mais NOTRE CONSOMMATION, fonction croissante de notre population et de notre pouvoir d’achat.
      Il s’agit d’une des évidences que la majorité (de ce blog et autre) ne semble pas câblée pour comprendre.
      Tant qu’on se contente d’attaquer « le capitalisme », on n’avancera pas d’un iota.

      1. Je ne vois pas où est la contradiction , sauf à voir rouge dès qu’on critique le système économique en place .

        Cet aspect est d’ailleurs évoqué dans le billet ,au travers de la  » capacité de charge » des biologistes .

      2. Le capitalisme est-il vraiment la cause de nos malheurs ?

        Le capitalisme n’est-il pas plutôt le moyen le plus efficace que nous ayons trouvé pour satisfaire des désirs qui lui préexistaient ?

        Même si le capitalisme en a fortement modifié la nature et grandement assuré la promotion, l’oportunisme prédateur qui nous caractérise pourrait bien l’avoir largement précédé et remonter au minimum à l’époque où l’agriculture et l’élevage sont apparus.

        Vu le nombre de révolutions qui ont abouti aux mêmes types de désastres que ceux qu’elles prétendaient éviter, il me semble tout à fait raisonnable de se poser ces questions et de chercher à ne pas retomber dans les mêmes erreurs avec des méthodes différentes.

      3. Alors la transition écologique serait une chance? Extinction massive des espèces, pollution, déforestation, énergies fossiles, l’ère anthropocène est le fait de l’homo-economicus, du système économique, du capitalisme. Il semble ressortir de vos propos des préoccupations malthusiennes, que je partage aussi, mais je suis câblé anticapitaliste d’autant plus que 8 personnes capturent les richesses (c’est le jeu) autant que 3 500 000 000 autres individus. C’est pour cela que nous devons toujours travaillé pour consommer, les pauvres n’épargnent pas leur smic ou leur rsa, tout part dans la consommation, vous pouvez même les faire consommer plus sans porter davantage atteinte à l’environnement en augmentant les minimas; en clair c’est le système de production qui semble désuet et inapproprié à la vie sur Terre.

  2. @ Paul Jorion.

    « …qui n’est pas, à mon sens, sans rapport avec ce qu’on appelle le socialisme, mais pas le socialisme, je dirais un peu dégénéré, qu’on a vu récemment, mais celui qu’on a appelé la Révolution sociale au début du 19è siècle, un très grand enthousiasme pour des choses que l’on pourrait faire… »

    Non Paul, vous ne pouvez pas continuer à raconter ce type de sottises aux jeunes générations.

    A l’époque du premier empire français (incluant la Belgique), du début de la révolution industrielle en Angleterre, le socialisme est balbutiant et utopique.

    Il y a une révolution sociale en Europe, mais c’est celle d’une bourgeoisie jeune et entreprenante, faisant preuve d’un très grand enthousiasme pour des choses que l’on pourrait faire, même la guerre contre la classe nobiliaire, ce vieux monde qui n’accepte pas le code civil.

    Le prolétariat est à peine constitué, et Marx qui est né en 1818 est un enfant.

    Vous jouez la confusion lorsque vous faites un parallèle entre la révolution sociale et bourgeoise du début du XIX siècle, et le Socialisme utopique puis scientifique, qui est historiquement la doctrine émancipatrice du prolétariat.

    Le Socialisme de la seconde moitié du XIX siècle et du XX siècle, que vous trouvez un peu dégénéré, c’est cette période qu’il faut étudier et rechercher où ça a coincé, sans concession et les yeux grands ouverts, dans le but de penser le socialisme du XXI siècle.

    Lorsque, pour conjurer les menaces qui pèse sur l’humanité, vous recommandez comme seule solution:

    « …Il faut effectivement prendre le taureau par les cornes, en particulier, ce soliton. Il faut faire s’asseoir autour d’une table tous les gens qui peuvent réfléchir, tous ceux qui peuvent prendre des décisions … »

    Je vous répondrez qu’il ne faut surtout pas mettre autours d’une table les représentants de la bourgeoisie, seuls et uniques responsables de la catastrophe du moment.

    Cela s’appelle l’ONU, et Lénine caractérisait déjà la Société des Nations comme une caverne de brigands !

    Einstein a dit qu’on ne confit pas à ceux qui ont crée les nœuds d’essayer de les dénouer, ou un truc comme ça. Une solution hors cadre, c’est une solution contre la bourgeoisie, ou c’est du bavardage. Vous voulez contribuer à l’avènement d’un nouveau parti socialiste en Belgique, vous ne pourrez y arriver qu’en vous plaçant sur le terrain du marxisme.

    Il faut faire s’asseoir autour d’une table tous les gens, représentants – des classes ou des minorités exploités et opprimées- qui peuvent réfléchir, tous les représentants du -prolétariat (de la jeunesse)- aux quatre coins du monde, qui peuvent prendre des décisions, cela s’appelle une internationale ouvrière.

    La première internationale datant du milieu du XIX siècle a apporté la doctrine de l’émancipation de l’humanité.

    La seconde a fondé les organisations ouvrières de masse.

    La troisième a fait le bilan des limites du réformisme social-démocrate.

    La quatrième a fait le bilan du socialisme dans un seul pays, et de la construction du bonheur des masses sans leur concourt, de manière bureaucratique et totalitaire.

    La cinquième ne peut pas, ne pas étudier et dépasser les errements de ses devancières, sous peine de rater son but et de ne pas pouvoir concourir, comme elle doit le faire, à l’extermination de l’espèce !

    Cette perspective semble hors d’atteinte, et pourtant le tsunami financier qui arrive, et qui porte avec lui des malheurs inimaginables pour l’humanité (bourgeoisie y compris), rend cette besogne d’une actualité brûlante.

    L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux même !

    1. Apparemment l’internationale des travailleurs est plus coriace que les travailleurs eux – mêmes .

    2. La « Révolution sociale » – telle qu’ils l’appelaient eux-mêmes, et le « socialisme utopique » – comme l’appelaient Marx et Engels en se moquant, ce sont deux noms pour le même mouvement.

      Voyez ici et .

      1. @ Paul Jorion.

        Si c’est Proudhon qui le dit :

        « …Proudhon utilisera différents termes pour parler de l’immense désillusion de 1848 : « Un enfant né avant terme », dira-t-il. Une révolution qu’il fallait accomplir mais dont, dira-t-il aussi, personne n’avait « ni la clé, ni la science »… »
        (De nouveaux référentiels économiques pour les politiques de demain: Les leçons de l’histoire)

        Je persiste Paul, il faut faire très attention avec les parallèles de l’histoire.
        Comparer la jeunesse pleine de vie de l’ère bourgeoise, avec ses doctrines sociales charriées, d’avec le capitalisme à son stade impérialiste, profondément sénile et proche de la fin, ayant comme seule critique constructive le socialisme scientifique: le marxisme du début du XXe siècle, ce n’est pas clarifier mais opacifier le nécessaire travail idéologique à effectuer.

        Maintenant si vous voulez partir d’une référence historique du début XIXe siècle, alors c’est Babeuf :

        « enfans de l’ignorance qui ont fait en tous tems le malheur des races humaines. »

        Avec l’orthographe personnelle de Babeuf

        (in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991)

  3. Question: pourquoi notre formidable génie créatif ne nous servirait-il pas aussi à pouvoir nous adapter à un nouvel écosystème?
    Je m’explique quand on parle d’extinction de l’espèce humaine on fait toujours référence à des formes de vie ,comme les dinosaures, qui ont disparu de la surface de la terre du fait de leur incapacité à s’adapter à un nouvel environnement. Mais ne sommes nous pas pas différent de ce point de vue? En effet, l’homme subit peu son environnement au contraire il s’en sert comme un outil pour sa propre survie. La logique serait plutôt d’imaginer un monde où notre écosystème s’est totalement modifié mais où malgré tout l’homme par son génie créatif a trouvé des solutions pour s’y adapter. Il n’est pas insensé d’imaginer que nos descendants sauront s’enterrer dans des réseaux souterrains ou bien construire des villes sous les océans pour y survivre des centaines d’années. N’oublions pas nos formidables atout en chimie, physique, biochimie,etc…Bien entendu je suis d’accord que ceci s’accompagnera certainement d’une réduction drastique de la population mondiale et aussi de l’apparition de nouvelles philosophies de vie. Certainement, le capitalisme sera rangé sur les étagères de l’histoire avec les autre innombrables systèmes de sociétés…
    A ce propos, plutôt que de parler de l’extinction de l’espèce humaine ne devrions nous pas parler de l’extinction du capitalisme en tant que modèle de vie sociale?
    Au fond, c’est peut être une bonne nouvelle ce qui nous arrive ….;-)

    1. C’est comme ça qu’a commencé à réfléchir le trans-humanisme depuis une dizaine d’années …

  4. Ce ne sont pas les « climatologues » qui mettent en garde les citoyens, ce sont les journalistes conscientisés. Personne ici sur ce blog ne relate l’avis des climatologues géographes (qui ne manient pas le catastrophisme, eux, puisqu’ils sont sur le temps très long). Ce que relate Paul c’est ça : http://dilbert.com/strip/2017-05-14

    Pour ceux que ça intéresse vraiment et qui voudraient comprendre comment ce débat « pourri » s’est cadré au fil des années, lisez le testament de climatologie de Pierre Payet qui a au moins le mérite de replacer les modèles numériques dans leur contexte : http://climatologie.u-bourgogne.fr/personnel/page-perso/256-pierrepagneytestament , ce sujet est tellement politisé qu’il n’y a plus rien de scientifique dans les annonces catastrophistes quasi quotidienne des journaux de « référence ». On gouverne mieux et on vends plus de papiers avec la peur, mais on a jamais fait de prévision juste qui puisse nous servir avec ce genre de « dogme ».

    Pour la planète, faites votre effort au niveau de votre assiette, faites comme moi, devenez végétarien strict et ne gobez plus de bobards digne des scénarios d’Armageddon, le coupable est forcément un viandard (et toc).

  5. Tout le monde semble souhaiter que tout le monde se mette autour de la table .

    Mais où est la table ?

    On vérifiera prudemment , quand tout le monde sera autour , ceux qui sont « hands on  » , « hands up » et « hands in » , si on met tout « dessus » , sans « dessous de ».

    Recompter aussi pour éviter d’y être treize .

    Si elle n’est que « de la loi » , ça sera un coup pour rien .

    Mais je ne crois pas aux tables rases .

    Je crois aux tables de mes parents et grands parents , où chacun apportait sa chanson ( toujours la même!) .

      1. Puisque nous avons connu des tables sœurs , vous me pardonnerez de faire ce lien vers un chant que mon paternel , qui avait une très belle voix , chantait presque aussi bien . C’est pour moi un double hommage , car ,c’est avec ça qu’il avait fait craquer ma mère . Oui , on pouvait être mineur , dans une famille de quatre mineurs , et chanter ça dans une famille ouvrière à Saint Etienne en ce temps là :

        https://www.youtube.com/watch?v=7o_Y3FALzyU

  6. 1/ Paul, une fois de plus, nous explique que Macron, cela ne peut pas… marcher. Que Macron nous fera perdre du temps.
    Tout simplement parce qu’il ne propose pas de sortir du capitalisme. Et qu’il ne le proposera pas.
    Mais Hamon non plus n’envisageait pas d’en sortir.
    Peut-être parce que tous sont effrayés à cette seule idée ; et parce que nul n’imagine de trajectoire nouvelle à proposer à ses électeurs.
    Alors ?
    – Attendre 90 ans – sans doute moins – et ne pas se donner la moindre chance ? ( Deux signes de plus ces deux derniers jours : des ouvriers menacent de faire exploser leur usine. Cela arrivera forcément. Des pirates attaquent tous azimuts nos ordinateurs. Le soliton gonfle. )
    – Ou accepter qu’il y a bien une  » solution » mais qu’elle relève encore de l’indicible. Parce qu’elle met en cause toutes nos constructions mentales et le dogme du progrès ( des croissances économique et démographique ).
    2/ Une réflexion : Face au soliton qui enfle et avance inexorablement la  » menace Le Pen  » valait-elle l’appel au vote Macron ? Pour les deux tours ? Ou bien cela a-t-il une fois encore contribué au brouillage dans lequel se complaît le capitalisme ?

    1. Pour les deux tours ?

      Il n’y a que des solutions dicibles . C’est même comme ça qu’on fabrique les solutions .

      Et c’est sans doute pour ça qu’il n’y a pas de candidat responsable pour porter des solutions qui ne sont pas encore assez discutées par suffisamment de « monde » autour de tables connues ou à inventer .

  7. Il faudrait bien entendu une présidentielle à 4 tours :

    1er tour : se débarrasser des représentants des « partis de gouvernement », tous corrompus et déconsidérés parce qu’ils ne pensent qu’à une seule chose : leur ré-élection

    2d tour : se débarrasser de la candidate représentant les fous furieux, les paranoïaques, les xénophobes, les admirateurs de l’obtus Poutine…, seule capable de l’avoir emporté contre les « Tous pourris ! »

    3e tour : se débarrasser du candidat ultralibéral, seul capable d’avoir rassemblé un Front antifasciste au 2d tour

    4e tour : se débarrasser du candidat de la gauche « autoritaire », seul capable de l’emporter au 3e tour contre le candidat ultralibéral

    Ou alors… changer les choses ailleurs que dans les urnes…

    1. Ça fait au moins quatre choses à connaître en cette occurrence :

      – les choses
      – l’ailleurs
      – pourquoi on change.
      – qui est on .

      Et on pourra alors recycler les urnes dans leurs fonctions d’origine entre réservoir d’eau ou réceptacle de cendres .

      Si  » tout le monde » est d’accord .

    2. Il n’y a ni scrutin idéal, ni d’homme idéal.
      La diversité humaine, c’est notre plus grande richesse.
      Nos dirigeants slaloment sur cette diversité, tant qu’ils ne sortent pas de la piste, ça va.

  8. Le débat était prévu par la gauche « autoritaire » dans le cadre d’une assemblée constituante… je vous remercie de relayer un lien fort intéressant et souvent posté dans les commentaires sur la chaine youtube de JLM, (du moins c’est par là que je l’avais déjà visionnée et plutôt appréciée, un joli travail pédagogique). C’est de bonne guerre après toutes les bonnes idées qu’ils vous ont piqué 😉

    1. Plus sérieusement et au premier degré ce coup là, changer les choses ailleurs que dans les urnes, vous me faites un peu flipper et j’ai voté JLM au premier tour! Vous voulez dire dans la tête des gens?…

    1. Vous faîtes le service après vente de Paul Jorion ( qui a lui même mis cette astucieuse présentation, il y a moins de deux jours )?

      Sur le fond , la dernière méthode avancée , si elle représente un gage de pertinence accrue quant à la méthodologie , me semble conservée des handicaps pour exprimer une démocratie idéale :

      – de façon un peu triviale , on peut déjà noter qu’elle ne facilité pas le travail des scrutateurs et assesseurs . Multiplication des risques d’erreurs de lecture et de compilation des bulletins .

      – Elle suppose que les électeurs aient tous ou presque , bien lu d’une part , bien compris d’une autre , les propositions des candidats . Rien de neuf a priori , mais la plus grande qualité d’appréciation de l’électeur qui est requise par la méthode , rend l’exigence plus nécessaire .

      – Elle laisse l’initiative de la responsabilité de la proposition au candidat . De ce point de vue la proposition de FI était novatrice et riche d’enseignements potentiels dans la mesure où elle a , en principe , laissé l’initiative de la rédaction du projet à un collectif . Au pif , j’y ai noté des erreurs qui expliquent peut être en partie que le raz de marée espéré n’ait pas eu lieu :

      – une proposition d’un collectif par construction limité ,ne peut s’afficher comme ambitionnant de « dégager » tous les autres .Ce qui est un signe de faiblesse sous couvert d’autoritarisme .

      – elle ne peut intégrer des propositions si radicales qu’elles interrogent brutalement les sécurités de la nation , surtout en apportant déjà des réponses tranchées ( par quelques uns , même si c’est 12 % du corps électoral).

      – elle ne peut être portée par une personnalisation , même « réduite » à un porte parole ou à des représentants du porte parole forts en gueules qui indisposent plus qu’ils ne convainquent .

      La démocratie et la qualité de ses media ( pas au sens journalistique ) ont donc encore des progrès à faire dans la responsabilité , avant que de se faire valoir dans les urnes ou « ailleurs » .

      1. On peut d’ailleurs remarquer que les trois ‘griefs  » que j’avance , peuvent s’appliquer aussi au FN , en relevant que l’élaboration de sa proposition n’avait pas l’onction de la convivialité démocratique interne que FI peut revendiquer .

    2. C’est la méthode qui a été utilisée pour l’élection de Charlotte Marchandise qui n’a pas du envoyer son CV à En Marche.
      C’est mieux que le vote d’un conseil syndical.
      Pour ma part, j’ai participé à toutes les étapes ayant abouti à l’élection de C. Marchandise. Il a fallu que je lise, apprécie les différentes programmes, ce que j’ai fait à la louche… Mais j’y ai passé du temps.

      Ah si les électeurs passaient un minimum de temps à lire les programmes, ….

      On pourrait faire la même chose pour les législatives.

      Bonne soirée.

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*