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30 réflexions sur « 2 août : Jour du Dépassement Mondial 2017, par Jean-Paul Vignal »

  1. Encore un article qui omet le plus important: la démographie.
    La destruction planétaire, qu’on appelle ici empreinte écologique (EE) se mesure par l’équation simple :
    EE = N*C.
    où:
    N= notre nombre (> 7.000.000.000);
    C= notre consommation individuelle moyenne.

    Le tabou populationniste me semble le plus puissant dans notre civilisation, il date du « croissez et multipliez » des religions.
    Seule, la Chine a pris le problème au sérieux, sous les critiques de nos bien-pensants.
    Bien sûr, il faut aussi diminuer C: ça s’appelle l’austérité.

    1. Aucun rapport. Ceux qui polluent le plus sont aussi ceux à la démographie la plus stable, voire même déficitaire sans l’apport salvateur d’immigrés.

      1. @ Michel Lambotte dit : 2 août 2017 à 18 h 21 min

        « C’est quand même pas Chinois à comprendre, tant que le système carburera à la rente, intérêts ou autre dividendes nous n’aurons pas un soupçon de solution entre les mains. »

        Comme beaucoup d’autres, il me semble que vous faites une bien inutile fixation sur « la rente, les intérêts et autres dividendes » tous attributs bien mis en avant pour pointer et condamner le capitalisme que vous ne portez pas dans votre cœur.
        Or, si l’on veut bien faire preuve d’un peu d’objectivité, nous sommes nous-mêmes, vous comme moi, et beaucoup d’autres, non capitalistes au sens où vous l’entendez, nous sommes des personnes qui vivons des « rentes » que nous procurent nos divers droits de propriétés (titres de retraites, droits de propriété sur nos logements et autres comptes d’épargne souvent bien modestes) qui sont des « retours » sur les investissements que nous avons faits antérieurement.

        Contrairement à ce que les anticapitalistes veulent faire croire, le processus d’investissement généré par le capitalisme a permis aux hommes d’évoluer considérablement et de se libérer ainsi de leur condition animale, sans pour autant s’affranchir des limites de notre planète auxquelles nous sommes maintenant confrontés, tels des animaux vivants trop nombreux sur un espace devenu trop petit, vu notre grand nombre.

      2. Cher jducac,
        Veuillez bien m’excuser, j’ai oublié un mot.
        « la rente, intérêts ou autres dividendes »
        je voulais dire: « la rente, intérêts ou autres dividendes financiers »
        On peut envisager ces trois termes sous un autre vocable que j’appellerai sobriétaire comme je l’ai déjà expliqué maintes fois.
        Or, l’AC va dans ce sens, mais comme à première vue vous n’avez pas lu le lien, c’est peine perdue de vous l’expliquer.

        Ce n’est pas croyable comment les gens peuvent être autant guidé par leur idées reçues, leurs aprioris ou pire leurs dogmes.

  2. Dire aux peuples qu’une solution pourrait résider dans la technologie et une croissance verdie par à une finance réorientée est une grave erreur de plus.
    Le but à atteindre est de ramener le plus rapidement possible notre consommation collective de 1,7 planète à 1 planète. Sans doute moins.
    Sans être certains que les effets seront visibles avant un probable effondrement dont il est quotidiennement facile de repérer les différentes manifestations.
    De la sobriété pure et dure, zéro croissance, zéro profits. Zéro armées, zéro constructions nouvelles, zéro déforestation et j’en passe. Il ne s’agit pas de vivre à la lueur des bougies mais comme avant 1970. C’est tout ce que je souhaite à nos enfants et petits enfants dont je rêve qu’ils découvrent la légèreté.

  3. Mais quelle est donc cet animal capable de considérer le cadre économique qu’il a lui même bâti, comme indépassable, jusqu’à y perdre la vie, alors même que son cadre naturel historique, infiniment concret et palpable, le laisse indifférent ??

    1. Si les Russes lisent les articles comme vous et en tirent les mêmes conclusions ,ils vont rapidement finir de disparaître .

    2. A vous lire, cela voudrait dire que le mode de vie en France est meilleur qu’à Cuba?
      Je ne sais pas si c’est généralisable.

  4. L’association californienne à but non lucratif qui produit cette étude nous informe que toute l’humanité ne pourra pas consommer comme un américain moyen. Cette information sensée est désormais un marronnier. Comme quoi le capitalisme arrive à tout recycler.
    Faites un don : https://footprint.secure.force.com/donate

    1. Moi les associations à but non lucratif comme le WWF qui emploie plus de 6 000 salariés ça me fait doucement marrer. Comme si le lucre se limitait par essence à l’objet social, à la cause juridique d’un groupement humain ou à la rémunération du capital et devait exonérer par principe la rémunération du travail de ses salariés, considéré de fait et de droit comme un coût.

  5. Un peu de grain à moudre:
    http://adrastia.org/introduction-collapsologie-chambaz/
    Qui va me semble-t-il davantage dans le sens de Régis Pasquet que dans celui étonnamment optimiste (et néanmoins parfaitement respectable) de Jean-Paul Vignal.
    Mon « impression purement intuitive » (c’est pas scientifique!): il n’y a RIEN à attendre d’un système dont le fondement, ou l’un des fondements, est: il n’y a pas de limites (entendez d’abord: au profit). Ce n’est pas un calculateur d’empreinte mû par un PDG qui va changer la donne.

  6. Il aura donc fallu 47 ans pour que les alarmes du club de Rome traduites en graphique médiatique pointent la catastrophe , qui commence à n’être prise au sérieux que lorsqu’elle se manifeste de façon » sensible » , et que l’on tente encore de confirmer nos sens en regardant le rétroviseur .

    C’est le même schéma que les dégâts sur le littoral et la montagne : il aura fallu le début du pire pour sortir deux lois ….que la plupart des élus veulent torpiller ou dénaturer aujourd’hui .

      1. C’est presque cela, tout le savoir que nous avons accumulé ne prendra réellement son sens que lorsque cette question sera réglée.

      2. Certes, et chacun peut agir à son niveau sans tout attendre de l’Etat. Chacun peut héberger un migrant au lieu de venir donner des leçons.

  7. soyons réalistes : ceux qui polluent s’en contrefichent « après moi le déluge, l’important est ma vie maintenant que j’encaisse un max de fric »

    encore heureux que le temps du « fermer votre robinet en vous lavant les dents » soit terminer.

    Mettons un Citoyen de classe moyenne Européen conscient : il consomme bio parce qu’il a la motivation et le fric pour le faire. Qui connait le % de non pollution que ça représente ? ce serait intéressant.

    Au passage de nos achats certaines caissières réagissent, ainsi l’une passant « mon » poulet nourri au grain + de 80 jours etc, trouve le prix cher, je lui accorde, mais essaye en 3 sec. de lui dire que ça nourrit plus et que des parts plus petites suffisent… elle m’a regardé d’un drôle d’air, sceptique, et ma foi je la comprends, et pourtant c’est vrai.

    idem pour les fruits et légumes : mais les Européens pauvres ont-ils les moyens de cet investissement quotidien ?
    tout le monde n’a pas non plus, comme moi, 3 m2 de jardin ni le temps (sans blague ça prend un temps fou car on apprend en même temps par essai/résultat/réessai) pour élever salades et tomates !

    Dans quelques décennies nous on sera tous morts, les suivants auront à gérer et surtout vivre sur une planète pourrie. C’est à ça que les nouvelles générations devraient être éduquées : comment survivre sinon en s’entretuant ? car les réfugiés climatiques vont débarqués par millions, alors préparons-nous les guerres, les fascismes, les dictatures, les maladies conséquences de la pollution proliférer…

    1. Bullishit, à poids égal un poulet de 80 jours bio à une empreinte double qu’un poulet de six semaines pour un gain en éléments nutritifs proches de zéro, that’s a fact.
      (plus de céréales/kg de viande bio et plus de surface agricole par kg de céréale bio…)

      1. J’ai pas vérifié , mais si c’est vrai , on comprend mieux pourquoi les gallinacées sont aussi prudents quand ils marchent sur leurs deux pattes : ils évaluent leur empreinte écologique .

        Si j’en reste aux maths le double pour 80/42 , ça me semble à peu près normal .

        PS : j’irai pas manger mon poulet Henri IV chez Vigneron .

      2. @vigneron
        Il y a quelques années chez un copain on me sert un poulet. Le poulet était absolument ignoble : on mangeait du poisson en forme de poulet, et de texture molle un poulet PAC ! Polie je mange ma part et j’essaye d’échapper au « encore », le mari complimente sa femme « c’est excellent ! »
        Vous avez le droit d’aimer, tous les goûts sont dans la nature !
        et dire que c’est ce qu’on vend aux Africains !

        cher Vigneron je n’ai jamais écrit (ni pensé) qu’un poulet de +80 jrs avait moins d’impact écolo, j’ai écrit qu’il était plus nourrissant sous entendant de plus qu’il était meilleur pour la santé.

        ce qu’il faudrait faire c’est le calcul du rapport apportS alimentaireS (vitamines, oligos, protéïnes)/dépenses énergétiques de l’élevage de chacun des poulets, et tant qu’on y est : les éléments toxiques auxquels on échappe qui composent la « nourriture » des PAC.

        @Juannessy
        « j’irai pas manger mon poulet Henri IV chez Vigneron » , moi non plus mais si peu de probabilités qu’il nous invite un jour !

      3. @Annie Stasse :

        Rien que pour m’embêter , il est capable de le faire alors que , ne pouvant plus me déplacer , je serais bien en mal d’aller vérifier ses talents culinaires .

  8. Bonjour toutes et tous.
    Sans être un scientifique de haut vol, la réalité de notre mode vie complètement décousue, dénuée de toute responsabilité individuelle et collective cette réalité saut aux yeux. Depuis un siècles on a admis que le seul moyen économique vivable était dans le moteur de la consommation , raisonnable au début, puis complètement irrationnelle actuellement. La planète en souffre notre santé, notre morale, car pour consommer faut de l’argent , le gout de la chose n’est pas le même avec le crédit et sans le crédit. Beaucoup de grands prêtres de l’économie prétende à la vérité, de mon temps le bon sens ‘ paysan ‘ était ce que l’on faisait de mieux en économie . On dédiait l’économie des familles aux femmes qui à l’époque était les meilleurs économes que nos financiers pervers..
    Pourquoi donc cette course effrénée aux richesse inutiles ?. Notre richesse serait elle pas de préserver nos propres capitaux environnementaux ? , pour éviter les maladies, les catastrophes naturelles, nos esprits plus libre à appréhender l’avenir au lieux de se focaliser sur nos dettes de consommateurs avide de consommer, de remplire les frigos, les comptes en banques, les inutiles choses diverses….ressaisissons nous et prenons notre planete et notre vie à bras le corps sans passer par des gouvernements qui ‘ ingouvernent ‘, osons la simplicité

    Merci de m’avoir lu

    André Témoin

  9. Franchement, qu’on soit fasciné par un calculateur qui transforme vos émissions de GES en surface terrestre (par équivalence de ces émissions avec la surface de forêt supplémentaire nécessaire à la fixation de CO2), je veux bien. Mais qu’on prenne au pied de la lettre cette sorte de métaphore algébrique (GES—>Has forêt), voire financière (« dette, crédit »), quand on passe son temps par ailleurs à dénoncer la vision comptable et économiciste de nos civilisations ne laisse pas de me fasciner aussi…
    PS : chacun aura remarqué je suppose que les 70% de dette supplémentaire accumulée chaque année correspond à l’empreinte humaine hors empreinte GES puisque celle-ci représente à elle seule plus de 100% de notre « credit » annuel autorisé…

    1. Mais bon, on va pas scier tous les augustes marronniers aoûtiens. Pensons à nos scribouillards attelés à leur implacable joug en plein été, en plein cagnard. Alors laissons leur les maquis incendiés et leur « Jour du Dépassement Mondial », d’autant que ces arbres pourraient bien finir par fleurir au printemps, avec les marronniers quoi, ou pas…

  10. “Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.” -Voltaire

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