178 réflexions sur « La grande leçon de Nicolas Hulot »

  1. Un lobby? OK mais qui se traduise concrètement par des SERVICES CITOYENS et notament, UNE BANQUE + UNE PLATEFORME COMMERCIALE de subsitution… etc et d’autres services necessaires collectifs, comme une partie de judo => utiliser les regles du liberalisme et du capitalisme pour developper un pole concurrentiel « citoyen » de SUBSITUTION.
    Cela s’est déjà fait bien entendu sous la forme de sociétés mutuelles (comme la FNAC au début rappeleons le!) et notamment les assurances. La différence de nos jours viendrait du contexte politique et de la possibilité de mettre en place un mode de gouvernance distribué probablement plus efficce à préserver l’esprit et a evitet toute absorbtion.
    DU point de vue conceptuel, il s’agirait de distinguer 2 choses : l’etat avec son administration, ses politiques, sortent de dinosaures sclérosés, et la nation, avec ses citoyens , et son âme révolutionnaire, capable, dans le système actuel de proposer d’autres services et de vendre des bénéfices communs. Cela se fait deja par exemple la marque de chocolats bretons « … de Sail » qui transporte par voie maritime le chocolat.. l evend plus cher, mais propose aux clients d’acheter un bénéfice commun « ecolo ». Idem pour marques « ethiques ».
    En d’autre terme je verrais plutot comme element de solution l’idée d’étendre le champs de l’économie en incluant progressivement les externalités sociales et ecologiques, plutot que de tenter un tabula-raza sans modele de substitution derriere.
    On pourrait ainsi devenir.. « riche de bien commun » offert à la commmunaute comme le font déja tous les bénévoles. Cela pourrait etre l’objet d’une nouvelle monnaie complémentaire, de nouveaux usages sociales et donc d’un nouvel enseignement (je suis un bon eleve parce que j’ai des bonnes notes perso mais aussi parce que j’ai des bonnes notes « communes »). Avec quelques petits changement au systèmes comptables, ni vu ni connu.. hop!!

    1. Créer d’autres banques + « quelques petits changements aux systèmes comptables »

      Non : « quelques changements radicaux aux systèmes comptables » et ensuite, toutes les banques seront de bonnes banques

  2. Si les plus belles leçons sont données sur un coup de tête Et les démolitions les plus exemplaire savamment organisées, alors le pire de la crise est passée.

    CQFPD

  3. Je pense que nous avons, pour la plupart, beaucoup écouté, compris du mieux que nous pouvions, médité tant et plus, accordons nous maintenant pour AGIR si nous y croyons encore.
    Pour agir largement , nous nous devons de trouver notre plus petit COMMUN dénominateur. Qui peut être ceci :
    – L’ENJEU: aujourd’hui il faut comprendre l’alternative, nouvelle civilisation ou barbarie ?
    – L’OBJECTIF: pour une civilisation du bien-vivre: autonome, responsable, solidaire et amical
    Si, de rencontres et de partages nous arrivons à fédérer à l’appui d’arguments solides et autour d’un commun dénominateur minimal, des humains déterminés ,alors peut-être ….? car l’enjeu et l’objectif à atteindre est immense et nous nous devons d’être TRES nombreux-ses pour AGIR.

    1. En lien avec le dénominateur commun il faut développer un argumentaire dont la base relève du fondamental qui soit logique et incontournable accepté par 90% des citoyens, dans le 10% restant il y a le .01% qui n’adhèreront pas qui profite au plus haut point du système actuel et le 9.99% restant qui sont d’opportunistes (politiciens et banquiers/financiers) valets du système.
      Cet argument fondamental relève bien sûr de la Nature, de ses lois et règles, que nous devons restaurer et par la suite préserver, encore faut-il le faire réellement comprendre par le 90% ce qui serait la première tâche d’un lobbyiste et parallèlement proposer une gouvernance en conséquence de cette logique ce que propose clairement Valérie Bugault et Jean Rémy dans leur livre mentionné plus haut.

      1. Cette Nature, au sens où Spinoza l’entend; c’est à dire formant le tout qui est le Un, l’Unique : notre planète en somme, nous dicte une seule chose essentielle. Le vivant est entrelacé et nous sommes interdépendants.

        Tentons de détruire cette image toxique d’un monde d’hommes qui font profit de tout en étant oublieux de cette réciprocité qui fut le fondement de notre Humanité. Quel chantier!

    2. @ patrick ,

      un gros chantier, c’est sûr, mais ça se tente. Il faut aller voir la maquette de « Port Winston » à Arromanche (port flottant qui a servi au débarquement en Normandie, une première technologique à l’époque) , pour se convaincre que tout reste possible. Les anglais soutenaient Churchill, ils étaient convaincus que la survie de la nation anglaise était en jeu, mais le danger était frontal.

      C’est bien moins dur de supprimer la publicité sur les ondes : il suffirait de voter une loi , pour porter un coup fatal à la concurrence économique en France ! impossible ? Mais non !

  4. Oui il faut un lobby de l’espèce humaine, c’est une évidence, il faut tout essayer, ce n’est pas le seul moyen d’action (voir mon commentaire plus haut sur la désobéissance civile) mais celui-ci n’a jamais été tenté de façon systématique et organisée.
    Il faut donc le faire.
    Il existe déjà des groupes de pression, comme Greenpeace, qui ont obtenu d’ailleurs certains succès, la limitation de la chasse à la baleine par exemple. Ces groupes de pression s’inscrivent dans le combat pour la survie de l’espèce, seulement, ils ciblaient leurs actions sur des domaines particuliers, alors qu’ici il s’agit de se faire désormais généraliste, parce que ce n’est pas telle ou telle espèce, tel sujet spécifique qui sont en cause, mais l’humanité toute entière et en tant que telle.

    Une piste à suivre serait peut-être de fédérer tous les groupes de pression particuliers qui s’inscrivent dans le cadre commun du combat pour la préservation de l’espèce. Ces groupes pourraient conserver leur identité tout en affichant désormais un sigle commun, au nom duquel toute personne désireuse de s’engager pour la préservation de l’espèce agirait. Cette piste, il me semble trouverait ses limites dans la taille de l’organisation ainsi crée. Les dérives de quelques uns pourraient rejaillir sur l’ensemble.

    Une autre piste serait plus dans l’optique de l’idée déjà suggérée par Paul Jorion de réunir le petit groupe des hommes et femmes déterminées à sauver l’espèce. Ce groupe ayant vocation à prospérer au fil du temps au fur et à mesure que son importance serait reconnue par l’opinion publique.
    Au départ, peut-être réunir un collectif de personnes à l’aise avec la communication, qui connaissent bien les rouages institutionnels, réunir donc des personnalités du monde médiatique, du spectacle, voire même politique prêtes à s’engager dans une action trans-partisane, et bien entendu tout citoyen déterminé, et prêt à s’engager dans des actions à visée généraliste, estampillées « sauvons l’humanité » mais bien ciblées. Comme il existe dans les ONG, il pourrait y avoir des formations, pour permettre d’agir vite et bien.

    1. Je préfère aussi la rencontre et la mise en commun des forces des lobbys « citoyens » anciens , naissant ou à venir : ça évite de réinventer l’eau chaude et ça donne une chance de dynamiser ce qui n’a pas encore réussi .

      Au bout du bout , entre un lobby et un parti , il n’y a que l’épaisseur de la membrane qui sépare l’intérieur de l’extérieur, mais je me poserais des questions si cette membrane , ce n’était pas la Constitution .

    2. Pierre-Yves, je n e crois pas qu’on peut lancer les français dans une direction ouvertement révolutionnaire, ou dans des boycotts géants. Mieux vaudrait proposer des mesures qui le sont, mais sans en avoir l’air…

      1. Vincent, vous avez sans doute lu « action violente » ou j’évoquais seulement des actions, non violentes bien entendu dans mon optique, si j’ai pu vous laisser penser le contraire c’est que vous me connaissez encore mal.
        Quoi, il ne faut pas agir ? 😉

      2. Vincent Rey,
        « Mieux vaudrait proposer des mesures qui le sont, mais sans en avoir l’air » >>>>>>>>
        >>>>TAXE CARBONE sur 100% fossile (AVION/FRET MARITIME, TRANSPORTS ETC) avec une trajectoire croissante cf rapport Stiglitz Stern ET REDISTRIBUEE INTEGRALEMENT AUX SERVICES PUBLICS, A LA SECU, AIDE ISOLATION BATIMENT ET POMPES A CHALEURS, A l’AGRICULTURE BIO.

  5. Pour Pascal Canfin, Président du WWF France, le libéralisme économique (voulait-il dire le capitalisme ?) est COMPATIBLE avec la défense de l’environnement. Cela s’oppose à ce que disait Nicolas Hulot avant-hier (s’interrogeant sur l’utilité de construire ce porte-container, de taille record).

    C’est absurde, et j’espère que la démonstration sur mon blog le lui montrera

    Bien sûr, la technologie nous permettrait de faire « ce que nous voulons », mais « ce que nous voulons », pour beaucoup, c’est une énorme Audi Q7 ! A quoi pourra bien servir d’avoir des véhicules électriques, s’ils sont 10 fois plus gros ???

    On a de plus appris hier, que la part de marché des gros SUV ATTEINT 30%. Quant aux nombre de voyage en avion, il ne cesse d’augmenter…Comment M Canfin compte-t-il enrayer cela ? Le Président du WWF ajoute : « La dette financière et la dette écologique doivent être au même niveau ».

    Eh bien ! si l’on en croit M Canfin, nous n’avons pas fini de payer les dettes du capitalisme !

    1. Je l’ai aussi entendu sur France Inter…..Canfin se positionne pour le job de ministre alors il essaye de plaire à son futur maître…
      Si c’est lui qui décroche la timbale, on sait à quoi on peut s’attendre pour le reste de la mandature Macron en matière d’écologie ….

      1. Ca me parait assez évident,

        Essayons de nous projeter, dans la transition écologique, dans un univers capitaliste, telle que l’envisage Pascal Canfin !

        Au lieu d’avoir une voiture à essence, on en aura chacun 3 électriques + un camping-car, et les plus nantis s’achèteront aussi un immense garage, avec des panneaux solaires sur le toit…

        Les SUVs seront électriques, mais ils seront devenus si gros que le gouvernement envisagera de lever des impôts pour refaire les routes, car ils ne pourront plus se croiser quand ils feront face à un camping-car…

        BFM TV entre deux reportages sur la délinquance des banlieues désertées par le travail, diffuseront des publicités pour la maison solaire « Bouygues-solar » à énergie positive.

        Vaste programme, comme disait l’autre !

  6. Lobby ? Il s’agirait de ré-inventer « France Insoumise » ?
    A moins que ce ne soit devenu un gros mot ?

    Qu’est ce qu’ils attendent pour faire venir Jorion en grande pompe ?
    Comme responsable de la formation idéologique anti-capitaliste en interne, par exemple ?

  7. Eva Joly sur France-inter a déclaré que Hulot par sa démission devenait un lanceur d’alerte.
    C’est exactement ce que j’ai ressenti, et finalement pas que moi des milliers, espérons des millions, de Français l’ont ressenti ainsi et j’espère qu’ils ne l’oublieront pas demain ni après-demain !
    et je lis/entends que Paul Jorion l’entend ainsi aussi d’une certaine façon.

    Je suis d’avance « adhérente » ou/et « activiste » à votre futur « groupe » ou « lobby » pour la survie de l’espèce. Mais je suis sûre que vous nous donnerez ici l’avance de ce projet. D’avance merci.

  8. Un lobby, pourquoi pas, il y en a déjà plus de 1600 inscrits dans le répertoire de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Seuls quelques-uns arrivent à obtenir des choses concrètes de la part du pouvoir politique, il ne s’agit manifestement pas de l’aboutissement d’un bon argumentaire qui serait utile au bien commun, mais plutôt d’avoir rencontré une, ou des oreilles attentives à l’argumentaire du lobby considéré.
    Il semble évident également que pour obtenir des résultats, il convient d’avoir des relations aussi étroites que possible avec des représentants de partis politiques qui manifestent quelque intérêt pour l’action envisagée par le lobby.
    Un ensemble de conditions sont nécessaires pour que ces actions soient acceptables par l’opinion publique :
    – des hommes politiques clairs et honnêtes, sans ambiguïtés, sans programme caché ; ‘glasnost’ obligatoire.
    – glasnost également pour les lobbies, l’opinion publique doit savoir qui ils sont réellement, quels sont leurs liaisons avec la sphère politique.
    – enfin, une opinion publique tenue au courant des enjeux réels à court et moyen terme, ce qui implique des médias honnêtes sans arrières pensées entachées d’intérêts financiers ou liées à ceux-ci.
    Politiquement, il ne serait pas mauvais de revenir, pour la France, au scrutin proportionnel intégral pour les représentants à la Chambre ; mode de scrutin qui a ses inconvénients, certes, mais qui aurait surtout l’avantage de ne pas donner, un pouvoir exagéré à un président élu par défaut, persuadé détenir l’adhésion totale du corps électoral, alors qu’il a occulté de grands pans de son action envisagée…

  9. copie des tweets de droite ou macronistes (je précise pour éviter les malentendus que je les désapprouve totalement, ce n’est que copie, car il faut toujours connaitre les arguments de ses adversaires pour combattre)

    « Visionnaire et exigeant envers lui même Nicolas Hulot mélangeait peut-être sa fonction de ministre d’un pays et une fonction de ministre mondial de l’environnement? »

    Ils recourent aussi à un diagramme plaçant « une meilleure protection de l’environnement » en 10ème position avec 18% (4 réponses par personne)

    finalement ils manquent d’argument en comparaison de la diversité des soutiens à Hulot !

  10. @ Juannessy, et tous autres intéressés

    Comme vous le savez, j’étais présent comme vous à la conférence début Juin de notre bon Savoyard commissaire préposé au Brexit. Bien décidé à en extraire la substance, ne rien oublier et propager la bonne nouvelle, j’y suis venu avec crayon et papier.
    Or, rien ne sort de mes notes, les neurones comme paralysés, 3 mois de stérilité, à désespérer.

    Passons sur le début. Les Britt ne sont pas commodes à négocier avec. Sans remonter très loin dans l’histoire, rien que la façon dont ils ont réinvesti le port de Calais pour pouvoir reporter leur frontière terrestre sur cette ville, par eux plusieurs fois martyre, montre qu’en effet, ils sont accrocheurs. Mais, Dieu merci, notre Savoyard a des tonnes de graphiques en couleurs (‘PowerPoint’) pour leur signifier que lui, et l’Europe unanime derrière lui, sait y faire face aux récalcitrants. Et il a le droit pour lui.

    Reste que ce n’est pas l’essentiel. La dernière partie était beaucoup plus riche et subtile. Et je sèche. Énervant au possible. Je m’en suis ouvert à ma femme. Elle y était. Rien de qui est important sans elle. Elle me propose le résumé suivant. Il nous aurait signifié : « Écoutez, nous [Bruxelles] avons fait beaucoup de conneries et pêché par naïveté. Nous continuerons sans changement. Faites nous donc confiance à l’avenir ». Plus, j’ajoute, quelques bruits de bouche sur les dangers mortels du populisme.

    Comme elle est toujours de bon conseil, je vais m’en tenir à ce point de vue.

    Je ne vous demande pas d’approuver, bien entendu. Je m’en voudrais d’orienter votre vote à venir. Non que je crois le pouvoir moindrement, rassurez-vous.

    1. Barnier ne tient droit que si le mandat à lui confié reste celui des 26 unanimes . Les britishs ont compris qu’avec leur équipe initiale , ils allaient à Trafalgar . Et ils ont décidé de le jouer plus politique en mettant carrément May en ambassade . Elle a rencontré Macron à Brégançon puis Merkel , pas pour tester la piscine du Fort . Les aventure Trumpiesques et la relation States -UK fait partie de décor .

      Bref , c’est la pagaille qui arrange dans l’immédiat la londonienne . Je ne sais pas ce qui foirera en premier , le Brexit , ou l’Europe des européens qui se tirent des balles dans le pied , ou les deux .

  11. Excellente stratégie.
    Investir leur terrain de jeux en appliquant leurs règles :
    – Compétitivité. Les obliger à se battre entre eux.
    – Garantir voire augmenter leurs revenus. Pour des produits et des services répondant à une charte morale/éthique à définir.
    Plus besoin de convaincre les masses, mais créer des groupes de haut vole capables d’argumenter dans la langue capitaliste pour convaincre les chefs d’entreprise et aussi les chefs d’État en première ligne de la catastrophe qui s’annonce.
    Jouer la carte internationale pour les sources de financement.
    Etc..

    1. Hulot en créant sa fondation avait attiré a lui des sponsors de haut vol, et forcément il avait su les convaincre de s’associer à lui, mais les résultats sont plutôt maigres … Il va être très intéressant de voir quel regard Hulot va porter désormais sur ses actions passées.
      Hulot s’y est-il mal pris ou bien les grands groupes n’étaient-ils pas mûrs pour faire autre chose que du greenwashing (pour être poli) ?

      Les obliger à se battre entre eux pour un mieux-faisant écologique, oui, , mais quand ils sont en situation oligopolistique, qu’est-ce qu’on fait ?
      Les Gafa vont-ils mettre la pédale douce ?

      1. Pour moi, une part du problème provient de la confusion entre intérêts particuliers et intérêt général. Un credo de la droite, un crédo néolibéral. Voir la contamination dans la recherche, dans les sphères publiques (infrastructures, services, etc…). Comment voulez-vous qu’une entreprise privée participe a une action d’intérêt général qui, par définition, pèserait un tant soi peu sur ses profits et la rendrait moins « efficiente » ? Ainsi, on créa le green-washing, et tout grosse entreprise ou grosse structure publique digne de ce nom créa en son sein un département du développement durable….Lesquels responsables desdits départements devant désespérément (car au départ peut-être sincères), démontrer auprès de leurs chefs incrédules,la rentabilité de leurs « prestations » (du vécu). (toute analogie avec ce qui s’est passé avec Hulot est fortuite). En fait, la « justification » se traduira par la possibilité justement d’actions auprès de lobbies plus étendus, ou de bénéficier d’aide par l’intermédiaire de « plans verts » , ou de « mieux vendre » et communiquer auprès des clients, ou de participer à une image plus favorable auprès des employés, en agrémentant par exemple la RSE….Autant de tours de passe-passe, fondés en fin de compte sur une illusion : les structures privées capitalistes ne sont pas conçues pour servir l’intérêt général.

  12. Si quelqu’un s’ accommode bien des petits pas c’est bien les lobbys, votre proposition me laisse plus que dubitatif.
    J’ai bien peur que grand pas en politique = révolution … avec tout ce que cela implique…

      1. Ça me rappelle la première fois où , en quatrième des lycées à l’époque , des collèges maintenant , en cours d’allemand ( on était 38 par classe et ça mouftait pas ), mon voisin habituel de table , arrivé en retard ,a cru pouvoir se glisser sans se faire remarquer par la porte pour rejoindre la classe . Le rof , tourné vers le tableau devait avoir une paire d’yeux dans le dos , car il a bondi en se retournant pour lui lancer ( en français , ça aurait été terrible en allemand ) : d’où sortez vous !!!

        Là, je ne sais pas si c’est la détresse que j’ai lue dans le regard du copain et l’esprit de bon samaritain , ou plutôt un goût immodéré du calembour qui m’a poussé , mais j’ai osé , dans le silence de cathédrale qui suivait , dire à haute et intelligible voix : il sort pas , il entre .

        Du coup , c’est moi qui suis sorti .

        Comme quoi , entrer , sortir , c’est qu’une question de point de vue ;

  13. Je m’interroge..
    Cette pétition assez particulière est proposée depuis un certain temps à travers de commentaires de nombreux blogs : https://www.change.org/p/pour-1-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-les-r%C3%A9formes-de-macron-par-la-gr%C3%A8ve-de-la-consommation?recruiter=564388262&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_petition
    Est-ce que ça pourrait avoir sens? .. tel quel?.. s’inspirer de la technique dans un objectif rénové accompagnant le lancement d’une campagne-lobby?… Je sèche.

  14. « De moi à moi » : Nicolas Hulot prit sa décision de démissionner sans en parler ni au Président de la République, ni au Premier ministre, ni à ses conseillers, ni même à sa femme, seulement « de moi à moi », comme il le dit à France Inter ce matin-là. On peut y voir un summum d’individualisme, une négation de toute institution, un refus des convenances. Est-ce seulement cela ?

    La mission que, en quelques mots non préparés, il abandonnait ainsi concerne rien moins que l’avenir de la terre et de l’humanité. Dans l’infini du cosmos est la planète Terre, sur cette minuscule planète sont des êtres parlants et pensants qui s’avèrent être attachés à leur propre perte, parmi eux était un homme chargé par ses fonctions de les sauver. Ayant délibéré avec lui-même, « de moi à moi » selon ses propres mots, en plein désarroi, il a renoncé. Devant l’immensité d’une telle tâche comme ne pas le comprendre ?

    « Je suis celui qui suis » dit une voix, selon le texte si connu, devant le buisson ardent, à celui est chargé, tâche qu’il croit impossible, de sauver son peuple. « De moi à moi » : à travers les siècles ces mots font écho à cette voix. Mais sans la voix.

    Il s’agit toujours d’être, de savoir ce que l’on est, de savoir ce que l’on veut, aussi petit soit-on face à l’infini mystère de l’existence, face à l’infini difficulté d’être soi.

    Savoir qui gouverne, des lobbies ou des ministres ? non ! la question n’est pas là !

    La question est de savoir si nous avons foi en notre propre raison. « La maison brûle » comme disent certains, la Terre se réchauffe, la biodiversité disparaît, les ressources naturelles s’épuisent, la vie humaine est menacée. Nous le savons et pourtant nous ne parvenons pas à changer nos comportements. On comprend le trouble extrême de notre ex-ministre devant son impuissance.

    Saurons-nous nous convertir ? Saurons-nous, tous autant que nous sommes, avoir foi en notre propre raison, foi en nos propres mots, foi en la parole ? C’est cela que nous crie le « de moi à moi » de Nicolas Hulot en cette matinée fatidique.

    1. « Saurons-nous…? »
      être nous-mêmes, individus dans le monde, dans l’univers, conscient d’avoir à faire son job dans un plan qui nous dépasse…
      N. Hulot a fait le job en créant un doute, y compris dans l’esprit de notre hôte qui analyse bien la situation.

      La vie consiste bien à « étendre son champ relationnel »… en rompant le cercle vicieux de ses propres certitudes.
      N. Hulot s’est libéré… et pas seulement du carcan ministériel. Exemple à suivre pour chacun de nous, que « moi soit moi ».

  15. Monsieur Jorion,
    Je vais faire très court. Je suis un de vos lecteurs réguliers et je vous écoute souvent.
    Je deviens moi aussi de plus en plus sceptique à l’idée de faire évoluer les choses de l’intérieur.
    Pourtant je ne suis pas fan du tout de votre idée de mettre en place un lobby pour sauver l’espèce humaine.
    Tout le problème au fond est dans le titre de ce Lobby. L’ espèce humaine mérite elle d’être sauvée? Si oui, à quel prix pour la terre ? Dans quelles conditions pourrait-elle se maintenir en vie?
    Dans l’idéal, il faudrait que quelqu’un (peu importe son étiquette) qui soit pour l’intérêt général humain arrive aux plus hautes fonctions et que cette personne soit soutenue dans la rue par les citoyens quand elle prend des bonnes décisions et aussi que ces même citoyens manifestent en nombre quand elle se trompe (car personne n’est infaillible). Cet idéal me semble difficile à atteindre (mais on peut toujours espérer).
    Créer une association ou un lobby peut être une bonne idée (même si ça existe déjà un peu). Cela nous permettrait de discuter entre citoyens et de décider de quand manifester mais je crains qu’avec le titre que vous nous proposez ce ne soit pas une bonne idée.
    Bien cordialement.

      1. Les puissants (nous) font abandonner ce(s) « « set » de valeurs « … nous faisant abandonner du même coup notre humanité…
        Quand ils ne nous la font pas abandonner, c’est pour nous fourguer un « set » frelaté, qui permet de nous influencer, manipuler à leur guise, pour leur pouvoir. En reprenant le propos de Denis Monod-Broca
        (30 août 2018 à 21 h 08 min ), nous pouvons nous demander si Moïse n’était pas, lui aussi, un ingénieur d’âmes particulièrement bien formé, au vu de la persistance des idées (de l’idéologie) qu’il a pu coucher…

        La disparition de la dimension « humaine » ouvre la porte au transhumanisme. « Moi » perd sa substance, « Moi » perd sa raison dans le « plan universel »… alors même que nous devrions chercher notre place sans ce plan !

    1. La fin…. :
      ……(…..)…..
       »  » « Le constat sur la gravité des destructions irréversibles en cours et l’explication de ses causes sont à portée d’yeux et de mains pour toute personne qui veut se donner la peine d’y accéder. De nombreux médias les relaient. Mais il ne suffit pas de savoir pour agir. Longue est l’histoire de la dissonance cognitive sur le climat. Le foisonnant article publié cet été par le New York Times Magazine, Losing Earth: the decade we almost stopped climate change, en offre la démonstration : dès les années 80, des conseillers de la présidence des États-Unis étudiaient les causes et les effets du dérèglement climatique. Résultat sur la politique américaine ? Rien, ou presque.

      Dans ces conditions, comment réconcilier la réalité des faits, des atteintes irréversibles et en chaîne à notre milieu de vie, et la mise en marche démocratique de nos sociétés vers la justice climatique ?

      C’est cette discussion que nous devrions avoir aujourd’hui : quels modes d’action imaginer pour être à la hauteur de la brutalité des événements climatiques en cours ? Ils doivent être radicaux, au sens étymologique : prendre les problèmes à leurs racines. Ils ne peuvent être uniquement pensés sur le mode de la contrainte : les discours sur la décroissance, la réduction de l’empreinte écologique, les limites de consommation sont inaudibles pour les pauvres et les précaires. Ils doivent aller dans le sens de la justice sociale et contre les inégalités de genre et de race supposée, sinon ils ne pourront que contribuer à l’accroissement des injustices. La révolution énergétique à mener entraînerait un tel bouleversement du cadre économique qu’elle doit être totalement redistributive afin d’être acceptable socialement.

      « Nous sommes la nature qui se défend », dit un beau slogan crié dans les mouvements de désobéissance climatique et sur les ZAD. Mais contre qui ? Contre les « modernes » déterritorialisés décrits par Bruno Latour, qui veulent continuer le business as usual du capitalisme mondialisé. Et comment ? Trop nombreu·ses sont les femmes et les hommes qui ne se sentent pas encore appartenir à cette nature et ne perçoivent pas leur intérêt à cette nouvelle forme de lutte des classes.

      Pourtant les idées et les pratiques sont déjà là, plus qu’en germe dans nos sociétés florissantes d’alternatives :

      La défense des terres et de leur usage commun, pour reconstruire une agriculture vivrière et solidaire, mais aussi une cohabitation intelligente avec les forêts, les mers et les espaces naturels.
      La création d’emplois dans le respect de chacun·e, dans des conditions économiques décentes et redonnant un sens au travail. Les scénarios de transition énergétique et les entreprises d’économie sociale et solidaire fourmillent d’exemples : relocalisation de la production, réemploi et réusage, souci des plus vieux et vulnérables…
      La protection de la santé contre les effets délétères et discriminants de la pollution de l’air, de l’eau et des sols.

      Cultiver les terres, les usages communs, le travail et la santé : les écologistes assumés ne sont pas les seul·e·s à avoir intérêt à ce que notre société y parvienne. C’est un enjeu bien plus collectif et partagé de vie, de bonheur et de désirs. C’est cette majorité politique et sensible qui doit prendre corps désormais pour exercer son pouvoir de changement. Et ne plus tomber dans l’illusoire attente d’un homme ou d’une femme providentielle. »
       »  »  »
      QQ1 se colle le début..??

  16. Bonjour,
    laisser la politique au politiciens me semblent une mauvaise idée. Je pense qu’il serait plus profitable à tous de créer un ‘parti/mouvement/….’ panneuropeen, reprenant des gens tels que vous, Mr Piketti, Mr Hulot (bien que je ne sois pas un ‘fana’ de ce dernier), et des gens de bonne volonté mais dont les règles de fonctionnement seraient différentes:
    il devrait
    – être basé sur une charte définissant clairement sa conception du rôle de l’Etat (assurer le bien-être de chaque individu, définir ce qu’on entend par Etat: ONU, Europe, Belgique;….)
    – définir son propre rôle et sa relation avec la société civile et les lobbies (et s’y tenir)
    – assumer sa gauchitude ou plutôt les principes de gauche(à (re)définir: souci de l’autre quelle que soit son origine et sa localisation, ….),
    – avoir des règles de fonctionnement strictes (comme celle du défunt parti écolo belge(défunt parce qu’il les a oubliées en cours de route: voir par exemple apparition subite des dérogations, bourgmestre à perpétuité,…)
    – garantir une transparence totale: comptes publics, liste des mandats, engagement clair de chaque membre, pouvant aussi exprimer ses différences sur des sujets de société mais s’engageant sur la charte de base….
    – éduquer, expliquer, le monde tel qu’il est pour contrecarrer les populistes
    – écarter les ambitions personnelles (c’est probablement le plus difficile) pour ne laisser place qu’à la seule ambition d’améliorer les conditions de vie de tous

    Cela pourrait (peut-être) faire revenir le citoyen à la politique au lieu de le voir s’abandonner aux idées

    Je dois dire que quand j’entends que différents partis vous ont contacté, je suis fasciné:
    Cela donne raison aux gens qui disent que tous les partis « c’est la même chose »: il faut donc vraiment redéfinir ce que DOIT être un parti politique

    Utopique?
    bonne journée

    1. Fonder un nouveau parti, cela prend un temps fou en palabres interminables (je pourrais disserter longuement sur le sujet :)) pour arriver à mettre d’accord une majorité de membres sur un texte fondateur. Il faut ensuite convaincre le monde extérieur (l’électorat)du bien-fondé des propositions faites. La démocratie est chronophage et nous n’avons plus le temps.
      Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut passer par une révolution. Je ne résiste pas à livrer l’excellente formule de Paul Bourget : « Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, consommée par des scélérats ».
      Il faudrait plutôt que ceux qui sont déjà en place (ou d’autres, mais ce sera du pareil au même) aient la trouille de sortir de leur bureau sans des propositions novatrices. Leur faire peur, c’est le boulot des citoyens mais qui, contrairement à ce qu’espère Paul, ne sont pas majoritaires pour l’instant. Juste un peu inquiets…

  17. Encore une excellente idée de faire un lobby pour sauver l’espèce humaine comme celle de voter Poutou en 2017 ! Vraiment impayable Paul Jorion ! Et vous avez bien raison, car autant aborder l’effondrement, la mort personnelle et la disparition de l’espèce et tutti quanti avec le sourire plutôt quand claquant des dents et en se désespérant. Puisque c’est juste inévitable. Sinon, vous ne seriez pas aussi drôle ! 😀

    Merci pour ce moment !

      1. Merci pour cette attention, et comme tout reste du spectacle, car n’oublions pas que la conscience ne pilote rien mais observe après coup, et ce n’est pas de moi, vous me voyez réjoui de faire partie de la scène un moment. Belle métaphore en tout cas, analytiquement parlant.
        Allez hop je pars par là ============================> 😛

  18. « CAC 40 – Coup de blues. Dites-moi ! ( Paul)

    -1.30% , c’est évidemment une tuile. J’en ai les larmes aux yeux. Axiome:Toute baisse est anormale et son explication se fait toujours attendre.

    Je suppose que le point d’exclamation pourrait aussi être compris comme un point d’interrogation.
    Et dans ce cas, je sais. Je le sais. Essayons d’expliquer.

    Faudrait remonter loin dans la naissance du Blues mais sans aller trop en arrière, il est légitime de penser que cette activité a donné plusieurs variantes avec autant de bifurcations. Rien de nouveau sous le soleil, j’en suis d’accord. Des tas d’activité suivent ces progressions et involutions. Nous ne sommes, eux surtout, que simplement humains, avec toutes nos faiblesses si peu assumées, et les leurs encore moins.
    Donc, y’a du mauvais Blues comme y’a de mauvais tuyauteurs et surtout de mauvais spéculateurs, activité hissée au niveau d’une profession très pointue, et respectée quand elle gagne. Ce qui n’est pas le cas avec la performance déplorable de -1.30%.
    Exit le respect, je peux m’en donner à cœur déployé.

    Si vous avez suivi ma progression, prudente entre nous la pédagogie l’exigeant, l’explication gît précisément là:
    Ces idiots sont incapables de se choisir du BON Blues. Les perdants sont ainsi. Presque tout y est déficient, y compris les oreilles. Je n’irais pas jusqu’à supposer que la matière garnissant l’espace entre ces 2 oreilles est de même qualité, déficiente je le rappelle, mais la suspicion est légitime.

    Donc, Messieurs, par pitié, faites de la Bourse, à qui vous devez tant, le temple sonore d’un Blues de qualité. Tant de choses en dépendent: votre fortune et pas la nôtre. Ou bien, face à l’échec, choisissez une autre activité, tuyauteur par exemple. Nous allons construire un porte-conteneurs(*) et la demande en tuyauteurs sera en hausse. Vous n’avez rien contre la mobilité, guidée par Lemarché?
    Voilà, c’est tout simple: la musique guide notre intelligence, nos cœurs et leurs porte-feuilles. Un révélateur exigeant.

    (*): Conteneur ( EVP, équivalent 20 pieds, atteignent 40 pieds ) que la SNCF s’est mise en situation d’être incapable de manipuler et transporter car elle a choisi le ferroutage ( camion au complet sur le wagon) dispendieux en infrastructure bétonnée, couteux et lent. Que l’on se rassure, le port d’Amsterdam et son arrière pays, la Ruhr, est parfaitement équipée : 12000 EVP par jours sur 2*3 voies ferrées.

  19. Je ne sais où placer le propos suivant concernant la création du lobby et surtout de son « tract » sur bristol :

    Je suis en cours de créer mon « en-tête » sur twitter intégrant tout le texte et rien que le texte, sur fond d’arbre et arbustes, faute d’avoir à ma disposition un oiseau sur une branche !

    Il me manque le nom des polices employées j’adapte donc ! en gardant tout le texte et rien que le texte du « bristol ».

    Je ne sais comment faire pour le rond de l’identifiant !

  20. Nicolas Hulot : « Nous n’avons plus le temps »
    « Il est effrayant de penser que l’on pourrait ignorer quelque chose, mais plus effrayant encore de penser que dans l’ensemble, le monde est dirigé par des individus persuadés qu’ils savent exactement ce qui se passe » Amos Tversky

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