178 réflexions sur « La grande leçon de Nicolas Hulot »

  1. Un allié d’importance..? ( au moins « allié objectif..)
    Un extrait de l’excellent article de Romaric GODIN chez Médiapart :
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    Derrière la démission de Hulot, l’échec flagrant du néolibéralisme vert
    29 août 2018 Par Romaric Godin

    En entrant dans le gouvernement Philippe, Nicolas Hulot avait fait le pari de réussir à imposer une politique de transition écologique dans un cadre néolibéral. Mais cette pensée a eu raison de ses ambitions et ne l’a mené qu’à des impasses.

    La démission de Nicolas Hulot du ministère de la transition écologique et solidaire est d’abord l’échec d’un pari. Celui qu’avait fait l’ancien présentateur de télévision en mai 2017 était que l’on pouvait allier une politique économique inspirée du néolibéralisme et la transition écologique.
    Le ministre avait accepté les mesures fiscales de creusement des inégalités, la logique de dérégulation de la finance et de la construction, la poursuite de la foi dans le libre-échange et la déconstruction de l’État social
    en pensant que ce pouvait être le prix à payer pour obtenir une position forte sur le terrain écologique.
    C’était la promesse que faisait Emmanuel Macron et qui avait séduit un certain nombre d’écologistes : il est possible de gérer la transition écologique en poursuivant des politiques économiques « orthodoxes ». Dans cette logique, la concurrence mondiale et le marché ne sont pas les ennemis de l’écologie, mais des alliés. Les entreprises, soumises à la demande sociale du marché et encadrées par la régulation bienveillante de l’État ( on oublie souvent que le néolibéralisme, à la différence de sa version « manchestérienne » classique, théorise le rôle d’encadrement du marché par l’État ), seront contraintes de relever ce défi. Cette vision s’est traduite dans le projet de loi Pacte où l’article 1833 du code civil a été modifié (avec l’appui de Nicolas Hulot) pour établir qu’ une société est gérée dans l’intérêt de ses associés « en prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux » . Tout y est : faire des profits, oui, mais en respectant l’environnement.

    Verdir son slogan pour mieux vendre

    Cette pensée est devenue centrale dans les projets marketing des entreprises. Il suffit d’observer l’évolution des publicités. Jadis, on vantait la présence de phosphates dans les lessives pour les vendre, à présent on vante leur respect de l’environnement. Mais les lessives détruisent-elles moins la nature ? Peu importe, l’essentiel est de continuer à les vendre. Et c’est bien le nœud du problème. Emmanuel Macron est devenue la « lessive verte » de la politique internationale. Il s’est emparé de cette vitrine écologique pour se distinguer de l’affreux Donald Trump, homme sans conscience écologique. Lorsque ce dernier sort de l’accord de Paris en juin 2018, le jeune président français se fend d’une vidéo en pleine nuit et en anglais où il verdit le slogan trumpiste en « make our planet great again ». Mais comme pour la lessive, un slogan verdi peut-il suffire à sauver la planète ?

    En réalité, la politique d’Emmanuel Macron et celle de Donald Trump ont des points de ressemblance frappants. Si le président étasunien ne s’embarrasse d’aucun atour marketing, sa politique de baisses d’impôt massives sur les plus fortunés et de dérégulation financière n’est pas sans faire écho aux choix du président français, depuis sa détermination à attirer les banques de la City et les « mineurs » du Bitcoin jusqu’à la suppression de l’ISF et à la mise en place du prélèvement forfaitaire unique. Certes, la question du protectionnisme semble les différencier.

    Mais la question écologique paraît bel et bien absente des deux approches. Donald Trump ne s’en soucie guère, cherchant avant tout des avantages compétitifs pour son industrie, tandis qu’ Emmanuel Macron n’a jamais posé la question centrale du coût écologique du libre-échange , comme l’a montré l’épisode du CETA, le traité de commerce entre l’UE et le Canada. En verdissant son discours, Emmanuel Macron faisait comme les marchands de lessive : il essayait de mieux « vendre » son néolibéralisme à un public initialement rétif. Il s’adaptait à son marché, comme Trump au sien.

    Priorité aux profits

    Car le néolibéralisme d’Emmanuel Macron a beau avoir été verdi, il n’en reste pas moins dirigé par la nécessité d’augmenter les profits et d’élargir la place de la logique de marché. Or cette logique réduit souvent la bonne conscience écologique à une simple façade. Pour une raison simple : la question environnementale suppose des investissements de très long terme, des changements majeurs de comportement et une renonciation à des pratiques fort rentables. Dans un système où le profit immédiat domine, parce qu’il faut le redistribuer, ces évolutions sont inacceptables. La pression sur les dirigeants est d’autant plus forte que la machine financière et la concurrence internationale menacent de faire partir les investissements dans des zones moins régulées. Au bout du compte, il faut ménager les profits et donc réduire en permanence ses exigences écologiques……….
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    1. Concernant Macron: il vrai qu’il est (en tant que homme politique, anticyclique, car le « néolibéralisme », le capitalisme sauvage qui fait penser au « Manchester Capitalism » version moderne, touche à sa fin. Mais ce que je trouve curieux: les Francais ont le chic de voter à chaque fois pour un président qui les décoit, qui ne correspond finalement pas à leur aspirations. On a du mal à comprendre l’attitude infantile ou du moins immature face au pouvoir présidentiel: Mitterrand était « dieu » (combien de fois j’ai entendu ca), Sarkozy « hyperprésident », Hollande par contre n’était que « capitain pédalo » (normal, un « hyperprésident laisse un grand vide), et maintenant « Jupiter ». Alors que Macron n’est qu’un serviteur des puissances de la finance, des organisations supranationales, il soumis aux jeux des grandes puissances (Allemagne, Chine, USA en particulier). Il n’a vraiment rien d’un Jupiter. Et par malheur, il n’a pas de baguette magique dans sa poche.

  2. O.e.f
    La fin est proche
    Alertez vos proches
    À garrot seront nos souffles
    À lambeaux seront nos étoffes
    À supplices seront nos peaux
    À néant seront nos horizons

  3. Eh bien, nous y voilà enfin !
    Bon, il y a du boulot, et la marmite à faire bouillir en même temps, mais je crois qu’il faut en être…

  4. Un bon sursaut nécessite d’être conscient qu’on doit sortir de son silo en même temps qu’on veut aller vers quelque chose de différent.

    1. Silo ou sillon?
       » Qu’un sang impur abreuve nos sillons », nuit du 4-Août et tout ça…
      D’un autre côté, à sortir de son silo, on risque de verser dans le fossé, un fossé plus profond et fangeux qu’un silo. Suffit non d’un sursaut mais d’un saut de carpe mal maîtrisé.
      Par ici, quand le cultivateur a fini de vider son ensilage pour alimenter son troupeau en hiver, le fond du silo n »est vraiment pas engagent, à la vue et à l’odeur. Avant et après , c’est quelque chose de différent.

  5. plus+ d’1 lustre, +de 5 ans, a vous lire de +en+ que vous écouter, lire plus facile avec le temps, vous etes vous aussi dans un schéma de pensées bloqué a la vieille 5°rep du 20°siecle, mieux vous parliez de Trump ou des robots, dés que vous piétinez le domaine politique française avec vos illusions et vos regrets (désabusés), vous démontrez votre naïveté avé ces gens qui sont tous des lobbyistes surtout en bande organisée a la mode de Trump par exemple
    Mais bon, vous nous remuez les neurones et c’est bon, déja…

  6. Groupe de pression plutôt que lobby, d’accord, mais qu’apportera-t-on aux décideurs, ceux qui possèdent les médias et l’argent, pour les convaincre, si seul l’argent peut les convaincre ? Faut-il lancer des campagnes de boycott contre leurs produits ? Faut-il organiser des actions violentes contre les agriculteurs qui polluent la nature et tuent les abeilles, et contre les importateurs de produits nocifs ? Faut-il mettre en place des coopératives garantissant une alimentation plus saine ? etc… Faut-il cadenasser les camions espagnols qui traversent notre territoire, le temps qu’ils en sortent ? Faut-il développer des drones pour s’opposer à la police qui achète ce genre de matériel en Israël pour asperger les manifestants de gaz lacrymogènes ? Bref ! faut-il commencer à organiser un contre-Etat ?

  7. Des pluies plus torrentielles, des étés plus chauds, des hivers plus froids, vont générer des vagues violantes de migrations, des destructions de forêts, de zones habitables qui vont avoir de multiples conséquences sur les ressources nécessaires à l’existence humaine. Là est l’urgence. La majorité des gens sont conscients de la gravité de la situation.
    Mais deux catégories restent fermés à ce constat : les bornés et les affairistes.
    Les bornés parce qu’ils ne sont pas aidés par la nature, les affairistes parce qu’ils se croient au dessus du commun des mortels.

  8. Une plainte contre l’Union Européenne va être examinée pour inaction climatique, et d’autres ont déjà été déposées avec succès dans d’autres pays :

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/pour-la-premiere-fois-l-europe-va-examiner-une-plainte-pour-inaction-climatique-146195.html

    Il est sans doute grand temps d’en faire autant et de porter plainte contre notre propre gouvernement, preuves à l’appui (les rapports peuvent sans doute servir à plus que de soutenir des pieds de tables, il y a en un certain nombre qui ont été publiés depuis 1972)

    Pour non respect du devoir de protection de la population, mise en danger de la vie d’autrui, etc. Peut-être une action dans ce sens est-elle déjà en cours. Reste à la trouver et à la rejoindre. Ou à la lancer le cas échéant.

    Si rien n’est faisable de l’intérieur, la justice reste extérieure selon notre constitution, utilisons-la ?

      1. Encore faut il se souvenir du droit et s’en servir . Depuis 2009 en France , la notion d’étude d’impact s’entend en principe sur toutes natures de Lois .La prise en compte des temps longs ( de « l’avenir » ) a donc des leviers juridiques :

        http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/etudes-impact-projets-loi-quel-controle.html

        Le concret de l’action suppose par contre d’avoir les moyens de mobiliser les expertises dans un délai efficient pour que le recours aux juges soit opérant .( et qu’on se donne les moyens d etous ordres de faire respecter le jugement ) .

      1. Sans oublier svp l’industrie chimique qui pollue notre environnement de façon durable (voir les procès intentés par quelques trop rares agriculteurs contre M… et B….).
        Pour le nucléaire, c’est une affaire d’État, et c’est du plus lourd

    1. Votre réflexion est très juste. L’action juridique est l’instrument des lobbies.
      – introduire d’ instruments de pression dans les traités (tribunaux arbitraux dans le CETA)
      – produire des lois et des règlements épaulés par des argumentaires adhoc
      – arceler en justice toute initiative contraire au intérêts défendus
      – Corrompre bien sûr
      Tout ceci demande des compétences,
      des moyens financiers, des objectifs clairs et une connaissance approfondie des institutions.
      Ce que craignent par dessus tout les lobbies c’est la lumière quoique certains disent vouloir être « transparents ».
      Remarquons qu’on peut se demander si les batailles juridique américaines ( condamnation Bayer/Monsanto) ne sont pas plus efficaces que d’attendre une loi d’interdiction du glyphosate sans cesse repoussée en Europe.

      1. Fabienne

        En d’autres temps, le projet de constitution européenne déclarait dans son Titre IV (Solidarité) :
        Article II – 97 : Protection de l’environnement
        « Un niveau élevé de protection de l’environnement et l’amélioration de sa qualité doivent être intégrés dans les politiques de l’Union et assurés conformément au principe du développement durable ».

        Je ne connais pas le « texte rattrapage » sakozien du fiasco de 2005 mais pourquoi ne pas reprendre ce texte…

        Dans la même veine, le projet de constitution européenne prévoyait une présence syndicale soutenue qui me semble avoir été remplacée par celle des lobbys.

    2. Une plainte contre qui , contre l’Union Européenne ? Mieux vaudrait intenter une plainte contre X.
      Pourquoi accabler des Etats, qui se sont rendus impuissants par la loi, pour agir contre le marché ?

      Mieux vaudrait s’organiser en lobby, comme le propose Paul.

      1. Porter plainte contre l’Etat Français et ses représentants, tout simplement parce que nous sommes dans un état de droit. Ils sont « aux responsabilités », et c’est leur devoir d’agir face à une situation dont ils ont conscience.

        Edouard PHILIPPE parle du livre « Collapse » de Jared DIAMOND avec émotion (https://www.youtube.com/watch?v=j4sYh9WWwYA) et il est impensable que le reste du gouvernement ignore la situation. Des rapports comme celui évoqué par Paul JORION et tant d’autres documentent par le menu les dommages directs ou collatéraux de la politique appliquée.

        Ils savent et ne font rien alors qu’ils ont le pouvoir de changer les lois. Nous savons mais n’avons que la loi et nos bras pour nous défendre et organiser la résilience nécessaire.

        Ça ne me semble pas saugrenu de les attaquer en justice pour les obliger à prendre leurs responsabilités et à changer la donne. Qu’ils cessent de se rendre complice d’un drame humain, animal et environnemental sans précédent.

        Il serait bien étonnant qu’il n’y ait pas dans l’organisation juridictionnelle quelques personnes convaincues et de bonne volonté pour soutenir une telle action. Et ça n’empêche en rien de faire du lobbying, ça pourrait même le financer 😉

    3. Fabienne
      J’ai mal placé mon post précédent qui vous était destiné…

      … la suite en fouinant dans le projet de constitution européenne mis au placard :

      Titre 2 Les droits fondamentaux et la citoyenneté de l’Union :
      Art. I-10 La citoyenneté de l’Union
       » (…) Toute personne ayant la nationalité d’un Etat membre a le droit d’adresser des pétitions au Parlement européen, de recourir au médiateur européen, ainsi que le droit de s’adresser aux institutions et aux organes consultatifs de l’Union dans l’une des langues de la Constitution et de recevoir une réponse dans la même langue. Ces droits s’exercent dans les conditions et limites définies par la Constitution et par les mesures en application de celle-ci »
      C’était le projet…. je ne sais ce qu’il en est dans les textes actuels.

      1. Merci Armelle pour ces pistes de recherches.
        Il y a fort à parier que la plainte -ayant été reçue contre l’UE s’appuie sur les textes actuels et qu’ils contiennent bien le nécessaire pour se défendre. Cette première initiative inspirante étant en route, l’idée est de l’essaimer en réduisant l’échelle à notre état.

        La communication 2.0 étant ce qu’elle, la perspective de voir ce genre de plaintes se multiplier à travers d’autres pays, ou à l’échelle de nos régions me semble réjouissante… Tous nos élus se sont donnés les moyens d’accéder à des responsabilités (qui les dépassent souvent), à nous de leur en rappeler toute la dimension et de faire respecter notre droit commun à survivre. Voir à vivre en préparant la résilience si nous jouons l’optimisme.

        Peut-être que la première étape pourrait être de se mettre en relation avec les 11 familles en question (ou leurs représentants) à l’initiative de la plainte contre l’UE ?

  9. Appelons ce mouvement comme nous voulons : groupe de pression ou lobby, que sais-je encore?
    Pourquoi laisser Mr Hulot tranquille ? lui qui nous disait pendant son interview de hier:
    je me pose la question : suis-je à la hauteur ? Qui serait à la hauteur tout seul ? Où sont mes troupes ? Qui ai-je derrière moi ?
    Il est sans doute urgent que vous puissiez, Monsieur Jorion, le contacter et lui faire part de vos idées et de vos convictions; lui faire comprendre en somme qu’il n’est pas seul.

    1. 100% d’accord. Ce que dit Hulot c’est pas qu’il etait au mauvais endroit, c’est qu’IL ETAIT SEUL!!! Il FAUT FAIRE LES DEUX ETRE A l’INTERIEUR, ET A L’EXTERIEUR

    2. Patrick 29 août 2018 à 12 h 46 min

      « lui faire comprendre en somme qu’il n’est pas seul »…

      En somme il est étonnant : avec + de 600000 € de revenus en 2016, il emprunte 39 592 € pour faire des travaux…ça vérifie qu’en somme on ne prête qu’aux riches. Bah malgré les impôts, il doit bien lui rester quelques sous pour amorcer la pompe à phynances du lobby auquel aspire Jorion ? Une sommité en appelle d’autres comme l’argent va à l’argent, et les petits ruisseaux font les grandes rivières que la mer boira cul sec pour se désaltérer.

      « Pourquoi laisser Mr Hulot tranquille ? », oui vive l’éthique, à bas les tiques.

      Mon locataire me déclarait : « je suis contre l’héritage ». Je répondais moi aussi mais pas au point d’y renoncer, sauf contraint ». Le bourgeois et le citoyen ? La lutte des classes intrasubjective ? Le clivé est-il clivant ? Le clivant est-il clivé ?
      « Sur Mélenchon, Hulot est affirmatif : « C’est le seul qui a bossé sur l’écologie ». L’ex-envoyé spécial de François Hollande pour la COP21 va même plus loin : « C’est celui avec lequel j’ai le plus de plaisir à dialoguer. Sur certains dossiers c’est même lui qui m’en apprend, notamment sur la mer. Ah ça quand il bosse Mélenchon, il ne fait pas semblant ». C’est dire si Nicolas Hulot est sous le charme du candidat de la France insoumise. De là à envisager de le soutenir à l’élection présidentielle, il y a un grand pas que l’écologiste n’est pas prêt à franchir. « Mélenchon est trop clivant. S’il n’était pas si clivant, je me poserais des questions », dit-il. »

      1. Mélenchon ? Trop clivant, entouré de demi facho selon certains ici même, trop grande gueule, trop trop, comme l’âne, mais toutes ces belles âmes d’une blancheur immaculée ont une conscience aigüe de la situation d’urgence dans laquelle nous sommes n’est-ce pas ? C’ette farce oui ! Tous des tartuffes, des hypocrites, des menteurs ou au mieux des imbéciles. Ils ne veulent surtout rien changer, comme si cela pouvait être pire à les entendre, pire qu’une fin annoncée ? C’est la preuve qu’ils ne croient pas eux même à cette fin et qu’ils nous enfument en s’enfumant eux même, oui ils vont à la soupe de leurs maîtres, comme larbins et compagnie.

      2. @ Rosebud1871:
        Merci pour ces infos. J’ignorais. Tout d’un coup, la chouette un seul ‘t’ et sans ‘e’, me deviendrait respectable. Faut insister sur un point: le programme de la FI est issu d’un travail collectif.
        @ cloclo:
        Si je vous ai bien compris: Abrazo!
        Si je me suis gouré -improbable ici, mais fréquent-, abrazo quand même, mais sans majuscule ni exclamation.

      3. @Rosebud1871
        1 septembre 2018 à 0 h 13 min
        Je m’étonne que Hulot soit si dithyrambique sur Mélenchon puisqu’il a voté Hamon, à moins qu’il le soit plus encore pour ce dernier !

      4. C’est justement parcequ’il est entouré de demi-fachos qu’il y a une petite chance qu’il soit capable d’autre chose que de petits pas insignifiants. Quelque chose me dit que le prochain qui mobilisera sur l’environnement ne se contentera pas d’un demi-fascisme vert… J’ai l’impression qu’il y a eu du déni aussi bien chez Hulot que chez Jorion a ne pas vouloir suivre la FI : il consiste à refuser de reconnaître que les prochains seront bien pire et qu’il sera encore plus (voire trop) tard. Bref, ne vaut il pas mieux demander le bâton pour se faire battre aujourd’hui plutôt que d’attendre la barre de fer à laquelle on aura droit demain quasiment à coup sur? Je viens de me taper un gros steack a midi, je jette mes mégots n’importe où et j’ai bien peur d’être le premier a gueuler quand on vas venir me faire chier 🙂 … mais pour être sincère je préfère un séjour au cachot demain que le peloton d’exécution après demain 😉

      5. daniel 1 septembre 2018 à 13 h 48 min
        La déclaration de Patrimoine et de revenus pour les politiques, c’était un petit pas dans le bon sens, et avec des petits pas on fait le tour du monde (bon, c’est long, et ça consomme : https://crioux.wordpress.com/2010/09/22/combien-de-co2-lhumain-produit-il-juste-en-respirant/
        La trouvaille du « génie » est aussi le produit d’un travail collectif de son époque, qui efface ceux du peloton juste derrière, c’est en tout cas la thèse de T. Khun.

        CloClo 1 septembre 2018 à 13 h 21 min
        « de demi facho » Vous êtes généreux, vous auriez pu mettre au pluriel, car une bande de demi-facho, ça fait beaucoup de fachos entiers…Prenez ce que ce blog offre, la diversité, parfois très divertissante sur l’humaine condition, et faites votre soupe, c’est un blog, pas un mouvement ni un parti.

        contact 1 septembre 2018 à 15 h 46 min
        Les lignes banales de fractures politiques continuent à être embarrassées par les grandes failles du 20ème qui agitent en profondeur et font éruption de temps en temps, voyez la préoccupation du rouge-brun sur ce blog. Que Hulot découvre que le libéralisme est incompatible avec l’écologie, ça m’éclate, que le directeur de l’Huma utilise aussi le terme de libéralisme pour dire la même chose ça m’attriste, au moins Jorion appelle un chat un chat. Hulot est clivé et Mélenchon trop proche du trognon des cocos pour s’y accoquiner. Hamon est un socialiste minoritaire chez les socialistes devenus minoritaires dans le paysage…

      6. Pour lever l’ambiguïté, Mélenchon est trop proche du trognon des cocos pour qu’un Hulot s’y accoquine.
        Le prix à payer à soutenir des positions fermes, c’est toujours de se couper des hésitants, et d’être décrit comme un affreux rigide par tous les gentils. Voyez la news récurrente qui fait les gros titres quand un vulgum pecus ose refuser de serrer la pogne au Président en exercice. Pensez aux rituels égyptiens à l’égard du Pharaon, où plus proche les Japonais et leur empereur. On coupait la tête pour un simple regard. J’aime bien le haut statut du porteur du parasol du Pharaon en Égypte, la proximité du corps du monarque donne une importance. De nos jours, c’est le porte flingue : Benalla, ou le porte jarretelle (copines de Trump). Etc.

      7. Dup 1 septembre 2018 à 17 h 38 min

        « C’est justement parcequ’il est entouré de demi-fachos »

        Sérieusement de quoi parlez-vous ? Un fasciste mérite comme tout terme une aire de signification bornée, et c’est évidemment un travail voire un combat plus ou moins permanent, sinon l’extension est indéfinie et le sens de l’usage se perd dans les sables mouvants d’un discours énigmatique. Alors demi fasciste, demi républicains, demi anarchiste, demi socialiste etc. ça ne vaut pas un demi de bière qui lui est bien définit. Donc le demi : no pasaran ! Si tous les fascistes sont des dictateurs, tous les tyrans ne sont pas des fascistes. Je lis que votre culpabilité est déjà là avec vos mégots et vos steaks, mais que votre liberté l’emporte pour le moment. Oui pas évident de transformer un latin en scandinave, plier à la pression sociale c’est toujours du renoncement…résistant ou collabo, ça dépend de l’enjeu et du moment historique !

      8. Je sais bien qu’il s’agit d’une position non négociable et que paradoxalement c’est bien grâce à elle que le débat peut rester ouvert, mais pourtant dans l’absolu c’est incontestablement du déni : vous savez aussi bien que Hulot que si pasaran, dans un petit degré Celsius tout au plus (car on peut désormais mesurer le temps en degrés et à rebour pour ainsi dire…). Le doute, s’il y en a un, ne concerne que le mode de gestion de l’effondrement : égalitaire ou pas. Dans tous les cas le système sera autoritaire et d’autant plus dur qu’il sera tard, vous êtes d’ailleurs le premier a regarder du côté de la Chine pour chercher encore un petit espoir pour notre espèce. Enfin tout ça je veux dire c’est pour ici, à l’intérieur de notre chère Europe, au dehors, dans la réserve, ce sera (c’est déjà ?) Mad Max…

      9. @Rosebud c’est loin d’être l’expression de ma liberté seulement du je m’enfoutisme voire simplement de la connerie 🙁 Ceci dit, et pour bien m’enfoncer dans la mauvaise foi, j’ajouterai pour ma défense qu’au vu de la quantité de mégots que je jette au moins j’en jetterais pas longtemps 😉
        Profitons en pour saluer dame bêtise une fois de plus 🙂

  10. « Lobby »

    L’image que j’ai d’un lobby n’est pas florissante mais si c’est pour concourir au même titre que d’autres alors bon pour ce terme.
    Cette idée primesautière est assez engageante.

  11. Avec son témoignage, je veux croire que le geste inspirant de Hulot sera d’une portée politique majeure. En ce sens, votre proposition de groupe de pression est totalement percutante et engageante. J’en suis.
    Le propre d’un Lobby et sa force de pression étant de bénéficier de budgets conséquents, il s’agit sans doute de réfléchir à la manière de créer un fond collectif contrôlé mais tout aussi conséquent.
    Après tout, 50 000 personnes ont bien financé par crowdfunding 13 000 000 $ pour la commercialisation… d’une glacière.
    Tout reste possible, donc.

  12. Medellín, le 29 août 2018

    Lobbying, d’accord, mais s.v.p. avec une claire direction…

    Puisque: lobby de qui et pour-qui et pour-quoi.

    Veuillez voir ce qui se passe aux EEUU….

    ¨probablement le gouvernement le plus pro-noir de tous les temps…¨ (regardez l’explication de son beaufils et autres après…)..

    https://www.real.video/5817031106001

  13. Si je comprends la méthode Lobbyiste, il s’agit de se présenter aux réunions sans invitation, et la porte s’ouvre !
    Evidemment ça changerait

    1. Les portes sont, en général, ouvertes ou fermées…
      Il est aussi très difficile de les entrouvrir ! État métastable, inconfortable, à éviter.

      1. Avec le plan vigipirate, ça m’étonnerait que n’importe qui puisse pénétrer n’importe où à ce niveau.

  14. D’accord un lobby de la survie de l’espèce. Mais un lobby, ça coûte très cher, il faut des salariés compétents à temps plein et beaucoup d’argent. Pour y arriver, il faudrait constituer une association, récolter des fonds très régulièrement… Greenpeace le fait déjà, il me semble, par exemple. Cela étant, difficile de rivaliser avec les grandes entreprises qui disposent de moyens très importants.

      1.  » les affaires » cela consiste à savoir quitter le navire à temps. Un de Rotschild disait  » j’ai fait fortune, parce que j’ai toujours vendu trop tôt  »
        Aux autres, la baisse, aux autres, l’Apocalypse, à moi, l’earth ship en Nouvelle Zélande.
        Mais bon, cette généralité n’empêche pas de trouver des exceptions…..

      2. Je crois – comme vous-même l’avez déclaré à plusieurs reprises si j’ai bonne mémoire – que toute tentative de réparation des dégradations écologiques qui n’aurait d’autre objectif que le profit serait vouée à l’échec.

    1. Il n’est pas impossible de récolter des fonds importants, même si l’on ne dispose pas du soutien de grandes entreprises.

      Exemple : le financement de la campagne présidentielle de Sanders aux Etats-Unis en 2016. Voir https://en.wikipedia.org/wiki/Bernie_Sanders_presidential_campaign,_2016#Fundraising Nous parlons de plusieurs dizaines de millions de dollars levés par mois, sachant que la moyenne des contributions était à 27 $… de tout petits ruisseaux et une très grande rivière.

      Evidemment, pour cela, il faut :
      – Une notoriété préexistante
      – Un objectif clair (« la présidence pour une politique franchement sociale ») suffisamment proche (« d’ici un an ») et suffisamment mobilisateur (« c’est vraiment possible et ça changerait vraiment la vie »)
      – Des volontaires en grand nombre pour servir de relais sur le terrain, même si dans une certaine mesure ce point est une conséquence des deux précédents

      Paul Jorion a clairement un certain niveau de notoriété. D’autres personnes avec qui il a sans doute un contact direct peuvent en avoir aussi, et ça peut s’ajouter.

      Le point le plus difficile, c’est l’objectif. Il doit être à la fois clair, proche dans le temps, apparaître jouable et donner l’impression qu’il changerait vraiment quelque chose.

      Je sèche 🙁

  15. Dire au préalable que
    – l’effondrement est inévitable
    – il n’est pas possible pour le moment de compter sur une grande majorité de français, d’européens, de citoyens d’une manière générale avant que la catastrophe soit jugée indubitable,
    – la parenthèse  » idéale  »d’un siècle et demi où tout semblait possible qu’a connu l’humanité fut une exception dans son histoire
    car
    – des civilisations ont déjà connu une situation de chaos, l’Angleterre dans les années quarante a
    – beaucoup de nos ancêtres ont vécu dans la misère et de nombreuses personnes dans le monde vivent actuellement dans le dénuement,

    Alors que faire ?
    – considérer des structures humaines n’excédant pas 10 000 habitants,
    -proposer une vision globale et positive de l’avenir et vouloir développer la résilience, la mutualisation et l’entraide
    – s’appuyer pour le moment sur de petits groupes de personnes déterminées pour penser l’impensable à venir et recenser les ressources disponibles,
    – s’appuyer sur des formes nouvelles de démocratie pour donner la parole et des responsabilités à tous. Chacun doit trouver sa place.
    – se préoccuper de la sécurité alimentaire ( jardins notamment ) , de l’eau potable,
    – apprendre à s’alimenter sainement pour réduire les risques sur la santé,
    – envisager les risques naturels et caniculaires,
    – mettre en place des circuits d’approvisionnement,
    – organiser les transports,
    – gérer la production d’énergies,
    – veiller au bon logement de tous,
    – prévoir une monnaie locale complémentaire,
    – repenser l’éducation des enfants dans le nouveau cadre,
    – mettre en réseaux les différentes structures de proximité
    – etc…

    Si nous étions confrontés à des situations de guerre comme en ont connu nos ancêtres lors du 20ème siècle, nous serions contraints d’oublier la quasi totalité de ce qui a fait notre vie et nous trouverions des solutions. Eh bien ne désespérons pas, nous trouverons le passage.

  16. Groupe de pression oui, j’en serai!
    Parmi de futures actions, les boycotts peuvent être marquants. Même si les circonstances n’ont rien de commun, les afro-américains ont réussi à menacer de banqueroute les compagnies de bus dans le sud des USA au moment de leur combat pour les droits civiques. Hier, nous étions le 28 août, le même jour en 1963, MLK prononçait son discours « I have a dream… ».
    Alors organisons nous. Je suis d’accord avec Juannessy: « Jouons le droit quand le pouvoir trahit ». Merci à Fabienne pour le lien concernant la plainte contre l’Union Européenne.
    Quant à contacter Nicolas Hulot, j’aimerais également que vous le fassiez, M. Jorion. Ne serait-ce que pour lui témoigner notre soutien. Mais peut-être vous connaissez vous déjà!?? Vos analyses sont tellement proches!
    En tout cas, à l’heure du numérique, il devrait être possible de nous faire sortir de derrière nos écrans pour…
    Affaire à suivre!

    1. Si une des fonctions de ce groupe de pression est de lui témoigner notre soutien, ne comptez pas sur moi. Je n’en serais pas.
      En revanche, si le démissionnaire veut rejoindre ce groupe pour y occuper sa place, modeste, j’en suis. Doit avoir un rolodex garni , l’animal. Utile pour faire de l’entrisme dans les sociétés qui l’ont financé. Qui n’a pas rêvé d’assister à une AG d’EDF, par exemple, avec mandats majoritaires afin d’orienter son action?

      1. On va demander à Hulot s’il accepte la présence de Daniel à une place modeste avant « d’en être « .

  17. Blog PJ, combien de divisions ?

    Pasque la pression exercée est d’autant plus existante qu’elle représente un poids (économique, nombre d’emploi, nombre de bulletin de vote) bref elle est l’ex-pression d’un rapport de force.

    Nous avons beau avoir « avec nous » , les générations futures, l’eau pure des rivières, les vers de terre des sols agricoles, l’égalité des êtres humains, la fin de l’énergie rayonnante et tutti quanti….
    Une fois franchie la porte, nous n’avons plus que quelques mots à dire avant que le vacarme reprenne de plus belle.
    Quand je le sens j’essaye de sortir du politiquement correcte en assemblée….mais c’est un peu vertigineux.

  18. Bonjour Monsieur Jorion ,

    Quelle bonne nouvelle ! Merci pour votre courage citoyen d’homme éclairé
    Comme un dernier sursaut de l’animal (sauvage) politique au sens noble du terme , que Nous serions encore
    que pensez-vous de portez comme EXIGEANCE aux élections européennes
    d’inscrire dans la Constitution des états et de l’Europe des droits juridiques à la Nature ?

    Valerie Cabanes en parle ici très bien , et ça résonne beaucoup en moi !
    http://valeriecabanes.eu/category/ecocide/

    Vous pouvez-aussi me joindre par Email afin d’échanger : contact@inspire-nature.com ou via
    ou via ce groupe que je viens de créer: https://www.facebook.com/groups/2032914426760752/

  19. Je ne sais pas si l’on peut considérer des personnes qui avaient 20 ans en 1940 comme nos ancêtres car certaines d’entre elles même si elles sont très âgées sont encore vivantes. Bref. En 1940 en France, il y avait 40 millions d’habitants les historiens estiment à 2% ceux qui ont fait de la Résistance contre les Allemands, les GMR (aujourd’hui les CRS,) les miliciens, les brigades spéciales (Préfecture de police de Paris) etc… C’est vrai qu’ils ont inventé une nouvelle forme de guerre qu’on a appelé la Résistance française. C’est vrai que dans la Résistance il y a eu des personnes de toutes obédiences politiques ou religieuses dont les mouvements dont ils faisaient parti se sont tous ralliés grâce à Jean MOULIN (Préfet destitué par Pétain) au Général de Gaulle.
    Il est vrai également que les Français ont eu faim puisque le même maréchal Pétain a signé l’armistice dont un article (18) disait que la France devait financer les frais de l’armée allemande (400 millions de francs 1940 par jour)
    1 franc de 1940 = 0,27 € environ de nos jours. Vous pouvez calculer. Puis rajouter tous les pillages en plus (nourritures, oeuvres d’art etc….)
    Si les Résistants ont pris de grands risques c’était pourtant pour une chose simple : bouter les Allemands hors de France.
    Aujourd’hui c’est plus compliqué – Je ne vois pas les choses bouger si l’on ne convainc pas les peuples européens à prendre des mesures coercitives efficaces contre les spéculateurs, et autres « fascistes en col blanc » comme les appelle Monsieur JORION. Tout est toujours un rapport de force. Maintenant pour mettre en place une véritable démocratie participative, changer complètement d’éthique, c’est une autre histoire….

  20. Bonjour,
    On est déjà des lobbyistes…. Tout les cinq ans, on est invité à la réunion interministérielle la plus importante de France. Et si on veut, on peut y faire pression! Si on veut….
    J’ai un petit trop de mémoire mais ils ont fait combien aux dernières élections les lobbyistes « écolo »????? 2 ou 3% ah oui! Cela me reviens… le dernier candidat, c’était en 2012 et c’était une candidate, une certaine Eva Joly 2.31% (j’y suis dedans 😉
    Voilà tout est dit!
    On a que ce qu’on mérite Paul. Ne vous fatiguez pas à vouloir monter un groupe de lobbying pour des choses que les gens ne veulent pas!
    C’est ce que Nicolas Hulot a essayer de dire sur Inter. Bien sur, il y a des lobbys puissants à l’intérieur des gouvernements. Mais il ne faut pas oublier qu’ils sont d’autant plus puissants que l’opinion publique est faible. Par exemple pour le glyphosate, si les capitales Européennes avaient vu défiler dans leurs rues des millions de manifestants mais « Monsanto-Bayer » n’aurait pas fait un pli….. C’est pareil pour les chasseurs. Si demain, une manifestation de 1 million de personnes se faisait entendre pour abolir la chasse. Dans ce cas, Nicolas Hulot aurait pu briser sans difficulté le « lobby des chasseurs ». Et vous pouvez faire le même raisonnement pour le nucléaire, etc,etc,etc….
    Nicolas Hulot, c’est rendu compte qu’il était seul, que l’opinion publique, bien que en sa faveur humainement, est contre toute mesure contraignante, soit vis à vis de son pouvoir d’achat ou de son quotidien.
    La vérité , elle est là! Les gens ne veulent pas d’écologie, ils sont shootés au capitalisme. Ils veulent une grande maison avec piscine, des grosses voitures, bouffer des tomates toute l’année, partir à l’autre bout du monde pour bronzer, etc,etc, etc. Bref, tout les apparats de la réussite sociale. C’est ce que la société leur a vendu pendant des décennies. Si vous faisiez un sondage entre quelle vie vous choisiriez entre celle de Pierre Rabhi ou Bill Gates? J’ai une petite idée de ce que répondrait la majorité……
    Voilà en soit ce n’est pas triste, c’est juste le monde dans lequel on vit et il faut qu’on s’en accommode. De toute façon, on a pas le choix!
    Pour finir, je vous invite à lire l’excellent article du New York Times écrit par Nathaniel Rich. C’est un retour sur les années 80 où il était encore possible de faire quelque chose en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Il y décrit bien la monté en puissance des lobbys mais aussi le silence coupable de notre part.
    https://www.nytimes.com/interactive/2018/08/01/magazine/climate-change-losing-earth.html#epilogue
    Extrait du final:
    « It is true that much of the damage that might have been avoided is now inevitable. And Pomerance is not the romantic he once was. But he still believes that it might not be too late to preserve some semblance of the world as we know it. Human nature has brought us to this place; perhaps human nature will one day bring us through. Rational argument has failed in a rout. Let irrational optimism have a turn. It is also human nature, after all, to hope. »
    Oui, l’espérance, c’est tout ce qui nous reste!

      1. Les abstentionnistes sont les seuls à avoir eu raison de ne pas se compromettre dans la débâcle actuellement à l’oeuvre. Mais je comprends que pour ceux qui s’y sont laisser prendre à l’avaler, la couleuvre prenne de plus en plus les allures d’un anaconda. Un peu de bicarbonate de soude risque de ne pas suffire à calmer ces aigreurs là.

      2. Je suis plus caustique qu’aigre. Mais peut-être faites-vous aussi parti du clan des castors (ceux qui ont voulu « faire barrage »)?

    1. Tout à fait d’accord. En 74 avec René Dumont, qui était quand même un gars génial, on faisait 2% je crois. Le rapport Meadows du MIT c’est 1972… Mais la majorité des gens depuis 50 ans a refusé de remettre en cause le cours-terme pour le long terme.
      Mais dans le domaine social, le basculement peut aussi se faire très vite, on est à 20% (enfin on le croit) et puis ça passe à 60% en quelques mois.
      Le problème est que, pour reprendre les termes de « Trajectories of the Earth System in the Anthropocene » un article scientifique du 6 août publié par l’Académie des Sciences Américaines (en accès libre sur pnas.org), si une majorité du populo et une majorité des hommes au pouvoir basculent vers une prise de conscience écologique,
      avatn 20 ou 30 ans on pourra peut-être stabiliser la Terre, mais si c’est dans plus, on arrivera quand même à une Serre Terrestre dans de 1 à 3 siècles.
      Personnellement, à la différence des apocalyptiques-men, je pense que l’espèce humaine peut vivre dans une Serre Terrestre, à condition de s’y préparer dès ce siècle et amortir l’atterrissage. Déjà passer de 9 milliards à moins d’un milliard peut se faire en moins de 150 ans avec la méthode chinoise (1 enfant par couple).
      Si certains sont rebuté par la lecture d’un article scientifique de 20 pages en anglais, je l’ai traduit sur mon blog (SGDG) chronique de Rhea (wordpress.com).

    2. Pierre

      « lobby des chasseurs »

      Etes-vous contre les battues administratives préfectorales ?
      Excusez la dissonance de ma question dans l’contexte …

      Le lance pierre de mon grand-père n’a pas trouvé de repreneur dans la famille pour viser les pies…

      1. Bien au contraire , je trouve les battues administratives très utiles. Tout ceux qui vivent à la campagne savent que les sangliers ou les biches sont devenus une plaie depuis qqs années.
        Écolo mais pas dogmatique! 😉

    3. Et si, au lieu de faire un sondage sur la vie de Bill Gates, vous faisiez un sondage sur :

      – L’enlèvement de tous les radars sur les routes, et l’interdiction de la surveillance électronique
      – La « gratuité sur l’essentiel » (soins, médicaments, nourriture, eau, logement sommaire),
      – La fin de la publicité à la télévision,
      – La suppression de toutes les activités inutiles individuellement et collectivement (mine d’or en Guyanne, centre d’appel…)

      vous auriez certainement de très bons scores…

  21. Il en aura fallu du temps pour que vous entendiez enfin ce que certains ici ou ailleurs disent depuis de nombreuses années déjà, à savoir qu’il n’y a rien à attendre de la classe politique… Et pourtant encore que d’indulgences naïves (et je dis « naïves » pour rester poli) dans votre discours, et quelle inconséquence dans vos propositions.

    Un lobby? Vraiment? Mais selon vous, par quelle magie les lobbies parviennent-ils à se faire entendre des gouvernements? Par la seule puissance de leur éloquence, la pertinence de leurs argumentaires? Non, par leur poids économique tout simplement, par les capitaux qu’ils incarnent (un lobby est fréquemment rattaché à un secteur productif, industriel), et aussi, dans le cas particulier du lobby chasseur, par le fait qu’il représente l’une des seules parts de la population légalement détentrice d’armes à feu.

    Je relève au passage la contradiction qui consiste à prétendre que la classe politique n’a plus le pouvoir mais que c’est néanmoins celle-ci que les lobbies s’évertuent à influencer. Il faudrait savoir.

    J’aimerais ainsi vivement savoir sur la base de quel levier vous compteriez appuyer votre lobby pour qu’il ait ne serait-ce qu’une chance d’être entendu par la classe politique, c’est à dire qu’il ne se contente pas d’être une n-ième association de contribuables/consommateurs, qui si elles peuvent ponctuellement être utiles, n’ont absolument pas ni la consistance ni la puissance politique d’un lobby à proprement parlé.

    Je m’amuse enfin de vous entendre ici faire de Hulot l’égérie de l’écologie… Ou plutôt de l’écologisme, devrais-je plutôt dire, c’est à dire d’une science retranscrite en idéologie politique… Les précédentes tentatives de ce genre ont abouti à des atrocités sans nom, mais cette fois ci ça va bien se passer, n’est-ce pas? Hulot donc, notre écolo en hélico qui a brûlé en 25 ans de carrière plus de pétrole dans ses excursions télévisées qu’un foyer moyen en toute une vie, sans parler de sa collection de voitures ou de sa ligne de cosmétiques (bio les cosmétiques, sans doute?), c’est ce type là le nouveau symbole de votre lutte? Ça ne laisse rien présager de bon, à moins que vous vous reconnaissiez dans sa démarche qui consiste à ne surtout jamais mettre en pratique les idées qu’il prêche…

    1. @ Dissonance
      Vos critiques n’apportent rien parce qu’elles sont l’expression facile d’une bonne partie (hélas) de nos concitoyens. Les partis politiques sont pourris, faire du lobby est voué à l’échec, etc… D’après ce que je peux comprendre, aucun projet, aucune proposition, aucune personnalité ne trouveront grâce à vos yeux. Vous étiez peut-être en train de forcer sur l’apéro au moment de répandre votre scepticisme ? C’est en tout cas la seule excuse que je peux vous trouver! Je suis dans un bon jour : j’attends vos suggestions avec impatience !

      1. @Luc

         » D’après ce que je peux comprendre, aucun projet, aucune proposition, aucune personnalité ne trouveront grâce à vos yeux.  »

        C ‘est que vous comprenez mal, ou plutôt, vous ne cherchez pas à comprendre, et que vous ne me connaissez visiblement pas: Au fil des ans, j’ai déposé ici nombre de suggestions, d’idées, d’engouements. J’ai notamment fait remarquer ces dernières années de nombreuses fois combien le mouvement à l’oeuvre à NDDL me semblait riche d’enseignements. Sans la moindre réaction de Jorion ou de ses « proches ». La boue nantaise ne les inspire visiblement pas autant que les salons parisiens et autres plateaux télé… Grand bien leur fasse.

      2. @Paul

        Vous avez « été renseigné quasi quotidiennement », et vous n’en avez quasi jamais parlé (une fois pour dire que votre belle-fille s’y trouvait, selon mes souvenirs). Y a pas de quoi frimer, à mon avis, au contraire.

      3. « J’ai été informé quasi quotidiennement de ce qui se passait à NDDL. »

        As-tu des observations qui alimentent la boîte à outils, parce que perso, à part le désespoir absolu…

    2. C’est la haine ?

      Vous auriez haï Mirabeau, qui aimait aussi beaucoup l’argent (et les femmes), ça ne l’a pas empêché d’appuyer la Révolution : « nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n’en sortirons que par la force des baillonnettes »

      Un lobby n’est puissant que s’il représente beaucoup de gens. Si chacun tourne le dos, au prétexte qu’untel est pour le nucléaire, ou l’autre n’est pas contre les nano-technologies, ou un troisième mange de la viande, ça ne peut pas marcher.

    3. Croyez-vous OUI ou NON que le capitalisme est compatible avec la défense de l’Homme et de son Environnement ?

      OUI : je souscris, j’adhère au lobby de la préservation de l’espèce humaine.
      NON : je n’y souscris pas et je passe mon chemin.

      simple non ? Faites un peu confiance à Paul Jorion, et parlez-lui autrement svp.

      Vincent Rey

  22. Tenter de faire changer les choses de l’intérieur:
    J’ai été pendant deux mandats modeste conseiller municipal d’une petite commune rurale.
    J’en ai retenu plusieurs choses:
    La satisfaction égoïste d’un accès privilégié à l’information concernant des projets à différents échelons (communes, com de com, département).
    La frustration de ne pas pouvoir faire grand chose (décisions pyramidales qui descendent en cascade des sommets de l’État).
    Le poids des lobby de chasseurs et d’agriculteurs, alors qu’en terme de population ils sont devenus extrêmement minoritaires (ceci explique peut-être cela).

    En prévention d’une réponse de Juannessy, grand commis de l’État, je ne conteste pas pour autant le fait que certaines décisions intéressant le bien commun doivent dépasser le stricte cadre municipal (eaux, assainissement, etc.)

    1. Ça fait plus de cinquante ans que les petites communes rurales ( disons moins de deux milles habitants ) ne peuvent rien faire et que l’état n’y est pas pour grand chose . Sauf qu’un temps par ses services techniques de proximité ( on appelait ça des subdivisions territoriales qui possédaient un bureau d’études multi travaux , de la gestion des RN et des CD – et des budgets qui allaient avec- de services administratifs compétents en matière de ZEP-POS -et droit de l’urbanisme ° , il apportait néanmoins un soutien opérationnel de qualité et bon marché à ces communes .

      Tout ça a explosé un eu avant l’an 2000 via la décentralisation , sous les coups de boutoirs du privé
      ( concurrence  » déloyale  » aux bureaux d’études) , de pas mal d »élus recevant leurs nouvelles compétences en urbanisme qui supportaient mal de passer par une filière instructrice indépendante( et qui on voulu chacun leur service là où un seul faisait le boulot pour une vingtaine de petites communes ) et de Elysée-Matignon -Bercy qui ( la dette , la dette !) avaient besoin de supprimer du fonctionnaire  » non régalien » ( depuis 1985 , en effectifs , on a supprimé l’équivalent d’une DDE chaque année).

      Depuis le début du siècle , ces communes ont d’abord été la proie heureuse des Com-com et de plus en plus asservies aux largesses du département . Si ça craque aujourd’hui , outre le fait que les populations sont de plus outrancièrement exigeantes et capricieuses ,c’est parce que ces deux dernières entités commencent elles mêmes à tomber dans le rouge ou le jaune , et qu’on étrangle donc les plus faibles et plus minus . Pour commencer .

      Pour les avoir accompagner et aider , je redis ici que la disparition de ces maires là , c’est l’équivalent de 5 à 6 fois plus de fonctionnaires assistants sociaux ou multifonctions qui ne répondra plus à l’appel 24/24 , 7/7 , 365 /an .

      1. « Décentralisation » qui a tout les airs d’une « re-centralisation régionale » : Quand on regarde l’évolution des zones rurales ces 20-30 dernières années dans lesquelles on disposait auparavant de toute la panoplie des services publics (dans un rayon max de 20-30 kms pour l’exemple que je connais le mieux), on est désormais renvoyé ici à la sous-préfecture, là à la préfecture, là encore à un service totalement régionalisé (centre de tri de la poste, notamment, concentré dans la préfecture d’un autre département pour l’ensemble de la région).

        Le comble étant que ces « rationalisations » n’ont rien de bien rationnel, notamment du point de vue écologique: Quand un courrier destiné à un interlocuteur distant de 20 kms doit en parcourir presque 150 pour passer par le centre de tri le plus proche, que nomme-t-on « rationnalité » exactement?

      2. @Arkao :

        Je note que la décentralisation a , de fait , favorisé les privatisations , mais je ne dirai pas que c’est un cheval de Troie de l’ultra-libéralisme , car elle était dans la ligne de plus grande pente de nombreuses motivations vertueuses aussi bien que parfois louches .

        Par contre ,il est clair que l’ultra-libéralisme nécessitait l’affaiblissement ou la disparition de toute tentative de structuration publique programmatique . La disparition des DATAR marquait l’abandon volontaire d’une ambition d’aménagement du territoire . Il y a eu relativement récemment (en 2012 je crois ) , un autre événement significatif de cet abandon de volonté de cohérence nationale en matière d’aménagement , lorsque les préfets de régions qui étaient jusqu’alors coordonnateurs locaux de la sélection des projets et de la gestion des fonds européens , en ont été dépossédés au profit des Régions comme entités CL .

        La République ne se manifeste plus que par ses bastions régaliens . Et je me demande si , les services financiers , les deniers touchés par les restrictions draconiennes d’effectifs dans la longue liste des services d’Etat dézingués ( mais ils s’en sont longtemps moqué ou pire ) , ne vont pas apprendre à leur dépends la suite de la saga qui « confie tout au terrain – parce qu’on est proche du citoyen(le client )- et que ça sera plus rapide facile et moins couteux pour les contribuables  » … donc au privé ou à sainte informatique .

        Prochaine étape : les forces de sécurité et la justice ?

      3. @ Juan

        D’après le bouquin de Moscovici (son passage à l’Economie-Budget) , Bercy c’est 160000 fonctionnaires, en 2013 je crois. La tête pensante de ce truc est archi-européenne et privatisatrice convaincue. Tout ça au nom du bien de la France, qu’ils connaissent beaucoup mieux que nous. A la lecture, on comprend que le ministre a intérêt à avoir des idées et s’y accrocher fermement s’il veut résister aux barrages des suggestions de son administration et des groupes de pression, groupe de pression quelque fois réduit à un seul homme. On comprend ditto que le pauvre homme n’a pas pesé lourd et que ça ne le chagrine pas trop. Intuitivement, le lecteur perçoit que n’importe quelle idée organisationnelle -par exemple la décentralisation, ou n’importe quoi d’autre- est acceptable si elle permet de réduire les effectifs et les coûts. C’est une orientation puissante. Un ministre, même beaucoup plus incisif que le bon Moscovici, serait suicidaire à proposer d’autres conceptions, sauf marginalement.

        L’évolution normale de ce processus est un Bercy gonflé à 250000 fonctionnaires et les attributs de l’État assurés par des sociétés privées. Comme on sait, la voie est ouverte par le mercenariat privé, pour la Défense et la surveillance policière. Reste la Justice, dont à part les prisons, personne ne veut ; mais la Justice, quelle Justice ?
        Le privé fait des erreurs monumentales, par exemple gestion des carte grises. Peu importe, le privé c’est bien par principe. Vous le savez mieux que moi, tout ce qui concerne l’aménagement du territoire a été bazardé et dévolu à des ‘cabinets d’étude’ dont l’inaptitude à aménager rationnellement un simple parking municipal est consternante.

        J’ignore si 160000 est un effectif stable ou en croissance. Pour les services régaliens, l’Armée de Terre c’est 110000 en très forte décroissance, Marine et Aviation sont aussi sur une pente nettement décroissante; Gendarmerie et Police: 100000 environ chacune, stables semble-t-il. La sécurité avant tout. La Justice, quelle Justice ?

        En regard de ces dégraissages, la fraude fiscale est en hausse, évaluée de 80 milliards d’Euro à 200 milliards, selon la façon de compter les passes-droit. On voit l’efficacité de cette administration à débusquer le fraudeur: vous et moi. Et protéger certains ; chuuut, pas de noms et encore moins de chiffres, ce sont des secrets d’État. Les divulguer coûte très cher. La ‘Justice’ est très ferme sur la protection de la vie privée des grands groupes, et groupes de pression uninominales.

        Investir le ministère de l’écologie et autres dénominations exotiques, la FNSEA, les chasseurs, la chimie (douce, toujours), les bagnoles, les bétonneurs-goudronneurs, c’est de la roupie de sansonnet face au lobby qu’est Bercy.

      4. @Daniel :

        Sans me jeter des fleurs ( que j’accepterai même venant de moi ) , je trouve mon texte plus clair et  » connu de l’intérieur » que le votre .

        « Bercy » , c’est plutôt autour de 140 000 en effectifs . Son évolution , c’est plutôt la disparition des petites et moyennes mains , et nouvelles têtes parfois météores et en alternance entre public et privé pour les fonctions « stratégiques » ( que le parlement a parfois de la peine à suivre ) .

        La vrai question , depuis l’abandon de se services territoriaux par l’état , c’est comment avoir un politique d’aménagement du territoire discutée démocratiquement à tous les niveaux et garantie dans sa cohérence et sa continuité par l’état national ( auquel les mandarins locaux opposent depuis déjà quarante ans : « tu paies rien , t’as rien à commander » .

      5. Okay. Mais c’est bien 160000.
        Et je dépose respectueusement des fleurs à vos pieds. Jonquilles, tulipes, glycine,iris et clochettes des Alpes.

      6. @Daniel :

        J’attendais au moins un edelweiss , mais compte tenu de toutes mes fautes d’orthographe , clochettes des Alpes , c’est bien .

        A y repenser , comme l’edelweiss figure sur les pièces de cinq francs suisses , c’est même mieux , ça m’évitera des suspicions intéressées .

        Ça a l’air coton de faire un « lobby » avec des gaulois , et j dois dire que j’ai moi même un blocage pour dire le mot british et , pire , lui mettre un contenu qui ne soit pas avili par la méthode ( « l’influence dans les vestibules  » ).

        Je note cependant comme un point d’accroche que si on parle d’influencer , c’est qu’il y a encore quelqu’un
        ( qu’on est encore capable de repérer ) et quelque chose ( des règles dont comptables ) à influencer.

        En faire la liste essentielle permettrait peut être de valider ou pas les moyens de pression envisagés .

      7. @ Juan.
        Les fautes, suffit de modifier ces foutus grammaire et orthographe françaises.

        Puisque ça ronronne sans écho, je vais m’épancher sur mes rapports avec mes fleurs, conflictuels sinon c’est pas drôle.

        Edelweiss: pas ici. Trop bas -600 m- probable. Espèce en danger, je crois.
        Dans la liste, manque le lilas. Cette année que du bois, une poussée impressionnante, et pas une fleur. En revanche la glycine a commencé la saison avec une floraison magnifique, et un doux parfum. Les guêpes de toutes espèces, dont des grosses noires , et les abeilles (très peu, une pour 10 guêpes ) ont adoré. Durée, 3 semaines environ. En même temps, poussées le long du balcon et en hauteur à une vitesse record, environ 8 m et dense, en 3 mois.
        L’année dernière, à la naissance du dernier petit-fils, j’avais apporté à ma fille 2 coulées de glycine et 2 fleurs de lilas. Elle dit avoir apprécié -je me demande si elle était sincèrement sincère avec son esprit carré de prof de maths- mais l’infirmière beaucoup moins. Y’a fallu parlementer, elle insistait sur les pollens, moi sur l’absence totale de produits chimiques. La sage-femme en chef a finalement autorisé. La tolérance a gagné sur le risque d’intolérances…

        Restent mes préférées: les menthes, une forte et une poivrée. Des pousses et adventices partout, 2m*2m, en quelques semaines, couleur verte soutenue malgré la sécheresse. Elles sont actuellement en fleur. Une nuée de papillons, guêpes, abeilles, mouches et d’autres insectes volant inconnus, viennent s’y rafraîchir. L’activité est intense. Je me demande si le parfum ne les enivre pas.

        J’avais planté ces menthes sur les conseils de ma voisine afin d’attirer les hérissons pour son jardin. Et ça a marché pendant au moins 15 ans. Je crois que mes menthes étaient un lieu de rencontres folâtres pour âmes hérissonnes esseulées, au printemps, la nuit sous la pluie. Nous avons eu plusieurs mise à bas milieu août, elle dans son garage et ma pomme sous un tas de bois à proximité des menthes. Les petits hérissons, gros comme 2 châtaignes, sont d’une drôlerie finie. Un brin d’herbe les arrête mais ils s’entêtent devant l’obstacle. Au bout de 10 jours, Madame et sa marmaille nous quittait en douce.

        Hélas, c’est fini. Les 2 cultivateurs dont les champs nous entouraient sont morts.
        (L’un avait pris ma femme comme confidente. Ancien combattant de 1940. Avait affronté une ruée de Panzers en plein champs qui avait écrasé son bataillon d’artillerie à cheval, l’élite… en 1914. Un carnage. Il en était resté traumatisé.) Une modification urgente et impérative du PLU a transformé quelques hectares en pactole pour les neveux héritiers. En 2 ans, 40 bouses en béton, avec goudron (beaucoup de goudron), gazon (très peu de gazon) et haies en plastique, plus entre 80 et 120 bagnoles, les ont remplacés.

        Les hérissons sont des casse-cou intrépides mais ça fait trop d’obstacles. Triste. L’écologie institutionnelle, face au lobby de la spéculation immobilière, est bien faible.

  23. Je n’ai toujours pas compris pourquoi la « survie de l’espèce  » est importante pour les mecs de plus de 60 ans (j’ai largement plus de 60 ans).
    La survie au quotidien l’est pour ceux ayant encore « charge de vies » et pour ceux qui n’en ont pas encore mais qui doivent assurer la leur.
    Qui sommes nous nous « les vieux » pour dire aux « jeunes » ce qu’ils doivent faire?
    Qu’avons nous fait de si bien qu’on puisse donner des leçons? L’expérience de NOS erreurs? Ben voyons!!!
    Nous ( les vieux) avons survécus en masse (dans le monde « occidental ») au point d’avoir renversé l’ordre des choses et forcé notre modèle de société à être à notre service au lieu de servir ceux qui devront vivre l’avenir.
    Il n’est pas interdit, à la demande, de donner un avis éclairé (?) mais comme a dit mon fils il y a 10 ans « vous, les parents, là, un jour vous allez payer! »
    Et bien nous avons commencé!
    Et il y a encore des vieux, qui on tellement peur de mourir, qu’ils continuent de tenter de pourrir l’avenir de nos petits enfants… http://theduran.com/leaked-49-page-memo-documents-how-george-soros-is-behind-social-media-censorship/
    Cracher sur Nicolas Hulot qui n’est qu’un humain avec toutes ses faiblesses et croyances est facile pour ceux qui ne tentent rien…
    Personne ne sait où il va et même peu savent réellement ce qu’ils font, mais ils font, raté ou pas…
    Même Macron, ma bête noire, a son utilité, il vivra mon avenir (en théorie il est assez jeune pour ça) et il casse la mécanique actuelle en croyant la modifier pour la maintenir – tout bonus!
    Passez pas votre temps à Yaka Fokon, faites….

  24. PS:
    Pour les plus jeunes, s’il y en a dans le coin, écoutez soigneusement ce que vous disent les vieux (cons) et ensuite faites à votre guise. Ils seront content d’avoir été écouté (ce qui ne signifie pas entendu) et vous lâcheront la grappe pour faire ce que vous avez à faire.
    Vous souciez pas des « vieux », leur temps est passé… Vivez le votre.

      1. Mais si vous vous souciez de vos fesses , écoutez tout le monde et vogue la galère .
        ******
        C’est exactement ce que je dis. 🙂

  25. Hulot aurait pu faire plus beaucoup plus s’il avait été soutenu.
    La seule chose qu’ont fait les gens c’est de considérer que ça ne marcherait jamais et on passer leur temps à lui tirer dessus (des ses premiers échecs) plutôt que de le soutenir tout en critiquant vertement le gouvernement pour ne pas arbitrer en sa faveur. Comme si personne ne savait qui arbitre… Ces pov gars trop heureux de faire entendre leurs voix d’opposants pathétiques dans de telles situations (pour les sourds et malentendants je pense à Jadot et Hamon, liste non exhaustive).
    Sur la proposition de Paul je pense qu’il faut être autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
    Et aussi qu’il faut se rassembler (même avec les deux noms que j’ai lâché en pâture ici).

    1. Arnaud,
      Faut quand même rendre aux choses leurs justes proportions.
      Si Hulot a manqué de soutiens c’est d’abord au sein du gouvernement et parmi les députés les députés « en marche »‘.
      Je note au passage que Hulot n’a jamais demandé un quelconque soutien lorsqu’il fallait défendre le service public, lorsque les cheminots étaient en grève, idem pour NDDL lorsqu’il dénonce la violence inutile des Zadistes alors que ce sont précisément ces zadistes qui ont fait le gros boulot en amont permettant in fine à Hulot de défendre la cause de l’abandon de l’aéroport. Il a donc manqué de cohérence dans sa critique du système.
      Je l’aime bien tout de même, car il a de vraies convictions, et qu’il a fait avec ce qu’il est ce qu’il a pu et que son constat sur l’état de la planète est clair et net, puissant.
      Mais Hulot ne pouvait pas tout. Le lobby de l’espèce humaine n’existait pas encore, il ne devait donc compter que sur le soutien du gouvernement.
      Jadot était dans son rôle de mettre la barre très haut au niveau des exigences. C’est précisément en accréditant pas la politique des petits pas, qu’ils rendaient le meilleur service, non à Hulot, mais à la cause.

      1. Pierre Yves,
        Dans cette histoire pour NDDL, Hulot a mis sa démission dans la balance,
        Mais tout le monde est libre de penser que ça ne vaut rien.

      2. Arnaud,
        Oui, c’est vrai, mais ce devait être plus ou moins dans le ‘deal’ de son entrée au gouvernement.
        Le gouvernement, par intérêt politique, était prédisposé à abandonner le projet d’aéroport, c’est a-t-il dû penser, un os à ronger en moins pour ses adversaires, et une victoire à présenter aux écolos et à l’opinion publique en début de mandat, le minimum qu’il fallait faire pour rendre la présence de Hulot acceptable…
        Disons que sans Hulot l’opération était plus difficile à réaliser. Donc la présence de Hulot n’a pas été inutile dans ce cas, mais je maintiens mes réserves quant à sa non défense de la réalité zadiste comme alternative au modèle dominant. Sans doute sont-ce des considérations tactiques, qui expliquent son attitude, de même à propos de la SNCF, mais si tel n’est pas le cas, Hulot aurait alors un bout de chemin à faire pour rompre définitivement avec le modèle dominant, peut-être mettre au rebut quelques uns de ses véhicules à moteur ou abandonner l’idée de percevoir de copieux dividendes sur les champoings ushuaïa, ce serait un bon début 😉

      3. C’est vrai les gels douche et les droits d’auteurs pour ses bouquins c’étaient l’alpha et l’oméga de ses actions publiques.

      4. Arnaud,
        On est d’accord, mais plus de cohérence ne nuit pas, bien entendu je n’ai de leçons à donner à personne, chacun est concerné par cette effort. Je dis juste que pour la cause, Hulot serait bien inspiré de mettre en conformité ses paroles et ses actes. Paul a bien remarqué aussi que sur la question de savoir si on est dans un régime libéral, capitaliste, ou de marché, les choses ne sont pas encore suffisamment claires. On se doit d’être exigeant sur les actes et les concepts, justement parce que la cause qu’il défend, majestueusement, avec brio, est la cause des causes.

  26. Cyril Dion dans lemonde

    « ….Très bien me direz-vous, mais comment faire ? Ne plus construire d’Airbus, c’est mettre des milliers de gens à la porte. Or quel est le sujet central de chaque élection présidentielle ? L’emploi. Taxer le pétrole, c’est taper directement dans le portefeuille de millions de personnes dépendantes de leur voiture pour aller travailler. Fermer les centrales nucléaires, c’est être obligé, dans la transition, de produire de l’électricité avec des énergies fossiles, comme le fait l’Allemagne, régulièrement épinglée pour ses usines à charbon. Même couvrir la France de panneaux solaires et d’éoliennes engendrerait certains problèmes écologiques, comme l’ont souligné plusieurs ouvrages récents.

    « LE PROBLÈME TIENT À NOTRE MODÈLE DE SOCIÉTÉ, DONT LES GOUVERNEMENTS NE SONT, À MON SENS, QUE LES GESTIONNAIRES »
    C’est devant ce type de contradictions que Nicolas Hulot devait se trouver, chaque matin, au cœur d’un gouvernement divisé. Bercy relance la croissance, le ministère de l’agriculture contente la FNSEA [Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles], l’Elysée signe des traités de libre-échange… et le ministère de la transition écologique et solidaire est supposé résoudre tous les problèmes écologiques et sociaux que pose l’ensemble de ces politiques. Ce n’est pas sérieux. Comment imaginer qu’un homme sincère puisse tenir longtemps dans ces conditions ?

    Comme je l’écrivais plus haut et comme le clament nombre d’écologistes depuis des décennies, le problème tient à notre modèle de société, dont les gouvernements ne sont, à mon sens, que les gestionnaires. Nous avons besoin de le réinventer, par étapes sans doute, mais avec une vision déterminée de l’objectif à atteindre.

    Formatage par « l’Etat profond »
    Mais qui tient notre modèle debout ? Sans doute ceux qu’Edward Snowden appelait, dans une interview à Der Spiegel en septembre 2017, « l’Etat profond », « cette classe de fonctionnaires de l’Etat qui survivent gouvernement après gouvernement ». Avant d’ajouter, parlant du virage à 180 degrés de Barack Obama : « L’Etat profond a conscience que, s’il ne peut pas élire les présidents, il peut les formater très rapidement – et cela, avec les mêmes moyens qu’il utilise pour nous formater. » Formatage qui nous conduit à nous accrocher à l’existant, à ce modèle que nous connaissons et qui nous rend, tous ou presque, très timorés à l’heure de consommer la rupture.

    Les lobbys ? Certes. Nicolas Hulot confirmait leur présence incessante. Anne Hidalgo [maire socialiste de Paris] me confiait il y a quelques mois que plusieurs responsables de l’industrie automobile avaient débarqué dans son bureau pour la menacer à la suite de l’annonce de son intention d’interdire les moteurs diesel dans la capitale dès 2024. Nous avons à nouveau pu mesurer leur influence lors des débats relatifs à la loi alimentation ou très récemment dans cette réunion à l’Elysée avec les chasseurs.

    Les entreprises transnationales ? Evidemment. Aujourd’hui, Apple et sa capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars, Google et ses trois milliards de requêtes par jour, Facebook et ses deux milliards d’utilisateurs, les grands pétroliers, les grandes banques, les géants de l’agroalimentaire, de la distribution… ont souvent plus de pouvoir que les gouvernements pour bouleverser la société.

    Nous ? Assurément. Nous pouvons évidemment déplorer d’avoir été, dès notre naissance, plongés dans le monde tel qu’il est, d’avoir appris ses codes, d’être nés du bon ou du mauvais côté de la barrière, d’être contraints de travailler…

    Mais sommes-nous totalement dépourvus de pouvoir et de responsabilités ? Est-il vraiment raisonnable de voter tous les cinq ans pour des candidats – souvent par défaut – et de croire à leurs promesses tout en sachant qu’ils ne pourront (ou ne voudront) les tenir ? Qu’ils seront immédiatement pris en tenaille entre les hauts fonctionnaires, les lobbys et leurs électeurs, qui veulent des résultats souvent contradictoires ? D’attendre en somme que quelqu’un résolve le problème pour nous ou, du moins, sans nous ?

    Une bataille culturelle
    Nous savons pertinemment qu’il ne suffira pas de fermer nos robinets, de manger bio et de prendre nos vélos de temps à autre, mais qu’une véritable bataille culturelle, politique est à mener pour transformer nos imaginaires, nos démocraties, autant que nos économies et nos modes de vie.

    Paradoxalement, il n’y a sans doute jamais eu autant de Français et même d’Européens désireux d’aller vers une société plus écologique et plus juste. Mais cette transformation culturelle en cours ne se traduit en aucun mouvement réellement structuré, se dotant d’une stratégie solide, contrairement aux acteurs précédemment cités qui, eux, sont tout à fait organisés pour défendre leurs intérêts.

    Le mouvement écologiste – et citoyen en général – avance en ordre divisé, prompt à se déchirer au moindre désaccord, soucieux de protéger les intérêts de chaque petite boutique plutôt que d’accepter une forme d’union sacrée, telle que nous en avons connu dans quelques grands rendez-vous de l’Histoire, dont la seconde guerre mondiale.

    Lire aussi : Cyril Dion signe un « Petit manuel de résistance contemporaine » pour sauver la planète

    Eh bien, ce qui nous attend est de cette nature, et même peut-être plus grave. Y faire face demandera des responsables politiques courageux, portés par un vaste mouvement populaire, des entrepreneurs et des artistes visionnaires, ainsi qu’une indéfectible capacité à coopérer. Ou une révolution, avec les affres que cela suppose.

    D’ici là, il est temps de grandir et d’accepter que les ministres n’ont pas de pouvoirs magiques, pas plus que les présidents, que personne ne va venir miraculeusement nous sauver, ni papa, ni maman, mais que, comme le chantait Patti Smith – et même si cela est loin d’être un long fleuve tranquille –, « People have the power », à condition de le décider… »

    1. Bonjour Arnaud
      Une réflexion que m’a inspiré ce matin la réponse de Valérie Pécresse à la suggestion de rendre Navigo gratuit (transports IdF), ce qui ne peut qu’être écologique (la région finance déjà ImagineR, le tarif réduit navigo des étudiants) : credo habituel de la droite, si pas payant, matériel pas respecté car pas de valeur, dégradations inévitables, etc. (aisément modulable pour draguer l’électorat Le Pen).

      Or, ayant fait les visites des ateliers RATP à l’occasion des journées du patrimoine, cela me suggère ce qui suit:

      Embaucher environ 500 personnes pour organiser des journées de rencontre entre gestionnaire du matériel (+ cheminots + …) et grand public. Ca durerait une grosse demi-journée. Tout ceux qui ont suivi auraient droit à la gratuité pour une période finie, disons 2 ans. Automatiquement, pour ceux qui voudront en profiter, cela engendrera du respect au niveau du matériel. C’est une idée qui n’est pas très loin de la symbolique (impénétrable souventes fois) de Pierre Sarton du Jonchay, qu’il y ait en gros une contrepartie « en humain » du respect « en machine ». Et que les frustrés se vengent à loisir par silicium interposé, ce silicium prend toutes les avanies et les vilenies sans prendre vraiment un e ride.

      Donc idée globale: passer un temps assez considérable dans l’absolu à « interfacer les deux humains » qui sont de part et d’autre d’un  » nœud médiatique, pour que dans le reste du temps, avec peu d’effort disciplinaire explicite, on puisse de facto lâcher la bride.

      1. Très intéressant, merci.

        Le symbolique peut être un levier efficace, surtout s’il est basé sur de la mise en contact et du dialogue entre personnes concrètes.

        Bon, sinon, y a aussi l’option d’obtenir le respect du matériel par la peur du gendarme. Ça marcherait aussi, et soit dit en passant ce serait aussi créateur d’emplois 🙂

        Le mieux serait sans doute de combiner les deux.

        Oui, il y a deux types de centriste, celui qui n’est d’aucun bord et celui qui est des deux à la fois 😀 !

      2. Oui c’est une très bonne idée, pour que la gratuité fonctionne bien je pense qu’il faut associer un maximum les usagers dans le système et/ou le leur faire connaitre, les inclure.

      3. Dans la même logique : réserver la consommation de viande à qui aura fait son stage à l’abattoir —-> grand respect pour la bête !

      4. Et embaucher 2000 ouvriers et techniciens pour l’entretien des rames ?
        Et revoir la conception: y’a des trucs, suffit de les regarder de travers pour qu’ils tombent. J’m dis parfois que les photons malveillants projetés par mon regard critique ( malveillant, donc à très haute énergie) suffisent à affaiblir le matériel.
        J’en ai discuté avec une dame, prof de français apparemment, qui a bien rit et elle était de mon avis: dans notre TGV 1.ère classe, à peu prêt rien ne fonctionnait des trucs destiné à notre confort ( sacré, le confort). Le principal , les boggies moteurs, fonctionnaient sauf un arrêt d’une heure en pleine voie. Paraît que , vaguement, un sanglier s’était permis de traverser les rails, 100 km devant. Il a dû prendre son temps. Le souci de la SNCF pour la protection des animaux est remarquable. La clim n’a pas cessé de fonctionner, merci.

    2. Merci Arnaud,

      Ne plus construire d’Airbus, c’est sûr, ce serait impopulaire. Mais interdire la publicité, c’est possible, et cela ne doit pas affecter beaucoup notre mode de vie. N’y-a-t-il pas ici un économiste, pour faire le compte de ce que la publicité nous coûte, de manière directe et indirecte ?

      Directement, elle nous coûte 2% de ce qu’on achète, de façon totalement inutile. Attention, pas 2% du PIB, 2% du CHIFFRE D’AFFAIRE que les firmes du cac40 réalisent en France. Or à quoi peut bien servir que Peugeot se bagarre contre Audi, Mercedes contre Bmw, etc etc ? Ces publicités de plus encombrent les canaux de communication : la bande passante du NET…pénalisent la divulgation de culture…combien d’artistes rêveraient d’y avoir un espace ?!

      Indirectement, elle nous coûte les dégâts de la surconsommation dans tous les domaines. Dans le domaine alimentaire, on peut certainement lui attribuer une partie du diabète dans notre pays. Dans le domaine des transports, les maladies respiratoires…dans le domaine du jeu, les maladies de dépendance aux jeux…Dans le domaine du crédit, le traitement du surendettement..etc etc

      Elle nous coûte aussi l’électricité (combien de centrales nucléaire fonctionnent uniquement pour elle ?) qu’il faut pour la divulguer, et une partie des investissements pour assurer la bande passante, ou la divulgation hertzienne, le papier, et le travail de tous les gens qui impriment, conçoivent, réalisent ces publicités…

      Bref, si on voulait bien en faire le compte, on verrait certainement que cela représente un chiffre énorme, qui soutient notre modèle économique, exactement comme les produits dopants soutiennent les coureurs du Tour de France, lorsqu’ils font l’ascension du Mont Ventoux .

      Et franchement : qu’arriverait-il à l’économie, si on se passait de la publicité ? On pourrait commencer par là, je ne crois pas que cela viderait les magasins. Même les firmes du Cac40 ne devraient pas en souffrir : ces 2%, elles les consacrent se battre les unes contre les autres ! Elles en feraient l’économie ! Bien au contraire, cela leur donnerait peut-être un avantage compétitif sur les marques étrangère : l’économie qu’elles feraient en France, elle pourraient le consacrer à la recherche de véritables innovations…

      Alors il y a tout de même des choses à tenter il me semble…

      1. Interdisez la publicité et vous vous retrouverez probablement avec une cohorte d’avocats de Google sur le dos, qui contrairement à ce que l’internaute moyen imagine n’est pas en premier lieu pourvoyeur de services mail, moteur de recherche ou plateforme vidéo, mais régie publicitaire, probablement la plus grosse au monde.

        La publicité est en outre l’alpha et l’omega de la diffusion des productions capitalistes. C’est entre autres grâce à elle qu’on maintient en vie (artificiellement) un marché absolument saturé (celui de l’automobile, par exemple), et c’est encore elle qui permet de « créer » des marchés à partir de rien en rendant désirables des produits inutiles ou pour le moins superflus.

        En fait, interdisez la pub et vous ne serez pas loin d’achever le capitalisme. C’est une excellente idée, mais je doute qu’elle passe comme une lettre à la poste.

  27. Au fait, c’est quoi exactement un lobby ? ça fonctionne comment ? N’est-pas la manifestation d’une forme de « corruption passive », de collusion, de conflit d’intérêt ? Comment par exemple ce « lobbyste » de la chasse a-t-il pu s’introduire dans une réunion de décideurs publics sans en être invité ? Comment se fait-il qu’on estime à 30 000 leur nombre à Bruxelles….Ne faudrait-il pas créer un groupe de pression contre les lobbyistes ? Ou les lobbyistes ne sont-il pas le symptôme d’une maladie de la démocratie (comme une certaine forme de corruption) ? (je crois assez à cette dernière idée, surtout en pensant à ce qui se passe aux USA). En tout cas, le départ de Hulot incite à réfléchir un cran au-dessus sur la stratégie à mettre en oeuvre. Pour ma part, j’étais à deux doigt de penser qu’il avait « perdu son âme », et succombé au sirènes du système….(Ah, Ulysse)….

  28. Une solution radicale ne consisterait-elle pas à faire en sorte que le rapport de force lui-même devienne caduc ?
    Pour qu’un rapport de force puisse s’exercer il faut d’une part un puissant et d’autre part un faible, qui subit la force du puissant et reste faible. Si le puissant comme le faible perdent tout ce qu’ils ont, ou s’engagent sur la voie de l’abandon de leurs acquis (mal acquis, mal appris) le rapport de force n’a plus lieu d’être.
    Reste à inventorier les type de situation où cela peut se produire :
    Ce peut être :

    – Une révolution

    – un effondrement ou l’Effondrement

    – la désobéissance civile à grande échelle ; les citoyens désinvestissent en masse la société de consommation.
    Le do it yourself se diffuse largement dans la société obligeant les multinationales à revoir leurs stratégies, leur raison d’être. J’écris cela car, en fréquentant une bibliothèque spécialisée dans les arts, je suis tombé sans même les chercher sur deux livres, l’un intitulé : « Comment fabriquer son papier, par David Watson », et l’autre « La teinture au naturel » par Christine Vejar. Ce ne sont que deux petits exemples, on pourrait multiplier les exemples à tous les aspects ou presque de la vie courante. Cela peut paraître anecdotique, mais n’est-ce pas un terrain sur lequel il faudrait travailler beaucoup systématiquement y compris nous sur ce blog qui préférons envisager les solutions collectives ? Paul, avait eu un raccourci en présentant deux livres, l’un consacré à la nécessité d’une solution collective, et l’autre manuel du survivaliste. Or, peut-on, doit-on opposer nécessairement les deux approches ? Il me semble que non. A mon sens elles ne s’opposent pas, il devrait y avoir un moyen de les faire travailler ensemble.

    Il me semble que le do it yourself pourrait justement entrer dans un programme beaucoup plus ambitieux qu’il ne l’a été jusqu’au aujourd’hui , car il y a manifestement congruence entre la nécessité de faire avec les matériaux locaux et avec les mains, et nécessité d’aborder la transition écologique, où le nouveau modèle, même industriel, devra intégrer durabilité et sociabilité. S’il faut changer de modèle, il me semble qu’on ne peut faire l’économie du « mettre la main à la pâte ».
    La robotisation est en marche, mais doit-être être acceptée comme une fatalité, n’y a-t-il pas de nombreuses tâches, valorisantes pour soi, parce que belles et utiles, qu’il faudrait se ré-approprier ? Ne pas rejeter la technique, la recherche, mais inverser l’ordre qui aujourd’hui assujettit la main à l’argent. Il y a le cadre nouveau, les structures, mais les structures elles-mêmes n’évoluent que dans le sens qu’on veut bien leur donner, autrement dit une structure en mutation peut donner une chose ou son contraire.

    Ma préférence va à la première option car une révolution aboutit souvent à la substitution d’une classe par une autre. Un nouveau rapport de force s’instaure. On confond redistribution du pouvoir et changement de paradigme.

    L’effondrement des institutions économiques, financières quant à lui peut permettre d’éviter l’extinction de l’espèce, mais peut aussi être le début de la fin de l’espèce, sans oublier les dégâts considérables en perte de vies humaines qu’un effondrement occasionnerait si aucune solution n’émerge rapidement pour repartir sur de bonnes bases et si tant est que la Terre est encore habitable.

    1. «  »Pour qu’un rapport de force puisse s’exercer il faut d’une part un puissant et d’autre part un faible, qui subit la force du puissant et reste faible. «  »
      *************
      Non, pour que rapport de force puisse s’exercer il faut que les deux protagonistes jouent au même jeu – en pensant chacun pouvoir gagner la partie. » »
      ——-

      «  »Si le puissant comme le faible perdent tout ce qu’ils ont, ou s’engagent sur la voie de l’abandon de leurs acquis (mal acquis, mal appris) le rapport de force n’a plus lieu d’être. » »
      ************
      Oui, je comprends que le jeu n’a plus de raison d’être.
      Pour ne pas perdre, ne pas jouer le jeu.
      Changez de mode de vie et tout s’écroule.
      Get out of the groove

      1. Assez de votre avis, ô stratège de Gengis Khan (*), mais difficile révolution intérieure. On pourrait argumenter que ceux qui gagnent perdront aussi, au final. Et même avant…

        Groove. Grooving? Groovy!
        Sonny and Cher: The beat goes on
        https://www.youtube.com/watch?v=bS3O5zg290k

        Boys keep chasing girls to get a kiss : le jeu , encore et toujours. Difficile de chasser le naturel… Toute une éducation à revoir.
        (*): un mouvement tournant et une diversion, toutes 2 sur 20000km: rien d’équivalent depuis. et c’est tant mieux.

    2. La solution de base pour repartir une nouvelle économie est écrite dans ce livre« du nouvel esprit des lois et de la monnaie» Valérie Bugault et Jean Rémy

    3. Pour qu’il y ait rapport de forces , il suffit d’être deux .

      Pour qu’il y ait rapport tout court , aussi .

      Pour qu’il n’y ait pas usage abusif de la force , il faut donner à l’autre , en recevoir , et, pour que ça dure , être capable , l’un et l’autre , de regarder au delà de soi et de l’autre .

  29. Un lobby? OK mais qui se traduise concrètement par des SERVICES CITOYENS et notament, UNE BANQUE + UNE PLATEFORME COMMERCIALE de subsitution… etc et d’autres services necessaires collectifs, comme une partie de judo => utiliser les regles du liberalisme et du capitalisme pour developper un pole concurrentiel « citoyen » de SUBSITUTION.
    Cela s’est déjà fait bien entendu sous la forme de sociétés mutuelles (comme la FNAC au début rappeleons le!) et notamment les assurances. La différence de nos jours viendrait du contexte politique et de la possibilité de mettre en place un mode de gouvernance distribué probablement plus efficce à préserver l’esprit et a evitet toute absorbtion.
    DU point de vue conceptuel, il s’agirait de distinguer 2 choses : l’etat avec son administration, ses politiques, sortent de dinosaures sclérosés, et la nation, avec ses citoyens , et son âme révolutionnaire, capable, dans le système actuel de proposer d’autres services et de vendre des bénéfices communs. Cela se fait deja par exemple la marque de chocolats bretons « … de Sail » qui transporte par voie maritime le chocolat.. l evend plus cher, mais propose aux clients d’acheter un bénéfice commun « ecolo ». Idem pour marques « ethiques ».
    En d’autre terme je verrais plutot comme element de solution l’idée d’étendre le champs de l’économie en incluant progressivement les externalités sociales et ecologiques, plutot que de tenter un tabula-raza sans modele de substitution derriere.
    On pourrait ainsi devenir.. « riche de bien commun » offert à la commmunaute comme le font déja tous les bénévoles. Cela pourrait etre l’objet d’une nouvelle monnaie complémentaire, de nouveaux usages sociales et donc d’un nouvel enseignement (je suis un bon eleve parce que j’ai des bonnes notes perso mais aussi parce que j’ai des bonnes notes « communes »). Avec quelques petits changement au systèmes comptables, ni vu ni connu.. hop!!

    1. Créer d’autres banques + « quelques petits changements aux systèmes comptables »

      Non : « quelques changements radicaux aux systèmes comptables » et ensuite, toutes les banques seront de bonnes banques

  30. Si les plus belles leçons sont données sur un coup de tête Et les démolitions les plus exemplaire savamment organisées, alors le pire de la crise est passée.

    CQFPD

  31. Je pense que nous avons, pour la plupart, beaucoup écouté, compris du mieux que nous pouvions, médité tant et plus, accordons nous maintenant pour AGIR si nous y croyons encore.
    Pour agir largement , nous nous devons de trouver notre plus petit COMMUN dénominateur. Qui peut être ceci :
    – L’ENJEU: aujourd’hui il faut comprendre l’alternative, nouvelle civilisation ou barbarie ?
    – L’OBJECTIF: pour une civilisation du bien-vivre: autonome, responsable, solidaire et amical
    Si, de rencontres et de partages nous arrivons à fédérer à l’appui d’arguments solides et autour d’un commun dénominateur minimal, des humains déterminés ,alors peut-être ….? car l’enjeu et l’objectif à atteindre est immense et nous nous devons d’être TRES nombreux-ses pour AGIR.

    1. En lien avec le dénominateur commun il faut développer un argumentaire dont la base relève du fondamental qui soit logique et incontournable accepté par 90% des citoyens, dans le 10% restant il y a le .01% qui n’adhèreront pas qui profite au plus haut point du système actuel et le 9.99% restant qui sont d’opportunistes (politiciens et banquiers/financiers) valets du système.
      Cet argument fondamental relève bien sûr de la Nature, de ses lois et règles, que nous devons restaurer et par la suite préserver, encore faut-il le faire réellement comprendre par le 90% ce qui serait la première tâche d’un lobbyiste et parallèlement proposer une gouvernance en conséquence de cette logique ce que propose clairement Valérie Bugault et Jean Rémy dans leur livre mentionné plus haut.

      1. Cette Nature, au sens où Spinoza l’entend; c’est à dire formant le tout qui est le Un, l’Unique : notre planète en somme, nous dicte une seule chose essentielle. Le vivant est entrelacé et nous sommes interdépendants.

        Tentons de détruire cette image toxique d’un monde d’hommes qui font profit de tout en étant oublieux de cette réciprocité qui fut le fondement de notre Humanité. Quel chantier!

    2. @ patrick ,

      un gros chantier, c’est sûr, mais ça se tente. Il faut aller voir la maquette de « Port Winston » à Arromanche (port flottant qui a servi au débarquement en Normandie, une première technologique à l’époque) , pour se convaincre que tout reste possible. Les anglais soutenaient Churchill, ils étaient convaincus que la survie de la nation anglaise était en jeu, mais le danger était frontal.

      C’est bien moins dur de supprimer la publicité sur les ondes : il suffirait de voter une loi , pour porter un coup fatal à la concurrence économique en France ! impossible ? Mais non !

  32. Oui il faut un lobby de l’espèce humaine, c’est une évidence, il faut tout essayer, ce n’est pas le seul moyen d’action (voir mon commentaire plus haut sur la désobéissance civile) mais celui-ci n’a jamais été tenté de façon systématique et organisée.
    Il faut donc le faire.
    Il existe déjà des groupes de pression, comme Greenpeace, qui ont obtenu d’ailleurs certains succès, la limitation de la chasse à la baleine par exemple. Ces groupes de pression s’inscrivent dans le combat pour la survie de l’espèce, seulement, ils ciblaient leurs actions sur des domaines particuliers, alors qu’ici il s’agit de se faire désormais généraliste, parce que ce n’est pas telle ou telle espèce, tel sujet spécifique qui sont en cause, mais l’humanité toute entière et en tant que telle.

    Une piste à suivre serait peut-être de fédérer tous les groupes de pression particuliers qui s’inscrivent dans le cadre commun du combat pour la préservation de l’espèce. Ces groupes pourraient conserver leur identité tout en affichant désormais un sigle commun, au nom duquel toute personne désireuse de s’engager pour la préservation de l’espèce agirait. Cette piste, il me semble trouverait ses limites dans la taille de l’organisation ainsi crée. Les dérives de quelques uns pourraient rejaillir sur l’ensemble.

    Une autre piste serait plus dans l’optique de l’idée déjà suggérée par Paul Jorion de réunir le petit groupe des hommes et femmes déterminées à sauver l’espèce. Ce groupe ayant vocation à prospérer au fil du temps au fur et à mesure que son importance serait reconnue par l’opinion publique.
    Au départ, peut-être réunir un collectif de personnes à l’aise avec la communication, qui connaissent bien les rouages institutionnels, réunir donc des personnalités du monde médiatique, du spectacle, voire même politique prêtes à s’engager dans une action trans-partisane, et bien entendu tout citoyen déterminé, et prêt à s’engager dans des actions à visée généraliste, estampillées « sauvons l’humanité » mais bien ciblées. Comme il existe dans les ONG, il pourrait y avoir des formations, pour permettre d’agir vite et bien.

    1. Je préfère aussi la rencontre et la mise en commun des forces des lobbys « citoyens » anciens , naissant ou à venir : ça évite de réinventer l’eau chaude et ça donne une chance de dynamiser ce qui n’a pas encore réussi .

      Au bout du bout , entre un lobby et un parti , il n’y a que l’épaisseur de la membrane qui sépare l’intérieur de l’extérieur, mais je me poserais des questions si cette membrane , ce n’était pas la Constitution .

    2. Pierre-Yves, je n e crois pas qu’on peut lancer les français dans une direction ouvertement révolutionnaire, ou dans des boycotts géants. Mieux vaudrait proposer des mesures qui le sont, mais sans en avoir l’air…

      1. Vincent, vous avez sans doute lu « action violente » ou j’évoquais seulement des actions, non violentes bien entendu dans mon optique, si j’ai pu vous laisser penser le contraire c’est que vous me connaissez encore mal.
        Quoi, il ne faut pas agir ? 😉

      2. Vincent Rey,
        « Mieux vaudrait proposer des mesures qui le sont, mais sans en avoir l’air » >>>>>>>>
        >>>>TAXE CARBONE sur 100% fossile (AVION/FRET MARITIME, TRANSPORTS ETC) avec une trajectoire croissante cf rapport Stiglitz Stern ET REDISTRIBUEE INTEGRALEMENT AUX SERVICES PUBLICS, A LA SECU, AIDE ISOLATION BATIMENT ET POMPES A CHALEURS, A l’AGRICULTURE BIO.

  33. Pour Pascal Canfin, Président du WWF France, le libéralisme économique (voulait-il dire le capitalisme ?) est COMPATIBLE avec la défense de l’environnement. Cela s’oppose à ce que disait Nicolas Hulot avant-hier (s’interrogeant sur l’utilité de construire ce porte-container, de taille record).

    C’est absurde, et j’espère que la démonstration sur mon blog le lui montrera

    Bien sûr, la technologie nous permettrait de faire « ce que nous voulons », mais « ce que nous voulons », pour beaucoup, c’est une énorme Audi Q7 ! A quoi pourra bien servir d’avoir des véhicules électriques, s’ils sont 10 fois plus gros ???

    On a de plus appris hier, que la part de marché des gros SUV ATTEINT 30%. Quant aux nombre de voyage en avion, il ne cesse d’augmenter…Comment M Canfin compte-t-il enrayer cela ? Le Président du WWF ajoute : « La dette financière et la dette écologique doivent être au même niveau ».

    Eh bien ! si l’on en croit M Canfin, nous n’avons pas fini de payer les dettes du capitalisme !

    1. Je l’ai aussi entendu sur France Inter…..Canfin se positionne pour le job de ministre alors il essaye de plaire à son futur maître…
      Si c’est lui qui décroche la timbale, on sait à quoi on peut s’attendre pour le reste de la mandature Macron en matière d’écologie ….

      1. Ca me parait assez évident,

        Essayons de nous projeter, dans la transition écologique, dans un univers capitaliste, telle que l’envisage Pascal Canfin !

        Au lieu d’avoir une voiture à essence, on en aura chacun 3 électriques + un camping-car, et les plus nantis s’achèteront aussi un immense garage, avec des panneaux solaires sur le toit…

        Les SUVs seront électriques, mais ils seront devenus si gros que le gouvernement envisagera de lever des impôts pour refaire les routes, car ils ne pourront plus se croiser quand ils feront face à un camping-car…

        BFM TV entre deux reportages sur la délinquance des banlieues désertées par le travail, diffuseront des publicités pour la maison solaire « Bouygues-solar » à énergie positive.

        Vaste programme, comme disait l’autre !

  34. Lobby ? Il s’agirait de ré-inventer « France Insoumise » ?
    A moins que ce ne soit devenu un gros mot ?

    Qu’est ce qu’ils attendent pour faire venir Jorion en grande pompe ?
    Comme responsable de la formation idéologique anti-capitaliste en interne, par exemple ?

  35. Eva Joly sur France-inter a déclaré que Hulot par sa démission devenait un lanceur d’alerte.
    C’est exactement ce que j’ai ressenti, et finalement pas que moi des milliers, espérons des millions, de Français l’ont ressenti ainsi et j’espère qu’ils ne l’oublieront pas demain ni après-demain !
    et je lis/entends que Paul Jorion l’entend ainsi aussi d’une certaine façon.

    Je suis d’avance « adhérente » ou/et « activiste » à votre futur « groupe » ou « lobby » pour la survie de l’espèce. Mais je suis sûre que vous nous donnerez ici l’avance de ce projet. D’avance merci.

  36. Un lobby, pourquoi pas, il y en a déjà plus de 1600 inscrits dans le répertoire de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Seuls quelques-uns arrivent à obtenir des choses concrètes de la part du pouvoir politique, il ne s’agit manifestement pas de l’aboutissement d’un bon argumentaire qui serait utile au bien commun, mais plutôt d’avoir rencontré une, ou des oreilles attentives à l’argumentaire du lobby considéré.
    Il semble évident également que pour obtenir des résultats, il convient d’avoir des relations aussi étroites que possible avec des représentants de partis politiques qui manifestent quelque intérêt pour l’action envisagée par le lobby.
    Un ensemble de conditions sont nécessaires pour que ces actions soient acceptables par l’opinion publique :
    – des hommes politiques clairs et honnêtes, sans ambiguïtés, sans programme caché ; ‘glasnost’ obligatoire.
    – glasnost également pour les lobbies, l’opinion publique doit savoir qui ils sont réellement, quels sont leurs liaisons avec la sphère politique.
    – enfin, une opinion publique tenue au courant des enjeux réels à court et moyen terme, ce qui implique des médias honnêtes sans arrières pensées entachées d’intérêts financiers ou liées à ceux-ci.
    Politiquement, il ne serait pas mauvais de revenir, pour la France, au scrutin proportionnel intégral pour les représentants à la Chambre ; mode de scrutin qui a ses inconvénients, certes, mais qui aurait surtout l’avantage de ne pas donner, un pouvoir exagéré à un président élu par défaut, persuadé détenir l’adhésion totale du corps électoral, alors qu’il a occulté de grands pans de son action envisagée…

  37. copie des tweets de droite ou macronistes (je précise pour éviter les malentendus que je les désapprouve totalement, ce n’est que copie, car il faut toujours connaitre les arguments de ses adversaires pour combattre)

    « Visionnaire et exigeant envers lui même Nicolas Hulot mélangeait peut-être sa fonction de ministre d’un pays et une fonction de ministre mondial de l’environnement? »

    Ils recourent aussi à un diagramme plaçant « une meilleure protection de l’environnement » en 10ème position avec 18% (4 réponses par personne)

    finalement ils manquent d’argument en comparaison de la diversité des soutiens à Hulot !

  38. @ Juannessy, et tous autres intéressés

    Comme vous le savez, j’étais présent comme vous à la conférence début Juin de notre bon Savoyard commissaire préposé au Brexit. Bien décidé à en extraire la substance, ne rien oublier et propager la bonne nouvelle, j’y suis venu avec crayon et papier.
    Or, rien ne sort de mes notes, les neurones comme paralysés, 3 mois de stérilité, à désespérer.

    Passons sur le début. Les Britt ne sont pas commodes à négocier avec. Sans remonter très loin dans l’histoire, rien que la façon dont ils ont réinvesti le port de Calais pour pouvoir reporter leur frontière terrestre sur cette ville, par eux plusieurs fois martyre, montre qu’en effet, ils sont accrocheurs. Mais, Dieu merci, notre Savoyard a des tonnes de graphiques en couleurs (‘PowerPoint’) pour leur signifier que lui, et l’Europe unanime derrière lui, sait y faire face aux récalcitrants. Et il a le droit pour lui.

    Reste que ce n’est pas l’essentiel. La dernière partie était beaucoup plus riche et subtile. Et je sèche. Énervant au possible. Je m’en suis ouvert à ma femme. Elle y était. Rien de qui est important sans elle. Elle me propose le résumé suivant. Il nous aurait signifié : « Écoutez, nous [Bruxelles] avons fait beaucoup de conneries et pêché par naïveté. Nous continuerons sans changement. Faites nous donc confiance à l’avenir ». Plus, j’ajoute, quelques bruits de bouche sur les dangers mortels du populisme.

    Comme elle est toujours de bon conseil, je vais m’en tenir à ce point de vue.

    Je ne vous demande pas d’approuver, bien entendu. Je m’en voudrais d’orienter votre vote à venir. Non que je crois le pouvoir moindrement, rassurez-vous.

    1. Barnier ne tient droit que si le mandat à lui confié reste celui des 26 unanimes . Les britishs ont compris qu’avec leur équipe initiale , ils allaient à Trafalgar . Et ils ont décidé de le jouer plus politique en mettant carrément May en ambassade . Elle a rencontré Macron à Brégançon puis Merkel , pas pour tester la piscine du Fort . Les aventure Trumpiesques et la relation States -UK fait partie de décor .

      Bref , c’est la pagaille qui arrange dans l’immédiat la londonienne . Je ne sais pas ce qui foirera en premier , le Brexit , ou l’Europe des européens qui se tirent des balles dans le pied , ou les deux .

  39. Excellente stratégie.
    Investir leur terrain de jeux en appliquant leurs règles :
    – Compétitivité. Les obliger à se battre entre eux.
    – Garantir voire augmenter leurs revenus. Pour des produits et des services répondant à une charte morale/éthique à définir.
    Plus besoin de convaincre les masses, mais créer des groupes de haut vole capables d’argumenter dans la langue capitaliste pour convaincre les chefs d’entreprise et aussi les chefs d’État en première ligne de la catastrophe qui s’annonce.
    Jouer la carte internationale pour les sources de financement.
    Etc..

    1. Hulot en créant sa fondation avait attiré a lui des sponsors de haut vol, et forcément il avait su les convaincre de s’associer à lui, mais les résultats sont plutôt maigres … Il va être très intéressant de voir quel regard Hulot va porter désormais sur ses actions passées.
      Hulot s’y est-il mal pris ou bien les grands groupes n’étaient-ils pas mûrs pour faire autre chose que du greenwashing (pour être poli) ?

      Les obliger à se battre entre eux pour un mieux-faisant écologique, oui, , mais quand ils sont en situation oligopolistique, qu’est-ce qu’on fait ?
      Les Gafa vont-ils mettre la pédale douce ?

      1. Pour moi, une part du problème provient de la confusion entre intérêts particuliers et intérêt général. Un credo de la droite, un crédo néolibéral. Voir la contamination dans la recherche, dans les sphères publiques (infrastructures, services, etc…). Comment voulez-vous qu’une entreprise privée participe a une action d’intérêt général qui, par définition, pèserait un tant soi peu sur ses profits et la rendrait moins « efficiente » ? Ainsi, on créa le green-washing, et tout grosse entreprise ou grosse structure publique digne de ce nom créa en son sein un département du développement durable….Lesquels responsables desdits départements devant désespérément (car au départ peut-être sincères), démontrer auprès de leurs chefs incrédules,la rentabilité de leurs « prestations » (du vécu). (toute analogie avec ce qui s’est passé avec Hulot est fortuite). En fait, la « justification » se traduira par la possibilité justement d’actions auprès de lobbies plus étendus, ou de bénéficier d’aide par l’intermédiaire de « plans verts » , ou de « mieux vendre » et communiquer auprès des clients, ou de participer à une image plus favorable auprès des employés, en agrémentant par exemple la RSE….Autant de tours de passe-passe, fondés en fin de compte sur une illusion : les structures privées capitalistes ne sont pas conçues pour servir l’intérêt général.

  40. Si quelqu’un s’ accommode bien des petits pas c’est bien les lobbys, votre proposition me laisse plus que dubitatif.
    J’ai bien peur que grand pas en politique = révolution … avec tout ce que cela implique…

      1. Ça me rappelle la première fois où , en quatrième des lycées à l’époque , des collèges maintenant , en cours d’allemand ( on était 38 par classe et ça mouftait pas ), mon voisin habituel de table , arrivé en retard ,a cru pouvoir se glisser sans se faire remarquer par la porte pour rejoindre la classe . Le rof , tourné vers le tableau devait avoir une paire d’yeux dans le dos , car il a bondi en se retournant pour lui lancer ( en français , ça aurait été terrible en allemand ) : d’où sortez vous !!!

        Là, je ne sais pas si c’est la détresse que j’ai lue dans le regard du copain et l’esprit de bon samaritain , ou plutôt un goût immodéré du calembour qui m’a poussé , mais j’ai osé , dans le silence de cathédrale qui suivait , dire à haute et intelligible voix : il sort pas , il entre .

        Du coup , c’est moi qui suis sorti .

        Comme quoi , entrer , sortir , c’est qu’une question de point de vue ;

  41. Je m’interroge..
    Cette pétition assez particulière est proposée depuis un certain temps à travers de commentaires de nombreux blogs : https://www.change.org/p/pour-1-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-les-r%C3%A9formes-de-macron-par-la-gr%C3%A8ve-de-la-consommation?recruiter=564388262&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_petition
    Est-ce que ça pourrait avoir sens? .. tel quel?.. s’inspirer de la technique dans un objectif rénové accompagnant le lancement d’une campagne-lobby?… Je sèche.

  42. « De moi à moi » : Nicolas Hulot prit sa décision de démissionner sans en parler ni au Président de la République, ni au Premier ministre, ni à ses conseillers, ni même à sa femme, seulement « de moi à moi », comme il le dit à France Inter ce matin-là. On peut y voir un summum d’individualisme, une négation de toute institution, un refus des convenances. Est-ce seulement cela ?

    La mission que, en quelques mots non préparés, il abandonnait ainsi concerne rien moins que l’avenir de la terre et de l’humanité. Dans l’infini du cosmos est la planète Terre, sur cette minuscule planète sont des êtres parlants et pensants qui s’avèrent être attachés à leur propre perte, parmi eux était un homme chargé par ses fonctions de les sauver. Ayant délibéré avec lui-même, « de moi à moi » selon ses propres mots, en plein désarroi, il a renoncé. Devant l’immensité d’une telle tâche comme ne pas le comprendre ?

    « Je suis celui qui suis » dit une voix, selon le texte si connu, devant le buisson ardent, à celui est chargé, tâche qu’il croit impossible, de sauver son peuple. « De moi à moi » : à travers les siècles ces mots font écho à cette voix. Mais sans la voix.

    Il s’agit toujours d’être, de savoir ce que l’on est, de savoir ce que l’on veut, aussi petit soit-on face à l’infini mystère de l’existence, face à l’infini difficulté d’être soi.

    Savoir qui gouverne, des lobbies ou des ministres ? non ! la question n’est pas là !

    La question est de savoir si nous avons foi en notre propre raison. « La maison brûle » comme disent certains, la Terre se réchauffe, la biodiversité disparaît, les ressources naturelles s’épuisent, la vie humaine est menacée. Nous le savons et pourtant nous ne parvenons pas à changer nos comportements. On comprend le trouble extrême de notre ex-ministre devant son impuissance.

    Saurons-nous nous convertir ? Saurons-nous, tous autant que nous sommes, avoir foi en notre propre raison, foi en nos propres mots, foi en la parole ? C’est cela que nous crie le « de moi à moi » de Nicolas Hulot en cette matinée fatidique.

    1. « Saurons-nous…? »
      être nous-mêmes, individus dans le monde, dans l’univers, conscient d’avoir à faire son job dans un plan qui nous dépasse…
      N. Hulot a fait le job en créant un doute, y compris dans l’esprit de notre hôte qui analyse bien la situation.

      La vie consiste bien à « étendre son champ relationnel »… en rompant le cercle vicieux de ses propres certitudes.
      N. Hulot s’est libéré… et pas seulement du carcan ministériel. Exemple à suivre pour chacun de nous, que « moi soit moi ».

  43. Monsieur Jorion,
    Je vais faire très court. Je suis un de vos lecteurs réguliers et je vous écoute souvent.
    Je deviens moi aussi de plus en plus sceptique à l’idée de faire évoluer les choses de l’intérieur.
    Pourtant je ne suis pas fan du tout de votre idée de mettre en place un lobby pour sauver l’espèce humaine.
    Tout le problème au fond est dans le titre de ce Lobby. L’ espèce humaine mérite elle d’être sauvée? Si oui, à quel prix pour la terre ? Dans quelles conditions pourrait-elle se maintenir en vie?
    Dans l’idéal, il faudrait que quelqu’un (peu importe son étiquette) qui soit pour l’intérêt général humain arrive aux plus hautes fonctions et que cette personne soit soutenue dans la rue par les citoyens quand elle prend des bonnes décisions et aussi que ces même citoyens manifestent en nombre quand elle se trompe (car personne n’est infaillible). Cet idéal me semble difficile à atteindre (mais on peut toujours espérer).
    Créer une association ou un lobby peut être une bonne idée (même si ça existe déjà un peu). Cela nous permettrait de discuter entre citoyens et de décider de quand manifester mais je crains qu’avec le titre que vous nous proposez ce ne soit pas une bonne idée.
    Bien cordialement.

      1. Les puissants (nous) font abandonner ce(s) « « set » de valeurs « … nous faisant abandonner du même coup notre humanité…
        Quand ils ne nous la font pas abandonner, c’est pour nous fourguer un « set » frelaté, qui permet de nous influencer, manipuler à leur guise, pour leur pouvoir. En reprenant le propos de Denis Monod-Broca
        (30 août 2018 à 21 h 08 min ), nous pouvons nous demander si Moïse n’était pas, lui aussi, un ingénieur d’âmes particulièrement bien formé, au vu de la persistance des idées (de l’idéologie) qu’il a pu coucher…

        La disparition de la dimension « humaine » ouvre la porte au transhumanisme. « Moi » perd sa substance, « Moi » perd sa raison dans le « plan universel »… alors même que nous devrions chercher notre place sans ce plan !

    1. La fin…. :
      ……(…..)…..
       »  » « Le constat sur la gravité des destructions irréversibles en cours et l’explication de ses causes sont à portée d’yeux et de mains pour toute personne qui veut se donner la peine d’y accéder. De nombreux médias les relaient. Mais il ne suffit pas de savoir pour agir. Longue est l’histoire de la dissonance cognitive sur le climat. Le foisonnant article publié cet été par le New York Times Magazine, Losing Earth: the decade we almost stopped climate change, en offre la démonstration : dès les années 80, des conseillers de la présidence des États-Unis étudiaient les causes et les effets du dérèglement climatique. Résultat sur la politique américaine ? Rien, ou presque.

      Dans ces conditions, comment réconcilier la réalité des faits, des atteintes irréversibles et en chaîne à notre milieu de vie, et la mise en marche démocratique de nos sociétés vers la justice climatique ?

      C’est cette discussion que nous devrions avoir aujourd’hui : quels modes d’action imaginer pour être à la hauteur de la brutalité des événements climatiques en cours ? Ils doivent être radicaux, au sens étymologique : prendre les problèmes à leurs racines. Ils ne peuvent être uniquement pensés sur le mode de la contrainte : les discours sur la décroissance, la réduction de l’empreinte écologique, les limites de consommation sont inaudibles pour les pauvres et les précaires. Ils doivent aller dans le sens de la justice sociale et contre les inégalités de genre et de race supposée, sinon ils ne pourront que contribuer à l’accroissement des injustices. La révolution énergétique à mener entraînerait un tel bouleversement du cadre économique qu’elle doit être totalement redistributive afin d’être acceptable socialement.

      « Nous sommes la nature qui se défend », dit un beau slogan crié dans les mouvements de désobéissance climatique et sur les ZAD. Mais contre qui ? Contre les « modernes » déterritorialisés décrits par Bruno Latour, qui veulent continuer le business as usual du capitalisme mondialisé. Et comment ? Trop nombreu·ses sont les femmes et les hommes qui ne se sentent pas encore appartenir à cette nature et ne perçoivent pas leur intérêt à cette nouvelle forme de lutte des classes.

      Pourtant les idées et les pratiques sont déjà là, plus qu’en germe dans nos sociétés florissantes d’alternatives :

      La défense des terres et de leur usage commun, pour reconstruire une agriculture vivrière et solidaire, mais aussi une cohabitation intelligente avec les forêts, les mers et les espaces naturels.
      La création d’emplois dans le respect de chacun·e, dans des conditions économiques décentes et redonnant un sens au travail. Les scénarios de transition énergétique et les entreprises d’économie sociale et solidaire fourmillent d’exemples : relocalisation de la production, réemploi et réusage, souci des plus vieux et vulnérables…
      La protection de la santé contre les effets délétères et discriminants de la pollution de l’air, de l’eau et des sols.

      Cultiver les terres, les usages communs, le travail et la santé : les écologistes assumés ne sont pas les seul·e·s à avoir intérêt à ce que notre société y parvienne. C’est un enjeu bien plus collectif et partagé de vie, de bonheur et de désirs. C’est cette majorité politique et sensible qui doit prendre corps désormais pour exercer son pouvoir de changement. Et ne plus tomber dans l’illusoire attente d’un homme ou d’une femme providentielle. »
       »  »  »
      QQ1 se colle le début..??

      1. Merci Otromeros,
        Juste analyse pour la partie que vous avez bien voulu donner. Mais rien de bien nouveau cependant.

  44. Bonjour,
    laisser la politique au politiciens me semblent une mauvaise idée. Je pense qu’il serait plus profitable à tous de créer un ‘parti/mouvement/….’ panneuropeen, reprenant des gens tels que vous, Mr Piketti, Mr Hulot (bien que je ne sois pas un ‘fana’ de ce dernier), et des gens de bonne volonté mais dont les règles de fonctionnement seraient différentes:
    il devrait
    – être basé sur une charte définissant clairement sa conception du rôle de l’Etat (assurer le bien-être de chaque individu, définir ce qu’on entend par Etat: ONU, Europe, Belgique;….)
    – définir son propre rôle et sa relation avec la société civile et les lobbies (et s’y tenir)
    – assumer sa gauchitude ou plutôt les principes de gauche(à (re)définir: souci de l’autre quelle que soit son origine et sa localisation, ….),
    – avoir des règles de fonctionnement strictes (comme celle du défunt parti écolo belge(défunt parce qu’il les a oubliées en cours de route: voir par exemple apparition subite des dérogations, bourgmestre à perpétuité,…)
    – garantir une transparence totale: comptes publics, liste des mandats, engagement clair de chaque membre, pouvant aussi exprimer ses différences sur des sujets de société mais s’engageant sur la charte de base….
    – éduquer, expliquer, le monde tel qu’il est pour contrecarrer les populistes
    – écarter les ambitions personnelles (c’est probablement le plus difficile) pour ne laisser place qu’à la seule ambition d’améliorer les conditions de vie de tous

    Cela pourrait (peut-être) faire revenir le citoyen à la politique au lieu de le voir s’abandonner aux idées

    Je dois dire que quand j’entends que différents partis vous ont contacté, je suis fasciné:
    Cela donne raison aux gens qui disent que tous les partis « c’est la même chose »: il faut donc vraiment redéfinir ce que DOIT être un parti politique

    Utopique?
    bonne journée

    1. Fonder un nouveau parti, cela prend un temps fou en palabres interminables (je pourrais disserter longuement sur le sujet :)) pour arriver à mettre d’accord une majorité de membres sur un texte fondateur. Il faut ensuite convaincre le monde extérieur (l’électorat)du bien-fondé des propositions faites. La démocratie est chronophage et nous n’avons plus le temps.
      Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut passer par une révolution. Je ne résiste pas à livrer l’excellente formule de Paul Bourget : « Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, consommée par des scélérats ».
      Il faudrait plutôt que ceux qui sont déjà en place (ou d’autres, mais ce sera du pareil au même) aient la trouille de sortir de leur bureau sans des propositions novatrices. Leur faire peur, c’est le boulot des citoyens mais qui, contrairement à ce qu’espère Paul, ne sont pas majoritaires pour l’instant. Juste un peu inquiets…

  45. Encore une excellente idée de faire un lobby pour sauver l’espèce humaine comme celle de voter Poutou en 2017 ! Vraiment impayable Paul Jorion ! Et vous avez bien raison, car autant aborder l’effondrement, la mort personnelle et la disparition de l’espèce et tutti quanti avec le sourire plutôt quand claquant des dents et en se désespérant. Puisque c’est juste inévitable. Sinon, vous ne seriez pas aussi drôle ! 😀

    Merci pour ce moment !

      1. Merci pour cette attention, et comme tout reste du spectacle, car n’oublions pas que la conscience ne pilote rien mais observe après coup, et ce n’est pas de moi, vous me voyez réjoui de faire partie de la scène un moment. Belle métaphore en tout cas, analytiquement parlant.
        Allez hop je pars par là ============================> 😛

  46. « CAC 40 – Coup de blues. Dites-moi ! ( Paul)

    -1.30% , c’est évidemment une tuile. J’en ai les larmes aux yeux. Axiome:Toute baisse est anormale et son explication se fait toujours attendre.

    Je suppose que le point d’exclamation pourrait aussi être compris comme un point d’interrogation.
    Et dans ce cas, je sais. Je le sais. Essayons d’expliquer.

    Faudrait remonter loin dans la naissance du Blues mais sans aller trop en arrière, il est légitime de penser que cette activité a donné plusieurs variantes avec autant de bifurcations. Rien de nouveau sous le soleil, j’en suis d’accord. Des tas d’activité suivent ces progressions et involutions. Nous ne sommes, eux surtout, que simplement humains, avec toutes nos faiblesses si peu assumées, et les leurs encore moins.
    Donc, y’a du mauvais Blues comme y’a de mauvais tuyauteurs et surtout de mauvais spéculateurs, activité hissée au niveau d’une profession très pointue, et respectée quand elle gagne. Ce qui n’est pas le cas avec la performance déplorable de -1.30%.
    Exit le respect, je peux m’en donner à cœur déployé.

    Si vous avez suivi ma progression, prudente entre nous la pédagogie l’exigeant, l’explication gît précisément là:
    Ces idiots sont incapables de se choisir du BON Blues. Les perdants sont ainsi. Presque tout y est déficient, y compris les oreilles. Je n’irais pas jusqu’à supposer que la matière garnissant l’espace entre ces 2 oreilles est de même qualité, déficiente je le rappelle, mais la suspicion est légitime.

    Donc, Messieurs, par pitié, faites de la Bourse, à qui vous devez tant, le temple sonore d’un Blues de qualité. Tant de choses en dépendent: votre fortune et pas la nôtre. Ou bien, face à l’échec, choisissez une autre activité, tuyauteur par exemple. Nous allons construire un porte-conteneurs(*) et la demande en tuyauteurs sera en hausse. Vous n’avez rien contre la mobilité, guidée par Lemarché?
    Voilà, c’est tout simple: la musique guide notre intelligence, nos cœurs et leurs porte-feuilles. Un révélateur exigeant.

    (*): Conteneur ( EVP, équivalent 20 pieds, atteignent 40 pieds ) que la SNCF s’est mise en situation d’être incapable de manipuler et transporter car elle a choisi le ferroutage ( camion au complet sur le wagon) dispendieux en infrastructure bétonnée, couteux et lent. Que l’on se rassure, le port d’Amsterdam et son arrière pays, la Ruhr, est parfaitement équipée : 12000 EVP par jours sur 2*3 voies ferrées.

  47. Je ne sais où placer le propos suivant concernant la création du lobby et surtout de son « tract » sur bristol :

    Je suis en cours de créer mon « en-tête » sur twitter intégrant tout le texte et rien que le texte, sur fond d’arbre et arbustes, faute d’avoir à ma disposition un oiseau sur une branche !

    Il me manque le nom des polices employées j’adapte donc ! en gardant tout le texte et rien que le texte du « bristol ».

    Je ne sais comment faire pour le rond de l’identifiant !

  48. Nicolas Hulot : « Nous n’avons plus le temps »
    « Il est effrayant de penser que l’on pourrait ignorer quelque chose, mais plus effrayant encore de penser que dans l’ensemble, le monde est dirigé par des individus persuadés qu’ils savent exactement ce qui se passe » Amos Tversky

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