Éco-stalinisme, par Jacques Seignan

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Je voudrais clarifier d’une façon plus rationnelle ce que j’ai ressenti en voyant la vidéo « Anita ». Je me suis infligé une relecture de la vidéo et j’ai lu l’interview de Félicien Bogaerts et les choses se sont clarifiées pour moi…

Un premier point, pour ma part, je ne trouve pas que la qualité filmique de cette vidéo soit très bonne, en particulier les acteurs surjouent, mais ce qui compte est son message et la façon dont il est délivré. Malheureusement il est très clair dans son infamie et je m’explique.

Tout d’abord, la première partie. Que voit-on ? Exactement l’illustration des thèses d’une pseudo-intelligentsia française, chiens de garde du système, omniprésents sur les médias, ceux que dénonçait Stéphane Foucart dans son article du Monde que j’ai repris dans mon billet « Vive Greta » : Onfray, Bruckner, Enthoven… et avant-hier, sur France Inter, Finkielkraut. Sans oublier le comique Laurent Alexandre. Que disent-ils ? Greta est instrumentalisée, sans âme, un corps vide, une arnaque… Quand Anita parle, on voit le personnage qui est son gourou marketing joué par F. Bogaerts qui articule les mots du discours qu’elle prononce, un procédé déjà vu ailleurs. Les « intellos » cités en ont rêvé, F. Bogaerts l’a fait : un petit film pour démontrer qu’elle est vide et instrumentalisée.

Il faut ensuite parler de la « fin ». On a vu dans l’Histoire bien des façons de tuer associées à des périodes et des idéologies : brûler vif pour l’Inquisition, guillotiner pour la Terreur, une balle dans la tête pour les totalitarismes staliniens et nazis. Certes la balle, c’est elle qui la tire, mais aucun détail ne nous est épargné, sang, trou au sommet du crâne. Vision insupportable et obscène.

J’essaye de m’épargner les horreurs de l’Internet et là, j’ai dû subir cette horreur indicible. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment une personne ayant un minimum d’empathie, d’humanité peut oser justifier cette vidéo comme un message percutant, utile et « esthétique ».

Le message est : « suicide-toi et on t’écoutera ─ peut-être… ». (La preuve du « peut-être » l’image finale du smartphone.)

C’est un manque total d’éthique. J’insiste : imaginez que Greta ou les siens voient ça.

Alors maintenant, il faut parler de M. Bogaerts dont j’ai lu l’interview, pleine de bêtise arrogante. Je préfère cette hypothèse à celle de mercenaire stipendié mais ce n’est pas exclusif. On a eu souvent de tristes surprises sur tel ou tel acteur des forces de progrès (sans remonter à Mirabeau).

Tout d’abord je le cite : « Il me semble beaucoup moins violent d’inventer un personnage de fiction pure» ! Il ose prétendre que Anita est un personnage de fiction alors que le premier venu reconnaît immédiatement Greta (à moins d’avoir passé un an en ermite dans un désert). Sa mauvaise foi est dégueulasse.

Voilà un point essentiel à considérer. Anita a un visage triste et fermé, étouffé par ses cheveux ; Greta est rayonnante et Paul a mis en ligne cette photo d’elle à côté de Alexandria Ocasio-Cortez : une bouffée d’espoir, d’oxygène !

Quand on la filme, dans la rue, on ne voit pas du tout ce personnage « boulversifié », écrasé, déprimé construit par M. Bogaerts et son équipe. Un détail non négligeable : on oublie qu’elle est Suédoise car elle s’exprime dans un anglais excellent, dans la langue internationale pour faire passer son message. Elle parle de façon structurée, intelligente, déterminée et visiblement spontanée : aucun discours appris ne peut arriver à cet effet. Anita selon la thèse du film apprend par cœur (sauf à la fin quand elle craque) : quel mépris !

Or que dit Greta Thunberg ? « Ne m’écoutez pas, écoutez les scientifiques ». Simple et percutant.

Félicien Bogaerts me rappelle ces idéologues de ma jeunesse, des deux sectes marxistes ennemies mais en secrète harmonie : les Staliniens (version maoïste comprise) et les Trotskystes. En effet il reproche à Greta de ne pas dénoncer le capitalisme, d’en être complice involontaire. Bogaerts et Cie veulent nous enseigner, nous mettre dans leur voie, donner des leçons et, pire que tout, veulent notre bonheur ─ et tout ça enveloppé dans un profond mépris du peuple qui n’est jamais capable de comprendre. Il écrit : « Chez des figures ultra-médiatiques, on observe souvent un manque cruel de recul sur l’histoire et la politique citoyenne en général. On ne leur en veut pas forcément [ouf ! J.S.], mais l’impact reste par conséquent inévitablement faible. La population ne peut donc pas clairement identifier leurs « ennemis », les causes structurelles de nos problèmes. » Mais qui est-il pour juger ainsi ? Quant à « l’impact inévitablement faible », quelle ridicule affirmation après ce week-end !

C’est exactement l’inverse de ce que fait Greta ! Elle n’est pas un « génial Conducteur de la Locomotive de l’Histoire ». Elle dit : prenez conscience en écoutant les scientifiques. A l’assemblée de l’ONU elle a laissé parler d’autres jeunes : elle a créé par son seul exemple d’autres leaders de son genre, porteurs de message à leur génération et par-delà à toute l’humanité. La mobilisation entraîne le questionnement, le questionnement entraîne la prise de conscience, d’autant plus profonde qu’elle n’est pas inculquée.

Autre point : il est impossible de manipuler une personnalité comme Greta justement en raison de sa « différence ». Quand elle a décidé d’aller en voilier à New-York, ce qui est une réelle épreuve d’endurance, on peut deviner que son père n’a pas eu d’autre choix que de l’accompagner, car un père doit être solidaire.

Qu’est supposé expliquer cette vidéo ? Simple : Thunberg est comme le disent tous ses ennemis une coquille vide manipulée et dans cette option que Paul Jorion qualifie d’éco-stalinisme, une pauvre fille qui n’a rien compris à la Vérité de la Lutte contre le Capitalisme. Éventuellement se flinguer en public pourrait amener à une prise de conscience utile.

Pour quitter ces lieux méphitiques, je veux évoquer une graine, en l’occurrence une châtaigne. Ce week-end, j’ai rencontré un jeune ami jardinier.  Il avait planté dans un pot une châtaigne et aujourd’hui il y a dans ce pot un petit arbre de 50 cm environ avec de belles feuilles vertes, taille « adulte ». En octobre ou novembre, il le replantera en terre et dans quelques années, si la nature le veut, un châtaignier ombrera son coin de jardin.

 Greta Thunberg un jour s’est assise près du parlement, en grève. Sa différence lui avait permis d’ingurgiter d’énormes connaissances écologiques et de comprendre le danger vital pour elle, les siens et sa génération. Ensuite sans qu’elle le veuille, il y a eu une croissance organique du mouvement qu’elle avait initié sans évidemment penser à une telle extension mondiale. Il y a une convergence avec d’autres mouvements comme Extinction Rebellion et c’est la panique à bord chez nos Maîtres. Ah ça non ! ils ne l’avaient pas vue venir cette jeune fille. Et ça explique la rage et le mépris que l’on observe contre elle. Greta l’a complètement intégré et elle dit dans cette petite vidéo que la haine contre elle est la preuve de son succès.

Une graine, un arbre. Un arbre immense qui comme tous les arbres est presque immortel et ne cessera de croître. Ce week-end on a vu ce mouvement mondial ; plus rien ne peut l’arrêter. C’était exactement ce qu’il nous fallait. Oui, l’Histoire est toujours complexe : parfois il y a des mouvements de masse sans leaders : au Soudan, le peuple vient de gagner une première grande étape ; en Algérie, le hirak est encore incertain mais il continue avec puissance. Ailleurs des individus exceptionnels catalysent des changements profonds : Mandela, Snowden en sont des exemples récents. Greta Thunberg les rejoint.

Qu’apporte la vidéo de M. Bogaerts au combat pour la survie de l’espèce ? A-t-elle la moindre valeur ajoutée ? À mes yeux, non seulement elle n’apporte rien, mais par le buzz qu’elle peut avoir, elle est effectivement une arme entre les mains de nos ennemis.

Mais peu importe, leur déroute commence.

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154 réflexions sur « Éco-stalinisme, par Jacques Seignan »

  1. #Bemol

    Chaque billet, réaction, commentaire aux Finkielkraut, Enthoven, Bruckner ou encore Bogaerts, sans oublier l’inénarrable Onfray (qui est sensé appartenir à « notre » camp), est une manière de leur donner de la consistance. Vous focalisez sur les épicentres des phénomènes (pas vous Jacques Seignan en particulier, l’ensemble des publicateurs attestés de ce blog) sans jamais envisager les hypocentres. En réagissant au Spectacle (et en vous contentant d’y réagir), vous y participez. Et il en va de même, à mon sens, quand vous idolâtrez Greta Thunberg, aussi pertinente soit-elle sur le fond.

    Coluche disait « qu’il suffirait qu’on arrête d’en acheter pour que ça ne se vende plus ». Et bien il en va de même pour les baudruches médiatiques: Il suffirait qu’on arrête d’en parler pour qu’elles cessent d’exister. VOUS contribuez à les faire exister. En cela vous avez tort (même si ceux et celles qui les publient bien d’avantage, évidemment).

    1. @ Dissonance, vos premières remarques sont pertinentes.
      Il faut toujours se poser ces questions. En fait ce billet est en quelque sorte la continuation des discussions précédentes. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle je n’ai pas remis les liens sur la vidéo et l’article que j’évoque. Inutile d’accroître le buzz.
      J’estime que Paul Jorion (et quelques autres) analysent suffisamment en profondeur sujets points essentiels pour que l’on puisse parler de ce que vous appelez « épicentres », (je ne comprends pas très bien votre phrase : hypocentres ? )
      Dernier point. La critique d’idolâtrie (ma gretadulâtrie 🙂 ) m’a déjà été faite sur le blog et je la récuse. Éprouver une immense admiration pour une personne ne signifie absolument pas l’idolâtrer. C’est aussi une des critiques contre Greta Thurnberg pour ramener les jeunes qui s’en inspirent à un troupeau de jeunes idiots incapables de réfléchir par eux-même et qui suivent une idole.

      1. Vous avez tort : en réduisant la personne à son prénom, vous produisez l’idole, et c’est en soi mauvais. Il n’est en outre pas interdit, sauf effet de secte de questionner un phénomène et par ses principes, et par ses conséquences. Pour ma part : zadisme oui, gretisme non ( au nom des conséquences, des effets).

      2. @Jacques Seignan

        Sur les épicentres/hypocentres: Je me suis contenté de filer la métaphore jusqu’au bout. L’épicentre est le phénomène de surface, l’hypocentre l’origine profonde. Le battage médiatique autour de Greta Thunberg n’est que la surface des choses, et je suis navré de constater la manière dont Paul Jorion ou vous-même vous êtes appliqués à balayer systématiquement les critiques d’un revers de main qui pouvaient être faites à l’endroit de la démarche de la jeune fille et de son « entourage », notamment l’article d’Isabelle Attard sur Reporterre. Il était trop facile de conclure lapidairement « Attard doit être jalouse » ou encore « l’article de cette dame est inutile et mesquin ». Son article était circonstancié et méritait une lecture moins dédaigneuse que cela.

        De même que pour ce qui concerne l’interrogation sur la cohérence du voyage à New York. « La critique la plus conne de toutes  » selon Paul Jorion, peut-être la plus pertinente selon moi, bien qu’aussi la plus délicate, car interrogeant la cohérence d’une initiative politique et ses limites. Un type de critique dont je sais pour l’avoir observé avec dépit de nombreuses années durant qu’elle n’est pas acceptée par une certaine partie de la gauche, la plus partisane (dans le plus mauvais sens du terme), qui refuse que soit jamais remise en cause la « ligne du parti », quelle qu’elle soit, et qui, comme le disait Lordon avec une bonne dose de sarcasme à propos de la « Hollandie », « voterait P.S. même après que celui-ci ait rétabli le travail des enfants ». C’est de dogmatisme qu’il s’agit, dans sa forme la plus pure.

        Le drame de ce refus d’obstacle, c’est qu’à ne pas vouloir même envisager ces questions « entre nous », on s’expose à ce que ces contradictions flagrantes et grossières soient exploitées sans la moindre vergogne par nos adversaires. Or c’est très exactement ce qui se passe ici. Je maintiens de ce fait le terme « idolâtre », car ce refus systématique de la critique en est la principale caractéristique (on peut à mon sens le remplacer indifféremment par « dogmatique » si on veut).

        Je demeure par ailleurs absolument sceptique sur le mouvement initié par Greta Thunberg car rien dans sa forme ne m’inspire: Une icône, une « personne providentielle » sensée inspirer les foules et démarcher les puissants de ce monde afin qu’ils agissent pour l’intérêt général… Tout là dedans heurte ce en quoi je crois. Je ne crois pas aux personnes providentielles, et je ne crois surtout pas que les puissants de ce monde puissent être convaincus de travailler à autre chose que leur intérêt propre, car c’est très précisément cette caractéristique qui les a mené là où ils sont, et pour paraphraser Gabin dans « le président », il s’agirait de « leur demander d’oublier qui ils sont ». Ou comme le disait Lepage pour parler de la « moralisation du capitalisme »: On arrive devant un tigre, désarmé, et on lui dit avec fermeté en levant un doigt autoritaire : »Couché Kiki ». Même avec beaucoup de charisme, il est à peu près certain que ça n’empêche pas le tigre de vous bouffer.

        A cet emballement médiatique autour de cette personne, j’oppose le quasi silence qui a régné très longtemps (et encore beaucoup aujourd’hui) autour du phénomène zadiste: Un mouvement systématiquement collectif et volontairement anonyme (pour le public, tous et toutes les zadistes sont « Camille »), très peu médiatisé donc (sauf quand une décision préfectorale ou ministérielle risque de transformer la zone en champ de bataille, auquel cas tous les vautours s’empressent à la recherche du moindre cadavre), et surtout résolument concret: L’occupation d’un lieu à temps plein, l’invention ou la redécouverte de pratiques sociales et économiques « alternatives ». Tout ce que n’est pas le « phénomène Thunberg », car une journée de marche, fut-elle aussi sincère que mondiale, n’a jamais produit le moindre effet politique que ce soit, pas plus qu’un discours devant une assemblée d’importants. Ça fait en revanche de bonnes images pour la pastille d’une minute trente aux infos de n’importe quelle chaine de télévision (probablement toutes).

      3. @ Dissonance,
        Je ne vois pas pourquoi opposer zadistes et soi-disant « grétistes » comme vous le faites ainsi que Jicé.
        De plus, pour ma part, je ne vois pas revenir à ces polémiques précédentes où j’avais déjà dit ce que je pense.

        N’ayant pas varié dans mes opinions sur les sujets (MINABLES) évoqués et prouvant ainsi que non seulement je suis un idolâtre, je confirme qu’en outre, oui, je suis un dogmatique :- )

        PS – l’éco-stalinisme serait-il contagieux ?

      4. @Jacques Seignan

        « Je ne vois pas pourquoi opposer zadistes et soi-disant « grétistes » comme vous le faites ainsi que Jicé. »

        (pour la petite histoire, j’ai envoyé mon commentaire avant que celui de Jicé ne soit publié. Notre apparente convergence d’opinions est ainsi une heureuse coïncidence.)

        C’est bien ça le fond du problème, que vous ne voyiez pas la divergence entre les démarches zadiste et celle de Greta Thunberg. Certes le terme « opposition » est-il peut-être un peu fort (quoi que), mais disons le autrement: Il y a un mode d’action parmi ces deux qui produit des résultats manifestes et directement observables (il ne s’agit pas tant d’ailleurs de résultats tels que l’abandon du projet de Nddl pour prendre l’exemple le plus connu, que de toute l’invention sociale et économique qui ont été produites pendant toute la durée de l’occupation) tandis que l’autre procède à mon sens d’un « wishful thinking » tout à fait inerte et vain qui s’inscrit dans ce qu’on pourrait appeler, en bon fan de matrix, « une autre sorte de contrôle », c’est à dire une manière pour le système de se préserver en admettant, voir même en instiguant ce genre de mouvement « soupape de décompression ».

        Ce qui est terrible pour moi, c’est d’avoir pleinement conscience qu’il est beaucoup plus accessible pour une majorité de gens de s’enthousiasmer pour une démarche comme celle de Greta Thunberg que d’envisager de choisir de vivre plusieurs mois dans des conditions pour le moins délicates, pour ne pas dire ascétiques, même si l’on sait pertinemment que la première ne produira aucun résultat quand la seconde en produit à chaque jour qui passe.

        Pourtant le slogan « ZAD partout » n’est pas qu’une gesticulation telle que celles qu’on peut observer à chaque kermesse organisée par les centrales syndicales ou autres organisations promptes à manifester. C’est un véritable programme politique, en forte cohérence avec la notion de désertion que j’évoquais dans un précédent commentaire. La principale façon d’abolir le capitalisme (et donc de pouvoir envisager une résolution de la crise climatique), c’est d’abord et avant tout de cesser d’y participer. Une tâche ardue et fortement contraignante, qui nécessiterait pour toucher l’ensemble de la population de (re)trouver des formes de péréquations dont au moins pour partie on s’est fait dépouiller durant les dernières décennies par l’État lui-même (incarné par des personnalités politiques diversement étiquetées mais produisant toujours la même politique libérale capitaliste). On comprend ainsi qu’il n’y a rien à attendre de cet État corrompu mais en même temps corrupteur.

        Avec le « gretisme », on est très, très loin du compte. Au contraire même, on continue de macérer dans le même train-train médiatico-politique qui ne produit rien d’autre que le spectacle de lui-même, avec ses polémiques creuses.

      5. « Vous avez tort : en réduisant la personne à son prénom, vous produisez l’idole, et c’est en soi mauvais. Il n’est en outre pas interdit, sauf effet de secte de questionner un phénomène et par ses principes, et par ses conséquences. Pour ma part : zadisme oui, gretisme non ( au nom des conséquences, des effets). »

        @JIcé, Merci, idem !

        G. Thunberg, comment OSE-TU m’empêcher de manger MES fraises Tagada? Je t’interdis de NOUS voler NOTRE jeunesse !!!
        https://www.youtube.com/watch?v=dXvUHpm89vI

    2. @Dissonance : nous n’avons pas une convergence mais bien une identité de vue. P. Jorion a jugé bon de bouler un commentaire ou je signalais la consistance d’une critique de gauche d’inspiration situationiste du phénomène (car à défaut d’avoir accès à la personne, car c’est bien comme « phénomène médiatique », phénomène adoubé médiatiquement que G.T nous est présente), mais on peut aller au-delà (ou conjointemnt) et douter des effets de sa démarche comme « appel à » : l’Etat, le Politique, la Bonne Volonté etc. De cela rien de significatif cosmiquement ne sortira, puisque c’est bien l’échelle du problème. Seul l’amplification des mouvements de désertion sont à la hauteur, et là où certains battent le pavé et rentrent à trotinette électrique connectée à la maison publier sur sur What’s hap d’autre sont déjà silencieusement ailleurs : Zad partout, ou Zomia partout, c’est à ce jour la seule démarche théorico-pratique consistante, le vértaible nouveau monde.

      1. « P. Jorion a jugé bon de bouler un commentaire ou je signalais la consistance d’une critique de gauche d’inspiration situationniste du phénomène »

        Vaut mieux entendre ça que d’être sourd comme dit la sagesse populaire.

        Il ne sera sans doute pas le dernier à pousser sur le mauvais bouton et à crier aussitôt à la censure.

        P.S. Non jicé : rien à vous dans la poubelle.

      2. « Comme Gérard Lenorman, Alessandro Pignocchi parle aux oiseaux, au soleil et aux forêts. Non pas à cause d’une consommation excessive d’ayahuasca lors d’un de ses nombreux séjours en Équateur auprès des Indiens jivaros achuar, mais parce que, au contact de ce peuple, il a déconstruit la relation entre nature et culture pour arriver à la concevoir sans distinction. Ce docteur en sciences cognitives, formé à l’anthropologie et très marqué par les écrits de Philippe Descola, a également le don du dessin au lavis. Et il lui est apparu que la bande dessinée était le meilleur moyen de partager sa nouvelle conception de l’univers. »

        « La notion de progrès est très critiquée depuis quelques mois. A-t-elle encore un sens dans un monde où il n’y aurait plus d’opposition entre nature et culture ? »

        « La notion de progrès, comme tout, est une construction. Pour les Jivaros, avant l’arrivée des conquistadors, l’idée que les générations futures doivent vivre mieux que les précédentes n’avait pas de sens. Mais nous avons vu apparaître le progrès, et je ne crois pas qu’il disparaîtra car on ne peut pas effacer plusieurs siècles de pensée. Pour autant, sa remise en cause est inévitable puisque, jusqu’à très récemment, le sens intuitif du progrès reposait sur la maîtrise de la nature. Or, maintenant, nous voyons bien que cette pente est suicidaire pour les êtres vivants. Nous allons devoir trouver une nouvelle conception du progrès, dans laquelle le bien-être de l’ensemble des êtres vivants augmente, progresse. »
        https://usbeketrica.com/article/le-monde-de-demain-se-construit-dans-la-zad

      3. (bien reçu Mr Jorion, vieux portable, message au café pendant le plat du jour).

        Un cas : je finis un chantier, copain très très à gauche, sans doute végétérien, au pire « flexitarien » (ouarf x 2), soucieux d’écologie et informé. Se paie une cuisine bien équipée chez Bri… (aujourd’hui du niveau d’Ik.., sans doute mêmes fournisseurs européo-mondialisé) et là on innocemment on touche le fond : cartons, emballage plastiques, films plastiques, polystryrènes, colles diverses, bois triturés, pvc ou dérivés en façade (à l’imitation du bois of course) puis un peu de mastic (PU et Acryl) pour les finitions. Idem pour les équipements, soigneusement emballé dans un film protecteur en plastique. Pour moi c’est précisément la situation des « marches pour le climats et autres. »

        Appel à solutions complète svp, tenant compte à une échelle de masse de tous les aspects du problème (J’amorcerais bien la pompe mais je dois amener ma fille au collège). A+

  2. Qu’est-ce que cette petite fille joue mal ! Il lui faudrait des cours d’articulation.
    Merci pour cet éclaircissement. Je ne savais pas qu’il y avait des jeunes blondinet Aux alentours de mon âge qui était capable de tels infamies.

    Elle est à autre avantage car elle est mauvaise.
    Et Greta est bien plus belle.

    1. Ah mais je n’avais pas vu, carrément elle se suicide à la fin !

      C’est justement comme elle et son message est accueilli qui la ferai se suicider?
      Je veux vous faire une confidence:

      Greta s’en fiche de comment vous entendez son message, elle en a un c’est tout.
      Malheureusement on est loin d’être tous aussi fort.

  3. @jacques,

    Merci pour avoir exprimer mon égal ressenti devant cette nullité en recherche de financement participatif. Fonds trouvés ou pas, ce montage grossier n’a qu’un mérite : montrer l’impasse morale, cognitive et intellectuelle dans laquelle se trouvent les critiques de Greta. Eussent-ils pris un autre angle, par exemple celui des pseudos scientifiques qui arguent d’une phase solaire intense pour expliquer le réchauffement, que les auteurs ratés n’auraient pas plus d’impact. Nuls, ne pas leur donner à manger. Ils sont les marchands du Temple et autres parasites inévitables qui s’agglutinent autour des évidents charismes. Un leader n’est jamais un paumé manipulé, il a toujours un talent brûlant et rayonnant intérieur, celui-là même que les jaloux ou contradicteurs tentent toujours de salir. Votre papier est trop beau pour eux, ils n’oseront pas se torcher avec.

  4. Chères toutes, cher tous,

    J’ai vu en regardant sur les Siths qui ne font pas mon quatre heure l’existence de cette vidéo. J’ai même pas ouvert et même pas vu et j’ai bien eu raison.
    Je garde le coté solaire de Big Greta.

    Greta is GREAT.

    Quand on a un tel anagramme dans son prénom ce ne peut être que pour une belle et grande « autrement que la taille et l’âge » une grande personne.

    Laissons aux grincheux leur échec.

    Ils ont perdu et oseront tout comme les c.. disait Audiard.

    Allez belle journée sans pluie hélas mais belle journée quand même avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Quel Art.

  5. C’est vrai que Greta ne remet jamais en cause le capitalisme et les inégalités. D’autres le font à sa place. Oracio Cortes ou Piketty. Peut être que notre nouvelle Jeanne a eu une révélation mais qu’elle n’a pas encore osé prendre les armes.

      1. Oui mais beaucoup moins et plus « liquide ». Tant qu’on a quelque chose en propriété pour y porter du soin, ça ne va pas si mal, c’est quand on a de la propriété pour avoir 2% de rendement ou espérer même 20% , au prix du pressage des citrons partout (les pauvres en bref), qu’on est dans un capitalisme destructif.

      2. @timiota

        Je ne crois pas une seconde à l’idée d’un capitalisme « soft » ou « soutenable ». Le capitalisme est destructif par essence, peu importe le niveau auquel on le porte. Je ne confonds pas, en revanche, le capitalisme avec la notion de propriété dans son ensemble. La propriété d’usage, ce n’est pas du capitalisme. La distinction que vous opérez semble donc, de mon point de vue, sans objet.

  6. Bonjour,
    Je n’ai pas vu la vidéo « Anita » et je ne compte pas le faire mais tout de même ce déchaînement de « haine » concernant une simple citoyenne du monde comme Greta Thunberg m’interpelle.
    Il me semble que la critique de Greta Thunberg revêt plusieurs formes. Il y a d’abord l’attaque sur la personne. A ce niveau, je pense que ceux qui l’attaquent sur ce terrain exprime une frustration. C’est la frustation de ne pas bénéficier comme elle d’un auditoire mondiale. La jeune suédoise l’a obtenu en à peine 1 an , là où bien de nos sémillants «  »penseurs main stream » » (je ne voulais pas rajouter 3 guillemets en plus ….) mettent des années pour gagner leurs galons de « vu à la TV donc grand penseur ». Dit plus simplement, c’est leur égo qui en prends un coup. Il ne supporte pas qu’une petite « morveuse » vienne leur rappeler leur médiocrité intellectuelle…. Elle attire la lumière et eux rien du tout car leurs créations intellectuelles sont vides….Alors je ne dis pas que Greta a une pensée extraordinaire mais certains sont jaloux de son aura médiatique…Bref, c’est minable…
    Ensuite, il y a les attaques sur le message lui même que porte Greta Thunmberg…. et là c’est plus embêtant….car j’y vois les prémices des difficultés que l ‘on aura pour faire changer le logiciel de pensée de nos société capitaliste. A ce niveau, il faut bien comprendre que l’on ne pourra pas s’attaquer aux défis écologiques sans un changement systémique. C’était le message de Nicolas Hulot: « La politique des petits pas cela ne suffira pas ». Mais, il ne faut pas oublier que le capitalisme est plus qu »un simple système économique, il s’agit aussi d’un système renfermant des valeurs morales…..Or, c’est très difficile de faire évoluer les gens sur ces terrains. Beaucoup de personnes ont assimilés et adoptés les valeurs du capitalisme, cela fait parti de leur conception du monde et du rapport qu’ils ont avec l’autre. Je pourrais parler de concept comme la méritocratie, le travail, l’effort, toutes ces choses qui ont été pensée dans un cadre bien précis de ce que serait un être humain. Dans le monde capitaliste l’homme ne serait qu’un être égoïste, individuel qui ne penserait qu’a son intérêt personnel. Un individu qui serait en compétition avec les autres et dont le but serait d’être meilleur pour avoir une meilleure place au soleil…..Le capitalisme n’est que la traduction de cette guerre civile généralisé où les victoires se mesurent à la hauteur du capital qu’on est capable de se constituer….. A partir de là, on comprends bien que ce modèle ne peut pas admettre un discours qui rappelle l’illusion de la croissance infini et donc de la course vers l’augmentation infini du capital.
    Il y a un autre point que les détracteurs de Greta révèlent. Se diriger vers un monde plus écologique , c’est basculer d’un monde de compétition à un monde de coopération. Or, le haut de la pyramide ne veut pas de çà.

    1. S’y mettre tous ensemble, en se rappelant que c’est d’un système d’ensemble qu’il s’agit donc en n’oubliant pas de penser le niveau global.

      Puis appliquer les voies et solutions que nous aurons trouvées.

      Ne pas oublier que Greta Thunberg n’est pas simplement un visage et une voix sur une vidéo. Elle pense aussi. Et écrit. Voici un de ses commentaires Facebook le 17 mars dernier https://www.facebook.com/gretathunbergsweden/photos/a.733630957004727/793436521024170/?type=3&theater

      Utiliser DeepL pour la traduction depuis l’anglais. Je ne reproduis que la traduction d’un petit extrait :

      « Nous ne pouvons plus nous concentrer uniquement sur des questions individuelles et séparées comme les voitures électriques, l’énergie nucléaire, la viande, l’aviation, les biocarburants, etc. Nous avons un besoin urgent d’une vision holistique pour faire face à la crise de la durabilité et à la catastrophe écologique en cours. »

      1. Une ‘ vision holistique ‘ à 13 ans … mais qui lui écrit ses discours ? J’en cotoie des ados de cette tranche d’age , ils n’ont pas encore une vision claire de tous ces concepts

      2. Ha bon ? Des surdoués alors , ou des martiens ? Je sais pas , même les élèves ingénieurs des mines suivent 20 h de cours par jancovici pour avoir une idée de ce qu’est l’energie , une centrale nucléaire , ou les combustibles fossiles

      3. @ Poncho
        « Ha bon ? Des surdoués alors , ou des martiens ? »

        Plusieurs points :

        – Greta Thunberg a 16 ans, pas 13. La différence est énorme, car à cet âge on progresse très vite

        – Les surdoués, ça existe. Il n’y a d’ailleurs pas de contradiction entre être autiste (type Asperger) et surdoué, un autiste a des difficultés pour communiquer, c’est tout à fait compatible avec une intelligence supérieure à la moyenne. Voir encore http://www.autisme-france.fr/577_p_25361/le-syndrome-d-asperger.html#syndrome

        – Les autistes sont souvent « étonnants de par leur culture générale » avec notamment un domaine d’intérêt particulier dans lequel ils excellent, parce qu’ils s’y sont intéressés vraiment à fond. La réflexion très développée de Greta Thunberg sur la crise écologique, tout particulièrement impressionnante vu son âge, s’explique simplement du fait que son domaine d’intérêt particulier à elle, c’est justement cette crise. Et elle y est allée à fond, en effet.

        On pourrait faire un parallèle avec les aveugles qui ont souvent une ouïe très développée, par compensation en quelque sorte de leur handicap. La compensation qu’a réalisée Greta Thunberg, c’est sur un domaine qui est effectivement très pertinent pour l’avenir de l’humanité, non dans des domaines sans doute intéressants mais moins immédiatement nécessaires comme l’Egypte antique, les moisissures et la fossilisation comme un Josef Schovanec au même âge https://fr.wikipedia.org/wiki/Josef_Schovanec#Biographie

        Bien sûr, beaucoup d’autistes ne sont malheureusement pas des personnes extrêmement cultivées comme un Schovanec ou une Thunberg. Mais ce genre de personnes impressionnantes existe effectivement parmi eux.

      4. C’est la petite cousine du chimiste Arrhenius ! La metempsycose ça vous dit rien Poncho ? Je vois le topo un peu comme une lignée de dalai lama mais avec une touche scientifique !

    2. ‘quelles sont les solutions concrètes proposées par ces jeunes filles’
      Simple: qu’on écoute les scientifiques qui ont fait le diagnostic, ont posé le problème et proposent tous les jours des pistes de solutions.

  7. Le message de Greta s’adresse à la jeunesse, à ses contemporains. Nous voyons les vieux croutons qui veulent abandonner l’écologie à la finance s’agiter; brandir des fichons rouges pour éloigner les  » mauvais esprits  » qui pourraient déranger leurs projets.
    Dans le film dont question, c’est clairement la personne de Greta qui est visée:  » voyez où elle entraîne notre belle jeunesse; au suicide.  »
    Dans le monde réel c’est la vie qu’elle défend. Y a -t-il pire comme détournement ?

  8. Bonjour Jacques,

    Et bien moi personnellement, je trouve ce court métrage totalement percutant. Je remercie Paul et Cédric de nous en avoir tenus informés. Il ne dessert strictement en rien le message de Greta Thunberg. Bien au contraire. Il le stratifie pour de bon dans la durée, et notamment par le choc incontestable qu’il produit !

    Rien n’y est surjoué…

    Comment crois-tu que tout cela puisse se terminer si d’ici à fin 2019, nous ne faisons toujours rien ? Des Greta Thumberg, des engagés, des sacrifiés, des suicidés, voire des assassinés, il y en a des tas désormais, un peu partout dans le monde. Certain(e)s sont, voire s’étaient, engagé(e)s dans cette lutte acharnée pour le climat et la biosphère depuis des décennies sans hélas ! le moindre succès…

    Greta Thumberg. C’est le nom du dernier espoir qu’il nous reste. Et il est toujours là en chacun de nous, qu’il s’appelle Greta, Anita, Jacques, Paul, Cédric, etc., peu importe d’ailleurs son nom. Il est bien là, mais il sommeille !

    Et parfois pour se réveiller, il faut effectivement un choc ! Ce que nous offre ici Félicien Bogaerts est excellent !

    Et si ce choc ne produit pas l’effet attendu, eh ! bien ce sera le climat qui s’en chargera ; mais là, je doute fort que l’on puisse commenter quoi que ce soit…

    Mes Amitiés,

    Philippe

    1. @ Philippe,
      Nous sommes donc en complet désaccord. Je ne vois toujours pas pourquoi mettre ce rôle d’Anita avec la vraie personne : Greta.
      Paul a explicitement et, plusieurs fois, dit que comme moi il trouve cette vidéo immonde. Tous les deux nous avons essayé de montrer le détournement opéré.
      Tout ça est donc inutile puisque tu fais partie des gens que j’estime et respecte. Je pense que tu lis ce que tu veux y lire mais que d’autres y liront la justification de leur haine et de mépris.
      Je vois que mon billet ne sert absolument à rien si malgré toutes mes tentatives d’explications, tu juges ce film valable.
      Tant pis.

    2. Philippe,
      Même si je comprends ton raisonnement, je me permets d’objecter que la licence poétique (hum, hum) que permet la fiction ne donne pas le droit à l’auteur du film de se placer au dessus de la mêlée, comme si la forme et le contenu de la fiction n’avaient aucun rapport avec des êtres humains qui mènent une action, surtout comme l’affirme Borgaert, si l’on prétend adhérer au combat de Greta Grunberg. Comme l’a très bien dit Jacques dans son billet, la référence à Greta est limpide. C’est donc manifestement sa personne, et son attitude qui sont critiqués, et ciblés. C’est un fait objectif.
      On ne peut pas faire comme si ce que fait Greta devait déjà être passé par pertes et profits, or c’est exactement ce que fait cette fiction dans la mesure où elle parasite le combat de Greta Thunberg pour soi-disant susciter une réflexion plus générale sur notre responsabilité.

      S’il y a choc attendu il ne se produit pas hors sol : un choc a de multiples résonances, car un choc, tout comme celui du tir de LBD qui éborgne, atteint une cible, et sur un terrain bien déterminé avec ses acteurs, politiques, médiateurs, ou chacun joue sa partie.
      Ce que tu défends là c’est la théorie du coup de pied dans la fourmilière. N’est-ce pas celle qu’utilise tous les jours nos adversaires de haut vol, comme Trump, Bolsonaro et quelques autres ?

      Greta ne mérite pas de voir son image souillée, qu’elle crime a-t-elle donc commis pour mériter de son vivant une telle injure à son combat, un combat qui se mène jour après jour, un combat incertain mais déterminé, semé d’embûches, celles qu’il nous appartient de déjouer, et c’est exactement ce que fait ce billet impeccable.

      Bogaerts dit : » Il y a donc une différence à faire clairement entre la fille Greta / Anita, et le phénomène médiatique qui l’entoure. »
      Je suis en désaccord total avec ça. Or contraire, Greta fait corps avec le phénomène médiatique qu’elle a provoqué, sans quoi à quoi servirait son combat, son message ? Ce serait juste une bouteille à la mer sans récepteurs.

      1. Nous sommes quasiment tous des bouteilles à la mer sans récepteurs…
        On appelle cela une dictature qui ne dit pas son nom, surtout s’il n’y a plus que quelques bouteilles privilégiées qui peuvent toucher l’ensemble des récepteurs disponibles…
        Ce n’est donc pas Greta Thumberg qui est à l’origine de ce combat…

        Ce combat est donc celui de l’ensemble de l’Humanité, mais une Humanité endormie à laquelle il va bien falloir appliquer une quelconque « stratégie du choc » !

        Quant à ce court métrage, je serais vraiment très curieux de savoir ce que Greta en pense personnellement, car Cédric a raison : le message d’Anita est percutant… A noter que le personnage qui dit à Anita avoir une solution, disparait subitement de la scène à la fin du court métrage…

        Ce court métrage n’a rien d’immonde ! C’est un drame !

        Ce qui est immonde, ce sont les Etats qui ne font strictement rien de concrets et de sérieux face au réchauffement climatique, et ceci au moins depuis l’alerte sérieuse de James Hansen en 1988 !

        Ce qui est immonde, c’est la censure ordonnée/orchestrée par ces mêmes Etats, là ou au contraire la liberté de circulation de l’information et des idées serait source de solutions potentielles…

        Ce qui est immonde, c’est de donner systématiquement l’impression que l’on ne s’attendait pas à telle ou telle nouvelle catastrophe climatique…

        Ce qui est immonde, c’est de laisser la menace climatique s’installer dans la durée avec son lot de conséquences sanitaires et humanitaires irréversibles…

        Et si ce court métrage peut enfin choquer, et bien tant mieux !

      2. @ Philippe, un peu d’empathie bon sang !
        « je serais vraiment très curieux de savoir ce que Greta en pense personnellement, car Cédric a raison : le message d’Anita est percutant » Comment tu peux dire ça ?
        Le message est percutant car le révolver a un percuteur.
        Se voir comme une dépressive incapable de faire ses discours et en être réduite à se flinguer !!
        Je crois qu’elle a la force pour voir cette vidéo immonde mais je souhaite de tout cœur, avec mon empathie qu’elle ne la voit pas.
        Est-il besoin que je développe ?

      3. Ouah ! 😉

        1 – je n’ai jamais dit que ce que fait Greta Thumberg est inutile, loin de là, mais elle n’est pas la seule à s’être battu dès son plus jeune âge… cela fait des décennies que nous nous battons contre leurs seigneuries… en vain… voilà aussi pourquoi l’Humanité est endormie, résignée…

        2 – ce dernier message de Greta Thumberg à l’ONU est vrai ! Dit autrement il est sincère, spontané, non calculé ! et là, j’applaudis ! voilà Anita ce qu’il faut faire ! souvenons-nous de Daniel Balavoine face à François Mitterrand… c’est pareil ! et nous en sommes encore là en 2019 !

        3 – le travail fait autour du court métrage de Félicien Bogaerts est non seulement remarquable, il est extrêmement pertinent ! j’applaudis également ! et cette intervention sincère de Greta Thumberg devant l’ONU le prouve !

        Si Félicien Bogaerts devais pousser encore plus à l’extrême son concept dans le cadre d’un long métrage choc, alors il pourrait probablement s’intéresser à des films comme Orange Mécanique de Stanley Kubrick, ou même plus récemment High-Rise de Ben Wheatley ! Deux films qui ont su eux aussi choquer/révulser comme il le fallait… Personnellement, j’ai adoré et applaudi !

        Continue comme ça Greta, car il n’y a que ça qu’ils comprennent vraiment in fine, sans quoi tout sera très vite plié !

        Philippe

      4. Philippe,

        Bogaerts suggère que Greta Thunberg est manipulée, et après moult commentaire des uns et des autres, tu conclus que tout se passe finalement comme si Bogaerts avait inspiré Greta à l’ONU. C’est absurde.
        Fort heureusement, Greta Thunberg n’a pas attendu la géniale inspiration de Bogaerts pour exister et s’exprimer.

        Arrêtons la confusion : c’est bien Bogaerts qui manipule l’image de Greta Thunberg pour exprimer un jusqu’au-boutisme mortifère, à des années lumières de l’état d’esprit de Greta Thunberg, qui elle est manifestement une personne réfléchie, pragmatique, qui procède pas à pas, ce qui se manifeste par cette colère à l’ONU, qui n’intervient qu’après une action s’est développée sur de longs mois.

        Bogaerts se saisit de la figure de Greta pour anticiper son échec, il ne peut donc sérieusement dire qu’il adhère à Greta, à ce qu’elle fait et à ce qu’elle dit. Ce monsieur qui fait dans le film gore, n’est pas un éveilleur de consciences.

    3. Oui ce n’est qu’un film , la fin est une sorte d’allégorie , sur le sacrifice des générations futures si rien n’est fait , bref je comprends pas pourquoi certains poussent de tels cris d’onfray ici ?

    4. Merci Philippe, enfin un commentaire un peu sensé.
      La plupart voient dans ce film une attaque contre Greta alors qu’il a été réalisé par ses amis et complices. Un peu de nuance dans l’analyse aurait été appréciée. Ce que n’ont pas compris les contempteurs, c’est que le message dit: cela ne suffira pas de dénoncer, il faudra aller plus loin, avec subtilité, évidement (et svp, épargnez la personne qu’est Greta…).
      De toute évidence, la subtilité n’est pas le fort de la majorité.
      Ceux qui font partie des militants qui, depuis des années, voire des décennies, se battent pour faire passe le message de l’impasse de notre société savent que la meilleure manière de rendre leur message inaudible POUR LE GRAND PUBLIC NON AVERTI est de se déclare tout de go anticapitaliste (donc communiste: résultat de 100 ans de matraquage médiatique dominant).
      Certes, entre radicaux de tous poils présents sur ce site, crier le plus fort possible semble être le seul objectif. Quand l’objectif est de convaincre, patiemment, les gens qui sont loin de nos lumineux esprits, l’on communique tout autrement. Greta et ceux qui la soutiennent (les Belges reconnaitront le visage qui apparaît une demi seconde dans la 9ème minute) sont plus adroits et le résultat est probant.
      Et maintenant que des millions d’ex-aveugles réalisent que le système est dans l’impasse, aux politiciens amateurs qui décrient ce film, de les mener sur les voies des lendemains qui chantent.

      1. Ah oui ! Des « amis » à elle ? Ça crève les yeux ! C’est l’occasion rêvée pour elle de se rappeler le fameux : « Dieu me garde de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! »

        « Subtilité » ? Ah oui, la splendide subtilité du trou dans la tête ! Dans ce cas-là, sur le même modèle : « Dieu me garde de la subtilité, l’obscénité je m’en charge ! »

  9. Ma première réactions à chaud quand j’ai vu le film la semaine passée:
    Dans ce court métrage, je reconnais le style de cinéma inspiré de la RTBF (avec des budgets limités) ou des frères Dardenne. Une noirceur et un défaitisme typiquement wallons de la création artistique, que l’on a hérité du surréalisme. Souvent on y voit la lassitude s’installer et le désespoir envahir le tout, ce qui mène les personnages à se laisser influencer par les cyniques. C’est dur à voir, mais c’est ce qui pourrait se passer dans la tête de beaucoup d’entre nous face à l’inaction du monde (c’est ce qu’a fait notamment Stefan Zweig à une autre époque). Je ne crois pas que ce sera le cas de Greta.

    Mais je ne sais pas quelle est la référence de l’interview de Félicien Bogaerts mentionnée par Jacques Seignan, mais j’ai une autre référence: https://mrmondialisation.org/anita-le-suicide-dune-generation-en-live-sur-les-reseaux-sociaux/

    Et cette interview de Félicien Bogaerts mentionne ceci:
     » Je ne veux ni que Greta termine comme Daniel Cohn-Bendit ni qu’elle se tire une balle dans la tête !
    [….]
    Nous avons observé des réactions très différentes selon qu’on projette en salle ou sur internet où les commentaires sont très violents. Ce qui est « fou », c’est que des gens ne regardent même pas le film en profondeur et préfèrent s’étendre en commentaires sans chercher à comprendre le fond de notre travail. Car Anita est bien plus qu’une enfant. À la toute première image du film, on voit Anita assise, et à côté d’elle, on voit le livre « Le petit prince » de Saint Exupéry. Dès le départ, on comprend qu’Anita est une métaphore ! Elle n’existe pas. Thanas, l’homme qui lui offre une arme, est lui aussi une référence manifeste à Thanatos (le Dieu de la mort) et au serpent du petit prince, ce pourquoi Anita porte toujours une écharpe jaune (il y a une seconde raison, nous en reparlerons). Thanas est un personnage ambivalent, comme le serpent dans certaines mythologies, Thanas est intelligent mais aussi mortifère, malsain, ce n’est pas un personnage qui incarne forcément quelque chose de positif. Même imaginaire, il est un adulte de plus qui gravite autour d’elle et qui, d’une certaine façon, la dépossède dans ses choix, qui l’influence et lui dit quoi faire. Cette histoire est donc…une histoire, une fiction, avec différents niveaux de lecture. Nous ne voulons pas dénoncer Greta Thunberg ! Nous dénonçons nos craintes, nos colères, nos espoirs perdus et retrouvés, nos angoisses existentielles,… Si la fin du film est marquée par une chute tragique, c’est surtout car notre monde actuel est infiniment plus violent. C’est le système oligarchique assassin qui la tue finalement, à l’instar de la planète.
    [….]
    Nous sommes évidemment du côté de la jeune fille, certainement pas du côté des vieux réac vides de tout rapport à l’être, se vidant d’une part de leur humanité en s’attaquant à une jeune fille, à son physique, son handicap.
    [….]
    C’est un film qui invite à la nuance, chose qui n’est jamais facile sur internet quand on voit les réactions radicales que cela génère. Il y a donc une différence à faire clairement entre la fille Greta / Anita, et le phénomène médiatique qui l’entoure. »

    Je crois que nous sommes sur internet et les réactions sur ce blog sont tout aussi dures et clivantes qu’ailleurs. Le terme de eco-stalinisme me semble trop donc dur et trop émotionnellement connoté. Le tout est de bien comprendre les niveaux de lecture de ce film, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Il serait cependant mieux que le film reste confidentiel, quoique ce sera difficile. Mais bon! Mon cynisme me dit que ça va faire des vagues pendant quelque temps et puis la mémoire à court terme des internautes se laissera encombrer par d’autres information choc, sans que rien ne change ou suis-je trop cynique? 😉

    Une seule chose que je confirme par rapport aux commentaires sur l’actrice: je ne la connaissais pas jusqu’à trois jours avant que je ne voie la vidéo. Des amies de mon épouse l’ont rencontrée (elle est originaire de mon coin) lors d’une petite conférence à propos d’une autre film qui sortira prochainement . Elles ont confirmé que sa voix est faible et que l’audience aurait apprécié un micro…

    1. L’intention des créateurs doit être très bonne et Je ne suis pas du tout cinéphile. Je m’excuse et j’ai peut-être été un peu dur Mais cette jeune fille incarne une jeunesse qui n’a pas de vie. Et non la jeunesse qu’il nous faut.

      1. Ils auraient dû accentuer l’effet surréaliste alors, parce que là ils surfent trop sur Greta c’est facile, et c’est pas respectueux pour elle je trouve. On n’en revient toujours au même point

    2. @ JPC

      Concernant ce passage de l’entretien avec Félicien Bogaerts : « Nous avons observé des réactions très différentes selon qu’on projette en salle ou sur internet où les commentaires sont très violents. Ce qui est « fou », c’est que des gens ne regardent même pas le film en profondeur et préfèrent s’étendre en commentaires sans chercher à comprendre le fond de notre travail. »

      C’est bien gentil cette défense « Maieuuuh… c’est pas c’qu’on voulait dire ». Seulement voilà : l’artiste est comptable de la manière dont son oeuvre est comprise et reçue. Si elle est comprise dans tel sens, alors c’est de la responsabilité de l’auteur.

      Si vraiment les réalisateurs de ce film ne cherchaient pas 1) à représenter une Greta qui ne serait qu’une marionnette manipulée sans autonomie (ce qui est manifestement faux) 2) à inculquer par la scène finale du suicide l’idée que l’action de rappel vigoureux aux dirigeants de ce monde que le problème du déséquilibre écologique doit être le premier de leurs soucis serait condamnée d’avance… alors, il faut le dire, ils se sont COMPLÈTEMENT plantés. Et il ne sert alors à rien de dire « Tout est de la faute du public qui n’a rien compris ». Il faut faire face à ses responsabilités et annoncer « Désolé, je ne voulais pas dire ça. Attendez un peu, on efface tout et on la refait depuis le début ».

      Si d’un autre côté ils ne sont pas complètement nuls en tant que réalisateurs… eh bien les questions sur leurs motivations posées par Paul Jorion ou Jacques Seignan sont malheureusement tout à fait pertinentes.

    3. @ JPC, certes nous sommes sur Internet (pas de doute!) mais nous sommes également sur le blog de P. Jorion.
      Cette précision est à mes yeux cruciale.
      Je confirme que c’est bien l’interview et ce qui me sidérera toujours c’est que l’on puisse croire sur parole les affirmations d’un monsieur qui par sa vidéo passe un autre message ; c’est vieux comme le monde la rhétorique.
      Mais je ne vais pas refaire mon billet. Je pensais avoir essayé d’expliquer …
      Libre à vous de le juger clivant et dur. Pour moi, c’est justifié et assumé.

  10. Je « parasite » légèrement ce fil de discussion, sans m’éloigner trop du sujet tout de même, mes excuses Jacques.

    Emmanuel Macron critique les marches climatiques «Qu’ils aillent manifester en Pologne!» : http://www.lefigaro.fr/politique/macron-critique-les-marches-climat-qu-ils-aillent-manifester-en-pologne-20190923

    Extraits :
    «Les dénonciations, on est au courant»
    «Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème»
    «On doit rentrer dans une forme d’action collective. Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses»
    «La vérité, c’est qu’il y en a un qui bloque tout, c’est la Pologne. Mon objectif, c’est de convaincre les autres pays de bouger»
    «Qu’ils aillent manifester en Pologne! Qu’on vienne m’aider à faire bouger ceux que je n’arrive pas à faire évoluer» (au sujet de l’objectif de « neutralité carbone » en 2050 proposé pour l’UE et bloqué par Varsovie)

    Ici, la première chose que le chef de l’Etat semble ne pas avoir comprise, c’est que le mouvement initié par Greta Thunberg n’a pas vocation à faire pression sur le gouvernement français pour qu’il agisse. Mais à faire pression sur tous les gouvernements du monde entier (enfin, ceux de pays démocratiques bien sûr… il n’y a pas de manifestations de ce genre à Pékin, pour des raisons évidentes). Ce n’est pas de toi seul qu’il s’agit Emmanuel ! Mais de tout le monde !

    La deuxième chose qu’il semble ne pas avoir comprise c’est que le danger du réchauffement climatique tendant vers un seuil de non-retour catastrophique ne sera certainement pas paré juste parce que quelqu’un aura convaincu les Polonais de lever leur objection à une déclaration politique en faveur de la « neutralité carbone » de l’UE en 2050. Il s’en faut de beaucoup !

    Il est parfaitement exact que la France est l’un des pays en tête en Europe pour ce qui est d’avoir de faibles émissions de gaz à effet de serre pour un niveau de prospérité donné. Ceci essentiellement grâce à nos centrales électronucléaires, un peu aussi grâce à l’hydroélectricité, un peu grâce aux taxes sur l’essence qui incitent à choisir des véhicules plus économes. C’est appréciable, mais cela ne suffit pas, loin de là.

    Ce n’est pas une fuite de pique-niqueurs surpris par un ours, où il s’agit juste de ne pas être le dernier, celui que l’ours rattrapera. Non, cet ours là ne se contentera pas d’une victime sacrificielle. Et il s’agit de faire BEAUCOUP, BEAUCOUP mieux que les pays aujourd’hui les plus efficaces en termes de rapport GES / prospérité !

    Et si quelqu’un peut aujourd’hui en France lancer une R&D volontariste et massive pour tenter de trouver des manières de produire de l’énergie d’une part beaucoup moins polluantes en gaz carbonique, d’autre part qu’on puisse mettre à la bonne échelle massive – ce qui est impossible avec les renouvelables actuellement existants… qui d’autre, sinon le président de la République ?

    Et si quelqu’un peut étendre de tels programmes de R&D à l’échelle encore supérieure celle de l’UE, ce qui suppose de convaincre les Allemands que le « Schwarz null » le déficit public zéro n’est pas forcément la meilleure politique quand « la maison brûle », qui d’autre est le mieux placé, sinon encore une fois Emmanuel Macron ?

    1. c’est dingue son ‘Qu’ils aillent manifester en Pologne1’ lui qui ne fait même pas le minimum syndical quand il envoie, par Darmanin interposé, l’idée d’une révision de taxe carbone a la poubelle sine die. Même avec notre électricité décarbonnée notre empreinte carbone est déjà trop élevée.

    2. Interview hallucinante d’Emmanuel Macron, qui nous indique qu’aller manifester est indispensable 🙂

      Je le savais peu sensibilisé aux enjeux planétaires de l’écologie, mais là cette attitude qui consiste à dire « allez plutôt ramasser les détritus sur la plages, et d’ajouter en Corse (pourquoi la Corse en particulier ?) » montre que le président est totalement à coté de la plaque. Il devait sûrement mettre des boules Quies lorsque Hulot lui causait urgence climatique et écologique.

      Macron se place au niveau des conséquences, il se refuse à traiter les problèmes en amont. Et qui plus est se défausse de ses propres responsabilités en trouvant un bouc émissaire : la Pologne.

  11. Intéressant en tout cas de constater à quel point cette vidéo divise des personnes qui a priori se situent dans « le même camp ».
    Si c’était là le but recherché, c’est réussi.

      1. Cela dit, il ne faut pas non plus exclure totalement l’hypothèse qu’il s’agisse d’un essai cinématographique de gamins s’inscrivant dans la lignée d’un certain style « Belge », comme je l’ai mentionné dans un précédent fil et comme vient de le rappeler JPC. Ceux qui ont vu le film « C’est arrivé près de chez vous » de Rémy Delvaux (que j’ai été incapable de regarder jusqu’au bout comme un quart de la salle où j’étais allé le voir lors de sa sortie) comprendront de quoi je parle. Film encensé par une partie de la critique et devenu « culte » pour les jeunes cinéastes underground.
        Il ne faut peut-être pas en surévaluer le message « politique ». Derrière, il n’y a peut-être pas de financiers occultes ou d’ennemis infiltrés. Les personnes qui se pensent « artiste » ne résonnent pas nécessairement en terme de discours construits, efficients. Par contre, ce qui est productif pour les « créateurs » c’est la provocation et le transgressif (qu’on observe aussi très bien dans les arts plastiques avec Paul McCarthy ou Anish Kaapor par exemple).

    1. Je suis d’accord avec la sagesse d’Arkao. On se divise à propos de cette vidéo alors que nous sommes dans le même camp.

      Et c’est pour cette raison que j’ai cité Zweig au début de ma réaction: Il était déjà inquiet à la sortie de la première guerre mondiale que quatre personnes n’étaient pas capables de nous entendre sur la façon de faire la paix, et il s’en est désepéré jusqu’en 1942 .

      A quoi bon donc se fatiguer à critiquer cette vidéo? Elle veut apporter le même message que le vôtre mais sous une autre forme: Critique des moeurs économiques, de l’instrumentalisation et du greenwashing, présence de cyniques,… Si la forme ne plait pas, le message reste le même.

      Il faudra un moment laisser tomber nos différences et querelles stériles pour faire face au problème réel. Cela me fait penser « aux » mouvements de gauche: chaque personnalité se prétendait être la gauche à lui seul et atomise la force du mouvement. Il faudra faire fi de nos différences. Ce réalisateur fait ce qu’il peut, et c’est différent de ce que l’on aimerait voir et entendre. Est-ce que ce jeune est pour autant un pourri acquis aux climatosceptiques? Non. Est-ce qu’il est un type qui déteste Greta? Non.

      Nous devons faire feu de tout bois et éviter de faire les comptes d’apoticaires sur telle ou telle virgule prononcée dans un film ou un discours. Si cela continue ainsi, il vaut mieux devenir survivaliste que collapsologue, ça nous mènera plus loin 😉 faute de force collective.

      1. @ JPC,
        « Est-ce qu’il est un type qui déteste Greta? Non » ─ Il fait pire : il la démolit en la méprisant à travers une caricature d’une jeune fille atone et instrumentalisée. Je ne vais pas refaire mon billet.
        Je refuse de dire que nous sommes divisés : je demande simplement que les gens soient plus politisés, plus critiques, moins soumis à des impulsions qui parce que quelqu’un tient un discours d’apparence radical (Hitler était un socialiste et un pacifiste autoproclamé dans ses discours initiaux: vite mon carnet Godwin!) : on le croit tel. On gobe sans recul : triste.
        Paul Jorion vient de le redire : « Et plein de gens ici pour lui trouver des circonstances atténuantes. »

      1. @Annie,

        Je suis d’accord sur la déception de la fin. Le suicide était précédé par la phrase: ‘Ceci est une prise d’otages’. Ce qui laissait entrevoir une tout autre fin… Parce que j’aurais bien aimé voir Anita butter l’un ou l’autre de ces patrons 😀

        Bref, c’est cette scène finale qui choque et qui effectivement m’a fait conclure et écrire sur le style tragique du cinéma francophone belge. Et je comprends que beaucoup aimeraient voir autre chose quand on arrive pas à discerner le personnage (Anita) par rapport à la personne réelle (Greta).

      2. il y a aussi la manière dont la pseudo Greta est représentée ici. Anita apparait avec un caractère assez mou, sans grand volonté, voire un côté passif, et peu émotif, ce qui est totalement contradictoire avec le thème qu’elle défend, ou est censé défendre, et qui demande au contraire une volonté, une force interne, qu’Anita n’apparait pas avoir du tout. Ce qui n’est pas du tout le cas de Greta (qui n’apparait pas très émotive non plus, mais est si convaincue de sa cause et s’y bat avec tant de volonté………}

        finalement le suicide apparait un non sens : un suicide vient (ou peut venir) suite à une lutte acharnée quand la personne est à bout et ne voit plus aucune solution, plus aucun espoir, et aussi une personne très émotive ce que n’apparait pas être Anita.

        Si P.Jorion le voit depuis le début se serait peut-être parce qu’il voit le côté fabriqué du caractère d’Anita, et là j’en suis OK,

      3. je rectifie ce que j’ai dit un peu vite
        « qui n’apparait pas très émotive non plus »
        sur Greta
        je viens de l’entendre sur F-I sa colère montre le contraire.

    2. Seul point positif de tout cet exercice, nous fournir assez de capacité de décentrement pour éviter nous-même les excès de la Greta-mania. Il est impossible, d’un point de vue systémique, qu’il n’y ait pas d’excès, les « célébrités » sont toujours sur un schéma de « buzz » puis « rechute ». Avant (De Gaulle, Nixon), c’était long (5 à 15 ans), maintenant c’est forcément plus court.
      « La solution » est l’inclusion des « effets Greta » dans une circularité, dans une circularité du savoir-faire a minima. Celle qui a été cassée par l’impossibilité de manifester à Paris samedi (en raison de la pseudo-incapacité de la police à éviter l’infiltration du cortège par les BBlocks). Celle qui est cassée par le commentaire de Macron, plus paternaliste tu meurs, « moi (moi ton sur-moi) je m’occupe des choses sérieuses, pas de ta salade bio du dimanche ».
      Sauf que la salade fait penser aux abeilles, aux néonics et à ce que nous faisons des quelques km² à la mince surface de cette terre (si on ramenait l’atmosphère à la forme liquide, elle représenterait 10m de hauteur. Nous vivons donc, à l’étalon de la matière ordinairement, dense, dans une croûte d’une vingtaine de mètres d’épaisseur, 10m vers le bas pour l’eau des nappes , 10 m vers le haut d’air liquide, virtuellement.

      1. « Celle qui a été cassée par l’impossibilité de manifester à Paris samedi (en raison de la pseudo-incapacité de la police à éviter l’infiltration du cortège par les BBlocks). »
        Ainsi donc ce n’est pas le gazage massif, les mattraquages, les nasses, les grenades, les check points, les fouilles, les 8500 gueules casquées, les voltigeurs… ni même les BB directement (ouf) mais une forme de complot laissant les BB s’infiltrer pour agir. Sont forts quand même.

      2. @Vincent
        Comme dirait l’autre fana d’Aristote, j’en étais à la cause efficiente et non pas la cause finale.
        Oui, la police semble mandatée pour jouer au c… deux fois, une fois en laissant passer les BB, l’autre dans le mode agressif qu’on lui connait, avec prélude lacrymo et les méthodes à traumatismes profonds dans le final.

      3. @Vincent/Timiota

        Je trouve amusant que vous désigniez le BB comme un ennemi alors que c’est peut-être votre allier ultime (à moins que je ne vous classe pas dans le « bon » camp). L’étatisme comme dogme, la foi inébranlable dans les forces de l’ordre, quoi qu’elles fassent, n’est-ce pas justement ce qui caractérisait le Stalinisme de la « grande époque »? Est-ce ce à quoi vous adhérez?

      4. @timiota
        Pensez-vous vraiment que la police laisse passer les BB ? Il me semble que vous surestimez la capacité des FdO â empecher l’action de personnes déterminées et motivées. Essayez donc d’approcher une manif avec la panopelie du BB sans éviter les contrôles et dites moi si vous finissez pas au trou.

        Vous devriez participer aux cortèges de tête. Je vous jure que l’énergie, la solidarité, l’exaltation qu’on y ressent change beaucoup du sage défilé derrière les orgas constituées en supliant que nos chères dirigeants veuillent bien nous entendre et nous accorde quelques miettes dans leur grande bienveillance.
        Les BB ne sont pas vos ennemis, les flics et l’État le sont.

        https://paris-luttes.info/ce-que-vous-faites-reellement-2370
        Extrait : […] Porter ces accusations publiquement et sans éléments de preuve, en tant que militants, c’est se désolidariser de ceux et celles qui choisissent des modes d’action dits « violents », parce qu’illégaux : attaque de la propriété privée, réponses aux charges et provocations de la police, sabotage des outils de production, fauchage de champs OGM, occupations de lieux, manifestations sauvages…

        C’est les mettre en danger pendant leurs actions, parce qu’en plus de la police, d’autres militants peuvent se retourner contre eux (par peur que ce soit des flics ou qu’ils « décrédibilisent le mouvement »).

        Mais c’est aussi les mettre en danger parce que cette absence de soutien les isole et rend plus dure la répression à leur égard.[…]

        https://youtu.be/dK3Ba1mebQU

        @dissonance
        Il me semble que tu fais un contresens sur ce que je tentais d’exprimer.

  12. Ça va vous paraître grave mais :

    Inconsciemment les réalisateurs ‘ »pro climat » ont terminé le sacrifice de « notre messie ».
    Comme ça ça paraît clair.
    Ils se vengent sur une pâle copie d’elle, en plus non assumé, du faite que rien ne bouge.
    Non -franchement- c’est pas juste autant continuer à marcher.

  13. le terme « eco-stalinisme » correspond-il a une école, inconnue de moi,
    ou n’est-ce qu’une invention de votre part ?

    dans les deux cas je n’apprécie pas du tout cette expression qui n’a aucun sens de mon point de vue.

    Vous auriez pu trouver autre chose : eco-totalitarisme, eco-détournement, eco-singularité, eco-fantaisiste, eco-tout ce que vous voulez donc, sauf Staline ! que vient-il faire là ? Et vous n’en parlez pas du tout dans votre développement, ce qui confirme l’obscurité du terme.

    Parce que si vous voulez faire référence à un dictateur je ne vois rien dans la vidéo qui le suggère, quant aux dictateurs le choix est énorme dans l’Histoire et la planète, par exemple Néron eco-néronisme eut été intéressant ! parce que lui « au moins » en brulant Rome a fait une énorme pollution qui s’est échappé dans les airs, les habitants alentours ont du avoir du mal à respirer durant un temps certain.

    D’autre part je ne vois rien qui suggère un totalitarisme ou une dictature dans la vidéo. Ils se sont amusés, maltapropos certes, ils ont voulu faire un buzz… si on faisait un procès à chaque personne qui veut faire un buzz il faudrait faire des billets toutes les minutes.

    1. C’est moi qui ai inventé « éco-stalinisme » dans une discussion que nous avions en coulisses, X, Y et Z (« Z » c’est moi). La conclusion, c’est qu’il vient toujours quelqu’un à propos de n’importe quelle bonne initiative pour dire : « Beuh ! Ce n’est pas assez radical à mon goût car plus radical que moi tu meurs ! Je vais te montrer ! »

      Et c’est donc ça qui produit des horreurs comme celles-là : c’est ça qui fait les Pol-Pot un jour ou l’autre (1 million de points Godwin pour moi – Merci !). Que ce soit passé par la tête d’un narcissiste incontrôlé, pourquoi pas, mais qu’il trouve TOUTE UNE ÉQUIPE pour s’embarquer dans cette galère, c’est ça le plus inquiétant. Et plein de gens ici pour lui trouver des circonstances atténuantes.

    2. @ Annie Stasse,
      j’attendais que Paul Jorion explique lui-même son invention (que j’ai reprise pour le titre)… avant de rendre à César ce qui est à César et à Paul, ce qui est à Paul : -)
      Par ailleurs, je note que vous lisez en diagonale (nous le faisons tous) : dans mon billet je parle des deux sectes marxistes dont les Staliniens et j’évoque un certain processus analogue que commente ici notre hôte.
      De plus je fais une allusion au Génial conducteur de la locomotive de l’Histoire mais j’admets que de nos jours, ça peut paraître obscur.

      Quant au buzz, oui, il y a cette volonté d’autant plus détestable qu’elle profite d’un mouvement lancé et cherche à le détourner.
      Donc je ne fais pas de billet toutes les deux minutes suite à un simple buzz.

      1. oui je lis en diagonale !
        en fait ma préoccupation principale fut de trouver cette vidéo sur le net… dont je comprends parfaitement que vous ne l’ayez pas liée pour ne pas lui faire de la pub.
        je n’ai pas lu n’ont plus leurs explications qui sont dessous !
        la vidéo m’avait suffisamment ennuyée comme ça… j’ai du me forcer pour la regarder jusqu’au bout… heureusement… quoique l’horreur je m’en serais bien passé aussi.

  14. @Paul,

    Un autre contributeur de ce blog, Cédric Chevalier, ne se montre pourtant pas aussi critique vis-à-vis de ce film:
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/nous-devons-eviter-la-guerre-civile-ecologique-il-en-est-encore-temps-5d83a3449978e25f6433dac7

    Il s’inquiète simplement de la violence potentielle du mouvement. Ma formation en sociologie politique me laisse penser qu’il existe un risque réel de montée de la violence. Certains « artistes » le ressentent déjà et le mettent en boite.

    Ce n’est à mes yeux pas une apologie de la violence, mais une transposition du désespoir. Qui dit désespoir, dit violence potentielle.

    1. Je comprends Cédric : c’est un ami à lui [P.J. je rectifie à la demande de Cédric : « une connaissance »]. Mais ça fait partie des choses qu’on peut dire à un ami ou une amie, qu’il ou elle se fourvoie, fait plus de mal que de bien.

      P.S. Vous croyez vraiment qu’une « transposition du désespoir » soit mobilisatrice ? qu’est-ce qu’il pense un jeune de 12 ans qui regarde cette vidéo ?

      1. Une transposition du désespoir est effectivement difficilement mobilisatrice, mais pour certains cas elle peut éveiller les consciences. Il faut mettre en place tous les outils de communication possibles pour arriver au changement, comme je l’ai déjà mentionné plus haut dans ce fil. Certains vous paraissent affreux ou abjects pour vous, mais ils fonctionnent pour d’autres. C’est une différence de perception, qu’il faut accepter. Mais revenons à la question centrale de cet article: Croyez-vous honnêtement que l’équipe de ce film déteste Greta Thunberg et veuille saboter son action? A mon avis, non, jusqu’à l’on me fasse preuve du contraire. Et il faudra faire feu de tout bois pour mobiliser.

        PS: A propos de votre post-scriptum, j’ai deux ados à la maison (13 et 16 ans) et un étudiant qui a quitté le nid. Ce genre de vidéo ne correspondra jamais ce qu’il visualisent: c’est bien trop lent. Ce genre de film est destiné à un tout autre public. Et pourtant mon gamin de 13 ans m’est arrivé à me répondre à mes inquiétudes sur l’écologie avec une réponse qui m’a sidéré: « On attend que tous ces vieux qui ne veulent pas changer meurent ». Belle analyse pour ce gamin, mais ne sera-t-il alors pas trop tard s’il attend la disparition de personnes avec une longévité de plus en plus croissante?

      2. @ Paul, c’est bien triste à dire mais beaucoup de commentateurs n’en ont visiblement rien à fout*** de ce que peuvent penser des jeunes voyant cette dégueulasserie. Et tout ça au nom de l’esthétique. Je serais curieux de savoir ce qu’en pensent de grands cinéastes belges (et engagés), les frères Dardenne.

      3. « Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan. (…) Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. Les gens souffrent, les gens meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse et tout ce dont vous pouvez parler, c’est de l’argent et du conte de fée d’une croissance économique éternelle. Comment osez-vous ? Depuis plus de quarante ans, la science est claire comme du cristal. Comment osez-vous regarder ailleurs et venir ici en prétendant que vous en faites assez ? (…) Vous dites que vous nous entendez et que vous comprenez l’urgence mais je ne veux pas le croire. »

        — Greta Thunberg, discours à l’ONU, 23/09/19

        Toujours aucun « écho » avec le discours de fin du court métrage ?

      4. @Paul et @Jacques
        C’est une bonne question, à l’heure où on peut voir sur les réseaux sociaux des vidéos de VRAI suicides, de VRAI assassinats.
        Mais pour en revenir à « Anita », j’attire votre attention sur le fait que les épithètes « dégueulasse », « à vomir », etc. font excellemment le jeu d’auteurs qui établissent leur notoriété sur le scandale. Ça a fonctionné par le passé, ça ne fait pas plaisir mais c’est comme ça que fonctionne la guerre du buzz (puisque nous sommes en guerre, n’est-ce pas Jacques).
        A mon avis, une critique par un spécialiste des médias, de l’image et du cinéma (par exemple André Gunthert : http://imagesociale.fr/7743 ) serait plus constructive.

        F. Mitterrand avait une autre technique. Ne plus parler de quelqu’un, ni en bien ni en mal, avait pour effet sa mort sociale.

      5. @ arkao,
        Surtout n’oubliez pas que je suis aussi en guerre contre les crétins qui nient l’origine anthropique du réchauffement.
        Mes épithètes sont modérés car sinon je serais carrément impoli.
        En résumé, rien à faire (notez ma modération) de vos commentaires et ceux des autres bien pensant comme vous.

      6. @Jacques Seignan
        A partir du moment où vous m’avez catalogué « ennemi de l’humanité » il n’y a effectivement plus de possibilité de discussions entre nous. Je vais faire avec. Merci pour votre modération. Attention quand même avec l’expression « bienpensance », elle est à double tranchant et pourrait vous faire basculer dans le « mauvais camp » 😉

      7. Petite rectification Paul car tu avances des affirmations sans preuve : ce n’est pas un « ami à moi », je le connais de nom et certaines de ses productions. Je lui ai parlé une seule fois dans ma vie. Pas vraiment ma définition de l’amitié. La devinette a ses limites 😉

  15. Ne pas publier, question à la modération :

    Pourquoi mes commentaires restent-ils en attente de modération depuis plus d’une heure alors que ceux d’autres commentateurs sont publiés en moins de 10min ?

    Vous pouvez me répondre sur mon adresse mail si vous le souhaitez, merci.

      1. Bien reçu, et je suis tout à fait en accord avec cette explication.
        Mes excuses pour la perte de temps engendrée, et merci pour l’explication.

    1. Je vous souhaite bien du courage petite Patate car au bout de cinq ans de dur commentationage, les clics du modérateur sont toujours dirigés par une main circonspecte.

  16. Heureusement qu’il y a des Greta, des Rosa Parks…
    Elles ont le mérite d’être les bonnes personnes au bon moment, au bon endroit.
    Parmi ceux qui la critiquent, qui a eu son courage de dire non, stop, ça suffit ?
    Ce qui les dérange le plus, c’est qu’elle les met face à leur incurie.
    Quant à tous ceux qui en profite pour dire tout et n’importe quoi sur l’autisme…il en a déjà été question dans le blog.
    Je trouve que les interventions de Greta qui renvoient à la non prise en compte des savoirs scientifiques et à la responsabilité des adultes devant les générations futures, sont à la bonne distance.
    Macron qui fait le malin au G7, à l’ONU.. est d’une grande hypocrisie lorsqu’il pointe la Pologne et le Brésil du doigt. Il passe soigneusement sous silence ce qui se trame en Guyane, les pesticides, la gestion de l’eau, les autorisations de chasse sur espèces menacées etc. etc. la liste est bien longue. Comme un gosse face à ses sottises qui tente de se défiler. « Oui, mais M’sieu, lui il a fait ça ».
    Pour ce qui est de la vidéo Anita, je la trouve abjecte et dangereuse.

  17. Il y a une erreur logique dans l’attitude qui consiste à anticiper l’échec de Greta, ce que fait ce film, car, quoi, à quoi sert-il ce film ? si ne n’est tirer un trait sur son action, comme si elle était nulle et non avenue, disqualifiée d’avance ! Et si Greta n’est pas le problème, pourquoi s’en prendre à elle, spécialement ? On se demande.

    Pourquoi être dans une attitude de quitte ou double : puisque l’action de Greta est destinée à échouer, il faut parier sur autre chose, et tant qu’on y il faut parier sur l’irrémédiable : sa mort, réelle ou imaginée. Attendre la lutte finale, que l’on s’empresse de reporter, alors qu’on a ici et maintenant une personne hors du commun qui s’engage, une action qui n’a pas donné tous ses fruits, qui est donc toujours en cours.

    A cet égard, l’attitude de Macron qui consiste à jeter le discrédit sur les manifestations pour le climat devrait nous conforter dans l’idée que cette méthode n’est pas si mauvaise qu’on le dit ! Elle a ses limites sans doute, mais elle a son efficacité, et conjuguée à d’autres types d’action, connues et encore à inventer, elles ont donc le mérite d’exister. Plutôt que de jauger les chances de réussite de Greta, et de ceux qui s’engagent comme elle, descendons dans la rue, par millions !

    Je veux bien qu’il y a d’autres moyens de s’engager que de soutenir Greta, de s’associer à son combat, mais en quoi son combat serait-il si néfaste, au point qu’il faudrait lui associer le signe de la mort ?

    C’est non seulement abject, mais c’est dénué de toute logique, sinon une logique totalement mortifère. C’est illogique car c’est perdre une bataille que l’on n’engage pas, reportant sine die les chances de réussite de la lutte contre le réchauffement climatique et pour l’écologie, comme si ce n’était pas dès maintenant, partout où il y a des fronts, des combats à mener, qu’il faut s’engager.

    Quand une voie s’ouvre, dans les temps instables et dangereux qui sont les nôtres, il faut éviter de faire le difficile, et au contraire être à l’affut de ce qui présente de neuf et praticable.
    Or, s’il en est une qui semble bien réelle et viable, c’est celle que porte Greta, pas toute seule, mais en tant qu’elle fédère toutes les bonnes volontés, par delà les frontières, ce qui est déjà en soi un exploit.

    Ne pas reconnaître l’importance de Greta Thunberg, c’est finalement avoir peu de foi (désolé pour ce terme religieux, mais je n’en vois pas d’autre) quant à l’attitude qu’il convient d’adopter dans un monde extrêmement instable où il convient surtout d’être attentif à la moindre ouverture, puisque les choses peuvent facilement basculer, et que nous ne savons ni l’endroit et le moment des points de bascule.

    Foi n’est pas obscurantisme, mais certitude que même si rien n’est acquis, on dispose de leviers réels pour avancer.
    La destination finale n’est pas connue, mais le chemin qui y conduit peut se frayer chemin faisant.
    Jamais les De Gaulle, Churchill, ou Gandhi n’auraient pu réussir, s’ils n’avaient pas eu un cette foi dans une action possible, au jour le jour.

    Greta n’est pas le tout de l’action qu’il convient de mener étant données les circonstances, mais reconnaissons lui au moins son importance, compte tenue des difficultés justement qui se présentent à nous, de tous ordres.

  18. On se disperse là!
    Cette vidéo a l’effet d’une bombe lacrymogène.
    Ça fait du bruit, couler des larmes, échauffer les esprits et perdre le sens des priorités.
    C’est maintenant officiel, les fachos ont une longueur d’avance et un torrent de pognon dans la guerre numérique.
    C’est quoi la stratégie ?

  19. Quelques infos, avant pour ma part de ne plus participer à une discussion qui ne mène à rien.
    J’ai demandé à mon fils de 23 ans, geek et familier des réseaux sociaux, de Youtube, des jeux vidéos (un « jeune », quoi) de regarder cette vidéo et de me faire part de ses impressions.

    « Ouai, bonne vidéo, sympa, mais l’actrice joue comme un pied, rythme un peu lent au début, bon format de 13 mn ni trop court ni trop long, mais aucun succès possible auprès d’un public jeune ».
    D’ailleurs pour lui, 38 000 vues sur Youtube, c’est peanuts, d’autant plus qu’elle est en lien sur le site de Mr Mondialisation (500 000 abonnés, voire plus il parait).
    Les vidéos de chatons font mieux.
    Donc pas de panique les vieux, c’est pas le buzz du siècle.

    Il a reconnu l’actrice jouant la conseillère d’Anita comme étant Lénie Chérino (c’est aussi dans le générique) qui a une chaine Youtube (si ça peut servir aux enquêteurs):
    https://www.youtube.com/channel/UCGl2QLR344ry4Y20RV9dM3g
    (Il est fort mon fiston, excellente mémoire visuelle)

    Sur la scène du suicide, « un enfant de 5 ans saurait que c’est du cinéma, du plastique et de la sauce tomate. D’ailleurs normalement avec ce calibre, ça t’explose l’arrière de la boite crânienne, ça fait pas un petit trou rond. Si tu savais ce qu’ils regardent les gosses aujourd’hui mon pauvre vieux papa largué ! »

    Pour la suite de l’échange je préfère m’abstenir de développer sinon cela risquerait de vous faire perdre tout espoir en l’avenir ou de me voir rétorquer méchamment « c’est bien le fils de son père celui-là », ce qui serait tout à fait injustifié.

    1. @Arkao. Il aura fallu que vous interrogiez votre fiston pour qu’enfin, sur ce blog apparemment surtout peuplé de vieux hommes blancs grincheux, ressorte un avis venu du « terrain » et pas de derrière un écran.
      En tant que collaborateur à un média indépendant des puissances d’argent, j’essaie d’être là où se réunissent, réfléchissent, préparent des actions… les proches et amis (je confirme!) de Greta, je peux vous dire que ce qui sort de la vidéo n’est qu’un pale reflet de la colère, du désespoir, de la rage destructrice qui, parfois, anime certains de ces jeunes.
      Ne vous inquiétez pas, Greta ne va pas se suicider à cause de cette vidéo. Sa colère l’immunise de ce type de désespoir. Par contre, comme le dit Bogaerts (que certains en semblent pas entendre), Anita est le symbole de celles et ceux qui se détruisent, lentement mais sûrement, par la drogue ou dans l’anorexie à cause d’une société qui ne donne aucun sens positif à leur vie.

      Si Greta, elle, meurt, ce sera sous les balles d’un dérangé qui aura cru ceux qui ont qualifié ceux qui se battent contre le monde pourri d’éco-staliniens. C’est vrai que sur cette suite de commentaires, les points Godwin volent bas…

      1. Bogaerts va devoir dire beaucoup de choses en effet avant qu’on puisse à nouveau l’entendre.

        « Vieux hommes blancs grincheux » : toute forme de racisme pas bienvenue ici, même anti-blanc, même anti-vieux,

      2. Suite Edgar Morin
        une petite recherche rapide sur le site du monde diplo
        on peut trouver cet article d’Edgar Morin qui date d’octobre 1989 (on pourrait certainement en trouver de plus anciens encore)
        https://www.monde-diplomatique.fr/1989/10/MORIN/42105

        Intro : « Pour une nouvelle conscience planétaire

        Le temps n’est plus à dresser le constat des catastrophes écologiques. Ni à imaginer que, à lui seul, l’essor des technologies pourrait y porter remède et encore moins. venir à bout des grands dysfonctionnements qui menacent de détraquer pour de bon la planète et la biosphère. Le sursaut salvateur ne peut surgir que d’un immense bouleversement de nos rapports à l’homme, aux autres vivants, à la nature. Il faut qu’une conscience écologique de la solidarité se substitue à la culture de la compétition et de l’agression qui régit actuellement les rapports mondiaux. »

    2. Hé, hé: je vois que vous ne connaissez pas les bataillons de militantes féministes déconstructionnistes qui, elles, considèrent qu’être un homme cis-genre binaire non racisé est une très grave tare. Mais vous avez raison, je présente mes excuses à celleux qui, ici, ne sont pas grincheu.ses.x. Signé: un vieil homme blanc qui essaie de ne pas être grincheux.

      1. « Hé, hé: je vois que vous ne connaissez pas les bataillons de militantes féministes déconstructionnistes qui, elles, considèrent qu’être un homme cis-genre binaire non racisé est une très grave tare. »
        S’en est une (de tare) et se déconstruire de cela est douloureux et demande des efforts.

      2. Tenez un exemple (mais ils sont nombreux) :
        https://mobile.twitter.com/bernardpivot1/status/1176732592449761280

        « bernard pivot
        @bernardpivot1
        Dans ma génération, les garçons recherchaient les petites Suédoises qui avaient la réputation d’être moins coincées que les petites Françaises. J’imagine notre étonnement, notre trouille, si nous avions approché une Greta Thunberg…
        7:38 AM · 25 sept. 2019·Twitter for iPad »

        Greta va faire sortir tous les crétins du bois. Effet collatéral non négligeable, peut-être même majeur.

      3. Bonjour Vincent. Se déconstruire de cette tare va en effet demander bien des efforts: cure de jouvence pour l’âge, se mettre à aimer les hommes pour ne plus être cis, mais aimer les femmes un autre jour pour ne plus être binaire et, enfin, quelques opérations et traitements hormonaux de choc pour ne plus être mâle. Je crois qu’il vaut mieux renoncer avant de commencer et adopter le point de vue des déconstructionistes: les 4 caractéristiques qui précèdent n’existent pas et que tout cela n’est que constructions intellectuelles venues de manières de penser archaïques.

  20. Voilà,
    j’envisageais que Paul Jorion fasse un billet spécial, et c’est Jacques Seignan qui s’y colle…

    Quand-même, nous sommes ici sur « le seul blog optimiste du monde occidental » ! et pour autant on y lit beaucoup de prédictions de catastrophes, de collapse et d’autres joyeusetés, économiques, financières, politiques, sociales, écologiques… (Si ce ne sont des prédictions, ce sont au moins des descriptions du possible).
    Comme s’il fallait noircir le tableau pour décider de s’activer dans l’évitement ! Soit.

    Mais alors, pourquoi s’interdire de décrire la possibilité d’un échec…
    Dès l’introduction de la vidéo on entend,  » ça fait des années que vous êtes une des principales figures… »
    Et, aujourd’hui, Greta manifeste sa (sainte et juste) colère.
    Qu’en sera-t-il dans quelques années ?

    Provocation pour provocation, en restant sérieux deux minutes:
    « Anita, le seul court-métrage optimiste du monde entier » !?

  21. Tant qu’on parle, c’est qu’on est en vie ! Ou presque.

    Dites donc, vous vous rappelez de cet avocat célèbre à NY et de son suicide pour le climat ?

    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/04/15/un-celebre-avocat-americain-met-fin-a-ses-jours-pour-protester-contre-les-destructions-environnementales_5285776_3222.html

    De la même manière que j’ai critiqué à raison une erreur carbone avec l’envers du décor de ce voyage en bateau à voile, je pourrais logiquement prononcer la même critique avec la méthode utilisée par David Buckel.

    Mais à quoi bon, on rentre désormais dans la logique des camps, du eux, du nous, bref tout ce qui me laisse pantois. Je voulais juste ramener à votre mémoire le geste du type. C’est une première phase. Un jour, on peut l’envisager il y aura des attentats terroristes « verts », cela semble dans la logique des choses désormais. La polarisation va produire cette conséquence. Vu qu’en face le « système » ne lâchera rien et que la vérité des sciences sera un nouvel étendard à saisir.
    Mais comme le pire n’est jamais certain et que nous sommes sur un blog optimiste, restons crétins !

    1. @ Cloclo,
      Et hop, on en remet une couche ! Vous écrivez « j’ai critiqué à raison une erreur carbone avec l’envers du décor de ce voyage en bateau à voile,  » ; vous ajoutez  » je pourrais logiquement »… Mazette !
      Il est normal que les génies ne se trompent jamais et que parfois ils doivent répéter pour ceux qui n’ont pas compris leur fulgurante analyse.
      PS – vous oubliez la banane que mademoiselle Thurnberg a mangé sans tenir compte de son empreinte carbone.

    2. cloclo
      savez-vous, éventuellement, que les gens parfaits sont parfaitement ennuyeux, voire dangereux : ce sont, en général, les psychorigides, qui se croient parfaits en tout… par une énorme fragilité intérieure qu’ils protègent comme ils peuvent
      ps: j’ai une dent particulière à leur encontre, question d’histoire perso sans doute…

      1. @ Annie
        A ma connaissance, pas mal de « psychorigides » sur les choses matérielles au moins « sont des Asperger », ou des « psychorigides » sur le fait qu’un chat est un chat.
        Ceux (ou celles) qui sont prêt.e.s à gueuler sur les autres parce que le café n’est pas servi assez chaud ou assez tiède, c’est plutôt un goût perverti du pouvoir qui leur fait prendre appui sur des « constantes » supposées universelle (« tout le monde sait que le café se sert comme ceci ») pour accroitre leur emprise, là où la tendance Asperger est de ne pas avoir d’emprise pour soi, mais pour une cause qui n’implique pas de levier social « en direct », pas de sourcils froncés envers quelqu’un pour faire court. Quand Greta fronce les sourcils, c’est contre les chefs en tant qu’ils sont incarnations de l’inertie du système, pas contre les personnes en tant qu’elles ont eu à parler avec elle (sauf Macron, à qui il serait légitime qu’elle réserve un chien de sa chienne, après sa tirade poloniaise)

      2. Annie vous tirez des « évidences », sur des postulats dont je ne saisi pas trop le sens en fait ni la portée. Désolé.

        Mais il aurait pu se coller un sac sur la tête pour lutter contre les émissions de CO2 au lieu de s’immoler bon sang !

  22. Encore hier soir sur France Culture, j’entendais un débat ayant pour thème « Manifester sert-il encore à quelque chose ?  »

    Un jeune participant de Youth for Climate témoignait vendredi dernier lors de la marche pour le climat à Paris:
    « Les marches , en fait peu à peu, on en a marre. Pour nous, ça sert de moins en moins à quelque chose, les marches. Parce qu’on en a eu énormément. On voit qu’on fait fasse à un état qui est complètement sourd et muet. On a une démocratie participative qui ne fonctionne plus. Et en fait, les marches, ce n’est pas ce qui nous intéresse.
    Maintenant, ce qui compte, c’est de pousser vers une stratégie de radicalisation pour mettre la pression au gouvernement et, peut-être, même faire naitre une étincelle révolutionnaire. »

    On sent que l’inaction mènera à la violence. Et cela peut déservir le mouvement si certains voies sont choisies.

    Et cette FICTION est une illustration de l’air du temps et des sentiments des militants pour le climat.

    Et soyons clairs, Paul, Jacques et X, je suis d’accord avec vous sur les points suivants:
    – Le film dépeint une enfant renfermée, à contrario de Greta. Mais ne pourrait-on pas devenir ainsi après 3 ans d’inefficacité?
    – On force le trait sur les discours millimétrés. Cela crée le contraste avec le discours « improvisé » de la fin.
    – Greta ne se laisse pas étiqueter comme la caution écologique des puissants. Elle insiste sur la science et met les gouvernants en cause. Ici, Anita apparait comme une VIP. Greta l’est à nos yeux, même si elle s’y refuse (le Lagom suédois, peut-on supposer?)
    – On dépeint une partie de son entourage d’Anita comme manipulateur. Pourquoi cela n’arriverait-il potentiellement pas avec une célébrité?
    – Anita sent la mort depuis le début, mais comment pouvait-on envisager la fin? Le suicide (l’action solitaire « non violente »)? Un attentat-suicide avec d’autres victimes (le « martyre »)? Une prise d’otage avec intervention des forces de l’ordre et mort d’Anita (déroulement typique de la déclaration politique violente il y a quelques années)? C’est la première option qui a été choisie par le scénariste. Cela choque, mais à nouveau, c’est pour montrer l’immobilisme d’encore une partie de la population qui ne bouge pas (je réfère à une étude récente du Monde: https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/16/l-ecologie-une-preoccupation-desormais-majeure-pour-les-francais_5510924_823448.html): électeurs LR et RN, plus agés,… Et c’est là que l’auteur a voulu mettre nos consciences en question.

    Comme il s’agit d’une fiction qui ose imaginer la fin tragique d’un symbole du mouvement climatique, je ne vois pas pourquoi c’est « dégueulasse ». Si je suis votre raisonnement, un blasphème a été commis sur Greta. Quand j’observe la violence des propos, cela me donne le sentiment que des sosies des frères Kouachi devraient pénétrer dans le studio de ces cinéastes.

    Greta est un grand exemple pour nous tous. Les attaques sur sa personne et sa différence sont ignobles. Son message doit être entendu et appliqué.

    Je répète pour être certain que nous soyons sur la même ligne: Greta est un grand exemple pour nous tous. Les attaques sur sa personne et sa différence sont ignobles. Son message doit être entendu et appliqué.

    Mais les supporters deviennent ultra-sensibles à toute fiction n’a pas été cautionnée (par qui, Moulinsart?).

    Laissez-les donc faire, ces cinéastes veulent envoyer un message similaire au vôtre, mais exprimé différemment, pour un autre public. Ne soyons pas sectaires.

    1. @ JPC,
      Arkao (dont je précise à toutes fins utiles que je ne le considère pas comme un ennemi) a raison : cette discussion ne mène à rien.
      J’ai essayé d’exposer en détail mes arguments ; vous reprenez les vôtres et ceux d’autres intervenants. On peut continuer ad libitum.
      En fait je n’arrive pas à comprendre votre commentaire qui à mes yeux dit tout et son contraire.
      Il n’est pas question d’un sectarisme quelconque, simplement de critiques argumentées et d’évaluer in fine les conséquences de tel ou acte, parole ou vidéo. C’est tout.

    2. @JPC Merci pour votre message dépassionné qui dit mieux que moi ce que j’avais essayé de dire plus tôt et qui avait été très mal reçu.
      Les auteurs de la vidéo Anita ne sont, de fait, pas des adversaires d’Anita, bien au contraire, et disent par une FICTION ce que ressentent (déjà: moins d’un an) la nouvelle génération de militants de la cause climatique: rien ne changera même avec des manifestations de masse de plus en plus importantes si le rapport de force de change pas. La scénario catastrophe d’Anita est juste une vision pessimiste parallèle (sans plus) au scénario succès de Greta.

      Cela avance, cela avance… Les loups sortent du bois: un néolibéral bon teint vient du publier sur le site du Vif une carte blanche caricaturale: https://www.levif.be/actualite/environnement/greta-thunberg-affaiblit-la-cause-climatique/article-opinion-1194889.html . Ils paniquent, ils s’agitent et profèrent des énormités qui ne font que renforcer les bataillons des fâchés contre les mensonges de partisans de l’immobilisme productiviste.

      Bientôt, dans le cadre du Festival Maintenant à Louvain-la-Neuve, nous pourrons échanger, face to face comme dirait Murray Bookchin, sur les avantages et les défauts de la vidéo « Anita ». https://festivalmaintenant.be/decouvrez-le-programme/#/record/recgxqx5xJ0yTVYAn .
      Le face à face permet des échanges bien plus riches que ceux que nous pouvons avoir sur ce blog, même le plus optimiste et riche d’Occident. Et puis, le face à face, empêche pas mal d’invectives quand on est confronté au visage et à l’humanité corporelle de ses contradicteurs. Évidemment, les conversations électroniques permettent de parler à plus longue distance et avec ceux qui ne pourront être ce samedi à L-l-N, proche du centre du monde écolo qu’est devenue la Belgique francophone (je plaisante!). On vous racontera…

  23. Notre Grand Président, son excellence le coprince d’Andorre, Monsieur Macron met en garde Mademoiselle Thurnberg « contre ses positions très radicales ».
    Il a raison. Mademoiselle Thurnberg devrait s’inspirer de son action.

    Prenons l’exemple de la 6e extinction et un aspect particulier, l’extinction massive et rapide des insectes. (Évidemment seuls de mauvais esprits peuvent faire un lien avec l’emploi massif de pesticides).

    Son glorieux gouvernement propose une limite d’épandage des pesticides à 5 m ou 10 m des habitations.
    Nous serons même, nous humbles membres du peuple, appelés à trancher entre 5 ou 10 m.

    Voilà ce que Mademoiselle Thurnberg devrait enfin comprendre : ne jamais être très radical.

      1. Je viens de lire l’article signalé par Vincent. C’est assez savoureux de retrouver dans les punch lines des grands communicants du gouvernement français les thèmes respectifs de « ce qui est derrière cette attaque » (Buzyn, complotiste sans en avoir l’air, sur le mode Greta Thunberg sous influence…) et de « la génération de déprimés » (Blanquer, qui sort son révolver…). Cela ne vous rappelle rien ?

      2. Tiens ! Greta Thunberg serait-elle soudain moins inoffensive, moins handicapée mentale, moins manipulée, que tous ces braves gens ne l’imaginaient (ne l’espéraient) ?

    1. Oui, Macron, encore lui… Tout « anti-radical » mérite qu’on lui regarde … les racines. A défaut de néonicotinoïdes ( qui suivant Foucart trainent dans le sol, déchargé par les graines qui sont censés les garder mais ne le font qu’à 20%), c’est les racines néolibérales de Macron qu’on voit là. Le discours « soyez pas trop radical.e » en entrée (et non en milieu de conversation) est juste la leçon n°17 de l’énarque en rhétorique, pour écarter la compétence, sous entendant toujours le « nous qui savons » et son corollaire « TINA ».

      1. @ Timiota,
        Je trouve excellentissime ta façon d’illustrer notre problème d’environnement :
        «Nous vivons donc, à l’étalon de la matière ordinairement, dense, dans une croûte d’une vingtaine de mètres d’épaisseur, 10m vers le bas pour l’eau des nappes , 10 m vers le haut d’air liquide, virtuellement. »

        Dans ces épaisseurs virtuelles, l’humanité vient d’ajouter en quelques décennies des micro-plastiques, des métaux lourds, des produits toxiques de divers types (nucléaires, chimiques, pharmaceutiques, pesticides etc.).
        On pourrait imaginer que dans un lointain futur des explorateurs extraterrestres découvrent ces fines couches comme les Alvarez découvrirent la signature iridium dans des strates géologiques du choc de la météorite qui expliquait l’extinction des dinosaures…

  24. Pas d’antagonisme pas d’antagonisme, et la France serait le moteur de quoi je vous prie? Avec ses centrales atomiques à ses frontières, laissant aux pays limitrophes tous les risques en cas de problème?

  25. Dans C politique ( dernier numéro ) Thomas Piketty mentionne Greta , alors qu’il n’avait pas besoin,
    En lui reprochant de n’avoir pas clairement été contre le CETA lors de sa visite à l’Assemblée nationale française.

    c’est absurde.
    Et comme rien est entièrement absurde.

    1. Phase 1 : « Greta, une gamine avec des tresses, comme c’est mignon ! »
      Phase 2 : « Humm… qu’on parle d’une gamine davantage que de moi, alors que ses compromissions ne se comparent même pas en quantité à celles que j’ai dû commettre pour arriver là où j’en suis ! »
      Phase 3 : « Elle est folle, manipulée, suicidaire (poussons un peu dans la bonne direction !), à la solde de Moscou… euh… de Washington ! »
      Phase 4 : « Elle est en train de bousculer la donne ! aux abris ! ou est ma Kalachnikov ? »

  26. Que de passions autour de Greta !
    Le phénomène médiatique est constant dans son mouvement : de l’extrême lumière à l’obscurité ; les premiers signes apparaissent : Greta s’est permis de critiquer le gouvernement français qui monte aussitôt au créneau .
    Je prends le pari qu’elle ne va pas tarder à disparaître des radars rapidement .
    A part ça , dans quelques années , cette jeune fille sera députée du Riksdag au Miljöpartiet de Gröna .
    Après tout …

      1. Mandela , 27 ans, 6 mois et 6 jours d’emprisonnement.
        Snowden paie lourd .
        Thunberg , aucun risque . Ne fait peur à personne .

    1. Une jeune fille de 16 ans, Greta Thunberg, quand bien même disparaîtrait-elle des radars rapidement, a d’ores et déjà accompli quelque chose de remarquable , c’est même le genre d’évènement improbable qu’on attendait pas.
      Et voilà qu’on fait la fine bouche : ah mais elle s’en prend aux puissants à l’ONU et même porte plainte contre plusieurs pays dont la France. Bof, bof bof ….Ceci après que notre président Macron l’a encouragé à poursuivre son combat, ainsi que ceux qui marchent avec elles lors des marches pour le climat, et voici le même homme qui a le toupet, que dis-je, l’indécence, de dénoncer les méthodes très radicales de Greta Thunberg ! Cet homme est ou bien complètement idiot et n’a rien pipé à ce que lui a raconté Greta au nom des scientifiques, ou bien c’est juste un manipulateur, mais alors le roi est nu, quand c’est franchement bas de plafond ! Mon sentiment est qu’il est les deux ; incompétent et manipulateur. Macron ira donc dans les culs de basse fosse de l’Histoire, Greta Thunberg, sûrement pas.

  27. Je reprends les mots de Paul Jorion : « Elle est en train de bousculer la donne ! »

    Mademoiselle Thunberg a initié un mouvement d’ampleur planétaire. Je rends hommage à M. Laurent Alexandre pour sa clairvoyance. Il a, lui, très vite compris le danger qu’elle représente.

    Revenons sur la notion d’ennemi. Notre société crève, et bientôt notre espèce, sous les impacts provoqués par le culte absolu du profit, et de l’argent. Plus rien ne semblait pouvoir arrêter la pompe à fric.

    Par exemple on sait que l’on est en train d’exterminer les abeilles et les insectes pollinisateurs, on en connaît la cause, mais il est interdit d’agir contre les intérêts de l’agriculture industrielle, du Big pharma, de groupes comme Bayer (Monsanto). Nos santés, nos vies sont menacées par les gens qui sont aux commandes et qui sont aidés efficacement par leurs sbires. Ce sont nos ennemis.

    Qu’a donc fait mademoiselle Thunberg ? Seule avec un panneau au début, elle a provoqué une incroyable émulation, comme une trainée de poudre à l’échelle de l’Histoire (un an !). Comme Paul Jorion, j’avais fait la liste Mandela – Snowden – Thunberg. Le simple fait qu’une jeune fille de 15 ans en 2018 ose agir ainsi a donné des idées à d’innombrables autres jeunes. On en voit qui l’entoure à la tribune. Voilà son succès !

    Ils poursuivent des pays en justice dont la France. Je ne sais comment ça peut aboutir mais il est essentiel que cette prise de conscience s’opère : le marketing politique tourne à vide. Le discours des dominants avec leurs proclamations type « on va sauver les retraites » ou on va sauver le climat (grâce à Europa-city, je suppose) » ça commence à ne plus fonctionner du tout.
    Le roi est nu. Grâce à elle, comme dans le conte d’Andersen.

    Alors que dire des nombreux commentateurs que j’ai pu lire ici avec désolation : ceux qui font la fine bouche, ceux qui ne veulent jamais être dupes, ceux qui reprochent un détail, ceux qui exigent plus de radicalité, ceux qui continuent à la mépriser en la disant manipulée ?

    Vous êtes pathétiques, pitoyables et sans le vouloir (du moins je l’espère) vous aidez le discours en faillite des ennemis de Greta, nos ennemis.

    1. « Alors que dire des nombreux commentateurs que j’ai pu lire ici avec désolation : ceux qui font la fine bouche, ceux qui ne veulent jamais être dupes, ceux qui reprochent un détail, ceux qui exigent plus de radicalité, ceux qui continuent à la mépriser en la disant manipulée ?

      Vous êtes pathétiques, pitoyables et sans le vouloir (du moins je l’espère) vous aidez le discours en faillite des ennemis de Greta, nos ennemis. »

      Et Allah c’est mieux qui est un bon serviteur hein ? ! Sérieux…

      1. Bon Allah devrait apprendre à écrire… Sait.

        Puisque je suis de nouveau sous ton message Jacques, si tu me lis, en 1940, j’aurai quand même pu écrire que De Gaulle n’est pas parti avec l’Etat fRançais à Londres. Alors qu’il suffisait d’emmener les tampons… Bref.

  28. Nouvelle dénonciation de l’hypocrisie de Greta Thunberg par un grand média français. Et il faut le dire, cette fois-ci ils frappent juste. Je ne vois guère ce que Greta pourra y répondre, comment elle pourra se défendre du scandale et faire croire à la cohérence de ses convictions écologiques !

    Il s’avère qu’une photo la montre en 2004 utilisant une couche JETABLE 😮 !
    http://www.legorafi.fr/2019/09/24/hypocrisie-greta-thunberg-photographiee-avec-une-couche-jetable-en-2004/

    « Greta Thunberg, militante écologiste suédoise, a été qualifiée d’hypocrite par les critiques du monde entier, après avoir été photographiée portant une couche jetable dans une photo mise en ligne aujourd’hui.
    (…) Des sources proches de Thunberg, âgée de 14 mois au moment où la photo a été prise, ont confirmé qu’elle s’était souillée de nombreuses fois au cours d’une période de 18 à 24 mois, alors qu’elle connaissait l’empreinte carbone dommageable qu’elle était en train de créer et les dommages causés par les couches jetables à l’environnement.
    « Nous sommes tous absolument dégoûtés par son comportement et elle devrait immédiatement se retirer de sa campagne ridicule », ont déclaré des dirigeants souriants de BP, Shell et d’autres grandes sociétés pétrolières lors d’une conférence de presse assemblée à la hâte. »

  29. Le pouvoir terrifiant des images.
    Laisser transparaitre ses émotions dans un tel contexte de surmédiatisation, c’est aussi prendre le risque qu’une vidéo soit découpée image par image, donnant des résultats inespérés pour ses adversaires:
    https://www.letelegramme.fr/monde/climat-le-discours-percutant-de-greta-thunberg-a-l-onu-23-09-2019-12390592.php
    Je n’ose imaginer le nombre de détournements et de « mêmes » qui vont fleurir sur les réseaux sociaux.
    Pauvre petite, j’espère pour elle qu’elle a des parents aimants parce qu’elle va morfler.
    A tous les admirateurs de Greta Thunberg qui se félicitent de cette prestation émouvante qui va servir à n’en pas douter la grande cause de la survie de l’humanité, posez-vous la question de sa fragilité.

    1. « (…) posez-vous la question de sa fragilité. »

      J’y ai pensé aussi, car les fauves sont lâchés. Ses mots étaient bien pesés, le discours était juste et les puissants ont perdu la face. Ils ne lui pardonneront pas. Mais Greta Thunberg a la hargne des vrai.es combattant.es, syndrome d’Asperger ou pas, et elle suscite certainement plus d’amour que de haine à travers le monde. Ce n’est pas une pauvre petite. C’est une toute petite, la plus faible qu’on puisse trouver, qui fait vaciller l’hyperpuissance des grands de ce monde que le conformisme intellectuel et la croyance en la supériorité du capitalisme (et leurs intérêts bien compris) aveuglent : « Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison. Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça. » Premier acte de la tragédie.

      1. Je plussoie.
        Et j’ajouterais : de la tragédie … ou de l’amorce du Grand Tournant.

        Nous avons la mémoire courte, souvenons-nous qu’il y a deux ans seulement le thème de l’effondrement, et celui de l’extinction étaient absents des grands médias. C’était en 2018, presque une éternité !
        2019 : c’est devenu un lieu commun et c’est l’émergence d’une action à l’échelle planétaire. Et nous avons Greta Thunberg, une chance inouïe pour l’humanité. Une personne différente (et nous le sommes tous, et c’est ce qui fait que nous faisons humanité) mais en laquelle chacun peut se reconnaître. C’est cela le genre humain, le changement qui vient là où personne ne l’attendait et par l’entremise de la dernière personne à laquelle on aurait jamais pensé. Pensez-vous : un asperger, qu’ils disent, pour poser leur diagnostic , qui dit tout et ne dit rien de ce que peut faire un être humain.

        Bref, nos dirigeants, avec leurs éléments de langage obsolètes, sont en train de prendre un un sacré coup de vieux ! Je parie un euro symbolique que ni Trump ni Macron ne seront réélus. Quant à Johnson, je ne m’engage pas beaucoup, il sera retourné depuis longtemps a ses chères études. Restent Bolsonaro et quelques autres, mais ils ne feront pas un pli lorsque une Elisabeth Warren donnera le là dans le monde occidental.

      2. PS. Trump ne pourra pas être réélu puisqu’il ne pourra sans soute pas se représenter au train où vont les choses. Tout va très vite.

    2. Non et puis se poser la question de sa fragilité c’est douter d’elle et c’est La rendre plus fragile. Car si elle en est là C’est qu’elle n’a pas dû se poser tant de questions que ça. Vous réfléchissez.

      1. @ Lucas, bien vu, tout est là.
        En 1940 il y avait des gens qui pesaient le pour et le contre, qui réfléchissaient, et ceux qui ont agi ─ suivant leurs valeurs, leur instinct. Ils étaient si fragiles face à l ‘occupant.

    3. @ Arkao,
      Je croyais que vous ne vouliez plus continuer à participer à une discussion qui ne mène à rien selon vous.
      Vous revenez donc pour dire ça, doucereusement… « elle va morfler ».
      Vous ne lâchez pas le morceau. Vous n’avez jamais tort. Tant de condescendance ironique enrobée de fausse bienveillance : quelle fragilité cachez-vous donc, vous ?

      Ma formule était donc appropriée : pitoyable et pathétique.

  30. Je trouvais Paul Jorion ou Jacques Seignan un peu durs avec certains des contempteurs de Greta Thunberg. Au nombre desquels Laurent Alexandre, chirurgien, essayiste et autoproclamé chevalier « Anti @gretathunberg » sur Twitter.

    Je viens de m’infliger un débat auquel il a participé hier sur le site du Figaro. Et j’ai compris.

    Sophisme de l’épouvantail, arguments péremptoires et faux, positionnement du rebelle intellectuel en toc, belles paroles pro-science couvrant un parfait mépris de ses résultats, j’en passe et des meilleures :-((( ! Le pire sans doute étant que son vis-à-vis, quoique bien intentionné, était un peu faible et n’a pas pu démolir la rhétorique mensongère de ce Laurent Alexandre comme elle le méritait.

    Je me suis rappelé de son intervention comme prophète du transhumanisme à Polytechnique, vidéo postée par Paul Jorion et à laquelle j’avais commenté : https://www.pauljorion.com/blog/2019/02/14/je-ne-vais-pas-dire-ce-que-jen-pense/#comment-691949

    Je rappelais notamment ce que pensent les vrais chercheurs des proclamations surexcitées et ignorantes de l’intervenant, et je concluais : « Au risque d’être un peu dur, Laurent Alexandre est quelqu’un qui n’est pas aussi intelligent qu’il le pense. Ou alors quelqu’un de plus malin qu’intelligent : s’il sait qu’une bonne partie de son discours est poudre aux yeux, mais comme ça lui permet de faire son beurre… »

    Je rectifie. Ce n’est pas « au risque d’être un peu dur ». C’est exactement ça…

    1. Tout mea culpa n’est jamais trop tardif cher Jacquot, il reste toujours le bienvenu…

      Tout comme ceux potentiellement à venir, ou non, qui peut savoir, de Jacques Seignan et/ou Paul Jorion au sujet de cet excellent court métrage de Félicien Bogaerts…

      En attendant, les jeunes le partagent, le diffusent, le « likent », en débattent entre eux, et ça, c’est l’essentiel !

      1. @ Philippe Soubeyrand,
        Un mea culpa à venir de ma part au sujet de cette vidéo ? Après mon billet ?

        En tout cas venant de toi, ça ne manque pas de sel ! Incroyable de lire ça !
        As-tu jamais admis un jour que toi, tu t’es planté sur tel ou tel point ou dans tes prévisions ?

      2. Ah ! Jacques, venant de ta part, cela ne manque pas de sel non plus…

        L’avantage de tous ces commentaires ouverts, c’est que cela permet de ne rien oublier… Rien !

        Aussi, si ces prévisions étaient aussi fausses que tu le prétends, alors pourquoi Diable en fais-tu tout un plat au sujet d’un court métrage intelligent proposant justement d’explorer un dénouement hélas ! possible, notamment au regard de l’ampleur de la catastrophe climatique en cours ?

        Aux dernières nouvelles, il a fait très chaud dans le Midi de la France pendant près de quatre mois, les températures journalières oscillant entre 38 et 43°C par endroit… Ce n’est que maintenant, fin septembre, que ces températures se décident enfin à baisser au niveau des normales saisonnières…

        Aux dernières nouvelles, à l’heure où j’écris ces lignes, plus de la moitié du territoire métropole est touché par une sécheresse sans précédent, et ce ne sont pas les pluies de l’automne qui y changeront quoique ce soit…

        Aux dernières nouvelles, la cryosphère terrestre disparait de tout côté dans des proportions jamais mesurées jusqu’ici…

        Aux dernières nouvelles, les flux de réfugié(e)s climatiques atteignent des proportions sans précédent dans l’histoire de l’Humanité ; étonnant que ce genre d’information ne fasse pas d’ailleurs tous les jours la une de tous nos médias…

        Aux dernières nouvelles, toutes NOS politiques ultralibérales actuellement en vigueur, certaines depuis des décennies, n’ont pas le moindre effet positif sur nos émissions de gaz à effet de serre ; partout les taux de concentration de ces gaz, plus de 207 gaz à effet de serre en tout, grimpent en flèche !

        Aux dernières nouvelles, il s’agit bien là de la sixième extinction de masse en cours sur Terre !

        Et c’est à moi Jacques que tu oses dire que je me suis planté ?!

        Je suis dans toutes les luttes pour la protection de l’environnement depuis mon plus jeune âge. A cette époque là déjà, personne ne nous écoutait, ni même nous entendait, et encore moins nous FINANCAIT (le capitalisme vert n’existait encore pas à notre époque)… On nous traitait de « simples » rebêles de la société ; et ça vous colle à la peau cette merde toute votre chienne de vie…

        35 ans après, où en sommes-nous exactement ?!

        Ah ça c’est certain, face à un tel emballement climatique en devenir, il devient de plus en plus difficile d’y voir clair, et ceci même à l’horizon d’un an… Alors on utilise désormais les gros moyens pour se rassurer, ou se gargariser (c’est pareil), en faisant mouliner de gros datacenters qui coûtent une fortune pendant des semaines, au mépris d’ailleurs de l’empreinte carbone que tout cela sous-tend également… Mais c’est à ce prix là que l’être humain se considère au dessus de tout, au dessus de la nature elle-même, une nature qu’il n’a finalement jamais comprise… Et quand je vois comment l’on continue les choses comme avant, toujours avec autant de mépris, d’hypocrisie, et j’en passe, eh ! bien je ne suis pas du tout surpris que toutes ces mesures prises en « temps réel » soient à ce point catastrophiques fin 2019…

        J’aurais amplement préféré me planter, crois moi !

        Paul m’a proposé cet été d’écrire un billet climat pour le Blog. J’ai finalement décliné. Je n’en ferai d’ailleurs rien à l’avenir. J’ai déjà exprimé longuement mon point de vue à travers 35 billets qui sont toujours en ligne et d’actualité… Greta Thumberg ou tout autre personne sincère n’aurait d’ailleurs qu’à se servir…

        Mais là, on s’est éloigné du sujet : #ANITA

  31. Cloclo et timiota
    je vous répondrai en quelques mots
    Je ne ferai pas ici un exposé sur la psychorigidité
    1- ce n’est pas le lieu
    2- la littérature sur le sujet abonde, dont sur le net

    Et concernant que : des Asperger seraient psychorigides, c’est comme si vous disiez que les roux sont grands,
    ce à quoi je répondrai : il y a des roux grands et des roux petits
    de même il peut y avoir des Asperger psychorigides ou l’inverse, mais ce n’est pas plus lié que pour les roux d’être grands ou petits.

  32. Bonjour,

    J’ai du mal à comprendre ce qu’on reproche à ce court-métrage.

    J’aime beaucoup Greta et ai honte d’entendre à son sujet des horreurs dans la bouche de soi-disant « intellectuels » qui, depuis le début de la crise des gilets jaunes, ont bien montré leur nullité. Évidemment, ça la fout de mal de n’avoir rien à opposer à une fille de seize ans. L’admettre reviendrait à avouer que leur présence sur les plateaux de télé et radio est une escroquerie.

    L’alerte au sujet du climat est éminemment sérieuse,et qu’elle soit instrumentalisée par le greenwashing (faire de l’argent en prétendant faire de l’écologie) est une honte, et c’est le sujet du film. Quand Anita se rend compte (c’est le cas dès la première minute) qu’elle est un pantin commercial, elle en veut et aux puissants, et à ceux qui organisent une opposition de façade mais qui rêveraient seulement d’être à leur place.

    Quant à suicide, on a vu pire au cinéma dans le registre de l’immonde.

    Thomas

  33. Jacques Seignan n’a même pas pris la peine de voir qui avait fait ce film. Ce sont les mêmes qui font le J-Terre sur Youtube. Vos alliés les plus objectifs.
    https://www.youtube.com/channel/UCDoKG5pBrK3XYntCEGal2-w
    Évidemment ce sont aussi des hackers, et copains de Thinkerview, que M. Jorion a classé (à grand tort à mon avis) dans la catégorie « pas fréquentable ».
    Néanmoins, mettre ces petits jeunes sympas et altruistes dans la même catégorie que des chiens de garde ou des staliniens est tout simplement ridicule (sans même parler de confondre les stals avec les vendeurs de soupe de la télé).

    Par ailleurs, tout ce pathos sur la supposée volonté de présenter Greta comme une potiche est basée sur une interprétation de 15 secondes de film.
    Le récit de M. Seignan passe directement des 15 secondes montées en épingle à la scène du suicide, sautant allègrement l’essentiel du film, à savoir le discours de Greta (convertie par miracle aux thèses hacker) qui précisément refuse de lire son texte. L’art de passer à côté de l’essentiel poussé à la caricature.

    Pour finir, vous procédez à un petit lynchage en règle, notamment en disant des choses pénibles sur cette malheureuse actrice qui n’a en fait que le tort d’égratigner l’image de votre idole.

    Regardez la vidéo et reprenez vos esprits, les gars.
    Vous ne vous montrez pas sous votre meilleur jour, c’est le moins qu’on puisse dire.

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