Greta Thunberg – la personne, le message et la haine, par Alexis Toulet

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Le phénomène Greta Thunberg suscite une avalanche de déclarations haineuses, qui ne peut qu’interroger.

Où l’on se demande qui est cette personne, ce qu’elle dit, quelle en l’est l’importance – et les raisons de la haine.

Le président des Amis du Palais de Tokyo Bernard Chenebault a sur Facebook – ce qui revient à dire : sur la place publique – appelé au meurtre de Greta Thunberg

« J’espère qu’un désaxé va l’abattre »

Il va être remplacé dans ses fonctions, ce qui se comprend étant donné que les amis du Palais de Tokyo s’intéressent a priori davantage à l’art moderne qu’à faire émerger une nouvelle violence moderne.

Il est intéressant de se rapporter aux accusations de Chenebault, comme quoi Greta Thunberg serait une « folle » qui « rajoute une couche de haine dans notre société ». C’est d’autant plus intéressant que s’il semble être pour l’instant le seul – espérons le dernier – à avoir carrément appelé à la tuer, ce ne sont pas les déclarations brutales qui ont manqué en réaction à l’action de la jeune Suédoise, et surtout à son discours devant l’ONU le 23 septembre dernier. Si certains critiques restent dans une expression modérée, accusant Greta Thunberg d’être « outrancière » comme la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon ou s’opposant à telle action ponctuelle comme la plainte déposée contre plusieurs Etats au nom des droits des enfants, d’autres vont beaucoup plus loin (1)

  • Il y a ceux qui prétendent – contre le consensus scientifique ! – que l’argumentation de Greta Thunberg serait de la « non-science » venant d’une « tête creuse » et oublierait la rationalité
  • D’aucuns vont plus loin et attaquent la jeune fille sur son âge, l’accusant de souffrir d’« infantilisme », de geindre, d’être « puérile », ou accusant ceux qui l’écoutent d’être « au garde à vous » devant un « tyran de 16 ans »
  • Le stade suivant, ce sont des attaques contre le physique de Mademoiselle Thunberg. Son visage « angoissant » et son corps seraient ceux d’un « cyborg », qui mettrait « mal à l’aise »
  • Encore plus loin, elle serait une « illuminée » répandant une « idéologie totalitaire ». Sa parole « fanatisée » et « sadique » viserait à susciter des « gardes verts » comme il y eut jadis des gardes rouges et des « jeunesses hitlériennes ».

Le stade immédiatement après, c’est l’appel au meurtre en effet. Chenebault a du moins présenté ses excuses, mais si la vague de réactions brutales, allant bien au-delà de la circonspection ou de critiques construites, jusqu’à déboucher sur une haine qu’il faut bien interroger, ne faiblit pas, sera-t-il le dernier à formuler un appel à la violence ?

Il faut se poser quatre questions :

  1. Qui est Greta Thunberg ?
  2. Que dit-elle ?
  3. Est-ce important ?
  4. Pourquoi tant de haine contre elle ?

I) Qui est Greta Thunberg ?

Si vous regardez les gazettes, même d’un œil un peu distrait, vous saurez tout de suite le principal et ce qu’il faut retenir de son discours passionné à l’ONU : Greta Thunberg est quelqu’un qui a fait la grimace.

Rien d’étonnant à cela bien sûr : mettons au défi quiconque de faire un discours devant caméras sans que parmi les 25 images par seconde pendant plusieurs minutes ne se trouvent au moins quelques-unes où il grimacera ! Images qu’il sera ensuite loisible de sélectionner pour le décrier.

Soyons un peu plus sérieux : Greta Thunberg est une jeune Suédoise de 16 ans.

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Greta Thunberg

Depuis une année, elle appelle l’ensemble des dirigeants mondiaux à s’attaquer en priorité au problème climatique, dénonçant leur négligence. Elle engage tous ceux de sa génération à réclamer avec insistance que les moyens de parer à ce danger soient recherchés et appliqués, étant donné que ceux qui verront la deuxième moitié du XXIème siècle sont bien les premiers concernés.

Greta Thunberg est très jeune, et elle a un discours très construit, ce dont témoigne par exemple l’ancien vice-président du GIEC Jean-Pascal Van Ypersele

Elle comprend les enjeux de la crise climatique bien mieux que la plupart des dirigeants politiques ou économiques

Plusieurs ont émis le soupçon que tout cela devait être un montage ou une manipulation. On ne pourrait pas avoir une telle maturité à seize ans. Cette jeune Suédoise serait donc forcément une marionnette, et le jouet de tels ou tels intérêts. D’autant plus sûrement qu’elle est handicapée, souffrant d’autisme. A ce sujet :

  • Greta Thunberg dialogue non seulement avec des dirigeants ou des animateurs médias, mais encore avec un public, en répondant spontanément, sans fiches, sans notes, et en s’appuyant sur « une sérieuse connaissance des mécanismes à l’œuvre et des causes de la crise climatique ». Une pauvre marionnette manipulée serait incapable d’en faire le dixième. Pour en faire autant, en direct, sans personne qui vous souffle de réponse, il faut être autonome, déterminé, et encore savoir de quoi l’on parle
  • Les surdoués, ça existe. Il n’y a d’ailleurs pas de contradiction entre être autiste – type Asperger c’est-à-dire sans diminution des facultés mentales – et être surdoué, un autiste est quelqu’un qui a des difficultés pour communiquer, ce qui est tout à fait compatible avec une intelligence supérieure à la moyenne. Voir encore cette description sur le site français consacré à l’autisme
  • Les autistes sont souvent « étonnants de par leur culture générale » avec notamment un domaine d’intérêt particulier dans lequel ils excellent, parce qu’ils s’y sont intéressés vraiment à fond. La réflexion très développée de Greta Thunberg sur la crise écologique, tout particulièrement impressionnante vu son âge, s’explique simplement du fait que son domaine d’intérêt particulier à elle, c’est justement cette crise. Et elle y est allée à fond, en effet !
  • On peut faire un parallèle avec les aveugles, qui ont souvent une ouïe très développée, par compensation en quelque sorte de leur handicap. La compensation qu’a réalisée Greta Thunberg, c’est sur un domaine qui est effectivement très pertinent pour l’avenir de l’humanité, non dans des domaines sans doute intéressants mais moins immédiatement nécessaires comme l’Egypte antique, les moisissures et la fossilisation comme un Josef Schovanec au même âge. Bien sûr, beaucoup d’autistes ne sont malheureusement pas des personnes extrêmement cultivées comme un Schovanec ou une Thunberg. Mais ce genre de personnes impressionnantes existe effectivement parmi eux.

Certes, Greta Thunberg n’est pas la pierre angulaire sur laquelle la reprise de contrôle par l’humanité de son impact sur son environnement pourra être fondée, comme certains de ses détracteurs font semblant de croire qu’elle se présenterait. Non seulement elle n’est pas un Messie, elle ne prétend pas l’être !

C’est quelqu’un qui veut faire passer un message. Et il est temps, comme nous y appelle le proverbe chinois lorsqu’on nous montre la Lune du doigt (2) de bien regarder l’astre, et non pas le doigt qui nous l’indique – même si ce doigt est celui d’une jeune fille !

II) Que dit-elle ?

Voici le texte intégral de l’adresse de Greta Thunberg à l’ONU le 23 septembre 2019.

Le message, qui est plus important que le messager, c’est que nous devons nous employer, sérieusement, comme si l’avenir de nos enfants en dépendait, à trouver des solutions pour reprendre le contrôle de notre impact sur le reste de la biosphère, impact désastreux en matière climatique comme dans d’autres domaines. Pourquoi ? Eh bien, parce que l’avenir de nos enfants en dépend, en effet !

Est-ce vrai ? Eh bien oui, le réchauffement du climat de la planète, qui a déjà commencé, menace si l’humanité continue sur sa lancée actuelle non seulement de canicules plus fréquentes, mais surtout de provoquer des effondrements d’écosystèmes à une échelle de plus en plus grande, et cela aussi a commencé. Or, nous autres êtres humains dépendons des écosystèmes c’est-à-dire de l’ensemble du vivant sur cette planète pour notre existence et notre prospérité. Des effondrements de parties de plus en plus étendues de la biosphère finiraient par menacer la vie d’une grande partie d’entre nous, tandis que les survivants mèneraient une existence certainement plus fruste et consacrée justement à la survie. Si nous continuions « comme jusqu’ici », il ne suffirait malheureusement pas pour s’adapter d’acheter une clim pour l’été… Des adaptations de surface ne peuvent suffire que face à de petites perturbations, et c’est de bien autre chose qu’il s’agit.

Certes, ce danger n’est pas nécessairement pour demain matin. Mais il n’est pas une invention de quelques catastrophistes.

a) Que l’on se rapporte par exemple au rapport établi en 2017 par 15 000 scientifiques concernant l’état de la planète dont la traduction intégrale en français est ici.

b) Citons encore l’appel d’un groupe d’anciens militaires de haut rang et officiels de la défense au président Trump afin qu’il établisse un plan d’ensemble pour parer ce qu’ils identifient à raison comme « la plus grande menace sur la sécurité nationale » des Etats-Unis :

« Un groupe d’anciens hauts responsables militaires et de la sécurité nationale a demandé mardi au président Donald Trump d’établir un plan global qui considère les changements climatiques comme une menace majeure pour la sécurité nationale.

(…) Il est approuvé par 64 anciens hauts responsables militaires, de la sécurité nationale et du renseignement.

(…)  » Le Plan de sécurité climatique pour l’Amérique est un appel aux dirigeants présidentiels à donner la priorité à ce défi et à prendre des mesures pour protéger notre sécurité nationale face à la tempête à venir « , a déclaré John Conger, directeur du Center for Climate and Security, dans une déclaration. »

Le plus intéressant dans cette démarche, c’est l’affirmation que la menace climatique et écologique est la plus grande menace de sécurité nationale pour les Etats-Unis. Et les autres pays peuvent en dire autant à l’évidence, sauf peut-être à la limite Russie et Canada.

c) Citons encore ce rapport établi sous la direction de l’ancien chef des armées australiennes l’amiral Chris Barrie, qui avertit que si les dirigeants mondiaux ne s’entendent pas pour aller bien au-delà des engagements pris à Paris en 2015 il faut s’attendre aux environs du milieu du siècle à « des événements sociétaux non-linéaires massifs », c’est-à-dire l’effondrement de nations entières et un chaos généralisé, et appelle à « un plan Marshall (…) d’échelle semblable à la mobilisation de la Seconde Guerre Mondiale »

Sommes-nous donc en train de faire face ? Avons-nous commencé à agir pour parer le danger ?

S’agissant du réchauffement climatique – sans doute le premier des impacts potentiellement catastrophiques sur la biosphère mais pas le seul – voici un rappel qui peut apporter quelques précisions : l’évolution des émissions mondiales de CO2 de 1990 à 2018

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Emissions de CO2 mondiales, 1990 -2018

En l’espace de 28 ans, on constate :

  • Augmentation de plus de moitié des émissions de CO2, de 21 à 33 milliards de tonnes par an. Et il faudrait encore tenir compte des émissions d’autres gaz à effet de serre, en premier lieu le méthane, qui augmentent également
  • La seule inflexion dans le bon sens, c’est le creux de 2008-2009, conséquence évidente de la récession mondiale provoquée par la crise financière… et de courte durée puisque la croissance a très rapidement repris

Nous en sommes là. Nous ne sommes pas seulement en train d’aller vers un déséquilibre climatique propre à provoquer des phénomènes d’emballement – émissions de CO2 supérieures à la capacité d’absorption de la planète – nous sommes en train d’accélérer. Et la seule « solution » que nous sachions aujourd’hui appliquer c’est la crise économique et la récession.

III) Est-ce important ?

Alors quelle est l’importance du message de Greta Thunberg ? Puisqu’elle n’est à l’évidence pas la seule à le dire, ni la plus savante – malgré ses connaissances impressionnantes pour son âge – n’est-il pas superflu qu’une enfant de seize ans prétende s’en mêler ?

Il pourrait être très important au contraire, car les alertes lancées par les scientifiques depuis plus de 30 ans – et la communauté scientifique n’en est plus exactement au lancer d’alertes, ils sont en train de sonner le tocsin, et des militaires les rejoignent ! – n’ont pas convaincu les décideurs mondiaux – qu’ils soient politiques et économiques, qu’ils soient américains, chinois, européens, indiens ou autres – de réagir comme le danger l’impose.

Les résultats obtenus le prouvent, c’est-à-dire aucun : voir le graphe des émissions de CO2 plus haut.

Et on est encore très loin parmi les dirigeants mondiaux d’être conscients de la gravité des risques et de l’urgence d’y parer. Il suffit d’écouter Emmanuel Macron, qui n’est pourtant pas le dirigeant national le moins sensible à la question environnementale, ni celui du pays ayant le plus fort impact climatique compte tenu de son économie, déclarer avec agacement « Qu’ils aillent manifester en Pologne ! »

« Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses »

« La vérité, c’est qu’il y en a un qui bloque tout, c’est la Pologne. Mon objectif, c’est de convaincre les autres pays de bouger »

« Qu’ils aillent manifester en Pologne ! Qu’on vienne m’aider à faire bouger ceux que je n’arrive pas à faire évoluer » (au sujet de l’objectif de « neutralité carbone » en 2050 proposé pour l’UE et bloqué par Varsovie)

C’est dire que même Emmanuel Macron n’a pas compris grand-chose à la menace écologique – pour ne rien dire d’un Donald Trump, d’un Xi Jinping ou d’un Jair Bolsonaro.

FRANCE-PARIS PEACE FORUM-DIPLOMACY-POLITICS

Emmanuel Macron : la Pologne, voilà l’ennemi ?

Ce que le président de la République n’a visiblement pas encore compris, c’est que le danger du réchauffement climatique tendant vers un seuil de non-retour catastrophique ne sera certainement pas paré juste parce que quelqu’un aura convaincu les Polonais de lever leur objection à une déclaration politique en faveur de la « neutralité carbone » de l’UE en 2050 – une déclaration qui ne mange pas de pain, soit dit en passant. Il s’en faut de beaucoup !

Il rappelle que la France est l’un des pays en tête en Europe pour ce qui est d’avoir de faibles émissions de gaz à effet de serre pour un niveau de prospérité donné, et c’est parfaitement exact. Ceci essentiellement grâce à nos centrales électronucléaires, un peu aussi grâce à l’hydroélectricité, un peu grâce aux taxes sur l’essence qui incitent à choisir des véhicules plus économes. C’est appréciable, mais cela ne suffit pas, loin de là.

Il ne s’agit pas d’une fuite de pique-niqueurs surpris par un ours, où il s’agit juste de ne pas être le dernier, celui que l’ours rattrapera. Non, cet ours-là ne se contentera pas d’une victime sacrificielle. Et il s’agit bien de faire beaucoup mieux que les pays aujourd’hui les plus efficaces en termes de rapport émissions de gaz à effet de serre / prospérité !

Or, si quelqu’un en France est aujourd’hui en position de lancer une R&D volontariste et massive pour tenter de trouver des manières de produire de l’énergie d’une part beaucoup moins polluantes en gaz carbonique, d’autre part qu’on puisse mettre à la bonne échelle massive – ce qui est impossible avec les renouvelables actuellement existant – qui d’autre, sinon le président de la République ? Et si quelqu’un peut étendre de tels programmes de R&D à l’échelle encore supérieure celle de l’UE, ce qui suppose de convaincre les Allemands que le « Schwarz null » le déficit public zéro n’est pas forcément la meilleure politique quand comme le disait Jacques Chirac « la maison brûle », qui est le mieux placé, sinon encore une fois Emmanuel Macron ?

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Non, il ne suffit pas de ne pas être le dernier, celui que l’ours rattrapera
Nous partageons tous la même planète

D’une manière générale, dans les pays démocratiques qui de l’Europe aux Amériques en passant par Inde, Japon, Corée du Sud, Asie du Sud-Est et Australie représentent la majorité de l’activité économique humaine et des émissions de CO2 – avec la Chine comme seule exception d’importance – les dirigeants peuvent être motivés à agir par une demande forte de leur société. Et peut-être ne peuvent-ils être motivés que de cette manière, que l’on songe à l’ensemble des pressions qui s’exercent sur eux. Or cette demande sociale forte qui pourrait tout changer, qui pourrait décider de la mobilisation d’échelle semblable à celle de la Seconde Guerre Mondiale qu’appellent ceux qui s’inquiètent de la sécurité à long terme de leur pays et de l’humanité, cette demande sociale forte n’existe pas aujourd’hui. C’est la prise de conscience par la majorité de la population qui manque.

« Passer d’une minorité intéressée car intellectuellement en partie au courant à une majorité mobilisée car ayant perçu au moins par l’esprit et la sensibilité si ce n’est par le corps la totalité de la menace et ne pouvant donc se satisfaire de croyances rassurantes comme « construisons des panneaux solaires et des éoliennes, mangeons bio et tout ira bien » sans parler de distractions pour les inquiétudes et les colères comme de faire la guerre ici ou là ou de se choisir tel bouc émissaire… voilà l’ordre du jour ! Voilà le véritable facteur bloquant ! »

C’est ici que le mouvement commencé par Greta Thunberg pourrait s’avérer salutaire. Car cette enfant, comme dans le conte d’Andersen, énonce que le roi est nu. Elle a déjà un impact, et le mouvement dont elle est à l’origine, qui pourrait devenir générationnel, peut prolonger et approfondir cet impact, donnant une chance de parvenir à cette prise de conscience majoritaire par les peuples qui changerait tout. Greta Thunberg n’est pas simplement un visage et une voix, elle pense aussi. Et écrit.

« Nous ne pouvons plus nous concentrer uniquement sur des questions individuelles et séparées comme les voitures électriques, l’énergie nucléaire, la viande, l’aviation, les biocarburants, etc. Nous avons un besoin urgent d’une vision holistique pour faire face à la crise de la durabilité et à la catastrophe écologique en cours. »

En somme, s’y mettre tous ensemble, en se rappelant que c’est d’un système d’ensemble qu’il s’agit donc en n’oubliant pas de penser le niveau global. Puis appliquer les voies et solutions que nous aurons trouvées.

IV) Pourquoi tant de haine contre elle ?

« Lorsqu’on ne peut attaquer le message, on attaque le messager ». Il semble probable que certaines attaques ordurières contre Greta Thunberg sont le fait de gens qui veulent ne pas prendre en considération l’urgence de rendre la civilisation humaine durable, n’ont pas d’argument, donc détournent consciemment la conversation sur des sujets personnels faute de mieux.

Mais ce n’est pas la seule explication, loin de là. La raison est beaucoup plus profonde.

Les attaques contre Thunberg – encore une fois il ne s’agit pas ici des critiques construites, qui judicieuses ou non sont toujours bienvenues ne serait-ce que parce qu’elles contribuent de toute façon au débat – ne sont qu’un effet dérivé et une conséquence du véritable problème et de la véritable résistance.

Le véritable problème, c’est que la réalité de l’impact de l’humanité sur la biosphère est TERRIBLEMENT anxiogène. Ce n’est pas la faute de ceux qui le disent, bien sûr. C’est juste la réalité, et la réalité se fiche éperdument de savoir si elle nous angoisse ou pas.

Il est à craindre que les angoisses – bien naturelles si l’on commence à prendre conscience des dangers – n’aient le potentiel de nous déborder.

Et c’est bien la raison pour laquelle on entend de plus en plus de récriminations contre une écologie « anxiogène » dont certaines personnes refusent d’entendre parler, des reproches comme quoi « vous faites peur aux gens », ou des phrases comme quoi « moi je n’accepte qu’une écologie positive » – sous-entendu ne me parlez pas de risques qui m’effrayent trop. Ce ne sont pas les petitesses de quelques vedettes médiatiques à l’ego endommagé. C’est bien plus profond que ça.

Il faut le dire, en matière d’impact de l’humanité sur la biosphère, nous en sommes largement au stade de Hannibal ante portas : Hannibal est devant les portes de Rome avec son armée. La seule manière de ne pas être inquiet, c’est de ne pas être au courant – ou alors de se mettre la tête dans le sable. Le danger n’est pas littéralement une troupe d’ennemis bien sûr. Mais il est largement aussi grave que si une armée de fanatiques sanguinaires était aux frontières.

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En matière écologique, l’ennemi est aux portes et les scientifiques sonnent le tocsin
Pas de magicien blanc en vue. Il va falloir faire sans

Et il est d’autant plus anxiogène que la solution n’est absolument pas évidente. La seule chose qui est certaine c’est qu’il devrait s’agir d’une solution d’ensemble, prenant en compte l’ensemble de la réalité et des limites, et à l’échelle de l’humanité. Et une fois que l’on a dit cela, il est facile de se sentir découragé d’avance.

On peut choisir la tête dans le sable.

On peut l’en sortir, mais seulement pour s’accrocher à quelques fragments d’idée, même si à eux seuls au mieux ils peuvent aider mais sont loin de suffire, voire même ils sont nuisibles – et cela revient à ne pas vraiment la sortir du sable bien sûr :

  • Je vais faire des B.A. écologiques, trier mes déchets et éviter de prendre l’avion. C’est sûr, ça va le faire !
  • Je vais faire confiance aux politiciens dont le discours est plein de petites fleurs et qui promettent de tout repeindre en vert. C’est sûr, ils vont le faire !
  • Je vais faire confiance aux dirigeants de multinationales qui font écrire des plaquettes d’entreprise avec plein de mots verts. C’est sûr, ils vont le faire !
  • Je vais faire confiance à ceux qui veulent mettre des énergies renouvelables partout. C’est sûr, ça va le faire !
  • Je vais croire que tout est de la faute des capitalistes, ou des 1%, ou des riches. C’est sûr, ce sont eux les coupables. Qu’on s’en débarrasse, et ça va le faire !
  • Je vais croire que tout est de la faute des étrangers, qui font trop d’enfants, ou viennent prendre le pain des bonnes gens comme moi. Qu’on s’en débarrasse, et ça va le faire !
  • Perdu pour perdu, qu’au moins on s’organise en Europe / en France, on va s’adapter aux changements et que les autres aillent au diable. C’est sûr, ça va le faire !
  • Perdu pour perdu, qu’au moins on s’organise dans ma petite famille / ma petite communauté paysanne ou autre. On construira une survie depuis le bas. C’est sûr, ça va le faire !

Un homme que l’on prévient d’un danger majeur veut qu’on lui donne en même temps la solution, c’est tout à fait naturel. Greta Thunberg a d’autant plus raison qu’elle ne cache pas qu’à ce jour la solution n’existe pas encore. Et qu’il s’agit donc de la créer, tous ensemble.

Mais cela signifie d’accepter de faire face à l’angoisse, sans le secours d’une immédiate béquille sur le modèle du « On va faire telle chose, et tout s’arrangera ».

Il est nécessaire d’accepter de faire face à Hannibal et à son armée, et le regarder dans les yeux, sans avoir encore aucune arme dans les mains. Accepter de regarder en face le gouffre et l’angoisse. Et se faire confiance les uns les autres, s’entraîner les uns les autres, afin de construire nos solutions. Sachant que même dans le meilleur des cas, il se passera longtemps avant que nous puissions avoir ne serait-ce qu’une confiance modérée dans leur efficacité.

Tout cela, avec l’ennemi dans les yeux.

C’est difficile. Et c’est indispensable.

(1) – Par ordre alphabétique, on reconnaîtra des déclarations de Laurent Alexandre, Alexis Brézet, Pascal Bruckner, Raphaël Enthoven, Alain Finkielkraut, Vincent Hervouët, Benjamin Morel, Michel Onfray et Ivan Rioufol. Mention toute spéciale à Laurent Alexandre, chirurgien, essayiste et autoproclamé chevalier « Anti @gretathunberg » sur Twitter, offrant une remarquable combinaison de belles paroles pro-science couvrant un parfait mépris de ses résultats.
(2) – « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt »

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43 réflexions sur « Greta Thunberg – la personne, le message et la haine, par Alexis Toulet »

  1. Très juste le coup du déni à cause de l’anxiété. Dans nos sociétés fade sans rite et sans courage, seuls ceux qui s’en sont pris plein la gueule et ont fait preuve de résilience peuvent comprendre et tenter d’être lucide.

  2. Chères toutes toutes, cher tous,

    Ety Bernard Pivot

    https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/actualite/bernard-pivot-sexplique-et-assume-son-tweet-sexiste-sur-greta-thunberg/ar-AAHPzTu

    Avec une justification après coup abracadanbresque.

    Bises à great, she’s so great.

    Ma chérie me souffle que pour tous ces vieux il y aurait quelque chose du jugement dernier mais de leur vivant.

    Elle est classe ma chérie, ha si elle voulait participer cela remonterait le niveau de la parité.

    Bises à toutes et tous avec toute ma tendresse comme toujours, avec quel art pour le dire, Pierre de la tribu du sujet libre !!!

  3. GRETA est pure, noble, intelligente, courageuse, persévérante, jeune, a le don de la communication, le sens du bien commun, altruiste, et pour autant réaliste: qui dit mieux?

  4. La meilleur façon d’arrêter une polémique consiste à ne plus l’alimenter, quel que soit le camp qu’on occupe. Si aucune des deux parties ne consent à le faire, c’est qu’elles sont toutes les deux favorables à la poursuite du conflit.

  5. La Suède (Greta) contre Carthage (Hannibal qui nous réchauffe l’atmosphère), j’espère qu’il n’y a pas d’association connotée, et que je ne dois pas voir le mal partout.

    Mais en effet, la politique romaine offre toute la palette des joutes médiatiques d’aujourd’hui, BoJo pressé de faire quelque chose avant de sauter, comme les Consul qui perdirent la calamiteuse bataille de Cannes en Apulie contre Hannibal, pressés d’aboutir avant que leur mandat ne finissent.

  6. Texte très intéressant merci à Alexis Toulet. Avec beaucoup de choses qui donnent à méditer.

    Un petit bémol qui est en fait un élément majeur du débat :

    « Greta Thunberg a d’autant plus raison qu’elle ne cache pas qu’à ce jour la solution n’existe pas encore. Et qu’il s’agit donc de la créer, tous ensemble. »

    Ecrit comme ça pour moi c’est faux. Des solutions, dans nos tiroirs, nous en avons pleins. Encore faut-il les mettre en oeuvre !

    – On ne peut pas parler de « la solution ». Une seule « solution » ne suffira pas, il faut un « système de solutions » pour répondre au « système de problèmes ». Tous ceux qui prétendent avoir une théorie « monocausale » des catastrophes écolo-écono-socio-politico-anthropo-philosophiques en cours ont forcément tort. Pourtant ils sont nombreux à pointer une « méga-cause de tout » : le capitalisme, une espèce colonisatrice, notre faiblesse morale, le néolibéralisme, l’ultra-libéralisme, le pétrole, l’impérialisme occidental, notre absence de libre-arbitre, le déterminisme biologique, la faiblesse de l’Etat, la puissance de l’Etat, la haute technologie, la croissance économique, la croissance de la population, notre déconnexion d’avec la nature, notre mauvaise éducation, le manque d’information, le caractère abstrait des problèmes, etc.
    – Solution peut vouloir dire « solution prête dans sa tête » et/ou « solution implémentée concrètement ». Et dans le « système de solutions » dont nous avons besoin, beaucoup si pas la majeure partie des « éléments de solutions » ont déjà été théorisé, pensé, souspesés, testés, mis en oeuvre avec succès.

    Comme les catastrophes dont nous parlons sont surtout liées à « un excès », la plupart des « éléments de solutions » consistent à « s’abstenir/interdire/réduire/modérer/limiter » ce que nous faisons depuis quelques siècles. Il y a un grand ralentissement du métabolisme de l’humanité (et plus certains groupes que d’autres) à opérer, pour revenir à un fonctionnement compatible avec les limites de la biosphère et de la Terre.

    Mais donc la plupart des éléments du « système de solution » sont connaissables, connus et éprouvés.

    On attend surtout une généralisation massive de ces éléments de solution, que j’exemplifie :

    – végétarisme
    – slow travel & tourism (au revoir l’avion et le TGV : vive le vélo et la voile)
    – permaculture et permacircularité
    – bâtiments zéro énergie ou énergie positive
    – énergies renouvelables
    – politiques négawatt
    – slow food
    – slow life
    – socialisme (au sens de socialisation des moyens d’existence communs et gestion collective, citoyenne, communale)
    – écologie politique (au sens d’une politique qui vise l’autonomie et intègre la vision écologique, holistique, systémique du vivant et des limites de la planète et de la biosphère)
    – citoyens autonomes, réflexifs et responsables et engagés
    – politiques des communs et de la gratuité de l’indispensable
    – outils conviviaux

    Par contre, les tenants du « toujours plus » nous prétendent que c’est en faisant « toujours plus » qu’on va « dépasser » les catastrophes en cours.

    On a une pensée de l’illimitation, de l’expansion (transhumanisme, néolibéralisme, impérialisme, techno-optimisme, exploration spatiale, globalisation) contre une pensée de la limitation (humanisme, socialisme, écologie politique, réancrage dans le sol terrestre). Une pensée qui vise à se développer vers l’extérieur versus une pensée qui vise à se développer vers l’intérieur. Un matérialisme contre une spiritualité.

    1. @Cedric Chevalier

      Je me suis arrêté sur quelques lignes de vos propositions, elles m’interpellent.

      D’abord sur le végétarisme: Est-ce à dire que dans l’élevage, ce qui pèse écologiquement ce n’est pas l’élevage à proprement parler mais simplement l’abattage et que, tout bien considéré, on pourrait très bien continuer de manger des œufs et du lait, tondre de la laine, j’en passe et des meilleurs, tant que nos chers animaux ne finissent pas à la boucherie?

      J’ai bien peur que la question de l’agriculture ne se pose pas du tout dans ces termes, et qu’à ce sujet, le végétarisme soit la pire réponse de toute ou plutôt que ce soit une non-réponse qui passe à côté de tous les enjeux réels: Celui du productivisme comme celui de l’abolition de l’exploitation animale.

      A mon sens il n’existe que deux positions tenables en la matière (certains ou certaines me répondront qu’il n’en reste donc qu’une): Le véganisme (auquel je n’adhère pas pour différentes raisons) ou la remise en cause générale de l’agriculture productiviste. Toute autre position est de mon point de vue une diversion.

      Ensuite sur la permaculture: Il y a sur ce terme un abus de langage depuis des années dans quantité d’ouvrages de jardinage/maraichage/agriculture. La permaculture est spécifiquement une technique de culture sur butte initialement destinée à permettre le maraichage sur des sols extrêmement pauvres (grâce à la composition « en couches » de la butte), puis par extension à optimiser la surface productive (puisque la surface qu’offre une butte est nécessairement supérieure à la surface à plat qu’elle occupe – revoyez le théorème de Pythagore si vous ne me croyez pas). Ce sont des techniques qui n’ont pas de raison d’être partout, et qui n’existent qu’en supplément de quantité d’autres techniques qu’on pourrait rassembler dans un terme générique tel que « agro-écologie ».

      Le fait qu’on supplante le terme d’agro-écologie par le terme permaculture conduit à des effets néfastes: Notamment, on ne sait plus ce qu’est la permaculture exactement et on voit donc des ouvrages fleurir qui nous parlent tous de permaculture mais pour décrire des choses extrêmement différentes et pas toujours pertinentes (et dans le domaine, on bascule vite dans l’ésotérisme – coucou la biodynamie). C’est le genre d’abus de langage qui peut conduire aux mêmes affirmations aberrantes que celles concernant le « bio ».

      Enfin, je pense qu’il serait judicieux de bannir définitivement le terme « énergies renouvelables » de toute discussion qui se voudrait sérieuse à propos d’écologie. Certes l’énergie photovoltaïque est en quelque sorte renouvelable en soi (du moins pour une période suffisamment longue pour qu’on puisse s’autoriser une approximation), mais les équipements qui permettent de la capter ne le sont pas et ne sont pas près de l’être, pas plus que les industries qui en produisent les composants. Idem pour l’éolien et vraisemblablement toutes les sources d’énergies qui ne sont pas fossiles ou nucléaire. Pire, la production de ces équipements procède de l’industrie lourde, extrêmement polluante dans de nombreux cas et destructrice d’écosystèmes. Je vous laisse tirer les conséquences qui en découlent à propos des « bâtiments zéro énergie ».

      1. – le nombre de calories et d’intrants pour fabriquer de la viande et donc des protéines est astronomique par rapport à l’apport de protéines végétales, ce n’est pas moi qui le dit ce sont les scientifiques de Nature et Science. C’est juste une question de règle de trois : si vous voulez donner la même quantité de protéines à l’humanité, le faire de manière végétarienne aura une empreinte écologique bien moindre (et je crains que nous n’ayons plus le choix vu notre population en devenir)
        – la permaculture, c’est une philosophie de vie bien avant d’être une technique agricole : l’idée qu’on puisse maintenir indéfiniment un système de vie sur un territoire, en se coulant dans les « lois de la vie », c’est de ça que je parle.
        – l’énergie éolienne et hydraulique ainsi que solaire sont bel et bien renouvelables. Il existe d’autres manières de capter ces énergies que les high techs : le moulin à vent, à eau et l’usage du soleil pour des activités humaines se fait depuis bien plus longtemps que la société industrielle. Il existe un niveau de technologie de compromis entre ces techniques anciennes et le high tech non renouvelable.

      2. @Cédric Chevalier

        Sur le végétarisme, je crois que vous n’avez pas compris ma remarque ou que vous confondez végétarisme et véganisme: Le végétarisme suppose également d’élever des animaux pour produire œufs, laits et autres produits. Les intrants sont ainsi quasiment les mêmes que pour faire de la viande (les vaches à lait par exemple ont des régimes très protéinés pour que les dizaines de litres de lait qu’elles produisent chaque jour ne se réduisent pas à de la flotte). Les poules pondeuses comme les vaches laitières une fois réformées finissent d’ailleurs comme les autres à l’abattoir. La viande de vache de réforme constitue en fait le gros de ce qui est distribué sous l’appellation « viande bovine ». Par conséquent le végétarisme ne répond absolument pas à la problématique écologique posée par l’élevage. Quant au véganisme, si l’apport protéique qu’il fournit est certes moins couteux que celui de l’élevage, il n’en résout pas pour autant des problèmes écologiques majeurs tels que la déforestation, l’érosion des sols ou encore les pollutions dues aux intrants. Le soja, principale source de protéines végétales, est principalement produit au Brésil et États-Unis de manière ultra-intensive. Le problème n’est de ce fait pas à mon sens tant celui d’un mode de consommation que celui d’un mode de production: C’est le modèle agricole productiviste qui est en cause, ce que ni le végétarisme ni le véganisme ne remettent en cause à aucun moment.

        Sur la permaculture: Je persiste et signe: Vous faites, comme beaucoup, la confusion entre permaculture et agro-écologie.

        Sur les renouvelables: les exemples low tech que vous citez existent bel et bien mais pour des applications tout à fait spécifiques qui ne couvrent pas du tout l’ensemble des besoins énergétiques de la société actuelle. Par ailleurs même dans ces cas la problématique des équipements d’exploitation reste sensiblement la même. De manière générale, la lecture « écolo » qui consiste à réduire la question de la production énergétique à celle des sources sans jamais interroger celle des équipements qui produisent est une lecture partielle, éventuellement partiale. Étrangement, dans le cas du nucléaire cette question saute pourtant aux yeux de tous, sans doute parce que les enjeux environnementaux et économiques y sont suffisamment spectaculaires. Elle est pourtant toute aussi pertinente dans les autres cas.

      3. @Dissonance & Cédric Chevalier
        Et si on parlait du réel ? càd ce qu’on fait nous-mêmes au quotidien ?

        la permaculture je la pratique sans avoir jamais lu quelques bouquins (et pourtant je compte parmi les grands lecteurs) simplement une fois que j’ai su qu’il suffisait de couvrir le sol pour différents avantages je l’ai fait : économie d’eau par non évaporation, non « balayage » des sols par l’érosion, garde et protection des insectes qui vivent dans le sol et le « remuent » à bénéfice dont en transportant des fragments (ce qui évite l’intervention violente de l’homme de plus mauvais pour le dos !), et l’hiver tout couvrir de feuilles ou carton pour mettre des parcelles en hibernation : au printemps c’est la pleine forme.

        Concernant le véganisme ou végétarisme c’est une autre affaire. Je n’ai jamais été attiré pour les cotes de bœufs, en fait ça me dégoûte depuis toujours (le sang, la graisse, beurk)
        ce n’est pas pour autant je ne mange pas de viande, depuis « toujours » je dois consommer dans les moins de 100 g/ jour, j’ai une tendance à diminuer ces temps ci. Je ne peux faire un repas sans finir par un morceau de fromage.
        j’aime avoir du cuir à mes pieds, en fait je n’imagine pas ce que je pourrais avoir d’autre : du plastique ? je n’y vois aucun avantage : ça isole moins, et c’est totalement anti-écologie.

        Mais en fait la question principale que je me pose et que je n’ai pas encore eu l’occasion de poser encore c’est : l’avenir des vaches, des moutons, des poules est -il dans les zoos ? de mon point de vue ils seront largement plus malheureux que dans un champ. Évidemment je n’ai pas de penchant pour les hangars de centaines de bêtes, la nature des animaux est de vivre dehors, éventuellement bâtiment couvert l’hiver. Pour les cochons aussi vivre dans les champs, ce n’est pas courant et je le regrette.
        Concernant les poissons je suis contre beaucoup de manière de les obtenir : raclage des sols, élevage avec des granulés d’origine animal, etc.
        Quant à la chasse n’en parlons pas.

        Je lis souvent sur ce blog les gens clamer qu’ils sont contre les avions.
        Pensent-ils que nous sommes sur le net qui dépensent tout autant d’énergie ? voir plus encore !
        Pour y parer j’héberge mon site chez un hébergeur à 200 % écolo https://news.infomaniak.com/compensation-emissions-co/ Infomaniak, ce qui n’est pas le cas d’OVH sur lequel est hébergé ce blog.

        quant aux énergies renouvelable en effet nous pourrions plus employer les moulins,

      4. Suite
        concernant les avions cela signifierait que nous ne verrons plus jamais d’autres cultures « lointaines » c’est un grand regret.
        car pour se rendre en Asie ou en Amérique du Sud le train est hors de question ainsi que le bateau vu le temps disponible qu’il faudrait.
        nous ne sommes pas obligé d’y aller « souvent » mais tous les 2 ans semble raisonnable.
        De plus les gens sont-ils dans l’obligation de ne plus sortir de leur région ? catastrophe, et alimentation du racisme qui nait quand les gens ne savent rien sur d’autres cultures que la leur, ils en ont peur.
        Ainsi beaucoup de gens du Nord ou Centre de l’Europe vont dans le Sud de l’Europe et au Maghreb, et même si cela parait comme un effet grégaire à certaines périodes de l’année, et certes cela dépend de comment ils vivent mêlés ou non aux population d’origine, mais c’est bon pour les deux parties.

        Bien des gens sont tout simplement dans la nécessité de prendre l’avion pour leur boulot : doivent-ils démissionner ?

        Moralité : bien des commentateurs de ce blog sont hors de la réalité.

    2. Puisque nous en sommes toujours en phase de recherche (ou mieux, d’incubation?), et si je devais mettre en perspective et de manière incontestable le plus petit commun dénominateur de l’humanité, je retiendrais les deux épithètes que sont « être » et « avoir », soit  » la dignité » et « l’indispensable » auxquels chaque être humain aspire.

      D’aucuns diront que « l’avoir » relève de la sphère privée et que « l’être » émanerait plutôt de la sphère publique. Quoiqu’il en soit, l’un ne va pas sans l’autre.

      En se positionnant en tant que citoyenne du monde, GRETA nous l’a confirmé à l’ONU.

      Merci GRETA.

      Tous les espoirs sont donc politiques et rien que politiques. Comme la politique est dans tout, allons-y.
      Et vive Cambronne!

  7. La haine contre Greta est le signe que son message fait peur.
    Au contraire, c’est une bonne nouvelle. Les masques tombent!!!!
    *Winter is coming!
    *: bon là c’est plutôt summer 😉

  8. Il y a une jeune femme, Greta, et il y a surtout un phénomène Greta, phénomène de foule vieux comme le monde, fait de vénération et de détestation, d’amour et de haine, irrationnel comme tous les phénomènes de cette sorte, exacerbé effectivement par l’angoisse…
    A quoi bon se déchirer entre les « pour » et les « contre » ?
    Il y a plus utile et plus urgent !
    Saurons-nous bouleverser nos vies, notre confort, nos organisations sociale, économique, politique… comme nous devrions le faire ? Et par où commencer ?
    Et qui est « nous » ?
    Si c’est « nous l’humanité », « nous le monde occidental », « nous l’Europe » il n’y a aucune chance pour que rien ne se fasse.
    Si c’est « nous la France » il y a une petite chance. Enfin je crois. Retroussons nos manches ! Donnons-nous des représentants et dirigeants conscients de l’enjeu, prêts à tout bouleverser !

  9. L’enfer est pavé de bonnes intentions et comme a dit un célèbre dirigeant russe suite à son intervention… « Il faut qu’elle aille expliquer aux pays pauvres pourquoi ils sont condamnés à rester pauvre et ne jamais pouvoir espérer vivre comme elle en Suède »… C’est beaucoup plus compliqué que de baisser la clim dans une voiture et on ne peut pas se contenter de rester sur le terrain de l’émotion…

    Il faut laisser cette jeune femme tranquille et que d’autres prennent le relais. Le risque, c’est de rapidement tourner en rond…

    Car ce qui manque dans ce débat, c’est l’explication…. le lien clair entre activités humaine et réchauffement climatique: Tout le monde est d’accord que l’activité humaine émet du CO2, Tout le monde est d’accord que le réchauffement climatique est en cours…
    Mais personne n’explique le lien de causalité entre les 2. Une fois qu’on aura expliqué ce lien autrement que par des ‘Selon les experts du GIEC’ ou avec un vague ‘C’est l’effet de serre’, on embarquera beaucoup de sceptiques. Ce devrait être la priorité

    1. « Il faut qu’elle aille expliquer aux pays pauvres pourquoi ils sont condamnés à rester pauvres et ne jamais pouvoir espérer vivre comme elle en Suède »

      Non ! Il faut se dire une fois pour toutes qu’on n’a plus le temps pour ce genre d’enfantillages qui, sous-couvert de tiers-mondisme sympathique, cachent, dans notre monde où nous dépassons la capacité de charge de notre environnement, une promotion supplémentaire du productivisme et du consumérisme.

      Toute suggestion d’augmenter délibérément notre empreinte pour une raison X ou Y (comme la réparation d’anciennes ou de récentes injustices) contribue à aggraver le problème.

      Car ce qui manque dans ce débat, c’est l’explication…. le lien clair entre activités humaine et réchauffement climatique

      Non ! On s’en fiche. On pourra s’amuser à discuter de ça une fois que la tendance au réchauffement et à la montée des eaux aura été inversée. On se moque des Byzantins qui discutaient du sexe des anges alors que la ville était assiégée. Les robots qui nous survivront se taperont les cuisses à l’idée que dans l’urgence absolue où nous étions certains voulaient que nous perdions notre temps à chercher « le lien clair entre activités humaine et réchauffement climatique ».

      Ignorons les diversions : concentrons-nous sur la tâche impérativement urgente, toutes les énergies doivent être mobilisées.

      1. toutes les énergies : l’or noir, le gaz naturel, l’énergie nucléaire, l’hydroélectricité, l’énergie solaire, le bois, etc ; on tourne en rond. Quelle est l’adresse email de Jean-Marc Jancovici ?

      2. @Daniel Bonnemaison

        Le travail de Jancovici est intéressant à bien des égards mais il faut le prendre pour ce qu’il est: Celui d’un lobbyiste pro-nucléaire. Il y a donc un bémol où deux à placer dans son discours, ou du moins pousser l’examen critique jusqu’à son terme en réfutant le nucléaire comme solution possible de la même manière qu’il a pu (brillamment) réfuter les autres.

      3. Dissonance chacune de vos interventions et le signe d’une profonde incompréhension du monde. Travaillez et revenez ici

      4. @Lucas

        Eh ! Bien non ! Moi je trouve au contraire chaque intervention de Miss (ou Sir) Dissonance fortement pertinente et utile ! Je tiens d’ailleurs à vivement la (ou le) remercier pour sa persévérance !

        Eh ! Oui ! Il y a les Amis de Paul Jorion qui écrivent, et il y a aussi ceux qui observent !

        Allez, j’en ai assez dit, je me barre avant de susciter à nouveau le tollé d’une police d’un autre âge…

        Il y a le débat « passionnant » (un de plus) sur l’immigration sur France Inter !

        On a tout de même de très sérieux problèmes avec tous nos médias de nos jours ! Et ça, ce n’est certainement pas la p’tite Greta qui peut s’en plaindre… à méditer !

        Équivalent (ou corollaire) complémentaire à la proposition de Paul :

        « Non ! Il faut se dire qu’on a plus le temps pour ce genre d’enfantillages qui, sous couvert d’ultralibéralisme vert pro-nucléaire « fort » sympathique, voir innocent, cachent, dans notre monde où les niveaux des risques, des ignorances et des inégalités sont d’ores et déjà hors norme, voire sans précédent, une promotion supplémentaire du progressisme, de l’élitisme et du capitalisme. »

        « La garde meurt mais ne se rend pas ! »

      5. Philippe si vous trouvez utile une intervention qui se trompe sur le métier de la personne mentionnée pour en conclure quelque chose, c’est votre problème. Mais je ne méditerai pas sur votre question.

    2. Laissons les sceptiques à leur scepticisme, on ne peut malheureusement pas grand chose pour eux.
      Tout se joue chez les non-sceptiques, bien plus nombreux que les sceptiques, mais pas encore assez nombreux à se mobiliser.

    3. @Lucas

      Faites au moins l’effort d’étayer votre point de vue. Mes avis sont peut-être critiquables mais méritent au minimum une réponse circonstanciée plutôt que d’être juste frappées d’anathème (qui plus est par des personnes qui n’ont a priori démontré aucune connaissance sur les sujets en question).

      1. Je n’ai vu nulle part que le monsieur dont vous mentionner le nom est un lobbyistes pro nucléaire.
        Il souligne le faite que dans un monde en contraction de ressources Le nucléaire est une des solutions qu’il fait pour l’instant le moins de mal.
        En revanche je peux vous refaire par cœur une de ses conférences ? Devrai-je peut-être vous faire une synthèse de son premier livre ?

        Je n’ai pas beaucoup d’informations mais celle que j’utilise, elles sont au moins vraies.

        Alors s’il vous plaît rester dans votre dissonance mais n’induisez pas les autres en erreur.

      2. @Lucas

        Oui pardon. J’aurais du écrire « fervent partisan » plutôt que « lobbyiste »… C’est bien dans ce terme que se situe toute la problématique…

      3. Ne cachez pas votre défaut de pensée derrière une politesse quelconque.

        Reprenons on sait jamais : 2 + 2 égale quatre
        Suis-je pour autant un fervent partisan pour le résultat quatre ?

        Car, l’ancien polytechnicien et chef d’entreprise que vous mentionnez, me semble convaincu rationnellement que le nucléaire soit une solution pour limiter les dégâts.

        Sinon allez recréer Des tourbes il y en a besoin et ce sera plus utile que de me répondre.

      4. @Lucas

        Où finit le défaut de pensée et où commence le militantisme pro-nucléaire? Une piste. Peut-être ceci vous donnera-t-il l’envie d’abandonner cette posture de donneur de leçons parfaitement odieuse?

  10. Une contradiction majeure est quand même que sur ce blog, on déplore très souvent que le Brexit et la politique économique de Trump aient pour conséquence probable un ralentissement de la croissance et d’une manière générale contribuent à paralyser le système économique et technologique comme il va actuellement. Seulement voilà : est-ce que la paralysie, puis l’extinction de ce système ne sont pas la meilleure des choses qui puissent nous arriver, pour sauver la planète ?

    1. Ce que vous dites a un nom, ça s’appelle la « politique du pire ». Je l’ai évaluée dans une réflexion que vous trouverez ici, reprise ensuite dans Défense et illustration du genre humain (2018 – un livre dont l’heure est venue 😉 ).

  11. Est-ce un hasard si ce sont de vieux mâles tournant sempiternellement à l’intérieur du rouleau de leur cage pour hamsters qui se montrent les plus odieux à l’égard de Greta. Faut-il leur en vouloir de nous administrer ainsi la preuve qu’ils sont incapables de comprendre ce qui se passe ? Je en crois pas. Soyons charitables. Ce sont eux qui depuis 50 ans fournissent les matériaux de la réflexion et là, voici qu’une gamine tance ces suffisants barbons et surtout montre qu’au fond ils ne savent rien . Rien d’utile en tous cas pour imaginer une autre manière d’être au monde. Quand je pense que ses fats, depuis 50 ans, disaient aux rustres béats ce qu’il convenait de croire et de penser…
    Je ne demande pas à Greta de présider un pays ni de proposer ou d’imposer un programme politique aux dirigeants, j’attends d’elle comme je l’attends de tous ces gosses qui en France ont déjà la langue bien pendue et vivront encore dans 20 ans, qu’ils nous disent comment ils veulent vivre, quelle est leur vison du monde ? Qu’il plante d’ores et déjà le décor dans lequel nous les aiderons à mettre en place ce système de solutions dont parle Cédric Chevalier.

  12. « It is the growing complexity of the system that is forcing the need for extra education upon us. In a sense, the extra education is a tax we are required to pay for having a more complex system. »

    Extrait de la traduction d’un article de Gail Tverberg relayer sur le site de Jean-Marc Jancovici.

    https://ourfiniteworld.com/2019/09/12/our-energy-and-debt-predicament-in-2019/

    traduction en français

    https://www.facebook.com/notes/jean-marc-jancovici/notre-situation-d%C3%A9licate-%C3%A9nergie-et-dette-en-2019/10156887361123191/

  13. Pardon pour les non anglophiles :

    approximatif : « C’est un accroissement de la complexité du système qui fait que l’on doit suivre plus d’études supérieures.
    D’une certaine manière, le surplus d’éducatioin et une taxe que nous nous devons de payer pour posséder un système plus complexe ».

    Cette question me semble être une question abordé sur le blog.

    3 B Pierre de la tribu des Quel arts

  14. bonjour,
    1) Il y a des points essentiels que nous n’abordons pas. Il n’existe sur terre que quelques scientifiques capable de comprendre en détail le climat et ses interactions éminemment complexes. Confier le climat a un porte parole, mème surdoué, me semble extrêmement réducteur et dangereux. vous ne confiez pas la réparation de votre toiture a un plombier (ils s’occupent tout deux de fuites, mais pas les mêmes), pourquoi le fait t’on pour le climat?
    2) Vouloir réduire l’augmentation de la température et l’augmentation du co2 depuis 20 ans a un seul impact humain et trouver une solution humaine qui passerait par des changements technologiques est tout aussi réducteur. Que l’on invite l’être humain a respecter son environnement et a modifier ses gestes du quotidien pour le respecter, tout a fait d’accord, mais en profiter pour lui imposer des changements technologiques radicaux en ne se focalisant que sur deux variables du climat sans en déterminer l’impact humain est scientifiquement erroné. Un raisonnement scientifique implique que l’on détermine les causes mères de cette augmentation de température et que l’on prenne des décisions techniques qui tiennent compte de tout les facteurs et pas d’ un seul. En nouvelle Zélande il y avait trop de rats et de lapins, l ‘homme y a introduit l’hermine, qui maintenant y est considérée comme nuisible parce qu’elle s^attaque a d’autres animaux insulaires. Quand on veut résoudre un problème par une solution non étudiée on s’expose a ce type de problème,
    3) une des causes première de cet augmentation climatique serait l’homme, mais dans notre grande humilité, nous sommes incapable de défendre l’idée qu’il faut réduire le nombre d ‘humains sur terre Nous somme 7 milliars 700 millions, et nous consommons environs 30 pourcents de ressources en trop annuellement. ramenons la population a 5milliards et rétablissons l’équilibre….
    4) « Greta est le messager quoi doit nous faire prendre conscience qu’il y a danger et qu’il faut agir vite.  » Un messager qui suscite autant de haine et de colère sur la planète entière est clairement un mauvais messager. Nous somme dans un monde sur-mediatisé et plus elle persiste (ou que nous la laisserons persister) par sa présence a inonder le monde médiatique plus nous prenons le risque que certains de nos dirigeants ou que certaines franges de la population par simple opposition prennent le chemin inverse des changements qu’ elle défend. La tuer est bien étendu exagéré et in,admissible, La faire taire est par contre impératif

  15. 1/ aucun scientifique n’a la prétention de comprendre le climat dans toutes ses dimensions. Il n’empêche que des modèles existent qui sont confrontés à la réalité telle qu’observée, qui sont ainsi progressivement améliorés et qui permettent donc des prévisions avec un certain degré de fiabilité. Même si l’on sait qu’une très importante proportion des travaux dits scientifiques sont entachés de biais idéologiques, que les scientifiques eux-mêmes se disputent entre eux de façon bien peu scientifique, que la part humaine sur le phénomène est mal connue, le réchauffement climatique est désormais une donnée établie.
    2/ la décision de changer nos comportements est politique, elle n’est pas scientifique. Compte tenu de nos dépenses excessives d’énergies fossiles, de notre production excessive de CO2, du gaspillage éhonté que nous faisons des ressources naturelles et aussi des folies de la finance, tout finira mal si nous continuons sur cette trajectoire. Cela aussi est désormais acquis.
    3/ la démographie se prête en effet a un calcul arithmétique simpliste : soyons moins nombreux et tout ira mieux. Cela rappelle fâcheusement la recherche de l’ « espace vital ». Passons…
    4/ c’est vrai, Greta en indispose plus d’un. Vous en concluez, comme dit la chanson, que « celui qui dit la vérité, il doit être exécuté ». Passons encore…

  16. Sur le thème du climat :
    sur Arte ce soir : Les énigmes de l’âge de la pierre
    « Si la fin de la dernière ère glaciaire a sonné le glas des tigres à dents de sabre, mammouths et d’autres grands animaux, le climat n’est pas le seul responsable de cette extinction de masse. Récemment, des découvertes réalisées par des chercheurs européens et américains ont prouvé que la disparition de la mégafaune (ensemble des espèces animales de grande taille) résultait de l’action conjointe des bouleversements climatiques et de l’humanité. En effet, des paléontologues ont montré que le territoire canadien du Yukon avait été témoin de plusieurs phases de réchauffement pendant la dernière ère glaciaire, sans que celles-ci n’aient cependant raison de ces animaux, révélant la capacité de ces derniers à s’adapter aux variations climatiques.
    Or la disparition des mammouths et autres colosses des glaces coïncide dans les faits avec le développement de l’espèce humaine sur toute la surface du globe, il y a douze mille ans. Autre élément à charge contre notre espèce : nos ancêtres avaient un goût prononcé pour la viande, plus riche en vitamine D, des grands animaux. Des découvertes qui font écho aux débats actuels sur les enjeux démographiques et sur la consommation de viande. »

    Donc nous avons déjà sévit, hors du capitalisme cette fois, mais par appétit pour la viande !
    https://www.arte.tv/fr/videos/083901-000-A/une-enigme-de-l-ere-glaciaire/

  17. Merci pour ce billet.
    « Il est nécessaire d’accepter de faire face à Hannibal et à son armée, et le regarder dans les yeux, sans avoir encore aucune arme dans les mains. »

    Ça fait un peu ‘croisade’ !?
    Mais, que celui qui n’a pas d’épée…

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