7 réflexions sur « Vidéo : Le monde en décomposition que nous transmettons à nos enfants »

  1. Il faut malheureusement espérer que ce soit justement ce climat de guigne qui permette aux égaux censés de se serrer les coudes.
    Si pas de fin du monde, pas de monde, alors merci aux bousilleurs ??
    Non quand même

  2. Comment expliquer que ceux qui n’ont pas d’enfants sont parfois (souvent ?) plus lucides que ceux qui en ont ?

    Deux éléments de réponse : peut-être parce que ceux qui en ont sont d’abord préoccupés par les projets immédiats de leurs enfants, et aussi parce qu’à travers leurs propres enfants ils ont le sentiment de se survivre d’une certaine manière. Les enfants dans ce cas constitueraient comme un écran les empêchant de se projeter dans le monde des vivants comme ensemble solidaire avec ses défis à proportion.

    La dé-classification tendancielle de pans entiers de la population évidemment n’arrange pas les choses.
    Ce n’est cependant pas fatal, comme l’a démontré le mouvement des Gilets jaunes.
    Les parents ne se mobiliseraient alors en masse que le jour où ils auront le sentiment que leurs enfants courent un danger immédiat.

    1. Arf, parent moi même, enfants de 12 & 09 ans, ce n’est pas que je sois moins lucide, mais écartelé entre deux injonctions paradoxales.
      Laisser à l’enfance son terrain d’innocence, d’insouciance qu’il puisse jouir de son potentiel de créativité & d’émerveillement et le préparer, l’affranchir aux défis qui l’attendent dans sa vie d’adulte.
      Le parent est obligé de parier positivement sur l’avenir, ce n’est pas du déni, c’est une responsabilité qui oblige à sans cesse à arbitrer entre la nécessité et la foi.

    2. Haaa voilà une sage parole, Après avoir Été invité dans un joyeux bordel, on doit se mettre en danger pour que nos légataires se bougent et daignent ordonner tout ça 😀
      Comment on dit déjà, ah oui : double peine.

    3. Pierre-Yves

      1 /personne ne prend en compte les dangers lointains et collectifs. Le meilleur exemple de ça , ce sont ces gens qui réinstallent leur maison en des endroits où il y eu une coulée de lave, ou une crue qui a tut détruit.

      2 / personne (ou si peu que personne) ne sacrifie rien à un intérêt collectif, s’il n’y a pas une sorte de contrat entre les gens concernés. C’est un peu comme si, sans aucun système fiscal, on demandait aux gens de payer des impôts. On aurait beau leur expliquer que c’est bon pour l’environnement, bon pour l’éducation, ou crucial pour le futur des enfants, il y fort à parier qu’on ne collecterait pas grand chose….

      J’espère que PJ voudra bien te transmettre ce message, vu que je suis toujours banni des commentaires…

  3. Je ne peux résister à laisser ce copier-coller tiré de wikipédia, contexte, les journées de juin 1848 à Paris, peu après la révolution de février 1848 & faisant suite à la fermeture des ateliers nationaux :

    – 23 juin : début de la révolte populaire de Juin par l’établissement des premières barricades, durement réprimée par l’armée menée par le général Cavaignac. Le général Hippolyte-Marie-Guillaume de Rosnyvinen de Piré a fourni le témoignage suivant, inattendu, de l’attitude des insurgés de la barricade de la rue Nationale-Saint-Martin ce jour-là :
    « Citoyens représentants, entré le premier à la baïonnette, le 23 juin, dans la barricade de la rue Nationale-Saint-Martin, je me suis vu quelques instants seul au milieu des insurgés animés d’une exaspération indicible. Nous combattions à outrance de part et d’autre ; ils pouvaient me tuer, ils ne l’ont pas fait ! J’étais dans les rangs de la Garde nationale, en grande tenue d’officier général ; ils ont respecté le vétéran d’Austerlitz et de Waterloo ! Le souvenir de leur générosité ne s’effacera jamais de ma mémoire… Je les ai combattus à mort, je les ai vus braves Français qu’ils sont ; encore une fois, ils ont épargné ma vie ; ils sont vaincus, malheureux, je leur dois le partage de mon pain… Advienne que pourra ! »

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