Une réflexion sur « Ce que Luc Dardenne pense de la révolution »

  1. Est-ce que présenter une version du « retour vers le futur » de…. , comme décrit ci dessous, équivaut à apporter un angle d’approche, une focale complémentaire, à la « révolution » telle que nous la donne à penser M. Dardenne et M. Jorion dans ce billet d’entretien…?

    « Retour vers le futur de la théorie du « néo-ruissellement ».

    A en croire une « expertise » macroéconomique, distillée par une chaîne d’info en continue (lci) analysant la nouvelle « planification économique » pour sortir de la crise… du énième gouvernement macronesque… la relance par la croissance de la « demande »… se fera par la « croyance magique » en une théorie très libérale, celle du « néo-ruissellement »…

    Des centaines de milliards d’euros, auront « ruisselé » – sans réelles contreparties contraignantes par la loi (interdiction de distribuer des dividendes, de licencier en cas d’aides de l’Etat), la régulation, réglementation – dans l’économie de « marché » (en déduire la part de soutien aux ménages, par la nationalisation des salaires durant le confinement – nationalisation partielle, car la désocialisation et défiscalisation des rémunérations mensuelles, se payent en déficits accrus des caisses sociales, chômage, vieillesse… Mais ne pas oublier le fait qu’un tiers des entreprises ayant touché les aides du « chômage partiel », ont fraudé ce dispositif en pratiquant le « télétravail » non déclaré).

    Des dizaines de milliards d’euros de dettes fiscales, sociales, morales… des propriétaires privés d’entreprises, d’actions… (sans compter les « immorales optimisations » flat tax, baisses des impôts sur société, baisse des cotisations sociales patronales sur la bas salaires, suppression partielle de l’ISF…), des suites de « l’arrêt de l’économie » pour raison de crise sanitaire, sont et vont être purement et simplement annulées… quand tous les ans, plus d’un centaine de milliards d’euros, sont fraudés en toute impunité et manquent aux budgets (« droit à l’erreur fiscale », « immorale optimisation fiscale » que couvrent le verrou de Bercy – cuisse dont « Jupiter » est sorti – et les adeptes des conflits d’intérêts, de secrets d’affaires, du favoritisme, clientélisme, carriérisme, de la corruption…) Après « l’année blanche » obtenue après l’instauration du prélèvement à la source de l’IR en début de mandat macronesque (mais se rappeler aussi de la restructuration de dette Grecque, lors de la crise des dettes publiques, après le crack financier de 2008), on n’est pas capable de deviner ou le « ruissellement » se destine, se concentre, et est détourné… lorsque les « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » aux doutes, incertitudes de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme », bas instincts, que sonde hebdomadairement la « dictature des émotions », restent les seuls, de plus en plus minoritaires, à aller voter, et à faire croire qu’on n’est pas dans une autocratie aux suffrages censitaires… ?

    Ces dizaines de milliards d’euros de dettes… sont et vont être banalement exonérés de contribuer à financer les services publics (dont certains saturent – ceux hospitaliers, de la SC, des CAF, de l’assurance chômage…), à abonder positivement vers le besoin de provisionner une forte demande de hausse des dépenses en protections sociales, en solidarité quoi… Et ils, déficits structurels et conjoncturels, finiront par être aussi « naturellement » socialisés (comme pour l’affaire Dexia et le financement/endettement des collectivités concentrant une part des dépenses sociales, les subprimes…). Et donc ces recettes fiscales en moins, ne « ruisselleront » plus vers l’intérêt général, les biens communs, pour équilibrer les comptes publics du modèle social d’aujourd’hui, alors que les dettes publiques (locales et nationales) explosent, servent de chantage à l’emploi… à plus de « réformes structurelles »… sans que cela soulève d’indignations, par rapport à l’optimisation de l’immoralité ambiante, de l’injustice généralisée, que cela pose… ?

    Et que « nous » est-il « offert », en contreparties, si ce ne sont les annonces de plans de licenciements massifs, d’explosion des inégalités territoriales, scolaires, « économiques » (30 % des « bénéficiaires du RSA, ne touchent en réalité aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » – NON RECOURS dit aussi « inégalités de destin ») qui pleuvent déjà (durant les vacances. Ça passe toujours mieux ?) en dessinant les contours d’une crise sociale et « sociétale » inédite (discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès au logement, dans les brutalités policières commises lors des contrôles aux faciès, « manifestations interdites »..)… allant provoquer conséquemment, une baisse structurelle et conjoncturelle de la « demande », risquant de se conjuguer à une nouvelle vague épidémique… à la rentrée… ?

    Sur la « demande » de qui et de quoi est-il compté, pour créer ces « promesses » d’emplois (pour le néolibéralisme, l’adage dit « les investissements d’aujourd’hui sont les dividendes de demain, et les emplois d’après demain »), et de richesse à partager, et à redistribuer, quand l’assistanat sans contrepartie des propriétaires privés d’entreprises, d’actions, « ruisselle » que sur « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée (caisses automatisées des supermarchés, Trading haute Fréquence, etc) du travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics, privatisés, dématérialisés, digitalisés, technocratisés et de l’emploi se précarisant (plus de 80% des embauches, sont en CDD très courtes durées, temps partiel contraint, travail intérimaire…) quand il ne disparaît, ne se délocalise plus… ?

    Est-ce sur la « demande » indécise, des salaires moyens (et leurs épargnes ?) qui vont être baissés de 20 %, en plus de risquer de ne plus être majorés en cas d’heures supplémentaires, en plus de perdre des RTT, le choix de décider de la date et durée des congés payés, etc, que compte ce gouvernement, pour « relancer la consommation »… ?

    Est-ce aussi sur la « demande » des bas salaires pré-retraités (au chômage souvent), que compte ce gouvernement, pour retrouver de la « confiance »… bas salaires en fin de carrière dans la précarité, pour qui le recul d’espérance de vie, en bonne santé, arrivée à l’âge de la retraite, est aussi injustement, inégalitaire, que croît la démagogie (« promesses » d’universalité et de justice) des « réformateurs » de l’assurance vieillesse, qui veulent l’aligner, au moins disant social, fiscal, et même moral, quand le taux de mortalité en cas d’infection grave à la Covid-19, corrélé aux manques de lits de réa, de personnel médical et service public hospitalier… coïncide avec cet âge de tous les dangers, pour les personnes à risques (cumulation de facteurs multiples de comorbidité – surpoids, diabète, pathologie cardiaque respiratoire, etc – liés à l’insécurité économique, « sociétale », à l’insalubrité des conditions de logement, à l’instabilité des conditions de vies et de travail)… ?

    Est-ce, en plus, sur la « demande » et le « ruissellement de l’épargne » des citoyen.e.s non imposables, consommant de la malbouffe des grandes surfaces et de l’industrie agroalimentaire (productivisme intensif polluant – pesticides, etc continuant d’être employés sur nos sols, dans nos nappes phréatiques… et vendus à l’exportation avec de l’armement patriotique. « Externalité négatives », du productivisme intensif aggravant le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, les tensions géopolitiques, crises des réfugié.e.s, sur fond de guerres commerciales, monétaires de « civilisation », « compétitivité » de croissance démographique, etc) qui vont rester en « chômage partiel » pour raison de secteur d’activité en « restructuration »… avec une baisse conséquente du dispositif de rémunération… que compte ce gouvernement pour « relancer l’économie »… ?

    Est-ce, surtout, sur la « demande » du million de nouveaux(elles) chômeurs(euses) attendus(es) à la rentrée, alors qu’elles-ils vont devoir se partager avec seulement la moitié des demandeurs(euses) d’emploi touchant des prestations… des baisses drastiques des montants d’indemnisation chômage, et du droit à l’assurance chômage, soit des baisses croissantes des dépenses sociales soumises à l’austérité, et autres « réformes structurelles » néolibérales (passées en force à coup de décrets, 49.3…), et qui vont devoir se partager des hausses constantes des dépenses contraintes, pré-engagées (TVA et taxes, loyers, denrées alimentaires carburant, transports, assurances privées, etc) est-ce donc sur ce genre de « demande », que compte ce gouvernement, pour renflouer les caisses des comptes publics déficitaires… ?

    Ou peut-être, est-ce sur la « demande » de la consommation des plus démuni.e.s, désœuvré.e.s des citoyen.e.s ignorant leurs droits, et comment puis qui (quelles « représentativités » par exemple ?) les défendent (cas des NON RECOURS)… a qui cette gouvernance veut imposer de faire du « travail gratuit » (la grande distribution alimentaire, en plus de profiter des stagiaires, est friande de contrat de ce type, faire faire du « travail gratuit » – pour elle- aux chômeur.e.s, en renouvelant éternellement des CDD très courtes durées), du « bénévolat contrat » (en remplacement des « départs volontaires », à la pré-retraite… des fonctionnaires territoriaux, des collectivités…?) contre l’ouverture du droit à la solidarité, au RSA… que la « relance de l’économie » peut se refaire la cerise, alors que la baisse des impôts de production, des taxes d’habitations, etc, finançant en partie la redistribution (RSA, etc) au niveau des collectivités locales, ne connait pas encore de mécanisme de compensation étatisée, mais s’assure que le duel mortifère entre les fascismes en col blanc et/ou bleu arrive en bonne place du second tour…?

    Ou/et est-ce encore sur la « demande » des quelques millions de citoyen.e.s précaires, pauvres, ostracisé.e.s, méprisé.e.s, discriminé.e.s… qui reçoivent « l’aumône » d’une « revalorisation » de leurs minimas sociaux (seulement 4 millions sur 9 millions de familles d’individus vivant sous le seuil de pauvreté, sont concernés. Ne pas oublier les cas de NON RECOURS cités plus haut), que comptent ce gouvernement et sa connivente complaisance avec l’industrie de la grande distribution et de l’agroalimentaire (qui se sont indécemment gavés, durant le confinement, sur la privatisation/confiscation de la distribution gratuite, à pas chère de repas aux enfants de parents modestes, pauvres, habituellement fournis solidairement, universellement, par les services publics des cantines scolaires… Qui ont spéculé à découvert, sur la hausse et/ou la baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix, des denrées alimentaires – et des masques respirateurs, médicaments, place de lits de réa…- paris nus ayant fait gagner gros, en tombant sur pile, aux boursicoteurs, banques secteurs financiers, alors que face, des vies se perdaient, et se perdent encore, n’ont pas pu être et ne vont pas pouvoir être, sauvé d’une infection mortelle, d’une pathologie chronique pas soignée à temps, du stress de la précarité du chômage, de l’insécurité économique… et insalubrité de logement…) pour stabiliser les déséquilibres budgétaires, en leur faisant consumer leurs misérables aides sociales, en achetant des consoles de jeu au même prix, comme par hasard, que le montant de la hausse des minimas… des pots de patte à tartiner, de paquets de pattes, etc, à 1 euro, ou encore en les accusant de tout boire… ?

    Combien et que vont-ils devoir sacrifier en plus, tous ces membres déchus de la « deuxième ligne », et combien puis que vont consumer en plus, les plus nantis voulant continuer de vivre au dessus de leur moyen, et de ceux des autres les moins bien lotis… pour que l’aveuglement de ce consumérisme qu’on « nous » « demande » de soutenir, soit à la hauteur du niveau d’avant la gestion dans la pénurie de la crise sanitaire, qui plaçait le modèle de croissance du pib français, parmi le peloton de tête des pays épuisant le plus de ressources au monde (il nous fallait plus de trois planètes par an, quand 6 pour les USA, n’y suffisaient pas), alors que les plus grosses fortunes mondiales, durant cette crise, se sont mis à posséder encore plus de richesses, que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue, non, mais pour hypothéquer ce qui manquera « demain, après demain » aux futures générations, et encore, si elles survivent, aux guerres, pandémies, au fait que tous les ans, le funeste anniversaire du dépassement de la capacité de charge de la planète, et de sa capacité à régénérer ses ressources renouvelables… se rapproche du tout début de l’année… ? »

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